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  • #FASN 2018 : le Challenge start-ups des 36 heures chrono Data & Santé

    À l’occasion des rencontres nationales « 36 heures chrono Data & Santé » de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) prévue le 15 novembre 2018, l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight lance un appel à projets pour son Challenge start-ups autour du thème « data et santé ».

    Cet appel s’adresse aux start-ups du domaine de la health tech désireuses de présenter leur projet portant sur les données de santé le 15 novembre 2018 devant un auditoire d’experts.

    Les critères de sélection du jury seront centrées sur le caractère innovant de la solution candidate, sur la pertinence de la stratégie d’entreprise adoptée par la société ainsi que sur la cohérence de l’équipe porteuse du projet.

    Le lauréat du challenge bénéficiera, en plus de l’occasion de se rendre visible sur scène et dans l’espace showroom networking, d’un accès à un réseau de 200 décideurs en santé numérique, de 2 places offertes au prochain événement #FASN et de 6 mois d’abonnement à la plateforme d’information Health & Tech Intelligence.

    L’inscription, gratuite, peut être réalisée gratuitement et avant le 24 octobre 2018 via le lien ci-contre. Tous les participants du concours recevront une entrée gratuite à l’événement. Les modalités pratiques du challenge seront en outre transmises aux participants après leur inscription.

  • Note aux abonnés : reprise de la publication le lundi 20 août 2018

    Chers abonnés,

    L’équipe de Health & Tech Intelligence vous souhaite un bel été et reprendra son rythme quotidien de publication à compter du 20 août 2018. La plateforme reste néanmoins accessible pour que vous puissiez consulter la base de données.

    Une synthèse des faits marquants de l’été sera publiée dès la réouverture du service.

    La Rédaction

  • Appel à initiatives : renforcer la mobilisation régionale en promotion de la santé (ARS IDF)

    L’Agence Régionale de Santé Île-de-France lance un appel à initiatives en promotion de la santé pour un montant d’un million d’euros. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de son Projet régional de santé 2018-2022.

    L’Agence régionale de santé invite les acteurs locaux et régionaux à proposer des actions innovantes en matière de promotion de la santé, avec pour objectif d’améliorer la santé des populations, notamment les plus précaires.

    Les acteurs de la promotion de la santé sont invités à adresser leur projet à l’ARS, au plus tard le 28 septembre 2018.

    L’appel à initiatives vise à soutenir des actions innovantes dans 5 champs prioritaires du nouveau programme régional de santé 2018-2022

    •  la santé des personnes précaires et en situation d’exclusion, pour mettre en œuvre le PRAPS2 (Programme régional pour l’accès à la prévention et aux soins des plus démunis) ;
    • la santé sexuelle ; 
    • la promotion de la santé mentale et du développement des compétences psychosociales
    • la vaccination ;
    • la nutrition des personnes en situation de vulnérabilité sociale, et l’insécurité alimentaire.

    Chacun de ces champs fait l’objet d’un cahier des charges publié sur le site internet de l’ARS.

    La sélection des projets se fera selon plusieurs critères en lien avec la politique de l’ARS :

    • Les propositions doivent correspondre aux objectifs du PRS 2018-2022, que sont : s’appuyer sur un diagnostic précis des besoins ; mettre en œuvre des méthodes fondées sur des données probantes ou issues de la littérature ; inclure une évaluation précise.
    • L’Agence souhaite particulièrement soutenir des propositions issues des territoires à fort besoin de prévention (Essonne, Seine-et-Marne, Val-d’Oise, Seine-Saint-Denis, territoires en Politique de la Ville, territoires avec niveau de pauvreté important, etc.). L’articulation avec les Contrats locaux de santé (CLS) devra être présentée pour tous les territoires concernés.
    • L’Agence privilégie – conformément à l’axe 4 de son Projet régional de santé – les projets associant plusieurs acteurs, chacun bénéficiant d’un soutien spécifique, mais dans le cadre d’une démarche collective d’actions partagées et encadrées par une convention unique avec l’ARS. A l’issue de la réception des propositions, l’Agence pourra suggérer des convergences entre plusieurs acteurs.

