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  • Partenariats et collaborations de Google (Alphabet Inc.) en fin 2017 et au 1er semestre 2018

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les partenariats et autres formes de collaborations de Google (Alphabet Inc.) qui ont rythmé le deuxième semestre 2017 et le premier semestre 2018.

    Les collaborations marquantes du groupe en 2018, notamment via sa filiale Verily, se déclinent comme suit :
    • deux partenariats avec la Fondation Michael J. Fox axés sur la recherche autour de la maladie de Parkinson ;
    • un investissement dans l’assureur Oscar Health à hauteur de 375 millions de dollars US ;
    • un investissement dans la start-up française Owkin, spécialisée dans le machine learning et dans l’exploitation des données au service de la recherche à hauteur de 5 millions de dollars US.

    Au cours de la deuxième moitié de l’année 2017, deux nouvelles collaborations ont été annoncées et mises en place. La première concerne la société Senosis Health, une start-up spécialisée dans la surveillance et le diagnostic médical grâce aux smartphones. La deuxième se présente sous la forme d’une spin-off de Google – la société Cityblock propose une assurance en santé à destination des personnes à faibles revenus aux États-Unis.

  • IRMB

    Institute for regenerative medicine & biotherapynull

  • Étude : les résultats du 1er outil de dépistage de la rétinopathie par IA questionnés par des experts

    En avril 2018, la Food and Drug Administration (FDA) a autorisé la mise sur le marché du premier dispositif médical de dépistage de la rétinopathie diabétique reposant sur l’intelligence artificielle (IA).

    L’étude* sur laquelle la FDA s’est basée a été publiée le 28 août dans Nature’s Digital Medicine. Malgré de très bons taux de spécificité et de sensibilité, des spécialistes émettent des doutes, dans un éditorial**, sur la puissance de cette étude.

    L’intelligence artificielle pour prévenir la cécité

    Aux États-Unis, plus de 24 000 personnes perdent la vue chaque année à cause de la rétinopathie diabétique (chiffres mentionnés dans l’étude). Une détection précoce de cette pathologie permet pourtant de réduire le risque de cécité de 90 % mais plus de la moitié des diabétiques ne consultent pas régulièrement un ophtalmologiste.

    Un système de dépistage de la rétinopathie diabétique reposant sur l’intelligence artificielle (IA) et ne nécessitant pas la présence d’un spécialiste pour interpréter les résultats des examens a donc été mis en place. Le système IDx-DR a pour rôle d’identifier de manière totalement autonome les patients diabétiques qui ont une rétinopathie nécessitant une évaluation ultérieure par un spécialiste. 

    Un diagnostic en quelques minutes

    Concrètement, une caméra rétinienne réalise des fonds d’œil et les télécharge ensuite sur le cloud. Grâce à un logiciel informatique s’appuyant sur des algorithmes d’IA, les images sont analysées et, quelques minutes plus tard, un médecin généraliste reçoit un résultat indiquant soit que le patient souffre d’une rétinopathie diabétique nécessitant de le transférer vers un spécialiste, soit qu’il n’y a aucune situation pathologique et qu’il faut juste procéder à nouveau à cet examen dans un an. La simplicité du processus permet que le dispositif soit utilisé par des médecins généralistes.

    En avril 2018, la FDA a autorisé la commercialisation de ce dispositif médical, le premier à diagnostiquer la rétinopathie diabétique grâce à l’intelligence artificielle. L’étude sur laquelle l’agence américaine s’est basée vient d’être publiée dans la revue Nature’s Digital Medicine.

    Sur les 900 patients inclus dans l’étude, 819 ont bénéficié d’un double diagnostic : l’un a été effectué par les spécialistes du Fundus Photograph Reading Center (FRPC) selon la procédure traditionnelle et l’autre grâce au dispositif IDx-DR.

    Résultats

    • 198 patients ont eu un diagnostic de rétinopathie diabétique dépassant le stade « léger » en utilisant le »gold standard », contre 173 avec l’IA.
    • Le dispositif médical basé sur l’intelligence artificielle a donc une sensibilité de 87 %.
    • Pour 621 patients, aucun diagnostic de rétinopathie n’a été posé via le FRPC, contre 556 pour l’IA.
    • Le dispositif médical validé par la FDA a donc une spécificité de 90 %.

