Commonwealth Centre for Digital Healthnull
Articles
-
Été 2018 : un arrêté précise la méthodologie pour analyser les risques, dont les cyber-menaces
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.
Un arrêté du Premier ministre Édouard Philippe publié le 12 juillet 2018 au Journal officiel (lien ci-contre) précise la méthodologie à adopter dans le cadre des analyses de risque à mener dans les 12 secteurs d’activités d’importance vitale mentionnés dans un arrêté du 2 juin 2006, dont celui de la santé fait partie. Le but est notamment d’ »apprécier le niveau de ces risques afin de définir les objectifs de sécurité et d’optimiser les moyens à mettre en œuvre« .
En ce qui concerne le domaine de la santé, le ministère des Solidarités et de la Santé a pour mission d’identifier les opérateurs d’importance vitale (OIV) de l’industrie devant faire l’objet de mesures de sécurité spécifiques contre les actes de malveillance, tels que les cyber-attaques et les risques naturels, technologiques et sanitaires.
Différents établissements de soins, dont plusieurs CHU, ont été classés comme OIV mais la liste précise reste confidentielle pour des raisons de sécurité nationale.
-
Été 2018 : l’avenant à la convention médicale sur le déploiement de la télémédecine est paru au JO
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.
L’avenant n°6 à la convention médicale sur le déploiement de la télémédecine en France est paru le 10 août 2018 au Journal officiel (lien ci-contre). Il a été signé en juin par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et les cinq syndicats représentatifs des médecins libéraux : le Syndicat des médecins libéraux (SML), le syndicat de médecins généralistes MG France, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), l’Union syndicale des spécialistes des plateaux techniques lourds (Le Bloc) et la Fédération des médecins de France (FMF).
Cet accord acte l’entrée dans le droit commun de la téléconsultation et de la télé-expertise dès le 15 septembre 2018 pour la téléconsultation (TLC) – « Tout assuré, quel que soit son lieu de résidence, et tout médecin, quelle que soit sa spécialité » pourra y recourir, a souligné la Caisse national de l’assurance maladie (Cnam) dans un dossier de presse – et dès 2019 pour la télé-expertise (TLE).
Il marque la fin des expérimentations de financement des actes de TLC et de TLE engagées par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014 et le passage de la prise en charge dans un financement de droit commun. Cependant, la télésurveillance restera financée de manière expérimentale pendant quatre ans.
L’avenant n°6 détaille le montant des rémunérations prévues pour les professionnels de santé concernés par un service de consultation en ligne et précise les conditions à respecter pour pratiquer la télémédecine en accord avec la législation, notamment en ce qui concerne la protection des données de santé et la bonne organisation des soins (plus de détails dans l’article « La Cnam a présenté son projet d’avenant sur le financement de la télé-expertise » en lien ci-contre).
-
Été 2018 : Babylon et l’assureur Prudential déploient des services de santé basés sur l’IA en Asie
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché asiatique.
Prudential Corporation Asia, filiale de la compagnie d’assurance britannique Prudential plc, et la société britannique Babylon Health ont annoncé en août 2018 s’être associées pour développer des services de santé numériques basées sur l’intelligence artificielle (IA) en Asie.
L’expertise de Babylon en IA – le groupe propose aux patients des services de santé basés sur l’intelligence artificielle, dont une évaluation personnalisée de leur état de santé – sera mise à la disposition des clients de Prudential au sein du continent. La compagnie basée à Hong kong, l’un des principaux fournisseurs d’assurance en Asie, compte plus de 14 millions de clients répartis dans 12 pays et les recettes de l’entreprise au niveau des contrats premium ont dépassé les 800 millions de livres en 2017 (environ 893,3 M €).
Le groupement Prudential-Babylon fournira aux clients des marchés asiatiques un accès continu à un ensemble d’outils de e-santé, en complément de la gamme de produits d’assurance existante de Prudential.
Objectif : répondre aux besoins de santé d’une population pas ou sous-assurée
« Le partenariat stratégique avec Babylon est conforme à notre ambition de répondre aux besoins de santé non satisfaits en Asie, où la majorité de la population n’est pas assurée ou sous-assurée [mais aussi où l’on observe un vieillissement de la population et une augmentation des coûts médicaux] », a déclaré Nicolaos Andreas Nicandrou, directeur général de Prudential Corporation Asia (source : Enterpriseinnovation.net).
