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  • #FASN2018 : le Challenge start-ups des 36 heures chrono Hôpital du futur

    À l’occasion des rencontres nationales « 36 heures chrono Hôpital du futur » de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) prévue le 20 septembre 2018 à Paris, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight lance un appel à projets pour son Challenge start-ups autour du thème « outils numériques des établissements de santé ».

    Cet appel s’adresse aux start-ups du domaine de la santé numérique souhaitant présenter leur projet le 20 septembre 2018 devant un auditoire d’experts.
     
    Les critères de sélection du jury seront centrés sur le caractère innovant de la solution candidate, sur la pertinence de la stratégie d’entreprise adoptée par la jeune société ainsi que sur la cohérence de l’équipe porteuse du projet.

    Le lauréat du challenge bénéficiera, en plus de l’opportunité de se rendre visible sur scène et dans l’espace « showroom networking », d’un accès à un réseau de 200 décideurs en santé numérique, de 2 places offertes au prochain rendez-vous #FASN et de 6 mois d’abonnement à la plateforme d’information Health & Tech Intelligence.

    L’inscription peut être réalisée gratuitement et avant le 6 septembre 2018 via le lien ci-contre.

    Tous les participants du concours recevront une entrée gratuite à l’événement. Les modalités pratiques du challenge seront transmises aux participants après leur inscription.

  • Données privées : l’Asso médicale australienne va rencontrer le ministre pour lever « toute ambiguïté »

    Le nouveau président de l’Association médicale australienne (AMA), Tony Bartone, a déclaré courant juillet 2018 avoir reçu des engagements écrits du ministre de la Santé, Greg Hunt, et du département de la Santé, assurant que les autorités policières n’auraient pas accès aux données répertoriées dans le dossier de santé numérique national, My Health Record (MyHR), en l’absence d’une ordonnance judiciaire.

    Dans une déclaration publiée en juillet 2018, l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), qui exploite le système MyHR, a déclaré qu’ »aucun document n'[avait] été publié au cours des six dernières années et [qu’]aucun ne sera publié à l’avenir sans une ordonnance du tribunal/du coroner ou d’un ordre similaire ».

    Tony Bartone a indiqué lors d’un événement organisé par le National Press Club (NPC) qu’il avait l’intention d’organiser une rencontre avec le ministre de la Santé, Greg Hunt, pour s’assurer que « toute ambiguïté [sur le sujet] soit levée ». Il a par la suite annoncé que le ministère l’avait contacté « pour organiser une réunion afin de discuter de tous les aspects du déploiement de My Health Record ».

    « La priorité de l’AMA a toujours été de soutenir [MyHR] et ses précurseurs pour les bénéfices cliniques importants qu’il apportera aux médecins, aux patients et au système de santé », a expliqué le président de l’association dans un communiqué publié à la suite de son discours. L’AMA a toujours été protectrice et vigilante quant à la confidentialité de la relation médecin-patient, et elle ne devrait pas être affectée [dans le cadre de l’implémentation du dossier de santé numérique]. Compte tenu du débat public cette semaine [sur les inquiétudes relatives à la création automatique d’un DMP pour tous les Australiens], j’appuie les appels lancés au gouvernement pour qu’il fournisse de solides garanties quant à la sécurité sur le long terme des [données privées recueillies sur] My Health Record. »

    L’opposition suggère la suspension du déploiement de MyHR

    « [Greg Hunt] s’est engagé à dissiper toute ambiguïté apparente dans la législation originale de 2012 avec une réponse qui comble les attentes de l’AMA », a précisé Tony Bartone.

    Le chef de l’opposition, Bill Shorten, a déclaré que, bien qu’il ait soutenu la mise en place de dossiers de santé numériques, le gouvernement fédéral devrait interrompre le développement de My Health Record, du moins provisoirement. « Je pense qu’il serait judicieux de la part du gouvernement de suspendre le déploiement du système [MyHR] jusqu’à ce que toutes les questions de confidentialité soient réellement traitées, a-t-il déclaré à la presse le 25 juillet 2018 (source : Computerworld.com.au). J’ai l’impression qu’ils ont consulté des professionnels de la santé mais que la communauté dans son ensemble ne sait pas qui aura accès [aux] dossiers. »

    My Health Record : aucune divulgation des données autorisée sans mandat

    La semaine du 23 juillet 2018, un article publié par la Bibliothèque du Parlement a fait valoir que l’article 70 de la loi sur l’établissement du système de My Health Record « [représentait] une diminution significative du seuil légal relatif à la divulgation de renseignements médicaux privés aux organismes d’application de la loi ».

