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    member of the mayoral committee (membre du comité de maire)null

  • Johannesburg : 500 000 patients enregistrés sur le DSE eHealth@Joburg

    En Afrique du Sud, le 500 000ième patient a été enregistré le 16 août 2018 sur eHealth@Joburg, le dossier de santé électronique (DSE) de Johannesburg, au sein de la Halfway House Clinic. Au total, 64 des 81 cliniques de soins primaires de la ville ont déjà adopté le système numérique, lancé par la Ville en juin 2016. Avant son déploiement, tous les documents du Département de la santé étaient sur papier.

    Le 28 août 2018, le maire, Herman Mashaba, et le MMC pour la santé et le développement social, le Dr Mpho Phalatse, ont honoré lors d’une cérémonie le demi-millionième patient, Mme Nomhle Ntsizana, ainsi que le directeur des opérations de la clinique, Maria Matsane.

    Ce bon développement du dispositif a été rendu possible grâce aux efforts réalisés par Cyril Baloyi, directeur technique de la Ville, à la contribution des infirmières et de la direction de la Ville ainsi qu’au partenariat public-privé établi avec Altron, une société sud-africaine spécialisée en solution d’ingénierie et en conseil industriel à l’origine du DSE – développé par Med-e-Mass, membre du groupe de sociétés Altron TMT.

    « Le système de santé en ligne assurera un stockage sécurisé des informations sur les patients, un transfert immédiat [de ces données] et un meilleur accès, plus sûr et plus rapide aux soins », a déclaré le Dr Phalatse (source : Randburgsun.co.za). En cas de panne de courant, le dispositif est connecté à des générateurs, à un système d’énergie solaire, à un système d’alimentation sans interruption et à une réticulation électrique. 

    La Ville de Johannesburg a également mis en place un système de file d’attente numérique, via l’installation de moniteurs au niveau de la réception et d’une prise de rendez-vous par téléphone portable, afin de « stabiliser le flux de patients dans les cliniques et permettre le transfert des patients de la réception à la salle de consultation en utilisant un processus de numérotation anonyme », précise le Dr Mpho Phalatse.

    Le maire, Herman Mashaba, espère que les autres municipalités prendront exemple sur sa ville pour mettre en place leurs propres systèmes de santé électroniques, a-t-il déclaré.

    Note : Le 4e Sommet annuel sur l’innovation santé en Afrique (4th Annual Healthcare Innovation Summit Africa) se tiendra du 17 au 18 octobre 2018 à Johannesburg au Gallagher Convention Center.

  • Thérapies cellulaires : le CHU de Montpellier co-fonde la start-up Medxcell Sciences SAS

    Le CHU de Montpellier et ses équipes co-fondent avec Medxcell SA, une société suisse spécialisée dans les thérapies innovantes, la start-up Medxcell Science SAS « et participent ainsi au développement de la médecine de demain », a annoncé dans un communiqué le CHU, précisant qu’il s’agit de la « première participation d’un CHU français dans une start-up ».

    Medxcell Science SAS vise à élaborer et à mettre sur le marché des thérapies cellulaires innovantes ciblant les maladies ostéo-articulaires, telles que l’arthrose. Son objectif, à terme, est de « démocratiser des traitements de pointe faiblement invasifs aux capacités régénératrices ». Pour la plupart des pathologies ostéo-articulaires, les traitements actuels sont uniquement symptomatiques et ne ciblent pas la cause du problème, indique le CHU.

    La société nouvellement créée valorise la recherche clinique du Pr Christian Jorgensen, directeur de l’Institut de médecine régénératrice et de biothérapie de Montpellier (IRMB), qui a testé avec succès l’utilisation de cellules souches pour traiter la maladie arthrosique et la pathologie discale, mais aussi l’expertise et le brevet du Pr John De Vos et du Dr Daniele Noel sur les cellules souches.

    Elle exploitera plusieurs technologies déployées dans le cadre des activités de recherche du CHU de Montpellier et de ses partenaires, dont l’Inserm et l’Université de Montpellier.