    Les auteurs de cette étude espèrent que ce « système d’intelligence artificielle permettra de poser le diagnostic précoce d’autres pathologies oculaires telles que le glaucome et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ». « Nous travaillons déjà sur les algorithmes, a déclaré le Dr Michael Abramoff, fondateur et président de la société IDx et principal auteur de ces travaux. Le but est d’obtenir ces diagnostics de spécialistes dans des centres de soins de premier recours et la vente au détail du dispositif. »

    Une étude qui manque de puissance…

    Alors que ces résultats sont apparus suffisamment solides à la FDA pour donner son accord de commercialisation, des chercheurs ont fait entendre une voix discordante dans un éditorial** paru lui aussi dans Nature’s Digital Medicine.

    Ces spécialistes issus de prestigieuses institutions, telles que le National Institute for Health Research et le Scripps Translational Science Institute, estiment tout d’abord que l’échantillon était trop faible pour une étude diagnostique.

    En outre, le fait que 40 patients aient été exclus de l’analyse pourrait, selon eux, fausser les résultats finaux.

    Des études complémentaires sont donc nécessaires. « Reste par ailleurs à savoir comment le dispositif approuvé sera accepté dans la pratique. Les cliniques de soins primaires intègreront-elles le dépistage de la rétine dans leur pratique ? Ce n’est pas vraiment un système autonome, car quelqu’un doit acquérir l’image – qui va le faire ? « , s’interrogent les experts.

    … mais un « travail crucial »

    Malgré ces réticences, les éditorialistes « applaudissent les auteurs de l’étude pour ce travail crucial ».

    « Bien que l’apprentissage en profondeur ne soit pas une panacée, il présente un énorme potentiel dans de nombreux domaines cliniques où des données de grande dimension sont associées à une classification simple et pour lesquelles les ensembles de données sont potentiellement stables sur de longues périodes. À ce titre, il incombera aux professionnels de la santé de se familiariser avec cette technologie et d’autres technologies d’IA dans les années à venir afin de s’assurer que ces techniques soient utilisées de manière appropriée. Cette étude représente un premier pas important dans cette direction », ont-ils conclu.

  • Été 2018 : la stratégie « cloud » du gouvernement pour l’hébérgement des données du secteur public

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Afin d’accompagner la transformation numérique de l’État, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé le 3 juillet 2018 la stratégie du gouvernement en matière de cloud visant à développer son usage par les administrations, les établissements publics et les collectivités territoriales, et ce, d’ici 3 ans.

    Une offre spécifique aux besoins du secteur public semble s’imposer avec trois niveaux d’hébergement correspondant à des niveaux de sécurité variable : un cloud interne, un cloud dédié et un cloud externe pour les données les moins sensibles.

    Les avantages que le recours au cloud conférera à l’État et à ses administrations résident dans une meilleure efficacité des SI, dans une meilleure gestion des coûts et dans davantage de souplesse dans le processus d’innovation.

    Mounir Mahjoubi a annoncé que « le marché du cloud ne sera pas réservé aux seuls prestataires français ». Cette stratégie se heurte néanmoins à la réglementation actuelle en matière de localisation géographique des serveurs d’hébergement de données publiques, qui impose le stockage des données gérées sur le territoire français.

    « Le cloud est l’un des chantiers prioritaires de la transformation numérique de l’État. Grâce à la stratégie cloud de l’État, nous souhaitons encourager les acteurs publics à s’emparer du cloud et à s’appuyer sur son potentiel pour rendre un meilleur service public aux citoyens tout en gardant la maîtrise des données sensibles », Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    La nécessité d’une offre de cloud hybride

    La stratégie de l’État en matière de cloud préconise la création et le développement d’une offre hybride en fonction des usages et de la sensibilité des données.

    Ainsi, trois types de cloud semblent nécessaires pour répondre aux usages du secteur public et chaque administration pourra choisir celui qui est le plus pertinent :

    • un « cloud interne » dédié aux données et aux applications sensibles qui serait accessible à l’ensemble des ministères sur une base OpenStack via un portail interministériel. Il doit être hébergé par l’administration et conforme aux exigences régaliennes de sécurité ;
    • un « cloud dédié » qui pourra accueillir des données et des applications de sensibilité moindre, « reposant sur une offre externe personnalisée pour les besoins de l’État et hébergé sur des infrastructures dédiées ». L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) serait en charge d’en superviser la sécurité ;
    • un « cloud externe », dédié aux données et aux applications peu sensibles, constituée d’un catalogue  d’offres cloud accessibles sur internet qui sera porté par des centrales d’achat public pour en faciliter la commande.

    Ces deux dernières offres devraient être lancées d’ici la fin 2018 à destination des collectivités et notamment des mairies.

