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  • Plan pauvreté : extension de la CMU-C et mise en place d’une complémentaire santé à 30 €/mois

    Le président de la République Emmanuel Macron a dévoilé le 13 septembre 2018 au Musée de l’Homme, à Paris, son « plan pauvreté », une « stratégie nationale » dont le montant s’élèvera à 8 milliards d’euros répartis sur quatre ans. Il s’articule autour de deux « piliers » : la prévention de la précarité et l’aide à la réinsertion professionnelle.
    Les 21 mesures de ce plan sont déjà « entièrement financées », assure l’Élysée. Elles se déclinent en 3 axes : « investir sur les personnes et leurs compétences dès le plus jeune âge » ; « les accompagner vers l’autonomie et l’emploi » et « garantir un cadre collectif de solidarité ».

    Parmi les principaux projets exposés figure la création d’un revenu universel d’activité, qui fusionnera « le plus grand nombre possible de prestations sociales », AAH incluse.

    Dans le secteur de la santé en particulier, les changements suivants ont été annoncés :
    une prévention accrue en santé, avec la création de 100 centres et maisons de santé dans les quartiers prioritaires et la mobilisation de la médecine de ville en milieu scolaire ;
    • l’extension de la CMU-C à plusieurs millions de personnes et sa fusion avec l’Aide complémentaire de santé (ACS) ;
    • la mise en place d’une complémentaire santé à 30 euros par mois, qui permettra aux personnes concernées d’augmenter leur pouvoir d’achat. « Nous allons négocier avec les organismes complémentaires et cela sera co-géré », indique l’Elysée. 
    Une hausse générale des dépenses médico-sociales destinées aux personnes les plus en difficulté a par ailleurs été évoquée, sans que davantage de détails ne soient révélés.

    La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn devra mettre en œuvre ce plan et veiller à son efficacité. Elle sera également chargée d’assurer le déploiement de la réforme du système de santé, qui sera présentée le 18 septembre 2018.

    Mesure n°1 : un revenu universel d’activité pour fusionner les prestations sociales

    Emmanuel Macron a annoncé une réforme majeure des minima sociaux via la mise en place d’une « loi en 2020 » visant à créer « un revenu universel d’activité », qui fusionnera « le plus grand nombre possible de prestations sociales » (AAH, RSA, APL…) et garantirait ainsi « un seuil minimal de dignité ».

    Les détails de cette réforme n’ont pas été présentés. Le président a simplement précisé que ce revenu serait soumis « à des droits et des devoirs » par le biais d’un « contrat d’engagement » du bénéficiaire, imposant notamment une recherche active d’emploi. Le dispositif permettrait, entre autres, de simplifier le versement des aides sociales, avance Emmanuel Macron.

    Le plan santé sera présenté le 18 septembre 2018

    Dans une interview accordée le 12 septembre 2018 à France 2, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a indiqué que « des moyens supplémentaires » seraient également mis en place pour assurer la réforme des systèmes de santé, sans donner davantage de précision.

    Une réforme qui mettra « plusieurs années pour se mettre en œuvre »

    L’objectif de ce plan santé, qui sera dévoilé le 18 septembre, est de « rapprocher la médecine (…) des Français, qui souffrent de difficultés d’accès aux soins, et de soulager l’hôpital, [de] désengorger les urgences », a-t-elle expliqué à France 2 dans une interview accordée pour l’émission « Les 4 vérités ».

    Cette « réforme qui se veut ambitieuse » ne résoudra « pas tout du jour au lendemain » et mettra « plusieurs années pour se mettre en œuvre », prévient-elle.

  • MesDocteurs lance « AvecMonDoc » à destination des professionnels libéraux

    MesDocteurs lance son offre « AvecMonDoc » à destination notamment des professionnels de santé, mais des patients également. Dans un communiqué du 13 septembre 2018, la start-up annonce la création de la brique téléconsultation par visioconférence grâce au module « AvecMonDoc ».

    Il s’agit d’un service à entrée double, car il vise les médecins exerçant en cabinet nécessitant un outil technologique, en vue de la généralisation de la téléconsultation, assorti de quatre formules d’abonnement à partir de 15 euros par mois. Par ailleurs, les patients ont la possibilité de visualiser l’agenda de leur médecin et de prendre rendez-vous pour une téléconsultation par visioconférence.

    Dans un premier temps, MesDocteurs espère déployer sa nouvelle solution auprès de son réseau de généralistes composé d’environ 150 médecins.

