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  • Appel à candidatures du FFWD Normandie : accélération des start-ups en santé et en numérique

    Dans le cadre du Fast Forward Normandie (FFWD), programme lancé par l’agence Normandie Participations, un appel à candidature est lancé aux start-ups normandes ayant un fort potentiel de croissance dans les domaines suivants : santé, numérique, énergie, savoir-faire d’excellence et agroalimentaire. L’appel est ouvert jusqu’au 29 octobre 2018.

    Normandie Participations et son co-investisseur, le Crédit Agricole, proposent aux start-ups un investissement initial en capital pouvant atteindre 150 000 euros. Les PME peuvent également en bénéficier si elles le souhaitent.

    La cinquième édition du programme d’accélération, qui dure un an, démarrera le 10 janvier 2019.

    Les critères d’éligibilité

    • Implantation pérenne en Normandie
    • Entreprise en croissance
    • Pour les start-ups :
      • Premiers clients & premiers revenus
      • Équipe constituée, motivée et opérationnelle
      • Innovation technique, de modèle d’affaires, de marché ou d’usage
    • Pour les PME :
      • Chiffre d’affaires supérieur à 2 millions €
      • Ambition internationale
      • Croissance rapide

    Le programme d’accélération

    Fast Forward Normandie (FFWD) est un programme mis en œuvre par Normandie Participations, qui est un fonds de co-investissement en capital dans les entreprises normandes. Le programme  est piloté par une équipe de business développeurs et de professionnels de l’accompagnement des entreprises en croissance qui œuvrent au renforcement de la stratégie de développement des start-ups et à l’atteinte des objectifs.

    Au cours de workshops thématiques et sur mesure, FFWD Normandie apporte de l’expertise en termes de gouvernance, de développement, de stratégie opérationnelle, de transformation digitale et de ressources humaines :

    • accélération de 6 mois pour les start-ups et de 12 mois pour les PME en croissance ;
    • accès à un lieu de travail « Ready to work » durant toute la durée du programme d’accélération ;
    • accès à un panel de coachs et mentors dédiés aux entreprises selon leur domaine d’activité ;
    • accès à un vaste réseau d’experts, d’investisseurs et d’entrepreneurs régionaux et nationaux ;
    • soutien de l’écosystème normand et accès simplifié aux subventions régionales ;
    • participation à un FFW’Day (demo day) à Paris devant un panel d’investisseurs et de business angels ;
    • portée internationale avec FFWD Europe, projet européen rassemblant sept pays et donnant accès au réseau des acteurs du développement économique international (France, Espagne, Allemagne, Italie, Hongrie, Danemark, Pologne, Lituanie).

    Dépôt de candidature

    Les candidatures doivent être déposées via le portail disponible à cette adresse.

    Contact

    Nesrine LANGIN, chargée de mission FFWD Normandie

    Tél. : 02 31 15 81 50 – 06 84 15 07 51

    Mail : nesrine.langin@adnormandie.fr

  • Etude : une majorité des lecteurs de glycémie n’ont pas la précision exigée par la FDA

    Un tiers seulement des lecteurs de glycémie commercialisés aux États-Unis atteignent les niveaux de précision requis par la Food and Drug Administration (FDA). Tels sont les résultats d’une étude indépendante menée en triple aveugle dans plusieurs sites qui a évalué 18 dispositifs médicaux.

    Les résultats de ces travaux*, publiés dans le numéro d’octobre 2018 de la revue Diabetes Care, soulignent la nécessité d’obtenir des données en vie réelle.

    Un large programme de surveillance des appareils d’automesure glycémique

    En 2016, la FDA a mis au point une norme pour les lecteurs de glycémie vendus en pharmacie, similaire à la norme ISO. Cependant, au cours des dernières années, les lecteurs de glycémie personnels ont affiché des performances inférieures aux normes internationales. De plus, des résultats cliniques et économiques défavorables dus à une imprécision de ces dispositifs médicaux ont été rapportés par des études empiriques et de modélisation. Or, il est reconnu que ce manque de précision pourrait exposer les utilisateurs à des risques personnels importants.

    La Diabetes Technology Society a donc développé un programme de surveillance des glucomètres afin d’évaluer de manière indépendante la performance de ces outils, après l’approbation de la FDA, mais aussi pour aider les diabétiques et les médecins à choisir le bon dispositif. Les instigateurs de ce programme ont donc mis sur pied une étude dans laquelle 18 lecteurs de glycémie ont été passés au crible. Ces derniers représentaient 90% des ventes aux États-Unis entre 2013 et 2015. Ils ont été testés sur trois sites de prise en charge médicale.

