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  • Les expérimentations Paerpa sont prolongées d’une année avant une nouvelle évaluation en 2019

    Le dispositif Paerpa de coordination des différents intervenants des secteurs sanitaire, social et médico-social visant à prévenir la perte d’autonomie et éviter le recours inapproprié à l’hospitalisation des personnes de plus de 75 ans a été prolongé d’une année dans le cadre des expérimentations définies par l’article 51, selon la décision de la Direction de la sécurité sociale du 28 septembre 2018.

    L’objectif de cette prolongation est de consolider la démarche dans les territoires pilotes et avoir une retour au plus près de la réalité après la période de maturation et de mise en œuvre sur le terrain. Dominique Libault, directeur du programme et président du comité national Paerpa croit en sa capacité à répondre aux enjeux de Ma Santé 2022 en ce qu’il permet le renforcement :
    • de la continuité de la prise en charge ;
    • du lien ville-hôpital-Ehpad ;
    • de la coordination entre professionnels.

    L’analyse qui a servi de base à cette décision est principalement fourni par l’IRDES et ses rapports du mois de juin 2018, disponibles via le lien ci-contre. Si l’évaluation de l’année prochaine s’avère favorable, les parcours Paerpa seront inscrits dans les parcours dans le droit commun.

    Hétérogénéité et maturité inégale de mise en œuvre en régions

    Dans son rapport, l’IRDES note une certaine hétérogénéité dans la mise en œuvre du programme et souligne que le temps de la mise en place opérationnelle des dispositifs a été de dix-huit mois en moyenne. Ceci a amené les porteurs de projets à défendre une prolongation du dispositif afin d’obtenir davantage d’indicateurs.

    C’est notamment dans le secteur hospitalier qu’un manque d’impact est visible – les indicateurs hospitaliers dans tous les territoires manquent pour évaluer l’efficacité des actions développées dans le cadre de Paerpa pour réduire les hospitalisations et les réadmissions. À ce titre, l’IRDES préconise une réflexions relative à la façon d’ajuster les incitations financières à l’hôpital par rapport aux objectifs Paerpa de réduire les hospitalisations évitables.

    L’IRDES souligne que « dans la majorité des territoires, la plupart des actions n’ont été effectives qu’à partir de 2016 avec une montée en charge qui s’étend jusqu’en 2017 ».

    Bien qu’un effet moyen significatif de Paerpa est difficilement notable, l’IRDES l’impute :

    • à l’hétérogénéité dans la mise en œuvre du programme Paerpa d’un territoire à l’autre et la différence de maturité entre les territoires ;
    • au défi que représente la construction et la préparation d’un terrain d’entente entre les différents groupes de professionnels impliqué dans le dispositif ;
    • au besoin de temps pour qu’un changement inter-organisationnel et professionnel du système de santé prenne.

    7 indicateurs d’évaluation

    L’évaluation actuelle du programme repose sur 7 critères ou indicateurs :

    • 3 portent sur le recours à l’hôpital :
      • nombre de journées d’hospitalisation par personne âgée, ;
      • taux de réhospitalisation à 30 jours ;
      • hospitalisations non programmées ;
    •  4 sont des indicateurs liés à l’organisation des soins primaires mais qui peuvent avoir des conséquences sur les recours à l’hôpital :
      • hospitalisations potentiellement évitables ;
      • passages aux urgences non suivis d’hospitalisation ;
      • polymédication ;
      • prescriptions inappropriées.

    Les principaux outils du programme ont progressé en 2017

    Afin de faciliter la coordination autour de la personne âgée, deux outils principaux ont été développés :

    • la CTA : coordination territoriale d’appui qui consiste en un guichet unique dédié à la population visée et aux professionnels de santé ;
    • le PPS : plan personnalisé de santé qui est un document dont a la responsabilité le médecin traitant afin de formaliser la coordination médico-sociale.

    Entre 2017 et 2018, le nombre total de PPS a augmenté de 13 % et les demandes de CTA, aussi bien de la part des libéraux que des établissements de santés, se sont accélérées en croissant de 32 % chacune.