    « À l’heure actuelle, à moins qu’un patient ne consente à la divulgation de ses dossiers médicaux ou que sa divulgation ne soit requise pour satisfaire aux obligations de signalement d’un médecin (par exemple en cas de suspicion d’abus sexuel sur un enfant), les organismes d’application de la loi peuvent seulement accéder aux dossiers d’une personne par l’intermédiaire de son docteur et avec un mandat, une citation à comparaître ou une ordonnance de cour », précise l’article.

    État de la législation sur la divulgation des données à un organisme d’application de la loi

    En vertu de l’article 70 de la loi sur My Health Record (My Health Records Act 2012), l’ADHA, en tant qu’opérateur du système MyHR, est autorisée à divulguer des données à un organisme d’application de la loi s’il « croit » que cette divulgation est « raisonnablement nécessaire » pour :

    • « la prévention, la détection, l’investigation, la poursuite ou la répression des infractions pénales, des violations d’une loi imposant une sanction ou des infractions à une loi prescrite » ;
    • « l’application des lois relatives à la confiscation des produits du crime » ;
    • « la préservation des recettes publiques » ;
    • « la prévention, la détection, la réparation d’un acte sérieusement répréhensible ou prescrit [ou l’investigation relative à cet acte] » ;
    • «la préparation ou la conduite d’une procédure devant une cour ou un tribunal, ou l’exécution des ordonnances d’une cour ou d’un tribunal».

    L’article spécifie que l’Agence de la santé numérique australienne a déclaré que sa politique d’exploitation des données exigeait l’utilisation d’un mandat pour permettre la divulgation d’informations alors que la législation nationale ne l’impose pas.

    Le Parti travailliste demande une prolongation de la période permettant de se retirer de MyHR

    Au cours de la semaine du 23 juillet 2018, Catherine King, porte-parole sur les questions de santé du Parti travailliste (Labor), a demandé une prolongation de la période de trois mois au cours de laquelle les citoyens australiens peuvent se retirer du système My health Record (opt-out option). Ceux qui ne manifestent pas leur volonté de retrait du système auront un dossier à leur nom automatiquement créé.

  • #FASN2018 : fédérer et rapprocher les acteurs de la santé (20/09/2018, Paris)

    Les rencontres nationales 36 heures chrono, prochaine étape de la campagne #FASN, , organisée par l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight, se déroulera à Paris le 20 septembre 2018 autour du thème « hôpital du futur ».

    Lancée en janvier 2015 pour une durée initiale de deux ans, la campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (FASN) vise à soutenir la filière e-santé et les acteurs investis dans la transformation numérique et l’amélioration du système sanitaire et médico-social. Elle a notamment vocation à fédérer et à rapprocher les acteurs de la santé dans un contexte où les régions consacrent d’importants moyens autour de projets dans le domaine de la santé et du vieillissement.

    L’inscription à l’événement peut se faire via le lien ci-contre.

    Programme

    • 09h00 : Accueil
    • 09h30 : Introduction Care Insight
    • 09h35 : Agora « L’hôpital du futur : rôle, ambitions numériques et concrétisation

    Intervenants : Cécile COURRÈGES, directrice générale, DGOS ; Philippe SUDREAU, directeur général, CHU de Nantes ; Pr. Patrick VIENS, président, Unicancer ; un représentant de la FHF

    • 10h20 : Keynote « Le bloc opératoire de demain »

    Orateur : Brice GAYET, chirurgien général à l’Institut mutualiste Montsouris, Paris

    • 10h40 : Pause café network

    • 10h55 : Les Lab #FASN : Co-construisons la santé de demain

    LAB 1 : Hôpital hors les murs : acteur du parcours

    Intervenants : Brigitte BOUZIGE, vice-présidente, Fédération française des maisons et pôles de santé ; Gilles CALAIS, président de CME, CHRU de Tours ; Dr Jacques LUCAS, premier vice-président du Conseil national de l’Ordre des Médecins

