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  • Des acteurs e-santé de la région Aquitaine aux Destinées Numériques (à Bordeaux, le 04/10/2018)

    Le pôle régional dédié au développement des entreprises du numérique Digital Aquitaine organisera le 4 octobre 2018 à Bordeaux un événement intitulé « Destinées Numériques« , qui a pour ambition de « réunir l’ensemble des acteurs de l’économie numérique et d’illustrer les impacts du numérique sur les grands secteurs stratégiques » tels que la e-santé.

    En effet, parmi ces « grands secteurs stratégiques » figure la e-santé aux côtés du smart commerce, des smart mobility & city, de la smart factory, de la smart entreprise, de l’EdTech et de la SportTech.

    Les participants pourront, dans le cadre d’un « parcours e-santé » prendre part à un atelier centré sur « la donnée au service de la santé », qui se déroulera de 15h00 à 16h00, et auront également l’occasion d’assister à des présentations d’initiatives locales en santé numérique comme :
    – un outil d’évaluation de la charge en soins, présenté par ECES Santé ;
    – un exosquelette de rééducation post-AVC, développé par Capgemini ;
    – un jeu thérapeutique en réalité virtuelle (VR) à destination des personnes aphasiques, également proposé par Capgemini ;
    – une solution de gestion d’informations entre prestataires des dispositifs médicaux et établissements de santé, développée par le groupe Celios ;
    – une solution de méditation à destination des professionnels, présentée par Ullo ;
    – un parcours complexe intégrant la ville et l’hôpital en cancérologie, présenté par Agfa Healthcare et Inovelan ;
    – une box médicale pour réaliser un suivi à distance des patients, développée par Edevice ;
    – un dispositif de formation des personnels de la santé en VR, proposé par SIM for Health.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

  • Une table ronde sur la dépendance des personnes âgées organisée à Paris, le 5 octobre 2018

    Une table ronde centrée sur le sujet de la dépendance des personnes âgées sera organisée au Palais du Luxembourg à Paris le 5 octobre 2018. 

    Plus précisément, la question « Comment mieux prendre en compte la dépendance des personnes âgées dans la société ? » sera discutée par Jean-François Rapin, sénateur du Pas-de-Calais, Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France et Jean Spiri, conseiller régional d’Île-de-France en présence de :
    – Catherine Marcadier, ancienne Directrice Générale de France Silver Eco ;
    – Valérie Egloff, adjointe au Maire du Havre en charge de la santé, des personnes âgées et du handicap, vice-présidente de la CODAH en charge de la santé, développement durable et salubrité publique ;
    – Pr Claude Jeandel, responsable du département de gérontologie au CHU de Montpellier et président du Congrès national de gériatrie.

  • La numérisation doit reposer sur « un socle national », en complément des outils locaux (Anap)

    « Socle national« , « complémentarité« , « valeur ajoutée« , « ouverture » et « patient » sont les cinq mots clés retenus par le directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), Nicolas Revel, et la directrice de la DGOS, Cécile Courrèges, pour définir la stratégie numérique à mettre en œuvre dans le secteur de la santé. À l’occasion de la 6ème Journée nationale « Le numérique en santé », organisée le 25 septembre 2018 par l’Anap, les deux responsables ont partagé leur vision de la e-santé pour les années à venir.

    Les dispositifs actuels « restent insuffisants, sont morcelés, cloisonnés et oublient le patient », estime Nicolas Revel (source : Hospimedia), ajoutant que le deuxième problème est l’inexistence de socles de services de base, le manque de performance de la norme d’identification du patient, le déploiement incomplet des référentiels d’interopérabilité et de sécurité, et le manque d’exhaustivité du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS).

    « Des réformes importantes ont certes été menées mais elles ont manqué de coordination faute d’un cadre stratégique clair », juge-t-il. Le lancement d’un dossier médical partagé (DMP) à échelle nationale fait partie des projets les plus importants de la stratégie numérique annoncé dans le secteur de la santé. Selon le directeur général de la Cnam, deux principaux défis seront à relever pour garantir ce déploiement : la création du DMP et son alimentation.

    Le déploiement du DMP : un projet clé

    Tous les Français pourront ouvrir un DMP à partir de novembre (patient)

    500 000 dossiers médicaux partagés (DMP) ont été créés depuis dix ans en France, a indiqué Nicolas Revel. Dans le cadre de l’expérimentation menée par la Cnam dans neuf départements, 1,5 million de dossiers supplémentaires ont été créés au cours de l’année passée.