    Objectif : accompagner les médecins

    La start-up vante l’absence de logiciel supplémentaire à installer par les praticiens afin de pouvoir mener des téléconsultations.

    La téléconsultation se déroule dans un espace virtuel représenté par la plateforme de MesDocteurs, accessible aux deux parties via un lien sécurisé. Cet espace personnel est le lieu où une ordonnance en cas de besoin et une feuille de soins à adresser à la CPAM en vue d’un remboursement seront délivrées par le praticien.

    La plateforme, qui existe depuis 2015, a permis plus de 100 000 mises en relation entre utilisateurs et médecins que ce soit par visio, audio ou chat.

  • APL

    aide personnalisée au logement null

  • RSA

    revenu de solidarité activenull

  • Appel à projets : la 3ème édition de Silver Académie propose un accompagnement valant 12 000 euros

    Silver Economy Expo organise la 3ème édition de sa Silver Académie et invite les porteurs de projets ayant vocation à améliorer la vie quotidienne et le bien-être des personnes de 60 ans et plus à participer.

    Le candidat vainqueur pourra prétendre à un accompagnement d’une valeur de 12 000 €.

    Les candidatures doivent être déposées avant le 21 septembre 2018 à 12h00.

    Critères d’éligibilité

    Les conditions de participation sont les suivantes :

    • avoir le statut de start-up, à savoir, être une entreprise innovante de moins de 30 salariés et/ou de moins de 3 ans ;
    • la commercialisation du produit/service doit avoir été lancée depuis le 1er janvier 2016 ou doit être programmée avant le 31 décembre 2018.

    4 raisons de participer

    Ce que les candidats peuvent attendre de la participation :

    • un accompagnement d’une valeur de 12 000 € pour développer la start-up ou l’innovation ;
    • des rencontres avec de potentiels investisseurs ;
    • le développement du réseau professionnel et la possibilité de se faire repérer par de nouveaux clients, partenaires ou prestataires ;
    • un gain de notoriété.

    Documentation et contact

    Le règlement complet est disponible via ce lien.

    Le dossier de candidature est disponible sur le site www.silver-economy-expo.com.

    Pour toute question et soumission de la candidature, un mail peut être envoyé à cette adresse : silveracademie@silver-economy-expo.com.

    La période de vote s’étendra du 22 octobre au 9 novembre 2018.

  • Le NHS England débloque 505 000€ pour impliquer les patients dans la conception de services de santé

    Le NHS England a annoncé dans un communiqué publié le 11 septembre 2018 avoir versé 450 000 livres sterling (505 000 €) pour financer le programme Building Health Partnerships, en collaboration avec la loterie nationale du Royaume-Uni (National Lottery) via l’organisme public Big Lottery Fund*. Objectif : fournir un soutien sur mesure au co-développement de projets dans dix régions d’Angleterre afin d’inciter les patients et les soignants à dialoguer et ainsi à davantage s’impliquer dans la conception des services de santé qu’ils utilisent.

    Le financement appuiera le développement d’un réseau dit de « champions », au sein duquel les représentant de la communauté et des autorités publiques (commissioners) pourront partager leurs idées afin de déployer des moyens permettant de s’assurer que les communautés et les patients soient placés au cœur des plans nationaux Partenariats pour le développement durable et la transformation (STP) et Systèmes de soins intégrés (ICS).

    Depuis son lancement en 2013, le dispositif Building Health Partnerships a permis plusieurs avancées dans les régions ciblées, dont le lancement d’un nouveau programme dans le comté d’Essex, au nord-est de Londres, pour favoriser le diagnostic précoce d’affections pulmonaires.

    Impact du programme Building Health Partnerships : quelques exemples

    Le programme Building Health Partnerships est géré par l’Institut de recherche sur l’action volontaire (IVAR) et l’organisme britannique pour l’entreprise sociale Social Enterprise UK (SEUK). Depuis sa mise en place en 2013, il a aidé différentes communautés à réunir des patients avec des groupes d’entreprises locales, bénévoles, communautaires et sociales dans l’optique de faire mûrir des projets communs visant à améliorer l’offre de santé locale.