    Renforcer la souveraineté numérique de l’État et la maîtrise de ses données

    Selon le gouvernement, le recours au cloud permettra de renforcer la souveraineté numérique de l’État et la maîtrise de ses données.

    Les autres avantages que l’usage du cloud représentera pour l’État, les services publics et les citoyens sont :

    • l’amélioration de l’efficacité générale du SI des administrations publiques ;
    • l’agilité nécessaire au développement de services innovants, tant pour les besoins de l’administration que des administrés ;
    • la souplesse et la rapidité de déploiement des solutions hébergées sur cloud ;
    • l’optimisation des coûts.

    Adapter la réglementation actuelle pour s’ouvrir à la concurrence internationale

    La réglementation actuelle en matière de gestion et d’hébergement de données interdit aux collectivités territoriales de traiter avec un prestataire étranger (note d’information du 5 avril 2016 du directeur général des collectivités locales et du directeur des archives de France). Elle impose par ailleurs que les données soient stockées et traitées sur le territoire français. 

    Mounir Mahjoubi a annoncé des adaptations réglementaires « afin de pouvoir recourir à des offres cloud sécurisées avec un hébergement hors du territoire national » car il n’est pas prévu « de donner la préférence à des fournisseurs nationaux ». Il prévoit en outre « d’ouvrir la concurrence à l’échelle européenne, voire internationale si les prestataires répondent aux critères de sécurité ».

  • ADR

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  • ASI

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  • Été 2018 : Diabète – Novo Nordisk achète la start-up biotech Ziylo pour 685,2 millions d’euros

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Novo Nordisk, laboratoire danois spécialisé dans le traitement du diabète, a annoncé le 17 août 2018 avoir fait l’acquisition de la start-up Ziylo, une spin-off de l’université de Bristol qui travaille sur une insuline intelligente sensible au taux de glucose permettant une gestion optimisée du glucose dans le sang, pour la somme de 685,2 millions d’euros (800 millions de dollars US).

    Cette nouvelle génération d’insuline n’agirait donc que dans le cas où le taux de glucose dans le sang s’avère plus élevé que la normale. Elle permettrait de limiter les risques d’hypoglycémie chez les diabétiques en améliorant leurs qualité de vie.

    Avec cette nouvelle acquisition, l’objectif de Novo Nordisk est de dominer le marché de la gestion du diabète.

    Le trio Ziylo-Novo Nordisk-Carbometrics

    Ziylo est une spin-off de l’université de Bristol (GB) dirigée et fondée par le Pr Anthony Davis (directeur administratif et financier), Tom Smart (P.-D.G.) et le Dr Harry Destecroix, étudiant-chercheur.

    Le communiqué de Novo Nordisk précise qu’au préalable du rachat, certaines activités de recherche de Ziyolo ont été sorties de son champ d’action pour être transférées à une société nouvellement créée, Carbometrics.

    Cette dernière a par ailleurs conclu un partenariat de recherche avec Novo Nordisk afin d’optimiser le processus d’optimisation de cette nouvelle génération d’insuline (glucose binding molecules-glucose responsive insulin). Carbometrics détient les droits sur le développement des applications non thérapeutiques de cette insuline et notamment le développement d’applications de surveillance continue de la glycémie.

    Avantages de la nouvelle génération d’insuline

    Une insuline sensible au taux de glucose dans le sang permettrait de réduire voire d’éliminer le risque d’hypoglycémie chez les diabétiques en annulant ainsi le principal risque lié à tout traitement à l’insuline et à la fois le principal obstacle à un contrôle optimal du taux de glucose dans le sang. Son utilisation permettrait une meilleure maîtrise des mécanismes métaboliques et aurait un impact positif sur la qualité de vie des personnes diabétiques.

  • SI hospitalier : une étude révèle les problèmes rencontrés par les pharmaciens

    Selon l’étude Problèmes rencontrés par les pharmaciens des établissements de santé avec les systèmes d’information hospitaliers : analyse des échanges opérés au sein de réseaux sociaux (en lien ci-contre), à paraître dans l’édition de septembre 2018 des Annales pharmaceutiques françaises, les pharmaciens des établissements de santé « sont confrontés à de très nombreux problèmes d’insécurité et d’inefficience générés par les [SIH] », tels que des difficultés de paramétrage du logiciel et la survenue de bugs. Autant de soucis techniques qui entraînent des erreurs et une perte de temps nuisant à leur efficacité.