    Le présent appel à initiatives sera ensuite complété par deux autres appels à initiatives spécifiques dans les champs de la périnatalité et du tabagisme

    • Dans le champ de la périnatalité, un appel à initiatives sera lancé début septembre, qui concernera les territoires du Nord de l’Île-de-France (93 et 95), pour répondre aux préoccupations spécifiques de ces départements en matière de périnatalité, et auquel un montant de 280 000 euros sera dédié. Cet appel à initiatives sera orienté sur l’interaction entre les déterminants sociaux (en particulier le logement/hébergement) et la périnatalité, et tiendra compte des résultats d’une évaluation d’actions en cours.
    • La lutte contre le tabagisme (prévention de l’entrée dans le tabagisme, aide à la sortie, promotion de lieux de santé sans tabac) fera  l’objet d’un appel à projets spécifique. Doté de 4 millions d’euros à l’échelle régionale, il est issu du Fonds national de lutte contre le tabac et s’inscrit dans un cadre national publié, en lien avec l’Assurance Maladie, courant juillet. Il doit permettre de démultiplier l’action dans tous les territoires, et en particulier dans les territoires défavorisés, et d’innover sur des nouvelles modalités d’intervention en prévention.
  • C à 35 €, suppression des ARS : certaines mesures du rapport Vigier ne font pas l’unanimité

    Après avoir interrogé 121 personnes et mené 30 auditions, Alexandre Freschi, député LREM de la 2ᵉ circonscription de Lot-et-Garonne, et Philippe Vigier, député UDI d’Eure-et-Loire, respectivement président et rapporteur de la commission d’enquête sur la désertification médicale, ont exposé le 23 juillet 2018 au président de l’Assemblée nationale François de Rugy leurs travaux, qu’ils décrivent comme « une boîte à outils mise sur le bureau de la ministre de la Santé, [Agnès Buzyn] ».

    Le rapport (lien ci-contre) élaboré par Philippe Vigier comporte 25 propositions, dont certaines sont soutenues et d’autres contestées par la profession. Parmi elles, les trois mesures suivantes n’ont pas obtenu l’accord de tous les commissaires, indique le Journal international de médecine (JIM) :
    • l’augmentation de dix euros de la consultation des médecins (C à 35 euros) dans les zones sous-denses afin d’augmenter l’attractivité de la pratique dans ces régions ;
    • la généralisation du conventionnement sélectif dans les zones sur denses ;
    • la suppression des Agences régionales de santé (ARS), qualifiées « d’État dans l’État ».

    Le reste du rapport a fait l’unanimité parmi les députés membres, précise le JIM.

    Rapport Vigier : les trois mesures polémiques

    C à 35 euros dans les zones sous-denses

    Dans son rapport, Philippe Vigier propose d’augmenter de 10 euros les consultations médicales dans les zones sous-denses, soit 35 euros au lieu de 25 euros actuellement. Il précise que ce bonus serait supporté par la Sécurité sociale et non par le patient.

    Par cette mesure, le député souhaite rendre plus attractive la pratique médicale en milieu rural.

    Autre mesure visant à lutter contre les déserts médicaux par le biais d’incitations financières :

    • le passage de 1 200 € à 1 500 € de l’allocation des étudiants en médecine qui signeraient dès leur deuxième année de formation un contrat d’engagement civique les envoyant dans une zone sous-dense ;
    • l’exonération totale des charges sociales des médecins retraités reprenant du service.

    Conventionnement sélectif dans les zones sur denses

    Le rapporteur souhaite mettre fin à la liberté d’installation en généralisant le conventionnement sélectif des médecins libéraux dans les zones bénéficiant des meilleurs accès aux soins afin de dissuader les praticiens de s’installer dans ces régions et ainsi de réduire les inégalités territoriales en la matière.

    Il ne précise pas, cependant, les modalités précises de mise en œuvre de ce projet.

    Suppression des ARS

    « Aujourd’hui, les ARS sont plus dans le contrôle que dans l’organisation des soins », a déclaré le député de l’Eure-et-Loire lors de la présentation du rapport. Il propose donc leur suppression pour les placer sous la tutelle des préfectures.