    Medxcell Science SAS va être hébergée dans le bio-incubateur Cyborg sur le campus Gui de Chauliac‐Saint Eloi, en liaison avec l’IRMB. « Cette forte synergie permettra une création d’emplois et d’activité économique durables sur la métropole montpelliéraine », avance le CHU.

    MedXCell SA, autre fondateur de la start-up, a pour but de devenir le n°1 mondial dans les domaines de la médecine régénératrice et de la médecine du sport, notamment en utilisant son vaste réseau international dans le milieu du sport professionnel.

    Les traitements innovants développés par la nouvelle société pourront bénéficier tant aux « sportifs d’élite qu’aux très nombreux patients atteints de maladies ostéo-articulaires à travers le monde, ces derniers représentant un enjeu majeur de société », précise le communiqué.

  • 73 % des Canadiens souhaiteraient pouvoir accéder en ligne à leurs données de santé (rapport)

    22 % des Canadiens disposent d’un accès en ligne à leurs informations médicales, révèle un rapport intitulé Relier les patients pour favoriser leur santé, 2018 (2e édition) publié en août 2018 (en lien ci-contre) par Inforoute santé du Canada, une organisation visant à améliorer la santé des Canadiens en leur donnant accès à des solutions de santé numériques novatrices. Ses auteurs précisent que les citoyens ne bénéficiant pas d’un tel accès (73 %) souhaiteraient eux aussi pouvoir consulter leurs données de santé via une plateforme mobile.

    L’enquête repose sur quatre sondages d’opinion publique menés par Nielsen pour Inforoute entre février 2014 et mars 2018 auprès d’échantillons représentatifs de la population canadienne selon l’âge, le sexe et la province ou le territoire de résidence. Elle fait ainsi le bilan des perceptions des Canadiens sur les services de santé numériques et de leur capacité à y accéder.

    Les e-services qui intéressent le plus les personnes interrogées sont les dispositifs permettant de prendre un rendez-vous médical en ligne, de recevoir une confirmation électronique lorsqu’ils ont fait une demande de consultation auprès d’un spécialiste et de renouveler leurs ordonnances à distance. Dans le détail, 41 % des Canadiens aimeraient pouvoir profiter d’un service de télémédecine (consultation vidéo) mais seuls 6 % ont la possibilité de le faire actuellement.

    Par ailleurs, les sondés qui utilisent déjà des outils de santé numériques estiment que ces dispositifs les aident à mieux gérer leur santé, à mieux communiquer avec les professionnels de santé et à obtenir des soins plus rapidement.

    Principaux enseignements du rapport

    • 58 % des Canadiens déclarant avoir un médecin de famille/lieu de soins habituel (85 %) assurent consulter plusieurs professionnels de santé en plus de leur médecin de famille/lieu de soins habituel.

    L’intérêt des Canadiens pour les services de santé en ligne est en hausse

    • 73 % des sondés ne pouvant pas accéder à leurs dossiers médicaux par voie électronique actuellement souhaiteraient pouvoir le faire (ils étaient 69 % en 2016).
    • La proportion de Canadiens qui peuvent prendre rendez-vous en ligne est la même en 2018 qu’en 2016 (17 %) mais l’intérêt pour ce service croît légèrement (71 % en 2018, contre 67 % en 2016). Les taux d’accès actuels aux visites électroniques (consultations en ligne, par exemple via courriel sécurisé) et aux visites virtuelles (consultations vidéo) sont en baisse depuis 2016 (10 % en 2018 contre 14 % en 2016, 6 % contre 8 %, respectivement). L’attrait pour ces services est cependant en hausse :
      • 63 % des personnes interrogées qui ne peuvent pas accéder à un service de visites électroniques (échange par e-mails) aimeraient pouvoir le faire (contre 55 % en 2016) ;
      • 41 % d’entre elles n’ayant pas la possibilité d’effectuer une consultation vidéo souhaiteraient pouvoir utiliser un dispositif de télémédecine vidéo (contre 36 % en 2016).

