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  • Été 2018 : la France classée 16ème à l’indice mondial de l’innovation 2018

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Publié conjointement en juillet 2018 par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Université Cornell et l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), l’indice mondial de l’innovation 2018 classe la France au 16ème rang des pays les plus innovants du monde.

    Ainsi, derrière l’Allemagne et devant la Chine, la France se place en 2018 au-dessus de la moyenne des pays européens, entre ses propres classements de 2016 et de 2017, où elle s’était respectivement placée en 18ème et 15ème position du palmarès, alors que la Suisse, suivie de la Suède, du Royaume-Uni, de Singapour et des États-Unis, demeure en tête du classement pour la 7ème année consécutive.

    L’établissement de ce palmarès a nécessité, pour les 126 pays classés, l’étude de 80 critères tels que le nombre de demandes de titres de propriété intellectuelle déposées pour la création d’applications mobiles, le montant des dépenses en matière d’éducation, le nombre de publications scientifiques et techniques, etc.
    Ces 80 critères peuvent être rapportés à 7 grands domaines à même de refléter la capacité d’un pays à soutenir l’innovation :
    • les institutions ;
    • le capital humain et la recherche ;
    • l’infrastructure ;
    • le perfectionnement du marché ;
    • le perfectionnement des entreprises ;
    • la connaissance et les résultats technologiques ;
    • la créativité.

    Dans chacun de ces domaines pris en compte par l’indicateur, la France se place dans le top 25. Elle est en particulier 10ème du point de vue des infrastructures qu’elle met à disposition de la population et 11ème en ce qui concerne son capital humain et ses recherches : d’après l’indice, la qualité de ses publications scientifique est la 4ème meilleure au monde.

    En outre, au niveau du classement des pôles mondiaux les plus innovants, la région parisienne se positionne au 9ème rang.

  • QVT

    qualité de vie au travailnull

  • Été 2018 : la FHF émet 16 recommandations d’actions pour le développement de la médecine polyvalente

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a rendu public le 17 juillet 2018 son rapport daté du mois de juin sur le développement de la médecine polyvalente à l’hôpital (en lien ci-contre). Elle y présente un état des lieux qualitatif de l’exercice de cette pratique et 16 recommandations d’actions pour que les centres hospitaliers puissent l’adopter plus facilement et que la formation des médecins soit possible et adaptée. « Le développement de la médecine polyvalente permettra de garantir une meilleure qualité des soins pour tous les patients », commente la FHF dans un communiqué.

    Parmi ses recommandations, la fédération exprime sa volonté « de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ». Elle estime, par ailleurs, qu’il est « essentiel » de profiter de la mise en place des GHT pour faciliter le travail en réseau et renforcer « les liens fonctionnels des praticiens exerçant en structures de médecine polyvalente ou en SSR avec les services de médecine interne ».

    Le rapport a été établi à la suite d’une réflexion menée par un groupe d’experts sous la présidence du Professeur Philippe Morlat, chef de service de médecine interne et maladies infectieuses au CHU de Bordeaux. Au total, six réunions de travail ont été organisées entre février 2016 et juillet 2017, complétées par différents échanges réalisés au sein du conseil d’administration de la FHF au premier semestre 2018.

    Contexte

    La médecine hospitalière polyvalente recouvre diverses activités : services de médecine à prédominance post-urgences, services de soins de suite et réadaptation polyvalents, activité de médecine en milieu chirurgical, médecine somatique en centre hospitalier spécialisé et unité hospitalière de sécurité interrégionale.

    Selon la FHF, environ 3 500 praticiens, dont 500 à temps partiel, exercent la médecine polyvalente actuellement en France. Cette pratique n’est cependant pas reconnue par les autorités ordinales et n’est pas identifiée par une formation diplômante universitaire spécifique. Les praticiens l’exerçant ne sont sont donc pas reconnus comme des médecins spécialistes.

    Or, la médecine polyvalente hospitalière s’est fortement développée ces dernières années, souligne la fédération, « et le besoin de santé auquel elle répond est croissant ». Cette évolution s’explique notamment par l’évolution démographique de la population française et par les modifications de l’exercice de la médecine ambulatoire.

