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  • Marchés : Doctolib, fournisseur de la plateforme de prise de rendez-vous, retenu par le Resah

    La centrale d’achat du Resah a annoncé dans un communiqué de presse daté du 6 septembre 2018 avoir retenu la start-up Doctolib pour son marché de prise de rendez-vous en ligne.

    Le Resah a décidé d’attribuer un accord-cadre national d’une durée de 4 ans à Doctolib pour sa solution logicielle de prise de rendez-vous en ligne. Cette action s’inscrit dans sa volonté d’accompagner le secteur de la santé dans sa transformation numérique (télémédecine, objets connectés, cloud, etc.).

    Le Resah s’appuie sur les résultats d’une enquête intitulée Innovation digitale des établissements de santé du Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH) révélant que 67% des interrogés souhaitent le développement de la prise de rendez-vous en ligne. La solution de Doctolib, personnalisable et interfaçable avec les systèmes d’information hospitalier (SIH), permet aux établissements de réduire de 75% le taux de rendez-vous non honorés grâce notamment à des outils d’annulation en ligne, d’envoi d’e-mails et de SMS de rappel : cela constitue un service supplémentaire de confort pour les patients.

  • Coalition S : un programme européen pour ouvrir l’accès en ligne aux publications scientifiques

    Science Europe, association regroupant les principales organisations de financement de la recherche et les organisations de recherche européennes, a annoncé le 4 septembre 2018 le lancement de Coalition S, un programme visant à favoriser un accès complet et immédiat – dans des revues ou plateforme à accès libre conformes – aux publications scientifiques financées par des fonds publics.

    Cette initiative, qui fédère 11 organismes nationaux de financement de la recherche et invite les bailleurs de fonds de recherche du monde entier à participer, est soutenue à l’échelle internationale par la Commission européenne et le Conseil européen de la recherche.
    Au niveau national, alors que la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a annoncé le 4 juillet 2018 un plan pour la science ouverte, la France appuie ce projet via la participation de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

    Concrètement, pour parvenir d’ici 2020 à ouvrir l’accès aux publications scientifiques, l’initiative Coalition S propose aux 11 organismes nationaux participants et à ceux qui les rejoindront de coordonner leurs actions autour de 10 principes, qui constituent le « Plan S ».

    Les 10 principes du plan S

    • Les auteurs doivent pouvoir conserver leurs droits d’auteur sur leurs publications, sans aucune restriction. Toutes les publications doivent paraître sous une licence ouverte, de préférence la « Creative Commons Attribution Licence CC BY ». Dans tous les cas, la licence utilisée doit être conforme aux exigences définies par la déclaration de Berlin. 
    • Les bailleurs de fonds assureront conjointement la mise en place de critères et d’exigences robustes pour les services que les revues et les plates-formes open access (en libre accès) conformes devront fournir.
    • S’il n’existe pas encore de revues ou de plateformes en libre accès de grande qualité, les bailleurs de fonds inciteront, de manière coordonnée, à les créer et à les soutenir, le cas échéant ; le support sera également fourni pour les infrastructures en libre accès, si nécessaire.
    • Les publications en open access doivent être financées par les bailleurs de fonds de recherche ou les universités, non par les auteurs eux-mêmes ; tous les scientifiques devraient pouvoir publier leurs travaux en libre accès même si les institutions dont ils dépendent disposent de moyens limités.
    • Les financements des publications en open access doivent être standardisés et plafonnés en Europe.
    • Les bailleurs de fonds demanderont au universités, aux organisations de recherches et aux bibliothèques d’aligner leurs politiques et leurs stratégies, notamment pour garantir une transparence.
    • Si ces principes s’appliquent à tous les types de productions de recherche, il n’est pas attendu que les monographies, les encyclopédies et les autres livres puissent être disponibles en accès libre avant le 1er janvier 2020.
    • L’importance des archives ouvertes pour l’accueil des nouveaux travaux de recherche est reconnue : ces dépôts ouverts ont une fonction d’archivage à long terme et portent un potentiel d’innovation éditoriale.
    • Les modes de publication « hybrides » – accessibles uniquement sous abonnement mais via lesquels les auteurs peuvent publier leurs travaux en open access moyennant versement de frais de publication supplémentaires – ne sont pas en accord avec les principes ci-dessus.
    • Les bailleurs de fonds surveilleront que les acteurs concernés respectent ces principes et sanctionneront ceux qui ne les appliquent pas.