    De plus en plus de Canadiens peuvent accéder à leur dossier de santé sur internet

    • La proportion de Canadiens qui ont accédé à leur dossier de santé en ligne au cours de la dernière année a doublé entre 2016 (7 %) et 2018 (15 %). Cette augmentation est notamment due à deux récentes initiatives qui permettent aux patients de la Colombie-Britannique et de l’Ontario d’accéder sur internet aux résultats de leurs analyses de laboratoire.
    • Parmi ceux qui peuvent actuellement accéder en ligne à leurs dossiers médicaux, les résultats d’analyses de laboratoire représentent le type d’information le plus souvent consulté (83 %).

    Renouveler une ordonnance et prendre un rendez-vous en ligne : parmi le-services qui intéressent le plus

    • Les 4 services de santé numériques qui intéressent le plus les Canadiens sont ceux qui permettent :
      • de renouveler une ordonnance ;
      • de visualiser leur dossier de santé ;
      • de confirmer l’envoi d’une demande de consultation auprès d’un spécialiste et de prendre un rendez-vous avec le spécialiste en question ;
      • de prendre des rendez-vous en ligne avec leur médecin de famille ou leur centre de soins habituel.

    Gain de temps : l’un des 1ers avantages des e-services cités par les sondés

    • Les sondés ayant accès à des services de santé en ligne déclarent notamment observer une amélioration des aspects suivants :
      • commodité : pas besoin de téléphoner au centre de soins (raison citée par 26 % des personnes ayant accès à des services de santé en ligne) ; gain de temps (raison citée par 26 % des citoyens interrogés) ;
      • autogestion des soins (21 %) ;
      • communication avec le professionnel de santé (17 %);
      • collaboration avec le professionnel de santé (17 %) ;
      • rapidité d’obtention des soins (14 %).
    • De plus en plus de Canadiens utilisent leur smartphone pour accéder à des services de santé numériques : ils étaient 38 % en 2016, contre 50 % en 2018. L’ordinateur portable reste le terminal le plus utilisé (58 % en 2016 et en 2018), suivi par le smartphone, l’ordinateur professionnel (46 % et 54 %) et la tablette (33 % en 2016 et en 2018).
  • L’assureur Humana lance Studio H, une division axée sur l’analyse de données et la santé numérique

    Humana, l’un des plus important assureur santé aux États-Unis, a annoncé le 27 août 2018 le lancement d’une nouvelle division centrée sur l’analyse des données et la santé numérique, baptisée « Humana Studio H ». Elle sera dédiée au développement de produits et de services novateurs basés sur ces deux domaines et destinés à l’ensemble du groupe. Les bureaux du Studio H devraient être achevés à l’été 2019

    Le centre, qui se situera dans le quartier Seaport de Boston, devrait employer environ 250 membres au cours des cinq prochaines années, a indiqué l’entreprise. Il sera dirigé par Heather Carroll Cox, ancienne dirigeante dans le secteur de la fintech, qui occupera le poste de responsable de la santé numérique et des analyses de données. Elle sera placée sous la hiérarchie directe du P.-D.G. d’Humana, Bruce Broussard.

    « Ce que nous développons à Boston est une capacité critique qui peut aider Humana à progresser et à surmonter les points de friction pour créer une expérience de soins simplifiée, connectée et personnalisée pour nos membres, les médecins et les autres prestataires de soins, a déclaré Bruce Broussard. Nous avons compris que lorsque le mode de vie et les soins se croisaient, il existait une possibilité d’influencer la santé et le bien-être de manière holistique, en particulier pour les personnes âgées. »

    Heather Cox : une experte de la fintech au service de la e-santé

    Heather Carroll Cox a récemment occupé le poste de responsable de la technologie et du numérique à United Services Automobile Association (USAA), une société de services financiers spécialisée dans les services d’assurance, d’investissement et de retraite pour les militaires, les anciens combattants et leurs familles. Elle y a dirigé les équipes chargées de concevoir des expériences end to end (de bout en bout) personnalisées et numériques pour les membres de l’entreprise.