    Cela s’est notamment traduit par :

    • une meilleure reconnaissance du rôle des aidants dans le domaine de la santé mentale dans le comté de Hampshire et l’île de Wight ;
    • une aide apportée aux professionnels de santé pour améliorer le dialogue entre les soignants et les patients dans les comtés de Herefordshire et de Worcestershire ;
    • le développement d’un ensemble commun d’objectifs qui a permis de faciliter la tâche des organisations qui planifient des services de santé locaux pour soutenir des groupes communautaires dans le Humber, Coast et Vale ;
    • le déploiement d’un nouveau programme pour favoriser le diagnostic précoce chez les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire dans le comté d’Essex : Le Mid and South Essex STP, l’une des premières régions à avoir bénéficié du soutien, a pu acheter du matériel de dépistage pulmonaire à destination de la communauté. En rapprochant les citoyens des cliniques lors d’événements publics, des signes précoces de maladies respiratoires ont été identifiés chez 20 % des personnes testées. Un diagnostic précoce de ces pathologies est essentiel car il peut aider à stopper ou à ralentir la détérioration des poumons, qui peut entraîner un essoufflement et une mobilité réduite.
      Le STP soutient également un nouveau groupe, baptisé « Breathe Easy », au sein duquel les personnes souffrant de troubles respiratoires et pulmonaires peuvent obtenir un soutien et des conseils sur le traitement à suivre, poser des questions et participer à des activités sociales.

    5 premières zones identifiées pour participer au programme 2018

    Les 10 régions qui recevront un soutien sont divisées en deux groupes ; les cinq premières zones STP/ICS seront :

    • Frimley Health and Care ;
    • Healthier Lancashire and South Cumbria ;
    • North Cumbria Nottingham and Nottinghamshire ;
    • West Yorkshire and Harrogate Health and Care Partnership.

    « Ces STP rassembleront des groupes locaux et des décideurs clés afin de placer les patients au cœur de la prise de décision », explique le NHS, qui indique que huit régions ont reçu une aide en 2017 dans le cadre du programme Building Health Partnerships.

  • IVAR

    Institute of Voluntary Action Researchnull

  • ICS

    Integrated Care Systemsnull

  • STP

    Sustainability and Transformation Partnershipsnull

  • Australie : un plan d’action gouvernemental pour construire l’avenir de la santé numérique

    La méfiance des citoyens vis-à-vis du partage de leurs données, la mauvaise littératie en santé numérique et les problèmes d’interopérabilité des systèmes d’information des organisations de soins constituent des défis majeurs pour l’efficacité et la durabilité du système de santé australien, souligne un rapport publié le 12 septembre 2018 par le Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique.

    Intitulé Future of Health: Shifting Australia’s focus from illness treatment to health and wellbeing management, ce plan d’action vise à orienter les investissements futurs dans la gestion de la santé et du bien-être au cours des 15 prochaines années en Australie. Il s’articule autour de trois objectifs centraux :
    renforcer la confiance des patients envers le partage des données de santé : 5 mesures sont proposées par le CSIRO ;
    améliorer la connaissance en santé numérique et l’utilisation des outils de santé (littératie) : l’idée est d’encourager les solutions basées sur des données contextuelles, c’est-à-dire adaptées aux spécificités de la population ciblée (démographie, environnement, etc.) ;
    améliorer l’interopérabilité des systèmes de santé, en particulier au niveau international : 3 actions sont suggérées pour progresser dans ce sens.

    Par ailleurs, le CSIRO présente dans ce rapport sa vision générale du futur système de santé australien, estimant que la numérisation doit « aller au-delà du simple partage de données ». Il estime notamment qu’il est essentiel d’étudier comment le système de santé numérique peut s’intégrer à d’autres secteurs et systèmes, comme par exemple aux bases de données démographiques et environnementales.

    Défi n°1 : renforcer la confiance envers le partage des données

    « La confiance des consommateurs peut être rapidement érodée si la confidentialité, l’intégrité ou la disponibilité de leurs informations sont menacées », expliquent les auteurs du rapport.

    Dans une enquête menée auprès de plus de 300 professionnels de la santé australiens, seuls 3 % d’entre eux ont déclaré faire confiance au partage de données dans le secteur médical, indique l’organisme gouvernemental.

    Le CSIRO recommande cinq mesures pour améliorer la confiance des patients vis-à-vis du partage de leurs données :

    • s’appuyer sur les initiatives existantes pour déployer des cadres législatifs permettant d’améliorer le partage des données sanitaires et médicales, en mettant l’accent sur les techniques de préservation de la vie privée au niveau du recueil et du partage des données des patients ;
    • améliorer les réseaux et les infrastructures de soins pour que tous les nouveaux systèmes et mises à niveau soient sécurisés, « favorisant ainsi un échange d’informations sûr et efficace » ;
    • inciter les fournisseurs de soins concurrents à collaborer pour créer une cyber-résilience dans leurs systèmes ;
    • faciliter le partage des données en indiquant clairement aux consommateurs pourquoi, comment et quand les données de santé personnelles sont collectées et quel est le résultat escompté ;
    • assurer une consultation complète des parties prenantes et des communautés australiennes dans l’élaboration de lois et de lignes directrices sur la propriété, le partage et la gestion des données sur la santé afin de tenir compte de la diversité éthique et culturelle de chacune d’elles.