    Les territoires pilotes meilleurs élèves

    Le programme a notamment porté ses fruits dans les régions suivantes et dans les domaines suivants :

    • l’Aquitaine et le Nord–Pas-de-Calais ont enregistré une baisse significative de la polymédication ;
    • la Lorraine est le seul territoire où le taux de recours aux urgences non suivi d’hospitalisation connaît une évolution favorable en comparaison des territoires témoins ;
    • dans les Midi-Pyrénées et en Bourgogne, un impact significatif de Paerpa a été constaté dans le domaine de la réduction des hospitalisations non programmées ;
    • la Bourgogne, le dispositif Paerpa a permis de réduire les hospitalisations évitables.

    L’IRDES préconise que les résultats du rapport soient confirmés à partir des données 2017 qui seront disponibles à l’été 2018 pour une publication des résultats actualisés fin 2018. Selon l’Instititut, ces travaux permettront d’actualiser les résultats et d’évaluer l’effet du dispositif PPS (plan personnalisé de santé) propre à Paerpa

    Financement et cadre d’application

    Par ailleurs, en 2019, le dispositif sera testé dans les mêmes territoires toujours sous la même forme et le financement se fera dans le cadre du fonds d’intervention régional (FIR) qu’un arrêté prolongeant l’article 51 de la LFSS 2018 va officialiser.

    De façon plus générale et en écho à Ma Santé 2022, une réflexion devra être menée sur la façon dont le dispositif pourra s’articuler avec les autres dispositifs en cours de déploiement tels que les plateformes territoriales d’appui (PTA) et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) notamment.

  • Roche lance avec l’école 42 un hackathon de 10 mois sur le thème « l’entreprise de santé du futur »

    Roche a ouvert le 19 septembre 2018, en partenariat avec le programme d’innovation Matrice de l’école de développement informatique 42, une « Matrice santé et numérique », sorte de hackathon de long terme regroupant des équipes pluridisciplinaires d’étudiants dans l’optique de concevoir des outils technologiques sur le thème « l’entreprise de santé du futur ».

    Pendant dix mois, une trentaine d’étudiants en informatique, en biologie, en pharmacie mais aussi en droit et en commerce – dont la moitié est en formation à l’école 42 – vont se rassembler pour développer des dispositifs tels que des logiciels, des applications mobiles ou des objets connectés visant à résoudre certains des problèmes rencontrés par les acteurs de la santé.

    Le programme se divise en quatre phases :
    immersion (1 mois) : rencontres et visites thématiques pour découvrir les problématiques rencontrées par les acteurs de la santé et les patients dans l’utilisation d’un produit de santé ;
    transformation (2 mois) : répartition des étudiants dans 5 à 6 équipes, chacune centrée sur une problématique, maturation des idées pour aboutir à des projets viables, puis évaluation de la pertinence et de la faisabilité des projets ;
    production (3 mois) : prototypage technique, construction du modèle économique, passage du concept au produit ;
    action (4 mois) : expérimentation des outils développés sur le terrain, possibilité de création d’une structure juridique.

    La Matrice, une version plus approfondie du traditionnel hackathon

    La « dimension temporelle » du programme Matrice de l’école 42 a plu à Anne Philippot, directrice « expérience client, digital et innovation » du laboratoire. Le dispositif s’étend en effet sur une année scolaire, alors que les hackathons classiques se déroulent généralement sur 48 heures. « J’ai trop souvent vu des hackathons qui étaient très centrés sur la phase d’idéation, et qui avaient ensuite du mal à rendre robustes les solutions développées », a-t-elle justifié (source : Ticpharma).

    « L’entreprise de santé du futur » : la thématique du programme

    Le thème du programme, « l’entreprise de santé du futur », est large afin de ne pas cloisonner les étudiants dans leurs réflexions. Cependant, Roche a identifié des « routes de besoins » pour les guider, a expliqué Anne Philippot, citant notamment :

    • de manière générale, la mise à disposition d’informations en temps réel ;
    • la transmission de données patients entre professionnels ;
    • la fluidification des démarches pour les médecins investigateurs d’essais cliniques ;
    • la transformation des métiers à l’hôpital ;
    • les outils pédagogiques autour des pathologies.

    Un programme en 4 phases

    Après le premier mois dédié à la découverte du secteur, les étudiants se répartiront dans cinq à six équipes, chacune d’entre elles visant à être concentrée sur une problématique issue de la phase d’immersion.

    Viendra ensuite la phase de transformation, deux mois au cours desquels les équipes testeront la pertinence et la faisabilité de leur projet, puis la phase de production (3 mois), rythmée par le prototypage technique, la construction du modèle économique et le passage du concept au produit concret.

