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  • Mise au point d’un scanner capable de fournir des clichés colorés et en 3D

    Le Centre européen pour la recherche nucléaire (Cern) ainsi que l’Université de Canterbury (Nouvelle-Zélande) ont présenté dans deux communiqués datés du 10 juillet 2018 une technologie d’imagerie médicale par rayons X appelée « scanner MARS », capable de fournir des clichés colorés et en 3D du corps humain. 

    Deux chercheurs sont à l’initiative de ce dispositif : le Pr Phil Butler, chercheur en physique, ainsi que le Pr Anthony Butler, spécialiste de la radiologie.
    Pour l’élaboration de cet outil, ils ont reçu le soutien du ministère néozélandais du Commerce, de l’Innovation et de l’Emploi, du groupe GE Healthcare et obtenu que la société MARS Bioimaging Ltd (MBI) puisse le commercialiser.

    Ce dispositif, dont le fonctionnement est basé sur une technologie développée par le Cern, permet en effet d’observer en couleurs, en relief et avec une grande résolution les tissus humains : si la technologie du centre européen devait initialement servir la recherche fondamentale, elle permet aujourd’hui d’analyser des échantillons de tissus. De futurs essais cliniques devraient étendre encore son champ d’application à la rhumatologie, la cardiologie et la cancérologie.

    Présentation et fonctionnement du dispositif

    Le scanner MARS est fondé sur l’utilisation d’une technologie développée par le Cern et baptisée « Medipix3 technology ».

    Le principe physique qui sous-tend le fonctionnement de Medipix est similaire à celui d’un appareil photo numérique, capable de distinguer et de compter les photons (particules composant des rayonnements tels que la lumière, pour un appareil photo, ou un rayon X, pour un scanner ou un appareil de radiographie) qui heurtent une surface de détection elle-même couplée à une solution logicielle à même de reconstituer une image colorée et en 3D. Chaque couleur apparaissant sur le cliché final est alors associée à un niveau d’énergie du rayonnement perçu par le détecteur.

    Cette technologie, en mesurant individuellement le niveau d’énergie de chaque particule, permet par ailleurs d’augmenter la résolution, le contraste et ainsi la fiabilité des images produites.

    Applications passées, présentes et futures de l’outil

    Medipix : un outil pour la recherche fondamentale…

    Lors de son développement par le Centre européen pour la recherche nucléaire, le premier objectif de Medipix était de soutenir la recherche fondamentale dans le domaine de la physique des particules. Le Cern, organisme découvreur du boson de Higgs, est en effet spécialisé, à l’échelle de l’infiniment petit, dans la mise en évidence de particules.

    … utilisable en routine sur des échantillons de tissus…

    Medipix, qui permet d’obtenir des images extrêmement précises et fiables, a vu ses applications rapidement étendues au domaine de la santé : cette technologie étant capable de distinguer les différents composants du corps humain (graisse, eau, calcium, marqueurs biochimiques de pathologies, etc.), un scanner de petite taille a été conçu pour l’analyse d’échantillons de tissus.

    … et dans le futur sur l’homme

    Le centre européen comme l’Université de Canterbury estime que, dans le futur, le scanner MARS de grande taille récemment développé par les Pr Butler pourrait aider au diagnostic ainsi qu’au suivi du traitement de cancers ou d’affections cardio-vasculaires.

    En effet, si le Pr Phil Butler est devenu le 10 juillet 2018 le premier humain directement scanné par ce dispositif, une investigation clinique devrait être menée dans les prochains mois auprès de patients hospitalisés dans les services de rhumatologie et d’orthopédie d’un hôpital du district de Canterbury, le Christchurch Hospital. 

  • Ramsay Générale de santé annonce une OPA de 663 M € sur le groupe suédois Capio

    Le groupe Ramsay Générale de santé (RGDS), l’un des acteurs majeurs de l’hospitalisation privée en France, a annoncé le 13 juillet 2018 avoir lancé une offre publique d’achat (OPA) sur le groupe de santé suédois Capio.