    Défi n°2 : améliorer la littératie en santé numérique

    Selon le CSIRO, la littératie numérique et sanitaire, soit l’aptitude à comprendre et à utiliser les outils numériques et de santé, devient « essentielle » pour que les patients puissent accéder aux meilleurs soins disponibles.

    Or, « près de 60 % des Australiens âgés de 15 à 74 ans ont un niveau de littératie en santé jugé inadéquat, constate l’organisation. Ce défi est aggravé par le manque d’alphabétisation numérique, 40 % des élèves de la 6e (classe de 6e en France) et de la 10e année (classe de seconde) n’ayant pas les compétences voulues en matière de TIC. »

    Se baser sur des informations contextuelles afin de proposer des solutions pertinentes pour la population ciblée

    La CSIRO estime qu’il est primordial de s’assurer que les initiatives dans le secteur de la santé numérique soutenues par des systèmes basés sur l’intelligence artificielle utilisent des données d’entrée pertinentes pour la population cible visée.

    « La plupart des applications de santé sur le marché sont conçues pour les masses et leurs algorithmes sous-jacents peuvent être biaisés par des données incomplètes qui ne reflètent pas les groupes minoritaires, indique le rapport. Il est essentiel de s’assurer que la conception de ces outils tienne compte des informations contextuelles spécifiques à la démographie à laquelle elle est appliquée. »

    Défi n°3 : l’interopérabilité – l’importance d’une entente au niveau international

    « Bien que l’Australie ne soit pas assez importante pour avoir un impact significatif sur les normes internationales d’interopérabilité, il est important que les gouvernements, les chercheurs et les entreprises participent aux discussions pour garantir que la planification et les investissements nationaux correspondent aux besoins mondiaux, expliquent les auteurs du rapport. Garantir que les nouveaux logiciels de santé respectent les normes en matière de langue, de terminologie, d’ouverture et de confidentialité des données facilitera le partage efficace et sûr des données de santé individuelles entre les fournisseurs de services australiens et les organisations internationales. »

    Le rapport souligne l’adoption rapide au niveau mondial de la FHIR développée par l’Australie et suggère par ailleurs trois actions pour améliorer l’interopérabilité des systèmes :

    • investir dans une infrastructure numérique et de données pour s’assurer que les données de santé numériques peuvent être transférées rapidement et en toute sécurité entre les organisations de santé et au sein de celles-ci ;
    • assurer la représentation de l’Australie dans les discussions internationales sur l’harmonisation mondiale des normes d’interopérabilité ;
    • élaborer des stratégies au niveau de l’organisation de soins pour faire émerger un environnement de normes hybrides regroupant les données provenant de divers systèmes.

    Vision globale : la numérisation doit « aller au-delà du partage de données »

    De manière plus générale, le CSIRO expose dans ce rapport sa vision du futur système de santé australien, dont la numérisation doit, selon l’organisme, « aller au-delà du simple partage de données ». « Cela nécessite des équipes et des réseaux multidisciplinaires et colocalisés pour améliorer les services de prise de décision, de traitement et de gestion de la santé », précise-t-il.

    Le CSIRO propose différentes actions pour relever ce défi, dont :

    • s’assurer que les déploiements de dossier de santé électronique (DSE) impliquent une communication à valeur ajoutée, soient faciles à utiliser, aient des indicateurs clés de performance liés à leur utilisation, soient interconnectés mais aussi accompagnés de programmes d’éducation et de formation ;
    • élaborer des modèles de financement basés sur les résultats qui incitent les professionnels de la santé à adopter de nouveaux changements de système lorsque la valeur première est captée par d’autres intervenants, tels que les consommateurs ;
    • étudier les avantages de l’élaboration d’une législation pour permettre aux patients/tuteurs légaux de posséder les données contenues dans les DSE ;
    • étudier comment le système de santé numérique peut s’intégrer à d’autres secteurs et systèmes, comme par exemple aux bases de données démographiques et environnementales ;
    • investir dans des solutions de stockage numérique pour répondre à l’explosion future des données de santé personnelles.