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  • COPERMO : les établissements de santé pourront présenter des dossiers d’investissements immobiliers

    Suite à la parution de l’instruction interministérielle du 12 juin 2018 relative à la mise en place du comité de pilotage du grand plan d’investissement (GPI) dans le champ des investissements immobiliers hospitaliers, le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) s’est félicité dans un communiqué daté du 19 juillet 2018 des changements portés par ce texte. Celui-ci modifie les règles applicables aux procédures de présentation des dossiers d’investissements immobiliers devant le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (COPERMO).

    Si, jusqu’à présent, seule les Agence régionale de santé (ARS) étaient autorisées à présenter de tels dossiers devant le comité, les porteurs de projets tels que les établissements de santé sont désormais invités aux côtés des ARS dans le cadre de ces procédures.

    Aussi, le SMPS, qui avait longtemps protesté contre les procédures d’examen des dossiers COPERMO excluant les établissements, se félicite d’avoir été entendu. Il considère que ce changement constitue une marque de confiance attendue de la part des manageurs.
    Le syndicat rappelle par ailleurs à cette occasion :
    • son attente de clarification des grands objectifs d’investissement en région, notamment inscrits dans les PRS ;
    • son soutien à l’innovation ;
    • son souhait d’une évolution forte des modes d’allocation des ressources qui sortent les établissements des plans « rabot ».

  • Diagnostic du mélanome : l’IA Diamela pourrait aider à éviter les interventions inutiles

    La société Anapix Medical, qui développe des solutions d’imagerie de la peau et d’aide au diagnostic en dermatologie, a communiqué le 19 juillet 2018 quelques résultats d’une étude menée avec des dermatologues du Var et l’intelligence artificielle Diamela

    Cette intelligence artificielle, aujourd’hui intégrée dans SkinApp, l’application d’imagerie de la peau et d’aide au diagnostic destinée aux dermatologues développée par Anapix, a en effet suscité des recherches financées par l’Agence nationale de recherche (ANR) et menées par plusieurs dermatologues ainsi qu’une dizaine de professionnels varois.

    Ces travaux de recherches, qui visaient notamment à estimer la capacité de cet outil à éviter des opérations inutiles d’excision de nævus (grains de beauté) bénins, ont permis de conclure que l’utilisation de Diamela peut à l’heure actuelle permettre de diviser par 2,4 le nombre d’interventions superflues.

    SkinApp et Diamela, les dispositifs utilisés pour l’étude

    L’application SkinApp pour smartphone permet aux professionnels de la santé :

    • d’acquérir des photographies de lésions pendant la consultation ;
    • d’analyser des images de nævus à l’aide de l’intelligence artificielle Diamela, capable de distinguer les grains de beautés bénins des mélanomes en détectant des points de concordance ou au contraire de divergence entre les milliers d’images intégrées à son système et la photo extemporanément prise. Diamela peut être qualifié de « classifieur de lésions » ;
    • de communiquer en ligne avec des confrères connectés pour discuter de diagnostics problématiques.

    Le classifieur de nævus Diamela efficace sur les images atypiques, difficiles à interpréter

    Pour l’étude, la sensibilité (capacité à trouver tous les mélanomes) et la spécificité (capacité à trouver uniquement des mélanomes) de plusieurs dermatologues ont été calculées après soumission à un ensemble de photographies de lésions mélanocytaires extraites d’une collection de plus de 7 000 examens cliniques, incluant de nombreux cas de lésions bénignes non excisées. Les 88 cas de mélanome, 360 lésions excisées avec certification de non malignité par étude anatomo-pathologique ainsi que 649 lésions dites bénignes représentant au mieux la diversité d’aspect des lésions mélanocytaires ont été retenus pour constituer la base de test.

    Les performances de Diamela ont été par ailleurs calculées en présence de la même banque d’images et comparées à celles des dermatologues.

