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  • Analyse des données de santé : le Singapourien Holmusk lève 8,4M€ pour se développer en UE et aux USA

    Holmusk, une start-up singapourienne spécialisée dans l’analyse des données de santé, a annoncé dans un communiqué publié le 25 septembre 2018 avoir levé 9,75 millions de dollars US (8,4 M €) dans un tour de financement de pré-série A mené par le fonds de capital risque local Heritas Venture Fund et d’autres investisseurs, nouveaux et historiques.

    L’entreprise, qui dispose déjà de bureaux en Malaisie (Cyberjaya), au Royaume-Uni et en Caroline du Nord (Durham), utilisera cette somme pour étendre sa présence en Europe et aux États-Unis, précise le communiqué, dans l’optique de diffuser à échelle internationale ses algorithmes prédictifs et autres solutions visant à améliorer la gestion des maladies chroniques et des troubles du comportement (behavioral health).

    « Je suis ravi que nous entrions dans cette prochaine phase de croissance, a déclaré Nawal Roy, fondateur et P.-D.G d’Holmusk (communiqué). Ce financement reflète la confiance que nos investisseurs nous accordent et nous donne une [base] financière saine, ce qui nous permet de nous concentrer sur l’exécution [concrète de nos activités] et [notre] forte croissance dans nos principaux domaines [que sont] la gestion des maladies chroniques et de la santé comportementale. Le monde est confronté à des problèmes de santé sans précédent et nous sommes ravis de jouer notre rôle pour les résoudre. »

    2 focus : les maladies chroniques et les troubles du comportement

    Holmusk exploite la technologie et la science des données pour améliorer les résultats pour les personnes atteintes de maladies chroniques et des troubles du comportement. La société fournit des algorithmes prédictifs et des informations exploitables pour la médecine personnalisée par le biais de sa plateforme de modélisation, le tout en partenariat avec des fournisseurs de solutions pharmaceutiques et de soins.

    Parmi ses produits figure l’application Glyco Leap, qui vise à aider les personnes souffrant de diabètes à adapter leur alimentation et leur activité physique via une équipe de coachs santé afin de les aider à mieux contrôler leur pathologie.

    MindLinc 2.0 : une plateforme pointue dédiée à la gestion des troubles du comportement

    En dehors de la gestion des maladies chroniques, Holmusk concentre par ailleurs de plus en plus ses activités dans le secteur de la santé dite « comportementale » (behavioral health), soit des troubles du comportement.

    Depuis son acquisition en 2016 de MindLinc, un DSE centré sur ce domaine précis développé par la Duke University School of Medicine (Caroline du Nord), la start-up possède l’une des plus grandes bases de données sur la santé comportementale au monde.

    Holmusk est actuellement en train de développer MindLinc 2.0, une plateforme qui inclura des modèles de maladies prédictifs basés sur des données longitudinales sur les patients.

  • Présentation du projet de construction d’un nouveau CHU de Caen Normandie connecté et intelligent

    Le CHU de Caen Normandie a présenté le 21 septembre 2018 son projet de construction du Nouveau CHU de Caen Normandie, projet lancé officiellement en décembre 2016 par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine dans l’objectif de « moderniser significativement l’offre hospitalière publique de la région Normandie ».

    Ainsi, les élus locaux et nationaux, les professionnels de santé de l’établissement et de la région présents lors de cet exposé ont ainsi pu apercevoir une volonté de modernisation de l’hôpital, qui sera connecté et devra permettre de « faciliter le lien avec ses partenaires », de garantir des parcours patients fluides notamment au moyen d’une organisation des flux « structurée et lisible ». Le développement des prises en charge ambulatoires figure également parmi les « éléments structurants du projet ».

    Entré en juillet 2018 en phase opérationnelle, ce projet de construction dont le budget s’élève à 502 millions d’euros devrait permettre, d’après le calendrier prévisionnel, d’engager de premiers travaux en 2020, et d’accueillir des premiers patients en 2026.

    Un nouveau CHU connecté et innovant

    Le CHU de Caen Normandie souhaite que ses prochains locaux soient « digitaux » et « performants« .