    La position de l’Inserm

    Signataire de la Déclaration de San-Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), qui propose notamment « d’exploiter les possibilités offertes par la publication en ligne », l’Inserm s’est « réjoui » de cette initiative. 

    Dans une dynamique similaire, l’institut français avait déjà augmenté de 22 % entre 2015 et 2017 son taux de publications en accès libre en ligne payées par l’organisme : environ 30 % des publications de l’Inserm sont disponibles en accès libre en 2018.

  • Asie-Pacifique : le marché des DME/DSE devrait atteindre les 3,1 milliards d’euros d’ici 2023

    Dans une analyse publiée le 21 août 2018 et intitulée Future of Electronic Medical Record and Electronic Health Record in Asia-Pacific, Forecast to 2023, Frost & Sullivan expose ses prévisions jusqu’à l’horizon 2023 sur les tendances majeures, les facteurs de croissance et les freins relatifs au développement de DME et de DSE (EMR/EHR) au sein de l’Asie-Pacifique (APAC).

    Enseignements clés de l’étude :

    • Les revenus tirés du marché des DME et des DSE en APAC devraient croître à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 7,7 % entre 2017 et 2023 pour atteindre une valeur de 3,62 milliards de dollars US (3,1 Mds €).
    • Les solutions DME utilisant des technologies de pointe telles que l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique (machine learning) et la blockchain seront très demandées dans les pays développés de la région, comme l’Australie, la Chine, le Japon et Singapour.

    Parmi les principales opportunités de croissance examinées dans ce rapport figure le déploiement de nouveaux business modèles : les fournisseurs de DME/DSE peuvent acquérir un avantage concurrentiel en abandonnant le modèle traditionnel de licence pour adopter des modèles basés sur le cloud, sur un abonnement ou sur une conception modulaire mais aussi des modèles de paiement à l’utilisation (pay-per-use models).

    Contexte

    • Les gouvernements et les prestataires de soins en Asie-Pacifique (APAC) se concentrent sur la réduction des dépenses médicales tout en cherchant à améliorer la santé et le bien-être de la population.
    • Il existe un manque de professionnels de santé dans plusieurs spécialités au sein de divers pays de la région APAC. De plus, les cliniciens sont globalement concentrés dans les zones urbaines, « ce qui entraîne des ratios clinicien-patient disproportionnés dans de nombreuses régions », relèvent les auteurs de l’étude.
    • Pour relever ces défis, les pays d’Asie-Pacifique ont investi dans la numérisation des soins de santé afin d’accroître l’efficacité de leurs systèmes de santé, de réduire les dépenses et d’éliminer les processus redondants. En conséquence, l’adoption de technologies de l’information suscite une nouvelle vague de développement dans les hôpitaux publics et privés de la région. « Les mises à niveau informatiques les plus notables [concernent le déploiement des] technologies de dossiers médicaux électroniques (DME ou EMR en anglais) et de dossiers de santé électroniques (DSE ou EHR en anglais) », souligne le rapport.

    Principales opportunités de croissance du marché

    Parmi les principales opportunités de croissance examinées dans cette analyse figurent :

    • le déploiement de nouveaux modèles commerciaux : les fournisseurs de DME/DSE peuvent acquérir un avantage concurrentiel en abandonnant le modèle de licence pour adopter des modèles basés sur le cloud, sur un abonnement ou sur une conception modulaire mais aussi des modèles de paiement à l’utilisation (pay-per-use models) ;
    • le développement de solutions de DME (EMR) propres à chaque région : les fournisseurs de DME/DSE peuvent rencontrer le succès en offrant des solutions de DME évolutives et abordables pour les régions en développement et des solutions de DME sophistiquées pour les régions développées ;
    • la compatibilité avec les outils PHM : les prestataires de soins ont besoin de solutions de DME robustes capables de tirer des données issues de différentes sources, de les traiter et de les préparer pour que les outils de gestion des produits analysent et fournissent des informations fiables ;
    • l’interopérabilité : les fournisseurs qui conçoivent des solutions de DME hautement interopérables peuvent aider les fournisseurs de soins à réduire les coûts d’intégration, augmentant ainsi la demande pour leurs solutions.