    L’OPA s’élève à environ 6 846 millions de couronnes suédoises (663 M €), soit 48,50 couronnes (4,70 euros) par action. Ce montant représente une prime de 22 % par rapport au cours de clôture de l’action Capio au Nasdaq Stockholm le 21 juin 2018, veille de l’annonce par la société suédoise de possibles changements d’ordre structurel.

    L’objectif est de faire du groupe combiné le « leader pan-européen des services de soins et de santé privés, présent dans six pays, avec pour priorité l’excellence médicale et opérationnelle » (communiqué). La stratégie présentée par RGDS se base sur 4 axes : digitalisation de la relation entre patients et médecins ; optimisation des services et de la structure du groupe ; innovation ; recrutement des talents.

    Une stratégie en 4 axes

    Avec cette opération, Ramsay Générale de santé entend mettre en place une stratégie en suivant quatre axes :

    • digitalisation de la relation entre patients et médecins ;
    • optimisation des services et de la structure du groupe ;
    • innovation ;
    • recrutement des talents.

    L’objectif est que le nouveau groupe soit « un acteur incontournable des services de soins d’ici à 2020 ».

    L’acquisition de Capio par RGDS est soumise à l’autorisation des autorités compétentes en charge du contrôle des concentrations au sein de l’Europe.

    La publication du document d’offre concernant cette OPA est prévue autour du 5 septembre 2018 ; la période d’acceptation de l’offre devrait débuter autour du 6 septembre 2018 et s’achever autour du 7 décembre 2018.

    Capio : un groupe reconnu pour ses services innovants

    L’entreprise suédoise est réputée dans le secteur médical pour les services novateurs qu’elle instaure dans ses cliniques, notamment au niveau des soins proposés et de la e-santé.

    Les récentes applications Capio Go (rendez-vous médical en ligne) et Better Visits (préparer au mieux un rendez-vous médical) sont citées en exemple par RGDS, qui compte bénéficier de l’appétence de l’entreprise pour la e-santé dans le but de poursuivre la digitalisation du groupe.

    « Capio a été à l’avant-garde du développement des cliniques spécialisées », rappelle par ailleurs Craig McNally, président du conseil d’administration de RGDS (source : Lequotidiendumedecin.fr).

    Avec ce rachat, RGDS cherche à s’internationaliser

    Grâce cette potentielle acquisition, Ramsay Générale de santé espère accélérer le développement de ses activités à l’échelle internationale.

    Son objectif est de « créer un leader de l’hospitalisation privée en Europe avec plus de 20 millions de patients dans six pays », précise Pascal Roché, directeur général de RGDS.

    Une implantation envisagée en Allemagne

    Si l’opération avec la société suédoise a lieu, le groupe s’implantera plus facilement en Scandinavie.

    Il envisage également de pénétrer le marché allemand, où Capio exploite une dizaine d’établissements.

    Le rachat consoliderait également l’implantation française de RGDS puisque Capio fait déjà partie des acteurs les mieux ancrés dans le paysage de la santé français (22 établissements).

    Une opération critiquée par l’Union française pour une médecine libre

    Le jour de l’annonce du possible rachat de Capio par Ramsay Générale de santé, l’Union française pour une médecine libre (UFML-Syndicat) a mis en garde contre « la dérive d’un système qui vend le système de santé ».

    Pour le syndicat, ce phénomène de concentration puissante au sein du monde clinique est « dangereux » pour plusieurs raisons : « Parce qu’il lie la survie du secteur au bon vouloir de fonds de pensions de plus en plus hégémoniques (…). [Parce] qu’il place la Fédération de l’hospitalisation privée à terme dans les mains d’un ou deux super groupes qui décideront seuls des orientations du système. »

  • CLS

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  • Le PRS 2018-2022 de Normandie centré sur la télémédecine et la transformation des Ehpad

    Christine Gardel, directrice générale de l’Agence régionale de santé de Normandie, a présenté le 13 juillet 2018 les grandes lignes du projet régional de santé (PRS) 2018-2022 aux élus du département.