    LAB 2 : Anticipation organisationnelle : la création d’un double numérique de l’hôpital

    Intervenants : Didier ALAIN, senior manager, ANAP ; Isabelle GENDRE, DSI, CHU de Dijon ; Dominique PICAULT, directrice de la stratégie et des activités, CHU de Lille

    LAB 3 : Les clés d’une réorganisation architecturale, écologique, technologique, évolutive

    Intervenants : Roman CENCIC, directeur général, Centre hospitalier Alès-Cévennes ; Christophe MUSSET, directeur de la transformation, ELSAN ; Thomas SCHINKO, responsable du colloque Union international des architectes 2018, directeur, VASCONI Architectes

    • 12h10 : Restitution des « FASN LAB en session plénière 

    • 12h40 : Pause déjeuner network

    • 13h30 : Start-up challenge

    Comité de sélection : Livia AOUIZERATE, responsable Projets R&D, Medicen ; Amina BELKHIR, déléguée régionale, Grand Enov ; Joséphine MARIE, chargée d’investissements pour le fonds patient autonome, Bpifrance

    • 14h00 : les #FASN LAB « Construisons la santé de demain »

    LAB 4 : IA et robotique : quelle place leur donner dans l’organisation des soins ?

    Intervenants : David GRUSON, membre du comité de direction de la Chaire santé, Sciences Po Paris ; Franck LETHIMONNIER, directeur de l’institut thématique Technologie pour la santé, INSERM ; Nicolas PÉJU, directeur général adjoint, ARS IDF

    LAB 5 : Intégration du numérique : transformation des métiers et des compétences

    Intervenants : François LANGEVIN, Chaire management des Technologies de santé, EHESP ; Antoine MALONE, directeur de projet, FHF ; Aurélie PRIME, directrice des ressources Humaines, polyclinique Reims Bezannes

    LAB 6 : Partage de l’information : les GHT versus les établissements de santé communautaires 

    Intervenants : Gérard RAYMOND, vice-président de France Assos Santé, président de la Fédération française des diabétiques ; Pascale SAUVAGE, directrice, ASIP Santé ; Laurent TRÉLUYER, DSI, AP-HP

    LAB 7 : Co-construire l’hôpital de demain : innovation et prospective

    Intervenants : Géraud DANZEL D’AUMONT, sales manager Europe de l’Ouest, NEXANS ANS ; un DSI d’un établissement support GHT ; un directeur général d’un établissement non support GHT ; un représentant d’une fédération hospitalière

    • 15h15 : Pause café network

    • 15h30 : Start-up challenge – annonce du lauréat

    • 15h40 : Restitution des #FASN LAB en session plénière 

    • 16h10 : Les minutes de l’innovation

    Comité d’experts : Jean-François GOGLIN, conseiller national SI, Fehap ; Cyrille POLITI, conseiller transition numérique, FHF ; Emmanuel REYRAT, DSI, groupe Unicancer ; un représentant de la FHP

    • 17h15 : Clôture – Cocktail Network
  • #FASN2018 : un appel à communication pour l’innovation numérique au sein des établissements de santé

    Dans le cadre des rencontres nationales de la santé numérique « 36 Heures Chrono Hôpital du Futur », qui se tiendront à Paris le 20 septembre 2018, l’entreprise Care Insight, organisatrice de la campagne Faire avancer la santé numérique (#FASN), a lancé le 4 juillet 2018 un appel à communication pour ses « minutes de l’innovation » sur le thème « innovation numérique au sein des établissements de santé ».

    Les minutes de l’innovation visent à évaluer et à promouvoir des projets innovants de e-santé déployables au sein d’établissements de santé pour un système sanitaire plus efficient. Une attention particulière sera notamment portée aux projets contribuant :
    • à faciliter l’exercice coordonné des professionnels de santé hospitaliers ou à relier la ville à l’hôpital ;
    • à améliorer la qualité ou la sécurité de la prise en charge des patients ;
    • à optimiser les actions de prévention au sein des établissements de santé ;
    • à faciliter l’usage des technologies numériques ou à développer l’offre de formation aux technologies numériques pour les acteurs hospitaliers.

