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  • Appel à projets : 2ème édition du prix « Start-up » lancé par les cliniques psychiatriques (FHP Psy)

    La branche psychiatrie de la FHP a lancé le 16 juillet 2018 la deuxième édition de son prix « Start-up », destiné à encourager le développement de solutions innovantes en santé mentale.

    La finale du concours, à laquelle les 3 meilleurs projets pourront participer, et la remise du prix auront lieu lors du Congrès français de psychiatrie, qui se tiendra le 29 novembre 2018 à Nantes.

    Le lauréat se verra récompenser d’un don de 1 000 euros.
    Le projet gagnant sera présenté de manière détaillée et exclusive aux membres de la FHP-Psychiatrie lors d’un conseil d’administration du syndicat en 2019. Il fera également l’objet d’une communication de la fédération à destination de ses établissements adhérents.

    En 2018, Bloom-up avait remporté ce premier prix « Start-up ». La société est en train de poursuivre le développement d’une application pour la prise en charge de la dépression à destination des médecins (généralistes ou spécialistes) et des patients.

    Les entreprises qui souhaitent participer au concours ont jusqu’au 15 octobre 2018 pour remplir un dossier de candidature sur le site internet du Congrès français de psychiatrie (lien ci-contre). 

  • Influence For Health : une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux, le 20 septembre 2018

    Le jeudi 20 septembre 2018, l’agence digitale de communication RCA Factory et le média Buzz e-santé organisent Influence For Health, une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux.

    Ce rendez-vous sera rythmé par 5 keynotes de 10 minutes, dont l’une d’entre elles sera consacrée à la manière dont les influenceurs peuvent jouer un rôle déterminant dans les perceptions d’une maladie, ici l’endométriose (intervenante : Chrysoula Zacharopoulou, présidente d’Info endométriose).

    L’événement bénéficie du soutien institutionnel d’Orange Healthcare.

    Programme

    19h00 :

    Accueil.

    19h15 :

    5 keynotes de 10 minutes réalisées par des praticiens, des patients ou des professionnels du secteur :

    • #1 Les tendances 2018 des influenceurs santé, par Rémy Teston, fondateur de Buzz e-santé et David Réguer, directeur de RCA Factory.
    • #2 Comment les influenceurs peuvent-ils contribuer à modifier les perceptions de la maladie ?, par Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et chirurgienne, présidente d’Info endométriose : 
    • #3 Julie Meunier, créatrice des Franjynes : Comment son blog et Facebook l’ont aidée à devenir une vraie partenaire de soins à part entière ? 
    • #4 Dans Ton Corps, le youtubeur qui vulgarise la santé et le corps humain (sous réserve de confirmation).
    • #5 Douze février (compte Instagram de Julie Bourges, gravement brûlée le 12 février 2013) : Comment Instagram lui a permis de se libérer (sous réserve de confirmation).

    20h15 :

    Networking musical.

  • PatientTruth : vers des données de santé contrôlées et commercialisables par le patient

    La start-up Embleema a lancé le 17 juillet 2018 PatientTruth, une application fondée sur la technologie de la blockchain et constituant un dossier personnel numérique de santé alternatif au dossier patient officiel.

    Selon Robert Chu, fondateur d’Embleema, PatientTruth a d’abord été conçue dans l’objectif de « rendre aux patients la main sur leurs données médicales » : si elle donne actuellement aux utilisateurs la possibilité de concentrer toutes leurs données de santé sur cette unique application et de faciliter l’échange d’informations avec l’équipe médicale, l’objectif est, à terme, de permettre aux patients de vendre leurs données de santé à des fins de recherche aux industriels ou entités publiques de leur choix.

    Ces informations médicales, collectées par les patients dans leur cadre de vie réel, sont précieuses pour la recherche dont les protocoles actuels, en plaçant les sujets dans un environnement contrôlé, biaisent l’effet réel des molécules testées.

    En outre, en attendant que cette commercialisation des données soit possible à partir de 2019 aux États-Unis, Embleema offre aux patients transférant des données dans PatientTruth une compensation, sous forme de crypto-jetons.

    Fonctionnement de l’application et type de données générées

    A l’heure actuelle en Europe, seules les données générées par les objets connectés Fitbit peuvent être transférées dans l’application : ces informations concernent en particulier des indicateurs de l’activité physique de l’utilisateur (nombre de pas réalisés, distance parcourue par jour, énergie dépensée, nombre d’heures de sommeil, etc.).