    Rapport Vigier : les autres mesures clés

    • Le document expose l’idée de la création d’un numéro unique de régulation médicale.
    • Formation :
      • Les deux parlementaires proposent une augmentation importante du numerus clausus et le passage à un numerus apertus : l’idée serait de se baser sur les capacités de formation des CHU pour fixer le nombre minimum d’étudiants à former dans chaque subdivision. Selon le rapport, cette réforme pourrait augmenter de 20 % à 30 % le nombre de médecins formés chaque année.
      • En ce qui concerne l’internat, une régionalisation et une augmentation du nombre de postes ouverts sont suggérées ainsi que la création d’ »internats ruraux ». Philippe Vigier veut « faire sortir les internes des CHU » en développant les stages en ville afin de réduire les frais des étudiants.
      • Par ailleurs, il souhaiterait que le nombre de maîtres de stage des universités soit de « 12 000 ou 15 000 », au lieu de 9 000 actuellement.

    Carte des zones de France déconseillées : l’UFML-S pointée du doigt

    L’Union française pour une médecine libre-syndicat (UFML-S), qui a publié en juillet 2018 une carte des zones de France où il déconseille aux médecins de s’installer (lien ci-contre), est épinglée par le député.

    La commune de Cloyes-sur-le-Loir (Eure-et-Loir), dont Philippe Vigier était le maire jusqu’en 2017, fait partie des zones identifiées par le syndicat, qui explique, entre autres, que l’élu est « co-responsable de la baisse d’attractivité [des] professions  [médicales] et masque l’échec de 30 ans de politique sanitaire qui a visé à écarter les médecins des décisions. La coercition renforcera les déserts alors que les médecins demandent à co-construire le système. »

    Le député répond : « Les comportements comme celui-là incitent à la stigmatisation et ça n’est pas bien. Le courage aurait été de venir discuter avec nous, mais malheureusement le courage n’est pas toujours partagé ».

  • Publication du 1er rapport d’activité de l’Agence nationale du développement professionnel continu

    L’Agence nationale du développement professionnel continu (DPC) des professionnels de santé de France, groupement d’intérêt public constitué paritairement entre l’État et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), a annoncé le 11 juillet 2018 par communiqué la publication de son premier rapport d’activité.

    Après la création de cette agence en juillet 2016 suite à l’entrée en vigueur de l’article 114 de la loi de modernisation de notre système de santé, parue au Journal Officiel n°0022 du 27 janvier 2016, le rapport revient sur les actions menées depuis son installation et présente les nouvelles perspectives de l’agence et du dispositif de DPC.

    En dehors de la mise sous assurance qualité du développement professionnel continu et le modèle économique de ce dernier, le rapport aborde en particulier,  :
    – les axes de développement du DPC à même de faire de celui-ci un levier d’innovation ;
    – le DPC français comme miroir des expériences internationales : il s’agit d’identifier à l’étranger des initiatives pédagogiques innovantes afin d’enrichir constamment les dispositifs de formation continue français.

    Les axes de développement du DPC

    Au moyen de 18 réunions des 108 membres siégeant au Haut conseil du développement professionnel continu et de 4 réunions de travail inter-instances, les équipes de l’Agence nationale du DPC ont identifié de grands chantiers de développement à déployer.

    L’objectif du déploiement du DPC est de faire de ce dispositif un levier de transformation des pratiques. Le DPC « doit soutenir pour le prochain triennal les enjeux de la stratégie nationale de santé (prévention, promotion de la santé, pertinence, etc.) et les grands enjeux d’évolution des professions » concernant notamment l’inter-professionnalité, l’innovation, la place de l’expérience patient et l’accompagnement des transitions de carrière », indique Michèle Lenoir-Salfati, directrice générale de l’agence.

    Le DPC français, miroir des expériences internationales

    Par l’observation des dispositifs de formation mis en place à l’étranger et la lecture régulière d’une vingtaine de journaux scientifiques internationaux, l’Agence nationale du DPC souhaite alimenter des réflexions quant aux évolutions possibles du dispositif français : de nouvelles stratégies de formation des professionnels de santé apparaissant dans des systèmes émergents peuvent inspirer la France et contribuer à l’amélioration des systèmes déjà en place.

