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  • PLF 2019 : 1,42 milliard d’euros pour la mission santé et suppression annoncée de 502 emplois

    Dans le cadre du projet de loi de finances 2019 (PLF 2019), le budget de la mission « santé » (crédit supplémentaire pour l’AME et pour l’agence sanitaire de Wallis-et-Futuna) a été fixé à 1,423 milliard d’euros, soit une augmentation de 2,9 % environ par rapport à la loi de finances initiale (LFI) 2018, et celui dédié à la mission « solidarité » à 20,93 milliards d’euros (+ 7 %).

    Par ailleurs, Bercy a annoncé que le ministère des Solidarités et de la Santé devra supprimer 502 équivalents temps plein (ETP) l’année prochaine au sein de son administration et/ou de ses opérateurs.

    En ce qui concerne l’intelligence artificielle (IA) et la recherche, le PLF 2019 prévoit un financement du plan « IA » à hauteur de 17 millions d’euros et fixe à 33 millions d’euros le budget de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

    Ces chiffres clés du PLF 2019 ont été exposés lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Bercy le 24 septembre 2018. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, sont revenus à cette occasion sur les grandes lignes du texte, avant une présentation officielle au Conseil des ministres puis devant les commission dédiées à l’Assemblée nationale et au Sénat.

    Mission « santé » : répartition des crédits

    893 M€ dédié à l’aide médicale de l’État

    La contribution du ministère des Solidarités et de la Santé à l’aide médicale de l’État (AME) de droit commun a été fixée à 893 millions d’euros, soit 53 millions de plus que ce prévoyait la loi de finances initiale (LFI) 2018. Cela représente près des deux tiers des dépenses de la mission (1,423 milliard d’euros), indique le dossier de présentation du projet de loi de finances (PLF) 2019.

    L’AME de droit commun permet la prise en charge médicale des personnes en situation irrégulière résidant en France depuis plus de trois mois et dont les ressources sont faibles, « dans un objectif à la fois sanitaire et humanitaire », rappellent les auteurs du texte.

    2,5 M€ supplémentaires pour l’agence de santé de Wallis-et-Futuna

    Bercy a par ailleurs annoncé le renforcement des moyens de l’agence de santé du territoire de Wallis-et-Futuna (+ 2,5 millions d’euros) afin de « consolider l’offre de soins et (…) d’assurer [ses missions] relatives à la prévention et à la délivrance de médicaments sur l’ensemble du territoire ».

    Les premières indemnisations des victimes de la Dépakine attendues pour 2019

    En ce qui concerne l’indemnisation des victimes de la Dépakine (valproate de sodium et ses dérivés), un anti-épileptique accusé de pouvoir provoquer des malformations, le dossier de présentation du PLF 2019 indique que « la complexité des dossiers soumis à expertise explique le différé attendu de 2018 à 2019 du versement des premières indemnisations ».

    Le financement de ces indemnisations est compris dans le budget global de 79,7 millions d’euros de la mission visant à prendre en charge la couverture de l’ensemble des accidents médicaux ainsi que les autres litiges et dossiers contentieux.

    Le ministère des Solidarités et de la Santé va devoir supprimer 502 emplois

    Le ministère de la Santé et de la Solidarité devra supprimer 502 équivalents temps plein (ETP) en 2019 au sein de son administration et/ou de ses opérateurs, dont 42 ETP pour les emplois relevant du domaine de la santé et 460 du domaine de la solidarité.

    Quatre opérateurs sont financés dans le cadre de la mission « santé » :

    • l’Agence nationale de santé publique (ANSP) ;
    • l’Agence nationale de sécurité du médicaments et des produits de santé (ANSM) ;
    • l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ;
    • l’Institut national du cancer (INCa).

    Les auteurs du texte précisent que « les agences sanitaires [devront] contribuer à l’effort de réduction de leurs effectifs, au même titre que l’État », sans néanmoins dévoiler pour l’instant davantage de détails concernant ces suppressions.

