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  • Lagardère cède Doctissimo au groupe TF1 et abandonne son pôle e-santé

    Lagardère a annoncé le 12 juillet 2018 dans un communiqué la « cession de Doctissimo », site d’information en santé et bien-être leader sur le marché, ainsi que la vente de la plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne MonDocteur.

    « Comme Arnaud Lagardère l’avait annoncé dans le cadre du redéploiement stratégique, le groupe s’apprête à céder son pôle e-santé sur la base d’une valeur d’entreprise d’un montant global de 60 millions d’euros à 100 %« , précise par ailleurs la société, qui a pris la décision de se recentrer sur ses activités d’édition et a récemment cédé de nombreuses activités liées au secteur de la presse.

    MonDocteur est cédé à Doctolib ; le groupe TF1 a engagé des « négociations exclusives » avec Lagardère afin de lui racheter Doctissimo. L’opération devrait être finalisée d’ici le 30 septembre 2018. « Conformément à la législation, cet accord sera soumis à l’examen des instances représentatives du personnel concernées. »

    Doctissimo : 12 millions de visiteurs uniques par mois

    Créé en 2000 et propriété de Lagardère depuis 2008, Doctissimo est l’un des acteurs français majeurs du secteur de l’information santé.

    Présent en France, en Italie et en Espagne sur les sites Internet, les applications et les forums, Doctissimo a enregistré en 2017 une audience de 12 millions de visiteurs uniques pour près de 40 millions de visites par mois, précise TF1 dans un communiqué.

    TF1 a déjà acquis plusieurs sites web

    Cette opération de rachat vient compléter une série d’acquisitions de sites web par le groupe de médias, dont celle de Aufeminin en avril.

  • Hellocare lance un cabinet de consultation virtuel de médecine générale et de 4 spécialités

    Suite à la récente annonce du remboursement de la télémédecine et notamment des téléconsultations menées par les médecins traitants, l’entreprise spécialisée dans le domaine de la téléconsultation médicale Hellocare a annoncé le 12 juillet 2018 le lancement d’un « cabinet médical virtuel ».

    Cette solution, dans un premier temps dédiée aux médecins de la plateforme, sera d’abord disponible dans une version d’essai dont la mise en ligne est prévue en août 2018. Puis, à partir du lancement officiel prévu le 13 septembre 2018, les patients pourront à leur tour accéder au dispositif.

    La solution en bref

    Le cabinet virtuel consiste en une solution logicielle en ligne qui sera d’abord accessible depuis tout navigateur web avant qu’une version spécifiquement adaptée aux smartphones ne soit disponible.

    Conformément à la réglementation relative au remboursement de la télémédecine qui entrera en vigueur le 15 septembre 2018, le e-cabinet sera destiné aux médecins généralistes et aux dermatologues, gynécologues, ophtalmologistes et pédiatres.

    Les fonctionnalités du cabinet médical virtuel

    Le cabinet virtuel mettra à disposition des médecins utilisant la version basique (« offre starter » à 39,90€/mois) du logiciel :

    • une solution des téléconsultations audio et vidéo ;
    • une URL personnalisée, disponible après création d’un compte utilisateur ;
    • un agenda conçu pour la prise de rendez-vous de téléconsultation programmé pour envoyer au médecin comme au patient des rappels de rendez-vous ;
    • une fonctionnalité de facturation et de paiement de la consultation par carte bancaire en ligne ;
    • un archivage (historique) des téléconsultations et échanges médecin-patient ;
    • une solution d’envoi au patient d’e-ordonnances et de comptes-rendus de consultation ;
    • un service de gestion de la feuille de soins électroniques.