    L’exercice de cette pratique particulière représente « un enjeu notable pour les pouvoirs publics qui se doivent d’assurer la pérennité d’accès à des soins de qualité pour tous les citoyens quelle que soit leur situation sociale ou géographique », commente Frédéric Valletoux, président de la FHF (communiqué).

    Deux objectifs majeurs identifiés par la FHF

    Compte tenu de l’état actuel de la pratique de la médecine polyvalente en France, la Fédération identifie deux nécessités :

    • assurer « une formation adaptée pour les médecins appelés à répondre aux besoins de prise en charge des patients hospitalisés dans les services de médecine polyvalente, de SSR indifférenciés, ou justifiant de soins somatiques dans des services de chirurgie, psychiatrie ou de médecine hyperspécialisée » ;
    • assurer « une identité d’exercice professionnel et un développement professionnel continu (DPC) pour les praticiens en poste dans ces structures ».

    Synthèse des propositions émises par la FHF

    Afin de former des praticiens à l’exercice de la médecine polyvalente à l’hôpital, de favoriser leur exercice et de mieux répondre aux besoins de santé de la population, la Fédération hospitalière de France propose :

    Formation initiale

    • 1. de promouvoir les formations universitaires diplômantes de « médecine polyvalente hospitalière » auprès des internes dont la maquette d’enseignement de diplôme d’études spécialisées (DES) ne couvre pas ce domaine et qui souhaitent travailler dans ce champ d’exercice ;
    • 2. de mettre en place une formation spécialisée transversale (FST) de « médecine hospitalière polyvalente » accessible par spécialité aux étudiants de troisième cycle issus de différents DES ;
    • 3. d’augmenter le nombre d’internes au flux du DES de médecine interne dont la maquette de formation inclut les compétences nécessaires à l’exercice de la médecine polyvalente hospitalière ;
    • 4. de sensibiliser les internes inscrits au DES de gériatrie à l’exercice dans les services de médecine polyvalente à orientation gériatrique ;
    • 5. de prévoir un nombre suffisant de postes en médecine interne ou gériatrie lors de l’ouverture des accès à un deuxième DES (programmée à compter de 2021) ;
    • 6. de réaliser sous l’égide de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) une enquête démographique permettant d’établir les besoins précis de formation dans le domaine de la médecine polyvalente ;

    Organisation hospitalière

    • 7. de favoriser le regroupement au sein d’une même structure des activités de médecine polyvalente, de médecine interne et de court séjour gériatrique lorsqu’elles coexistent dans un même centre hospitalier ;
    • 8. de ne pas diminuer le nombre de lits dans les services de médecine polyvalente post-urgences afin de ne pas fragiliser les filières en aval des services d’urgences ;
    • 9. de créer des postes d’assistants spécialistes ou de praticiens pour assurer la prise en charge médicale dans les services de chirurgie et de médecine hyper spécialisée (en lien fonctionnel avec les services de médecine interne ou de gériatrie de proximité) et la prise en charge somatique dans les centres hospitaliers spécialisés ;
    • 10. de créer si nécessaire des équipes mobiles de « médecine hospitalière » ;
    • 11. de favoriser au niveau des GHT le travail en réseau des services de médecine polyvalente et des SSR polyvalents avec les services de médecine interne ou de gériatrie des hôpitaux voisins de plus grande taille. Ces liens fonctionnels peuvent aboutir à la création entre établissements de structures médicales fédératives ou communes (fédération médicale inter-hospitalière, pôle inter-établissements, voire équipe médicale commune) ;
    • 12. de proposer des conditions d’exercice à l’hôpital attractives tant d’un point de vue professionnel que personnel ;