Des dispositif d’auto-assistance et des informations sanitaires en temps réel
La filiale asiatique de l’assureur britannique souhaite élargir son offre de protection en englobant à la fois le domaine de la prévention et celui du report des événements indésirables pour la santé. En proposant à ses clients des outils d’auto-assistance et des informations sanitaires en temps réel, Nicolaos Andreas Nicandrou pense que « [les dispositifs de] Babylon les [inciteront] à jouer un rôle actif dans la compréhension et la gestion de leurs besoins de santé actuels et futurs ».
Les 12 marchés au sein desquels est présent Prudential Corporation Asia sont le Cambodge, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam.
Plus de détails à venir
Les détails concernant le marché visé et les dates de lancement des nouveaux services de Prudential développés avec le soutien de Babylon seront annoncés au cours de l’année.
-
Été 2018 : Tencent Doctorwork fusionne avec Trusted Doctors pour renforcer son réseau en Chine
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché asiatique.
Le 9 août 2018, le géant de l’internet chinois Tencent a annoncé la fusion entre son unité médicale Tencent Doctorwork et XingRen Trusted Doctors, une start-up de e-santé basée à Shanghai, dans l’optique d’agrandir son offre de soins privé et de former un écosystème de service de santé en ligne et hors ligne au sein de la Chine, où l’accès aux soins peut s’avérer difficile.
La nouvelle société Tencent Trusted Doctors disposera de 33 cliniques réparties dans huit villes de Chine, devenant ainsi le plus important réseau de soins médicaux privés du pays, indique une lettre interne envoyée aux employés par le P.-D.G. de Trusted Doctor, Martin Shen (source : South China Morning Post).
Une fusion entre deux sociétés en pleine croissance
Tencent Doctorwork est une coentreprise fondée en 2016 par Tencent, GAW capital (Hong Kong et Shanghai), Medlinker et Sequoia Capital China, disposant de systèmes de gestion en ligne et de 23 cliniques à travers la Chine. Il s’agit de l’une des nombreuses sociétés de services médicaux soutenues par le groupe Tencent.
Lancé en 2014, XingRen Trusted Doctors est une plateforme professionnelle regroupant plus de 430 000 médecins enregistrés en Chine. Avant la fusion avec Doctorwork, elle avait prévu d’étendre son réseau à 31 cliniques et 10 centres de chirurgie d’ici la fin 2018.
Tencent de plus en plus actif sur le marché de la health tech
Le secteur de la santé chinois présente des opportunités intéressantes
Le système de soins primaires de la Chine est souvent sous-exploité en raison de la répartition inégale des ressources et du manque de médecins généralistes de qualité, entraînant un engorgement des hôpitaux. Le pays est également touché par une pénurie de médecins de manière générale par rapport aux autres pays. La moyenne de l’OCDE est de 3,19 médecins pour 1 000 personnes, celle de la Chine de 2,22 médecins pour 1 000 personnes.
Les entreprises de technologie chinoises, avec en tête les géants Tencent, Baidu et Alibaba, ont ainsi repéré une opportunité intéressante dans le secteur.
Tencent démontre un intérêt croissant pour le marché
- De son côté, Tencent Doctorwork a choisi de développer ses capacités dans le domaine de l’intelligence artificielle et de l’analyse des big data, en partenariat avec des hôpitaux et des cliniques du pays.
- Tencent a également annoncé en juillet 2018 avoir signé un partenariat avec la plateforme d’information médicale américaine WebMD. Le groupe chinois introduira le contenu du site, traduit en mandarin, sur ses réseaux sociaux WeChat et QQ afin de pallier le manque de sources d’information de santé en ligne fiables en Chine.
- L’entreprise a également réalisé ces dernières années plusieurs investissements dans des sociétés chinoises spécialisées en santé, dont un en 2014 dans DXY (61 M €; 70 M US$), une plateforme d’information médicale basée à Hangzhou, similaire à WebMD. Parmi les autres sociétés soutenues par Tencent figure WeDoctor Group, une entreprise de services de santé en ligne basée à Hangzhou et évaluée à 5,5 milliards US$ (4,8 Mds €), dont l’entrée à la bourse de Hong Kong pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année.
