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  • « France is AI » : 2 journées centrées sur l’intelligence artificielle, 17-18/10/2018, à Paris

    L’association pour l’intelligence artificielle (IA) française « France is AI » organisera deux journées de conférences les 17 et 18 octobre 2018 à la Station F, à Paris.
    Chercheurs, entrepreneurs et décideurs concernés par l’intelligence artificielle en santé comme dans les autres secteurs industriels sont invités à participer à l’événement pour réfléchir aux défis technologiques, économiques et sociétaux associés au développement de l’IA.

    En effet, malgré ses atouts, la France n’est pas perçue à l’échelle internationale comme un hub important en matière d’intelligence artificielle. D’où le lancement, en 2016, de l’initiative « France is IA » visant à promouvoir les avancées françaises en la matière ainsi que l’écosystème français réuni autour de ce domaine, un projet soutenu par l’association France Digitale.

    Plus précisément, « France is IA » se donne les 4 objectifs suivants :
    • bâtir un paysage dynamique pour l’écosystème français de l’intelligence artificielle ;
    • construire des ponts avec d’autres hubs d’IA (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Suisse, Chine) ;
    • soutenir des initiatives françaises menée à l’échelle locale, nationale ou internationale ;
    • organiser un événement annuel visant à promouvoir cet écosystème : la France is IA Conference.

    L’inscription à ces deux journées, payante, peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme

    Journée du 17 octobre 2018 : Sciences et technologies

    Cette journée sera plutôt dédiée aux chercheurs et développeurs.

    Des keynotes de chercheurs spécialisés dans le machine learning, le deep learning et le reinforcement learning seront présentéesDes développeurs de grandes entreprises (Twitter, Huawei, Criteo, Rakuten, Netflix, Facebook, Google, etc.) interviendront par ailleurs au cours d’animations de type tables rondes.

    Journée du 18 octobre 2018 : Applications de l’IA et enjeux de société

    Cette seconde journée pourra intéresser un public plus large de décideurs, d’institutionnels, etc.

    Elle sera divisée en 3 thématiques :

    • L’écosystème

    Seront abordés dans le cadre de cette thématique les sujets suivants : l’écosystème européen, la stratégie française dans le domaine de l’intelligence artificielle, les initiatives régionales en matière d’IA, l’explosion de l’écosystème chinois (focus), la formation des ingénieurs, la sensibilisation à l’intelligence artificielle dès l’enfance.

    • L’industrie repensée

    Ce thème mènera à aborder les perspectives offertes par l’IA en matière de capital risque, la capacité des entreprises à se réinventer grâce à l’IA, la possibilité de refonder le système de santé par l’intelligence artificielle, la modification des transports par l’IA, la cybersécurité, les applications de l’intelligence artificielle en matière de production industrielle.

    • IA et société : risques et opportunités 

    Cette problématique permettra de poser les questions suivantes : Comment faire évoluer le cadre légal ? Quels risques sont associés à la prise de décision par des algorithmes ? Comment assurer un accès ouvert aux données ? Le travail risque-t-il de disparaître ?

  • Substra, le projet d’Owkin d’exploitation sécurisée de données médicales grâce à l’IA qui vaut 10M€

    Owkin a lancé le 4 octobre 2018 son projet Substra qui vise à proposer une exploitation des données médicales sécurisée grâce au recours à l’IA et aux algorithmes d’apprentissage automatique. Ce projet est financé à hauteur de 10 millions d’euros par Bpifrance.

    Pour la réalisation de son projet, Owkin est associé à un consortium regroupant neuf institutions : l’École Polytechnique, l’Institut Curie, le Centre Léon Bérard, l’Université Paris Descartes, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes, la start-up Apricity, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) avec trois hôpitaux impliqués (Saint-Louis, Antoine-Béclère et Jean Verdier) et Substra Foundation.

    Il est prévu que le projet incarné par une plateforme open source soit disponible au cours de l’année 2019, lorsqu’une version test va être lancée, alors que le déploiement à grande échelle est prévu pour 2020.

    L’apprentissage automatique, pierre angulaire du programme : une IA sécurisée pour données privées

    Substra est une plateforme open source qui met en œuvre l’apprentissage automatique sur des jeux de données sensibles, qui restent toujours privées. Il s’agit de la politique du « privacy-preserving learning ». Substra pourra être utilisé par les fournisseurs de plateformes d’IA indépendantes qui souhaiteront exploiter ses fonctionnalités principales.