    Les étudiants expérimenteront ensuite leur dispositif sur le terrain auprès des acteurs concernés et auront la possibilité de créer leur structure juridique pour commercialiser leur solution (phase d’action, 4 mois).

    Roche laissera le maximum de liberté possible aux étudiants mais gardera un œil sur les différents projets : « [Nous pourrons nous] assurer tout au long du processus que si la solution technologique est particulièrement juste par rapport à un élément de notre métier, ce ne soit pas notre concurrent direct qui puisse en bénéficier immédiatement », a détaillé la directrice de l’innovation du laboratoire à Ticpharma. « En revanche, la volonté est bien que la solution puisse être interopérable et opérée au sein de l’écosystème de santé », a-t-elle souligné.

    Des « escales » pour permettre aux différentes équipes d’échanger

    Entre chacune de ces phases, des « escales » seront intégrées au programme pour que les étudiants puissent faire le point face à une communauté d’experts sur l’état d’avancement de leurs projets mais aussi identifier leurs besoins et les difficultés rencontrées jusqu’alors, a signalé Anne Philippot.

    Les équipes auront par ailleurs l’opportunité d’échanger entre elles par le biais de rendez-vous hebdomadaires obligatoires.

    Mentorat : une trentaine de collaborateurs de Roche mobilisés

    « Au fil du temps, un mentorat [pourra] se mettre en place avec le laboratoire Roche ou avec des associations de patients, a indiqué Isabelle Ampart, la responsable de la communication du programme Matrice (source : Ticpharma). Il s’agit de créer un maillage et un grand réseau de connaissances et de transmission que les étudiants pourront solliciter à tout moment ».

    Des « ambassadeurs de la transformation en interne »

    Une trentaine de collaborateurs du laboratoire ont été mobilisés pour apporter aux étudiants leur expertise et accompagner leurs projets. Ils pourront « témoigner de nouvelles façons de faire, de s’organiser et d’inclure le professionnel de santé dans cette dynamique, afin d’irriguer l’ensemble du groupe », a précisé Anne Philippot.

    « Nous aimerions faire de ces collaborateurs des ambassadeurs de la transformation en interne », a-t-elle ajouté.

    Par ce biais, les étudiants pourront ainsi ouvrir un réseau, bénéficier d’opportunités commerciales et sortir du programme « avec une vraie expérience de maîtrise d’ouvrage et d’entreprenariat global sur un secteur en particulier », a commenté de son côté Isabelle Ampart.

  • Télémédecine : initiation d’une négociation pour encadrer les pratiques en pharmacie

    Selon un article paru le 13 septembre 2018 dans Le Moniteur des pharmacies, les syndicats de pharmaciens et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) ont lancé le mercredi 12 septembre 2018 une négociation sur la télémédecine. Cette négociation aurait plus particulièrement été ouverte sur la question du champ d’intervention des pharmaciens. 

    Le directeur de l’Uncam, Nicolas Revel, aurait proposé de faire de la pharmacie « un lieu de télémédecine comme établissement requérant dans le cadre d’une téléconsultation en appui du patient », cette évolution conférant au pharmacien un triple rôle de mise à disposition des matériels nécessaires, de coordination de l’acte de télémédecine entre un médecin et son patient et de guidage de ce patient.

    Le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), Philippe Gaertner, aurait alors demandé une modification du Code de la santé publique encadrant la conduite d’actes de télémédecine à l’officine par des professionnels de santé éventuellement non équipés, et une autorisation pour que les pharmaciens puissent réaliser des entretiens pharmaceutiques et des bilans de médication à distance, mener des actes de télé-expertise dans un contexte urgent ou réaliser des actes de télémédecine « dans le cadre de la permanence des soins, [afin de] formaliser des échanges avec le centre 15″, cette dernière proposition n’ayant pas été retenue par Nicolas Revel.

    Concernant les questions d’ordre économique, la participation financière de l’assurance maladie, sous la forme d’une indemnité à l’implantation d’un socle minimum d’équipements, aurait été décidée, et des discussions engagées à propos d’un socle d’outils spécifiques, de stratégies territoriales définies avec les ARS et du matériel connecté requis pour la réalisation des actes de télémédecine. 
    La rémunération du pharmacien pour la participation à ce type d’actes fera l’objet de prochaines réflexions.