    Les trois principes fondateurs du PRS sont :
    – l’accompagnement de la transformation du système de santé : dans ce cadre, un crédit de 10 M € sera versé aux Ehpad ;
    – la lutte contre les inégalités sociales et territoriales ;
    – le renforcement de la prévention afin d’améliorer la qualité du parcours de santé et de vie des patients.

    Le développement de la télémédecine fait par ailleurs partie des préoccupations centrales de l’ARS, qui envisage notamment la signature d’une charte partenariale sur cette pratique.

    À l’unanimité, les élus ont pris acte de cette présentation du PRS, émettant cependant quelques réserves dans l’attente des prévisions budgétaires et de l’agenda à convenir pour la mise en place des diverses solutions proposées.

    Un focus sur la télémédecine

    « Le PRS fait de la télémédecine et de l’innovation technologique des leviers majeurs pour améliorer notre système de santé », insiste le communiqué.

    Objectif : « renforcer l’accès territorial aux soins et abolir les distances ».

    En 2017, 4,8 millions d’euros ont été versés par l’ARS de Normandie pour soutenir les actions de télémédecine et pour l’équipement de 39 Ehpad, soit 5 200 résidents concernés.

    Solutions envisagées :

    • La généralisation des usages de la télémédecine (téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance), en particulier pour les résidents des Ehpad.
    • La signature d’une charte partenariale sur la télémédecine afin de mettre en synergie les différents acteurs du secteur.

    Les 3 principes fondateurs du PRS

    La lutte contre les inégalités sociales et territoriales

    Les diagnostics réalisés dans le cadre de ce PRS ont confirmé « une situation régionale marquée par de fortes inégalités sociales et territoriales, entre les départements, mais aussi et surtout à l’échelle infra-départementale », indique l’ARS dans un communiqué.

    Ces réalités étant différentes d’un territoire à l’autre, le projet ne prendra pas la forme d’un plan d’actions régional mais servira avant tout de cadre afin de mettre en place des actions « sur-mesure » pour chaque territoire.

    Ces initiatives seront entreprises au sein des conseils territoriaux de santé et les CLS seront les outils utilisés pour agir et rendre compte.

    L’objectif premier du projet est de pallier « le creux démographique des professions de santé » : médecins proches de la retraite, modes d’organisation à revoir, revendication d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée de la part des professionnels de santé. « Il faut rendre l’exercice attractif », estime Christine Gardel (source : Ouest-france.fr).

    Première solution envisagée : la multiplication des pôles de santé. La Normandie en compte 16 actuellement, 11 sont en construction et 7 en projet.

    L’Agence régionale de santé espère également réduire les inégalités d’accès aux soins en développant la télémédecine (cf. 1er paragraphe).

    Accompagner la transformation du système de santé

    L’ARS vise une évolution progressive de l’hospitalisation à temps complet vers des prises en charge ambulatoires, hors les murs de l’hôpital, afin de « répondre à des enjeux d’efficience du système de santé tout en répondant aux attentes des usagers ».

    Exemple : proposer un accompagnement adapté aux spécificités et besoins des publics (personnes âgées en perte d’autonomie ou en situation de handicap) pour permettre un maintien à domicile dans l’optique de « poursuivre un développement ambitieux des services par transformation de l’offre existante d’hébergement ».

    Parmi les solutions envisagées : « Un crédit de 10 millions d’euros sera attribué aux Ehpad », a annoncé la directrice de l’ARS de Normandie (source : Ouest-france.fr).