    Grâce à un système sécurisé et éthique, Substra fédère les fournisseurs de données en possession de données sensibles, tels les hôpitaux, pour valoriser leurs informations et les utiliser à des fins de recherches médicales.  L’objectif premier est de respecter l’utilisation des données et de préserver la vie privée, ce qui explique l’engagement nécessaire des partenaires à mobiliser ces données en local, c’est-à-dire sur des serveurs installés dans les centres d’Owkin. La stratégie opérationnelle d’Owkin consiste à installer des serveurs pour développer les algorithmes d’apprentissage profond qu’ils font « voyager » d’un centre à un autre sans partage.

    La sécurité de la plateforme est garantie grâce au recours à différentes technologies telles l’apprentissage fédéré, l’apprentissage par transfert, les registres distribués (blockchain privée), et la cryptographie avancée.

    Substra Foundation, une association pour porter le projet fondé sur la collaboration interdisciplinaire et intra-institutionnel autour de l’IA en santé

    Le projet collaboratif a donné naissance à une association à but non lucratif, Substra Foundation, afin d’assurer la pérennité du code open source sur lequel aura débouché le projet. Elle pourra se charger de diffuser à d’autres domaines ou à d’autres cas d’application le concept phare du projet qu’est celui d’une IA sécurisée pour données privées.

    Le consortium qui dirige Substra regroupe des universités, des entreprises et des professionnels de la médecine et rassemble plus de 20 collaborateurs à temps plein parmi lesquels des développeurs de logiciels, des data scientists et des oncologues.

    « Notre travail actuel est interdisciplinaire. Nous sommes heureux de développer une culture commune d’IA médicale autour de la protection des données privées entre le personnel médical, les développeurs ou encore les chercheurs », déclare Mathieu Galtier, leader du projet Substra chez Owkin.

    Les quatre missions du projet endossées par le consortium

    • Owkin et Substra Foundation développeront la plateforme open source Substra de traitement sécurisé des données médicales.
    • Les hôpitaux impliqués de l’AP-HP rassembleront sur la plateforme distribuée des données :
      • d’anatomopathologie pour l’Institut Curie et le Centre Léon Bérard ;
      • de dermatologie pour le CHU de Nantes et l’AP-HP ;
      • de fertilité pour l’AP-HP.
    • Owkin et Apricity fourniront des algorithmes prédictifs à partir de ces données – le premier dans le domaine de l’oncologie et le deuxième dans le domaine de la fertilité.
    • Deux laboratoires de recherche de l’École Polytechnique (UMR 7641) et de l’Université Paris Descartes (UMR 1153) seront chargés d’évaluer ces algorithmes prédictifs développés dans un cadre scientifique et méthodologique. Cette étape pourra servir notamment un objectif plus large de développement de méthodes de validation médicale d’algorithmes d’IA en santé.

  • Alzheimer : le CHU de Montpellier teste le casque de protection neuronale de la start-up Regenlife

    Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a commencé une étude pilote visant à évaluer la sécurité et l’efficacité d’un dispositif médical conçu par la start-up montpelliéraine Regenlife, a annoncé l’établissement dans un communiqué daté du 18 septembre 2018. Il s’agit plus précisément d’un casque de protection neuronale développé spécifiquement pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré.

    Le dispositif est présenté comme une technologie non-invasive de photobiomodulation. Par le biais d’un casque, le patient reçoit plusieurs minutes par jours des émissions spécifiques, censées « agir au cœur des cellules afin de permettre une protection neuronale et [ainsi] éviter une dégénérescence« .

    Cet essai thérapeutique va être lancé plus précisément au Centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR), situé au sein du département de neurologie du CHU de Montpellier. Il sera dirigé par le Dr Audrey Gabelle, responsable de l’équipe médicale de neurologie comportementale et du CMRR.

    Ces travaux participent à renforcer le positionnement de l’établissement en tant que « leader sur la thématique des neurosciences », aussi bien au niveau régional que national, souligne le centre hospitalier.

    Déroulé de l’étude

    Depuis le mois de septembre 2018, 64 patients âgés de 55 à 85 ans atteints de la maladie d’Alzheimer à un stage léger à modéré avec des biomarqueurs positifs ont commencé à être recrutés.