    Hellocare prévoit de développer et de mettre en ligne une version plus complète (« offre expert ») de cette solution avant la fin de l’année 2018. Cette version comprendra :

    • une salle d’attente virtuelle permettant d’envoyer au patient des questionnaires préliminaires à la consultation ;
    • un dossier patient facilitant les échanges entre le médecin et le patient (ou entre le patient et le médecin) ;
    • un service de visualisation des statistiques des usages du médecin qui lui est spécialement destiné.
  • HTA

    Health Technology Assessmentnull

  • MFF

    Multiannual Financial Frameworknull

  • La présidence autrichienne de l’UE encouragera les investissements « forts » dans la santé numérique

    La présidence autrichienne du Conseil de l’Union Européenne (UE) se concentrera sur les investissements « forts » dans la santé numérique ainsi que sur les questions de réglementation en matière d’accès aux médicaments, a déclaré dans une interview publiée le 10 juillet 2018 le Dr Clemens Martin Auer, président du Forum européen de la santé de Gastein et directeur général du ministère fédéral autrichien de la Santé (source : Euractiv.com).

    Il a expliqué que, dans le cadre de la présidence autrichienne, le Conseil de l’UE essaiera de réformer le cadre financier pluriannuel (MFF) afin d’engendrer une forte poussée des investissements. Le principal défi, selon lui, est également de savoir comment juger l’innovation. « Qui évalue la véritable valeur ajoutée d’une innovation ? » Le Dr Auer estime par ailleurs que le règlement sur la coopération européenne en matière d ‘évaluation des technologies de santé (HTA) améliorera la qualité des évaluations.

    Forum de Gastein : établir un « agenda politique audacieux sur la santé » dans l’UE

    Le Dr Clemens Martin Auer a indiqué que le Forum européen de la santé de Gastein, qui se tiendra du 3 au 5 octobre 2018 à Bad Hofgastein (Autriche), sera principalement focalisé sur la nécessité d’établir « un agenda politique audacieux sur la santé au niveau de l’UE », ce qui signifie « de faire avancer le programme et non de reculer », commente-t-il (source : Euractiv.com).

    « Il y a des discussions, des peurs et des rumeurs selon lesquelles la santé ne sera pas aussi importante qu’elle l’est actuellement. Nous pensons [qu’elle] devrait [l’]être plus (…). Vous ne pouvez pas [envisager] de faire moins [ni] de vous concentrer sur le marché intérieur, détaille le Dr Auer. Vous ne pouvez pas parler de frontières sûres et maîtriser la migration sans parler de santé car il n’existe pas de marché intérieur sans santé. Je ne parle pas de problèmes de santé publique, comme la vaccination ou les situations de pandémie, je parle de la santé telle qu’elle est mentionnée dans les objectifs de développement durable de l’ONU. Nous devons faire plus. »

    Selon le Dr Auer, la réunion informelle des ministres portera sur deux sujets principaux :

    • discuter avec l’Agence européenne des médicaments (EMA) des questions de réglementation en matière d’accès aux médicaments ;
    • la nécessité d’avoir un « fort investissement » dans la santé. « Au sein de la présidence, nous voulons nous concentrer sur l’investissement dans la santé numérique », précise-t-il.

    « Nous pouvons rêver d’échanger des données et d’avoir des données disponibles pour la science et la recherche mais tant que nous n’investissons pas dans les infrastructures de santé pour les fournisseurs de soins, nous n’y arriverons jamais. (…)

    C’est ce que nous essayons de régler dans le MFF, de sorte que nous puissions vraiment [observer] une forte poussée des investissements dans les infrastructures numériques afin de mettre à jour les produits logiciels pour les patients, les médecins et les hôpitaux. (…) Nous ne résoudrons aucun problème si nous ne rendons pas les données disponibles à de bonnes fins. »

    HTA : « l’un des grands défis du système de santé moderne »

    L’évaluation des technologies de la santé (HTA) « est l’un des grands défis du système de santé moderne du côté des remboursements, des gestionnaires d’hôpitaux, des médecins, des patients », estime le Dr Clemens Martin Auer. « Qui évalue la véritable valeur ajoutée d’une innovation ? », s’interroge-t-il.