  • Face au dynamisme du marché américain, l’entreprise suisse Sophia Genetics s’installe à Boston

    La société suisse Sophia Genetics a annoncé le 24 septembre 2018 au Congrès mondial de la médecine personnalisée de l’Université de Duke puis par communiqué le 25 septembre 2018 qu’elle s’apprêtait à créer un siège américain à Boston (Massachusetts) dans l’objectif de répondre à la demande croissante identifiée sur le territoire américain.

    L’entreprise, dont l’activité est centrée sur la médecine basée sur les données (data-driven medicine), est à l’initiative d’une intelligence artificielle (IA) appelée « Sofia », utilisée via une plateforme par des hôpitaux universitaires et des laboratoires d’analyses spécialisés de 77 pays dans le cadre d’analyses génomiques cliniques – Sophia permet de relever rapidement et précisément les altérations génomiques à la base d’une affection héréditaire ou d’un cancer.

    Parmi ces pays dans lesquels Sophia Genetics s’est déployée, les États-Unis représentent pour l’entreprise un marché dynamique : 100 hôpitaux du pays sont déjà clients de la société et celle-ci été inscrite dans le « top 50 des entreprises les plus audacieuses du monde » établi par MIT Tech Review, un magazine américain lié au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

    Aussi, au regard de la forte adoption de la technologie SOPHiA en Amérique du Nord, des besoins grandissants exprimés dans le pays et pour répondre à ces demandes de plus en plus nombreuses, l’entreprise suisse ouvrira son siège américain à Boston et renforcera ses équipes : 20 employés de la biotech travaillent actuellement aux États-Unis, effectif qui devrait augmenter et atteindre une cinquantaine de personnes avant la fin de l’année 2019.

  • Les éditeurs de logiciels pour établissements de santé Médiane-Axège et Admilia fusionnent

    Le groupe Médiane-Axège, éditeur de logiciels administratif et de pilotage pour les établissements de santé publics ou privés d’intérêt collectif (Espic), a annoncé sur son site web le 13 septembre 2018 sa fusion avec l’entreprise Admilia, éditrice d’outils logiciels de gestion budgétaire et comptable à destination des établissements publics d’état.

    Le groupe espère que Médiane-Admilia, la nouvelle entité qui résulte de cette fusion, « s’imposera […] comme référence dans l’accompagnement de la gestion des établissements publics et de santé ».

    Pour ce faire, Médiane-Admilia s’appuiera sur les compétences de 100 collaborateurs, dont environ 40 développeurs basés à Brignoles (Var), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à Paris et à Villeneuve-d’Ascq (Nord) afin de produire des solutions logicielles de gestion plus performantes, adaptées aux attentes d’établissements de santé de toutes tailles ainsi qu’aux récentes évolutions réglementaires (RGPD, etc.). Médiane souhaite en particulier que ces nouvelles capacités de développement permettent l’élaboration d’une gamme de solutions web de gestion financière et RH intégrées, « incluant la dématérialisation complète des workflows« .

    De plus, un « chiffre d’affaires cumulé d’environ 12 millions d’euros » – soit 800 clients actuels – devrait permettre aux deux éditeurs d’accroître leur potentiel de croissance vers de nouveaux clients – Espic, établissements publics tous secteurs confondus, etc.

    La nouvelle entité Médiane-Admilia sera co-dirigée par Thierry Ganter et Bruno Weber.

  • La Mutuelle Générale teste une cabine médicale connectée auprès des salariés avant de la généraliser

    La Mutuelle Générale a annoncé le 25 septembre 2018 avoir mis à disposition des salariés de son siège une cabine médicale connectée de H4D afin de mesurer son impact sur la santé au travail et de fournir les éléments nécessaires à la constitution d’une offre pertinente autour de la cabine à destination des entreprises clientes de la mutuelle.

    Cette action s’inscrit dans la nouvelle stratégie de croissance de La Mutuelle Générale qui passera par le renforcement de son offre de services. En outre, La Mutuelle Générale affirme vouloir être omniprésente sur le terrain du maintien du capital santé.

    Un service développé en partenariat avec H4D pour favoriser la prévention

    La Mutuelle Générale ne voit pas la télémédecine comme un outil visant à remplacer le médecin, mais comme un outil au service des employés pour prévenir, dépister et appuyer la médecine du travail.