    Faire de la prévention le premier levier de la qualité du parcours de santé et de vie

    L’idée est d’agir sur « les déterminants de santé », soit, par exemple, la promotion de comportements individuels favorables à la santé par la prévention des pratiques addictives, les campagnes sur la santé environnementale et la santé au travail.

    Plusieurs solutions sont en cours d’étude à ce sujet, dont :

    • le développement de l’intervention précoce auprès des personnes ayant un comportement addictif ;
    • l’ouverture en 2019 d’un centre régional de coordination des dépistages des cancers ;
    • l’optimisation des centres de vaccination.

    « Il va falloir faire du sur-mesure en tenant compte de la réalité de chaque territoire, a déclaré la directrice à propos de l’ensemble du projet quinquennal. [Nous n’avons] pas les mêmes problématiques à Vire qu’à Deauville ou à Caen  », ajoutant que le contexte avait « énormément évolué, tant au niveau du vieillissement de la population que de l’évolution des technologies » (source : Ouest-france.fr).

    Les élus « dans l’attente d’un (…) positionnement plus détaillé »

    Seules les lignes directrices du projet ont été présentées pour le moment.

    Les élus départementaux ont exprimé quelques réserves à la suite de la présentation réalisée par la directrice de l’ARS de Normandie. « Non pas sur vos analyses, que nous partageons, mais sur les moyens de les mettre en œuvre. Quand  ? Comment ? Combien ? », a résumé Jean-Léonce Dupont, président du conseil départemental du Calvados.

    Christine Gardel n’a pas été en mesure d’apporter des précisions à ce stade.

    À l’unanimité des élus, le département a pris acte de cette présentation du plan régional de santé, « avec des réserves et dans l’attente d’un prochain document précisant un positionnement plus détaillé ».

  • Fondation Saint-Pierre : appel à projets « Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant »

    La Fondation Saint-Pierre, qui fête cette année ses 100 ans avec l’Institut Saint-Pierre, crée le Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant. Dans ce cadre, un appel à projets a été lancé en avril 2018. Les candidats ont jusqu’au 30 septembre pour soumettre leur dossier sur le site officiel de l’événement (voir ci-contre).

    La compétition, nationale, vise à « soutenir des innovations susceptibles d’améliorer chez l’enfant une autonomie altérée par une maladie chronique invalidante ou un handicap et (…) de le projeter positivement dans la possibilité d’une vie d’adulte autonome et actif, [par le biais de l’exploitation de nouvelles technologies] », précise l’organisation dans un communiqué.

    Les deux lauréats de cette première édition, qui seront sélectionnés parmi dix finalistes, recevront une dotation financière globale de 10 000 euros ainsi qu’un accompagnement stratégique.

    Deux catégories sont mises à l’honneur : « talents d’innovation » (dotation : 70 000 € sur 3 ans) et « espoir » (30 000 € sur 3 ans).

    Deux lauréats, deux catégories :

    Catégorie 1 : talents d’innovation

    Ce prix sera remis à une innovation déjà présente sur le marché.

    Il devra s’agir d’un nouveau produit, d’une nouvelle méthode organisationnelle d’exercice de la médecine, de nouveaux services à la santé ou encore de nouvelles méthodes ou procédés de pratiques médicales. Les innovations développées pour l’adulte mais en voie d’être étendues à l’enfant sont inclues.

    Dotation : 70 000 euros sur trois ans.

    Catégorie 2 : espoir

    Ce prix sera décerné à un projet en phase de développement de maquettes ou de prototypes porteurs d’innovation, encore ni introduits sur le marché, ni mis en œuvre.

    Dotation : 30 000 euros sur trois ans.

    Le concours national organisé par la Fondation Saint-Pierre s’adresse aux porteurs de projets de start-ups ou de laboratoires de recherche « qui se mobilisent, créent et inventent aujourd’hui le monde de demain ».

    Il offrira aux vainqueurs l’opportunité unique de pénétrer « un marché aujourd’hui peu investi mais extrêmement porteur, celui de la santé de l’enfant », commente la fondation.