    17 M€ pour le plan « intelligence artificielle » et 33 M€ pour le budget de l’ANR

    • Le plan « intelligence artificielle » – qui comporte notamment un axe « santé » – sera financé à hauteur de 17 millions d’euros dans l’optique de « renforcer la position de la France à l’international en ce domaine ».
    • Une dotation budgétaire de 386 millions d’euros a également été annoncée comme « soutien direct » aux entreprises innovantes.
    • Le budget de l’Agence nationale de la recherche (ANR) a quant à lui été fixé à 33 millions d’euros, soit une hausse de 5 %, afin de financer, entre autres, de nouveaux appels à projets.
    • En outre, 28 millions d’euros seront dédiés aux organismes de recherche pour le déroulement des carrières de leurs personnels (chercheurs, ingénieurs, techniciens).

    Mission « santé » du PLF 2019 : récapitulatif des chiffres clés

    Mission « solidarité » : une enveloppe de 20,93 milliards €

    Au niveau de la mission « solidarité, insertion et égalité des chances », l’enveloppe pour 2019 atteint 20,93 milliards d’euros, contre 19,44 milliards d’euros annoncés dans la LFI 2018, soit une augmentation de près de 7 %.

    Les crédits AAH en hauses de 5,1 %

    Par ailleurs, 175 millions d’euros seront dédiés au plan « pauvreté », présenté le 13 septembre 2018, dont 150 millions d’euros au titre de la contractualisation avec les collectivités territoriales.

    Les crédits AAH sont ainsi en hausse de 5,1 % pour atteindre les 900 euros par mois au 1er novembre 2019, soit une augmentation de près de 10 % depuis le 1er avril 2018, déclare Bercy. Le programme 157 de la mission, consacré au handicap et à la dépendance, prévoit notamment le versement d’aides aux postes aux établissements et services d’aide par le travail (Esat), pour un montant proche de 1,4 milliard d’euros.

  • L’ASIP Santé lance une plateforme de formation à la e-santé en ligne : esante-formation.fr

    L’Agence des systèmes d’information partagé de Santé (ASIP Santé) a mis en ligne le 14 septembre 2018 une plateforme de formation en ligne centrée sur la e-santé : Esante-formation.fr.

    Cette plateforme de e-formation vise à favoriser, au moyen de contenus « courts » et « pédagogiques », la bonne compréhension du cadre réglementaire de la e-santé, la connaissance des services numériques nationaux et des acteurs en présence. L’objectif est de pouvoir accompagner toute personne porteuse d’un projet de e-santé désireuse de bénéficier d’une formation, qu’elle soit néophyte ou un « acteur plus averti », tel qu’un professionnel de santé, un industriel, un usager-expert, etc. 

    Concrètement, une trentaine de modules d’enseignement sont actuellement disponibles et regroupés en huit thématiques : cadre juridique de la santé numérique, cadre d’interopérabilité, politique générale de sécurité, sécurité opérationnelle des SI, portail de signalement des effets indésirables graves signalement-sante.gouv.fr, simplification et dématérialisation du parcours patient encadrées par le programme Simphonie, outil d’évaluation multidimensionnelle MAIA, acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    En outre, l’ASIP Santé qualifie sa plateforme :
    • d’évolutive : le contenu pédagogique sera enrichi progressivement de nouvelles rubriques produites par l’ASIP Santé ou ses partenaires ;
    • de collaborative : les internautes peuvent télécharger ces contenus, mais également noter et commenter ces derniers voire en proposer de nouveaux ;
    • d’interactive : afin de personnaliser l’enseignement, des parcours de formation seront progressivement mis en place, alimentés de contenus interactifs et de mises en situation.

    Il est possible d’accéder directement à la plateforme via le lien ci-contre.

    Les modules d’enseignement proposés en septembre 2018

    Une trentaine de modules sont regroupés en 8 grands thèmes, eux-même répartis en 4 axes de déploiement de la e-santé : les référentiels de la e-santé, les guides, les services numériques nationaux et l’accompagnement des acteurs.