    Développement professionnel continu

    • 13. de permettre l’adhésion des praticiens de médecine polyvalente aux sociétés savantes de médecine interne ou de gériatrie et de faciliter ainsi leur participation aux congrès et formations ;
    • 14. de mettre en place des partenariats entre ces sociétés savantes et la Fédération française de médecine polyvalente pour mener des actions de formation ;
    • 15. de faciliter l’accès des praticiens de médecine polyvalente à des formations universitaires diplômantes dans leur domaine d’exercice (cf recommandation n°1) ;
    • 16. de favoriser l’accès aux qualifications ordinales en médecine interne ou gériatrie des praticiens exerçant la médecine polyvalente hospitalière.
  • Été 2018 : Sham décerne des Trophées Risk Management 2018 à quatre établissements de santé français

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Un prix spécial et trois prix dans trois différentes catégories – Ressources humaines et qualité de vie au travail, prise en charge patient/résident, digital et nouveaux risques – ont été attribués aux établissements de santé français à l’occasion du concours Risk Management Sham 2018 le 11 juin 2018.

    Les quatre établissements qui ont été récompensés à l’occasion de cette 18e édition sont :
    le groupe hospitalier mutualiste Hospi Grand Ouest (44) pour son projet « Identification et prévention des risques liés à la prise en charge transversale des patients dans le cadre des parcours de soins, matérialisé par la mise en place d’une cartographie des risques » qui a remporté le prix spécial du comité ;
    • du Centre hospitalier régional Metz-Thionville (57) pour le projet « Lunettes connectées au Samu » ;
    • du Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier pour son projet « La Bienveillance au travail » ;
    • de la Résidence Menez Du à Gourin (56) pour son projet « L’entraîneur thérapeutique et sa promenade virtuelle ».

    Les projets reposent sur le recours à des outils technologiques, notamment de réalité virtuelle ou de télémédecine ou bien reposant sur des pratiques innovantes.

    La cartographie des risques au cours du parcours du patient remporte le prix spécial

    L’Hospi Grand Ouest, opérateur hospitalier mutualiste regroupant 10 établissements hospitaliers fondé par 3 entités mutualistes (Mutualité française Finistère et Morbihan, Harmonie services mutualistes et Harmonie mutuelle), est le lauréat du prix spécial du concours pour avoir proposé un projet de cartographie des risques dans le cadre d’une prise en charge transversale des patients.

    L’objectif est d’atteindre à travers l’identification des risques une qualité optimale du soin grâce à une excellente articulation de l’ensemble des acteurs qui interviennent à différents étapes du processus de prise en charge du patient.

    Cette initiative a débouché sur la proposition et la création d’un nouveau métier, celui de coordonnateur de parcours. Une formation menant à un diplôme universitaire pourrait être mise en place en collaboration avec l’EHESP.

    Une feuille de route est en train d’être élaborée pour permettre l’établissement d’une cartographie. Elle doit être finalisée en octobre 2018 et mise en œuvre progressivement sur les différents sites du groupe à partir de la fin de l’année 2018.

    Un projet digital

    Dans la catégorie « digital et nouveaux risques », c’est le projet « Lunettes connectées au SAMU » porté par le CHR Metz-Thionville qui a convaincu. Cette catégorie récompense les projets visant à réduire les risques liés aux nouveaux outils technologiques (cybertechnologie, robotique, télémédecine, dématérialisation des dossiers médicaux, objets connectés, etc.) ou règlementaires et/ou liés à l’évolution de l’environnement (ambulatoire, organisation territoriale de la santé, nouvelles manières de soigner, etc.).

    « Le Samu 57 souhaite s’équiper en lunettes connectées pour être en lien avec le logiciel de régulation médicale et avec l’ouverture du système d’information aux acteurs du territoire de santé.

    L’objectif est de permettre un partage des données entre professionnels pour une meilleure prise en charge des patients. La capacité de visualisation en direct permet d’obtenir une évaluation globale et rapide de la situation aux observateurs à distance. »

    Améliorer la qualité de vie et le bien-être au travail des personnels, une priorité des RH

    Dans la catégorie « Ressources humaines – Qualité de vie au travail (QVT) », c’est le le projet « La Bienveillance au travail » du CHU de Montpellier qui a été désigné lauréat.