    Aux États-Unis, les données recueillies dans le dossier médical numérique (qui sera généralisé en France en 2019) peuvent également être envoyées vers PatientTruth.

    Aussi, les fonctionnalités de l’application d’Embleema permettent à l’utilisateur :

    • de visualiser son historique médical si le patient est Américain ainsi que son activité physique telle qu’elle est mesurée par les objets Fitbit pour tout utilisateur ;
    • de télécharger, d’enregistrer ses documents médicaux dans PatientTruth ;
    • de sécuriser l’accès à ses données par un système d’identification fort et un système de clés de sécurité ;
    • d’ouvrir cet accès aux personnes (professionnels de santé, entités publiques, industries, etc.) de son choix, d’où le développement de l’application à partir du protocole décentralisé des « smart contracts » proposés par la plateforme Ethereum, qui permettent de sécuriser à la fois le recueil et l’échange d’informations. L’utilisateur a ainsi la possibilité de déterminer qui peut accéder à son dossier et sous quelles conditions ;
    • de recevoir des jetons de cryptomonnaie en compensation du transfert dans l’application de ses données de santé et d’indicateurs de son activité physique issus de Fitbit.

    Donner aux patients le contrôle de leurs données de santé

    Fournir un espace sécurisé adapté au recueil de la totalité des données de santé des utilisateurs

    PatientTruth est présentée par ses concepteurs comme garantissant un haut niveau de sécurité : les données transmises dans l’application sont infalsifiables, traçables par le patient, qui peut y visualiser son historique médical complet.

    Les informations médicales des patients, réunies dans une seule application, devraient par ailleurs permettre de favoriser les échanges avec les professionnels de la santé.

    Permettre aux patients de contrôler le partage de leurs informations médicales

    L’application donne aux patients la possibilité de consentir à un partage de leurs données produites en conditions de vie réelles avec des industries pharmaceutiques ou des autorités de santé à des fins de recherche : dans le futur, Embleema souhaite donner la possibilité aux patients de vendre leurs données de santé à des promoteurs d’investigations cliniques au lieu de leur offrir une compensation pour le transfert de leur données dans l’application.

    « La blockchain n’a pas vocation à remplacer le dossier numérique du patient mais à restaurer un équilibre au sein du système de santé en donnant aux patients un moyen de contrôler totalement l’utilisation de leurs données médicales », affirme le Dr John D. Halamka, professeur « innovations en santé » à la Harvard Medical School, CIO au Beth Israel Deaconess Medical Center et membre du conseil consultatif d’Embleema.

    Ces données médicales représentatives de la santé et des pratiques hygiéniques réelles des patients sont en effet précieuses pour la recherche.

    Des données précieuses pour la recherche clinique

    Actuellement, le développement des médicaments est principalement fondé sur des données collectées dans des environnements de recherche, très contrôlés et éloignés de la réalité quotidienne des patients : ces méthodes ne permettent pas de mesurer l’efficacité des molécules testées dans un environnement de vie réel. Aussi, 32 % des médicaments autorisés par la FDA voient leurs indications thérapeutiques, liste de contre-indications ou d’effets indésirables, etc., modifiés en phase 4 des essais cliniques, soit après la commercialisation de la molécule.

    Aujourd’hui, ce suivi des effets du médicament après sa mise sur le marché (phase 4) est également peu efficace : le recueil des données est lent et peu précis, notamment du fait du manque d’implication active des patients dans cette phase, d’après l’entreprise.

    Selon Embleema, la technologie de la blockchain pourrait permettre de partager des données précises avec les équipes de recherche afin d’accélérer le développement de nouvelles molécules thérapeutiques, par exemple.

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.

  • Éthique : les experts s’interrogent après l’autorisation par la FDA du 1er comprimé connecté

    Quelques mois après que la Food and Drug Administration (FDA) ait approuvé le premier médicament numérique au monde, un comprimé antipsychotique (Abilify MyCite) qui envoie un signal au smartphone auquel il est connecté une fois qu’il a atteint l’intestin du patient, les experts de la e-santé s’interrogent sur les conséquences éthiques du développement des comprimés intelligents.