    Elle a également dirigé le développement de l’expérience fintech et mobile au sein de l’entreprise financière américaine Citigroup en tant que P.-D.H de la division Citi FinTech, après y avoir assuré le poste de responsable de l’expérience client, du digital et du marketing.

    Heather Cox a par ailleurs travaillé sur l’amélioration de l’expérience client et numérique à Capital One, une banque basée à Richmond (Virginie).

    Objectif : « marier la technologie avec les besoins humains »

    « Les soins américains peuvent être extrêmement complexes mais l’extension par Humana de ses capacités de santé numérique et d’analyse de données peut constituer une plateforme révolutionnaire pour simplifier et améliorer l’expérience des soins et la qualité de vie de ses membres, a-t-elle déclaré (source : Healthitanalytics.com). Tout au long de ma carrière, j’ai apprécié [relever] le défi de marier la technologie avec les besoins humains, et j’ai hâte d’appliquer mon expérience dans une industrie dynamique comme celle des soins. »

    En plus du pôle axé sur la santé numérique et l’analyse de données, une équipe visant à créer une nouvelle expérience de santé pour les personnes âgées évoluera également dans le Studio H sous la direction de Beth Bierbower, actuelle présidente de la division « Employer Group » d’Humana.

    Le projet de rachat d’Aetna par Humana stoppé par la justice américaine

    Humana a été au centre d’une polémique début 2017. Le département de la Justice américain a bloqué sa proposition de rachat à hauteur de 34 milliards de dollars US (29 Mds €) d’Aetna, une société américaine spécialisée dans l’assurance santé des employés, l’acquisition ayant été jugée contraire aux réglementations anticoncurrentielles. Le département avait intenté un procès en juillet 2016 pour bloquer ce rachat ainsi que l’acquisition de Anthem par Cigna, deux compagnies d’assurance santé, faisant valoir que les deux accords entraîneraient une hausse des prix pour les consommateurs dans le secteur.

    Plus récemment, des rumeurs avançaient que Walmart, une multinationale spécialisée dans la grande distribution, envisageait d’acheter Humana mais la société ne semble pas prête à envisager son rachat avant d’avoir achevé ses projets en cours en matière d’analyse de données et d’expérience client.

  • Été 2018 : La réalité virtuelle testée pour sensibiliser soignants et accompagnants aux démences

    Les résultats d’un programme de simulation en réalité virtuelle visant à favoriser l’empathie d’adultes jeunes intervenant auprès de personnes âgées pour les patients déments ont été présentés le 23 juillet 2018 au cours de l’Alzheimer’s Association International Conference (AAIC) 2018, événement réunissant annuellement des chercheurs autour de la problématique de la maladie d’Alzheimer et autres démences.

    Ce module de simulation en réalité virtuelle, qui permet aux participants de voir le monde du point de vue d’une personne âgée souffrant de démence, a d’abord été intégré à un programme d’entraînement suivi par 20 lycéens de Northside College Preparatory School de la ville de Chicago, bénévoles dans des services d’accueil de jour : l’objectif était de préparer ces élèves à interagir avec des personnes âgées souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences. 

    Comme, d’après ces premiers participants, cette simulation en réalité virtuelle permet effectivement d’accroître son empathie pour les personnes âgées atteintes de démence et de prendre du recul par rapport à certains préjugés négatifs à propos des seniors en situation de dépendance, le programme sera également proposé à partir de septembre 2018 à 60 étudiants de l’Université de médecine et de pharmacie de Chicago.

    Contenu de la simulation en réalité virtuelle

    Ce module de simulation en réalité virtuelle propose d’entrer dans la peau :

    • d’un homme de 74 ans présentant un déficit cognitif léger ainsi que des troubles de la vision et de l’audition liés à l’âge au moyen d’un film live-actions (en prise de vues réelles) ;
    • une femme un peu moins âgée, touchée par la maladie d’Alzheimer à travers un court métrage de 5 minutes décrivant les évolutions de la maladie.