    Référentiels

    • Thème n°1 : Cadre juridique 
      • Module « Qualification d’équipe de soins » : « La loi de santé a fait évoluer la notion d’équipe de soins, afin de mieux prendre en compte le parcours patient. Qu’est-ce qui caractérise une équipe de soin ? Dans quelle situation peut-on parler d’équipe de soins ? »
    • Thème n°2 : Cadre d’interopérabilité 
      • Module « Qu’est-ce que le cadre d’interopérabilité ? »
      • Module « Les cas d’usage du cadre d’interopérabilité »
      • Module « Les enjeux du cadre d’interopérabilité »
      • Module « L’évolution du cadre d’interopérabilité »
    • Thème n°3 : Politique générale de sécurité
      • Module « Introduction à la Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) » : en quoi cette politique générale de sécurité sert ? En quoi peut-on être concerné ?

    Guides

    • Thème n°4 : Sécurité opérationnelle des SI
      • Module « La sécurité des mots de passe » : comment créer rapidement un mot de passe infaillible ?
      • Module « La robustesse de vos mots de passe » : méthodes pour créer des mots de passe robustes et simples à retenir
      • Module « Gérer ses courriels » : comment éviter les piratages de messagerie ?
      • Module « L’arnaque à la loterie » : comment identifier les pishing, ou arnaques à la loterie ?
      • Module « L’arnaque à l’ami en détresse »
      • Module « L’infection par pièce jointe » : comment identifier les attaques virales par pièce jointe ?
      • Module « Les attaques ciblées » : à propos de l’attaque des postes de travail des collaborateurs passant par le réseau interne de l’entreprise
      • Module « L’arnaque 419 ou arnaque à la nigériane »
      • Module « L’arnaque au président » : à propos de l’attaque permise par l’usurpation d’identité

    Services numériques nationaux

    • Thème n°5 : La plateforme de signalement d’effets indésirables signalement-sante.gouv.fr
      • Module « Le portail de signalement » : définition du périmètre du portail, explication du fonctionnement du guidage du déclarant et de la télé-déclaration en ligne
      • Module « Le signalement de multi-vigilances » : point de vue du déclarant et point de vue de l’évaluateur
      • Module « L’espace évaluateur » : accès à l’espace personnel, traitement et acquittement de chaque signalement 
      • Module « Les fonctions d’administration » : gestion des comptes évaluateurs, gestion des paramètres de relance et d’escalade
    • Thème n°6 : Simphonie, programme d’accompagnement des établissements de santé dans la sécurisation de leurs recettes et dans la diminution de la charge administrative des personnels et des patients, qui s’appuie sur des outils numériques : Diapason et ROC
      • Module « Diapason – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution de paiement Diapason
      • Module « Diapason – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement de Diapason
      • Module « ROC – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution ROC pour l’application du tiers-payant dans les établissements de santé
      • Module « ROC – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement général de la solution ROC
    • Thème n°7 : L’outil d’évaluation multidimensionnelle du maintien à domicile MAIA, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonome (CNSA)
      • Module « La fonction de gestionnaire de cas » : qu’est-ce-que la fonction de gestionnaire de cas ? quelles sont ses missions principales ?
      • Module « Le contexte d’utilisation de l’outil InterRAI Home Care »
      • Module « La démarche InterRAI » : construction, objectifs et intérêts de l’outil
      • Module « Le fonctionnement de l’outil InterRAI Home Care » : structuration concrète de l’outil d’aide à la décision
      • Module « L’outil InterRAI Home Care autour d’une situation concrète » : illustration du fonctionnement et des résultats possibles de l’utilisation de l’outil

    Accompagner les acteurs

    • Thème n°8 : Les acteurs de l’écosystème de la e-santé
      • Module à venir « Les acteurs de l’écosystème Santé »
  • SigTuple, la start-up indienne à l’origine de l’IA médicale prix du jury Demo Day Asia (Google)

    La start-up indienne SigTuple, qui a mis au point des solutions de dépistage pour faciliter le diagnostic grâce à une analyse des données médicales basée sur l’intelligence artificielle (IA), a reçu le prix « choix du jury » lors du premier programme Demo Day Asia organisé par Google à Shanghai (Chine) le 20 septembre 2018.