    L’analyse des résultats de l’étude montre que pour ces données, la sensibilité moyenne des dermatologues était de 81 % (valeurs extrêmes 66-92) pour une spécificité moyenne de 52 %. Dans ces mêmes conditions, la sensibilité de Diamela était de 94 %. Au niveau moyen de détection du mélanome pour les dermatologues (sensibilité de 81 %), le nombre de faux positifs (opérations inutiles) était 2,4 fois plus élevé que pour Diamela.

  • LAD

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  • TNE

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  • Appel à candidatures Hu-PreciMED : structurer la filière de la médecine de précision

    Medicen et Cap Digital ont clôturé le 23 juillet 2018 un appel à candidatures (Hu-PreciMED) visant à contribuer à la construction de la filière industrielle de la médecine de précision en France, initiée par deux acteurs de l’industrie pharmaceutique : Oncodesign et Servier. 

    Le projet Hu-PreciMED a pour objectif de connecter les acteurs du secteur aux données des patients afin de dynamiser le développement de nouvelles thérapies en valorisant les données cliniques par l’intelligence artificielle.

    Cette initiative, d’origine industrielle, s’inscrit dans le cadre de la mission de préfiguration du « Health Data Hub » sur les données de santé, lancée le 12 juin 2018 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.  

    L’ensemble des acteurs publics et privés (start-ups, PME, établissements de recherche, etc.) ayant un intérêt à rejoindre la construction du projet en tant que partenaires étaient invités à répondre à cet appel.

    Un retour sur chaque candidature sera communiqué aux candidats au cours de l’été et une réunion de restitution sera organisée début septembre.

  • CSA

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  • L’entreprise lyonnaise Novadiscovery introduit une étape in silico au sein d’un essai clinique

    L’entreprise lyonnaise Novadiscovery, spécialiste de la modélisation et de la simulation numériques des essais cliniques, présentera son approche in silico des investigations cliniques entre le 4 et le 7 septembre 2018 au cours de deux conférences (l’International Avicenna Alliance Conference, en Belgique, et la Virutal Physiological Human (VHP) Conference de Saragosse, en Espagne).

    Depuis octobre 2017, Novadiscovery a engagé un partenariat avec la société française experte en biotechnologie Enyo Pharma pour un calibrage fondé sur une modélisation numérique de la phase II (visant à déterminer la posologie thérapeutique optimale sur des sujets malades) des essais cliniques menés avec le candidat médicament EYP001 développé contre l’hépatite B. Dans ce cadre, entre la phase I et la phase II des essais, l’entreprise a élaboré un procédé à même de simuler les effets de l’absorption de la molécule sur 10 000 patients virtuels.

    Ce type d’approches in silico, qui tendent à s’introduire dans les recherches avant-gardistes entre l’in vitro et l’in vivo, pourrait engendrer une amélioration tant scientifique et économique qu’éthique des protocoles d’investigations cliniques.

    La démarche adoptée par Novadiscovery

    Pour conduire son essai in silico de la molécule EYP001, Novadiscovery a procédé à :

    • une étude bibliographique à propos de l’hépatite B, permettant de concevoir un modèle physiopathologique intégrant toutes les connaissances actuelles sur l’ensemble des acteurs biologiques impliqués dans cette maladie et leurs interactions ;
    • la transcription mathématique du modèle physiopathologique élaboré ;
    • la génération de patients virtuels, c’est-à-dire d’une combinaison de valeurs prises par chacun des paramètres du modèle ;
    • la simulation en tant que telle.

    Les apports attendus de l’in silico

    Ce type d’approches, qui existe depuis quelques années dans des phases plus précoces de la recherche de candidats médicaments telles que le screening virtuel de molécules, reste à l’avant-garde des essais cliniques. En effet, concevoir un modèle mathématique suffisamment puissant pour supporter une simulation sur un être humain entier demeure difficile.

    Toutefois, le développement futur d’étapes de calibrage in silico de certaines phases d’essais cliniques pourrait contribuer à améliorer les investigations menées in vivo tant d’un point de vue scientifique et économique qu’éthique.

