Articles

  • KidneyX, un partenariat public-privé américain pour combattre l’insuffisance rénale valant 1,9 M€

    Le gouvernement américain et l’American Society of Nephrology (ASN) associés dans le cadre d’un partenariat public – privé ont annoncé le lancement d’un appel à porjets afin de transformer les traitements traditionnels des maladies rénales et de l’insuffisance rénale. Il s’agit d’une annonce du ministère de la santé américain (U.S. Department of Health and Human Services) en date du 28 septembre 2018.

    Avec un soutien financier de 1,9 millions d’euros (2,26 millions de dollars) du gouvernement américain, le projet « KidneyX », du nom du fond associé, doit contribuer à développer la commercialisation de technologies de rupture en néphrologie pour réduire le nombre de patients nécessitant le recours à la dialyse.

    Les champs couverts par KidneyX :

    • le diagnostic des maladies rénales;
    • les techniques de mesure à domicile d’indicateurs comme la fonction rénale en temps réel;
    • la dialyse de demain: rein artificiel implantable, rein bio-artificiel;
    • l’ingénierie tissulaire pour les accès vasculaires;
    • les thérapeutiques: traitement visant à ralentir, bloquer, voire guérir les maladies rénales;
    • les outils centrés sur les patients : dossiers digitaux, applications de gestion de la maladie rénale, nutrition, etc.

    Octobre 2018: lancement de la première étape « Re-designer la dialyse » 

    L’opération se déroulera en deux phases:

    • La première phase, d’octobre à février 2019, permettra l’attribution de 15 prix de 64 800 euros (75 000 dollars) chacun, à des projets permettant de reproduire de façon plus efficace que la dialyse les différentes fonctions d’un rein normal;
    • La seconde phase, d’avril 2019 à janvier 2020, récompensera de trois prix de 432 500 euros (500 000 dollars) chacun la réalisation des prototypes correspondants.

    Chiffres clés des maladies rénales aux États-Unis

    • 12 heures: temps moyen de traitement hebdomadaire en hémodialyse par un malade;
    • 100 000: nombre d’Américains débutant un traitement par dialyse chaque année;
    • 40 millions: nombre d’Américains adultes diagnostiqués d’une maladie rénale chronique par an;
    • 13: nombre de patients décédés chaque année dans l’attente d’une transplantation rénale.
  • Data : les plateformes de télémédecine régionales

    Une semaine après l’officialisation des actes de téléconsultation en France, le 15 septembre 2018, Health & Tech Intelligence a répertorié toutes les plateformes de télémédecine des différentes agences régionales de santé (ARS), des dispositifs portés par les groupements de coopération sanitaires concernés (GCS).

    Du côté des éditeurs-fournisseurs, Maincare domine largement le marché mais d’autres sociétés telles que Acetiam (MNH Group) et Inovelan (Agfa Healthcare) sont aussi présentes.

    Par ailleurs, il existe quelques spécificités dans les régions suivantes :
    Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) : appel à projets en cours pour accompagner et soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en PACA ;
    Corse : l’URPS-ML travaille actuellement sur un cahier des charges pour une plateforme de télémédecine (nom : Alta Strada / éditeur : Sesin) qui rentrera en expérimentation dans les semaines à venir ;
    Martinique, Guadeloupe et Guyane : les trois régions se partagent une plateforme d’imagerie interrégionale (Imag).

    Le tableau et la cartographie dynamique répertoriant les plateformes de télémédecine régionales existantes sont disponibles via ce lien.

  • Les plateformes de télémédecine régionales

    Une semaine après l’officialisation des actes de téléconsultation en France, le 15 septembre 2018, Health & Tech Intelligence a répertorié toutes les plateformes de télémédecine des différentes agences régionales de santé (ARS), des dispositifs portés par les groupements de coopération sanitaires concernés (GCS).

    Du côté des éditeurs, Maincare domine largement le marché mais d’autres sociétés telles que Acetiam (MNH Group) et Inovelan (Agfa Healthcare) sont aussi présentes.

    Par ailleurs, il existe quelques spécificités dans les régions suivantes :
    Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) : appel à projets en cours pour accompagner et soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en PACA ;
    Corse : l’URPS-ML travaille actuellement sur un cahier des charges pour une plateforme de télémédecine (nom : Alta Strada / éditeur : Sesin) qui rentrera en expérimentation dans les semaines à venir ;
    Martinique, Guadeloupe et Guyane : existence d’une plateforme d’imagerie interrégionale (Imag).