    Trois objectifs majeurs recherchés pour favoriser l’autonomie des enfants

    Améliorer la qualité de vie dans son environnement.

    Cette catégorie concerne les innovations permettant l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant, et par répercussion de sa famille, et de sa prise en charge dans son environnement à l’hôpital (serious game, système de liaison avec les parents, etc.), à son domicile (équipement robotique, domotique, adaptation du lieu de vie, etc.) ou pendant ses loisirs (prothèses, orthèses, équipements sportifs adaptés, etc.).

    Améliorer l’éducation thérapeutique

    La thématique porte sur des innovations dont le but est d’améliorer l’éducation thérapeutique pour l’enfant, sa famille ou ceux qui le prennent en charge.

    Réduire les inégalités

    Cette division cible les innovations aidant à réduire des inégalités d’accès à la santé pour les enfants qui sont éloignés d’un centre spécialisé de référence (amélioration des connexions, conseils en ligne, communication vidéo ou autre, suivi à distance, etc.).

    Tout les dossiers reçus seront évalués par des jurés indépendants sur la base de 5 critères :

    • innovation ;
    • efficacité démontrée ;
    • écoconception ;
    • pertinence du modèle d’affaires ;
    • management.

    Appel à projets : calendrier

    • Avril 2018 : ouverture de l’appel à projets ;
    • 30 septembre 2018 : clôture des candidatures ;
    • Octobre 2018 : présélection de 10 finalistes ;
    • 13 novembre 2018 : présentation des finalistes et remise des prix.
  • Le consortium M4P lance la constitution d’une base de données sur le diabète en France, Diatabase

    Le consortium M4P, soutenu par la direction générale des entreprises du ministère de l’Économie et des Finances, a annoncé le 12 juillet 2018 le lancement d’un projet de constitution d’une base de données cliniques sur le diabète appelée « Diatabase ».

    Le consortium expert qui porte ce projet regroupe :
    • des associations de professionnels de santé investies dans le diabète, comme le CERITD et le réseau CARéDIAB ;
    • des structures privées et publiques spécialisées dans les technologies numériques, telles qu’Altran, ou dans l’analyse des données, comme OpenHealth et ANT’innov ;
    • le CEA List, à même de fournir une analyse sémantique des données non structurées ;
    • l’Institut Mines Telecom, qui met à disposition sa plateforme Teralab, accélérateur sécurisé de projets de recherche en IA et en data, ainsi que ses méthodes disruptives de tatouage de données ou de traitement du langage naturel.

    Le consortium s’est donné trois ans pour réunir des données sur le diabète issues de diverses sources et démarrer son exploitation dans l’objectif d’améliorer les prises en charge et d’étudier le diabète, qui concerne 3,7 millions de personnes en France, soit plus de 5 % de la population selon les chiffres officiels. La prévalence cette maladie ne cesse par ailleurs d’augmenter et ses complications de constituer un enjeu majeur de santé publique.

    Les données sur le diabète

    Ce projet de Diatabase part du constat suivant : si les systèmes de santé actuels génèrent de très grandes quantités de données de santé sur tous les types de diabètes, que ce soit en ville et à l’hôpital, d’autres données sont produites en dehors de ces systèmes, par les patients eux-mêmes, par des objets connectés, etc. Un archivage de donnée doit donc, pour être exhaustif, prendre en compte de nombreuses sources d’informations.

    Il s’agit donc de constituer et d’industrialiser une banque de données sur le diabète qui soit multi-sources. Ainsi, il est prévu que cette base soit alimentée par des informations issues :

    • de l’hôpital ;
    • de la médecine de ville ;
    • de centres de recherche ;
    • d’objets connectés ;
    • des bases médico-économiques du Système national des données de santé (SNDS) : ce système, créé par la loi de modernisation du système de santé de janvier de 2016, regroupe en particulier les données du SNIIRAM (informations relatives au remboursement des assurés sociaux), celles du PMSI (données sur le suivi de l’activité hospitalière) et celles du CepiDC (recensement sur les causes médicales des décès).

