thérapie comportementale et cognitive (TCC) de l’insomnienull
Articles
-
Été 2018 : l’innovation au cœur du rapport d’activité du groupe DocteGestio
Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.
Le groupe DocteGestio, acteur des secteurs de la santé et du médico-social, a publié au cours du mois de juillet 2018 son rapport d’activité, qui, en plus de dresser le bilan de l’année 2017, souligne la place centrale de l’innovation dans la stratégie de l’entreprise.
La société réaffirme son ambition de devenir le « 1er opérateur national global sanitaire et médico-social en institution et à domicile, dans le monde réel et le monde virtuel », notamment en atteignant 25 % de croissance par an pendant 6 ans (soit un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en 2023). Elle précise que cette visée doit être soutenue par l’innovation, valeur que le groupe place au cœur de sa stratégie : selon Bernard Bensaid, fondateur du groupe, l’innovation, qu’elle soit organisationnelle ou technologique, peut améliorer tant l’expérience des patients que celle des collaborateurs de DocteGestio.
Aussi, le groupe s’engage à « recourir dans le futur à l’intelligence artificielle et aux data sciences (big data) » et annonce poursuivre, avec Google comme opérateur central, la digitalisation de ses services, qui avait déjà constitué un axe fort de l’activité de 2017 et mené à la numérisation des procédures et protocoles, « tous accessibles désormais dans une gestion électronique des documents (GED) selon une classification modélisée ».
En outre, l’année 2018 sera marquée par le lancement de la filière autonomie, vectrice d’innovations organisationnelles au service du bien vieillir.
Lancement d’une filière autonomie et innovation
Objectifs généraux
« L’année 2018 verra le lancement officiel de la filière autonomie », annonce le rapport. Cette filière, mise en place « en interne et en externe », vise à décloisonner « matériellement et symboliquement les modes de fonctionnement de l’ensemble de l’offre », qui doit pouvoir s’organiser sur les territoires « au bénéfice […] d’un parcours d’accompagnement personnalisé des usagers ».
En effet, cette filière doit permettre :
- d’optimiser la coordination du parcours de soins ;
- de simplifier l’accès aux soins ;
- d’organiser le mutualisation des moyens ;
- d’adapter l’offre aux besoins particuliers des territoires selon un modèle évolutif : cette filière sera amenée à travailler en accord « avec l’environnement sanitaire des territoires et selon les grandes orientations portées par les politiques de santé ».
Projet d’un modèle d’Ehpad sous la forme d’une plateforme de services
« Le groupe souhaite pouvoir mettre en œuvre une évolution de son modèle Ehpad sur un territoire expérimental et sous la forme cible d’une plateforme de services« , explique le rapport.
Cette plateforme, qui serait issue de la mutualisation d’un Ehpad, de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et de services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), permettrait en autres d’offrir de nouvelles perspectives professionnelles parties prenantes du dispositif, notamment en termes de diversification de leur activité.
Prévention de la perte d’autonomie
« Enfin, la filière autonomie lancera des réflexions autour des axes de la prévention« , souligne le rapport.
En effet, des actions de prévention peuvent être développées bien en amont de la perte d’autonomie, actions que le groupe juge « indispensables au bénéfice d’un bien vieillir ».
-
Interopérabilité : l’Asip lance un sourcing des ressources terminologiques du secteur santé-social
L’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (Asip Santé) a annoncé sur son site web, le 23 août 2018, le lancement auprès de sociétés spécialisées d’une opération de sourcing visant la création d’un « service complet de gestion des ressources terminologiques du secteur santé-social« .
Une étude menée par l’Asip depuis 2015 sur les terminologies de référence dans le secteur santé-social avait révélé à l’Agence une « hétérogénéité manifeste des ressources terminologiques (différents formats, parfois inexploitables, et points de diffusion multiples) » et ainsi montré la nécessité d’une « gouvernance outillée des ressources terminologiques ».
C’est pour répondre à ce besoin d’homogénéisation de la terminologie que l’Asip lance cette opération censée aboutir à la mise en place d’un « guichet d’accès unique » et d’une « offre de services complète ainsi qu’une gestion industrialisée grâce à l’acquisition d’un serveur multi-terminologies ».