- La société a par ailleurs lancé en 2017 son premier dispositif médical axé sur l’intelligence artificielle, Miying, utilisé dans plus de 100 hôpitaux en Chine pour réaliser des examens endoscopiques rapides et détecter des maladies diverses ainsi que des cancers.
Selon un rapport publié en 2017 par McKinsey & Company, le marché de la santé chinois connaît la croissance la plus rapide parmi les principales économies mondiales, avec une croissance annuelle de 12 %.
-
Été 2018 : la HAS nomme 23 membres de sa commission évaluation économique et santé publique
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.
Le 30 juillet 2018, la Haute autorité de santé (HAS) a annoncé par communiqué la nomination, le 18 juillet 2018, des vingt-trois premiers membres de sa commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP), dont la première réunion aura lieu le 11 septembre 2018.
Cette commission est composée :
• de 23 membres titulaires, dont 20 membres sélectionnés en raison de leurs compétences dans le domaine de la santé, de l’évaluation économique et de la santé publique, et de 2 adhérents à une association de malades et d’usagers du système de santé ;
• de 7 membres suppléants, dont 1 adhérent d’association de malades et d’usagers.L’ensemble des membres sont nommés pour une durée de trois ans.
La HAS précise que les candidatures des adhérents d’associations de patients et d’usagers, dont celles de France assos santé, et des représentants de la médecine générale seront examinées à la fin du mois d’août.
Composition de la commission
Les membres titulaires :
- François Alla, praticien hospitalier-professeur universitaire (PU-PH) médecin de santé publique, spécialiste en épidémiologie et en économie de la santé ;
- Martine Bungener, économiste et sociologue, directrice de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ;
- Valérie Buthion, maître de conférences en sciences de gestion à l’université Claude Bernard Lyon 1 (Rhône) ;
- Linda Cambon, professeur à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), chaire de recherche prévention des cancers ;
- Pauline Chauvin, membre du Laboratoire interdisciplinaire de recherche appliquée en économie de la santé (LIRAES) ;
- Valérie Clément, chercheuse associée à la chaire Hospinnomics, économie appliquée à la santé ;
- Cyrille Colin, PU-PH, en épidémiologie, économie de santé, prévention ;
- Sophie Coté-Mesnier, chef de service pharmacie au centre hospitalier de la Risle à Pont-Audemer (Eure) ;
- Jean-Claude K. Dupont, docteur en philosophie, directeur adjoint de la chaire Hospinnomics ;
- Christelle Fourneau, infirmière spécialiste clinique, déléguée à la santé publique, Asalée ;
- Olivier Lacoste, géographe de la santé ;
- Catherine Le Galès-Camus, économiste de la santé, directrice adjointe du Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (Cermes3) à l’université Paris-Descartes ;
- Marie-France Mamzer, PU-PH éthique et médecine légale, responsable de l’unité fonctionnelle d’éthique médicale, hôpital Necker-Enfants malades (Assistance publique-hôpitaux de Paris) ;
- Jacques Orvain, médecin, chercheur au Laboratoire management des organisations de santé ;
- Lionel Perrier, économiste de la santé, responsable du pôle innovations et stratégies au centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard à Lyon ;
- Sylvain Pichetti, docteur en sciences économiques, maître de recherche à l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) ;
- Emmanuel Rusch, PU-PH, santé publique, économie de la santé, épidémiologie et prévention, directeur de l’équipe de recherche éducation, éthique, santé de l’université de Tours (Indre-et-Loire) ;
- Jérôme Wittner, professeur d’économie à l’université de Bordeaux (Gironde) à l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped).
Les membres suppléants ayant voix consultative :
- Emmanuelle Fourneyron, experte des politiques de santé et des évaluations de programmes en santé ;
- Cécile Fournier, médecin de santé publique et sociologue ;
- Sébastien Lazzarotto, orthophoniste, docteur en santé publique et maladies chroniques ;
- Hassan Serrier, économiste de la santé, laboratoire Health Services and Performance Research (HESPER) à l’université Claude Bernard Lyon 1 ;
- Nicolas Vinay, praticien en chirurgie buccale, chercheur associé au laboratoire de biostatistique, épidémiologie et recherche clinique à l’université de Montpellier (Hérault).