    Objectifs du projet

    Selon le communiqué émanant du consortium, ce projet doit permettre de promouvoir la santé et le bien-être des personnes diabétiques grâce à la progression de la recherche sur le diabète, l’identification de facteurs de risque, l’élaboration d’outils d’aide au diagnostic ainsi qu’au suivi des traitements.

    Le partage d’informations entre les différents acteurs du soin, qu’ils exercent à l’hôpital, en ville ou dans des centres experts, devrait par ailleurs se trouver facilité par la Diatabase.

    « Avec M4P et la Diatabase, nous ambitionnons de favoriser la cohérence de l’accompagnement d’une même personne dans le cadre d’un suivi pluri-professionnel », a ajouté le Pr Brigitte Delemer, chef du service de diabétologie au CHU de Reims et vice-présidente du réseau CARéDIAB également impliqué dans le projet M4P.

  • Étude : la réalité virtuelle prouve son efficacité dans le traitement de l’acrophobie (Lancet Psy)

    Une thérapie automatisée délivrée grâce à la réalité virtuelle (RV) pourrait être une solution efficace pour la prise en charge de certaines troubles mentaux. Les résultats d’une étude* randomisée, publiée le 11 juillet 2018 dans le Lancet Psychiatry et menée par des chercheurs de l’Oxford University (Royaume-Uni), montrent qu’un coach de réalité virtuelle peut aider les personnes souffrant d’acrophobie à surmonter leur peur des hauteurs.

    La réalité virtuelle, une solution au manque de psychiatres

    La peur des hauteurs, appelée aussi acrophobie, touche 2 à 5 % de la population. C’est la phobie la plus fréquente. Très handicapante, cette peur n’est pourtant que rarement traitée. En fait, pour de nombreux troubles anxieux, les thérapies cognitives et comportementales ont fait la preuve de leur efficacité mais le manque de professionnels de santé formés limite l’accès à ces traitements. La réalité virtuelle représente donc une opportunité majeure pour faciliter la prise en charge de patients.

    Des chercheurs britanniques de l’Université d’Oxford ont mis sur pied un essai contrôlé et randomisé (lien ci-contre) incluant 100 personnes souffrant d’acrophobie depuis environ trente ans. Ils présentaient tous un score élevé au « Heights Interpretation Questionnaire » (« Questionnaire d’interprétation des hauteurs ») et ne recevaient aucun traitement psychologique.

    Tous les participants ont rempli le questionnaire au moment de l’inclusion, à la fin du traitement et quatre semaines après.

    Ils ont ensuite été randomisés en 2 groupes : l’un bénéficiait d’une prise en charge via la réalité virtuelle et le groupe contrôle ne bénéficiait d’aucun traitement.

    Un coach virtuel contre la peur des hauteurs 

    Les membres du groupe utilisant la réalité virtuelle ont suivi environ six séances de trente minutes pendant deux semaines, durant lesquelles ils portaient un casque de RV. Lors de la première séance, les participants ont discuté de leur peur des hauteurs avec le coach virtuel, expliquant ce qui a provoqué leur peur, comme par exemple la peur de tomber, de se jeter hors du bâtiment ou de son effondrement.

    Les participants pénétraient ensuite dans un immeuble de bureaux virtuels de dix étages et un grand atrium, où ils ont participé à des activités qui ont remis en question leurs phobies et les ont aidés à apprendre qu’ils étaient plus en sécurité qu’ils ne le pensaient. Ils devaient regarder une barrière de sécurité dont le niveau baissait progressivement, marcher sur une plate-forme au-dessus du vide, sauver un chat dans un arbre…

    Tout au long des activités, l’entraîneur virtuel encourageait les participants, ces derniers expliquaient ensuite ce qu’ils avaient appris de ces séances et s’ils se sentaient plus en sécurité qu’auparavant.