    Plus précisément, SigTuple est en train de construire Manthana, une plateforme d’IA qui aide à analyser efficacement les images médicales. La technologie a été élaborée pour fonctionner sur cinq processus : l’analyse de sperme (solution Aadi), le frottis sanguin (Shonit), l’analyse du fond d’œil et OCT (Dhrishti), la microscopie urinaire (Shrava) et la radiographie pulmonaire (Vaksha). Manthana a été conçue pour se mettre à jour de manière automatique et pour continuellement se perfectionner (machine learning).

    SigTuple vise à élaborer différents types d’intelligences artificielles basés sur ce même modèle d’aide au diagnostic. « Nous souhaitons fournir un rapport perspicace et interactif aux spécialistes médicaux », explique la société sur son site web.

    Fonctionnement de l’IA Manthana

    L’intelligence artificielle (IA) Manthana se base sur les six principes suivants :

    • management et découverte :  management et recherche intelligente sur différents types d’images médicales provenant de multiples partenaires ;
    • traitement et analyse : traitement et analyse des images médicales en utilisant des techniques variées de vision par ordinateur et d’IA ;
    • « prise en charge native de l’IA » : tous les types de techniques d’intelligence artificielle sont pris en charge : statistiques, apprentissage automatique (machine learning) et progrès récents dans le domaine de l’apprentissage en profondeur (deep learning) ;
    • annotation et vérification : annotation de toutes les images non étiquetées et vérification puis correction si besoin de divers modèles par des consultants médicaux ;
    • apprentissage continu : recyclage des modèles d’intelligence artificielle avec corrections et ajouts progressifs pour améliorer leurs performances ;
    • analyse perspicace : analyse des images médicales invisibles en invoquant un ou plusieurs modèles d’IA et en fournissant un rapport perspicace et interactif au médecin.

    Google à la recherche de start-ups innovantes en Asie-Pacifique

    Dans le cadre du premier Demo Day Asia, annoncé en mars 2018, Google avait sélectionné dix entrepreneurs de la région parmi des centaines de candidatures issues d’Asie-Pacifique. L’événement du 20 septembre 2018 à Shanghai avait pour objectif d’aider les finalistes à affiner leurs présentations sur leurs activités respectives. Ils ont ensuite pu faire une démonstration de leurs solutions devant les juges du concours et un auditoire d’investisseurs internationaux.

    Le prix du public décerné à une plateforme de télémédecine pakistanaise

    Si SigTuple a obtenu le prix du jury, le public de Shanghai a lui voté en majorité pour Marham, une plateforme de télémédecine basée au Pakistan, qui a ainsi obtenu le prix « choix du public ».

    « L’écosystème des start-ups est vraiment vivant et prospère en Asie-Pacifique. »

    « Nous sommes venus à Shanghai pour connecter les start-ups de la région avec les meilleurs investisseurs. Nous avons été émerveillés par la qualité de niveau mondial de ces entrepreneurs, a déclaré sur son blog Michael Kim, responsable des partenariats à Google for Entrepreneurs. Ces fondateurs [de jeunes sociétés] sont la preuve que l’écosystème des start-ups est vraiment vivant et prospère en Asie-Pacifique, et nous sommes plus motivés que jamais pour aider davantage de start-ups à réaliser leurs [objectifs] incroyables et à résoudre de gros problèmes. »

  • OCT

    Optical Coherence Tomography (tomographie en cohérence optique)null

  • Plus de 900 000 Australiens se sont retirés du dossier de santé national My Health Record

    Environ 900 000 Australiens, soit environ 3 % des personnes éligibles, se sont jusqu’ici retirés du dossier de santé numérique national My Health Record (MyHR), en exprimant explicitement leur volonté qu’aucun profil ne soit créé à leur nom sur la plateforme, a révélé l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) le 17 septembre 2018 avant que ne soit entreprise une enquête du Sénat. Un compte MyHR sera automatiquement ouvert d’ici la fin de l’année à tous les citoyens australiens n’ayant pas choisi l’option de retrait (opt-out option), mise en place courant juillet 2018 et activable jusqu’au 15 novembre 2018.