Une composition paritaire
Dans son communiqué, la HAS indique que son collège a souhaité assurer un important renouvellement des membres de la commission et garantir une composition paritaire entre hommes et femmes, autant que possible, tout en respectant un équilibre « dans la répartition des compétences entre les économistes, les professionnels de santé et les autres compétences scientifiques ou professionnelles nécessaires à la conduite des travaux ».
-
Été 2018 : le gouvernement lance un Conseil de l’innovation pour financer de grands projets techno
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines réglementaire et politique publique.
Le 18 juillet 2018, le gouvernement a installé le « Conseil de l’innovation », qui aura notamment pour mission de piloter les investissements du fonds pour l’innovation et l’industrie (FII), créé en janvier 2018 et doté de 10 milliards d’euros.
Sur les 250 millions d’euros que dégagera le FII chaque année, 150 millions d’euros permettront de financer des projets portant sur des « grands défis » technologiques définis tous les ans, notamment dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA) en santé, jugée prioritaire, et 70 millions d’euros seront consacrés aux entreprises innovantes sous forme d’aides individuelles de Bpifrance. 25 millions seront par ailleurs dédiés au domaine de la nanoélectronique.
Coprésidé par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, il sera composé de six ministres et de six personnalités qualifiées.
IA et amélioration des diagnostics médicaux : un défi prioritaire
Trois à cinq défis seront identifiés chaque année par le Conseil de l’innovation
Le Conseil de l’innovation définira chaque année trois à cinq défis. Pour chacun d’entre d’eux, un gestionnaire de projet sera chargé de piloter les fonds alloués, de l’ordre de 30 millions d’euros sur trois ans, et de faire progresser les connaissances en la matière, notamment en levant les obstacles d’ordre réglementaire si besoin.
Les premiers défis identifiés par l’instance sont centrés sur l’IA et ses capacités à améliorer les diagnostics médicaux mais aussi sur la fiabilisation de celle-ci. « La France a pris du retard sur l’innovation disruptive, c’est-à-dire l’innovation qui ne rapporte pas tout de suite, qui n’améliore pas la productivité immédiate des entreprises, mais qui prépare les sauts technologiques du futur », a déclaré Bruno Le Maire, lors de l’installation du Conseil de l’innovation (source : Reuters).
Objectif : faire de la France le n°1 mondial de l’IA
La formation de ce nouveau conseil est en adéquation avec l’objectif du président de la République Emmanuel Macron, qui souhaite faire de la France le leader mondial de l’intelligence artificielle, devant la Chine et les États-Unis, qui ont déjà investi massivement dans le domaine.
Fin mars 2018, le président français a dévoilé une stratégie nationale pour atteindre cet objectif, en se basant, entre autres, sur les propositions du mathématicien et député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne Cédric Villani, présentées dans un rapport sur l’intelligence artificiel.
Emmanuel Macron a notamment annoncé que le gouvernement consacrera une enveloppe de 1,5 milliard d’euros jusqu’en 2022 pour soutenir le développement et la recherche en IA en France ainsi que la création d’un fonds issu de redéploiements budgétaires, de fonds publics existants et du nouveau fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros.
Une mesure figurant dans le projet de loi Pacte
La création du Conseil de l’innovation, qui s’inscrit dans le cadre du projet de loi Pacte (présenté le 18 juin en Conseil des ministres), avait été annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe à l’occasion de son déplacement dans le Cher le 3 mai 2018.
Le FII a été constitué grâce à des cessions d’actifs de l’État dans Engie et Renault ainsi qu’à des apports en titres d’EDF et de Thales « auxquelles doivent se substituer de nouvelles cessions de participations prévues dans le cadre du projet de loi Pacte », précise Reuters.
-
La construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques (Créteil, le 13/09/2018)
La Fondation FondaMental, qui organise chaque année un cycle de conférences destinées aux professionnels de la santé ainsi qu’aux chercheurs, proposera d’aborder le 13 septembre 2018 au sein du pôle de psychiatrie de l’hôpital Albert Chenevier de Créteil (94), la construction du parcours de soins à l’aide des outils numériques.