    Ainsi, à travers ces deux histoires, les participants peuvent vivre des scénarios représentatifs des difficultés qu’une personne démente peut rencontrer dans sa vie quotidienne, au cours d’activités et de situations généralement perçues comme basiques et non problématiques par un adulte sans handicap psychique.

    D’autres problèmes liés au vieillissement, comme des troubles de la vision, de l’audition ou de la mémoire, sont également représentés dans la simulation. 

  • Été 2018 : un modèle de gestion décentralisée des hôpitaux européens, une réponse aux défis actuels ?

    L’Observatoire européen des systèmes et politiques de santé a publié le 30 juillet 2018 une étude comparative des gouvernances hospitalières décentralisées mises en place au cours de ces dernières années dans 10 pays d’Europe : Le Danemark, l’Angleterre, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Écosse, l’Espagne et la Suède.

    En effet, dans un contexte d’apparition de nouvelles technologies, de pressions économiques croissantes, d’augmentation de l’incidence des maladies chroniques et de l’exigence des patients, etc., les pouvoirs publiques tendent à restructurer le système de santé, à revoir les modèles de la gouvernance hospitalière de façon à donner aux hôpitaux, via la décentralisation, l’autonomie suffisante pour s’adapter localement à leur environnement changeant : théoriquement, plus un hôpital est autonome, plus il est considéré comme flexible et ainsi à même de répondre efficacement aux besoins de la population d’une région donnée.

    Cependant, il existe une tension entre l’augmentation de l’adaptabilité permise par la décentralisation et la garantie d’équité géographique associée aux modèles centralisés : cette étude, plus que de présenter simplement les différents modes de décentralisation existants – conditionnés par le caractère publique ou privé des hôpitaux, la planification stratégique des investissements et le degré de décentralisation visé – expose comment les systèmes de santé étudiés ont répondu à ce type de problématiques.

    Enfin, alors que ces 10 exemples de succès semblent encourager la décentralisation, l’étude souligne l’importance du contexte dans lequel a été mise en place cette décentralisation : le tissu institutionnel de chaque pays influence inévitablement les nouvelles organisations résultant de ce type de processus.

    La propriété et la forme légale des hôpitaux

    Deux points cruciaux dans la décentralisation de la gouvernance hospitalière concernent le rapport nombre d’hôpitaux publics / nombres d’hôpitaux privés ainsi que le degré d’autonomie dont disposent les hôpitaux publics d’un pays donné. En effet, la forme légale des hôpitaux et le degré d’autonomie dont ceux-ci disposent a priori déterminent quels processus de décentralisation sont possibles ou non.

    Dans 8 des 10 pays étudiés, les hôpitaux étaient majoritairement publics :

    • seuls les Pays-Bas (où tous les hôpitaux sont des entités privées à but non lucratif) et l’Allemagne présentent plus d’hôpitaux privés que d’hôpitaux publics ;
    • en France, la majorité des hôpitaux son publics même si une part non négligeable (28 % des lits disponibles) des hôpitaux ne le sont pas.

    Dans ces pays où la plupart des hôpitaux sont publics, le degré d’autonomie accordé aux établissements varie : 

    • en Angleterre, la majorité des établissements sont très autonomes, grâce à l’adoption de la forme of-self-governing foundation trusts ;
    • en Italie et en Espagne, les hôpitaux, entreprises ou fondations publiques, sont un peu moins autonomes ;
    • au Danemark, en Finlande, en France, en Écosse et en Suède, c’est une autorité locale, régionale ou nationale qui possède l’hôpital publique et contrôle la politique de l’hôpital.

    La planification stratégique des infrastructures hospitalières et des investissements

    Dans la plupart des pays européens disposant d’un réseau hospitalier quantitativement adapté (nombre d’hôpitaux suffisant, capacité des hôpitaux également suffisante), la planification stratégique des infrastructures et des investissements constitue, d’après l’étude, un levier crucial.