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 5 septembre 2018.
    Les finalistes seront annoncés le 11 septembre 2018 et auront jusqu’au 17 septembre 2018 pour transmettre la présentation finale de leurs projets, pour un exposé public par binômes prévu lors des rencontres nationales de la santé numérique, le 20 septembre 2018.

    Le formulaire d’inscription est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Critères de sélection des projets

    Les projets seront sélectionnés par un comité d’experts puis réévalués le jour de la présentation au regard de 5 critères :

    • accessibilité géographique, budgétaire, ergonomique, etc. ;
    • coordination : les projets permettent-ils de favoriser la collaboration entre professionnels médicaux et para-médicaux ? ;
    • efficience économique et financière ;
    • co-construction, critères d’évaluation du degré d’implication des parties prenantes dans la conception et le déploiement des projets ainsi que de la pluralité des acteurs engagés ;
    • décloisonnement : le projet contribue-t-il au décloisonnement du système de santé, des pratiques ?

    Pour être éligibles, ils devront remplir au moins 2 de ces critères. Un projet « coup de cœur » sera choisi par le jury.

    Ils doivent en outre être finalisés ou en cours de déploiement : leur état d’avancement doit permettre un retour d’expérience concret des réalisations et des actions.

    Récompenses

    Les minutes de l’innovation ont pour objectif d’augmenter la visibilité des projets sélectionnés et de contribuer à leur déploiement par la mise à disposition d’un réseau d’experts régionaux et nationaux, de professionnels de la filière.

    Aussi, le projet sélectionné par le comité d’experts bénéficiera d’une communication spécifique au cours de la campagne #FASN sur le site officiel, sur les réseaux sociaux et sur les supports de communication diffusés lors de ces rencontres.

    En outre, les porteurs des projets sélectionnés auront accès à la plateforme de veille Health & Tech Intelligence, au dîner du Cercle des décideurs numérique & santé et à l’annuaire matchmaking des 36 Heures Chrono.

  • L’Hcéres évalue l’activité de recherche de l’AP-HP et souligne son excellence

    Le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), instance indépendante chargée d’évaluer l’organisation et la production scientifique, a publié pour la première fois en juin 2018 un rapport d’évaluation des activités de recherches de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). La procédure d’évaluation, qui aura lieu tous les 5 ans, a conduit l’Hcéres à conclure en l’excellence des recherches menées par l’AP-HP.

    En effet, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris, dont les 12 groupements hospitaliers (GH) font partie des 38 meilleurs établissements français, occuperait le 13ème rang mondial pour la recherche en oncologie et en chirurgie, le 9ème rang pour la recherche sur les pathologies cardiovasculaires et le 8ème rang pour les recherches relevant de l’infectiologie.

    Son activité est par ailleurs en progression avec 865 brevets et 272 licences actifs déposés par l’AP-HP, plus de 3 000 projets de recherche, un nombre élevé de publications, un haut taux de succès aux appels d’offres (11 dossiers sur 24 déposés retenus), un soutien institutionnel important aux activités de recherche et des échanges nombreux entre les services hospitaliers et les unités de recherche académique permis par la création d’unités de recherche clinique (URC) physiquement localisées au sein des établissements et de 16 départements hospitalo-universitaires (DHU).

    Si des choix stratégiques forts (création d’une Chaire d’économie de la santé, actions de structuration de l’innovation, collaborations avec l’entrepôt des données de santé (EDS) et avec des unités de recherche paramédicale) contribuent à son rayonnements, son volume et sa situation géographique à proximité des grandes écoles et universités « rend impossible toute comparaison » avec d’autres délégation à la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) françaises.

    La DRCI, moteur de la recherche à l’AP-HP

    La délégation à la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) de l’AP-HP est une structure placée sous la tutelle de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris et de la DGOS. Son rôle est d’apporter son expertise afin de soutenir le pilotage des projets de recherche en accompagnant les investigateurs de l’AP-HP dans la conception, la réalisation (aide méthodologiques, etc.) et la valorisation (financements, promotion, publication des résultats, commercialisation via des partenariats avec des entreprises, etc.) de leurs recherches.