    « Ceci est nettement inférieur aux prévisions initiales que nous avions anticipées », a déclaré Tim Kelsey, le directeur général de l’ADHA, qui exploite My Health Record. Il a précisé que le nombre d’activations de l’option « opt-out » correspondait à celui du Royaume-Uni et de l’Autriche, qui ont déployé des dossiers médicaux numériques similaires.

    Le ministre de la Santé australien, Greg Hunt, a déclaré précédemment que le gouvernement avait un objectif de retrait de moins de 10 %.

    Des mesures pour renforcer la protection des données annoncées en août 2018

    Le nombre de retraits pourrait être un peu plus élevé car le bilan actuel incluait uniquement les demandes effectuées par téléphone ou en ligne. Les formulaires papier, fournis dans les zones régionales et reculées, y compris dans les communautés autochtones, n’ont pas encore été pris en compte.

    Tim Kelsey a indiqué qu’il y avait eu un « afflux très important » de personnes ayant demandé à être retirées de My Health Record au début de la période de retrait courant juillet 2018, suivi d’une « baisse significative ».

    Une ordonnance de tribunal obligatoire pour accéder à un dossier sans consentement

    En août 2018, le gouvernement a apporté plusieurs modifications au système, en réponse à certaines critiques sur la manière dont les données des patients pourraient être communiquées à la police ou à d’autres organismes. Ainsi, un dossier MyHR ne peut être partagé sans le consentement de la personne concernée que si les autorités policières disposent d’une ordonnance du tribunal. Par ailleurs, les utilisateurs ont à tout moment la possibilité de supprimer intégralement leur profil.

    La sécurité des informations patients pose cependant encore question

    Le Law Council of Australia, une association de barreaux et d’associations de barreaux des États et des territoires d’Australie, a salué le renforcement de la protection des données recueillies dans My Health Record mais a exprimé au Sénat sa crainte que les auteurs de violences domestiques puissent accéder aux dossiers de leurs enfants.

    La législation qui sous-tend le programme, the My Health Records Act, permet aux personnes ayant la « responsabilité parentale » d’un ou de plusieurs enfants d’accéder aux dossiers de ces derniers. Cependant, la loi n’exclut pas les personnes ayant obtenu une ordonnance de protection en raison de violences domestiques. Le Law Council of Australia redoute ainsi que certaines informations sensibles, comme les emplacements des cabinets médicaux mentionnés dans le dossier, puissent être utilisées pour traquer les familles.

    «La législation doit protéger l’emplacement et l’identité des victimes de violences familiales contre le partage [de ces informations] avec les auteurs [de ces violences] », a déclaré le président de l’association, Morry Bailes.

    Le gouvernement australien n’a pas encore adopté ces amendements relatifs à la protection de la vie privée.

  • Le DM de télésurveillance de l’insuffisance rénale de Pharmagest « eNephro » remboursé par la CNAM

    eNephro, outil de télésurveillance et de gestion de l’insuffisance rénale chronique (IRC), va désormais être pris en charge par la sécurité sociale car il est éligible au programme ETAPES (Expérimentations de financement de la télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) de la DGOS (Direction générale de l’offre de soins), annonce, dans un communiqué du 18 septembre 2018, Pharmagest, qui a développé la solution.

    La solution sera remboursée dans le cadre du suivi des patients greffés et dialysés en unité autonome de dialyse (UAD), en unité de dialyse médicalisée (UDM) et en post-greffe.