    C’est le personnel du service d’hématologie de soins intensifs du CHU qui en est à l’origine. Il a créé un « groupe de bienveillance » composé de 5 personnes (agent de service hospitalier, aides-soignants et infirmière) afin de favoriser le dialogue et le partage, de promouvoir le bien-être au travail et ainsi d’améliorer la QVT. Il s’agit d’une façon de « prendre soin des soignants ».

    Des réunions mensuelles organisées par l’équipe permettent d’échanger sur une problématique du service et de proposer des solutions. Des actions sont également mises en place pour aider à faire baisser la pression que certains membres subissent ou pour renforcer la cohésion de l’équipe.

    Il s’agit d’une initiative soutenue par l’extracteur d’innovations du CHU, structure animée par le Dr Christophe Bonnel.

    Les membres souhaitent étendre le groupe de bienveillance à d’autres services du CHU et, avec le soutien du Sham, vont créer un site internet adossé à l’intranet du CHU. L’élaboration d’un cahier des charges et d’un guide, à terme un guide digital idéalement, constituent les prochaines étapes du projet.

    La résidence Menez Du à Gourin améliore la prise en charge  grâce à une promenade virtuelle

    Dans la catégorie « Prise en charge patient/résident », le projet « L’entraîneur thérapeutique et sa promenade virtuelle » visant à améliorer la prise en charge des personnes soignées, hébergées ou accueillies a été récompensé.

    Il vise le développement d’un programme d’activités physiques adapté aux personnes âgées, basé sur l’utilisation d’un entraineur thérapeutique, connecté à un écran de télévision avec un système de promenade virtuelle. Stimulée ainsi, la personne âgées est invitée à mobiliser ses membres inférieurs et/ou supérieurs.

  • Agnès Buzyn annonce que la réforme de l’Hôpital ne mènera pas à la fermeture d’hôpitaux de proximité

    Au cours d’une interview accordée à France info le 21 août 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s’est exprimée à propos de la réforme de l’hôpital, qui sera présentée à la mi-septembre 2018.

    La ministre s’est notamment engagée à des réorganisations sans fermeture d’hôpitaux de proximité : « les hôpitaux de proximité vont rester, les Français en ont besoin, ils ont besoin d’une offre de services au plus près de chez eux, il n’y aura pas de fermeture d’hôpital », a-t-elle insisté.

    Toutefois, concernant les services d’urgences, Agnès Buzyn a évoqué des remaniements qui pourront s’accompagner de fermetures dans des zones rurales « où effectivement il n’y a plus d’activité et très peu de services » et « pas [de] besoin d’un service d’urgences ». « Mais il y a plein de services d’urgences qui ouvrent dans les zones qui sont mieux peuplées […], la carte sanitaire évolue en fonction des migrations des populations, et c’est normal », a-t-elle ajouté.
    De plus, Agnès Buzyn a déclaré souhaiter voir les médecins de ville « plus présents qu’aujourd’hui sur les périodes de garde » de façon à soulager les urgentistes. Elle n’a pas évoqué un éventuel caractère obligatoire de ces gardes pour les médecins libéraux.

    La question des déserts médicaux a également été abordée. Si aucune mesure coercitive à destination des médecins libéraux n’a été exprimée, la ministre a décrit « des organisations territoriales où des groupes de médecins, avec les hôpitaux de proximité, pourront être en charge d’une population sur un territoire ».

    Les réactions des professionnels de la santé

    Réaction du syndicat MG France

    MG France (Fédération française des médecins généralistes), qui a eu connaissance des propos de la ministre de la santé relatifs à la médecine de proximité, a déploré dans un communiqué que soient oubliés les cabinets de médecine générale, « qui constituent pourtant aujourd’hui l’essentiel de la médecine de proximité », estime l’organisation.

    En effet, si la ministre a promis qu’aucun hôpital de proximité ne fermera, elle n’a pas évoqué les nombreuses fermetures de cabinets de médecine de ville, qui figurent parmi les causes de l’engorgement actuel des services d’urgences.