    À partir du mois de novembre, tous les Français pourront ouvrir un DMP en ligne par le biais d’un dispositif dédié, à l’accueil de leur caisse primaire ou dans les officines, a précisé le directeur général de la Cnam.

    Cécile Courrège ajoute que l’idée est de proposer au patient d’ici 2022 un espace numérique sur lequel il aura accès à toutes ses données de santé, un « vrai défi [dont] la première brique sera le DPM ».

    « Une couche numérique nationale de base » (socle national)

    « Nous avons besoin d’une couche numérique nationale de base pour partager des éléments du parcours de soin impliquant tous les patients et tous les professionnels et qui soit accessible tout le temps en tous points du territoire », insiste Nicolas Revel.

    Le DMP, un complément des dispositifs locaux (complémentarité)

    Le directeur général de la Cnam indique cependant que « DMP et messagerie sécurisée de santé n’ont pas la prétention d’être des outils universels ». Il sont des outils nationaux mais complémentaires des autres dispositifs du même type développés au niveau régional par exemple.

    Il ajoute, cependant, que le but n’est pas de déployer des « mini DMP mais d’être dans une logique d’interopérabilité et d’alimentation croisée ».

    Au niveau territorial, la DGOS porte deux programmes s’inscrivant dans le plan défini pour le numérique en santé :

    • Hop’en, à destination des établissements de santé, a pour but d’harmoniser les outils numériques sur un territoire ;
    • e-parcours, déployé en collaboration avec l’Assurance maladie, a pour objectif de développer des outils pour la coordination en articulation avec les services socles. « Les territoires seront priorisés en fonction de leurs besoins et le programme passé par un pilotage fort des régions », explique Cécile Courrèges.

    L’alimentation du DMP sera progressive

    L’alimentation du dossier médical partagé sera un autre combat à mener, « tout aussi difficile que le premier ». Premier objectif : rendre accessible l’historique de remboursements des deux dernières années. Ensuite devront être ajoutés sur la plateforme les résumés médicaux et les résultats de laboratoire ainsi que les comptes rendus d’hospitalisations et les dossiers de liaisons des urgences. La prescription devra également être numérisée : un test de e-prescription va ainsi être lancée en 2019.

    La valeur ajoutée du système de santé réside dans l’enrichissement du patrimoine des données

    Le troisième point essentiel à prendre en considération dans la stratégie de numérisation du système de santé est la valeur ajoutée, estiment Nicolas Revel et Cécile Courrèges, une notion reprise dans le rapport « Accélérer le virage numérique », remis il y a quelques jours au ministère des Solidarités et de la Santé par Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam, et Dominique Pon, président de SantéCité (voir article en lien ci-contre).

    L’objectif est d’apporter aux professionnels de santé des services réunis sur un même portail qui répondent à leur besoins.

    Il faut « aller plus loin pour enrichir le patrimoine de données, a indiqué le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie. C’est un fort enjeu que de relayer les bases nationales avec les bases cliniques locales. » La mission actuellement conduite par Dominique Polton, directrice de l’Institut national des données de santé (INDS), vise à progresser dans ce sens. Le but de cette dernière est notamment de créer un « Health Data Hub » (voir article en lien ci-contre), l’un des projets forts de la stratégie sur l’intelligence artificielle annoncée par le gouvernement.

  • Doctolib ouvre son Health Tech Center et annonce un service de téléconsultation pour janvier 2019

    Doctolib a annoncé son entrée sur le marché de la téléconsultation programmée au 1er janvier 2019 à l’occasion de l’inauguration de son nouveau Health Tech Center dans le 8e arrondissement de Paris le 27 septembre 2018.

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, s’est déplacé pour l’occasion et a exprimé son soutien à la start-up, affirmant qu’il était heureux de savoir que « la France peut produire des champions mondiaux de la e-santé ».

    Le Health Tech Center est le centre d’innovation dédié à la e-santé de Doctolib, qui s’étend sur un espace de 1 000 mètres carrés, et qui va accueillir 150 ingénieurs d’ici 2019. L’objectif est d’ouvrir la structure sur l’extérieur pour réfléchir à la transformation des systèmes de santé et également développer les nouvelles fonctionnalités nécessaires au lancement de la téléconsultation.