    Les auteurs du document proposent ainsi 4 actions à conduire pour améliorer les SIH :
    • évaluer l’impact organisationnel de ces systèmes d’information (SI) « avant la mise sur le marché » ;
    • garantir la formation des utilisateurs en renforçant la réglementation en la matière ;
    • automatiser en amont le paramétrage et la mise à jour des bases de données ;
    • inscrire les SI dans les programmes de formation initiale et continue.

    Ils souhaitent transmettre ces différentes informations aux agences chargées de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que de la protection des patients(HAS, ANSM, DGOS) comme « une matière première pour encourager les décideurs à agir ».

    Une centaine de courriels émis par 80 pharmaciens analysés

    L’étude publiée par les Annales pharmaceutiques françaises a pour but d’identifier ce qui peut « détourner » le pharmacien hospitalier de sa mission de soin des patients.

    Pour ce faire, ses auteurs ont rassemblé puis analysé les échanges des professionnelles membres de l’Association pour le digital et l’information en pharmacie (ADIPH) réalisés entre mars 2015 et 2016 ainsi que plusieurs résumés de communications effectuées à l’occasion des congrès Rencontres convergences santé hôpital (SNPHPU) et Hopipharm (Synpreph).

    Au cours de cette période, 122 courriels émis par 80 pharmaciens exerçant dans des pharmacies à usage intérieur (PUI) concernaient les systèmes d’information hospitaliers (SIH). Entre 2006 et 2016, 45 résumés de communication ont traité de ce sujet. 

    Les pharmaciens dont les propos ont été observés exerçaient dans :

    • des centres hospitalo-universitaires (CHU) ;
    • des centres hospitaliers (CH) ;
    • des cliniques ;
    • des établissements publics de santé mentale (EPSM) ;
    • des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ;
    • des établissements de moyen séjour et/ou de soins de suite et réadaptation (SSR) ;
    • des soins de longue durée, etc.

    « 44 courriels comportaient au moins une question, 58 une réponse et 77 un commentaire », est-il précisé dans le document.

    Les problèmes abordées par les pharmaciens sont :

    • les difficultés liées au paramétrage et aux fonctionnalités, soit les problèmes de gestion et de paramétrages des médicaments injectables ou les difficultés d’interfaçage (mentionnée 116 fois) ;
    • les problèmes de temps et de charge de travail (32 fois) ;
    • les difficultés relationnelles avec les fournisseurs et le manque de réactivité des fournisseurs (32 fois) ;
    • le manque d’ergonomie (30 fois) ;
    • la survenue de bugs (23 fois) ;
    • la formation des utilisateurs (22 fois) ;
    • la responsabilité du pharmacien (19 fois) ;
    • la réglementation (18 fois) ;
    • les problèmes portant sur les référentiels produits (17 fois) ;
    • les problèmes portant sur le livret thérapeutique (15 fois) ;
    • les problèmes organisationnels (12 fois) ;
    • la gestion du projet avec les décisions unilatérales des directions (3 fois).

    Une perte de temps néfaste pour « la qualité et la sécurité des soins »

    « Les problèmes liés aux systèmes d’information rencontrés dans les pharmacies des établissements de santé français sont interdépendants, entraînent des erreurs et contraignent, pour en atténuer les conséquences, les professionnels à détourner une quantité importante d’heures de travail au détriment du soin et de la pharmacotechnie », expliquent les auteurs des travaux, indiquant que ces problèmes informatiques « [n’épargnaient] aucun type d’établissement ».

    Ce temps consacré aux problèmes d’ordre informatique a des répercussions néfastes « sur la qualité et la sécurité des soins », précisent-ils. Il peut s’agir d’erreurs entraînées par des pannes, de défaillance des interfaces ou d’erreurs médicamenteuses « aux conséquences graves et parfois mortelles ». Ces problèmes relatifs aux SIH contraignent d’ailleurs le pharmacien à engager sa responsabilité « sur des facteurs qu’il ne maîtrise pas », relèvent-ils par ailleurs.

    Une offre de logiciels trop riche

    La non-maîtrise de ces logiciels informatiques est régulièrement mise en avant par les pharmaciens, qui estiment également trop riche l’offre de logiciels à leur disposition. 53 logiciels « de différentes natures » (prescription, dispensation, dossier patient, gestion et comptabilité, traçabilité, chimiothérapie, référentiel articles, pilotage de stockeurs) ont été cités « au moins une fois au sein de 99 courriels ».

    Les auteurs des travaux soulignent qu’il existe une importante concurrence sur le marché des logiciels hospitaliers et regrettent que le référencement de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) « ne donne pas d’indications sur comment choisir dans cette offre pléthorique ni sur comment elles tiennent leurs engagements et [ne donne] aucune information quant à leur pérennité ».