    Elle est composée de :

    • 5 pôles aux ressources mutualisées ;
    • 2 structures transversales : l’URC Eco et le département des essais cliniques (DEC) de l’Agence générale des équipements et produits de santé (AGEPS).
    • 5 autres structures transversales de recherche : le Centre Cochrane français, le Centre d’évaluation du dispositif médical (CEDM), le Centre de pharmaco-épidémiologie et la Chaire Hospinomics.

    La DRCI joue en outre un rôle d’interface avec divers organismes de recherche (Inserm, CNRS, CEA, INRA, universités), les pouvoirs publics (ministère des Solidarités et de la Santé, DGOS, ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, etc.), les autorités administratives (ANSM, CNIL, etc.) ainsi qu’avec les instances nationales représentatives de la recherche (AVIESAN, CPI, CNCR, Commission recherche et innovation des CHU) et les instances régionales telles que les Groupements interrégionaux de recherche clinique et d’innovation (GIRCI).

  • Tencent va proposer le contenu médical du site américain WebMD aux utilisateurs chinois de WeChat

    Le géant chinois de l’internet Tencent présentera le contenu médical du site de santé new-yorkais WebMD d’ici la fin 2018 sur sa plateforme de réseau social WeChat (environ 1 milliard d’utilisateurs actifs) et sur QQ, la messagerie instantanée la plus utilisée en Chine, a rapporté le 24 juillet 2018 le Wall Street Journal. L’objectif est d’étoffer l’offre de sources d’informations médicales en ligne fiables au sein du pays.

    Le récent accord de licence signé entre Tencent et WebMD autorise le premier groupe à traduire le contenu relatif à la santé de WebMD, dont les articles et les vidéos du site, pour les utilisateurs des deux applications citées. Les détails financiers de la collaboration n’ont pas été rendus publics.

    Selon les modalités du contrat, le contenu chinois de WebMD sera adapté à l’audience nationale et se concentrera sur les maladies ayant une plus forte prévalence en Chine, comme le cancer du poumon.

    Chine : la fiabilité des informations médicales en ligne pose question

    WeChat : source d’informations de santé n°1 du pays

    Selon une enquête menée en 2017 par le journal officiel de la Ligue de la Jeunesse communiste chinoise China Youth Daily, près de 60 % des Chinois utilisent WeChat comme source majeure d’informations médicales et sanitaires, précédant la télévision et internet. Plus de 50 % des personnes interrogées ont indiqué avoir déjà été victimes de conseils de santé non professionnels.

    Le gouvernement concerné

    « Les [citoyens] ont été bouleversés par les incertitudes sur la fiabilité des informations médicales en ligne, avait déclaré le P.-D.G. de Tencent Ma Huateng, aussi connu sous le nom Pony Ma, lors d’une conférence de presse organisée l’année dernière à l’occasion des China’s Two Sessions 2017, intitulé désignant les deux réunions annuelles que sont la Conférence consultative politique du peuple chinois (CPPCC) et l’Assemblée nationale populaire (NPC). Nous espérons avoir un produit de propriété intellectuelle faisant autorité et professionnel qui soit reconnu mondialement et [ayant une réelle valeur] pour le bien-être du public. » (source : South China Morning Post)

    Le gouvernement encourage l’innovation en santé

    Selon un rapport publié en 2017 par McKinsey & Company, le marché de la santé en Chine connaît la croissance la plus rapide au monde parmi les principales économies mondiales, avec une croissance annuelle de 12 % qui pourrait lui permettre d’atteindre le 1 milliard de dollars US (855 M €) d’ici 2020 et les 2,3 milliards (1,967 Md €) d’ici 2030.

    L’innovation dans l’industrie de santé est encouragée par les autorités. En mars 2018, le Premier ministre chinois Li Kegiang a annoncé dans son rapport de travail que le gouvernement intensifierait la recherche et le développement de l’intelligence artificielle et promouvrait le modèle « Internet Plus », incitant le développement de solutions numériques dans les industries traditionnellement « hors lignes », dans des secteurs tels que celui des soins médicaux et des soins aux personnes âgées.