    Un Health Tech Center pour se lancer sur le marché de la téléconsultation

    Doctolib, spécialiste du rendez-vous médical en ligne, souhaite rendre accessible la téléconsultation auprès d’un médecin généraliste ou spécialiste à une vingtaine de millions de personnes par mois à partir du 1er janvier 2019. Pour cela, la start-up ouvre un centre dédié qui réunira les ingénieurs travaillant déjà pour elle ainsi qu’une autre cinquantaine d’ingénieurs qui la rejoindront d’ici 2019, ce qui ramènera le nombre total des membres de l’équipe à 150 ingénieurs.

    Construire les système de santé de demain en France et ailleurs

    Le Health Tech Center de Paris accueillera régulièrement des professionnels de santé, des patients, des représentants des autorités sanitaires et d’autres acteurs du secteur afin de faire émerger d’une dynamique commune les innovations qui contribueront à transformer le système de santé.

    Doctolib projette d’ouvrir un second Health Tech Center l’année prochaine à Berlin qui accueillera également une centaine d’ingénieurs.

    La téléconsultation : un service dans le prolongement naturel de Doctolib élaboré en collaboration avec les professionnels

    Stanislas Niox-Chateau, co-fondateur et président de Doctolib, a déclaré : « La téléconsultation est une évidence. C’est une évidence pour les praticiens, qui vont travailler dans des conditions plus souples et confortables, mieux valoriser leur temps médical et améliorer la prise en charge de leurs patients. C’est une évidence aussi pour les patients, qui vont consulter plus facilement et plus rapidement leurs praticiens. Avec 20 millions de patients chaque mois et 60 000 praticiens partenaires, nous avons une opportunité unique d’améliorer l’accès aux soins et de faire de la France un des pionniers de la téléconsultation dans le monde. »

    Doctolib va développer son site afin de permettre à ses utilisateurs de prendre rendez-vous pour une téléconsultation avec leur médecin traitant ou un spécialiste. Un questionnaire servira de triage dans l’objectif d’écarter les cas nécessitant une consultation directement auprès d’un praticien. Dans le cas contraire, le patient recevra un lien pour joindre un professionnel de santé en visioconférence. Ce dernier pourra rédiger une ordonnance en cas de besoin, qui sera envoyée au patient via le site.

    Afin d’aboutir au meilleur service possible, Doctolib a entamé une collaboration avec un groupe de 500 praticiens partenaires et ce pour :

    • proposer un accompagnement de qualité aux patients qui souhaitent recourir à la téléconsultation ;
    • former les praticiens à assimiler les nouvelles pratiques de télémédecine.

    Doctolib mise par ailleurs sur les 60 000 professionnels de santé qui utilisent aujourd’hui sa plateforme de prise de rendez-vous en ligne – des professionnels de santé issus entre autres des CHU (centres hospitaliers universitaires) les plus importants du pays – et revendique 20 millions de visiteurs au mois de septembre 2018. Ainsi, Stanislas Niox-Chateau déclare : « Nous avons bien d’autres sujets pour continuer à transformer le système de santé ».

    Modalités économiques à définir

    La start-up est en train de définir son modèle économique. Actuellement, un abonnement unique est proposé aux clients utilisant son service de prise de rendez-vous en ligne à hauteur de 109 euros par mois. Deux possibilités sont envisagées : soit une augmentation de ce tarif dans lequel l’accès au service de téléconsultation serait inclus, soit une offre à part englobant uniquement la téléconsultation. Encore une fois, la start-up souhaite faire valider son choix par les praticiens partenaires.

  • Chine : Novartis s’associe à Tencent pour améliorer la gestion des maladies cardiaques via le digital

    Le fabricant de médicaments suisse Novartis AG a annoncé le 19 septembre 2018 avoir signé un partenariat avec Tencent Holding, le géant de l’internet chinois.
    La collaboration entre les deux entreprises sera centrée sur l’amélioration de la gestion des maladies cardiaques. L’objectif est de permettre aux patients d’accéder aux services de santé de Tencent, notamment à ses solutions numériques de rappels de prise de médicaments et à ses dispositifs leur transmettant des informations sur leur état de santé, a déclaré à Bloomberg Bertrand Bodson, responsable de la stratégie numérique à Novartis depuis janvier 2018.