    La plupart de ces pays ont en effet mis en place des accords entre hôpitaux et différentes entités administratives afin de planifier le nombre et le type de nouvelles infrastructures hospitalières fournisseuses de soins financés par l’état à mettre à disposition de la population. Cependant, ces accords diffèrent entre les pays : en fonction de l’organisation administrative du système de santé, la planification des infrastructures hospitalières se fait à l‘échelle nationale, régionale ou locale :

    • au Danemark, en Allemagne et en Espagne, la responsabilité de la planification des infrastructures hospitalières et des investissements en capital incombe aux régions ;
    • en Italie, certaines régions ont commencé à s’organiser par zone subrégionale ;
    • en France, les 15 ARS sont indépendantes des régions et collaborent avec le pouvoir central pour planifier les projets et investissements majeurs dans le champ de l’hôpital ;
    • dans les pays du Nord, forts d’une grande tradition de démocratie locale, c’est généralement une autorité politique élue, plus ou moins secondée par une entité administrative de niveau national, qui est chargée de telles responsabilités.

    En Angleterre et aux Pays-Bas, le modèle est encore différent : la responsabilité de la densité du réseau hospitalier et des investissements en capitaux a été déléguée, à l’échelle individuelle, aux hôpitaux eux-mêmes. Dans ces pays, le gouvernement n’intervient donc en théorie qu’en cas de difficulté majeure. Cependant, en décidant des budgets et des cadres réglementaires pour les investissements, le gouvernement anglais organise en fait les investissements globaux ; aux Pays-Bas, le développement d’un nouvel hôpital demande encore l’approbation du gouvernement ; et dans les deux pays, les hôpitaux doivent répondre à des exigences de qualité définies à l’échelle nationale.

    Le degré de décentralisation de la gouvernance hospitalière visé

    Dans la plupart des pays européens, en décidant des activités et du volume des hôpitaux, les autorités publiques jouent un rôle dans le management global des établissements hospitaliers. Dans quelques systèmes de santé où les hôpitaux sont possédés par l’État, un contrôle managérial direct peut être applique par ces mêmes autorités, dont le rôle varie en fait selon le degré de décentralisation administrative existant : lorsque les établissements hôspitaliers appartiennent à une administration régionale (Danemark), subrégionale (quelques initiatives en Italie) ou locale (Italie), ceux-ci sont organisés directement par l’autorité régionale ou locale chargée de la santé.

    Deux dimensions clés de la gouvernance hospitalière décentralisée peuvent en fait être distinguées : 

    • le niveau d’administration impliqué ;
    • le degré d’autonomie (autonomie restreinte, modérée ou maximale) de prise de décision dont dispose l’hôpital à l’échelle institutionnelle.

    Cette distinction faite, différents degrés de décentralisation dans la gouvernance hospitalière peuvent en fait être observées non seulement entre mais également au sein des pays étudiés. Ainsi, en Espagne, 4 différents types d’hôpitaux peuvent être distingués.

    Autres paramètres de la décentralisation

    La taille des gouvernements et des agences gouvernementales ainsi que la densité et l’homogénéité de la population contribuent à donner sa forme à la décentralisation.

    En outre, la gouvernance d’un hôpital peut être considérée comme centralisée par un pays, voire par une région d’un pays, et décentralisée par un autre : la perception même d’un phénomène de décentralisation n’est pas superposable d’un système à un autre et la décentralisation est une notion plus relative qu’absolue.

    Conclusion : la décentralisation, un phénomène à considérer au cas par cas

    Dans certains pays, on peut observer un désir de décentraliser la gouvernance hospitalière dans l’objectif de s’adapter à des besoins locaux comme à des pressions démographiques, économiques, politiques, etc. Cependant, cette solution n’est pas toujours adaptée et n’est en aucun cas une « recette » applicable d’une seule façon ni utilisable dans tout système de santé : chaque processus de décentralisation est à considérer au cas par cas, pays par pays, système de santé par système de santé.

  • Été 2018 : Scientist.com dans le top 10 des entreprises à la croissance la plus rapide d’Amérique

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Scientist.com, entreprise proposant des services externalisés de recherche scientifique, a annoncé fin juillet avoir été classée 9ème des 5 000 entreprises privées à la croissance la plus rapide d’Amérique par le mensuel américain Inc..