    La cabine médicale connectée actuellement expérimentée offre trois services complémentaires :

    • l’accès au diagnostic ;
    • l’obtention d’une ordonnance si besoin est ;
    • des programmes de santé et bien-être sous forme d’actions de sensibilisation et d’accompagnement des salariés.

    La prévention au cœur des préoccupations

    La Mutuelle Générale est convaincue que l’accès à la téléconsultation en entreprise jouera un rôle de prévention et de dépistage. Voici les services et avantages proposés autour de la cabine médicale connectée dans le domaine de l’accompagnement des entreprises:

    • visites d’embauche sur place ;
    • visites d’information et de prévention et un renforcement du suivi individuel ;
    • actes de dépistage (cardio, vision, audition, etc.) ;
    • détection précoce des problèmes de santé « silencieux » pour une prise en charge ;
    • rendez-vous en ligne ;
    • « check-ups » autonomes ;
    • réduction de risques de maladie ou de contamination.

    « Notre stratégie de services s’exprime déjà à travers l’assistance ou nos réseaux de soins par exemple qui connaissent de vraies réussites. C’est parce qu’ils répondent aux exigences et besoins de nos adhérents en matière de santé et de bien-être que nous faisons le choix d’intensifier cette stratégie. Pour cela, nous allons lancer une nouvelle activité autour de ces services à forte valeur ajoutée », affirme Christophe Harrigan, Directeur général de La Mutuelle Générale.

    Un modèle économique associant l’entreprise et la complémentaire santé

    La Mutuelle Générale voit la cabine comme un levier pour réduire l’absentéisme, augmenter l’engagement et limiter les risques d’accidents du travail pour l’entreprise. Ainsi, le mode de financement qui est actuellement mis en place implique l’entreprise et la complémentaire santé qui prend en charge les salariés :

    • l’entreprise prend en charge l’abonnement mensuel de la cabine ;
    • la complémentaire santé prend en charge le coût de la consultation.

  • L’État des lieux de France Silver Eco révèle un marché attractif, en croissance, ouvert au numérique

    L’association France Silver Eco, qui a déployé un Observatoire de la Silver économie en France,  a publié le 1er octobre 2018 l’état des lieux de la Silver économie 2018, document de compilation à destination des acteurs de la Silver économie. 

    Ce document, qui vise à mettre à disposition des acteurs de la Silver économie un « guichet unique recensant les données chiffrées sur le marché dans son ensemble« , aborde en effet plusieurs thématiques liées au vieillissement de la population, dont la santé, aux côtés de la sécurité et de l’autonomie, de l’habitat, du sport et du bien-être, des loisirs, des transports, du tourisme et de la mobilité, des services, de la nutrition et de l’alimentation. 
     
    Finalement, cette étude révèle que le marché de la Silver économie français est « attractif« , en « pleine croissance » et ouvert au numérique : les personnes âgées font usage des nouvelles technologies, notamment de solutions favorisant le maintien à leur domicile.

    Les séniors et le numérique

    « Depuis quelques années, les seniors ne sont plus réfractaires au numérique : deux personnes sur trois âgées de plus de 55 ans (63%) utilisent Internet », affirme France Silver Eco, citant le baromètre 2016. La fracture numérique générationnelle aurait tendance à disparaître : une personne âgée de plus de 75 ans sur quatre utilise Internet, notamment pour communiquer et effectuer des achats en ligne.

    En effet, d’après l’état des lieux, qui cite une étude réalisée par le Credoc en 2013 :

    • le premier motif d’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication par les seniors serait de maintenir un contact avec les proches (famille, amis, anciens collègues, etc.) : près d’un tiers des séniors seraient inscrits sur des réseaux sociaux ;
    • les séniors utiliseraient des objets connectés en deuxième lieu afin d’effectuer des opérations d’achat en ligne : les ménages de plus de 50 ans disposant d’une connexion à Internet consomment plus que les séniors non connectés.

    Les seniors utiliseraient également beaucoup Internet afin de regarder des photos, de consulter des comptes en ligne, de s’informer sur l’actualité, de se renseigner sur des produits.