    Le groupe traité sera comparé à un groupe témoin ayant reçu un traitement placebo. L’évolution de tests cognitifs à trois mois sera ainsi examinée.

    Concernant le groupe de patients réellement traités, ceux-ci suivront des séances avec le casque Regenlife cinq jours par semaine, et ce pendant deux mois.

    Les résultats seront présentés d’ici un an et demi. S’ils sont positifs, « de nouvelles études orientées sur les stades précoces de la maladie et chez les sujets à risque de développer la pathologie seront menées », annonce le CHU dans son communiqué.

    « Pour le CHU de Montpellier, le lancement de cet essai clinique illustre les synergies qui se construisent entre les start-ups locales et nos équipes de soins et de recherche, commente Thomas Le Ludec, directeur général de l’établissement. Grâce à l’investissement convergent des institutions publiques et des entrepreneurs privés, Montpellier développe une expertise reconnue sur l’innovation en santé, au bénéfice des patients de notre territoire. »

    Une technologie qui repose sur la photobiomodulation

    La technologie développée par Regenlife repose sur des principes issus des sciences physiques que sont la photobiomodulation ainsi que les stimulations photoniques, électriques ou encore magnétiques, des techniques qui « font partie des pistes actuellement étudiées pour traiter la maladie d’Alzheimer », explique le centre montpelliérain.

    Concrètement, l’utilisateur du dispositif réalise des séances de plusieurs minutes par jour avec un système d’émetteurs se présentant sous la forme d’un casque cérébral pour une application transcrânienne, et sous une autre forme pour une application transcutanée ciblant d’autres parties du corps. « Ces émissions spécifiques, situées notamment dans l’infrarouge proche, sont athermiques, non-invasives et visent à agir au cœur des cellules afin de permettre une protection neuronale et éviter une dégénérescence. »

    Des premiers résultats encourageants chez les souris

    Le procédé, expérimenté sur des modèles précliniques de maladie d’Alzheimer, s’est révélé concluant, précise le CHU, « avec une réduction des troubles cognitifs, une réduction des anomalies biologiques et histologiques chez les souris traitées en comparaison aux souris non traitées ».

    En se basant sur ces résultats prometteurs, la start-up Regenlife a élaboré un nouveau prototype axé sur le traitement de la maladie d’Alzheimer et la prévention des troubles cognitifs.

    Regenlife : une start-up soutenue par la région Occitanie et Bpifrance

    Fondée en 2016, la start-up montpelliéraine Regenlife fait partie du BIC de Montpellier, classé en février 2018 deuxième meilleur incubateur au monde par UBI Global, un organisme international mesurant la performance de ce type de société. Elle est par ailleurs soutenue par Bpifrance et la région Occitanie.

    Une activité centré sur le traitement des pathologies neurologiques

    L’objectif de la jeune pousse est de développer des traitements innovants dans le domaine de la neurologie ainsi que des solutions médicales là « où il n’en existe pas et avec peu ou pas d’effets secondaires ».

  • L’ANFH veut mettre en place une formation aux risques et enjeux du numérique pour les hospitaliers

    L’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) a annoncé dans un communiqué publié le 26 septembre vouloir mettre en place un dispositif d’accompagnement des agents de la fonction publique hospitalière afin de les « prévenir » face aux risques numériques et « tendre vers un usage numérique responsable dans les établissements publics de santé ». Intitulé « Ethique 2.0« , il est porté par les délégations ANFH de Corse et de Haute-Normandie.

    L’outil comprendra des ateliers de sensibilisation en établissement pour tous les agents intéressés et une formation mobile learning donnant les clés pour un usage raisonné du numérique. Ils seront proposées à partir du début de l’année 2019.

    Le dispositif permettra par ailleurs aux directions et aux encadrants d’assister à des conférences managériales, qui seront présentées d’ici la fin de l’année.
    Il inclura également des conférences sur le « secret professionnel ou le devoir de réserve bafoué sur les réseaux sociaux », « l’atteinte à l’image du professionnel, des usagers ou de l’établissement sur les réseaux sociaux », « les risques numériques pour l’établissement (objets connectés mal utilisés, piratage, virus informatiques etc.) » ou encore « l’utilisation du smartphone pendant l’acte de soins ».