    18 glucomètres testés sur 3 sites

    Chacune des 1 035 personnes diabétiques de type 1, ou 2, prédiabétiques, ou pas diabétiques incluses dans l’étude ont testé les 18 glucomètres. Leur glycémie était également mesurée en laboratoire. Les résultats étaient considérés comme précis si comparables à ceux du laboratoire avec une marge de 15%, et si 91% des mesures étaient dans cet intervalle. La proportion de lectures conformes dans chaque étude a enfin été comparée à une norme de précision prédéterminée, similaire aux normes réglementaires actuelles, bien que plus indulgente. Les résultats ont été publiés dans la revue Diabetes Care.

    Résultats

    • 6 des 18 lecteurs de glycémie personnels ont atteint le niveau de précision requis par la FDA sur les 3 sites
    • 5 glucomètres ont atteint la norme dans 2 des 3 sites
    • 3 glucomètres étaient conformes à la norme dans 1 seul site
    • 4 glucomètres n’ont jamais atteint le niveau de précision requis par la FDA.

    L’automesure la plus performante était réalisée par le glucomètre Contour Next d’Ascensia Diabetes Care, qui était précis à 100% sur deux sites et à 99% sur le troisième. Les cinq autres dispositifs précis étaient Accu-Chek Aviva Plus et Accu-Chek SmartView, Walmart ReliOn Confirm Micro, CVS Advanced d’AgaMatrix et Abbott Freestyle Lite.

    Les quatre lecteurs de glycémie les moins performants ont été Gmate Smart de Philosys, Advocate Redi-Code, Solus V2 de BioSense Medical et TRUEtrak de HDI / Nipro.

    Des lecteurs moins performants que prévus

    « À notre connaissance, c’est la plus grande étude sur la précision des lecteurs de glycémie utilisant un protocole de consensus créé avec la participation de la FDA jamais rapportée dans la littérature, » ont écrit les chercheurs. « Toutes les bandes de test et les moniteurs commerciaux ont été achetés auprès de fournisseurs à l’insu des fabricants afin d’éviter un biais positif. Le protocole a également été élaboré par un groupe d’experts impartial. »

    Les auteurs de cette étude soulignent par ailleurs que même si ces travaux établissent un palmarès, le message essentiel est que la majorité des lecteurs de glycémie sont moins performants qu’ils ne le devraient. C’est donc l’ensemble de la gamme de produits qui est sur le ban des accusés. « Ces médiocres performances post-commercialisation pourraient entraîner des erreurs de traitement chez les patients qui prennent des décisions de traitement en fonction de leurs résultats d’automesure, » a tenu à souligner le premier auteur de l’étude.

    Surveiller la qualité des dispositifs après leur commercialisation

    Ces résultats mettent aussi en lumière la nécessité de recueillir des données en vie réelle, après la commercialisation des dispositifs médicaux. En effet, la performance de ces outils d’automesure peut diminuer au fil du temps. Les chercheurs ont émis plusieurs hypothèses pouvant expliquer ces piètres performances. « Cette baisse de qualité peut être due à des problèmes d’échelle, des erreurs de fabrication, des changements de composition selon les lots de bandes, ou encore une expédition inadéquate. Au fil du temps, la précision analytique mesurée pourrait alors ne pas correspondre avec les données de précision initiales du promoteur soumises à la FDA. « 

     

  • Une journée pour se former au « nouveau cadre de la e-santé » organisée à Paris, le 12 octobre 2018

    Drive Innovation Insights (DII), filiale de Politico-Alex Springer, organisera le 12 octobre 2018 à Paris une journée de formation à propos du « nouveau cadre de la e-santé » visant à permettre aux participants d’identifier les contraintes réglementaires et les opportunités en matière de données de santé, de développement d’intelligences artificielles, de télémédecine, d’objets et de dispositifs médicaux connectés, etc.

    Plus précisément, les objectifs pédagogiques de la formation concernent :
    • le traitement et hébergement des données : identifier vos nouvelles responsabilités
    • le mouvement du self-data et la notion de propriété des données
    • l’intégration du nouveau cadre légal national et européen.

    Cette journée sera animée par Marguerite Brac de la Perrière, avocate spécialisée dans l’encadrement juridique d’activités de télésanté et de télémédecine, ainsi que dans le traitement des données de santé à caractère personnel, par ailleurs directrice du département de santé électronique du cabinet Alain Bensoussan.

    L’inscription, payante, peut-être réalisée en demandant un bulletin d’inscription à l’adresse mail service-clients@dii.eu et en le renvoyant au service-clients@development-institute.com.

    Thèmes abordés au cours de la formation

    E-santé : objectifs, définitions et cartographie des acteurs présents en 2018

    • Les autorités en présence : rôles et pouvoirs de la CNIL, de l’ASIP, des ARS
    • Focus sur la Stratégie nationale 2020 de l’e-santé et le programme de Territoires de soins numériques
    • Retour sur les dernières avancées réglementaires : loi pour une République numérique du 07/10/16 ; Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) applicable le 25/05/18 ; accord EU-US Privacy Shield, etc.