    Par ailleurs, en novembre 2017, le gouvernement a chargé Tencent d’impulser le développement de l’imagerie médicale après que les plus grands groupes internet chinois, appelés « les BAT » (Baidu, Alibaba et Tencent), aient été désignés comme les champions nationaux de l’intelligence artificielle.

    Tencent multiplie les investissements en e-santé

    L’entreprise a lancé en 2017 son premier produit médical basé sur l’IA, Miying, utilisé pour des examens endoscopiques rapides et la détection de maladies dans une centaine d’hôpitaux de Chine. Elle a par ailleurs ouvert la même année ses propres cliniques physiques avec la filiale médicale Doctorwork à Pékin, Chengdu et Shenzhen. La société est également en train de développer ses capacités dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’analyse des big data par le biais de partenariats noués avec des hôpitaux et des cliniques du pays.

    L’accord conclu entre Tencent et WebMD vient s’ajouter à la série d’investissements réalisés ces dernières années par le groupe chinois dans le secteur de la health tech. Parmi les opérations les plus importantes menées jusqu’ici :

    • l’investissement (70 M US$ ; 59,9 M €), en 2014, dans DXY, une plateforme chinoise d’information médicale similaire à WebMD ;
    • l’annonce de l’entrée en bourse à Hong Kong d’ici la fin de l’année de WeDoctor Group, une entreprise de services de santé en ligne basée à Hangzhou soutenue par Tencent et évaluée à 5,5 milliards de dollars (4,7 Mds €).

    « L’application de la technologie contribuera à un développement plus équilibré des ressources médicales et des capacités de service », a déclaré Ma Huateng lors des China’s Two Sessions 2018.

    Des technologies telles que l’intelligence artificielle (IA), la réalité augmentée et virtuelle ainsi que le live streaming pourraient être exploitées dans le secteur des soins au sein des régions les moins développées du pays afin de pallier le manque de ressources médicales, a-t-il expliqué.

  • Le Medef Finistère soutient Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest

    Au cours de son université d’été annuelle, qui s’est tenue le 26 juin 2018 avec pour objectif d’échanger et de promouvoir le département, l’Union des entreprises du Finistère – Medef Finistère a soutenu Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest.

    Cet événement organisé en partenariat avec de nombreux réseaux économiques, notamment avec le Centre des jeunes dirigeants et des clubs d’entreprises, a cette années été centré sur les enjeux du recrutement et des changements sociétaux mais aussi sur des alternatives possibles aux modèles économiques courants.
    Dans ce cadre et afin de sensibiliser les entreprises à la recherche médicale menée sur ce territoire et soutenir l’emploi dans le département, l’université d’été a soutenu financièrement Innoveo : deux tiers du prix de chaque billet d’entrée ont été remis au président du fonds, également directeur général du CHRU de Brest.

    Créé en 2016 par le CHRU, Innoveo reçoit les dons d’un millier de mécènes pour six projets de recherche, qui concernent la prise en charge des grands prématurés (déjà financé), la prévention de l’embolie pulmonaire et des fausses couches (déjà financé), la création d’une bio-banque, la prévention de la perte de la marche des enfants et la chirurgie de précision dans la pose de prothèse de hanche.
    En juin 2018, Innoveo a en outre lancé un appel à projets autour de la prévention et de la lutte contre le cancer ; une collecte de fonds sera menée à la rentrée prochaine.

    Au moyen de ces projets, ce fonds qui intervient comme une structure opérationnelle et de relais, vise en particulier à :
    • soutenir et financer toute innovation à même de bénéficier aux patients, toute recherche menée dans le cadre des axes d’excellence du territoire (mucoviscidose, etc.) et toute action pédagogique facilitant l’acquisition d’une expertise ;
    • permettre au CHRU de Brest de conserver son rayonnement international dans le champs de ses recherches ;
    • développer ou renforcer les collaboration entre société civile et communauté scientifique.

  • Doc&You lance au Maroc la plateforme de e-santé ResoDoc

    Doc&You, dirigé par Christophe Jacquinet (fondateur et directeur général) et Olivier Pardessus (président), a annoncé le lancement au Maroc, en septembre 2018, de ResoDoc, une plateforme de gestion d’activité médicale et de mise en relation entre patients et professionnels de la santé (médecins et chirurgiens-dentistes). .