    Aussi, pour conserver un maillage acceptable de cabinets de médecine générale et au lieu d’attirer les médecins généralistes vers l’hôpital, MG France demande que « les cabinets de médecine générale disposent d’assistants afin de dégager du temps médical et de permettre aux patients de conserver une offre de services au plus près de chez eux ». Selon le syndicat, une réorientation « massive et rapide » des budgets disponibles devrait en outre être exécutée vers les cabinets de médecine de ville.

    Réaction de l’Association nationale des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité (ANCHL)

    Pour l’Association nationale des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité (ANCHL), « aucune certitude d’une volonté de maintenir les services ou un volume d’activité suffisant dans [les] établissements [de proximité] » ne peut être dégagée des propos de la ministre : plus qu’une simple promesse de non fermeture d’établissements, l’ANCHL attend en particulier de cette réforme du système de santé « la mise en place d’un véritable plan de renforcement et de développement des centres hospitaliers locaux et des hôpitaux de proximité ».

    Par ailleurs, l’ANCHL a souligné dans un communiqué que les organisations territoriales évoquées par la ministre existaient déjà. Il s’agit par exemple des « nombreux centres hospitaliser locaux et [des] hôpitaux de proximité accueillant en leur sein des maisons médicales de garde, des centres de santé, des Maisons de santé pluridisciplinaires, etc. ».

  • Été 2018 : le GCS Guyasis choisit la solution du Mipih pour déployer sa messagerie sécurisée

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Le GIP Mipih a indiqué dans un communiqué, le 9 juillet 2018, que le GCS Guyasis (Guyane système d’information de santé) a fait le choix de sa solution de messagerie sécurisée, Medimail.

    Selon Ronald Olivier, directeur du GCS Guyasis, pour répondre aux besoins d’usage de messagerie sécurisée d’une petite équipe, cette solution facile à appréhender par les différents acteurs guyanais présente peu de contraintes administratives.

    Medimail sera progressivement déployée à l’échelle du GCS au cours de l’année 2019.

    Une solution simple avec toutes les garanties de sécurité et de confidentialité

    Medimail répond aux besoins de messagerie classique des professionnels, avec un usage bureautique, ainsi qu’à la nécessité d’échanger des données de santé protégées par le secret professionnel dans le cadre du DPI : l’envoi en masse de manière sécurisée et automatisée des compte-rendu (90% des envois poussés vers les libéraux sont issus du DPI) est possible.

    La messagerie du Mipih s’intègre au système d’information (SI) de la structure d’accueil.

    Le GCS Guyasis espère ainsi parvenir au décloisonnement de la communication hôpital-ville et créer des usages.

    Les principales fonctionnalités

    • Un coffre-fort électronique
    • Un guichet de contrôle virtuel
    • Une solution fonctionnelle
    • Des services supplémentaires
    • De nombreuses possibilités d’interface au sein des établissements.
  • Été 2018 : les actes du colloque « Big data en santé » disponibles dans le JDSAM

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Le dernier numéro du Journal de droit de la santé et de l’assurance maladie (JDSAM) qui regroupe sous forme de dossier thématique les actes du colloque intitulé « Big Data en santé : du discours aux applications pratiques » qui s’est tenu à Paris le 20 mars 2018 a été mis en ligne le 26 juillet 2018.

    Health&Tech Intelligence avait déjà publié un article faisant état d’une compilation des présentations des intervenants en juin 2018 (voir liens ci-contre). Le colloque a permis d’aborder le big data sous trois angles : les acteurs du big data en santé, ses applications en santé et l’encadrement juridique des pratiques d’aujourd’hui et de demain.

    Les actes comprennent les interventions portant sur le recours au big data en santé, son intérêt dans la télésurveillance, les dangers liés à la collecte des données, la protection des données, leur réutilisation et une régulation possible, et une étude comparatives des cadres légaux applicables aux États-Unis et au Royaume-Uni, entre autres.

    L’événement a réuni des intervenants représentant le Conseil National de l’Ordre des Médecins (Dr Jacques Lucas), la Société Française de Télémédecine (Dr Pierre Simon), la Haute Autorité de Santé (Isabelle Adenot), l’Ethik-IA, l’AP-HP, la CNIL ou l’INDS (Dominique Polton). Des entrepreneurs ont également été représentés.