    En effet, l’automatisation des process et la conception de bâtiments intelligents répondant tant aux besoins des patients qu’à ceux des professionnels de santé devra favoriser « l’interaction entre les patients et les équipes soignantes à toutes les étapes de la prise en charge », explique le CHU dans un communiqué de presse émis le 21 septembre 2018. 

    En outre, le plateau technique du nouveau CHU sera composé de 35 blocs opératoires et de 26 salles d’imagerie mettant à disposition des professionnels des équipements de pointe, au bénéfice des patients. 

    Coordination du parcours patient et liaison-hôpital ville

    Le nouveau CHU sera construit dans des objectifs d’accessibilité, de simplicité et d’efficacité, explique le communiqué.

    Concrètement, l’objectif est de pouvoir garantir des parcours patients simples et adaptés, que la prise en charge requiert une simple consultation, une hospitalisation complète en service, aux urgence ou ambulatoire.

    Par ailleurs, l’ouverture de l’hôpital sur la ville constitue un enjeu important du projet visant à favoriser la cohérence des parcours liant les spécialistes hospitaliers aux acteurs de ville. « Le lien ville-hôpital […] sera renforcé et permettra in fine de rationaliser les interfaces pour que le patient bénéficie de la meilleure prise en charge », annonce ce même communiqué.

    Dans ce cadre et dès aujourd’hui, la mise en place de la télémédecine et du dossier patient partagé devrait permettre au CHU de Caen Normandie de développer l’accessibilité, le partage de l’information, la transversalité et un meilleur accès aux soins.

    Calendrier

    • 27 septembre 2010 : Annonce de la construction du nouveau CHU de Caen Normandie par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports
    • 16 décembre 2016 : Lancement officiel du projet de la construction du Nouveau CHU de Caen Normandie par Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé suite à l’aval du Copermo
    • Juin 2017 : Parmi les 20 candidats, sélection de 4 groupements pour la reconstruction du CHU de Caen Normandie : AIA Architectes, Groupe 6, MBA Architectes, Brunet Saunier
    • 2018-2019 : 27 mars 2018 : Sélection du groupement de maîtrise d’œuvre AIA Architectes par un jury composé de représentants de Caen La Mer, de la communauté médicale, soignante et universitaire du CHU de Caen Normandie et de trois architectes
    • 9 juillet 2018 : Finalisation et signature du marché de maîtrise d’œuvre avec AIA Architectes
    • Juillet 2018 – décembre 2019 : Phase d’études : avant-projet sommaire (APS) et avant-projet détaillé (APD)
    • Début 2020 : Pose de la première pierre
    • 2020 – 2026 : Le groupement de maîtrise d’œuvre AIA ARCHITECTES a la mission de concevoir et réaliser  le nouvel établissement qui accueillera ses premiers patients en 2026.
  • L’outil connecté de dépistage de la dénutrition à domicile e-nutriv testé dans le Haut-Rhin

    Afin de finir d’élaborer puis de tester un outil connecté de dépistage de la dénutrition à domicile baptisé « e-nutriv », l’Association d’aide et de soins à domicile du Haut-Rhin Apamad s’est jointe au début du mois de septembre 2018 à deux équipes de recherches de l’université de Haute-Alsace, au groupement informatique de l’économie sociale (Gies), à la start-up Domtech, à la plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée ainsi qu’à la société Facilien.

    Ce système a pour but, selon Apamad, de déceler une dénutrition chez une personne a priori identifiée comme à risque puis de « notifier des alertes à l’entourage médical, familial et professionnel, et d’assurer un suivi de la situation ». Il requiert le développement de coussin-balances par des équipes spécialisées dans la mécanique des textiles (comme celles de l’université de Haute-Alsace), dans les systèmes d’information (d’où la participation du Gies), dans la domotique et la téléassistance (comme Domtech), dans le stockage et le traitement des données (telles que les équipes de la plateforme régionale d’innovation en e-santé mutualisée) ainsi que dans les dispositifs d’échanges entre proches (d’où le recours à Facilien).