    Le P.-D.G. de la société suisse, Vasant Narasimhan, qui a pris ses fonctions en février 2018, souhaite doubler les ventes du groupe en Chine au cours des cinq prochaines années et obtenir un remboursement plus rapide des médicaments anticancéreux de pointe, les autorités sanitaires chinoises donnant actuellement de plus en plus d’approbations dans ce secteur. L’entreprise envisage par ailleurs de renforcer ses activités au sein du pays afin de rechercher de nouvelles opportunités commerciales, notamment dans le domaine de l’analyse de données.
    « Il y a un appétit évident » à conclure de nouveaux partenariats en Chine, a commenté Bertrand Bodson, précisant qu’il s’agissait d’une étape incontournable dans « le voyage » d’un groupe d’envergure telle que Novartis.

    Novartis veut davantage exploiter le domaine de l’analyse des données

    De manière plus générale, Novartis souhaite exploiter plus rapidement les nouvelles technologies telles que les systèmes d’analyse de données, afin d’accélérer la recherche et ainsi l’élaboration de nouveaux médicaments. La société mise notamment sur le développement de Entresto (affections cardio-vasculaires), Cosentyxet (traitement du psoriasis) et des traitements anticancéreux dits innovants afin de poursuivre sa croissance dans les années à venir.

    Bertrand Bodson, qui a auparavant occupé des postes à responsabilités à Amazon, cherche à améliorer la manière dont Novartis utilise ces données et interagit avec les médecins et les patients, en particulier par le biais du numérique.

    Tencent attire les acteurs de la santé européens

    Un partenariat conclu avec Astrazeneca

    De son côté, Tencent multiplie les partenariats avec les acteurs de la santé étrangers. En février 2018, le groupe chinois a notamment signé un accord avec le fabricant de médicaments européen Astrazeneca, en pleine expansion en Chine (voir article en lien ci-contre).

  • Astrazeneca souhaite utiliser l’IA et le numérique pour améliorer la gestion des maladies en Chine

    Le groupe pharmaceutique Astrazeneca prévoit d’étendre ses activités en Chine en utilisant l’intelligence artificielle (IA), la robotique et les applications numériques pour améliorer la gestion des maladies au sein du pays.

    Des dispositifs tels que des kits pour les personnes atteintes de diabète, des solutions de diagnostic intelligentes pour faciliter le diagnostic du cancer, et des technologies basées sur l’IA pour améliorer la santé des personnes souffrant de douleurs thoraciques pourraient être déployés. Leur développement n’aura pas forcément d’impact majeur sur les résultats de l’entreprise mais l’aideront à s’intégrer sur le marché de la santé chinois par le biais de partenariats solides.

    La technologie numérique permettrait aux patients de Chine d’accéder plus rapidement aux médicaments, dans un contexte où les besoins de santé du pays progressent à mesure que la population vieillit et que l’incidence des maladies non transmissibles, telles que le cancer et le diabète, augmente, a déclaré le P.-D.G. d’Astrazeneca, Pascal Soriot, à l’occasion de l’exposition mondiale sur l’internet des objets (World Internet of Things Exposition), qui s’est tenue du 15 au 18 septembre 2018 à Wuxi, en Chine (source : Reuters).

    Astrazeneca a récemment investi dans un site de R&D à Wuxi après avoir conclu il y a quelques années un accord avec WuXi App Tec, un groupe pharmaceutique international basé à Shanghai. Grâce à cette opération, l’entreprise a pu pénétrer le secteur de la health tech au sein de la ville chinoise et ainsi mieux saisir quels étaient les enjeux sanitaires locaux pour mieux cibler le type d’offres qu’il serait intéressant de mettre en œuvre au sein de la région.

  • La filière santé du Conseil national de l’industrie développe sa propre plateforme numérique

    Les filières qui composent le Conseil national de l’industrie (CNI), dont celle dédiée à la santé, devront s’équiper d’une plateforme numérique opérationnelle, a rappelé le 20 septembre 2018 le Premier ministre Édouard Philippe, lors d’un discours présentant les dispositifs que le gouvernement entend déployer pour accélérer la transformation numérique de l’industrie au sein du pays (« Plan d’action pour transformer notre industrie par le numérique »). « En 2018, une filière dépourvue d’ossature numérique n’a pas de colonne vertébrale », a-t-il déclaré.

    Actuellement, deux filières (aéronautique et automobile) du CNI sur les seize existantes disposent d’une e-plateforme. Les quatorze restantes devront donc déployer la leur en définissant « les priorités qui lui correspondent ». Trois d’entre elles (santé, alimentaire et industrie de la mer) ont entamé des travaux structurants pour « mieux exploiter les potentialités du numérique », précise le dossier de presse sur l’installation du CNI numérique daté du 11 juillet 2018, ajoutant que la filière « industries et technologies de santé » a décidé de placer l’intelligence artificielle appliquée à l’analyse des données de santé au centre de ses efforts.