  • La start-up Deuxiemeavis.fr désignée « Coup de coeur du jury » au E-Health Forum 2018 des Échos

    Deuxièmeavis.fr, start-up parisienne spécialiste du deuxième avis médical en ligne, a été lauréate des trophées de la e-santé dans la catégorie « Coup de cœur du jury » à l’occasion du E-Health Forum, organisé par le groupe Les ÉchosLe Parisien le 25 septembre 2018, apprend-on dans un communiqué publié le 3 octobre 2018.

    Il s’agit du deuxième prix reçu en seulement deux mois par la start-up, qui a également reçu le Prix de la télémédecine 2018 à l’Université d’été de la e-santé.

    Scientifeet et Bipsoin sont les deux autres start-ups lauréates des trophées, et ce, respectivement dans les catégories « Prix de l’Innovation » et « Meilleur Espoir ».

    Coup de cœur du jury

    Le jury était composé des personnalités suivantes, toutes lauréates de l’année précédente : Guillaume Gautier, co-fondateur de Dreaminzzz, lauréat 2017 dans la catégorie « Coup de Cœur », Alexis Hernot, fondateur de Calmedica, lauréat 2017 dans la catégorie « Meilleur Espoir » et Bertrand Le Conte de Poly, P.-D.G. de LLtech, lauréat 2017 dans la catégorie Prix de l’Innovation.

    À la réception du prix, Pauline d’Orgeval, cofondatrice et P.-D.G. de Deuxièmeavis.fr, a déclaré : « Ce prix est une magnifique récompense pour toute l’équipe Deuxièmeavis.fr. Avec deuxièmeavis.fr, nous avons la conviction d’apporter une solution à de très nombreux patients et d’avoir un impact fort sur leur parcours de soin. La généralisation du deuxième avis médical représente une avancée incontestable pour tous. Grâce aux partenariats que nous avons signés avec des complémentaires santé de premier plan, nous en prenons le chemin. »

    Scientifeet et Bipsoin également récompensés

    Trois prix au total ont été décernés. Scientifeet a reçu le prix de l’innovation pour sa solution de conception et fabrication de semelles orthopédiques imprimées en 3D, qui permettent une meilleure personnalisation et un gain de temps pour les podologues. La société a été récompensée pour avoir eu l’idée d’apporter une nouvelle technologie dans l’orthopédie, un métier considéré comme artisanal.

    Bipsoin a été désigné meilleur espoir du concours. Il s’agit d’une plateforme de mise en relation entre les personnels de la santé et du médico-social, public comme privé, et les employeurs du secteur, qui leur permet de recevoir et de poster des offres de vacations. 

  • Appel à projets de Janssen : empowerment et innovations technologiques au service de l’autonomie

    Janssen, via son fonds de dotation pour l’innovation en santé, Janssen Horizon, a annoncé le 2 octobre 2018 le lancement de son 3e appel à projets visant à financer des projets de jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales notamment sur la thématique des pratiques de soin centrées sur l’autonomie et l’émancipation du patient.

    Face à la transformation du système de santé, Janssen Horizon souhaite s’intéresser à la façon dont l’innovation peut être plus utile et plus juste et contribuer à l’autonomie du patient autour des trois axes suivants :
    • l’usage et l’acceptabilité des innovations technologiques pour la prise en charge et le suivi du patient ;
    • le patient et le pouvoir d’agir dans le cadre de la recherche clinique et du parcours de soins;
    • les conditions et les limites de l’empowerment ou « capacitation du patient ».

    Les candidatures doivent être soumises du 2 octobre 2018 au 12 novembre 2018 à minuit.

    Janssen Horizon, engagé pour des innovations « justes »

    Le comité scientifique du fonds de dotation Janssen Horizon s’est réuni le 2 octobre 2018 et a pris la décision de lancer son 3 appel à projets dans le secteur des sciences humaines et sociales intitulé « Allier les sciences humaines, sociales et médicales pour accélérer l’innovation ».

    Janssen Horizon œuvre pour encourager des partenariats originaux mêlant les apports des sciences biologiques à ceux des sciences humaines et sociales. « En mobilisant toutes ces compétences, nous voulons ainsi participer à l’émergence d’une innovation plus utile et plus juste », précise Emmanuelle Quilès, présidente du fonds Janssen Horizon.