    « Ce projet multi-partenarial qui bénéficie d’un soutien financier de la Grande région et d’AG2R est rentré en phase opérationnelle de développement des outils », annonçait déjà Apamad en février 2018 : une expérimentation de 18 mois commencera en novembre 2018 dans les point d’accueil de jour de l’association, puis dans des résidences autonomie, des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD).

    La solution e-nutriv

    Cet outil se présentera, concrètement, sous la forme d’un coussin-balance à même de peser l’utilisateur. Ce coussin-balance sera par ailleurs connecté à une tablette qui permettra aux aides à domicile (AD) et aux assistants de vie sociale (AVS) d’assurer le suivi du poids des personnes.

    En outre, e-nutriv générera des « alertes » en cas d’abaissement du poids afin de permettre la mise en place de mesures préventives, voire curatives.

    La dénutrition, un enjeu de santé publique

    La dénutrition, qui, selon Apamad, touche 350 000 à 500 000 personnes âgées en France et engendre d’importants dommages de l’état de santé physique et psychique menant parfois au décès, peut être liée à un manque d’activité physique, à des phénomènes de dysgueusie souvent iatrogènes, à des affections digestives, etc.

    Alors que le système de santé tend à encourager les prises en charge ambulatoires ainsi que le maintien à domicile des personnes âgées, aucune solution connectée à même de faciliter le dépistage à domicile de la dénutrition n’a encore été adoptée à grande échelle par les professionnels. 

  • Korian teste une nouvelle méthodologie d’évaluation inclusive des patients dans ses cliniques de SSR

    Selon un dossier mis en ligne le 20 septembre 2018 par Korian, « une nouvelle méthodologie d’évaluation inclusive des patients des établissements sanitaires et médico-sociaux, validée scientifiquement, [serait] disponible et transposable » : le groupe d’Ehpad et de résidences médicalisées pour personnes âgées a testé avec succès une nouvelle méthodologie inclusive des patients dans sept de ses cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR).

    Une démarche d’évaluation « ethnographique » fondée sur le point de vue de témoins observateurs a été mise en place dans ces sept établissements, représentatifs du parc des cliniques SSR gériatriques de Korian du fait de leurs spécificités médicales et conditions d’accueil variées.

    Ainsi, des personnes âgées membres de l’association Old’up – anciens patients de cliniques de SSR ou proches de patients de SSR âgés en moyenne de 83 ans – ont été accueillies, invitées à partager le quotidien de patients et de professionnels ainsi qu’à échanger avec eux. Puis, ils ont été incités à rendre compte de leurs impressions après une réflexion menée sur leurs propres sentiments selon une méthodologie inspirée des travaux du sociologue Franck Guichet et élaborée par le bureau d’études émiCité. 

    La mission confiée par Korian à émiCité visait en effet à « initier et outiller les témoins observateurs de l’association Old’up à la pratique de ce type d’enquêtes ethnographiques ». Concrètement, émiCité a dû concevoir et délivrer aux seniors témoins une formation de base sur le fonctionnement d’un SSR, construire un protocole d’observation pour l’enquête ethnographique afin de favoriser l’étonnement des témoins et de faciliter l’adoption d’une posture d’empathie, et partager les retours d’expériences.

    Vers une évolution de l’évaluation de la qualité plus inclusive des patients

    Au regard des résultats de cette expérimentation, Korian propose une nouvelle méthodologie d’évaluation des établissements sanitaires et médico-sociaux inclusive des patients.

    L’évaluation des établissements de santé repose à l’heure actuelle sur une procédure de certification concentrée sur les processus de management, des questions logistiques, la gestion des risques a priori, et qui ne prend pas encore en compte la satisfaction des patients : il n’existe actuellement pas de démarche d’évaluation « en profondeur » permettant de recueillir l’avis des patients.