    L’expérience de réalité virtuelle reposait sur une application appelée « Now I can do Heights » (« maintenant, je peux affronter les hauteurs »), conçue spécialement par l’université d’Oxford pour les personnes souffrant d’acrophobie. Elle ne nécessite pas l’intervention d’un thérapeute réel. Les participants portaient également un casque équipé d’un microphone. 

    Résultats

    • Sur les 49 participants, 44 ont suivi l’ensemble des séances de réalité virtuelle.
    • À la fin du traitement, ces derniers ont tous constaté que leur peur des hauteurs avait diminué alors qu’aucun changement n’était notable dans le groupe contrôle.
    • Le score d’acrophobie mesurée par un questionnaire passait d’un stade sévère à modéré.
    • 34 des 49 personnes (70 %) étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.
    • 51 % des participants ont observé une réduction de leur peur d’au moins 75 %.
    • Au bout de 4 semaines, les effets du traitement par VR se maintenaient.
    • Aucun effet indésirable n’a été enregistré et le niveau d’inconfort lié à la réalité virtuelle était jugé comme faible.

    Des traitements automatisés pour des troubles plus sévères ?

    « Les thérapies de réalité virtuelle immersives qui n’ont pas besoin d’un thérapeute ont le potentiel d’augmenter considérablement l’accès aux interventions psychologiques, a conclu le Pr Daniel Freeman, professeur à l’Université d’Oxford. Nous avons certes besoin d’un plus grand nombre de thérapeutes qualifiés mais pour répondre à la forte demande de traitements de santé mentale, nous avons également besoin de solutions technologiques puissantes », a-t-il ajouté.

    « Comme on le voit dans notre essai clinique, les traitements de réalité virtuelle peuvent être efficaces et rapides. Grâce à notre automatisation unique de la thérapie à l’aide de la réalité virtuelle, il est possible d’offrir un traitement de très haute qualité à un plus grand nombre de personnes à un coût abordable. Et nous effectuons actuellement des tests cliniques pour savoir si l’automatisation du traitement psychologique en utilisant la réalité virtuelle fonctionne pour d’autres troubles de santé mentale. »

    4,5 millions d’euros pour évaluer la RV

    Dans un commentaire** associé à cette étude, Mar Hayward émet quelques doutes sur l’intérêt de la RV pour des troubles plus sévères, tels que des psychoses. « Le profil des patients inclus dans l’essai est très différent de celui que nous voyons dans nos services de santé mentale, par exemple, la plupart avait un emploi, souligne le chercheur britannique. Et comment les racines traumatiques des expériences psychotiques d’un patient pourraient-elles influencer l’engagement dans des situations menaçantes dans le monde virtuel qui pourraient être liées au traumatisme? »

    D’autres études devront être menées pour répondre à cette question. Mais le Pr Daniel Freeman a reçu une subvention de 4 millions de livres sterling (4,5 M €) de la part de l’Institut national de recherche en santé pour développer et évaluer les traitements de RV, notamment pour les patients atteints de psychose.

     

  • Journée d’étude « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR », à Paris le 12/09/18

    La FHP-SSR, syndicat des professionnels des soins de suite et de réadaptation, organisera à Paris le 12 septembre 2018 une journée d’étude et de sensibilisation au sujet de la e-santé. 

    À l’occasion de cet événement, intitulé « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR ? », le syndicat invitera notamment des officiels ministériels et des start-ups à prendre la parole pour proposer des retours d’expériences parfois étrangères ou des points sur l’actualité de la santé numérique à l’hôpital.

    09h30-12h45 : Matinée

    09h30 : Ouverture de la journée par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    09h40 : La e-santé en SSR : perspectives et pièges à éviter

    Conférence animée par :

    • le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • Catherine Miffre et le Dr Bernard Bordet, co-présidents de la commission Recherche et Innovation de la FHP-SSR ;
    • le Dr Guillaume Marchand, président de France eHealth Tech.