    Le fonds Janssen Horizon soutient des projets en recherche translationnelle et en sciences humaines et sociales appliquées à la santé, dans cinq aires thérapeutiques :

    • l’oncologie ;
    • les hémopathies malignes ;
    • les maladies auto-immunes ;
    • les neurosciences ;
    • la psychiatrie ;
    • les maladies infectieuses. 

    Appel à projets autour du patient et du transfert des soins vers le domicile et des technologies comme moyen de soigner

    Selon Janssen Horizon, la tendance actuelle des systèmes de santé à la réduction de coûts d’hospitalisation et de déplacement ainsi que celle au transfert du soin au domicile des patients présentent des intérêts médicaux, mais soulèvent également des problèmes éthiques et déontologiques

    Ces évolutions médicales sont susceptibles de transformer la relation de soin et le statut du patient, et de ce fait rendent indispensable une nouvelle alliance entre médecine et humanités complémentaire de celle entre médecine et sciences.

    À travers les projets qui seront sélectionnés et financés, il s’agit de s’intéresser, d’une part, au pouvoir d’agir du patient, son « empowerment », et d’autre part, à l’usage de nouvelles technologies en tant que dispositifs de soins.

    Cet appel à projets porte sur 3 axes différents. 

    Axe 1 : usage et acceptabilité des innovations technologiques pour la prise en charge et le suivi du patient

    Cet axe recouvre notamment :

    • la place de la e-santé sur la prise en charge et le suivi des patients, et son acceptabilité ;
    • les systèmes d’information de santé, la sécurité de l’information médicale, l’utilisation des données médicales à des fins de recherche pour le bénéfice des patients ;
    • modélisation et simulation d’actes chirurgicaux simples à domicile (biomécanique, réalité virtuelle, environnements immersifs,etc.) ;
    • dispositifs médicaux utilisés par le patient et dispositifs implantables ;
    • robotique médicale et d’assistance chez le patient.

    Axe 2 : le patient et le pouvoir d’agir 

    2.1 Acteurs de la recherche et du développement thérapeutique :

    • l’implication des patients dans la décision, la rédaction et la mise en place de protocoles de recherche clinique (exemples des protocoles de recherche dans l’infection à VIH, les maladies rares) ;
    • la participation de volontaires à des cohortes épidémiologiques nationales afin de mieux comprendre les signatures précoces biologiques de maladies complexes (maladies neuro-dégénératives, cancers, etc.), et mieux les prévenir.

    2.2 Acteurs du parcours de soins:

    • études des programmes de soutien aux populations vulnérables ;
    • questionnement de l’éducation thérapeutique et de ses acteurs.

    Axe 3 : les conditions et les limites de l’empowerment – pouvoir et contre-pouvoir 

    Modalités de soumission et critères d’éligibilité

    Les jeunes chercheurs peuvent déposer leurs projets sur le site : www.janssenhorizon.com. Des inforamtions complémentaires peuvent être trouvées sur ce site et la soumission du dossier se fait via le portail qui y est hébergé : https://www.janssenhorizon.org/login.

    Les conditions d’inscription sont les suivantes :

    • Le projet doit être conforme à la Charte des candidats commune aux appels à projets et aux candidatures spontanées ;
    • Le dossier doit faire entre 20 pages (minimum) et 25 pages (maximum) ;
    • Recherche menée en France et par de jeunes chercheurs ;
    • Dossier de candidature à remplir et lettre de soutien d’un mentor à joindre ;
    • Les projets peuvent s’étaler sur une durée de 24 à 36 mois sachant qu’une dérogation d’une année par congés de maternité, congés parental, congés longue maladie peut être accordée ;
    • Le porteur de projet s’engage à fournir une attestation sur l’honneur détaillant les financements obtenus et/ou sollicités, l’identité des financeurs sollicités et les montants ;
    • Les soutiens demandés peuvent aller de 50 000 à 150 000 euros.

    Les critères principaux d’évaluation des dossiers reçus sont les suivants :

    • Innovation
    • Faisabilité
    • Besoin médical important
    • Réputation de l’équipe projet
    • Méthodologie

    Néanmoins, le comité se réserve le droit d’ajouter d’autres critères en cours d’évaluation.