    Vers « des fournisseurs de systèmes complètement intégrés »

    « Les fournisseurs de solutions de DME, qui n’étaient [jusqu’à présent] que des fournisseurs de solutions de DME, évoluent pour devenir des fournisseurs de systèmes complètement intégrés. Leurs solutions DME robustes rassemblent des données provenant de multiples sources, telles que des plates-formes de télé-santé, des solutions non cliniques, de la génomique et de l’informatique pharmaceutique, normalisent les données sous différents formats et les rendent disponibles pour d’autres applications telles que les outils analytiques », observe Shalani Andria, analyste « Transformational Health Industry » à Frost & Sullivan (source : Enterpriseinnovation.net ).

    « [Ces solutions] offrent plus de fonctionnalités aux pays développés qui ne se contentent plus de documenter les dossiers médicaux sous forme électronique mais de tirer parti des données pour développer des services de santé rentables et de qualité », explique-t-elle.

  • UK : le ministère de la Santé crée un code de conduite pour les techno basées sur les données et l’IA

    Le département de la Santé et des Affaires sociales britannique a publié début septembre 2018 un nouveau code de conduite pour l’utilisation de technologies basées sur l’exploitation des données dans le domaine de la santé et l’intelligence artificielle (IA) afin de créer un « environnement sûr et de confiance dans lequel l’innovation puisse prospérer ».

    L’objectif général de ce nouveau code est d’assurer un accord équitable pour le NHS dans tous ses partenariats futurs, d’établir des directives claires sur la manière dont les données des patients sont protégées et d’accélérer l’introduction de technologies éprouvées.

    À l’occasion du salon Health and Care Innovation Expo, qui s’est tenu les 5 et 6 septembre 2018 à Manchester, le ministre de la Santé Lord James Richard O’Shaughnessy a déclaré que les principes contenus dans le document constitueraient des « règles d’engagement » entre l’industrie et le système de santé. Bien que l’application de ce code ne soit pas obligatoire, il demande aux organisations concernées de respecter ces nouvelles mesures pour démontrer leur engagement à suivre les meilleures pratiques possibles en la matière.

    Les principes clés du nouveau code de conduite

    Actuellement en phase de consultation initiale, ce code de conduite détaille plusieurs principes auxquels les acteurs travaillant sur les technologies basées sur les données de santé devraient adhérer.

    Parmi eux figure l’obligation de présenter « une analyse de rentabilisation claire mettant en évidence les produits, les résultats, les avantages et les indicateurs de performance, et comment exactement le produit se traduira par une meilleure fourniture [de soins] et/ou de [meilleurs] résultats pour les personnes et le système de santé ».

    Le gouvernement s’engage à simplifier le cadre réglementaire et financier

    Le document énumère également des engagements que le gouvernement devra tenir, notamment pour simplifier le cadre réglementaire et financier afin de « ne pas étouffer l’innovation ni risquer la sécurité des patients » et pour encourager le système de santé à adopter des technologies innovantes.

    L’IA et l’apprentissage automatique (machine learning) est un domaine qui progresse « à la vitesse de l’éclair » et qui est « doté d’un énorme potentiel dans le secteur de la santé », a déclaré le ministre de la Santé britannique Lord James Richard O’Shaughnessy.

    La mise en place de ce code de conduite vise notamment :

    • à créer un « écosystème sûr » dans le domaine de la santé numérique et des algorithmes intelligents ;
    • à mettre en place des garanties appropriées au niveau de la sécurité et de la protection des données ;
    • à renforcer les normes en matière d’utilisation des données en établissant les meilleures pratiques possibles ;
    • à s’assurer que les entreprises concernées soient justes, transparentes et responsables vis-à-vis des données qu’elles utilisent ;
    • à créer un avantage concurrentiel pour le marché des soins du NHS et plus largement du Royaume-Uni ;
    • à établir des partenariats avec les prestataires de soins, les patients, les utilisateurs des services, le personnel, les acteurs de l’industrie et les universités.

    Le lancement de ce code de conduite survient après la mise en place d’un cadre éthique relatif à l’exploitation des données (Data Ethics Framework), publié par le département britannique du Numérique, de la Culture, des Médias et des Sports. Ce dernier précise les comportements à adopter pour une utilisation jugée appropriée des données au sein du gouvernement et dans le secteur public au sens large.