    La société de recherche a par ailleurs été classée 2ème :
    • des États-Unis dans la catégorie « santé » ;
    • de l’État de Californie au niveau local.

    Basée à San Diego, Scientist.com construit des places de marché privées connectant les sciences de la vie à un réseau international d’environ 2 600 organismes de recherche sous contrat (ORC) et fournisseurs scientifiques : son objectif est de « relier les scientifiques du monde entier afin de guérir [de mieux en mieux de] toutes les maladies humaines », a déclaré dans un communiqué Kevin Lustig, fondateur et P.-D.G. de l’entreprise.

    Le contexte industriel dans lequel est né le modèle de sous-traitance de services de R&D proposé par Scientist.com explique les résultats de la société dans le cadre de ce classement.
    En effet, si l’industrie pharmaceutique consacre 150 milliards US$ (131 Mds €) par an à la recherche médicale, seuls 25 nouveaux médicaments sont en moyenne mis sur le marché chaque année : pour réduire les coûts et accélérer les processus de recherche et de développement, le secteur a besoin de nouvelles approches et de modèles de recherche innovants.

  • ENSIEE

    École nationale supérieure d’informatique pour l’industrie et l’entreprisenull

  • La « gestion de l’innovation en cancérologie » au centre d’un voyage d’étude (3-5/10/18, à Marseille)

    La Fédération européenne des hôpitaux (European Hospital and Healthcare Federation / HOPE) organise un voyage d’étude (study tour) centré sur la « gestion de l’innovation en cancérologie », qui se tiendra du 3 au 5 octobre 2018 à Marseille.

    Dans le cadre de cet événement, des conférences, des visites et des échanges entre participants auront lieu à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer (CLCC) du réseau Unicancer de Marseille.

    Des problématiques liées à des innovations organisationnelles (réseaux de soins, etc.), thérapeutiques (dispositifs digitaux d’accompagnement ambulatoire du patient, place de l’avatar dans la thérapie, etc.) ou techniques (nouveaux dispositifs de radiothérapie, de radiologie interventionnelle, etc.) en cancérologie seront abordées, ainsi que leurs applications potentielles à d’autres maladies chroniques.

    L’inscription, payante, peut être réalisée en ligne via le lien ci-contre avant le 7 septembre 2018.

    Programme du study tour

    Mercredi 3 octobre 2018

    Arrivée des participants.

    Jeudi 4 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h45 : Introduction générale, comprenant un discours de bienvenue prononcé par le Pr Patrice Viens- professeur d’oncologie, directeur de l’Institut Paoli-Calmettes et président d’Unicancer – ainsi qu’une conférence animée par le Pr Dominique Maraninchi – professeur d’oncologie, ancien président de l’INCa et de l’ANSM.

    11h45-12h45 : Présentation du dispositif innovant d’IRM et de radiothérapie MRIdian Linac, par le Dr Agnès Tallet, chef du service de radiothérapie.

    13h00-14h00 : Déjeuner.

    14h00-14h45 : Conférence sur « la prise en charge ambulatoire digitale du cancer », par le Dr Jean-François Moulin, directeur du « digital care project » (hors les murs).

    14h45-15h30 : Présentation de la radiologie interventionnelle comme alternative aux traitements classiques, par le Dr Gilles Piana, chef de service de radiologie.

    15h45-17h00 : Visite de la salle d’opération de radiologie interventionnelle.

    20h00 : Dîner.

    Vendredi 5 octobre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants.

    09h30-10h30 : Conférence à propos des réseaux de soins pour patients cancéreux et des réseaux d’excellence.

    10h30-11H15 : Conférence « Soins, recherche et valorisation« .

    11h15-12h30 : Conférence « L’avatar du patient dans le traitement médical du cancer » ou « Traitements lourds en hématologie et thérapie cellulaire« , par le Pr Didier Blaise, chef du service d’hématologie.

    12h30-14h00 : Déjeuner.