    Se conformer aux obligations en matière de traitement de données médicales sous l’égide du RGPD

    • Quelles actions pour se conformer au règlement général sur la protection des données (RGPD) ?
    • Violation de données à caractère personnel et impératif de notification : quelles obligations et quelles sanctions ?
    • Quels pouvoirs des autorités de contrôle ?
    • Focus sur les concepts d’anonymisation, de pseudonymisation, de minimisation et de limitation
    • Quelles clés pour élaborer un référentiel ou un code de conduite ?

    Maîtriser le partage de données dans le cadre de la sécurisation des systèmes d’information de santé

    • Concept d’échange, de partage et d’équipe de soin
    • Focus sur les règles de sécurité issues de la politique générale de sécurisation des systèmes d’information de santé (PGSSI-S)
    • Quelles informations délivrer et quelles modalités de recueil du consentement ?

    Maîtriser le cadre législatif et réglementaire de l’hébergement de données de santé à caractère personnel

    • Focus sur les ordonnances du 12/01/17 sur l’hébergement de données de santé à caractère personnel
    • Présentation du référentiel de certification et des différents types de certifications
    • Quels impacts sur le contrat d’hébergement ?

    Zoom sur la télémédecine : quelle contractualisation avec quels acteurs ?

    Objets connectés et intelligence artificielle

    • Focus sur le projet de code de conduite européen Privacy en santé mobile
    • Points de vigilance sur la contractualisation et les référentiels en vigueur sur les objets connectés
  • La Poste suisse concentre ses activités de e-santé sur le dossier électronique du patient

    La Poste suisse a annoncé dans un communiqué daté du 25 septembre 2018 que son unité « développement et innovation » allait désormais concentrer ses efforts dans le domaine de la e-santé sur sa plateforme E-Health, qui comporte notamment le dossier de santé électronique (équivalent au DMP français) des patients et permet un échange sécurisé d’informations entre les acteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, laboratoires, etc.).

    L’entreprise souhaite proposer de nouvelles prestations via E-Health, notamment la transmission numérique d’images médicales ou de rapports, pour que les patients puissent accéder plus facilement à leurs données de santé à distance.

    La société met ainsi un terme à ses activités d’enquête sur la qualité et de gestion des registres médicaux, évitant alors les investissements importants initialement prévus pour ces deux branches. Le groupe s’était lancé dans ces domaines spécialisés en 2015 après le rachat de l’entreprise Health Care Research Institute AG (HCRI), qu’elle avait ensuite intégrée en 2016 à son unité « développement et innovation ».

    La Poste française mise également depuis plusieurs années sur la e-santé. Parmi ses dernières opérations dans le secteur figure la signature en mai 2018 d’un partenariat entre Docapost, filiale du groupe, et Elsan, groupe français majeur de cliniques et d’hôpitaux privés. Cet accord vise à déployer des parcours digitalisés pour tous les patients des centres de soins d’Elsan (voir article en lien ci-contre).

  • Silver éco : le groupe Korian teste la solution e-lio de Technosens dans un Ehpad de Châtillon

    Le groupe Korian, spécialisé dans la gestion de maisons de retraites médicalisées, a annoncé par communiqué le 27 septembre 2018 qu’il testait dans 10 chambres de son établissement de Châtillon (Île-de-France) la plateforme numérique de services pour le grand âge e-lio, de la société Technosens.

    Cette solution, via une interface simple d’utilisation, permet d’accéder à des services de confort – de commande de plateaux repas, de « pilotage de sa domotique », de sélection de programmes radio, d’appel visiophoniques avec le personnel ou des proches, de messagerie, etc.
    Cette solution, qui équipe 3 000 résidents d’autres services et Ehpad, vise ainsi à favoriser le lien entre l’usager et ses proches, à améliorer le confort des résidents, et à « optimiser l’efficacité opérationnelle et la qualité du service« .

    Aussi, l’expérimentation de Korian dans son établissement de Châtillon pilote de la nouvelle génération – connectée – de résidences du groupe, a pour objectif d’ »évaluer les besoins » et de « développer de nouveaux services », notamment d’analyse d’activité, au moyen d’algorithme auto-apprenants développés en partenariat avec la société SeniorAdom.

    Pour le fondateur de Technosens, Thierry Chevalier, ce partenariat avec Korian pourra faire de l’Ehpad numérique le « pôle ressources autonomie du quartier« .

  • Le Centre-Val de Loire compte désormais 8 CPTS

    Le 22 septembre 2018, l’agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire, la fédération des URPS et le président de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Sud 28 ont signé à Cloyes-sur-le-Loir le contrat de la huitième CPTS de la région Centre-Val de Loire, qui regroupe les professionnels de santé du Sud de l’Eure-et-Loir.