    Le développement de la solution a été entamé en 2013 en partenariat avec le Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy, celui de Bordeaux et celui de Lille. Aujourd’hui, un partenariat avec le service de néphrologie du CHRU de Nancy a été conclu afin que ce dernier puisse mettre en place la télésurveillance de ses patients à domicile dans l’objectif de sécuriser et d’optimiser leur prise en charge.

    eNephro, une solution innovante pour un nouveau modèle organisationnel

    L’objectif de la plateforme eNephro est de proposer une prise en charge collaborative et de qualité aux patients atteints de maladies chroniques. Elle permet l’intégration de l’ensemble des acteurs de la prise en charge du patient : médecin traitant, néphrologues et équipes de dialyse, pharmaciens, transplanteurs, infirmiers et aides-soignants.

    Éditée par Diatelic, la filiale e-santé du Groupe Pharmagest, cette solution est référencée par la DGOS depuis mai 2018 comme solution pour la télésurveillance de l’Insuffisance Rénale Chronique, marquée CE. Dans le cadre de la prise en charge financière d’eNephro par le programme ETAPES, seuls les patients suivis en post-greffe et dialysés en centre léger, seront remboursés.

    Le partenariat avec le Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy concerne le suivi médical par les professionnels de santé du CHRU de Nancy des patients télésurveillés en collaboration avec les médecins généralistes référents de ces derniers.

  • Un « cohort innovation day » centré sur l’IA et la collaboration public/privé (Paris, le 03/10/2018)

    L’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (ARIIS), en partenariat avec l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), organisera à Paris le 3 octobre 2018 un « cohort innovation day », soit une journée de tables rondes et de meetings autour de la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les plateformes d’épidémiologie et de recherche translationnelle de haut potentiel appelées cohortes

    En effet, les cohortes sont « des infrastructures que les entreprises de santé – qu’elles interviennent dans le domaine des médicaments, des technologies médicales, du diagnostic ou de biotechnologies – soutiennent activement. En effet, ces industries ont besoin de ces infrastructures pour conduire leurs études de recherche et développement et parfois même leurs observations d’utilisation en vie réelle », précisent les organisateurs du Cohort Innovation Day.
    Aussi, c’est pour soutenir la collaboration entre ces infrastructures et les industries de santé, définir différentes pistes de collaborations entre porteurs de projets et industriels, permettre aux industries de prendre connaissance des projets de recherche, banques de données et biobanques portés par des chercheurs du secteur public, promouvoir la compréhension des maladies et de faciliter le développement de traitements innovants, etc. qu’une journée thématique appelée Cohort Innovation Day est organisée tous les deux ans.

    Pour cette journée d’octobre 2018, le thème de l’intelligence artificielle a été retenu, ainsi que – selon des critères d’excellence scientifique, d’appétence pour les travaux d’analyse des données avant-gardistes, de robustesse des financements académiques (PIA, INCa), etc. – 16 cohortes à même de nouer des partenariats avec les 14 industriels participants. 

    L’inscription peut être réalisée jusqu’au 28 septembre 2018 via le lien ci-contre.

    Programme

    La journée sera divisée en deux parties : la matinée sera dédiée à des débats scientifiques et interventions d’experts sur l’IA et son usage au sein des cohortes, et l’après-midi consistera en un « B2B meeting » entre acteurs industriels et représentants des cohortes visant à développer de nouveaux partenariats public/privé.

    08h15-14h30 : Matinée : l’intelligence artificielle et les cohortes en débat

    • 08h15-09h00 : Accueil des participants
    • 09h00-09h10 : Ouverture de l’événement : pourquoi la France ?
    • 09h10-09h30 : L’épidémiologie au 21ème siècle : défis et opportunités
    • 09h30-09h50 : La cohorte Constances : objets, applications présentes et futures
    • 09h50-10h45 : Table ronde n°1 : L’intelligence artificielle pour favoriser la découverte : que peut-on réellement attendre ?
    • 10h45-11h00 : Cas pratique – De Paris à Boston : un « deep patient » en néphrologie
    • 11h00-11h30 : Pause café
    • 11h30-11h50 : Le point de vue d’un industriel d’envergure internationale – Les données générées par l’étude du génome humain et les progrès de l’analyse pour accélérer la découverte de médicaments
    • 11h50-12h45 : Table ronde n°2 : Les données de vie réelle : un large aperçu des standards de demain
    • 12h45-12h55 : Panorama des start-ups françaises de la santé utilisant l’Intelligence artificielle dans les cohortes
    • 12h55-13h15 : Conclusions et point de vue d’Israël
    • 13h15-14h30 : Déjeuner networking avec des start-ups

    14h30-18h00 : Après-midi : meetings B2B entre industries et cohortes

    Cette session de rencontres vise à favoriser l’émergence de nouveaux partenariats privé/public.