    Dans ce contexte, la méthodologie définie grâce au concours d’émiCité, qui permet d’entendre l’avis du patient, « serait sans doute transposable à l’ensemble des établissements sanitaires et médico-sociaux« , affirme Korian. Rendu systématique, ce type d’enquêtes fournirait des données complémentaires à celles générées par les systèmes d’assurance qualité traditionnels, avance le groupe, qui espère que cette démarche « nourrira » la réflexion que la Haute autorité de santé mènera prochainement à propos de la refonte des procédures d’évaluation des établissements de santé et médico-sociaux, comme l’a préconisé Annie Vidal dans son rapport rendu en juillet 2018.

    Par ailleurs, dans le domaine particulier de la gériatrie où persiste une infantilisation des personnes âgées souvent réduites au statut de patient ou de résident, il s’agirait de rendre la parole et un pouvoir d’action non seulement à tous les patients mais surtout aux seniors.

    Résultat de l’expérimentation

    Concernant la qualité des services proposés par Korian dans ses cliniques de SSR

    L’expérimentation visait notamment à mesurer la satisfaction de personnes âgées vis-à-vis de la qualité de prise en charge proposée par les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) de Korian.

    Ainsi, les comptes rendus des seniors observateurs ont permis de dégager cinq thématiques et axe de travail prioritaires à propos :

    • de la qualité des soins et des relations avec les personnels de soins. Ces points ont été évalués positivement par les observateurs, qui ont perçu les équipes de rééducation comme compétentes et efficace. Ces salariés leur ont par ailleurs donné l’impression d’apprécier leur travail en SSR qui serait un « travail d’équipe », encadré par un « management de qualité » ;
    • du cadre de vie : la plupart des points manquants soulignés par les observateurs étaient en fait connus de Korian et des travaux de réaménagement seraient programmés « par ordre de priorité ». L’enquête a par ailleurs conforté le groupe dans sa politique de rénovation des établissements, qui vise à améliorer le confort hôtelier dans les cliniques, à aménager de nouvelles chambres et des « espaces de convivialité ». En effet, les enquêteurs ont remarqué un manque de convivialité entre les résidents alors que maintenir des liens sociaux en période de rééducation leur a paru important ;
    • de l’animation : les observateurs ont conseillé d’améliorer l’animation des établissements afin de prévenir un « renfermement du patient sur lui-même » ;
    • de la problématique spécifique des patients souffrant de troubles cognitifs : des difficultés de cohabitation avec ces patients ont été évoquées, notamment pour celles hébergées en chambres doubles ;
    • de la préparation du retour à domicile : selon les observateurs, il faudrait une mobilisation générale des équipes très en amont de la sortie, en particulier des assistantes sociales et des ergothérapeutes.

    Concernant la SSR en gériatrie

    Cette étude a permis de confirmer la pertinence du secteur des soins de suite et de réadaptation dans le parcours de soins des personnes âgées.

    En effet, selon les observateurs, les SSR permettent aussi bien de rééduquer les patients que de renforcer leur confiance en eux, nécessaire pour un maintien à domicile sans difficulté.

    Par ailleurs, cette expérimentation a montré que le suivi post-hospitalisation en soins de suite et de réadaptation était « vécu comme une garantie supplémentaire de la pérennisation du maintien à domicile« , au même titre que l’hospitalisation de jour gériatrique, qui permet, après un passage en SSR, de proposer au patient des séances d’éducation thérapeutique et de rééducation afin de prévenir un nouvel accident.

  • Data : les start-ups de la santé numérique en France ont levé 69,75M€ en septembre 2018

    69,75 millions d’euros – telle est la somme levée au cours du mois de septembre 2018 par les sociétés basées en France qui œuvrent dans la santé numérique.

    Les start-ups proposant des services de télémédecine et de téléconsultation plus précisément sont particulièrement représentées, ce qui s’explique par l’un des événements marquants du mois qu’est le passage de la téléconsultation dans le droit commun et a fortiori son remboursement par la Caisse nationale d’assurance maladie.

    Le chef de file des sociétés ayant levé des fonds au cours du mois est la start-up Docly, le pendant français du suédois Kry qui propose des services de téléconsultations dans les pays nordiques.

    Le tableau récapitulatif des acteurs et des montants est disponible via ce lien.