  • Appel à projets de recherches transversales pour l’élaboration d’un atlas numérique en embryologie

    L’Inserm lancera le 18 septembre 2018 un appel à projets de recherches susceptibles de s’intégrer dans un programme scientifique transversal en embryologie à destination, en particulier, des statisticiens, généticiens et biologistes cellulaires.

    En effet, « pour soutenir une recherche intégrée et pluridisciplinaire et assurer un continuum entre la recherche fondamentale et clinique », l’Inserm met en place un programme scientifique transversal dont les objectifs principaux sont : ​
    • de faire émerger dans la communauté scientifique des « consortiums nationaux interdisciplinaires« ; 
    • de promouvoir la recherche biomédicale française en accélérant le transfert et la valorisation des connaissances, par exemple en intégrant des industriels dans les programmes. ​

    Ce programme transversal, baptisé « HuDeCA », vise à construire le premier atlas numérique des cellules de l’embryon et du fœtus humain. « Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative internationale, qui vise à cartographier les cellules du corps humain (Human Cell Atlas ou HCA), normal et pathologique, adulte mais aussi en développement », précise l’Inserm. À l’échelle française, ce programme a pour objectif de développer des plateformes et des bases de données afin de structurer la communauté scientifique du pays. Il permettra également aux équipes de l’Inserm de répondre à des appels d’offres européens à venir dans le domaine du développement humain, dont des anomalies causent des maladies ou des malformations congénitales atteignant plus de 3 % des naissances par an en France et provoquant certaines maladies chroniques à l’âge adulte.​​​

    La date limite de dépôt de la lettre d’intention est fixée au 18 octobre 2018. Sa soumission peut être réalisée via le lien ci-contre.
    Un comité scientifique se réunira pour la sélection​ des projets en décembre 2018.
    Enfin, un séminaire et une présentation des axes de travail aura lieu en février 2019.

    Axes de travail visés par l’appel à projet

    Axe de travail 1 : élaboration d’une plateforme de gestion et d’une biobanque de tissus et cellules humains embryonnaires et fœtaux

    Une interface web pour des chercheurs reliée à une base de données centralisée, sécurisée et à multiples niveaux de permissions, qui comprend deux modules interdépendants, sera élaborée.

    Axe de travail 2 : Appréhender la diversité des cellules et des tissus embryonnaires et fœtaux humains 

    « Les techniques -omiques, notamment sur cellules uniques, permettront d’établir la carte d’identité moléculaire des différents types cellulaires de l’embryon et du fœtus et de suivre son évolution au cours du développement », précise l’Inserm.

    En particulier, les techniques d’imagerie établiront la position et confirmeront le stade d’apparition des différents types cellulaires. La culture primaire ex vivo d’embryons précoces ou de cellules issues de tissus embryonnaires et fœtaux permettra de déterminer les propriétés physiques et d’évaluer le potentiel développemental des différents types cellulaires.

    Axe de de travail 3 : Construire et mettre à disposition un atlas numérique des cellules embryonnaires humaines

    Cet objectif nécessite de nouvelles avancées technologiques ainsi que des approches informatiques « intégratives ». L’un des défis est de pouvoir disposer d’un système modulaire et flexible, permettant d’intégrer les évolutions technologiques futures (format et taille des données, types de données, etc.).

    L’Inserm précise que :

    • l’atlas devra être interopérable ou permettre l’intégration des résultats ;
    • des ontologies (mots clés, arborisation…) devront être définies à partir des normes en vigueur et périodiquement mises à jour selon le retour des utilisateurs, permettant ainsi d’organiser les données et de les rechercher ;
    • l’interrogation d’une base de données intégrera la mise à disposition des informations issues de tous les autres axes en temps réel ;
    • le développement des algorithmes permettra de faciliter et d’automatiser la segmentation des cellules et leur comptage à partir d’images 3D ;
    • le partage des données imagerie, leur lecture et leur interprétation seront facilités en développant des interfaces web en 3D ;
    • le transfert des données d’imagerie vers des applications de réalité virtuelle ou de réalité augmentée permettra une analyse plus rapide et précise des données et simplifiera leur compréhension.