    Les projets de développement seront soutenus par le gouvernement à hauteur de 70 millions d’euros, dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI). L’enveloppe globale de l’État consacrée à l’accompagnement de la transformation des entreprises vers l’industrie du futur s’élève à 500 millions d’euros.

  • Gleamer, une start-up qui édite une IA dédiée aux radiologues, lève 1,5 M€ auprès de Bpifrance

    Gleamer, une start-up française qui édite un logiciel d’intelligence artificielle (IA) pour les radiologues, a annoncé le 24 septembre 2018 par communiqué avoir bouclé une levée de fonds de 1,5 million d’euros auprès du fonds Ambition Amorçage Angels (F3A), géré par Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA), mais aussi de XAnge, d’Elaia Partners, de Kima Ventures et de business angels.

    L’entreprise a déjà engagé des partenariats stratégiques avec des acteurs clés du domaine de l’imagerie médicale et de la radiologie. La somme récoltée va notamment lui permettre de renforcer son équipe mais aussi de finaliser le développement de son offre produit et de tenter d’obtenir l’homologation CE ainsi que l’approbation de la FDA pour déployer sa solution à échelle internationale.

    « Gleamer ambitionne de devenir l’acteur de référence du diagnostic automatisé, précis et rapide en radiologie pour améliorer significativement la qualité des soins, l’expérience patient et la productivité des praticiens », a déclaré Christian Allouche, cofondateur de la société (communiqué).

    « L’IA au service de la productivité des radiologues »

    « Alors que le besoin en imagerie a doublé en dix ans, le nombre de radiologues n’a que très peu progressé », note le communiqué. Le but de Gleamer est ainsi de mettre « l’intelligence artificielle (IA) au service de la productivité des radiologues ».

    Fondé en 2017 par Christian Allouche, Alexis Ducarouge et Nicolas Cosme, la jeune société a mis au point un système de diagnostic automatisé fondé sur l’analyse d’images médicales. La workstation qu’elle propose fonctionne via un logiciel d’IA capable de détecter les lésions dans une image et de les caractériser dans un compte rendu détaillé, que le radiologue peut ensuite examiner et valider « en quelques clics ».

    Gleamer se concentre pour l’instant sur la radiographie osseuse des membres

    Gleamer a choisi, dans un premier temps, de se focaliser sur la traumatologie et notamment la radiographie osseuse des membres, « un type d’examen très fréquent mais souvent peu apprécié des radiologues car répétitif et chronophage », explique le communiqué, précisant que la fiabilité des résultats obtenus par la technologie assurait « une réduction considérable du temps d’examen » et « une amélioration significative » de la qualité du diagnostic.

    « La qualité de l’équipe fondatrice et l’intérêt des radiologues que nous avons interrogés ont pesé très favorablement dans notre décision d’investir dans cette start-up », commente Guillaume Meulle, partner à XAnge.

    Gleamer, l’une des 1ères entreprises investies par le PSL Innovation Fund

    Gleamer est l’une des premières entreprises investies par le PSL Innovation Fund, un fonds d’amorçage créé en juin 2018 par Elaia Partners et l’Université Paris-Sciences-et-Lettres (PSL). Dans ce cadre, ses fondateurs ont ainsi pu bénéficier des programmes de formation et d’entrepreneuriat de l’université PSL, et la société va pouvoir développer des collaborations avec les équipes de recherche du périmètre académique de l’Université Paris-Sciences-et-Lettres.

  • Faire de l’officine du futur un hub de technologies de santé plus qu’un simple lieu de dispensation

    Au cours d’une conférence-débat intitulée « la renaissance de la pharmacie d’officine » proposée aux participants du congrès de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP), qui s’est tenu du 2 au 6 septembre 2018 à Glasgow, le professeur en économie de la santé à la Bournemouth University, Darrin Baines, a affirmé que « dans l’objectif de conserver sa place dans le système de santé, l’officine de pharmacie devrait devenir un lieu d’expertise incontournable sur les technologies de santé et se décentrer de la dispensation [de médicaments]« .

    « Pour trouver un domaine porteur pour la pharmacie, tournez-vous vers les technologies de santé« , a-t-il insisté : d’après lui, alors que la dispensation s’automatise, le pharmacien, professionnel de santé de premier recours, devrait devenir un expert des technologies que les patients maîtrisent et demandent de plus en plus afin de devenir acteurs de leurs soins, et autour desquelles les systèmes de santé tendent à se construire.