    Ce contrat de santé s’accompagne de 8 fiches d’actions, centrées sur différents objectifs comme le développement d’un système d’information entre professionnels, l’amélioration du parcours de santé des patients, « avec en particulier le développement des actions de prévention et la fluidification des relations réciproques entre médecine de ville et hôpital », ainsi que le renforcement de l’attractivité du bassin de vie concerné.
    Cette nouvelle CPTS « porte une volonté de coordination globale« , avec les établissements de santé publics et privés, le secteur associatif, le secteur du handicap, la maison départementale de l’autonomie, la future plateforme territoriale d’appui, etc., précise le communiqué.

    7 autres contrats du genre ont déjà été signés dans la région : trois en Indre-et-Loire, deux dans le Cher, un dans l’Indre et un autre dans le Loiret. D’autres sont en projet.

    Les CPTS constituent un « facteur d’attractivité »

    Lors de la signature du nouveau contrat de santé, les membres de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du Sud 28 ont souligné les avantages des CPTS « dans une région particulièrement concernée par des besoins importants en professionnels de santé ». Selon eux, ces communautés territoriales permettent :

    • d’améliorer le parcours des patients ;
    • de faciliter des exercices coordonnés ou en pratique avancée ;
    • de développer la prévention ;
    • de créer un environnement, un cadre d’exercice professionnel « plus coopératif, ouvert et accueillant » pour les professionnels qui ne souhaitent pas exercer de manière isolée.

    « Les CPTS constituent un facteur d’attractivité », insistent-ils.

    Deux financements possibles

    Les financements suivants sont envisageables :

    • Une subvention du Fonds d’intervention régional géré (FIR) par l’agence régionale de santé (ARS). L’ARS peut attribuer ces crédits FIR sur la base d’un contrat territorial de santé (article L.1435-8 du Code de la santé publique). Cette subvention vise à financer en partie la mise en place, le fonctionnement et les actions du projet de santé de la CPTS, lui-même validé par l’ARS dans un contrat territorial de santé.
    • Un financement européen, via le Fonds européen de développement régional (Feder), géré par le conseil régional Centre-Val de Loire, qui soutient entre autres les innovations dans le domaine du numérique.

    L’ARS Centre-Val de Loire « s’est engagée sur un financement stable des CPTS »

    L’ARS Centre-Val de Loire, sur la base d’une stratégie régionale claire, co-construite avec les représentants des professionnels, et décrite dans le Projet régional de santé 2, « s’est engagée sur un financement stable des CPTS, dans l’attente d’un financement de droit commun », précise le communiqué.

    Limite géographique des CPTS en Centre-Val de Loire

    La taille d’une communauté professionnelle territoriale de santé n’est pas la même s’il s’agit d’une importante agglomération, telle qu’Orléans ou Tours, ou d’une zone rurale ou semi-rurale d’un périmètre plus étendu.

    « En région Centre-Val de Loire, on peut ainsi compter 4 à 6 CPTS par département, indique l’ARS sur son site. Et certaines CPTS peuvent se déployer à cheval sur plusieurs départements, brisant ainsi les effets frontières. »

    État d’avancement des CPTS en Centre-Val de Loire

  • Éthique : le CCNE est en faveur d’un numérique en santé s’il est au service de la qualité du soin

    Après la tenue d’États généraux de la bioéthique au cours du premier semestre de 2018, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a publié le 25 septembre 2018 son avis 129 sur la révision de la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique, avis qui consiste en « une table d’orientation, sur le contexte, les repères, les principaux sujets, les perspectives d’avenir […] conçue à la fois pour la société civile […] et aussi pour les acteurs publics qui s’apprêtent à construire, à proposer puis voter la nouvelle loi de bioéthique 2018-2019 ».

    Et si des innovations telle que l’intelligence artificielle a permis d’améliorer les capacités d’analyse, la méfiance de la société envers la science et la médecine s’accroît du fait d’un défaut d’information : les citoyens s’inquiètent de leur place future dans le système de soins dont ils redoutent la déshumanisation et qui devrait évoluer en conservant un équilibre intérêt collectif/bénéfices individuels menacé notamment par un traitement mal encadré des données de santé produites massivement.

    Les points marquants de l’avis du CCNE concernent :
    la diffusion du numérique en santé ;
    • le droit fondamental à une information de qualité à propos des technologies innovantes ;
    • le recours au big data dans le cadre d’une médecine personnalisée grâce notamment à une plateforme nationale sécurisée de collecte et de traitement des données de santé ;
    • la formation d’un comité d’éthique spécialisé dans les enjeux du numérique.