    10h30 : Affections de l’appareil locomoteur et du système nerveux : des exemples d’innovation

    • Conférence autour de l’appareil connecté Ema®, de l’amélioration de la pratique en établissement et de l’ouverture de nouveaux champs de recherche qu’il peut engendrer, par Thibault Faÿ, d’Ezygain.
    • Présentation de la technologie de rééducation neuromotrice post-AVC IVS3®, par Nicolas Fournier, président et cofondateur de l’entreprise Dessintey.

    11h10 : Un exemple d’innovation pensée, développée et évaluée avec les patients : le Diabète LAB, par la Fédération française des diabétiques

    11h30 : Pause

    11h45 : Un exemple de solution innovante en télémédecine pour les maladies chroniques, par le Dr Paul Bonnabel, Directeur médical de P2link

    12h05 : Un exemple de carnet de santé numérique : l’outil Aviitam®

    12h25 : Un exemple de réseau social digital pour les patients et d’outil connecté, présenté par Julien Artu, cofondateur de My Hospi Friends

    14h00-16h45 : Après-midi

    14h00 : L’APA connectée, un exemple présenté par Benoit Fagnou, responsable des programmes APA connectés Kiplin®

    14h20 : Un exemple de médecine prédictive en cardiologie : le dispositif CardioNexion®, par @Health

    14h50 : Et ailleurs ? Retour d’expériences étrangères, proposé par Karim Hatem et Benjamin Gilles, du cabinet Ylios

    15h25 : Conférence organisée par Sébastien Letelié, de la Health Factory

    15h50 : Hôpital numérique vers HOP’EN : point d’actualité présenté par Michel Ballereau, délégué général de la FHP

    16h30 : Clôture de la journée, par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    L’inscription, nécessaire, peut-être réalisée par envoi d’un mail à l’adresse suivante :  fhpssr@fhp-ssr.fr

  • Les CLCC de Paris, Nice et Caen s’allient pour intégrer la protonthérapie dans le parcours de soins

    Le réseau Unicancer, fédération hospitalière nationale dédiée à la cancérologie, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 le regroupement des trois seuls Centres de lutte contre le cancer (CLCC) français proposant des traitements par des techniques innovantes de radiothérapie.

    En effet, l’Institut Curie de Paris, le Centre de lutte contre le cancer François Baclesse de Caen et le Centre Antoine Lacassagne de Nice ont signé un accord-cadre visant à garantir sur tout le territoire français l’égalité d’accès à la protonthérapie, technique ultra précise de radiothérapie externe : la source d’énergie utilisée pour irradier la tumeur, placée à l’extérieur du corps du patient (à l’inverse de la curiethérapie, aucun élément radioactif n’est introduit à proximité de la zone à traiter), est un faisceau de protons qui permet d’augmenter la dose de rayons reçus par la tumeur tout en abaissant l’irradiation subie par les tissus sains alentours.
    Ainsi, cette technique est particulièrement adaptée aux tumeurs situées à proximité d’organes sensibles (œil, encéphale, rachis), aux enfants et aux jeunes adultes.

    L’accord signé par ces trois centres, tous membres d’Unicancer, est articulé selon trois volets :
    • « organiser les parcours patients« , notamment en structurant des filières de prise en charge afin d’optimiser les parcours de soins et d’assurer la continuité des traitements en cas d’arrêt prolongé de l’un des centres ;
    • « structurer un programme d’enseignement et de formation » favorisant l’échange des bonnes pratiques, la mutualisation de compétences, etc. ;
    • « structurer une coopération nationale dans les domaines de la recherche et de l’innovation médicale, technique et technologique » visant à amener rapidement les nouvelles découvertes au lit du patient.

  • EADC

    encaissement automatique par débit cartenull