  • AG2R La Mondiale lance ALM innovation, son nouveau fonds d’investissement dédié à l’innovation

    ALM innovation est le nom du nouveau fonds d’investissement lancé le 4 octobre 2018 par AG2R La Mondiale afin de financer l’innovation, la recherche et le développement dans les domaines qui feront l’assurance et la protection sociale de demain, à savoir la e-santé, la fintech, l’assurtech ou l’efficacité opérationnelle.

    Dix millions d’euros seront consacrés aux partenariats avec des start-ups des domaines mentionnés afin d’accélérer la transformation du groupe.

    Cette initiative fait partie de la stratégie d’investissement d’AG2R La Mondiale qui a prévu d’injecter 15 millions d’euros dans le digital et l’innovation.

    Une transformation reposant sur une stratégie de partenariats avec des start-ups

    AG2R La Mondiale souhaite accélérer sa transformation en s’associant aux jeunes entreprises innovantes en phase d’accélération (a minima série A) ayant des activités en e-santé, en fintech, en assurtech ou encore en efficacité opérationnelle.

    Un fonds à vocations franco-européenne

    « Ce fonds est une des composantes de notre ambitieux plan d’investissement dans le digital et l’innovation. Il a vocation à compléter nos investissements dans des fonds de private equity dont la part allouée au capital innovation représente 15 millions d’euros par an », souligne David Simon, membre du comité exécutif de l’entreprise en charge des finances, des investissements et des risques.

    Les fonds chapeautés par AML innovation pourront être mobilisés après une première phase de collaboration avec la start-up dont l’objectif est de confirmer l’intérêt des clients et la robustesse du partenariat.

    Les investissements pourront aller de 300 000 euros à 1 million d’euros en fonds propres. AG2R La Mondiale souhaite une prise de participation au capital des start-ups qui soit minoritaire mais à la suffisante pour lui donner le droit de participer à la gouvernance de ces dernières.

    « L’approche retenue consiste à combiner investissement financier et collaboration de proximité dans la durée en associant nos expertises respectives. AG2R La Mondiale entend donc s’impliquer à la fois financièrement et opérationnellement auprès des start-ups qui seront sélectionnées », précise Emmanuelle Saudeau, membre du comité exécutif de l’entreprise en charge du digital, de la relation client, du marketing et de la communication.

  • Axa et la région des Hauts-de-France ouvrent un espace de téléconsultation dans le Pas-de-Calais

    L’assureur Axa et la région des Hauts-de-France ont annoncé le 3 octobre 2018 par communiqué l’ouverture d’un espace de téléconsultation dans la clinique spécialisée en soins de proximité et en chirurgie ambulatoire de Marconne, une commune de 1 000 habitants du Pas-de-Calais touchée par une pénurie de médecins. Le service sera lancé en janvier 2019.

    Concrètement, le patient pourra prendre un rendez-vous pour une consultation vidéo via internet ou par téléphone. Ensuite, il devra se rendre dans l’espace dédié de la clinique – équipé d’outils connectés tels qu’un stéthoscope, un tensiomètre et un otoscope -, où un infirmier libéral indemnisé le guidera pendant la consultation.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat signé le 3 octobre 2018 par Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Thomas Buberl, directeur général du groupe AXA et Jacques de Peretti, P.-D.G. d’AXA France, dont l’objectif est de proposer « des solutions nouvelles, utiles et concrètes pour les habitants et les entreprises » dans 4 domaines clés : le développement de la télémédecine, la santé et le bien-être des TPE/PME, les emplois numériques et la cybersécurité des entreprises.

    Fonctionnement du dispositif

    • Le patient prendra rendez-vous par internet ou par téléphone et se présentera à la clinique à l’horaire convenu.
    • Il sera accueilli par l’infirmier, qui établira la connexion avec le médecin : ce dernier s’assurera du consentement du patient à une téléconsultation.
    • Le médecin pratiquera la consultation en ligne avec l’aide des outils connectés à sa disposition (stéthoscope, otoscope,tensiomètre…), manipulés par l’infirmier. Il échangera ensuite avec son patient pour établir son diagnostic.
    • Le médecin pourra établir une ordonnance (médicaments/examens complémentaires) et éditer une feuille de soin.