    Le rapport complet ainsi que son résumé sont disponible via le lien ci-contre.

    Numérique et santé

    « Les sciences, technologies, usages et innovation du numérique en santé sont souvent vues, vécues ou subies comme des apports technologiques, parfois inutilement contraignants, mais désormais incontournables et accompagnant la numérisation globale de notre société. Si ceci est avéré, le rôle fondamental du numérique en tant que science et technologie du traitement de l’information en fait un élément primordial du traitement de l’information dans le cadre de la santé et la biologie« , affirme le CCNE.

    Cependant, les États généraux de la bioéthique ont tenu à recentrer la réflexion sur l’humain, cœur du système de santé et à alerter sur une possible déshumanisation de la relation soignant-soigné que fait craindre le numérique. De plus, d’éventuelles utilisations frauduleuses ou abusives des données de santé et les persistantes, voire nouvelles, inégalités d’accès aux soins ont également constitué des sujets problématiques abordés par les États généraux.

    Le numérique en santé génère connaissances, données et une décision médicale assistée

    « Le rythme rapide de diffusion du numérique au sein de notre système de santé est un fait majeur, irréversible« , affirme le CCNE.

    En effet, le numérique semble constituer une source d’avancées majeures tant pour l’augmentation de la qualité et de l’efficience du système de santé tant que pour l’accélération de la recherche et l’évolution de l’enseignement.

    Et l’ensemble des acteurs du système de santé – acteurs en ville, établissements de santé, structures médicosociales qui s’équipent en SI et robots, patients qui ont « accès immédiatement à quantité d’informations émanant de sources diverses [et] non hiérarchisées », etc. – est concerné par ce « mouvement d’innovations technologiques et de démocratisation en santé », qui bouleverse la relation entre usagers et professionnels du système de santé. 

    « S’agissant de l’évolution de la médecine elle-même, la part humaine dans la pratique médicale n’a cessé de se réduire depuis plusieurs décennies avec un développement important de la robotisation médico-technique (singulièrement en biologie,  en pharmacie [voire en chirurgie]) et, plus récemment, des logiciels d’aide à la prescription, voire d’aide à la décision médicale« , ajoute le CCNE.

    Aussi, cette diffusion du numérique concerne tous les domaines de la santé :

    • prévention
    • dépistage
    • soin
    • accompagnement
    • enseignement et recherche
    • gouvernance
    • organisation des systèmes de santé.

    Enjeux éthiques : entre respect des droits et amélioration de la qualité clinique

    « Une voie de passage éthique doit […] être trouvée entre l’impératif du respect des droits et libertés des personnes, la protection des données de santé et l’importance de leur partage pour renforcer la qualité clinique et l’efficience de notre système de santé », scande le CCNE.

    En effet, la progression de la médecine algorithmique s’accompagne, pour le CCNE, de deux enjeux éthiques principaux :

    • « le risque de priver le patient, face aux propositions de décisions fournies par des algorithmes, d’une large partie de sa capacité de participation à la construction de son processus de prise en charge » ;
    • « le danger d’une minoration de la prise en compte des situations individuelles dans le cadre d’une systématisation de raisonnements fondés sur des modèles qui peuvent être calibrés de façon à limiter la prise en compte de l’ensemble des caractéristiques spécifiques de chaque patient ».

    Recommandations principales

    Le CCNE propose :

    • de considérer comme prioritaire la diffusion du numérique en santé. Aussi, en l’état des recherches et du développement de ces technologies, il propose de circonscrire au maximum le recours au droit opposable ;
    • d’inscrire au niveau législatif le « principe fondamental d’une garantie humaine du numérique en santé, c’est-à-dire la garantie d’une supervision humaine de toute utilisation du numérique en santé, et l’obligation d’instaurer pour toute personne le souhaitant et à tout moment, la possibilité d’un contact humain en mesure de lui transmettre l’ensemble des informations concernant les modalités d’utilisation du numérique dans le cadre de son parcours de soins »;
    • d’informer préalablement toute personne afin de recueillir son consentement libre et éclairé face à un éventuel recours à l’IA dans son parcours de soins ;
    • de faire en sorte que les « citoyens du non-numérique » ne souffrent pas de nouvelles inégalités d’accès aux soins de santé ;
    • de créer une « plateforme nationale sécurisée de collecte et de traitement des données de santé » ;
    • d’aider à la préconfiguration d’un « comité d’éthique spécialisé dans les enjeux du numérique ».