Plus précisément, l’Agence indique que ce service de gestion a le double objectif de permettre :
• « la publication centralisée de ressources terminologiques ainsi que leurs corpus documentaires afférents » ;
• « le développement d’une offre de services à destination des utilisateurs de ressources ». -
Le CHU d’Angers centre son projet d’établissement 2018-2022 sur le lien ville-hôpital
Le centre hospitalier universitaire d’Angers a annoncé le 23 août 2018 sur son site le lancement d’une consultation multipartite dans le cadre de l’élaboration de son Projet d’Établissement 2018-2022.
Le renforcement des liens du CHU angevin avec les professionnels de ville est annoncé comme un axe fort du projet d’établissement. C’est pourquoi le centre de soins s’est engagé dans une démarche participative auprès des citoyens, des professionnels de l’établissement et des professionnels de santé partenaires.
L’objectif de la consultation est de recueillir les avis et propositions sur les relations ville-hôpital via un questionnaire en ligne.
Du 30 août au 16 septembre 2018, c’est l’avis des professionnels de santé partenaires du centre hospitalier qui est sollicité. La consultation des professionnels de santé du CHU et la consultation citoyenne ont déjà été menées plus tôt dans l’année.
Le centre de soins procédera à une synthèse des résultats et à l’élaboration finale du projet d’établissement en octobre-novembre, dont l’adoption est prévue pour le mois de décembre 2018.
L’enquête sera ouverte via le site www.demain-chu-angers.fr.
Les résultats sont diffusés au fur et à mesure sur le lien suivant.
La prévention au cœur des préoccupations de la patientèle du CHU
Actuellement, seuls les résultats de la consultation citoyenne sont disponibles. 3 689 participants ont répondu à la première consultation publique en mars 2018 et 90 % d’entre eux ont déjà fait l’expérience personnelle du CHU.
Voici les principaux points de la restitution des résultats de l’enquête présentée le 29 mai 2018 par Cécile Jaglin-Grimonprez, directrice générale du centre hospitalier d’Angers.
- Les citoyens classent comme suit les missions les plus importantes du CHU :
- prodiguer des soins ;
- accompagner dans la prévention ;
- fournir une formation aux médecins et aux personnels ;
- faire de la recherche.
- Concernant la contribution de l’établissement à offrir les meilleurs soins possibles sur l’ensemble du territoire, les patients attentent de la fluidité dans les relations avec les autres partenaires ou structures de santé ;
- La moitié des patients ignorent les méthodes médicales innovantes pratiquées au sein du CHU, d’où l’importance selon Cécile Jaglin-Grimonprez de communiquer sur l’innovation au niveau de la haute technologie et de nouvelles techniques médicales, telles que la médecine douce et d’autres pratiques liées aux soins ou à l’accueil.
- Les citoyens classent comme suit les missions les plus importantes du CHU :
-
Des appli de tests ADN déployés par l’assureur en ligne chinois ZhongAn avec la biotech Orig3n
Orig3n, société de biotechnologie américaine spécialisée dans la génétique et la médecine régénérative, et ZhongAn Online P&C Insurance, première compagnie d’assurance en ligne de Chine, ont annoncé le 31 juillet 2018 un partenariat visant à développer des solutions health tech pour les consommateurs chinois.
ZhongAn Insurance propose principalement des produits et des solutions d’assurance dans les domaines de la santé, de la consommation, de la finance, de l’automobile et des voyages. L’entreprise, qui a levé 1,5 milliard USD (1,3 M €) lors de son introduction à la bourse de Hong Kong fin 2017 – la plus grande opération dans le secteur de la fintech en Asie à l’heure actuelle, va compléter ses offres d’assurance en y introduisant des solutions de santé, dont une suite de tests ADN, auprès de sa clientèle de près de 500 millions de personnes sur le marché chinois.
La conception de cette nouvelle gamme de produits sera assurée par Orig3n, expert en matière d’applications de tests génétiques ayant élaboré l’une des principales plateformes de tests ADN à destination directe des consommateurs aux États-Unis.Les deux entreprises prévoient par ailleurs de créer conjointement à Shanghai un nouveau laboratoire, axé sur l’application et l’innovation des technologies de la santé. Le fait de baser cet établissement dans la plus grande ville de Chine (plus de 24 millions d’habitants) va permettre aux entreprises de fournir plus facilement aux consommateurs chinois des solutions de soins personnalisées, efficaces et pratiques.