    Aussi participeront au B2B meetings des représentants de :

    • 16 cohortes : BACAP, CANTO, CKD-REIN, COBLAnCE, Colibri, Constances, Elfe, Epipage2, ESME, E3N/E4N, FREGAT, MEMENTO, OFSEP, RAMSES, REALYSA, SFDT1 ;
    • 14 industries : Astrazeneca, GSK, IPSEN, IQVIA, Janssen, Lilly, Merck, MSD, Pfizer, Roche, Sanofi Pasteur, Servier, Shire, Stago.

  • Le 11ème congrès de la Société française de télémédecine aura lieu à Paris les 6 & 7 décembre 2018

    Care Insight organisera les 6 et 7 décembre 2018, à Paris, le 11ème congrès européen de la Société française de télémédecine (SFT) visant à « faire avancer la réflexion sur la mise en œuvre de la télémédecine et du numérique en santé en France ».

    La SFT prévoit en particulier de centrer ces deux journées sur des questions éthiques et scientifiques telles que la place de la télémédecine dans la lutte contre l’inégalité aux soins, la co-construction pluridisciplinaire des actions de télémédecine, l’innovation organisationnelle dans les établissements de soins, la formation des acteurs, etc.

    Par ailleurs, à l’occasion de ce 11ème congrès et outre un prix de l’innovation, des pitch scientifiques et de partenaires, la SFT laissera une grande place aux retours d’expériences et donnera la parole aux patients, à un jury citoyen.

    L’inscription se fait via le lien ci-contre.

    Programme

    Jeudi 6 décembre 2018

    09h00-09h30 : Accueil des participants

    09h30-10h15 : Ouverture de l’événement et résultats d’une enquête réalisée auprès des citoyens

    10h15-11h15 : Parole aux ARS et aux GCS/GIP

    11h15-12h15 : Communications orales scientifiques libres

    12h15-13h15 : Symposium ACCETIAM et déjeuner

    12h00-13h45 : Visite des posters et des stands, déjeuner

    13h15-13h45 : Pitch de partenaires

    13h45-14h45 : Actualités et perspectives de la télémédecine en 2018

    14h45-15h45 : Quels modèles pour informer et former les participants à la télémédecine ?

    Interventions : L’information médicale : la bulle du patient ; le patient expert ; la pédagogie inversée ; le point de vue de la faculté ; un exemple : le myélome.

    15h45-16h15 : Pause café, visite des posters et des stands

    16h15-17h15 : Retours d’expériences vus par les professionnels de la santé et les patients

    17h15-18h15 : Illusions et réalité dans le monde du Big Data et de l’intelligence artificielle

    Vendredi 7 décembre 2018

    08h30-09h00 : Accueil des participants

    09h00-10h00 : Communications orales scientifiques libres

    10h00-11h15 : Retours d’expérience « télémédecine : tous concernés »

    11h15-11h45 : Pause café, visite des posters et des stands

    11h45-12h00 : Les préconisations de la SFT

    12h00-12h45 : Pitch des innovations 2017 (SFT, Medicen, SNITEM) et annonce auditions 2018

    13h00-14h00 : Symposium partenaire AXA, déjeuner

    13h00-14h30 : Visite des posters et des stands, déjeuner

    14h00-14h30 : Pitch de partenaires

    14h30-15h00 : Remise des prix de l’innovation

    15h00-16h00 : Droit et usages en santé numérique : questions-réponses avec le collectif patient « jury citoyen »