    Neurosciences, cognition et psychiatrie

    Définition : les neurosciences sont liées au numérique

    « Les neurosciences ont pour objet l’étude du fonctionnement du système nerveux depuis ses aspects les plus fondamentaux (moléculaires, cellulaires, synaptiques) jusqu’à ceux, plus fonctionnels, qui concernent les comportements ou les processus mentaux. Elles constituent ainsi une vaste famille de disciplines de recherche, regroupant à la fois des spécialités cliniques (neurologie, psychiatrie, psychologie, neurochirurgie, etc.) et des spécialités fondamentales, […] touchent à l’identité même de la personne humaine, […] entretiennent […] des relations avec l’anthropologie et la sociologie, [et] soulèvent des questions philosophiques fondamentales », explique le CCNE.

    Ainsi, leur complexité les rend tributaires de l’évolution des techniques d’exploration du cerveau (imagerie mais également IA, etc.) ou de modification de son fonctionnement.

    Aussi, le CCNE a tenté de comprendre en quoi les neurosciences renforcent ou altèrent le concept de dignité humaine, ainsi que les principes d’autonomie, de non-malfaisance et d’équité, en étudiant notamment les interfaces cerveau-machine (dispositifs permettant d’établir une communication directe entre le cerveau d’un individu et un dispositif électronique) ainsi que les changements induits par l’IA et le Big data dans le domaine de la psychiatrie.

    Les big data dans les neurosciences

    « La recherche passe par des explorations cliniques et biologiques (par exemple, tests cognitifs standardisés, séquençage du génome et imagerie cérébrale) mais aussi par la collecte des données numérisées issues directement des patients ou de la population générale, y compris à partir des smartphones, pour être traitées dans des dispositifs d’analyse de données massives (big data) », explique le CCNE.

    Le CCNE s’est en particulier attaché aux études fondées sur le big data ayant pour objectif de combiner des données obtenues à échelle populationnelle et des informations recueillies à l’échelle individuelle. Ce type de travaux vise par exemple à orienter adapter des recommandations universelles à un cas particulier, dans le cadre d’une médecine personnalisée.

    Les interfaces cerveau-machine

    « Une interface cerveau-machine (ICM) est un dispositif permettant d’établir une communication directe entre le cerveau d’un individu et un dispositif électronique » comme une rétine artificielle, une prothèse robotisée ou des dispositifs qui génèrent des signaux en boucle fermée afin d’améliorer les facultés d’un sujet donné, explique le CCNE.

    Aussi, d’après le Comité, l’utilisation des ICM hors indication médicale poserait de nombreuses questions éthiques, qui relèvent du principe d’autonomie, de problèmes de responsabilité, de respect du consentement éclairé et de la vie privée, remettant en question la norme et risquant de « ne [valoriser] que les dimensions performatives » des individus.

    Recommandations

    Ces propositions concernent en particulier l’ouverture de l’accès aux données – sinon médicales au moins biologiques – à des professionnels non médicaux :

    • le CCNE se dit « très défavorable » à l’utilisation de l’IRM fonctionnelle dans le domaine judiciaire ;
    • il déconseille par ailleurs l’emploi de l’IRM fonctionnelle dans les applications autres que médicales telles que le neuromarketing, la sélection à l’embauche, les pratiques assurantielles, etc.
    • en outre, il souhaite « qu’une plus grande information autour des techniques de neuro-amélioration concernant des dispositifs non médicaux, soit délivrée à la population ».
  • Les bâtiments sanitaires intelligents, sources d’économies nécessaires à leur propre transformation

    Une étude intitulée Le financement intelligent des bâtiments intelligents (Smart Start for Smart Buildings) que Siemens Financial Services a publiée le 17 septembre 2018 montre comment les bâtiments publics, les hôpitaux et les bâtiments commerciaux peuvent réaliser des économies grâce à une exploitation « intelligente ».

    Selon l’étude menée dans 13 pays visant à estimer le potentiel de conversion des bâtiments en « bâtiments intelligents », des économies d’énergie peuvent déboucher sur l’autofinancement de la transformation des bâtiments. Le potentiel est particulièrement important pour les hôpitaux qui fonctionnent de façon continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, d’où l’intérêt d’entamer leur transformation au plus vite.

    Les leviers d’actions pour les hôpitaux identifiés par l’étude sont les suivants :
    • l’éclairage ;
    • un système numérique de contrôle central grâce aux objets connectés (IoT) ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux ;
    • la gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance.

    Le rapport est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Les technologies intelligentes pour réaliser des économies

    L’étude souligne que les organisations sont de plus en plus désireuses de passer à des bâtiments intelligents pour réduire les coûts de l’énergie et pour répondre à des réglementations de plus en plus strictes dans des domaines tels que la qualité de l’air, ou simplement pour assurer des lieux plus sains, numérisés, plus fonctionnels pour les occupants, les visiteurs et les employés.

    C’est notamment en recourant à la technique de financement caractéristique du secteur privé appelé « bâtiment intelligent en tant que service » (smart buildings as a service) que des économies peuvent être faites.