Cette conférence, animée par Frédéric Durand-Salmon — CEO de BePATIENT — et soutenue par Otsuka Pharmaceutical France, Lundbeck France ainsi que l’Université Paris-Est Créteil, fait partie du cycle « Psychiatrie numérique, des outils connectés et des maladies mentales » visant à exposer comment des objets quotidiens tels que des smartphones et des tablettes peuvent devenir des supports de diagnostic, de suivi en temps réel et d’intervention auprès de patients de plus en plus acteurs de leurs soins. -
Été 2018 : Google et Microsoft vont établir des normes communes pour l’échange des données de santé
Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».
Les géants de la technologie et de l’informatique Google, Microsoft, IBM, Amazon, Oracle et Salesforce vont établir des normes communes pour l’échange d’informations sur la santé, ont-ils annoncé dans un communiqué diffusé le 13 août 2018 (lien ci-contre) à l’occasion de la conférence des développeurs Blue Button 2.0, qui s’est tenue à Washington.
« Nous nous engageons conjointement à éliminer les obstacles à l’adoption de technologies pour l’interopérabilité des soins, en particulier celles qui [reposent sur] le cloud et l’IA, » précisent les six entreprises.Plus précisément, elles indiquent qu’elles vont développer des outils basés notamment sur les standards FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources) du fournisseur indépendant HL7 (langage standard pour le partage et l’intégration d’informations électroniques sur la santé) afin de faciliter l’accès et le partage des données de santé aux organisations de santé et aux patients, notamment via smartphone et autres appareils connectés grand public.
« (…) Nous pensons qu’un dialogue solide sur les besoins d’interopérabilité en matière de soins permettra de faire avancer cette cause », ont-elles déclaré. Le manque d’interopérabilité est en effet un frein majeur pour le développement de l’informatique dans le domaine de la santé, un problème mis en avant par divers fournisseurs concurrents disposant de normes et de systèmes propres.
Interopérabilité : les entreprises techno proposent des solutions via le cloud
Alors que les initiatives de déploiement de dossiers de soins partagés, tels que le programme LHCRE de NHS England, font avancer le secteur en la matière, certains fournisseurs restent cependant réticents à partager avec leurs concurrents leurs données pouvant mener à une opération lucrative.
Les entreprises technologiques ont cherché à résoudre le problème de l’interopérabilité dans l’industrie des soins en développant diverses solutions basées sur le cloud :
- En février 2018, la société américaine DXC Technology (fusion de Computer Sciences Corporation et de la division « services d’entreprise » de Hewlett-Packard) a dévoilé sa plateforme DXC Open Health Connect, visant à relier des systèmes informatiques de santé disparates pour que les prestataires de soins partagent plus facilement leurs informations ;
- En mars 2018, Google a lancé une interface de programmation applicative (API) basée sur un cloud open source pour que les organisations de soins puissent agréger des données provenant de plusieurs systèmes cliniques ;
- En juin 2018, Apple a ouvert aux développeurs basés aux États-Unis son API Health Records via laquelle les utilisateurs d’iPhone ont la possibilité de partager leurs données avec des applications tierces.
Interopérabilité en santé : « un effort collectif » est nécessaire
Anne O’Hanlon, directrice du conseil en solutions à Orion Health et représentante des fournisseurs informatiques au sein du conseil d’administration du groupe d’action INTEROPen créé pour accélérer le développement d’API, estime que l’annonce des six groupes américains est « très importante pour les consommateurs » car elle va stimuler le désir d’adoption de la norme FHIR. « Nous ne pouvons pas résoudre le problème de l’interopérabilité par nous-mêmes, cela nécessite un effort collectif », a-t-elle déclaré à Digital Health News.
Le cas particulier du Royaume-Uni
Anne O’Hanlon note cependant que Google et les autres signataires du communiqué commun ont dû faire face à des challenges particuliers pour adapter les capacités du FHIR au Royaume-Uni car l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord utilisent tous des normes différentes. Les géants de la technologie sont donc peu enclins à accepter les normes de chaque pays, a-t-elle expliqué.