  • Les start-ups de la santé numérique en France ont levé 69,75M€ au cours du mois de septembre 2018

    69,75 millions d’euros – telle est la somme levée par les sociétés en France qui œuvrent dans la santé numérique au cours du mois de septembre 2018.

    Les start-ups proposant des service de télémédecine et de téléconsultation plus précisément sont particulièrement représentées, ce qui s’explique par un événement marquant du mois qu’est le passage de la téléconsultation dans le droit commun et a fortiori son remboursement par la Caisse nationale d’assurance maladie.

    Le chef de file des sociétés ayant levé des fonds au cours du mois est la start-up Docly, le pendant français du suédois Kry qui propose des services de téléconsultations dans les pays nordiques.

  • CRSC

    Centre de responsabilité santé connectéenull

  • Etude : de nouveaux algorithmes repèrent efficacement des candidats-antibiotiques (Nature)

    Une équipe de chercheurs a mis au point une méthode algorithmique innovante permettant de découvrir de nouveaux antibiotiques à partir de données de spectrométrie de masse. Cet algorithme permet de réduire les chances de découvrir des composés antibiotiques déjà connus.

    Les résultats de ces travaux* ont été publiés le 2 octobre 2018 dans la revue Nature Communications.

    Le big data pour lutter contre l’antibiorésistance

    Face au développement de l’antibiorésistance, il est urgent de découvrir de nouveaux antibiotiques. En effet, l’OMS considère que la baisse de l’efficacité des antibiotiques est l’une des plus importantes menaces sanitaires de notre siècle. Cependant, si la recherche est très active dans ce domaine, les découvertes sont rares : depuis les années 1990, le rythme de découverte d’antibiotiques d’origine naturelle a ralenti.

    Cependant, l’utilisation de nouvelles technologies redonne l’espoir de découvrir de nouvelles molécules. Par exemple, le projet de réseau moléculaire GNPS (Global Natural Products Social) est un référentiel récent de données de spectrométrie de masse dans le domaine des produits naturels. Il rassemble plus d’une centaine de laboratoires qui ont déjà généré une quantité sans précédent de spectres de masse de divers composés dont certains à activité antibiotique.

    Un algorithme qui ne redécouvre pas d’anciennes molécules

    L’un des principaux défis dans le domaine des produits naturels est le taux élevé de re-découverte de molécules en fait déjà connues : « c’est incroyable le nombre de fois où nous avons redécouvert la pénicilline », a déclaré Hosein Mohimani, professeur adjoint au département de biologie computationnelle de la Carnegie Mellon University et premier auteur de l’article paru le 2 octobre 2018 dans Natures Communications.

    Avec des chercheurs russes de l’Université de Saint-Petersbourg et des confrères de l’Université de Californie, La Jolla, il a alors mis au point une nouvelle technique appelée la déréplication : en analysant les spectres de masse des composés connus pour présenter une activité antibiotique, cette démarche a pu permettre de les éliminer de toute analyse ultérieure afin d’aider les chercheurs à se concentrer sur les molécules moins testées qui pourraient éventuellement devenir des antibiotiques plus efficaces.

    En fait, c’est en comparant les données de spectrométrie de masse de ces composés moins connus à une base de données compilant des structures chimiques d’antibiotiques connus que les chercheurs ont pu détecter des composés intéressants.

    5000 composés prometteurs

    En une semaine, l’algorithme, appelé Dereplicator+, a tourné sur une centaine d’ordinateurs et a identifié plus de 5000 composés prometteurs et inconnus jusqu’à maintenant. Ces nouveaux composés devront faire l’objet d’investigations plus poussées pour confirmer – ou pas – leurs potentiels. L’algorithme est maintenant à la disposition de tout chercheur intéressé.

    Une utilisation inédite du Big data

    « Bien que les chercheurs en protéomique utilisent régulièrement d’énormes ensembles de données spectrales pour trouver des peptides importants, tous les outils protéomiques traditionnels échouent en matière de découverte de nouveaux médicaments. C’est la première fois que nous utilisons le Big Data pour analyser la chimie microbienne et caractériser les antibiotiques et d’autres médicaments candidats », a déclaré Hosein Mohimani. Cela ouvre la voie aux méthodes d’apprentissage automatique pour améliorer le taux de faux négatifs (individus répondant négativement à un test alors qu’ils devraient afficher un résultat positif). Enfin, les chercheurs envisagent d’appliquer la découverte à de nouveaux antibiotiques issus de travaux de métagénomique.