    Apports scientifiques supposés

    Les essais in silico permettraient de conduire les investigations cliniques avec une plus grande rigueur scientifique et statistique. En effet, la simulation numérique autorise à explorer l’effet d’une variation d’administration (posologies différentes, par exemple) en proposant virtuellement plusieurs fois et selon différentes modalités la même molécule à un même patient virtuel : la comparaison de diverses modalités d’administration du candidat médicament peut ainsi être analysée, l’effet d’une unique variation isolé. Ce n’est pas le cas des essais cliniques classiques, qui proscrivent le test de plusieurs possibilités d’administration par un même patient.

    Améliorations économiques attendues

    En permettant de calibrer les différentes phases des essais cliniques, ce genre d’approches engendrerait un gain de productivité des investigations menées sur l’Homme, une accélération de la mise sur le marché des nouveaux médicaments et ainsi, par gain de temps, une réduction des coûts de développement des molécules thérapeutiques.

    Arguments éthiques

    Parmi les apports éthiques que l’on pourrait attendre de la systématisation de pré-recherches cliniques in silico figurerait l’amélioration de la sélection des patients participant à l’étude, notamment en phase II. Il s’agirait en particulier de mieux prévoir les groupes de patients sur lesquels la molécule n’agirait pas, d’éviter l’inclusion dans les investigations de malades dont la participation induirait une perte de temps et donc de chance de guérison plutôt qu’un bénéfice thérapeutique.

    Finalement, si les simulations virtuelles n’ont pas vocation à remplacer les étapes de recherche in vitro ou in silico, elles pourraient, en s’ajoutant aux phases habituelles de développement des médicaments, sécuriser et accélérer ce dernier.

  • PIA Bpifrance : le programme Calypso reçoit 14 M € pour son assistance cardiaque Corwave Neptune

    Le programme de R&D Calypso – dont le budget s’élève à 25 millions d’euros sur 4 ans – va recevoir une aide de 14 millions d’euros de la part du Programme d’investissement d’avenir (PIA), piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et opéré par Bpifrance. La somme recueillie permettra de perfectionner et de valider en clinique Corwave Neptune, une pompe d’assistance cardiaque totale implantable (LVAD) se rapprochant du fonctionnement physiologique du cœur.
    Objectif : réduire le risque de complications chez les patients souffrant d’une insuffisance cardiaque sévère.

    Le consortium Calypso regroupe :
    • la société française de haute technologie CorWave, qui coordonne toutes les activités de R&D et d’investigations cliniques du projet et se porte garante de leur bonne exécution ;
    l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, qui est l’un des trois premiers centres mondiaux de transplantation cardiaque, un centre d’assistance cardiaque de renommée internationale et le premier centre implanteur de LVAD en France ;
    le CHU de Lille, centre de référence pour la maladie de Willebrand et mondialement reconnu pour son expertise en hémostase, en particulier dans l’évaluation du risque hémorragique chez les patients porteurs de dispositifs cardiaques implantables.

    Le programme Calypso va donner les moyens à CorWave de conserver son avancée technologique et de renforcer son impact clinique en lui permettant d’améliorer significativement la thérapie et la prise en charge des patients porteurs de LVAD.

    Une collaboration avec l’Inserm et l’École polytechnique

    Le consortium collaborera également avec l’Institut de cardiométabolisme et nutrition (IHU-ICAN) dans le cadre des études cliniques menées avec les équipes de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP et avec l’Inserm en interface avec le CHU de Lille.

    Il s’appuiera par ailleurs sur l’expertise de edevice, société développeuse de solutions de télémédecine, et du LadHyX, le laboratoire d’hydrodynamique de l’École polytechnique. Celui-ci soutiendra l’équipe pour la gestion des problématiques de biomécanique des fluides avec le CHU de Lille.