    Critères d’éligibilité

    Pour être considérée éligible, la lettre d’intention doit satisfaire aux conditions suivantes :

    • la lettre d’intention de participation au consortium doit s’inscrire dans au moins un des axes de travail ;
    • le chercheur doit être un chercheur ou un enseignant-chercheur titulaire travaillant au sein d’une équipe labellisée par l’Inserm. Il peut, pour les besoins du projet, proposer l’association au maximum d’un chercheur ou d’une autre équipe relevant de l’Inserm ou d’un autre établissement, avec l’accord de ce dernier ;
    • le chercheur devra préciser son implication en temps dans le projet, les ressources, notamment en personnel ou en équipement, qu’il entend mobiliser pour la réalisation du programme transversal, en accord avec le responsable de l’établissement partenaire.

    Critères d’évaluation

    Les lettres d’intention seront soumises à un comité d’experts scientifiques, qui s’attachera à l’évaluation des projets selon des critères :

    • de qualité et d’originalité : clarté des objectifs et des hypothèses de recherche, caractère innovant et progrès par rapport à l’état de l’art ;
    • de compétences : pertinence des compétences par rapport aux objectifs du programme, possibilité d’associer les compétences dans un large réseau ;
    • d’excellence de l’équipe ou des équipes porteuses du projet de recherche : reconnaissance internationale, compétences des responsables d’équipe dans leur discipline ;
    • de qualité de l’environnement de recherche : ressources humaines mobilisées dans le programme, infrastructure à disposition pour réaliser le programme ;
    • d’innovation et de compétition : caractère innovant du projet par rapport aux enjeux scientifiques internationaux ou par rapport à la compétition internationale ;
    • concernant les retombées attendues : impact des retombées en termes de connaissances et de levée de verrous technologiques, articulation du projet dans la construction de consortium en réponse aux appels internationaux.
  • La plateforme de santé OurHealthMate, bien implantée en Inde, va être déployée aux Philippines

    La société health tech OurHealthMate, basée à San Francisco (États-Unis) et à Lucknow (Inde), a annoncé en août 2018 qu’elle prévoyait d’accentuer son empreinte mondiale en déployant ses activités aux Philippines au milieu de l’année prochaine. L’entreprise, qui a développé en Inde une plateforme reliant les patients, les fournisseurs de soins et les payeurs, a par ailleurs déclaré qu’elle s’intéressait de près aux marchés de l’Indonésie, de la Thaïlande, du Vietnam, du Bangladesh et du Mexique.

    OurHealthMate fournit des solutions de gestion de la santé qui se veulent transparentes, simples et fiables pour les entreprise mais aussi en B2C. Acteur majeur du marché du bien-être en entreprise, la société compte plus de 250 000 employés en Inde et environ 320 000 utilisateurs directs à travers le monde, 80 % de ses activités provenant du secteur des entreprises. « Nous nous sommes associés à 30 000 médecins en Inde |…]. Nous nous lancerons aux Philippines dans un an car le pays a un modèle similaire à celui de l’Inde en matière d’assurance et de population immigrée. Le pays compte des anglophones et les entreprises indiennes ont [généralement aussi] des bureaux aux Philippines », a expliqué Abhinav Krishna, cofondateur et P.-D.G. d’OurHealthMate (source : Deccanherald.com).

    L’entreprise, qui collabore déjà avec environ 500 hôpitaux et laboratoires au sein des états indiens de Telangana et d’Andhra Pradesh, a également annoncé qu’elle envisageait d’établir 250 partenariats supplémentaires d’ici la fin 2019. Son portefeuille comporte la plupart des principaux groupes hospitaliers indiens.

    OurHealthMate prévoit des transactions d’une valeur de 10 M€ au cours de l’année

    OurHealthMate prévoit par ailleurs une nouvelle levée de fonds (série A) d’ici la fin de l’année fiscale. La société a déjà recueilli 3 millions de dollars US (2,6 M €) en financement initial auprès de divers investisseurs. « Nous sommes rentables depuis mai 2017 et les transactions de l’année fiscale en cours seront de 12 millions de dollars (10,4 M €) », a ajouté le P.-D.G. Abhinav Krishna (source : Deccanherald.com). La start-up enregistre une croissance mensuelle de 20 %, en moyenne.