     

  • 22ème Séminaire National des Hospitaliers : (R)Évolutions à l’Hôpital ? (le 04-05/10/2018, à Lyon)

    Le Séminaire National des Hospitaliers (SNH), anciennement ENCC, aura lieu à Lyon les 4 et 5 octobre 2018 sur la thématique suivante : « (R)Évolutions à l’Hôpital ? Les enjeux de l’innovation, de la pertinence et des financements « .

    Il s’agira de s’interroger sur l’évolution des modes de financement et de prise en charge à l’hôpital, et de répondre aux questions suivantes : 
    – Quelles sont les évolutions au long cours qui vont transformer en profondeur le système ?
    – Quelles sont les lignes de fracture ou de rupture fondamentales qui peuvent aboutir à une véritable révolution du modèle hospitalier français ?
    – Quelles sont les innovations des modes de prise en charge et de financement qui vont fonder le modèle de demain ?

    L’inscription, payante, et la visualisation du programme détaillé peuvent être réalisés via le lien ci-contre.

    Jeudi 4 octobre 2018

    08H45 : Ouverture par les institutionnels

    • Georges KÉPÉNÉKIAN, Maire de Lyon (sous réserve)
    • Patrick DENIEL, Secrétaire général, Hospices Civils de Lyon
    • Pr Olivier CLARIS, Président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME) des Hospices Civils de Lyon (HCL)
    • Jean-Louis TOURAINE, Président, FHR Auvergne-Rhône-Alpes
    • Dr Jean-Yves GRALL, Directeur Général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Frédéric VALLETOUX, Président, Fédération Hospitalière de France

    09H30 : Conférence inaugurale

    La relation médecin – patient entre le soin et la guérison

    • Raphaël ENTHOVEN, Philosophe

    10H30 : Pause café

    11H00 : Expérience patient, parcours et accès aux soins

    La qualité comme stratégie – des efforts d’amélioration aux meilleurs résultats cliniques possibles. L’exemple de la Suède

    • Dr Mats BOJESTIG, MD, Chief Medical Officer and Director of Health Care, Region Jönköping County

    12H00 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, journaliste

    • Pr Olivier CLARIS, Président de la CME, HCL
    • Pascal TERRASSE, Conseiller départemental de l’Ardèche
    • Pascal FORCIOLI, Directeur, CH de Bastia, Représentant de la commission éthique de la FHF
    • François BLANCHARDON, Président, France Assos Santé Auvergne Rhône-Alpes
    • Patrick CHÊNE, Journaliste
    • Nicole NEGRI, Représentante de l’Association Ressource, Aix

    13H00 : Déjeuner

    14H00 : Innovations organisationnelles, numériques et managériales

    L’Intelligence artificielle en santé

    •  Enguerrand HABRAN, Directeur, Fonds FHF Le Lean à l’hôpital 
    • Pr Patrick de COSTER, Directeur général associé, CHU UCL Namur, Belgique

    15H00 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, journaliste 

    • Pr Patrick de COSTER, Directeur général associé, CHU UCL Namur, Belgique 
    • Ariane BOUZETTE, Directrice de l’amélioration continue, de la qualité et du développement, CHU UCL Namur 
    • Anne DECQ-GARCIA, Directrice du Groupement Hospitalier Sud, HCL
    • Pr Philippe LORINO, ESSEC Business School
    • Dr Fanny HEQUET, Chef de pôle de gériatrie, CH de Valenciennes

    16H00 : Pause café

    16H30 : Communications libres

    Modérateurs :

    • Barbara FLIELLER, Directrice de l’Appui à la Performance, CHU de Nancy 
    • Dr Eric PRADAT, DIM, HCL