  • Les ARS doivent mettre en place des plateformes de dépôts des projets au plus tard le 31 août 2018

    Les agences régionales de santé (ARS) doivent mettre en place des plateformes de dépôt et d’instruction des projets d’expérimentations organisationnelles innovantes du système de santé « dans les meilleurs délais et au plus tard au 31 août 2018 », somme « pour la ministre et par délégation » la Secrétaire générale des ministères chargés des affaires sociales, Sabine Fourcade, dans une note d’information publiée le 17 juillet 2018 (lien ci-contre) .

    Ces expérimentations sont prévues à l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2018 pour une durée maximale de cinq ans et sont encadrées par un décret publié fin février (lien ci-contre). Elles permettront de déroger au cadre actuel, conformément à la volonté exprimée en juillet 2017 par l’Assurance maladie dans son rapport annuel sur les charges et les produits.

    La note du ministère, datée du 22 juin 2018, est une annexe à la circulaire concernant le cadre d’expérimentation pour les innovations organisationnelles publiée en mai (lien ci-contre).

    Elle précise aux ARS les modalités de mise en œuvre et de fonctionnement des plateformes concernées, permettant le recours à une procédure dématérialisée pour « simplifier et fluidifier » les échanges entre les ARS et les porteurs de projets mais aussi pour « sécuriser le processus », « tracer l’ensemble des décisions prises sur les projets » et bien respecter les délais.
    La plateforme sera utilisée pour le dépôt, la réception et l’instruction des dossiers. Les porteurs de projets devront y enregistrer de brèves informations les concernant, une description de leur projet et joindre la lettre d’intention ou le cahier des charges.

    L’ensemble des demandes d’avis du comité technique de l’innovation en santé et de la Haute autorité de santé devra être traité par le biais de ce dispositif.

    Modalités de mise en place des plateformes

    Pour mettre en place ces espaces numériques, les ARS sont tenues :

    • d’utiliser le service fourni par la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (Dinsic) sur le site Demarches-simplifiees.fr ;
    • puis de diffuser le lien vers la plateforme sur leur site internet, lien qui sera également publié sur la page du site du ministère des Solidarités et de la Santé relative à l’article 51 de la LFSS 2018 ;
    • de prévenir leur DPD de l’existence d’un nouveau traitement de données sur la plateforme.

    « Pour les projets dont le champ d’application est national ou interrégional et qui doivent par conséquent être soumis au rapporteur général, une plateforme sera également mise en place par le ministère dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités », précise la note d’information.

  • Grand Ouest : le GCS Hugo et l’ICO connectés à une plateforme de big data commune

    Le Groupement de coopération sanitaire des hôpitaux universitaires du Grand Ouest (GCS Hugo) a annoncé le 26 juin 2018 le lancement d’un plan stratégique couvrant les quatre prochaines années.

    Le plan s’articule autour de 4 axes, dont le déploiement d’« une stratégie ambitieuse du Grand Ouest pour la production et le traitement de données hospitalières pour la recherche », prévoyant la connexion des cinq CHU du GCS Hugo et de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) à une plateforme commune de big data avant la fin de l’été afin de favoriser la mise en place d’études cliniques et épidémiologiques.

    Les trois autres axes concernent :
    • le développement du partage d’expériences et de bonnes pratiques ;
    • le renforcement des complémentarités en soins, de l’enseignement et de la recherche ;
    • le maintien du positionnement international d’Hugo en matière de recherche.

    Le projet a été adopté par les établissements membres du GCS Hugo lors d’une assemblée générale.

    Axe e-santé (4ème) : répondre aux enjeux de demain par 1 stratégie interrégionale

    Le GCS prévoit « une stratégie ambitieuse du Grand Ouest pour la production et le traitement de données hospitalières pour la recherche ».

    Une plateforme commune de big data de santé

    Concrètement, cela se traduirait par la connexion des cinq CHU du GCS Hugo et de l’ICO à une plateforme commune de big data afin de favoriser la mise en œuvre d’études cliniques et épidémiologiques.

    1er axe : renforcer le partage d’expériences et de bonnes pratiques

    Afin d’atteindre cet objectif, le GCS a identifié différentes thématiques prioritaires, qui sont : la gestion des risques, le management et la politique de recherche.