    « L’écosystème indien de la santé doit être consolidé avec de meilleures technologies, une [bonne] gestion des installations et un renforcement des capacités pour améliorer les résultats sanitaires, a précisé Abhinav Krishna (source : Corporateethos.com). Notre objectif est de [doubler notre croissance] au cours des deux prochaines années et de [toucher] plus d’un million de [citoyens] en Inde. Simultanément, notre objectif est de continuer à multiplier les collaborations avec les fournisseurs de services de santé. »

    OurHealthMate veut faire de la ville d’Hyberabad un hub

    Siddharth Upadhyaya, co-fondateur et directeur de la stratégie de OurHealthMate, a indiqué que l’entreprise prévoyait de faire de la ville d’Hyderabad un « hub pour les entreprises [des états indiens d’] Endhra Pradesh et de Telangana » puisque la ville est le siège de la plupart des entreprises technologiques et biotechnologiques du pays. « En nous concentrant sur les problèmes de santé des femmes et le bien-être, nous espérons doubler le nombre d’employés d’entreprise que nous touchons au cours de la prochaine année », a-t-il précisé.

    Offre de OurHealthMate

    OurHealthMate propose une plateforme numérique sécurisée, intégrant des solutions de gestion de la santé et du bien-être, qui connecte les payeurs, les fournisseurs et les patients. Le dispositif permet aux hôpitaux et aux cliniques de gérer plus efficacement leurs interactions avec les patients à moindre coût et de surveiller leur état de santé.

    La société facture le fournisseur de services de santé et non le consommateur. Elle collabore avec les entreprises pour la gestion personnalisée du portefeuille « bien-être » de leurs employés. Les services qu’elle propose reposent sur une stratégie à trois volets :

    • planification des soins : identifier les besoins en matière de soins de l’employé pour atteindre des objectifs spécifiques grâce aux cadres de planification des soins ;
    • exécution : les plateformes et plans de soins d’OurHealthMate sont alimentées par plus de 30 000 médecins, 4 000 000 services ainsi que 2 000 hôpitaux, laboratoires et centres de diagnostic ;
    • intelligence d’affaires (business intelligence) : un moteur d’analyse intelligent sécurisé fournit des données en temps réel qui offrent une vue à 360 degrés du programme des avantages sociaux des entreprises.
  • L’ARS de Normandie soutient des projets de téléconsultation et de télé-expertise dans deux EHPAD

    Le projet d’expérimentation de télémédecine et de télé-expertise porté par l’Union régionale des médecins libéraux (URML) Normandie et le groupe Hom’Age a abouti en juin 2018 au lancement des actes de télémédecine dans deux EHPAD normands, à savoir l’EHPAD de la Résidence Topaze à Dozulé et l’EHPAD de la résidence Les Deux-Fontaines à Fontenay-le-Pesnel (Calvados), selon un communiqué conjoint des porteurs des projets en date du 30 août 2018.

    Les actes de télémédecines sont proposés dans dix spécialités médicales et mobilisent une équipe de 25 médecins spécialistes normands de différents établissements de santé de la région.

    Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet ouvert par l’Agence Régionale de Santé Normandie en juin 2017 et constitue l’étape préalable à un déploiement régional.

    Deux acteurs porteurs de télémédecine en Normandie

    L’URML Normandie et le groupe Hom’Age se sont associés pour proposer une nouvelle offre de soins destinés aux personnes âgées dépendantes dans 2 EHPADs du Calvados, et le projet a été retenu par l’ARS de Normandie. Le groupe Hom’Age est spécialisé dans la prise en charge des patients seniors en perte d’autonomie.

    La faculté de médecine de Caen et plus particulièrement le Pr Rémi Sabatier ont conclu un partenariat avec les porteurs de projets afin de procéder à l’évaluation de l’expérimentation en cours.

    Un chariot de télémédecine et 10 spécialités

    Les téléconsultations sont disponibles dans les EHPAD depuis juin 2018 dans les dix spécialisés suivantes : cardiologie, ORL, dermatologie, psychiatrie, gériatrie, oncogériatrie, néphrologie, diabétologie, anesthésie et douleur.

    Elles sont rendues possibles grâce à un chariot de télémédecine fourni par la société Hopimedica.

    Les objectifs poursuivis avec ce projet sont :

    • d’améliorer l’accès aux soins et l’optimisation du parcours de santé ;
    • d’éviter les transports et permettre aux résidents âgés de bénéficier de consultations dans leur milieu de vie ;
    • de donner accès aux consultations de spécialistes tout en diminuant les délais de rendez-vous.