    Dans une analyse publiée début juillet 2018, Metro World News fait le point sur les opinions qui émergent dans le secteur. Si de nombreux spécialistes pensent que ces « smart » comprimés pourraient considérablement améliorer la qualité des services de santé en permettant de suivre l’état d’un patient en temps réel, voire de prévenir certaines maladies, d’autres sont plus nuancés, doutant de leurs effets supposés révolutionnaires et surtout des réactions des patients, soucieux de la protection de leurs données privées.

    Pour y voir plus clair, Health & Tech Intelligence a regroupé les principaux avis recueillis par le média international auprès d’experts américains.

    Médicaments connectés : une efficacité à nuancer

    L’objectif premier du comprimé connecté approuvé en novembre 2017 par la FDA est d’améliorer l’observance thérapeutique.

    Cependant, les acteurs de la santé manquent de recul pour connaître l’effet réel qu’engendrera la technologie utilisée pour Abilify MyCite. « Plusieurs patients décident sciemment de ne pas prendre leurs médicaments à cause des effets secondaires ou parce qu’ils croient ne plus en avoir besoin », indique notamment Metro World News.

    « Leur succès dépend de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée » (Paul Appelbaum)

    « Les médicaments intelligents sont surtout utilisés chez les patients atteints de maladies et de troubles qui les rendent susceptibles d’oublier de prendre leur médication, en début d’Alzheimer par exemple, explique Paul Appelbaum, directeur de la division du droit et de l’éthique au département de psychiatrie de l’Université Columbia (New York). Ces médicaments pourraient aussi permettre aux médecins de découvrir les oublis de leurs patients et de leur rappeler l’importance de prendre les médicaments. Mais leur succès dépend grandement de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec cette idée. »

    « Il existe un potentiel énorme » (John Torous)

    « Il existe un potentiel énorme, analyse de son côté John Torous, du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Harvard. Grâce à des recherches éthiques soignées et à l’implication de la communauté de patients, l’arrivée de médicaments comme MyCite a le potentiel d’aider les gens à éviter de nouvelles hospitalisations. »

    Et d’ajouter : « Ce nouveau type de médicaments a également un potentiel énorme pour les maladies qui ne sont pas liées à la santé mentale. Les informations personnalisées en temps réel sont précieuses dans presque n’importe quel cas. »

    Médicaments connectés et protection de la vie privée

    Le « cœur » du problème (Dolores Malaspina)

    L’utilisation de médicaments connectés pose par ailleurs question en ce qui concerne l’usage des données patients, certains particuliers craignant une récupération commerciale de leurs informations personnelles.

    « La vie privée est au cœur des problèmes, insiste Dolores Malaspina, psychiatre à l’école de médecine Icahn de l’hôpital Mount Sinai (ISMMS), à New York. Le fait de prendre des médicaments monitorés peut sembler restrictif et intrusif. Mais pour certains patients, la simple prise de médicaments [classique] est gage d’indépendance. Sans certains traitements, des personnes aux prises avec des problèmes de mémoire ou d’organisation devraient être hospitalisées ou recourir à une assistance dans leur vie de tous les jours. »

    « La question du contrôle est importante ici. Les droits des patients, y compris le droit de ne pas être médicamentés s’ils ne mettent pas leur vie ou celle des autres en danger, sont primordiaux. Des diagnostics ont été posés à tort envers des prisonniers politiques par le passé. »

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité » (Paul Appelbaum)

    Malgré ces interrogations d’ordre éthique, certains spécialistes de la santé se réjouissent du développement de ces nouvelles technologies, permettant d’améliorer les échanges entre les médecins et leurs patients mais aussi de proposer des thérapies plus adaptées aux besoins de la personne malade (meilleure gestion de la posologie).

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité dans le système de santé, estime  Paul Appelbaum. C’est parfait ainsi. Chaque avancée dans les soins offerts aux patients est bénéfique. »

  • ASV

    adaptation de la société au vieillissement null

  • CSG

    contribution sociale généraliséenull

  • B. Braun renforce sa position en France par un nouveau site et un projet d’investissement de 200 M €

    Le groupe allemand de technologies médicales B. Braun a inauguré le 16 juillet 2018 son nouveau campus, situé au 26, rue Armengaud à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), en présence de son P.-D.G., le Pr Heinz-Walter Grosse. Actif dans une soixantaine de pays, il compte ainsi renforcer ainsi sa position en France, où il emploie environ 2 000 personnes.

