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#FASN : rendez-vous et faits marquants de la campagne
La campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (#FASN) a été lancée en janvier 2015 par la société de conseil stratégique en e-santé Care Insight, dans l’optique de soutenir la filière e-santé et les acteurs investis dans la transformation numérique ainsi que dans l’amélioration du système sanitaire et médico-social.
Elle s’articule à travers une plateforme d’information en ligne (lien ci-contre) et des rencontres régionales, « les 36 Heures Chrono ».
Health & Tech Intelligence répertorie dans un dossier spécial tous les événements et faits marquants de la campagne #FASN.
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Yspo-Facto investit 1 M € pour concevoir des logiciels de conception de procédés de production
Ypso-Facto, société spécialiste de la conception de procédés chimiques et biotechnologiques, a annoncé sur son site web le 25 juillet 2018 un investissement de 1 million d’euros destiné au développement de logiciels de conception de procédés de chimie fine ou de biotechnologie au cours de l’année 2018-2019.
Dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA), l’entreprise a par ailleurs reçu une aide de 500 000 € de la part de Bpifrance et de la région Grand Est afin d’assurer l’adaptation du logiciel général de conception et d’évaluation de procédés Ypso-Proxima aux besoins réels des différents acteurs du domaine de la chimie fine et des biotechnologies. Le lancement commercial est prévu pour le deuxième semestre de l’année 2019.
Ce logiciel permet en particulier de combiner informations expérimentales, résultats de simulations numériques et intuition de l’utilisateur pour concevoir rapidement, souplement et rationnellement des procédés de production efficaces.Ypso-Proxima avait été conçu à la fin de l’année 2016 dans le cadre d’un programme d’innovation de 1,5 million d’euros, dans la continuité de celui qui avait permis de commercialiser en 2015 ChromWorksTM, un logiciel d’assistance à la conception de procédés chromatographiques.
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Une croissance mensuelle de 3 % pour l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016 (étude Jobflit)
La plateforme Jobflit a publié le 13 juillet 2018 les résultats d’une étude révélant une croissance mensuelle de 3 % de l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016. Ce bilan est tiré d’une analyse réalisée par le site sur près de 10 000 offres d’emploi dans la e-santé publiées en France au cours des 24 derniers mois.
L’étude met par ailleurs en évidence l’importance de la place tenue par les grandes entreprises dans le domaine de la santé numérique – 50 % des offres émanent de ce type de structures – ainsi que le dynamisme de la télémédecine : la moitié des offres d’emploi publiées en e-santé concernent ce secteur, qui recrute plus de développeurs que de médecins.
Bilan général : recrutement à la fin des stages et CDI
« 9 948 offres d’emploi en e-santé ont été publiées en France ces 24 derniers mois », indique l’étude. Ce chiffre est en constante hausse : le marché de l’emploi en e-santé croît de 3 %, contre 2 % pour le marché de l’emploi total.
Les profils professionnels les plus recherchés sont ceux des développeurs : 34 % des offres émises depuis 2016 les concernent, contre 33 % adressées aux médecins et 28 % aux commerciaux.
En outre, 74 % des offres sont des CDI alors que dans l’ensemble du marché du travail français, seuls 51 % des contrats sont à durée indéterminée. Ces contrats peuvent par ailleurs être obtenus après un stage : 57 % des offres de stage ouvrent la voie à une embauche potentielle en fin de contrat.
Prédominance de la télémédecine
Sur les quatre domaines de la santé numérique (télé-santé, télémédecine, m-santé, dossiers électroniques) définis par Jobflit, c’est la télémédecine qui représente la part d’offres la plus importante, avec 51 % des offres émises depuis juin 2016 et une évolution mensuelle moyenne de 5 %.
Les entreprises spécialisées dans les systèmes de dossiers numériques de santé arrivent en deuxième position, avec 30 % des offres et une croissance de 4 % sur la période étudiée.