    À propos de la proposition de la Commission européenne

    « C’est un défi, surtout lorsqu’il s’agit d’innovations très coûteuses. Je pense qu’il est bon que la Commission ait présenté une proposition d’évaluation des technologies de la santé (HTA) [et] qu’il sera extrêmement utile d’unir nos forces et d’améliorer la qualité des évaluations (…). »

    Il déclare se réjouir de cette initiative mais émet quelques réserves. « La proposition de la Commission comporte quelques lacunes parce qu’elle parle de l’adoption obligatoire de ce type d’évaluations et je pense que ces éléments du texte de réglementation doivent être supprimés ou reformulés. Mais le sujet en soi est important. »

    Autre sujet clé pour l’UE : les dépenses publiques pour la recherche médicale

    Une autre question qui se pose dans le cadre de la présidence autrichienne de l’UE est de savoir comment aligner la recherche publique dans le secteur médical sur les priorités de la santé publique, ajoute le Dr Aueur.

    « C’est aussi un problème. Il y a beaucoup de dépenses publiques pour la recherche… »

    « Et comment les universités et les universités publiques, bénéficiaires des subventions publiques à la recherche, peuvent-elles préserver leur intérêt lorsqu’elles proposent des innovations ?

    Parce que pour être honnête, le premier endroit où les innovations apparaissent est le monde universitaire. Ensuite, l’industrie les achète et les apporte sur le marché. C’est la fonction de l’industrie, ce n’est pas une critique, mais nous savons qu’il y a des besoins (…) médicaux insatisfaits, [pour lesquels] la recherche publique et [la recherche] privée ne suffisent pas. C’est un autre sujet pour Gastein mais aussi pour la présidence. » (Dr Clemens Martin Auer)

  • Guerbet et IBM Watson Health lancent le développement de solutions couplant IA et imagerie médicale

    Guerbet, entreprise française spécialisée dans les produits de contraste et de solutions d’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 la signature d’un accord conjoint exclusif avec la société américaine IBM Watson Health.

    Cet accord porte sur le co-développement d’une gamme à venir de solutions innovantes d’aide à la décision clinique, et en particulier de Watson Imaging Care Advisor for Liver, solution logicielle d’aide au diagnostic qui utilisera l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser la détection, la caractérisation, le suivi, la surveillance ainsi que la prédiction de la réponse thérapeutique du cancer du foie primaire et secondaire.

    Une solution logicielle d’imagerie adaptée aux pratiques…

    « L’imagerie est un domaine critique [du secteur des soins] dans lequel nous croyons que l’intelligence artificielle peut être utilisée pour élargir la vision des médecins afin qu’ils aient une plus grande confiance dans leurs décisions de diagnostic et de traitement », a déclaré dans le communiqué Silvano Sansoni, directeur général des ventes à IBM France.

    Watson Imaging Care Advisor for Liver fera partie d’une gamme d’outils d’aide à la décision basés sur l’analyse d’image pour aider les radiologues à établir des diagnostics et à prendre des décisions cliniques. La solution sera par ailleurs compatible avec tout système de visualisation PACS afin de faciliter son intégration directe dans les flux de travail des professionnels de santé.

    … applicable au diagnostic et au suivi du cancer du foie

    L’objectif est de proposer une solution dédiée aux pathologies du foie qui pourrait éviter de recourir à la biopsie, un acte invasif qui est classiquement nécessaire pour caractériser les lésions malignes.

    Le cancer du foie constitue un problème de santé publique de plus en plus fréquent et répandu à l’échelle mondiale. Selon les deux entreprises, l’utilisation de l’intelligence augmentée par les experts de l’imagerie médicale offre l’opportunité de faire face à ce défi.

    Le cancer du foie dans le monde

    Le cancer du foie est la seconde cause mondiale de décès par cancer (chiffre OMS), et le nombre de décès dus à la maladie représente la plus forte croissance des morts liées au cancer aux États-Unis (American Cancer Society). Par ailleurs, 83 % des cas de cancer du foie primaire surviennent dans les pays en développement (Fonds mondial de recherche contre le cancer).

    Le foie est également un foyer très fréquent de métastases, en particulier dans le cas des cancers digestifs, qui causent des métastases chez près de 50 % des patients.

    La plupart des cancers du foie primaire sont diagnostiqués par imagerie. Il s’agit d’un diagnostic complexe qui nécessiterait une meilleure caractérisation ainsi qu’une identification précoce des métastases afin d’augmenter les chances de guérison.