Orig3n : expert des tests génétiques à destination des particuliers
Basée à Boston, aux États-Unis, Orig3n vise à démocratiser l’accès à l’information génétique en proposant aux consommateurs un accès direct et abordable aux données liées à l’impact de leur mode de vie sur leur profil génétique. Les solutions de l’entreprise permettent ainsi aux particuliers d’adapter leurs habitudes en fonction d’informations personnalisées pour améliorer leur santé.
L’entreprise américaine investit également dans des programmes de thérapie cellulaire novateurs afin de développer des thérapies personnalisées visant à réparer les lésions tissulaires et à traiter les maladies.
L’entreprise a développé la banque de cellules la plus complète du monde
Depuis sa fondation en 2014, Orig3n a mis au point la plus grande suite de tests génétiques directs sur le marché et la banque de cellules la plus complète du monde pour les applications commerciales de la médecine régénérative.
Elle a récemment annoncé avoir mené un tour de financement de série B. Depuis sa création, elle a levé environ 50 millions de dollars US (43,2 M €).
-
Le groupe d’hôpitaux privés Vivalto Santé négocie avec Capio AB pour l’acquisition de Capio France
Par un communiqué daté du 21 août 2018, Vivalto Santé a annoncé entrer en négociations exclusives avec le suédois Capio AB pour l’acquisition de Capio France.
Cette opération, qui fera l’objet d’une consultation du personnel de Capio et des autorités de la concurrence compétentes, devrait être finalisée avant la fin de l’année 2018.
« Capio France et Vivalto Santé, […] acteurs du secteur des cliniques privées en France, ont des tailles comparables et des organisations territoriales très complémentaires », précise le communiqué : les deux groupes avancent la proximité de leurs visions, de leurs valeurs et de leurs engagements pour « l’excellence, le respect des patients et la qualité des soins » comme motivation importante de leur rapprochement.
En outre, la fusion de ces deux sociétés, qui créerait un réseau de plus de 45 établissements, engendrerait un chiffre d’affaire d’environ 1,1 milliard d’euros, utile à Capio France pour « consolider sa vision de la médecine moderne notamment sur la récupération rapide après chirurgie » et à Vivalto santé pour « poursuivre le développement de son modèle […] basé sur la gouvernance partagée avec les praticiens ».Le groupe Ramsay générale de santé (RGDS), l’un des acteurs majeurs de l’hospitalisation privée en France, avait annoncé le 13 juillet 2018 avoir lancé une offre publique d’achat (OPA) de 6 846 millions de couronnes suédoises (663 M €) sur l’ensemble du groupe Capio, présent dans cinq pays (Norvège, Suède, Danemark, Allemagne et France).
La stratégie proposée par Vivalto Santé est donc différente, l’acquisition du seul Capio France pouvant renforcer les deux sociétés et leurs actionnaires, ouvrant dans le futur la voie à une collaboration entre Vivalto santé et le reste du groupe Capio. -
« Vers une délégation du consentement à l’intelligence artificielle ? », Paris le 4 octobre 2018
Dans le cadre du séminaire « Intelligence artificielle, robotique et santé », une conférence qui se tiendra le 4 octobre 2018 à la faculté de médecine Paris-Descartes portera sur la question de la délégation du consentement à l’intelligence artificielle.
Cet événement, qui constituera la 7ème séance de ce séminaire pluridisciplinaire et pluri-institutionnel, est organisé par la Chaire de philosophie à l’hôpital – déployée au sein du GHT Paris « Psychiatrie et neurosciences » – en collaboration avec le Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi, entité dépendante du CNRS et de la Sorbonne Université), l’Institut des hautes études de l’innovation et de l’entrepreneuriat (IHEIE) et le département de simulation en santé de Paris-Descartes ILumens.
La conférence, qui débutera à 18 heures, sera animée par David Gruson, membre du comité de direction de la Chaire santé de Sciences Po Paris et de l’initiative Ethik-IA.
L’inscription à cet événement peut être réalisée via le lien ci-contre.
-
Été 2018 : finalisation du projet de regroupement des activités du CHU d’Amiens-Picardie
Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.