    Il entend approfondir les collaborations avec le monde scientifique, les fondations et les écoles en particulier, mais aussi développer des partenariats avec des experts économiques par la mise en place d’ateliers visant à « croiser » les perspectives des différents acteurs, a précisé Laurence Jay-Passot, déléguée générale du groupement Hugo (source : APMnews).

    2ème axe : renforcer les complémentarités en soins, enseignement et recherche

    « Une stratégie concertée qui s’appuiera sur un travail de diagnostic partagé concernant les effectifs hospitalo-universitaires de chaque site » va être instaurée dans ce cadre, indique le communiqué du groupement de coopération sanitaire présentant le plan.

    Le GCS Hugo souhaite également mieux organiser les filières de soins et « éviter que les patients ne s’adressent à des établissements situés en dehors de l’inter-région ».

    Il continuera, par ailleurs, à promouvoir « la mutualisation d’outils et de diplômes partagés » par le biais, notamment, de lancements d’appels à projets.

    3ème axe : conforter le positionnement international d’Hugo en recherche

    Pour conserver la bonne place des Hugo au niveau mondial, le GCS va :

    • encourager la mise en réseau et la labellisation des acteurs de la recherche en s’appuyant sur le groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation Grand Ouest (Girco Go) ;
    • investir dans la promotion de projets européens « en lien avec les compétences identifiées dans les universités, les régions et le Comité national de coordination de la recherche (CNCR) » ;
    • soutenir la recherche dans les domaines de la gestion des big data de santé, de la génomique et des soins primaires, en autres, secteurs prioritaires de l’inter-région.
  • URC

    unité de recherche cliniquenull

  • DRCI

    département à la recherche clinique et de l’innovationnull

  • Aurélien Rousseau succède à Christophe Devys au poste de directeur général de l’ARS Île-de-France

    Dans un décret daté du 25 juillet 2018, le Président de la République, Emmanuel Macron, sur le rapport du Premier ministre, Édouard Philippe, et de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la nomination de Aurélien Rousseau, maître des requêtes au Conseil d’État, au poste de directeur général de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Il prendra ses fonctions le 3 septembre 2018.

    « Le Premier ministre et la ministre des Solidarités et de la Santé sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française », indique le texte.

    Aurélien Rousseau succèdera à Christophe Devys, qui avait été nommé à ce poste en 2015 après avoir été secrétaire général du Conseil d’État (2007-2012) et chargé de la direction du cabinet du directeur général de l’AP-HP. Il devrait réintégrer le Conseil d’État lorsqu’il aura pris congé de ses nouvelles fonctions.

    Né en 1976 à Alès, dans le Gard, Aurélien Rousseau a commencé sa carrière en tant que professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis avant d’assurer le rôle de directeur du cabinet de l’adjoint au maire de Paris (Bertrand Delanoë) chargé du projet métropolitain, de 2001 à 2006. Après avoir été diplômé de l’École nationale d’administration (Ena, promotion Willy-Brandt), il a intégré le Conseil d’État en 2009. Auditeur puis maître des requêtes, son poste actuel, au sein de l’institution publique, il enseigne en parallèle à Sciences Po Paris et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    En 2012, Aurélien Rousseau est nommé directeur adjoint du cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë ; en 2014, il devient secrétaire général adjoint en charge de la mise en place de la métropole du Grand-Paris ainsi que du pôle espace public et logement.
    En octobre 2015, il est nommé à Matignon en tant que directeur adjoint du cabinet et conseiller social du Premier ministre, alors Manuel Valls. Il conserve le même rôle auprès du successeur de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, en décembre 2016, fonction qu’il assurera jusqu’au départ de ce dernier en avril 2017. En mars 2017, il remplace Christophe Beaux à la Monnaie de Paris, se retrouvant ainsi P.-D.G. de l’établissement.

    Par ailleurs, en mars 2018, Aurélien Rousseau s’est vu confier par la ministre des Solidarités et de la Santé le pilotage d’un groupe de travail « ressources humaines et formation » pour établir une stratégie de la transformation du système de santé français.