  • Simplifier le paiement à l’hôpital par 3 modalités de règlement de la part patient (rapport Anap)

    L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) a publié le 3 juillet 2018 une synthèse d’expériences de nouvelles modalités de paiement de la part patient mises en œuvre par 64 établissements de santé entre 2015 et 2017 dans le cadre du programme Simphonie.

    L’objectif de ces expérimentations est de pouvoir, à terme, proposer au patient plusieurs procédés de règlement de sa facture dans une double visée de simplification des démarches administratives en établissement de santé et d’amélioration du niveau d’encaissement des recettes afférentes : chaque année, seuls 60 % des montants dus par les patients aux établissements publics dans lesquels ils sont pris en charge sont effectivement réglés.

    Aussi, trois modalités de paiement ont été testées :
    • le paiement à l’entrée dans l’établissement ;
    • le paiement à la sortie de l’établissement ;
    • l’encaissement automatique par débit carte.

    Les facteur clé de succès de la mise en place de ces mesures dans les établissements pilotes ainsi que quelques éléments de bilan ont été dégagés par les auteurs de la synthèse, disponible dans son intégralité via le lien ci-contre.

    Modalités du paiement de la part patient expérimentées

    Le paiement à l’entrée (PE)

    Dans le cadre du PE, un encaissement est proposé au patient dès son entrée dans l’établissement. Le montant de la facture correspond alors aux coût des soins prévisionnels : le paiement n’est donc pas exhaustif mais limité aux domaines où les actes peuvent être identifiés a priori.

    Le paiement à la sortie (PS)

    Dans le cadre du PS, un encaissement est demandé au patient à sa sortie de l’hôpital. Le montant de la note de frais correspond aux coût des soins dont a effectivement bénéficié le patient : le paiement n’est toujours pas exhaustif car il exclut les actes nécessaires au suivi du patient tels que des analyses biologiques réalisées après l’épisode de soins.

    L’encaissement automatique par débit carte (EADC)

    Dans le cadre de l’EADC, la venue du patient et la facturation sont dissociées : l’empreinte de carte bancaire du patient qui s’engage à payer est enregistrée lors de l’admission, puis le reste à charge est encaissé automatiquement par débit de carte après la sortie du patient, lorsque la facture est intégralement disponible.

    Impacts attendus

    5 bénéfices étaient en particulier attendus de ces expérimentations.

    Attente n°1 : simplification du parcours patient, au moyen par exemple :

    • de la disparition des démarches administratives a posteriori ;
    • d’un contact non plus multiple mais unique entre l’administration de l’établissement et le patient à sa sortie ;
    • d’une information anticipée du patient sur le montant de sa facture ;
    • d’une facturation sur la base de l’activité réelle, émise lors de la présence du patient : le temps de présence du patient doit être mis à profit.

    Attente n°2 : gains en coûts de gestion, soit :

    • une diminution significative du temps de traitement des dossiers, notamment au regard des montants recouvrés sur les factures de faible montant ;
    • l’automatisation du traitement de la facturation et l’optimisation du temps de traitement par les équipes ;
    • une baisse des coûts de gestion liés au traitement des chèques, premier moyen de paiement à l’hôpital.

    Attente n°3 : gains financiers permis par :

    • une amélioration de la trésorerie notamment grâce à une réduction des délais de recouvrement ;
    • une maximisation des montants encaissables grâce à l’automatisation des encaissements ;
    • une augmentaton des montants encaissés en présence du patient.

    Attente n°4 : amélioration de la qualité comptable et financière par :

    • une meilleure maîtrise du recouvrement et plus globalement de la chaîne AFR ;
    • la traçabilité des données dans les systèmes d’information sous-tendant l’automatisation des moyens de paiement.

    Attente n°5 : développement des compétences des agents telles que :

    • les compétence des agents sur l’accueil, le pré-codage, le codage, la facturation et le recouvrement ;

    Une diminution des tâches à faible valeur ajoutée liées à la facturation et à l’encaissement est par ailleurs attendue.