    « L’opportunité de créer une dynamique transversale française »

    « L’amélioration du ratio bénéfice-risque lié aux LVAD via l’optimisation des paramètres de fonctionnement de Neptune au cours du programme doit permettre de réduire les complications et de pouvoir proposer cette thérapie efficace à une population de patients plus large », précise le communiqué.

    « Nous sommes enthousiastes à l’idée de participer au développement de la pompe CorWave Neptune au travers de nos modèles expérimentaux et de notre expertise en hémostase permettant de mieux appréhender et, nous l’espérons, maîtriser le risque de saignement, inhérent au fonctionnement des pompes rotatives actuelles, a déclaré le Pr Sophie Susen, chef de service hémostase et transfusion au CHU de Lille et professeur à la faculté de médecine de l’Université de Lille. La collaboration avec l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP et le LadHyX est l’opportunité de créer une dynamique transversale française qui en plus de soutenir le développement de CorWave permettra de faire évoluer la compréhension des saignements associés aux assistances circulatoires. »

    CorWave : une start-up française qui capte l’attention des acteurs de la santé

    Le 6 juin 2018, CorWave a reçu le prix « coup de cœur » du public pour son dispositif d’assistance cardiaque à l’occasion de la 4ième édition de la Journée des start-ups innovantes du dispositif médical, organisée par le Snitem.

    La société avait par ailleurs annoncé en avril avoir obtenu un financement de 2,92 millions d’euros pour son programme R&D NovaPulse (catégorie « Silver Economy »), dans le cadre de la phase 2 du Concours mondial d’innovation de Bpifrance.

  • 4 milliards d’euros investis en e-santé dans le monde au 1er semestre 2018 (rapport Mercom)

    Selon un rapport publié mi-juillet 2018 par le cabinet de conseil américain Mercom Capital Group, les sociétés de capital-risque ont investi au total 2,4 milliards de dollars US (2,060 Mds €) dans le secteur mondial de la santé numérique au cours du deuxième trimestre 2018.

    Les auteurs de l’étude ont comptabilisé 196 transactions sur ce marché précis, soit une augmentation en termes de volume mais une diminution en terme de financement par rapport au 187 transactions et aux 2,5 milliards US$ (2,146 Mds €) enregistrés au premier trimestre.

    Bilan du premier semestre 2018 : 4,9 milliards de dollars (~4,2 Mds €), contre 4 milliards (~3,4 Mds €) au premier semestre 2017.

    Dans le détail, la télémédecine a été classée par Mercom dans la catégorie des meilleurs investissements du deuxième trimestre, avec 523 millions US$ (~448,9 M €) investis. Suivent :
    • les applications de santé (288 M US$ ; ~247 M €) ;
    • l’analyse des données (232 M US$ ; ~199 M €) ;
    • les wearables (215 M US$ ; ~184 M €) ;
    • le sans fil mobile (180 M US$ ; ~154 M €) ;
    • le bien-être (161 M US$ ; ~138 M €).

    Ces résultats restent cependant à nuancer car ils diffèrent de manière plus ou moins importante avec ceux présentés par d’autres analystes.

    La e-santé est « en passe de battre le record » de 6 Mds € de 2017

    « La santé numérique continue de croître à un rythme record et est en passe de battre le record de 7,2 milliards de dollars (6,176 Mds €) [investis] en capital risque en 2017 », a déclaré Raj Prabhu, PDG et cofondateur de Mercom Capital Group.

    « L’espace est en train de mûrir et commence à recevoir l’attention réglementaire qu’il mérite, argumente-t-il. Simultanément, les géants de la technologie stimulent considérablement [le secteur]. [Les opération de fusions et acquisitions ont] également progressé, et globalement, la première moitié de 2018 a été très solide pour les sociétés de [e-santé]. »

    Des résultats variables en fonction des critères retenus par les analystes

    Ces résultats doivent cependant être nuancés car plusieurs analyses présentent des montants très différents en raison notamment de la variabilité de la définition de la santé numérique et de l’accès plus ou moins limité aux données sur les acquisitions non publiques.