    Les personnes âgées sont par ailleurs de plus en plus équipées en objets connectés, « incitant les fabricants à adapter leur offre aux attentes de la cible, proposant des interfaces toujours plus lisibles, intelligibles et fonctionnelles [et] des nouveaux produits pour le bien vieillir », est-il précisé dans l’État des lieux. Aussi :

    • selon le baromètre du numérique (2017), l’usage des smartphones serait en croissance : 54% des 60-69 ans et 30% des plus de 70 ans détiennent un smartphone ;
    • l’ordinateur serait jugé par les personnes âgées comme plus utile que la tablette et le smartphone : 68% des 60-69 ans et 74% des plus de 70 ans en utilisent un pour se connecter ;
    • les séniors se sentiraient « de plus en plus compétents » dans l’usage des smartphones, tablettes et ordinateurs ;
    • les plus de 60 ans multiplient les modes de connexion (canal wifi, filaire, mobile).

    Le maintien à domicile des séniors

    D’après une étude réalisée par le Credoc citée dans l’État des lieux de la Silver éco, 32 % des seniors considéreraient que « maintenir leur domicile le plus longtemps possible est une condition indispensable pour le bien vieillir » et 17% d’entre eux affirmeraient qu’ »avoir une évaluation positive de la qualité de leur vieillissement réside dans le fait de bénéficier d’un logement adapté à leurs besoins« .

    Aussi, l’adaptation des habitations aux besoins particuliers des personnes âgées constitue une problématique importante : en France, 2 millions de logements nécessiteraient d’être adaptés pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées de plus de 65 ans.

    De plus, 85% des Français déclareraient « vouloir rester à domicile même s’ils ont besoin d’aide, en privilégiant l’aide à domicile humaine, technique et technologique, plutôt que le changement du lieu de vie ».

    En effet, différentes interventions sont possibles pour rendre un logement plus adapté et plus sécurisant pour les séniors, notamment l’installation de solutions de domotique, domaine en plein essor. 

    Le marché de la Silver économie attractif et « en pleine croissance »

    « Le marché de la Silver économie est en plein expansion« , déclare France Silver Eco.

    En effet, d’après une étude de Xerfi menée en 2015, le chiffre d’affaire de ce marché représentera en France 130 millions d’euros en 2020, alors qu’il ne comptait dans le pays que 92 millions d’euros en 2013, soit une progression moyenne de 5 % par an, la création de 250 000 à 300 000 emplois difficilement délocalisables, et « de nombreux débouchés à l’exportation ».

    Aussi, la demande d’aménagement du domicile et de produits ou services liés à la dépendance devrait doubler en 20 ans, au bénéfice notamment des entreprises proposant :

    • des équipements de sécurité ;
    • des services de télésurveillance ;
    • des services d’aide à la personne.

    « La clé de la réussite sur ce marché prometteur est de comprendre et d’identifier les réels besoins des personnes âgées« , ajoute France Silver éco, pour qui le « co-design » pourra constituer une solution pour les concepteurs désireux d’adapter leur offre de technologies aux attentes des personnes âgées, de leurs proches et aidants.

  • Inde : l’agrégateur de services de santé en ligne PharmaEasy lève plus de 43 millions d’euros

    PharmEasy, une société basé en Inde qui propose divers services de santé en ligne, a annoncé le 26 septembre 2018 avoir levé 50 millions de dollars US (environ 43,4 M €) dans le cadre d’un tour de financement de série C mené par Eight Roads Ventures India, F-Prime Capital, Fundamentum Partnership (Inde) et le fonds spéculatif Think Investments (San Francisco).

    L’investisseur historique Bessemer Venture Partners a également participé à cette ronde, qui était dirigée par la banque d’investissement Avendus. Avec cette nouvelle opération, le total des fonds recueillis par PharmEasy s’élève désormais à 75 millions de dollars (environ 65 M €).

    Fondé en 2015 par Dharmil Sheth et le Dr Dhaval Shah, PharmEasy connecte les patients aux pharmacies et aux centres de diagnostic locaux via une e-plateforme. Cette levée de fonds va permettre à la société d’élargir sa base de consommateurs, d’améliorer ses capacités technologiques et de se placer « sur une trajectoire de croissance rapide », notamment dans les zones où la distribution de médicaments en ligne est encore peu développée, a déclaré Dharmil Sheth (source : Moneycontrol.com).