    Facteurs clé de succès prérequis 

    Recueillir des droits afin d’identifier les patients payants

    Le recueil des droits peut intervenir à plusieurs moments dans le circuit du patient (pendant la prise de rendez-vous, lors de la pré-admission, à la venue du patient à l’accueil, à sa sortie). Pour s’assurer au mieux de recevoir un paiement, cette étape doit avoir lieu le plus tôt possible.

    Inciter les patients à se doter d’un moyen de paiement adapté

    Ce facteur de réussite des modalités mises en place relève d’une stratégie de communication de l’établissement à destination de ses usagers. 

    Comptabiliser la totalité des actes dans la facturation

    Pour une facturation exhaustive, l’information recueillie pour chaque patient doit également être exhaustive et de qualité.

    Accessibilité des caisses

    Le paiement à la sortie suppose que les établissements disposent :

    • de personnes habilitées à encaisser ;
    • de moyens d’encaissement variés ;
    • d’horaires d’ouverture des caisses appropriés ;
    • de caisses facilement repérables dans l’établissement.

    Paiement a posteriori en dehors des trois modalités de paiement expérimentées

    S’il s’avère que la modalité de paiement testée dans un secteur ne peut être utilisée pour certains patients et en dehors des services pilotes, d’autres solutions peuvent être adoptées pour améliorer le délai de paiement et le taux de recouvrement après la sortie du patient.

    Bilan sur les expérimentations de 2015 

    Tout d’abord, la faisabilité tant technique que réglementaire de ces techniques a rapidement été confirmée.

    Puis, l’acceptation des solutions de paiement tant par les patients que par les agents s’est avérée satisfaisante. Concernant plus particulièrement lesdits agents, l’encadrement des employés réfractaires à l’introduction de ces nouveaux processus, la sensibilisation des équipes au recouvrement ainsi que la simplification des procédures administratives ont constitué des facteurs de succès majeurs à la mise en œuvre des trois méthodes.

    Ces trois solutions ont finalement permis d’améliorer le taux de recouvrement dans la plupart des établissements participant à Simphonie.

  • Le cabinet Ylios chargé de développer les services numériques de santé à Monaco

    Le département des Affaires sociales et de la Santé monégasque ainsi que Frédéric Genta, délégué interministériel chargé de la transition numérique de la principauté, ont organisé un séminaire le 26 juin 2018 devant une cinquantaine de médecins locaux pour expliquer la mise en œuvre à venir des premiers systèmes de santé numériques à Monaco, dont le développement a été confié à la société parisienne Ylios.

    Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’engagement du département des Affaires sociales et de la Santé, qui a mis en place en décembre 2017 une démarche destinée à définir les grandes lignes de la politique de santé numérique monégasque.

    Ylios doit établir une stratégie pour le déploiement de la e-santé à Monaco

    Dans le cadre du contrat signé avec la principauté, une mission d’accompagnement à la mise en œuvre d’une stratégie pour le développement de la santé numérique à Monaco a été confiée à Ylios, cabinet de conseil indépendant intervenant auprès de grands groupes internationaux, d’entreprises et d’institutions en France et en Europe.

    Concrètement, la société parisienne doit établir une feuille de route de la stratégie de e-santé à Monaco et cibler les premières actions à mener à court et à moyen termes.

    Faciliter l’échange de données patients entre professionnels de la santé

    L’objectif est de faire en sorte que les caisses de sécurité sociale, les médecins, les infirmiers, les pharmaciens et les autres professionnels du secteur puissent échanger facilement les données de leurs patients et ainsi améliorer le suivi des soins.

    1ère solution à venir : la prise de rendez-vous médicaux en ligne

    À l’occasion du séminaire qui s’est tenu en juin 2018, l’ensemble des parties-prenantes de l’écosystème de santé monégasque ont pu apporter leur contribution à la construction de la feuille de route et s’accorder sur les premières solutions à mettre en place.

    Parmi elles : la prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de ville ou du Centre hospitalier Princesse Grace depuis un ordinateur ou une application smartphone. Cette application, qui devrait être opérationnelle dans six à huit mois, permettra à terme d’accéder à une trentaine de services, précise Ylios.