    Les patients ont la possibilité de réaliser la téléconsultation avec leur médecin traitant ou avoir accès à un médecin téléconsultant, à condition qu’il exerce dans les Hauts-de-France. Ils pourront par ailleurs effectuer une téléconsultation avec un médecin Axa Assistance si aucun praticien n’est disponible dans la région.

    Un parcours de soins coordonné

    Le dispositif, co-établi avec la communauté de communes des Sept Vallées – dont Marconne fait partie -,  s’inscrit en « conformité du parcours de soins coordonné », indique le communiqué. « Soit le patient consultera son médecin traitant, soit le médecin téléconsultant enverra un compte-rendu au médecin traitant (avec accord du patient), soit il sensibilisera le patient au parcours de soin coordonné. »

    Les téléconsultations seront à terme assurées à la maison de santé

    « On voulait un endroit neutre, la clinique nous semblait bien adaptée, explique le Dr Jean-Charles Boubert, médecin généraliste et président du directoire de l’établissement de Marconne (source : Le Quotidien du médecin). Pour l’instant, nous accueillons cet espace mais à terme, les téléconsultations devraient avoir lieu dans la maison de santé (MSP) qui devrait être construite par la communauté de commune sur le même site que le nôtre. »

    En attendant, la clinique recevra une indemnité pour l’usage de ces locaux. Son montant n’a pas encore été défini.

    Axa mise sur la téléconsultation depuis 2015

    En 2015, Axa a été le premier assureur à proposer l’accès à un médecin via téléconsultation 24 heures sur 24 et 7 jour sur 7. Jacques de Peretti, P.-D.G. d’Axa France, a par la suite confirmé l’arrivé de cabines de téléconsultation pour ses entreprises clientes en janvier 2018.

  • Inde : la e-pharmacie Netmeds acquiert l’appli de téléconsultation JustDoc pour étoffer son offre

    La pharmacie en ligne indienne Nedmeds Marketplace vient d’acquérir l’application de téléconsultation JustDoc – dirigée par le groupe Godel Technologies, basé à Bangalore (Inde) -, a annoncé cette dernière dans un communiqué publié le 27 septembre 2018. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.

    Netmeds intègrera l’équipe de JustDoc, inclura sa technologie à sa gamme de solutions et lancera prochainement une nouvelle offre, précise le communiqué.

    À l’heure actuelle, NetMeds permet aux utilisateurs de commander leurs médicaments en ligne en téléchargeant leurs prescriptions – dont la validité est vérifiée par une équipe de pharmaciens qualifiés ; l’entreprise propose également des produits en vente libre ainsi qu’une application de stockage de dossiers de santé électroniques.
    Avec ce rachat, elle marque son entrée dans le domaine des diagnostics, au sein duquel la société prévoit de proposer des services de conseil de bout en bout dans les secteurs de la santé, du lifestyle et du conseil aux patients.

    Netmeds élargit son réseau de médecins

    « L’acquisition de JustDoc [nous] apporte un réseau étendu et expérimenté de médecins, qui viendra parfaitement compléter notre gamme de produits et services à ce stade de notre plan de croissance », a déclaré Pradeep Dadha, fondateur et P.-D.G. de NetMeds.

    JustDoc est la deuxième application de santé rachetée par la société

    Cette opération est la deuxième acquisition de la e-pharmacie indienne. En novembre 2016, elle avait racheté l’application Pluss, qui propose une livraison de médicaments très localisée à Dehli.

    Netmeds a levé plus de 86 M € entre 2015 et 2018

    Fondé en 2010, Netmeds dispose de huit centres de distribution, situés à Chennai, à Bangalore, à Hyderabad, à Delhi, à Pune, à Ahmedabad, à Raipur et à Kochi, avance la société. Elle prétend fournir des médicaments sur ordonnance et des produits de soins à plus de 300 000 patients en Inde, et, selon sa direction, aurait connu une croissance à deux chiffres chaque mois depuis sa création.

    Dans le cadre de sa dernière levée de fonds, la société a recueilli en septembre 2018 35 millions de dollars américains (30,4 M €) dans un tour de financement de série C mené par Daun Penh (Cambodia) Group (DPCG), un conglomérat d’entreprises d’Asie du Sud-Est, et des investisseurs historiques.