    Interventions : Le e-patient en Suisse ; La télémédecine induit-elle de nouveaux droits et devoirs du patient et du médecin ? ; L’éthique dans les applications digitales en santé ; Paternalisme numérique et santé dans une société maillée ; Comment la télémédecine et la télésanté contribuent à transformer l’expérience subjective de la maladie et le travail du patient

    16h00-17h00 : Téléexpertise en Afrique (Nord-Sud, Sud-Sud)

    Interventions : Place de la CMU dans le déploiement de la télé-expertise médicale au Sénégal ; Les priorités du plan marocain de télémédecine en 2018 : place de la télé-expertise ; L’évolution de la télé-expertise cardiologique en Côte d’Ivoire avec la plateforme Doc&You ; La télé-expertise médicale Sud-Sud ; Quel modèle économique pour le développement de la télé-expertise médicale en Afrique subsaharienne ?

    17h00 : Conclusions

  • CIL

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  • L’expert en téléconsultation Hopi Medical lève 2 M€ et poursuit son déploiement à l’étranger

    Hopi Medical, une entreprise française spécialiste des matériels et des logiciels de téléconsultation, a bouclé en juin 2018 une levée de fonds de 2 millions d’euros afin de poursuivre son développement en France mais aussi à l’étranger, notamment aux États-Unis, où elle dispose d’un bureau, en Suisse et au Sénégal. L’investisseur n’a pas souhaité communiquer autour de l’opération et ne souhaite pas être dévoilé, apprend Health & Tech Intelligence.

    Fondé en 2005 à Strasbourg et également implanté à Nancy, Hopi Medical a commercialisé en France 150 chariots de télémédecine dans différents établissements de santé mais aussi dans des pharmacies. Leur prix est compris entre 2 500 euros et 30 000 euros selon le niveau d’équipement. Par ailleurs, les médecins ont la possibilité de louer pour 30 euros par mois une solution de téléconsultation utilisable pour un nombre illimité de patients.

    En 2017, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’élevait à environ 500 000 euros.

    Hopi Medical tire parti de l’officialisation de la téléconsultation en France

    Le remboursement des actes de téléconsultation, entré en vigueur le 15 septembre 2018, permet à Hopi Medical de sortir des dispositifs expérimentaux et des protocoles dérogatoires afin de déployer plus facilement ses chariots et ses mallettes de télémédecine.

    « En voyant la téléconsultation basculer dans le régime de droit commun, les praticiens prennent conscience de l’intérêt de nos dispositifs. Voici quelques mois, seuls une petite dizaine de médecins volontaires travaillaient avec nous. Ils sont aujourd’hui plus de 300 », assure Damien Uhlrich, directeur général délégué de Hopi Medical (source : Les Échos).

    L’offre de l’entreprise comprend, entre autres, Lim*Star, un chariot avec caméra motorisé et écran tactile équipé d’un lecteur de carte Vitale/CPS et d’un pulvérisateur de solution hydro-alcoolique, NeoLinks, un logiciel de vidéoconférence conçu pour le suivi à domicile, et Telemedica, un logiciel de téléconsultation.

    Une implantation en Belgique et au Sénégal

    La PME envisage de poursuivre son développement au niveau national mais aussi au niveau international. Sélectionnée en 2017 à la suite d’un appel d’offres lancé par le gouvernement sénégalais, elle équipe actuellement quinze dispensaires de campagne de matériel de télé-échographie au sein du pays.

    Par ailleurs, la plateforme de télémédecine suisse Medgate vient de lui commander plus de 200 chariots.

    Déjà un bureau aux États-Unis

    Hopi Medical dispose de bureaux à Strasbourg, à Nancy (siège) mais aussi à Houston, au Texas.

    En 2015, la société avait proposé aux 10 000 expatriés français de la ville américaine des téléconsultations avec des médecins basés en France. L’offre n’avait cependant pas été maintenue car aucun des deux systèmes de santé n’avait pris en charge le prix de la consultation à distance.