    De nombreuses fonctionnalités seront accessibles aux patients marocains résidant au Maroc ou à l’étranger ainsi qu’aux praticiens du pays. Ils auront notamment la possibilité d’accéder à un réseau digital de professionnels exerçant non seulement au Maroc mais également en Côte d’Ivoire et en France avant que le reste de l’Afrique du Nord et l’Afrique sub-saharienne ne soient intégrés à leur tour à ce réseau : après le lancement de ResoDoc en Afrique du Nord, il est prévu que la plateforme soit rapidement étendue à la Côte d’Ivoire, puis au Sénégal, au Ghana et au Gabon en 2018-2019 et enfin à l’Algérie et à la Tunisie en 2019-2020.

    L’accès à la plateforme, possible via smartphone, tablette ou ordinateur, est gratuit pour les patients et les télé-experts inscrits au réseau : selon l’entreprise, le lancement de cette plateforme au Maroc doit permettre de contribuer au rayonnement des praticiens du pays ainsi que des établissements (hôpitaux, cliniques, etc.) où ils exercent auprès de la population générale comme des autres professionnels de la santé tout en respectant, pour promouvoir des soins de qualité, des normes réglementaires propres aux différents états et des mesures de sécurité. Ainsi, le dispositif prend en compte les recommandations ordinales et fait appel à des hébergeurs agréés de données de santé.

    Les fonctionnalités accessibles aux praticiens ou patients marocains 

    Pour aider les praticiens marocains à améliorer la visibilité de leur activité auprès des patients et aux patients de prendre plus facilement contact avec le professionnel de la santé qui leur convient, ResoDoc met à disposition 6 services de e-santé :

    • un annuaire des professionnels de la santé géolocalisés, au profil renseigné par des fiches détaillées de présentation et d’information ;
    • une solution de prise et de gestion en ligne des rendez-vous comportant un système de rappel de rendez-vous par SMS ;
    • un service de télé-expertise médicale entre praticiens permettant aux professionnels d’échanger à distance des avis et des informations au moyen d’un télé-dossier sécurisé. L’accès à ResoDoc est par ailleurs ouvert gratuitement aux praticiens désireux de n’utiliser que ce service d’avis médicaux à distance en tant que télé-experts ;
    • un dispositif permettant de mener des staff vidéos médicaux en ligne. Dans ce cadre, le télé-dossier patient sécurisé constitue encore une fois la base des échanges par visio-conférence entre praticiens ;
    • un forum médical professionnel en ligne ouvert uniquement au praticiens ;
    • une fonctionnalité de contribution en ligne aux soins, qui donne aux proches résidant à l’étranger la possibilité de financer des consultations pour des patients marocains. 

    De plus, des fonctionnalités sont dédiées au paiement sécurisé d’actes de consultation ou de constitution de télé-dossier sécurisé.

    Dans le futur, la plateforme pourrait en outre proposer d’autres services tels qu’un dispositif d’adressage des patients entre praticiens exerçant dans différents pays au moyen du télé-dossier patient sécurisé.

    Objectifs : apports attendus de la plateforme aux praticiens marocains

    Selon Doc&You, la plateforme pourrait permettre :

    • d’optimiser le fonctionnement de l’activité des praticiens : réduction des coûts associés au secrétariat et en particulier à la prise de rendez-vous, facilitation de la facturation et du paiement par une solution de paiement sécurisé d’acte de consultation ou de télé-expertise, simplification de la constitution du dossier médical (télé-dossier sécurisé) du patient, etc. ;
    • d’améliorer la prise en charge des patients, par exemple au moyen de l’accès simplifié à un réseau de confrères ;
    • d’augmenter la visibilité des praticiens et ainsi de les aider à développer leur activité, à rencontrer de nouveaux patients, etc.

    Modèle économique

    L’accès à ResoDoc est gratuit pour les patients ou proches de patients résidant au Maroc ou à l’étranger ainsi que pour les praticiens désireux de n’utiliser que le service de télé-expertise de la plateforme en tant que télé-experts.