    Ainsi, l’officine de pharmacie pourrait devenir un hub de technologies de santé plus qu’un simple lieu de dispensation.

    L’officine de demain selon Darrin Baines

    Pour s’adapter aux demandes émergentes des patients, l’officine de pharmacie pourrait devenir un local principalement dédié aux technologies de santé : les patients auront rapidement besoin d’un lieu de référence non seulement où se procurer, mais également où paramétrer, reprogrammer et réparer leurs outils connectés, et l’officine peut, en devenant ce lieu de référence, répondre à ce besoin futur des patients.

    En outre, l’officine pourrait s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation des patients, et s’écarter de la dispensation. En effet, les nouvelles habitudes de consommation introduites par les banques et les chaînes de supermarché, qui poussent les particuliers à effectuer eux-mêmes leurs opérations d’achat, bancaires, etc. à l’aide de dispositifs connectés tels que des plateformes, des caisse automatiques, et sans employé de comptoir, montrent que la population s’est adaptée à des points de vente automatisés, voire à une absence de points de vente. Dans le domaine de la santé, le même phénomène se retrouve dans le désir de pouvoir commander des médicaments sur internet, voire dans l’engouement pour le télé-suivi : la consommation de soins de santé sort de l’officine.

    Aussi, la pharmacie pourrait s’écarter de la dispensation classique au comptoir et s’adapter à ces patients de plus en plus habitués aux technologies et dispositifs innovants.

    Les étapes proposées par Darrin Baines pour la refonte du modèle de l’officine

    Pour transformer la pharmacie d’officine, le Pr Darrin Baines propose de suivre 5 étapes :

    • mettre à disposition des patients des plateformes permettant de se connecter à des médecins, aux autres patients, à la sécurité sociale, de contacter les industriels, les associations, etc. ;
    • exploiter le temps d’attente au comptoir pour proposer aux patients de remplir des questionnaires connectés sur leurs usages du médicament, de regarder des programmes d’éducation thérapeutique interactifs, de devenir patient-experts dans le cadre d’une étude, etc. ;
    • afin que les patients continuent de recourir à leur pharmacien en premier recours, ancrer cette nouvelle officine technologique dans un réseau de santé incluant les groupes de patients ou de professionnels et les entreprises fournisseuses de dispositifs médicaux, et coordonner le parcours de soins au moyen de la connexion à ce réseau ;
    • former les pharmaciens à tout ce qui se rapporte à ces technologies de santé, et pas seulement à ce qui relève du médicament ;
    • éduquer le grand public afin de lui permettre de recourir au mieux à cette nouvelle pharmacie technologique.

    Les réactions des pharmaciens d’officine

    Si certains pharmaciens d’officine participant au congrès ont relevé que l’activité de dispensation – de délivrance du médicament et de conseils associés au traitement – est au cœur de la pharmacie d’officine, cette notion de dispensation pourrait être redéfinie, influencée au bénéfice du patient comme du pharmacien : afin de continuer à servir le patient au mieux et à exister, la pharmacie d’officine, et toutes les activités qui lui sont associées, doit s’adapter au changement, à la technologie.

    En conclusion de cette conférence-débat, le président de la FIP, Dominique Jordan, a affirmé que la communauté des pharmaciens d’officine, qui s’inquiète de ses rémunérations futures et de ne plus pouvoir offrir certains services, a le temps de s’adapter à l’innovation technologique.

  • Data : le réseau des plateformes territoriales d’appui (PTA) en septembre 2018

    Définies par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et par le décret du 4 juillet 2016 relatif aux fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours de santé complexes, les plateformes territoriales d’appui (PTA) ont pour objectif d’apporter un appui aux professionnels de premier recours pour les situations complexes, sans distinction d’âge, de handicap ou de pathologies.

    Ainsi, les PTA, propres à chaque territoire, ont globalement vocation à :
    • informer et orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales du territoire ;
    • servir d’appui à l’organisation des parcours complexes, pour une durée adaptée aux besoins du patient ;
    • soutenir les pratiques et initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination.

    Health&Tech Intelligence a répertorié les PTA déjà créées à date en identifiant leurs responsables et les partenaires déjà connus. D’autres sont actuellement en cours de constitution sur le territoire national et des appels à projets sont toujours en cours pour certaines région

    Le tableau récapitulant les PTA existantes est disponible via ce lien.