    4 actions à conduire pour améliorer l’utilisation des SIH

    Plusieurs propositions sont émises au sein de l’étude afin d’améliorer l’utilisation des SIH. Elle met en avant 4 actions à conduire :

    • évaluer l’impact organisationnel de ces SI avant leur mise sur le marché ;
    • garantir la formation des utilisateurs en renforçant la réglementation en la matière ;
    • automatiser en amont le paramétrage et la mise à jour des bases de données ;
    • inscrire les SI dans les programmes de formation initiale et continue.

    Les auteurs des travaux appellent également à la mise en place de « recherches pour déterminer [le] coût [des systèmes d’information], en préciser les effets délétères sur les soins et identifier les systèmes d’information les plus sûrs ».

    Encourager les agences nationales de santé à agir

    Ils indiquent également qu’ils souhaitent transmettre les informations mentionnées dans leur document aux agences en charge de la qualité et de la sécurité des soins, telles que la Haute autorité de santé, l’ANSM et la DGOS, pour les « encourager [à] agir ».

  • SI : le CNG ouvre un poste de chef de projet SI pour piloter sa transformation numérique

    A l’occasion des délibérations de son Conseil d’administration du 10 juillet 2018 modifiant l’organisation interne du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG), le CNG a décidé de créer un poste de chef de projet système d’information et pilotage de la transformation numérique. Cette décision a été publiée au Journal officiel du 21 août 2018.

    Les missions du futur chef de projet consistent à :
    • conseiller la direction générale sur les orientations stratégiques et les enjeux en matière de transformation numérique et de développement informatique ;
    • piloter, animer et coordonner l’ensemble des projets numériques ;
    • assurer la définition et la mise en œuvre d’évolutions techniques ou organisationnelles dans le domaine des systèmes d’information.

  • Été 2018 : le dispositif de lutte contre le suicide VigilanS atteint 10 000 patients

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    VigilanS, dispositif de lutte contre le suicide
    initié et expérimenté par le CHU de Lille, a atteint pendant l’été 2018 le chiffre de 10 000 patients suivis.

    Cet outil de soin et de veille consécutif à une tentative de suicide a vocation à être généralisé d’ici 2020 à l’ensemble du pays afin de proposer un soutien personnalisé aux 200 000 personnes qui commettent chaque année une tentative de suicide.

    Ce modèle inédit en France, qui permet actuellement à une équipe médicale de maintenir un contact avec 3 500 personnes par an, fédère également l’expertise de nombreux partenaires. Parmi les organismes participant à VigilanS figurent :
    • le Samu et le centre 15, qui occupent une place centrale dans le dispositif ;
    • les services d’urgences des hôpitaux de la région ainsi que les centres de crise ;
    • les services de psychiatrie et de santé mentale ;
    • l’Union régionale de professionnels de la santé (URPS) et les associations de développement professionnel continu de médecins généralistes ;
    • la Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM), chargée d’évaluer le dispositif. 

    L’équipe de VigilanS, qui bénéficie du soutien du Ministère de la Santé et de l’Agence régionale de santé (ARS) à hauteur de 380 000 euros pour deux ans – VigilanS fait partie du schéma régional de prévention du Nord-Pas-de-Calais – est actuellement composée d’un psychiatre coordinateur, d’un praticien hospitalier, d’un assistant spécialiste en psychiatrie, d’une assistante de recherche clinique, d’une secrétaire et de quatre écoutants.

    Éviter les récidives en maintenant le contact

    Pour constituer un dispositif de suivi, d’écoute, d’accompagnement et de soutien aux patients ayant commis une tentative de suicide, VigilanS procède en trois étapes.

    1. D’abord, à sa sortie de l’hôpital, le patient reçoit une carte comportant le numéro de téléphone de VigilanS, joignable à tout moment. L’équipe de VigilanS informe alors rapidement le médecin traitant et le psychiatre de la personne de la mise en place du dispositif de suivi.

    2. Dix à vingt jours après la sortie d’hospitalisation, le patient reçoit un appel d’un écoutant de VigilanS – en l’absence de réponse, le médecin traitant et le psychiatre sont contactés. Tous les mois, le patient reçoit alors une carte postale personnalisée ou un SMS.

    3. Six mois après le début du suivi, un dernier appel est réalisé pour une sortie du dispositif, possible si aucune récidive suicidaire n’est constatée. Dans le cas contraire, le dispositif est maintenu pour le patient.