    L’objectif poursuivi à moyen terme est de déployer l’outil testé dans tous les EHPAD de Normandie afin de créer un maillage territorial et de décloisonner le monde médical du monde médico-social.

  • Une étude de ReportBuyer prévoit un triplement du marché de la télésanté d’ici 2025

    Quelques jours avant l’entrée en vigueur de l’avenant n°6 à la convention médicale encadrant la télémédecine, Health & Tech Intelligence revient sur une étude publiée par la société anglaise ReportBuyer en juin 2018, qui prévoit un triplement du marché de la télésanté d’ici 2025.

    Selon cette enquête, qui s’est concentrée sur les produits (intégré ou système indépendant), les types de produits (software, hardware, services), les utilisateurs (patient, professionnel de la santé) et l’accessibilité (sur site, en ligne ou via un cloud), le marché de la télésanté pourrait atteindre une valeur de 52,9 milliards d’US$ (45,62 Mds €) avant la fin de l’année 2025.
    Sachant que la valeur de ce marché représentait 17,3 milliards d’US$ (14,9 Mds €) en 2017, cette prévision équivaudrait à attendre un taux de croissance annuel de 15,7 % pendant la période de 2018 à 2025.

    Selon ReportBuyer, cette croissance du marché de la télésanté peut être attribuée au succès croissant des solutions d’encadrement ou d’accompagnement aux soins à domicile, plébiscitées par les professionnels de santé et les patients car à mêmes de réduire la durée des hospitalisations.
    Les stratégies – expansion géographique, lancements de nouveaux produits, partenariats et collaborations – adoptées par les acteurs majeurs du secteur contribuent également à accélérer la croissance du marché.

    En outre, les régions suivantes devraient particulièrement bénéficier de cette croissance :
    l’Amérique du Nord, grâce à des initiatives gouvernementales, des investissements de grands groupes, une avance technologique et une demande croissante des patients ;
    la Chine, dont le système de télésanté a été clairement défini et encadré, où les technologies sont en progrès et la démographie en transformation (augmentation de la population gériatrique) ;
    l’Asie Pacifique, dont les industries sont très liées à celles de la Chine.

  • Une soirée centrée sur la réelle valeur du big data en santé organisée le 27/09/2018 à Bruxelles

    Politico, média politique basé à Washington, organisera le 27 septembre 2018 à Bruxelles avec le soutien du groupe Bayer une soirée consacrée aux données de santé pour tenter de répondre à la question suivante : peuvent-elle réellement contribuer à améliorer la santé ou est-ce une fausse croyance véhiculée par les médias ?

    En effet, si les datas semblent pouvoir améliorer la qualité de vie et la santé des Européens, exploiter les milliards de térabits de données générées par ce continent, adapter tous les systèmes de santé à l’importance nouvelle de ces données, etc., semble difficile. 

    Les apports attendus des big data à la santé pourront-ils advenir ou ne sont-ils qu’une chimère médiatisée ? Comment utiliser les données à des fins de recherche, de prévention, de développement de produits de santé innovants ? Comment gérer la circulation des données de santé entre les frontières ? Quels sont les nouvelles étapes de la digitalisation de la santé permises par le big data ?
    Des débats, interviews et allocutions centrés sur ces problématiques permettront d’examiner au cours de cette soirée la valeur réelle de l’analyse des big data en santé.

    L’inscription est réalisable en ligne via le lien ci-contre.

    Programme

    • 17h00-17h40 : Accueil des participants et introduction, par Joachim Luithle, directeur du développement clinique, Bayer
    • 17h40-18h00 : Interview de Clemens Martin Auer, directeur de cabinet au ministère de la Santé autrichien
    • 18h00-18h50 : Débat, par Nicola Bedlington, decrétaire général de l’European Patients’ Forum (EPF) ; Alison Cave, conseillère scientifique principale à l’Agence européenne du médicament (EMA) ; Mark Lawler, directeur de la chaire de génomique du centre de recherche contre le cancer et de biologie cellulaire à la Queen’s University de Belfast, Martin Seychell, député et directeur général de la santé et de la sécurité alimentaire à la Commission européenne.
    • 18h50 : Clôture de l’événement et réception Networking