La santé sur mobile représente quant à elle 13 % des annonces d’emploi et une croissance de 8 %, contre 6 % des offres et de croissance pour le secteur de la télé-santé.
Prédominance des grandes entreprises
La e-santé constitue l’activité de plus de 1 000 organisations, qui s’avèrent être principalement de grandes entreprises : 45 % des offres d’emploi sont publiées par de grandes entreprises et cabinets de conseil, 40 % par des PME et 23 % par des start-ups.
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GPI : mise en place d’un « Comité stratégique modernisation solidarités santé » (Cosmoss)
Dans une instruction datée du 10 juillet 2018 (lien ci-contre) et mise en ligne le 25 juillet 2018, la secrétaire générale des ministères chargés des Affaires sociales, Sabine Fourcade, a annoncé la mise en place du Comité stratégique modernisation solidarités santé (Cosmoss) pour » le pilotage des initiatives financées par le grand plan d’investissement (GPI) et dont la ministre des solidarités et de la santé[, Agnès Buzyn,] est chef de file ».
Le document précise que le Cosmoss est compétent sur les actions financées par le plan gouvernemental ne relevant pas du Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo).
Le GPI prévoit de dédier au secteur de la santé une enveloppe de 4,9 milliards d’euros, dont 3 millions à la rénovation des bâtiments et des équipements hospitaliers.
Fonctionnement du Cosmoss
Le secrétariat du comité stratégique modernisation solidarités santé est assuré par le secrétariat général des ministères chargés des Affaires sociales.
Il a pour missions, entre autres :
- la planification et l’envoi des invitations ;
- la consolidation des documents à étudier en comité (la liste des documents à produire est fixée dans l’instruction du 3 janvier 2018) ;
- la définition d’une trame permettant d’assurer le suivi de chaque initiative et indiquant notamment, pour chaque projet, le cadencement annuel du financement et des économies, les principaux jalons et le retour sur investissement attendu ;
- le compte rendu des séances.
Le comité se réunira à chaque semestre, soit deux fois par an. Des « séances exceptionnelles » peuvent être organisées en cas de nécessité, précise toutefois l’instruction.
« Chaque projet peut être instruit au fond dans un cadre approprié et selon une comitologie adaptée », est-il spécifié. Des experts peuvent être rassemblés au sein d’un groupe contact par le secrétaire du Cosmoss afin d’examiner certains points nécessitant une expertise particulière. Ce groupe devra informer le comité de cette consultation au cours de la prochaine réunion du Cosmoss.
La secrétaire générale des ministères chargés des Affaires sociales, Sabine Fourcade, signale dans le document que les débats ne sont pas publics. Tous les membres du comité s’engagent à ne pas diffuser ni commenter les débats du comité stratégique modernisation solidarités santé « dans quelque média que ce soit ». Cependant, la ministre de la Santé peut choisir de rendre publiques certaines informations.
Objectifs et périmètre d’intervention du Cosmoss
Objectifs
Le Cosmoss a été créé pour :
- établir des lignes d’actions de l’initiative : le ministère des Solidarités et de la Santé lui transmet les propositions d’actions participant à la mise en place des initiatives dont il est le chef de file et dont le financement est réalisé par des crédits identifiés dans le cadre du GPI ;
- sélectionner des actions ou des programmes d’actions financés dans le cadre du grand plan d’investissement ;
- suivre l’exécution des dépenses sur la base d’un état des lieux de consommation des crédits du GPI couvrant les actions choisies ;
- suivre des initiatives portées par le ministère en tant que chef de file (avancement, indicateurs).