    Le dossier thématique du JDSAM est accessible via le lien ci-contre.

    Contenu du dossier thématique

    Le dossier thématique, coordonné par Lydia Morlet-Haïdara, contient les textes suivants :

    • Les big data au service de la télésurveillance médicale des patients atteints de maladies chroniques, Pierre Simon ;
    • Les dangers de la collecte des données de santé parles tiers intéressés (gafam, assureurs…), Thibault Douville ;
    • Les interactions entre les acteurs sur un domaine déterminé : réflexion pour une régulation positive à partir de la protection des données génétiques, David Gruson ;
    • Établissements de santé et start-up face à la régulation des innovations par la protection des données de santé, Nesrine Benyahia ;
    • La nouvelle réglementation sur l’accès aux données de santé et sa mise en œuvre deux ans après la loi de modernisation de notre système de santé, Mylène Girard & Dominique Polton ;
    • Compatibilité des cadres légaux applicables et mise en œuvre de projets big data en santé : approche comparative États-Unis et Royaume-Uni, Adèle Lutun.

  • Été 2018 : Alphabet (GOOGL.O) investit 325 M € dans l’assureur high tech Oscar Health

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans les domaines « business » et « modèles économiques ».

    Alphabet (GOOGL.O), la société mère de Google, prévoit d’investir 375 millions de dollars US (325,4 M €) dans Oscar Health, une compagnie d’assurance santé américaine centrée sur les nouvelles technologies, a annoncé cette dernière le 14 août 2018.

    Grâce à cette levée de fonds, Alphabet envisage d’étendre ses activités à davantage de marchés et de secteurs, notamment en rejoignant Medicare Advantage en 2020. Medicare Advantage est un type d’assurance maladie qui couvre la partie C du système Medicare aux États-Unis, permettant de combiner dans un seul plan une couverture pour les soins hospitaliers, les visites chez le médecin et les autres services médicaux.

    L’idée est qu’en utilisant des dispositifs d’analyse de données, Oscar Health pourra aider les médecins et les patients à mieux communiquer. Cela permettra de réduire les coûts des soins en s’assurant, par exemple, que les patients soient vus plus rapidement par un médecin au lieu de prendre le risque que leur état s’aggrave et qu’ils aient besoin d’aller aux urgences.

    Avec cet investissement, Alphabet détient désormais 10 % d’Oscar Health. Le co-fondateur et P.-D.G. de l’assureur, Mario Schlosser, a tenu à rassurer les consommateurs quant à la protection de leur vie privée. Il a assuré au magazine Wired.com que malgré cette opération, Google n’aurait pas accès aux données exploitées par son entreprise.

    L’assurance maladie, nouveau secteur d’activité pour Oscar Health

    Fondé en 2012 à New York, Oscar Health a débuté en proposant des assurances pour les particuliers puis s’est développé rapidement lors du lancement du Affordable Care Act (loi sur la protection des patients et les soins abordables surnommée « Obamacare », promulguée le 30 mars 2010), avant d’introduire des offres pour les petites entreprises avec son produit Oscar for Business. L’assurance maladie représente une nouvelle activité pour la société, renforçant sa concentration sur les marchés de l’assurance individuelle et d’entreprises.

    Alphabet détient 10 % d’Oscar Health

    L’investissement annoncé par Alphabet intervient après qu’Oscar Health ait recueilli en mars 2018 165 millions de dollars (143,2 M €) dans le cadre d’un tour de financement mené, entre autres, par CapitalG et Verily Life Sciences, respectivement le fonds de capital risque et la filiale spécialisée dans les sciences de la vie d’Alphabet. Cette levée de fonds a valorisé la jeune société d’environ 3 milliards de dollars (2,6 Mds €).

    Avec ce nouveau tour, la valeur de l’entreprise reste similaire et permet à Alphabet de détenir environ 10 % d’Oscar Health. Par ailleurs, Salar Kamangar, vice-président vidéo senior de Google et ancien chef de la direction du géant américain, rejoint le conseil d’administration de l’entreprise.