    PharmEasy se développe sur les marchés éloignés des centres

    PharmEasy fournit des tests de consultation électronique et à domicile, des rappels de prise de médicaments et un service automatisé de renouvellement de médicaments.

    La société est spécialisée dans le domaine des soins chroniques, qui constitue le cœur de son éventail de services. « Nous cherchons [désormais] à mettre en place une solution complète », a précisé Dhaval Shah (source : The Times of  India)

    Le co-fondateur de l’entreprise a par ailleurs déclaré que l’entreprise était en train de se développer de manière importante sur les marchés situés en dehors des métropoles, comme au sein des villes de Bhopal (État de Madhya Pradesh, au centre de l’Inde) et de Lucknow (État de l’Uttar Pradesh, Inde du nord), qui ne sont pas encore concernées par la livraison en ligne de médicaments. « Le coût de l’activité est plus élevé sur ces marchés mais les opportunités sont énormes car il y a une véritable pénurie de médicaments 24 heures sur 24 [dans ces zones] », a-t-il expliqué.

    La lutte contre la circulation de faux médicaments parmi les priorités de la société

    PharmaEasy s’efforce également de lutter contre la circulation de faux médicaments en veillant à valider scrupuleusement les prescriptions et en identifiant par un code-barres chaque médicament de son inventaire.

    NetMeds : principal concurrent de PharmEasy

    Parmi les concurrents de la société figure la pharmacie en ligne indienne NetMeds, qui a levé au début du mois de septembre 2018 plus de 35 millions de dollars américains (environ 30,3 M €) dans un tour de table mené par Daun Penh (Cambodia) Group (DPCG), un conglomérat d’entreprise d’Asie du Sud-Est.

  • Grand âge et autonomie : les personnes âgées doivent pouvoir accéder aux services numériques

    En 2060, le nombre de personnes en perte d’autonomie atteindra 2,45 millions, contre 1,6 million en 2030 – tel est le constat fait par Dominique Libault, conseiller d’État et président du comité national du parcours des personnes âgées en risque de perte d’autonomie (PAERPA), missionné par le Premier ministre Édouard Philippe pour conduire une réflexion sur le grand âge et l’autonomie. La concertation nationale y étant associée a été lancée le 1er octobre 2018 par la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’objectif de la concertation, et le souhait de la ministre, est d’assurer de manière durable le maintien de l’autonomie. Pour cela, les travaux mis en place dans la cadre de la grande concertation – qui s’étendront jusqu’en janvier 2019 – vont mobiliser la société civile, les seniors, les représentants des autorités nationales et territoriales ainsi que les experts du secteur. Ils donneront lieu à une série de propositions au gouvernement qui, selon la ministre, construira une réforme ambitieuse.

    Le numérique est présent à travers la volonté du gouvernement de rendre les services numériques plus facilement accessibles aux seniors.

    Le numérique

    Le gouvernement souhaite contribuer à la mise en place d’un cadre de vie de qualité pour les personnes âgées en améliorant l’accès au numérique et aux services publics.

    Dans le cadre de la loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et de la transition numérique, il existe une volonté claire de développer l’habitat intergénérationnel définissant l’habitat inclusif et la création d’un forfait permettant aux personnes âgées de bénéficier d’un cadre sécurisé afin d’héberger des jeunes à un coût modéré, en échange d’une entraide solidaire.

    9 axes de réflexion

    • « Permettre le libre choix des personnes âgées, l’exercice de leurs droits et leur consentement aux mesures les concernant ;
    • Identifier les moyens d’une prévention plus efficace de la perte d’autonomie et d’une politique de recherche plus ambitieuse;
    • Simplifier le parcours des personnes âgées en assurant une continuité et une plus grande rapidité dans la prise en charge;
    • Définir les mesures nécessaires pour soutenir les aidants familiaux et trouver de nouvelles formes d’accompagnement solidaire des personnes âgées, par le bénévolat notamment;
    • Apporter des réponses aux enjeux de formation, de qualité de vie au travail et d’attractivité des métiers pour les personnels intervenant dans l’accompagnement et le soin aux personnes âgées;
    • Rénover les aides et les prestations pour les rendre plus lisibles, plus équitables, en maîtrisant les charges financières pour les familles;
    • Apporter des améliorations tangibles au cadre de vie des personnes âgées, dans les domaines de l’adaptation des logements, des mobilités, de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • Définir les modalités de financement des prises en charge à domicile et en établissements afin d’en garantir l’accessibilité pour les familles ;
    • Accroître la qualité des prestations en établissement et à domicile en liant le montant des dotations publiques à la qualité des prestations proposées et en développant les enquêtes de satisfaction ».