    Selon l’étude, les technologies intelligentes peuvent réduire la consommation d’énergie dans les bâtiments non résidentiels jusqu’à 25% et le document explique que les « bâtiments intelligents en tant que service » peuvent générer des économies futures grâce à l’efficacité énergétique. Ces économies peuvent ensuite être utilisées sous forme d’autofinancement pour convertir des bâtiments en bâtiments intelligents.

    Focus sur les hôpitaux et bâtiments sanitaires

    Pour illustrer sa théorie, Siemens Financial Services a étudié la situation dans 13 pays – France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Suède, Norvège, Finlande, Pologne, Russie, Turquie, Chine, Inde, États-Unis – afin de donner une estimation du financement pour la conversion des bâtiments en bâtiments intelligents qui pourrait être généré par le biais d’arrangements de financements intelligents englobant des économies attendues.

    En France, cette estimation dans le cas des hôpitaux (versus bâtiments commerciaux et bâtiments publics) s’élève à 592 millions d’euros, soit 688 millions de dollars.

    Économies substantielles réalisables grâce à différents leviers

    Les hôpitaux constituent un environnement où les technologies liées aux bâtiments intelligents et les commandes à distance peuvent générer un retour très substantiel sur l’investissement. Du point de vue de l’efficacité énergétique, les hôpitaux qui tournent 24h/24 et 7j/7 sont un environnement où les opportunités abondent pour réduire la consommation d’énergie, que ce soit pour le chauffage, la ventilation, l’éclairage ou l’équipement opérationnel.

    L’étude cite l’exemple des commandes intelligentes qui rendent possibles un système de chauffage modéré des unités, grâce aux thermostats individuels, et d’ouverture et de fermeture de portes automatique, afin d’assurer que les unités soient prêtes à être utilisées à tout moment, tout en minimisant la consommation inutile.

    Voici les différents axes sur lesquels on peut agir au sein des bâtiments sanitaires :

    • l’éclairage : utiliser des capteurs pour éclairer les zones en cas de besoin au lieu d’avoir un éclairage continu, possibilité qu’offre l’éclairage LED. Il permet également de jouer sur les combinaisons de couleurs et de luminosité pour gérer le confort du patient, son humeur et même les résultats, ainsi que sur la concentration du personnel et sa productivité ;
    • tour de contrôle numérique de gestion des bâtiments grâce aux IoT : les objets connectés peuvent contribuer à connecter les personnes, les équipements comme les différentes zones d’un établissement. Pouvoir tracer les équipements importants permet de pouvoir connaitre leur localisation rapidement et de les acheminer au point où on en a besoin. Un autre exemple concerne les systèmes automatiques de dispense de médicaments capables de suivre précisément les médicaments et prescriptions au sein du bâtiment, ce qui permet de réduire considérablement les doubles prescriptions ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux : certains systèmes permettent de suivre la présence et l’emplacement des patients, des visiteurs, des cliniciens et du personnel soignant. Les flux de travail du personnel et les routines peuvent être suivis et analysés pour améliorer l’efficacité et l’efficience du travail. Localiser un médecin en cas d’urgence permet de d’envoyer une alerte à plusieurs personnes en fonction de leur emplacement et ainsi répondre à une situation critique avec plus d’efficacité. Un suivi des personnes via des appareils mobiles contribue également à protéger les travailleurs isolés ou exposés avec des alertes du type « homme à terre » ou des procédure d’alerte automatisée ;
    • gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance : la gestion des personnels autorisés, des patients ou des intrus mobilise le temps du personnel, et la technologie aide à réduire l’impact des fausses alarmes en dégageant du temps au personnel.
  • Maintien à domicile : Tunstall Vitaris et Comelit développent un logement connecté adapté aux séniors

    Tunstall Vitaris, acteur de la téléassistance et de la santé connectée, et Comelit, entreprise spécialiste des solutions d’interphonie et de domotique, ont annoncé le 25 septembre 2018 leur association autour d’une solution permettant de connecter les logements afin de les sécuriser, de les adapter notamment aux besoins des personnes âgées et ainsi de favoriser leur maintien à domicile.

    Concrètement, cet outil se présente sous la forme d’un boîtier « tout-en-un » à placer au sein du logement afin d’accéder à différents services de sécurité, d’assistance et de confort : visiophone, contrôle d’accès, ouverture à distance, point d’accès wifi, produits domotiques, service de portage de repas, etc.
    « À la souscription d’un contrat de service, l’abonné reçoit un médaillon d’appel prêt à l’emploi » autorisant l’utilisation du boîtier déjà présent dans le logement, est-il précisé dans le communiqué. Ce médaillon d’appel permet également à la personne âgée d’avoir accès à des services d’urgences : le médaillon permet notamment de joindre 24h/24 et 7j/7 une centrale d’écoute et d’assistance mise en place par Tunstall Vitaris.