    Google n’aura pas accès aux données d’Oscar Health

    L’opération menée par Alphabet pose question au niveau de la confidentialité des données exploitées par Oscar Health. Le P.-D.G. de la société, Mario Schlosser, a déclaré à Wired que Google n’aurait pas accès aux données d’Oscar dans le cadre de ce financement.

  • Été 2018 : le rapport d’Annie Vidal (LREM) sur la démarche qualité en Ehpad approuvé par la FNAQPA

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    La Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA), organisation représentative du secteur gérontologique, a communiqué à la fin du mois de juillet 2018 sa satisfaction quant aux propositions émises par la députée Annie Vidal (LREM) dans son rapport sur l’évolution de la démarche qualité en Ehpad adopté le 26 juillet 2018 par la commission des affaires sociales de l’Assemblé nationale.

    Parmi les impacts favorables que la fédération voit en la potentielle application des mesures formulées par Annie Vidal, l’harmonisation d’une démarche d’évaluation à la fois cohérente à l’échelle nationale et adaptée aux particularités de chaque établissement « rejoint pleinement la position de la FNAQPA ». Celle-ci affirme en effet défendre depuis longtemps l’évitement de « toute standardisation des réponses aux attentes ».
    Ces attentes, qu’elles soient émises par des professionnels ou par des patients, seraient par ailleurs prises en compte dans une démarche d’inclusion de l’ensemble des parties prenantes si les mesures proposées étaient mises en œuvre.

    De plus, la FNAQPA s’est affirmée « très favorable aux indicateurs d’impact et de résultat, afin de mettre en avant la performance et l’efficience dont font preuve [les] établissements ».

    Enfin, les propositions concernant l’augmentation de la communication et de la transparence, notamment à destination du grand public, rejoindraient également les positions de la FNAQPA, qui considère l’évaluation comme un « levier de valorisation de la qualité du travail [des] établissements, et de plus grande attractivité pour l’ensemble du secteur médico-social ».

  • Été 2018 : Google développe un assistant de santé appelé « Google Coach »

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018.

    Android Police, site web dédié au système d’exploitation mobile Android et aux objets connectés l’utilisant, a annoncé le 15 août 2018 le développement par Google d’un assistant santé et bien-être surnommé « Google Coach ».

    Après le lancement de plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle, tels que des écouteurs intelligents, des caméras autonomes et des enceintes connectées, le « projet Wooden » de développement de Google Coach devrait aboutir à un dispositif de suivi (tracker) d’exercice physique incitant l’utilisateur à rester actif et capable dans le même temps de constituer un accompagnement pour l’inciter à adopter une nutrition équilibrée et adaptée : l’outil devrait proposer un suivi des habitudes alimentaires de la personne, des conseils de nutrition et, hebdomadairement, des idées de menus adaptés à son profil et à son environnement (magasins, restaurants, etc., recensés à proximité de l’utilisateur).

    Ces conseils, rappels et encouragements pourraient prendre la forme de notifications innovantes, intégrant en une seule alerte différentes informations.
    Par ailleurs, la délivrance proactive de conseils implique un recueil en amont de données personnelles par Coach, qui pourrait être synchronisé avec des applications de type calendrier, etc.

    Google Coach sera certainement conçu pour fonctionner via le système d’exploitation Wear OS. Cependant, certaines fonctionnalités devraient être accessibles sur smartphones (Android) : si les fonctionnalités de suivi en temps réel de l’activité physique et de l’alimentation ne seront disponibles que sur des dispositifs Wear OS, certaines notifications et données pourront être visualisables sur un smartphone.
    Dans le futur, Coach pourrait être encore étendu à d’autres supports que des smartphones fonctionnant sous Android : le groupe aurait émis le souhait de rendre compatible l’outil à Android TV et à Google Home, entre autres.

    Le groupe n’en étant qu’aux débuts du développement de son produit, les informations qu’ils délivrent à ce sujet ne sont en réalité que des prévisions, des hypothèses : l’actuel surnom « Google Coach » pourrait lui-même être amené à changer.