Périmètre d’intervention
Le périmètre d’intervention du comité stratégique modernisation solidarités santé est défini par les actions financées ou identifiées par des crédits du grand plan gouvernemental et relevant de l’une des trois initiatives dont le ministère des Solidarités et de la Santé est chef de file, soit :
- l’initiative 23 : accélérer la transition numérique du système de santé :
- 23-1 : numériser les hôpitaux et leur environnement : programme Hop’EN ;
- 23-2 : assurer une prise en charge mieux coordonnée du patient : programme e-parcours ;
- 23-3 : accompagner le développement de la télémédecine ;
- 23-4 : développer une stratégie d’intelligence artificielle ;
- l’initiative 24 : accélérer la transition numérique du système de cohésion sociale ;
- l’initiative 25 : développer les maisons de santé.
Composition du Cosmoss
Les membres permanents du comité, « avec voix délibérative », sont :
- le secrétaire général des ministères chargés des Affaires sociales ;
- le directeur général de l’organisation des soins ;
- le directeur de la Sécurité sociale (DSS) ;
- le directeur général de la cohésion sociale ;
- le directeur de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ;
- le directeur général de la santé ;
- le directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie ;
- le secrétaire général pour l’Investissement ;
- le directeur du Budget ;
- des personnalités qualifiées « dans la limite du tiers des membres permanents ».
Les membres actuels du Cosmoss sont ainsi :
- Sabine Fourcade, secrétaire générale des ministères chargés des Affaires sociales.
- Suppléante : Annaïck Laurent, secrétaire générale adjointe des ministères chargés des Affaires sociales ;
- Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins.
- Suppléante : Marie-Anne Jacquet, sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins ;
- Jean-Marc Aubert, responsable de la Drees.
- Suppléante : Stéphanie Combes, chef de la mission d’administration des données de santé ;
- Jean-Philippe Vinquant, directeur général de la cohésion sociale.
- Suppléant : François Guérillon, chef de la mission de management de l’information et gouvernance des systèmes d’information ;
- Jérôme Salomon, directeur général de la santé ;
- Nicolas Revel, directeur général de la Cnam ;
- Amélie Verdier, directrice du Budget ;
- Jean-Christophe Dantonel, secrétaire général du grand plan d’investissement ;
- Côme Berbain, secrétariat d’État chargé du numérique.
- Suppléant : un représentant de la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication (DINSIC).
Et les personnalités qualifiées :
- Pr. Lise Rochaix, économiste à l’École d’économie de Paris (Paris School of Economics) ;
- François-Xavier Petit, directeur de l’évaluation et du développement à l’école 42 (ensemble de trois établissements privés d’autoformation en informatique situés en France, en Belgique et aux États-Unis) ;
- Gérard Raymond, vice-président de France Assos Santé.
Chaque membre permanent du Cosmoss, en dehors des personnalités qualifiées, doit désigner un suppléant pour le représenter au sein du comité.
Les personnalités qualifiées, quant à elle, devront rédiger un courrier d’engagement attestant de leur absence de conflit d’intérêt identifié. Si un conflit potentiel non préalablement identifié est repéré lors de l’examen d’un dossier ou d’un projet, le secrétaire du Cosmoss aura la possibilité de demander à ce que la personnalité qualifiée « s’abstienne de toute participation aux débats et à la décision ».
Lorsque l’ordre du jour le justifie, le comité peut entendre des représentants d’autres administrations. Par ailleurs, le président du Cosmoss pourra inviter le responsable ministériel en charge des actions de modernisation financées par le fonds pour la transformation de l’action publique (FTAP) pour garantir la cohérence du suivi des différents plans.
Enfin, le ministre de la Santé a le pouvoir de déléguer la présidence du comité au secrétaire général ou au secrétaire général adjoint du ministère.
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#FASN2018 : les datas et la santé au cœur de l’étape parisienne du 15/11/2018 de la campagne
Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) 2018, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise le 15 novembre 2018 dans ses locaux parisiens un événement « 36 heures chrono » centré sur la problématique des données en santé.
Le programme, qui comportera des ateliers (LAB), des keynotes, des challenges de start-ups, etc., sera précisé ultérieurement.