    Centré sur l’amélioration de la qualité de vie au travail, le site est conçu pour faciliter la transversalité entre les services. Il devient le pôle central des activités de B. Braun dans l’Hexagone (B. Braun Medical, Référence Santé et Inkospor), qui était précédemment situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), siège historique du groupe depuis son implantation en France en 1976.
    Les locaux modulables de 5 000 m² peuvent être adaptés à tous les types de réunions (entre salariés, avec les partenaires externes, des chercheurs ou des start-ups…). Une structure centrée sur l’innovation partenariale devrait, à terme, être déployée sur le site.

    Lors du 8ème Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), qui s’est tenu à Paris le 10 juillet 2018, le groupe a par ailleurs confirmé sa volonté d’investir 200 millions d’euros en France dans l’innovation, la production industrielle et les services, projet énoncé dans son plan stratégique pour la période 2015-2020.

    « Un véritable projet d’entreprise »

    « Davantage qu’un changement de lieu, c’est un véritable projet d’entreprise, a commenté Jennyfer Delgado, directrice des ressources humaines de B. Braun en France (communiqué). Améliorer la santé des personnes dans le monde […] passe aussi et d’abord par l’amélioration de la qualité de vie au travail […]. Ce nouvel espace de travail nous permet également d’évoluer dans notre culture et notre état d’esprit, vers plus de transversalité et de collectif. »

    Plan 2015-2020 : B. Braun prévoit 200 M € d’investissement en France

    B. Braun, qui développe des produits et des services médicaux pour les hôpitaux publics et privés ainsi que pour les pharmacies et les parapharmacies, est présent sur huit sites en France, dont trois centres d’excellence mondiaux réunissant R&D et production industrielle.

    Depuis 1976, le groupe allemand « investit régulièrement dans le pays (…), à une cadence qui s’est accélérée dans le cadre du plan stratégique 2015-2020 », prévoyant un investissement de 200 millions en France au cours de la période définie dans l’innovation, la production industrielle et les services, a-t-il confirmé à l’occasion du 8ième CSIS, le 10 juillet 2018.

    « La France va continuer à jouer un rôle majeur dans [notre] stratégie d’innovation »

    « La France joue et va continuer à jouer un rôle majeur dans la stratégie industrielle et d’innovation de B. Braun, a déclaré le Pr Heinz-Walter Grosse (communiqué). L’augmentation et la modernisation de nos capacités de production s’y appuie sur des savoir-faires d’excellence en ingénierie et dans les sciences de la vie. Ces développements sont cruciaux pour nous permettre de répondre à la demande internationale croissante (…) »

  • Le futur du système de santé aux Universités d’été de la performance en santé (Bordeaux, 7-8/9/2018)

    Les Universités d’été de la performance en santé auront lieu les 7 et 8 septembre 2018, à Bordeaux. L’événement est organisé par l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), en partenariat avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine, l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et avec le soutien de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

    « Nouvelles missions, nouvelles compétences : quelles évolutions pour demain ? », telle est la problématique autour de laquelle s’articuleront les ateliers et conférences du rendez-vous national. Les principaux sujets abordés concerneront, entre autres, les compétences partagées, l’évolution des métiers, le poids restauré du patient dans l’organisation des soins et les nouvelles modalités de coordination du parcours patient au sein des territoires.

    Les animateurs et orateurs invités à présenter ces thématiques de discussion sont des experts du domaine de la santé issus de diverses professions (professionnels de santé, gestionnaires, paramédicaux, ingénieurs, personnels administratifs, etc.) mais aussi des usagers et des citoyens impliqués dans les évolutions du système de santé français.

    Les intéressés peuvent s’inscrire gratuitement sur le site Performance-en-sante.fr (lien ci-contre).

    Programme du vendredi 7 septembre 2018

    • 9h30-10h30 : Accueil au Palais des congrès de Bordeaux
    • 10h30-11h00 : Allocutions d’ouverture

    Ces allocutions seront prononcées par : Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine; Sophie Martinon, directrice générale de l’ANAP et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (sous réserve).