    StartUp Health évalue à Mds € les investissements en e-santé au S1 2018

    Par exemple :

    • le site spécialisé MobiHealthNews évalue à environ 2 milliards de dollars (1,716 Md €) la somme globale des investissements dans le secteur au cours du deuxième trimestre 2018 ;
    • le fonds d’amorçage Rock Health estime à 3,4 milliards US$ (2,9 Mds €) le montant total des investissements sur le marché pour le premier semestre de l’année, soit 1,5 milliard (1,287 Mds €) de moins que celui annoncé par Mercom ;
    • StartUp Health, réseau de start-ups et d’investisseurs dans le domaine de la santé, chiffre à 3 milliards de dollars (2,574 Mds €) les investissements en e-santé au deuxième trimestre 2018 et à 6,3 milliards US$ (5,405 Mds €) pour la première moitié 2018.
  • Logiciels d’aide à la prescription (LAP) : marquage CE obligatoire et certification HAS facultative

    La Haute autorité de santé (HAS) a mis en ligne le 18 juillet 2018 un communiqué transmettant la décision rendue par le Conseil d’État le 12 juillet 2018 à propos des logiciels d’aide à la prescription (LAP) : qualifiés de dispositifs médicaux, ils ont désormais l’obligation de faire l’objet d’un marquage CE et ne peuvent ainsi se voir imposer en sus la certification de la HAS. Cependant, les LAP apportant une aide indispensable aux médecins, la Haute autorité de santé renouvelle son engagement pour la certification de ces logiciels dans un objectif d’amélioration des pratiques de prescription.

    Cette décision du Conseil d’État, qui fait suite à sa saisine en 2016 par le Snitem et Philips France, suit l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne. Celle-ci avait en effet considéré le 7 décembre 2018 que tout logiciel médical était un dispositif médical (DM) et, qu’à ce titre, seul le marquage CE lui était imposable au regard de la directive européenne sur les DM.

    Ainsi, l’obligation française de certification des LAP, inscrite dans la loi de sécurité du médicament depuis l’affaire du Mediator, ne peut être exigée des éditeurs de logiciels. La HAS prend acte de cette décision, considérant que l’obligation faite aux éditeurs de logiciels d’obtenir le marquage CE représente un progrès notable, qui impose le respect du règlement européen relatif aux dispositifs médicaux. Cependant, elle encourage les éditeurs à ne pas abandonner la certification HAS, qui reste possible sur la base du volontariat.

    La HAS poursuit la démarche de certification

    Si la HAS accepte les directives du Conseil d’État, elle souhaite convaincre les professionnels de santé de l’intérêt d’utiliser des LAP certifiés HAS. Cette certification apporte en effet des garanties de qualité complémentaires à celles du marquage CE, qui sont :

    • une contribution du LAP certifié à l’amélioration des pratiques de prescription ;
    • un adossement à une base de données sur les médicaments agréée par la HAS ;
    • un gage de neutralité de l’information.

    Lois ayant conduit à une certification obligatoire des LAP : historique

    • Loi du 13 août 2004 relative à l’Assurance maladie : la certification des LAP est introduite avec un caractère facultatif pour les éditeurs de logiciels.
    • Loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé : la certification est rendue obligatoire et étendue aux logiciels d’aide à la dispensation (LAD) d’officine.
    • Loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé : la HAS se voit confier la mission supplémentaire d’établir une charte de qualité des bases de données sur le médicament et de les agréer. En outre, la certification des LAD d’officine est élargie aux LAD des pharmacies à usage intérieur (PUI).
    • Enfin, la loi du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018 prévoit l’extension de l’agrément des bases de données sur le médicament et de la certification des LAP et des LAD au champ des dispositifs médicaux (DM) et prestations associées. Ces certifications sont rendues obligatoires au plus tard au 1er janvier 2021.