    Tunstall Vitaris et Comelit qualifient par ailleurs cette solution « d’évolutive, pour les locataires comme pour les bailleurs » : elle est personnalisable, adaptable au degré d’autonomie ou de dépendance du locataire, permettant ainsi au bâilleurs sociaux de proposer un logement adapté à tous les locataires, même aux plus dépendants.

    Selon le communiqué, l’objectif d’un tel outil est de répondre à deux enjeux : le vieillissement de la population, qui amène le défi du maintien à domicile, et le vote de la loi Elan en septembre 2018, qui devrait « considérablement réduire les budgets des bailleurs sociaux et les contraindre à trouver de nouvelles solutions pour s’adapter au vieillissement de leurs locataires ».

  • Des chercheurs français développent une IA capable de personnaliser le traitement du cancer rectal

    Selon deux communiqués de l’AP-HP et de l’Inserm datés du 29 et du 30 août 2018, une « intelligence artificielle de type deep learning » développée par des chercheurs français permettrait de prédire la réponse thérapeutique des patients atteints d’un cancer du rectum avancé traités par radiochimiothérapie pré-opératoire, et ainsi, dans le cadre d’une médecine plus personnalisée, de proposer une chirurgie conservatrice sur mesure, fonction de la réponse au pré-traitement, plutôt qu’une ablation totale et systématique du rectum. 

    Coordonnées par le Dr Jean-Emmanuel Bibault du service d’oncologie radiothérapie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP, les équipes de cancérologie digestive des hôpitaux européen Georges-Pompidou, Cochin et Ambroise-Paré AP-HP ainsi que du laboratoire Sciences de l’information et médecine personnalisée de l’unité 1138 centre de recherche des Cordeliers de l’Inserm et de l’université Paris-Descartes, ont élaboré « un système d’intelligence artificielle permettant de prédire la réponse thérapeutique à une radiochimiothérapie pré-opératoire chez des patients suivis pour un cancer du rectum », explique l’Inserm.

    L’intérêt de tels travaux pour les patients consisterait en une personnalisation de leur prise en charge. Plus concrètement, une telle prise en charge pourrait permettre de proposer, sous réserve d’une réponse thérapeutique complète à la radiochimiothérapie pré-opératoire, un traitement chirurgical conservateur plutôt qu’une ablation totale du rectum.

    Après une première publication le 22 août 2018 dans la revue Scientific Reports, du groupe Nature, ces recherches pourront mener à d’autres travaux d’intégration du dispositif dans la prise en charge des cancers du rectum localement avancés.

    Contexte et objectif des recherches

    « Le traitement standard du cancer du rectum localement avancé comprend une radiochimiothérapie pré-opératoire, suivi d’une chirurgie d’exérèse (ablation) complète du rectum », indiquent l’Inserm et l’AP-HP. Environ un quart de ces patients, qui présentent une réponse complète après la radiochimiothérapie pré-opératoire, pourraient éviter une telle intervention : pour ces malades, un traitement chirurgical conservateur, fondé sur la surveillance ou la résection partielle endoscopique du rectum pourrait être mis en place. Cependant, jusqu’à présent, la seule façon de connaître le niveau de réponse des patients à la radiochimiothérapie était l’ablation complète du rectum.

    Aussi, cette étude visait à élaborer une intelligence artificielle capable de prédire la réponse des patients et de déterminer à l’avance lesquels présenteront une réponse complète à la radiochimiothérapie pré-opératoire afin d’éviter l’ablation.

    Matériel et méthodes

    Tout d’abord, les équipes participant à l’étude se sont appuyées sur les données cliniques et les images de scanner de nombreux patients.

    Puis, dans une démarche de deep learning – méthode d’apprentissage automatique – ces données cliniques et d’imagerie ont été présentées à une intelligence artificielle paramétrée pour distinguer les patients en réponse complète au traitement de ceux ne répondant pas totalement à la radiochimiothérapie pré-opératoire. 

    Ont alors été entrées dans l’algorithme ainsi entraîné les données de 95 patients pris en charge à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à l’hôpital Cochin et à l’hôpital Ambroise-Paré AP-HP. Il était alors demandé à l’algorithme de déterminer, au regard de leurs données cliniques et de leurs clichés d’imagerie, quels patients étaient susceptible de présenter une réponse complète au traitement radiochimiothérapeutique.

    Résultats : performances de l’algorithme

    Finalement, l’algorithme « s’est montré précis dans 80 % des cas analysés« , soulignent l’Inserm et l’AP-HP.

    En outre, les deux organismes précisent que 22 des 95 patients inclus dans l’étude ont montré une réponse complète à la radiochimiothérapie pré-opératoire : environ 23 % des patients pourraient éviter une ablation totale du rectum.