    La parole aux citoyens grâce à la plateforme Make.org 

    Une mobilisation massive de la société sur cet enjeu de l’autonomie est attendue. Les citoyens sont invités à répondre à la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? » via la plateforme Make.org à cette adresse : grande-consultation-aines.make.org

    Par ailleurs, les personnes âgées prises en charge en établissements et à domicile (une soixantaine), les aidants et les professionnels de santé seront invités à contribuer grâce à la formation de groupes d’expression et à la mise en place d’entretiens individuels pour mieux comprendre les besoins et les attentes de chaque partie, puis à tester les pistes envisagées.

    Des forums régionaux organisés les ARS

    Des centaines d’institutionnels, d’opérateurs et d’associations de bénéficiaires et d’aidants seront sollicités pour faire part de leur analyse de terrain, de leurs demandes et pour partager leurs bonnes pratiques. Ces forums auront lieu sur l’ensemble du territoire français, aussi bien en métropole qu’en outre-mer.

    Les conclusion de ces forums viendront nourrir le travail de dix ateliers thématiques.

    Les parties prenantes s’exprimeront dans le cadre de 10 ateliers nationaux

    Un ensemble de 10 ateliers regroupera des représentants de l’État et des collectivités, des experts ainsi que des représentants des associations et des fédérations d’usagers et de professionnels. Les personnes âgées seront également parties prenantes.

    Les ateliers s’étaleront d’octobre 2018 à janvier 2019 avec quatre objectifs :

    • diagnostic et priorisation des objectifs ;
    • approfondissement des pistes retenues ;
    • formulation des propositions ;
    • formalisation et validation des conclusions pour chacune des 10 thématiques.

    Les dix ateliers sont construits autour des thématiques suivantes :

    • Gouvernance et Pilotage ;
    • Panier de biens et services et reste à charge ;
    • Nouveaux financements : proposer des schémas de financement de la couverture du risque de perte d’autonomie liée au grand âge ;
    • Parcours des personnes âgées ;
    • Prévention de la perte d’autonomie et bien vieillir ;
    • Métiers ;
    • Aidants, familles et bénévolat : reconnaissance et accompagnement ;
    • Offre de demain pour les personnes âgées en perte d’autonomie : identifier les voies de diversification de l’offre d’hébergement et de prise en charge telles l’Ehpad hors les murs, l’habitat intergénérationnel, etc. et examiner les axes d’une meilleure intégration des services  sur le modèle de plateformes ;
    • Cadre de vie : amélioration de l’adaptation des logements, des mobilités et de l’accès au numérique et aux services publics ;
    • L’hôpital et la personne âgée.

    Calendrier

    La réflexion sera appuyée par un conseil d’orientation, présidé par Dominique Libault, et un comité scientifique qui regroupe chercheurs en sciences sociales et médecins. Le premier définira la stratégie et les propositions formulées à présenter au gouvernement. Le second interviendra sur les enjeux et les priorités de la réforme ainsi que sur les missions d’expertise et d’analyse des pistes de travail envisagées.

    Les deux entités se réuniront chacune quatre fois entre octobre 2018 et janvier 2019.

  • Asie : l’accélérateur biomed H. Spectrum va collaborer sur l’IA avec Bayer, Merck et GE Ventures

    H. Spectrum, le plus grand accélérateur d’Asie dans le domaine biomédical, va collaborer avec cinq grandes entreprises sur une gamme de technologies médicales innovantes, a annoncé la société lors de la conférence Trans 2018 sur la santé numérique, qui s’est tenue à Taipei (Taïwan) les 8 et 9 septembre 2018.

    Les géants mondiaux Bayer, Merck et GE Ventures, qui ont signé un contrat de partenariat stratégique lors de l’événement, sont les premiers à rejoindre l’incubateur asiatique. Ils travailleront avec H. Specturm pour développer des applications d’intelligence artificielle et exploreront de nouvelles opportunités avec l’entreprise technologique américaine Nvidia, rapporte le journal taïwanais Liberty Times.

    Davantage de détails sur cette coopération seront présentés dans les mois à venir.