    Garanties réglementaires et de sécurité

    Relations avec les Ordres nationaux des praticiens

    La plateforme peut communiquer avec l’Ordre des praticiens du Maroc afin de vérifier les informations fournies par les praticiens lors de leur inscription. De plus, au cours de cette dernière est recueilli l’engagement des professionnels de la santé à respecter strictement le code de déontologie qui leur est applicable.

    Sécurisation des données

    Concernant l’hébergeur de données marocain, celui-ci respecte les bonnes pratiques européennes relatives à l’hébergement des données de santé, qui imposent des mesures, une infrastructure et une organisation particulières aux données sensibles.

    La sécurité logicielle est par ailleurs contrôlée selon les recommandations de l’Agence française des systèmes d’informations partagées de santé.

    En outre, ResoDoc s’engage à ne commercialiser aucune des données recueillies.

  • A Toronto, des chercheurs tentent d’entraîner une IA de diagnostic par de faux clichés d’imagerie

    L’université de Toronto a publié le 6 juillet 2018 un article concernant les résultats de recherches sur les logiciels de diagnostic et d’analyse de clichés d’imagerie assistés par intelligence artificielle (IA).
    Ces travaux portent en particulier sur les données servant de base aux analyses de tels logiciels : pour améliorer la rapidité et la précision du diagnostic notamment de maladies rare, pour lesquelles peu de clichés peuvent alimenter les IA, le département de génie électrique et informatique de l’université canadienne, en particulier le laboratoire d’intelligence artificielle en médecine (MIMLab) qui réunit des médecins, des scientifiques et des ingénieurs, a examiné le recours à des clichés d’imagerie artificiels produits par des procédés de machine learning (apprentissage automatique).

    L »apprentissage automatique peut en effet permettre de générer des radiographies simulées de pathologies rares afin d’augmenter les ensembles de données disponibles pour entraîner les IA à reconnaître des clichés réels révélateurs de maladies rares.

    Si l’étude a montré que ce procédé d’enrichissement des bases de données destinées aux intelligences artificielles pouvait améliorer les performances de ces dernières, il présente un autre avantage majeur : celui de s’affranchir de problèmes éthiques et pratiques liés à l’anonymisation des informations personnelles de nombreux patients.

    Problématique

    Selon l’université de Toronto, l’intelligence artificielle a le potentiel d’aider les professionnels à diagnostiquer des pathologies à partir de clichés d’imagerie, notamment des radiographies. Les chercheurs distinguent toutefois une limite au diagnostic assisté par IA : les maladies rares.

    En effet, pour qu’une intelligence artificielle puisse aider au diagnostic, celle-ci doit être reliée à une banque de milliers d’images étiquetées. Cependant, ces clichés ne sont pas assez nombreux pour les affections peu courantes.

    Pour pallier cette absence d’images pouvant servir de référence aux logiciels d’IA, les chercheurs de canadiens ont examiné une solution alternative : la production d’images synthétiques.

    Technique de production d’images synthétiques

    Pour créer ces radiographies artificielles, l’équipe de chercheurs a utilisé le deep convolutional generative adversarial network (DCGAN), algorithme capable de générer et d’améliorer continuellement les images simulées et composé de deux réseaux :

    • un premier réseau génère les images ;
    • l’autre réseau est chargé de distinguer les clichés synthétiques des radiographies réelles.

    Ces deux réseaux sont entraînés jusqu’à ce qu’un discriminateur ne puisse plus différencier les images réelles des images synthétiques.

    Puis, lorsque le nombre de radiographies artificielles créées est suffisant, celles-ci sont combinées avec des radios réelles afin de former un « réseau neuronal convolutionnel profond », qui classe les images en fonction de leur caractère normal ou pathologique.

    L’étude et ses résultats

    Le MIMLab a comparé les performances (critères de rapidité et de précision du diagnostic rendu) d’un logiciel de diagnostic assisté par une intelligence artificielle alimentée soit par l’ensemble des données réelles et artificielles, soit seulement par des clichés d’imagerie de patients réels.

    Ainsi, les chercheurs ont mis en évidence une amélioration non négligeable (jusqu’à 40 % pour certaines maladies rares) des performances de l’IA alimentée par des données réelles et artificielles par rapport à l’intelligence artificielle alimentée seulement par des données réelles, moins nombreuses.

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