    • 11h00-11h20 : Conférence usager
    • 11h20-11h50 : Conférence introductive
    • 11h50-13h05 : Conférences prospectives
    • 13h05-14h05 : Buffet déjeunatoire
    • 14h15-15h30 : Ateliers de retours d’expériences
    • 15h30-16h30 : Café-Poster
    • 16h30-18h30 : Plateaux-débats

    Quatre débats seront animés par Thierry Guerrier, journaliste :

    Plateau 1 : « Évolution des missions et pratiques : le numérique est-il votre allié ? », avec Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine ; Alain Livartowski, médecin oncologue, directeur des data et responsable des projets de e-santé à l’Institut Curie.

    Plateau 2 : « Start-up et entreprises de services : quelle valeur ajoutée pour notre système de santé ? », avec Jacques Léglise, directeur général de l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ; Delphine Mallet, directrice des services de la silver économie à La Poste ; Stanislas Niox-Chateau, co-founder & CEO de Doctolib.

    • 19h00-21h00 : Cocktail dînatoire

    Programme du samedi 8 septembre 2018

    • 08h15-08h45 : Café d’accueil
    • 08h45-10h00 : Ateliers de retours d’expériences
    • 10h00-10h30 : Pause
    • 10h30-11h45 : Conférences prospectives
    • 12h00-12h45 : Discours de clôture

    Ce discours sera prononcé par Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux, et Dominique Maigne, président du Conseil d’Administration de l’ANAP.

    Pour connaître le contenu détaillé des conférences prospectives ainsi que des ateliers de retours d’expériences, suivez le lien ci-contre.

  • Imagerie & IA : un big data français de 500 M de dossiers pour concurrencer les GAFA et les BATX

    Le Dr Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), et le Pr Jean-François Meder, président de la Société française de radiologie (SFR), ont annoncé le lancement du premier « écosystème français de l’intelligence artificielle (IA) dédié à l’imagerie médicale« , en clôture du séminaire « L’IA : rêve ou cauchemar du radiologue » organisé à Lyon par la FNMR le 2 juin 2018.

    Objectif : concurrencer les géants du web dominant actuellement le marché de l’IA. L’écosystème « sera indépendant des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) américains et des BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) chinois », indiquent les deux spécialistes (source : TICsanté).

    Selon le Dr Masson et le Pr Meder, ce projet permettra d’exploiter un « big data potentiel de plus de 500 millions de dossiers médicaux et libellés, grâce à l’exhaustivité des comptes-rendus radiologiques archivés par les médecins radiologues des services d’imagerie médicale français depuis cinq ans ». La base de données pourrait être utilisée dans le cadre de recherche en IA.
    Les professionnels de santé ont cependant insisté sur l’importance de « répondre au défi médical et technique que représente l’intégration de ce big data », tout en respectant les règles éthiques et législatives en vigueur.

    Un soutien financier de l’État espéré

    Le projet est porté par le Conseil national professionnel de la radiologie française (le G4) regroupant le FNMR, la SFR, le Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH), et le Collège des enseignants de radiologie de France (CERF).

    Il s’inscrit dans le cadre du plan français de développement numérique. Le Dr Masson et le Pr Meder espèrent ainsi obtenir « le plein soutien de l’État » et notamment une aide financière de sa part pour mener à bien l’initiative.

    La formation de cet écosystème « permettra d’assurer l’indépendance de la radiologie française en respectant la culture de l’imagerie médicale francophone ainsi que sa vision humaniste [pour] que cette technologie de rupture place toujours le patient au cœur du système de santé », ont-ils argumenté lors du séminaire, qui réunissait des représentants de la société civile et plusieurs experts internationaux issus des communautés scientifiques et politiques.

    Selon 82% des radiologues, l’IA améliore la pertinence des décisions cliniques

    Selon une enquête* de la SFR réalisée avec le soutien de GE Healthcare et publiée en octobre 2017, 82 % des radiologues affirment que l’intelligence artificielle (apprentissage profond/deep learning, apprentissage automatique/machine learning, etc.) peut améliorer la pertinence des décisions cliniques et 80 % estiment qu’elle a le potentiel d’optimiser la productivité.

    Les technologies basées sur l’IA peuvent notamment aider les radiologues à mieux répondre aux problématiques de classification des images médicales, récurrentes dans leur métier.

    * Enquête menée entre juillet et septembre 2017 auprès de 271 répondants.