Le logiciel Radiation Dose Monitor (RDM) de l’éditeur français Medsquare a remporté l’appel d’offres de l’Institut Curie concernant la fourniture, l’installation, la mise en service et la maintenance d’un outil de gestion de la dose patient (dosimétrie), a annoncé début juillet 2018 un porte-parole de la société.
L’outil va être déployé au sein des trois sites du centre de lutte contre le cancer : l’hôpital René-Huguenin à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le centre de protonthérapie d’Orsay (Essonne) et le site de l’institut rue d’Ulm, à Paris.
L’Institut Curie est le premier CLCC français à être passé par un appel d’offres pour se munir d’un outil de dosimétrie patient, plus connu sous le nom de « DACS« . La solution RDM est un logiciel de collecte, de contrôle et d’analyse des doses délivrées aux patients pendant un examen radiologique afin d’optimiser la dose.
Le dispositif concerne aussi bien le radiologue que le manipulateur, le responsable de service et le radiophysicien.
Medsquare s’est démarqué face à trois autres concurrents : GE Healthcare, Bayer Healthcare et Agfa Healthcare. La société avait déjà remporté en 2018 un appel d’offres de l’AP-HP portant sur la dosimétrie patient. Avec ce nouveau partenariat, l’entreprise va pouvoir recueillir l’ensemble des données dosimétriques patient de la région parisienne, a-t-elle indiqué, posant les bases pour la mise en œuvre d’un DACS régional parisien.
Définition du DACS
Le DACS (Dose Archiving and Communication System) est « un système d’archivage et de gestion centralisée de la dose délivrée au patient lors d’examens radiologiques l’exposant à des rayonnements ionisants », explique dans une brochure présentant RDM la société Medsquare, l’un des acteurs principaux du marché du DACS.
RDM : fonctionnalités
Un suivi continu
- visualisation des informations complètes sur le patient et l’examen ;
- suivi en temps réel des examens et des patients par le biais d’un système d’alertes avancé basé sur les NRD (nationaux et locaux) et l’envoi automatique d’alertes email ;
- écran dédié au suivi des alertes et à leurs justifications ;
- accès instantané à l’historique dosimétrique du patient avant l’examen (outil décisionnel) ;
- gestion avancée de la dosimétrie pédiatrique ;
- gestion spécifique des patients à risque (femmes enceintes, personnes présentant un risque de radiodermite, etc.) ;
- recherche multicritères par procédure, équipement, patient, période, etc ;
- création de filtres de recherche par type de population (femmes en âge de procréer, enfants par tranche d’âge, etc.) ;
- réévaluation de l’IDSV selon la morphologie du patient (SSDE).
Des analyses statistiques avancées des données dosimétriques
- affichage de la distribution des valeurs de dose par type d’examen pour identifier ceux qui s’éloignent des valeurs de référence ;
- identification des procédures et protocoles présentant des anomalies et pouvant être optimisés ;
- suivi périodique de l’évolution des doses délivrées aux patients ;
- évaluation du niveau de conformité des pratiques, etc.
Une diffusion de l’information facilitée
- recueil et transmission en un clic des évaluations dosimétriques à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ;
- exportation complète des données de tous les écrans et des rapports d’analyse dosimétrique au format Microsoft Excel ;
- transmission automatique des rapports de dose vers le système d’information hospitalier, le système d’information radiologique, le PACS (système d’archivage et de transmission d’images), etc. ;
- appel contextuel web de RDM depuis les systèmes d’information (SIH, SIR, PACS) ;
- accès en temps réel à l’interface web de RDM en externe (internet/VPN) et en interne (intranet) ;
- envoi automatique d’alertes email.
Objectif final : optimiser la dose
- identification et optimisation des procédures les plus irradiantes afin de trouver le juste équilibre entre qualité d’image et dose ;
- système d’alertes avancé basé sur les niveaux de référence diagnostiques permettant d’identifier et de corriger les protocoles dépassant les NRD ;
- amélioration des pratiques afin d’éviter toute surexposition, et ce, dès le premier jour.