    En octobre 2017, elle avait levé 14 millions de dollars US (12,2 M €) auprès de l’entreprise d’investissement Tanncam Investment et de la société de capital risque Sistema Asia Fund après avoir réalisé un tour de table de 50 millions de dollars (43,5 M €) en 2015, mené par Orbimed, une société de capital risque internationale centrée sur le secteur de la santé, et par les investisseurs existants MAPE Advisory Group et le fonds d’investissement familial Dadha.

  • La 2e session du DU santé connectée de Paris Diderot et de l’AP-HP sera tournée vers l’international

    L’université Paris Diderot et le Centre de responsabilité santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP) lanceront le 26 octobre 2018 une deuxième session du diplôme universitaire (DU) «  enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée », ouvert par les deux partenaires en septembre 2017 (voir article en lien ci-contre). Cette nouvelle année de formation sera tournée vers l’international, indiquent les responsables du DU, qui cherchent à mettre en place un diplôme franco-canadien.

    Autre information, les ateliers pratiques seront renforcés à travers la découverte du fonctionnement d’un objet connecté ou une initiation à l’électronique et au codage informatique ainsi que la production d’une émission de télé intitulée « Pour une meilleure santé connecté ».

    Les cours, essentiellement délivrés en ligne, débuteront le 21 janvier 2019. Il est possible de faire une demande d’inscription à l’université Paris Diderot en suivant le lien ci-contre.

    En dehors de cette activité pédagogique, l’équipe à l’origine du DU « e-santé » va s’impliquer dans plusieurs projets de recherche au sein de l’unité Inserm U1148, dirigée par le Dr Didier Letourneur, expert en imagerie moléculaire et en nanomédecine.

    Un DU à visée internationale

    122 étudiants s’étaient inscrits à la première session

    La première session du diplôme universitaire (DU) comptait 122 étudiants, répartis en 31 projets. 60 % des inscrits étaient des soignants, dont 20 % étaient issus du secteur paramédical, 20 % des personnes provenant de l’administration des établissements de santé et 15 % des étudiants en médecine, précise le Dr Boris Hansel, codirecteur du DU (source : APM International). Le reste des « élèves » était composé d’entrepreneurs et de juristes.

    Des Canadiens intégrés au comité pédagogique

    « Notre formation va maintenant s’adresser à des personnes vivant hors de la métropole », a indiqué le Pr Patrick Nataf, le deuxième responsable du diplôme (source : APM International), soulignant qu’avaient déjà été intégrés au sein du comité pédagogique des « collègues canadiens ». « Nous travaillons ainsi à la mise en place d’un diplôme franco-canadien », a-t-il précisé.

    Présentation de la formation

    • Responsables : le Dr Boris Hansel (spécialités : endocrinologie, diabétologie, métabolisme et nutrition) et le Dr Patrick Nataf (spécialités : chirurgie cardiaque), pratiquant à l’hôpital Bichat-Claude Bernard (AP-HP).
    • Durée totale : 100 heures, réparties sur une année.
    • Cible : la formation s’adresse à toutes les personnes impliquées dans le développement, la commercialisation, l’évaluation et le déploiement de programmes de e-santé, notamment les soignants et les ingénieurs.
    • Lieux de la formation : Université Paris Diderot, site Villemin, 10, avenue de Verdun, 75010 Paris.

    Les tarifs de la formation sont disponibles via le lien ci-contre.

    Objectif de la formation : « être capable de participer au développement et/ou au déploiement d’une solution de santé connectée », est-il précisé sur le site officiel de l’université.

    Contenu de la formation

    Organisation :

    Début des enseignements : 21 janvier 2019.

    En plus de l’enseignement en ligne (e-learning), des journées présentielles seront organisées en janvier (1 jour), en avril (2 jours) et en octobre (1  jour et demi).

    Des projets tutorés feront par ailleurs l’objet d’un mémoire.

    Dates des examens :

    Octobre 2019

    Contenu et enseignements :

    Le programme est divisé en cinq temps :

    • 1. les bases de la e-santé ;
    • 2. travaux pratiques « objet connecté en pratique » ;
    • 3. rencontres universitaires de santé connectée ;
    • 4. construire un projet de e-santé de A à Z ;
    • 5. présentation des travaux tutorés.

    L’ensemble du programme prévisionnel 2018-2019 est disponible via le lien ci-contre.