En juillet 2018, le CHU d’Amiens-Picardie a amorcé la dernière phase du regroupement de ses activités, qui consiste en la réhabilitation d’un ancien bâtiment, dit Fontenoy.
À l’issue des travaux de mise aux normes et de modernisation de ce bâtiment, il est prévu qu’en 2020 toute l’offre de médecine, de chirurgie et d’obstétrique du centre hospitalier se trouve rassemblée sur un site unique.
Un tel regroupement vise à mettre à disposition de la population des Hauts-de-France une offre de soins repensée intégrant la chirurgie ambulatoire, des équipements de pointe permettant un recours identique à un plateau technique récent particulièrement innovant et une offre hôtelière de dernière génération.
En outre, la pertinence économique de ce regroupement d’activités, mené en deux étapes – une première phase de construction neuve permettant de regrouper 800 lits et cette seconde phase de restructuration du bâtiment Fontenoy visant le regroupement de 303 lits et places en médecine chirurgie obstétrique (MCO) -, a été saluée par le Comité pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) ainsi que par la Chambre régionale des comptes (CRC).
La réhabilitation du bâtiment Fontenoy
La réhabilitation complexe du bâtiment Fontenoy, conçu en 1974, mis service au cours de l’année 1984 et ne répondant plus aux normes actuelles, doit notamment permettre :
- d’adapter cette structure aux nouvelles organisations hospitalières ainsi qu’aux modes de prises en charge actuels ;
- d’intégrer une liaison directe avec le plateau médico-technique ;
- de répondre aux standards d’accueil des patients actuels (chambres individuelle, salle de douche, télé, accès wifi, etc.).
-
Baheal Pharma va développer Watson for Genomics en Chine
La société américaine IBM Watson Health a annoncé fin juin 2017 que le groupe chinois Baheal Pharmaceutical Group allait déployer Watson for Genomics pour les cliniciens de toute la Chine.
En tant que partenaire principal d’IBM pour Watson for Genomics en Chine, Baheal établira un écosystème au sein du pays dans l’optique de vendre la technologie d’interprétation des données moléculaires aux cliniciens et aux chercheurs locaux.
Chine : 9,2 Mds $ investis dans la génomique en 2016
Ce nouvel accord pluriannuel intervient trois mois après que Baheal et IBM ont lancé une alliance stratégique pour distribuer en Chine Watson for Oncology, un système d’informatique cognitive suggérant aux cancérologues des options de traitement sur mesure en croisant des informations clés recueillies dans les dossiers de santé de chaque patient avec des textes de référence rédigés par des experts en oncologie.
L’année dernière, le gouvernement chinois a lancé une initiative centrée sur la médecine de précision de 9,2 milliards de dollars (8,1 Mds €) pour investir dans le domaine croissant de la génomique, particulièrement prometteur en oncologie.
Se concentrer sur les facteurs génétiques du cancer
Les spécialistes du secteur ont fait des découvertes novatrices sur les facteurs génétiques du cancer, qui dans certains cas se révèlent être les meilleurs indicateurs pour établir un traitement efficace. Pourtant, même si le génome d’un patient est séquencé, peu de médecins ont accès aux outils permettant d’utiliser cette information afin de proposer un meilleur traitement.
Watson for Genomics aide à cibler les altérations génétiques de la tumeur
L’oncologie de précision proposé par l’outil Watson for Genomics pourrait aider à améliorer les taux de survie du cancer en Chine, où un cinquième de tous les décès est causé par le cancer. Chaque année, plus de 4,3 millions de cancers sont diagnostiqués au sein du pays (chiffres officiels).
Watson for Genomics est capable d’analyser des volumes importants de connaissances génomiques, cliniques et pharmacologiques pour faciliter la découverte d’options thérapeutiques ciblant les altérations génétiques de la tumeur. Dans un deuxième temps, Watson produit un rapport pour les médecins qui identifie les anomalies génétiques sur lesquelles se focaliser ainsi que des médicaments et des essais cliniques ciblant ces failles.
Watson for Genomics a été testé et validé dans plus de vingt instituts de pointe de lutte contre le cancer à travers le monde et est actuellement disponible en vente.
Baheal Group travaille avec plus de 12 000 hôpitaux en Chine et a déjà mis en place Watson for Oncology dans 8 hôpitaux du pays.