    18H00 : Fin de la journée

    Vendredi 5 octobre 2018

    09H00 : Pertinence des soins, parcours et financements

    Présentation du programme « Choisir avec soin »

    • Dr Sandra GOMEZ, Cheffe de projet médico-économique, FHF Présentation d’une expérience américaine d’Accountable Care Organization : GEISINGER 
    • Greg STREVIG, VP Enterprise Analytics

    10H45 : Pause café

    11H15 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, Journaliste

    •  Agnès COUFFINHAL, Économiste principale, division santé, OCDE 
    • Cédric ARCOS, DGA Région Ile-de-France, en charge des politiques de solidarité, de santé, de sécurité et de la modernisation 
    • Patrick OLIVIER, CEO, IVBAR 
    • Christian SAOUT, Représentant des usagers, membre du collège de la Haute Autorité en Santé
    • Pr François René PRUVOT, Président de la CME, CHU de Lille
    • Antoine MALONE, Responsable, Pôle Prospective, Europe, International, Fédération Hospitalière de France
    • Pr Israël NISAND, Président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français

    12H30 : Conclusions et perspectives

    12H30 : Déjeuner

    14H00 : Sessions parallèles

    • Session SSR

    Animateurs : Florent CHAMBAZ, Directeur du CH de Vienne et du GHT ValRhône Santé ; Dr Pierre METRAL, Conseiller médical, Resamut – Lyon

    Les travaux sur le SSR et les orientations de la DGOS

    Martine SERVAT, Cheffe de mission Réforme SSR, DGOS

    Les expériences étrangères sur l’organisation, le financement et les classifications SSR

    Pr Béatrice TROMBERT, CHU de St-Etienne

    Retours d’expériences

    Les évolutions de la place du SSR dans le parcours des patients en gériatrie : le programme Pro-Adapt

    • Pr Claire FALANDRY, Service de Médecine du vieillissement (SSR), HCL, Hôpital Lyon Sud

    Les innovations dans la prise en charge globale des AVC

    • Pr Gilles RODE, Service de Médecine Physique et Réadaptation (SSR), HCL, Hôpital Henry Gabrielle

    Table ronde sur les évolutions de la place du SSR

    Animateurs :

    • Florent CHAMBAZ ;
    • Dr Pierre METRAL
    • Dr Martine SERVAT, Ministère de la santé, DGOS, Cheffe de la mission SSR
    • Pr Béatrice TROMBERT, CHU de St Etienne, Santé publique et information médicale
    • Pr Claire FALANDRY, HCL, Gériatrie
    • Pr Gilles RODE, HCL, Médecine Physique et Réadaptation
    • Xavier BOURDIN, directeur du centre SSR Germaine REVEL, St Maurice sur Dargoire
    • Session GHT

    Animateurs : Yves Gaubert ; Bernard Garrigues, Médecin DIM, CH d’Aix

    Panorama France entière

    Clémence MAINPIN, Cheffe de projet ministériel sur les GHT, DGOS

    Retours d’expériences, perspectives d’évolution de la réforme des GHT et discussion sur les voies et moyens

    Clémence MAINPIN, Cheffe de projet ministériel sur les GHT, DGOS

    Table ronde animée par Clémence MAINPIN et Bernard GARRIGUES :

    • Marc PENAUD, Directeur général, CHU de Toulouse, Directeur d’établissement support 
    • Dr Philippe SAYOUS, Président de CME, CH de Belleville 
    • Pr François René PRUVOT, Président de CME, CHU de Lille
    • Dr Gabriel NISAND, Médecin responsable de DIM de territoire, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

    16H30 : Clôture du congrès

  • Préfiguration du Health Data Hub

    Cette présentation du Health Data Hub, laboratoire d’exploitation des données de santé annoncé officiellement le 6 juin 2018 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn suite à la remise du rapport Villani, résulte des travaux d’une mission de préfiguration pilotée par :
    – Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données en santé (INDS) ;
    – Marc Cuggia, professeur d’informatique médicale et praticien hospitalier au Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ;
    – Gilles Wainrib, président fondateur de la start-up Owkin.
    Elle a été publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

    Présentation du Health Data Hub