    PACA : un appel à projets en cours

    Le 31 juillet 2018, l’ARS PACA a lancé un appels à projets portant sur le « développement régional des activités de télémédecine au bénéfice des personnes privées de liberté, des patients résidant en structure médico-sociale, des patients atteints de maladie chronique ou des prises en charge en psychiatrie infanto-juvénile ».

    Patients ciblés :

    Accompagner et soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en région Paca et prioritairement :

    • les téléconsultations ou les télé-expertise au profit :
      • des patients privés de liberté, (y compris prise en charge psychiatrique) ;
      • des patients résidents en structure médico-sociale ;
      • des prises en charge en psychiatrie infanto-juvénile.
    • la télésurveillance au profit de patients atteints de maladie chronique.

    Porteurs de projets :

    Les porteurs suivants peuvent être bénéficiaires des aides allouées à cet appel à projet :

    • les établissements de santé ;
    • les établissements médicaux-sociaux ;
    • les regroupements de professionnels de santé.

    Modalités de candidature :

    Les dossiers de candidature sont à adresser par voie électronique aux formats PDF et DOC à          ARS-PACA-TELEMEDECINE@ars.sante.fr.  Un accusé de réception sera systématiquement adressé aux porteurs de projet.

    Les candidatures devront parvenir à l’ARS avant le mercredi 31 octobre 2018, 12h00.

    Toute demande d’information complémentaire est  à adresser à l’adresse suivante :

    ARS-PACA-TELEMEDECINE@ars.sante.fr.

    Corse : une plateforme en test d’ici quelques semaines

    « Nous avons un retard important sur le déploiement du GCS e-santé en Corse (nommé dorénavant GRADeS) ce qui ne nous a pas permis de déployer ce type de plateforme », explique à H&TI Alain Husselstein, responsable du service « systèmes d’information » de l’ARS de Corse.

    Il précise cependant que tous les projets opérationnels en télémédecine de l’ARS (AVC, dermato, ECMO) sont articulés autour de la plateforme de télémédecine du portail régional de PACA, porté par le GIP e-santé ORU PACA.

    Par ailleurs, « l’URPS-ML de Corse travaille actuellement sur un cahier des charges pour une plateforme de télémédecine qui rentrera en expérimentation dans les semaines à venir, souligne Alain Husselstein. La plateforme se nomme « Alta Strada » et l’industriel porteur du dispositif est Sesin. L’ARS soutien ce projet dans le cadre des travaux menés sur la télémédecine, et nous sommes en attente du livrable final. »

    Martinique, Guadeloupe et Guyane : une plateforme interrégionale

    Les trois régions Martinique, Guadeloupe et Guyane ont déployé depuis 2015 une plateforme d’imagerie interrégionale (Imag), « offrant des services de télé-imagerie venant compléter l’offre de télémédecine existante », indique à H&TI Stéphanie Charles, chargée de communication à l’ARS Martinique.

    Stéphanie Charles détaille : « Cette plateforme a été abondée de 75 000 nouveaux examens d’imagerie en Martinique uniquement sur le premier semestre 2018. Ces examens sont accessibles via un portail sécurisé tant pour la collaboration ville/hôpital qu’aux usagers eux-mêmes. Dans un contexte de pénurie de radiologues, Imag permet notamment l’organisation de la permanence des soins les soirs et les week-ends au CHU de Martinique, ainsi qu’une densification des collaborations médicales dans la prise en charge de patients avec la Guyane en particulier et quelques établissements franciliens.
    L’année 2019 s’annonce très prometteuse en raison d’un renforcement des usages actuels de télémédecine, de la généralisation de la plateforme d’imagerie IMAG auprès des producteurs d’imageries médicales, et de l’apparition de nouveaux usages tels que le dépistage organisé du cancer du sein et le programme de promotion et de suivi du dépistage de la rétinopathie diabétique porté par le GCS Caraïbes. »

  • Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 : 6 start-ups françaises embarquées

    Bpifrance, Business France et Medicen Paris Région ont annoncé le 8 octobre 2018 par communiqué l’organisation de la troisième édition du French Tech Tour Healthcare Israël (FFT Healthcare). 

    Il s’agit d’un programme d’accompagnement visant à aider le développement de six start-ups et à leur présenter de nouveaux partenariats. 

    Dans ce cadre, les start-ups doivent suivre trois objectifs :
    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale ;
    • accroitre leur notoriété sur le marché israélien ;
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international.

    Les six start-ups sélectionnées sont les suivantes :
    • Ecrins Therapeutics ;
    • Feeleat ;
    INEON Free ;
    Oregon Therapeutics ;
    Safe Santé ;
    Wandercraft.

    Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018

    Présentation

    « Nous sommes ravis de la poursuite de cette initiative pour la troisième année consécutive, qui témoigne de la qualité de ce programme et de la valeur ajoutée apportée par Medicen et Cap Digital aux entrepreneurs et PMEs qui intègrent l’international dans leur développement. Nous souhaitons d’ailleurs accueillir dans le cadre de l’année croisée France-Israël une future délégation israélienne et promouvoir ainsi l’excellence française en matière d’innovation en santé », a déclaré Stéphane Roques, délégué général de Medicen Paris Region (communiqué).

    L’édition 2018 du FFT Healthcare Israël s’inscrit dans le cadre de la saison croisée France-Israël, qui a pour vise à montrer « la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines scientifiques et de renouveler le regard que portent les français sur Israël et les israéliens sur la France ». Elle cherche ainsi à encourager les coopérations et à promouvoir la rencontre entre la « start-up nation » et la French Tech.

    Composition et objectifs du programme

    L’accompagnement durera trois mois pour les start-ups, comprenant notamment une journée de « bootcamp » dans les locaux de Bpifrance et une semaine d’immersion en Israël du 25 au 30 novembre 2018. Les objectifs des start-ups tout au long du programme seront de : 

    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale. Les lauréats participent à une journée de formation à la culture et la pratique des affaires en Israël et d’initiation à l’exercice du pitch. Ils bénéficient par ailleurs d’un pré-diagnostic de protection de la propriété industrielle, dispensé par des experts de l’INPI.
    • accroitre leur notoriété sur le marché Israélien. Les lauréats seront immergés au sein d’un écosystème dynamique et rencontreront des acteurs tels que des accélérateurs et des incubateurs technologiques (Sanara Ventures, Trendlines Medical, FutuRx…) et participeront à des rencontres avec des entrepreneurs et des géants du secteur.
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international. Le French Tech Tour Healthcare Israël souhaite permettre aux start-ups de nouer des partenariats, initier des contrats et faire émerger des projets collaboratifs de R&D, couplés à des perspectives commerciales. 

    Sur le développement international des start-ups, voici ce que Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance déclare :

    « Le développement à l’international des entreprises comme levier de croissance est au cœur de la stratégie de Bpifrance. Le French Tech Tour Healthcare est un programme d’immersion complet offrant la possibilité aux startups de se rapprocher des grands acteurs israéliens sur ce secteur et [permettant ainsi] aux entreprises d’accroitre leur notoriété et de saisir les premières opportunités commerciales pour se lancer sur ce marché à très fort potentiel. »

    Les start-ups

    Les six start-ups ont été choisies par un jury composé des membres suivants :

    • Yuval Almougy, Trendlines Medical,
    • Ido Kaminsky, FutuRx,
    • Lorena Cabrera, Business France,
    • Marielle Mailhes, Innobio Bpifrance,
    • Véronique Frechin, Wehealth Servier,
    • Antoine Pau, Truffle Capital,
    • Frédéric Scaerou, Ipsen Innovation,
    • Elie Lobel, Orange Healthcare.

    Les six start-ups sélectionnées pour le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 sont : 

    Organisateurs

  • Etude : un algorithme parvient à diagnostiquer les différents états de conscience grâce à un EEG

    Des chercheurs français de l’INRIA, de l’ICM (Institut du cerveau et de la moelle épinière) et du NeuroSpin associés à des chercheurs des Universités de Liège et Buenos Aires ont mis au point un algorithme de machine-learning pour développer un outil permettant de diagnostiquer les états de conscience. Les résultats de leur étude* publiée le 4 octobre 2018 dans la revue Brain montrent que des marqueurs de l’activité cérébrale extraits d’électroencéphalogrammes sont de bons marqueurs de l’état de conscience et qu’ils peuvent être identifiés de manière fiable, économique et automatique avec l’apprentissage automatique.

    Distinguer l’état végétatif de l’état de conscience minimale représente un défi majeur pour les spécialistes des neurosciences. Or, ce diagnostic compliqué qui nécessite souvent le recours à des examens complémentaires de neuro-imagerie fonctionnelle n’est pas sans conséquence pour la prise en charge de ces patients qui ont connu une période de coma. Des outils ont certes été développés ces dernières années mais ils ne sont disponibles que dans quelques centres experts.

    Le machine-learning au service des états de conscience 

    Des chercheurs français de l’Inria, du Neurospin, de l’ICM (Institut du cerveau et de la moelle épinière) ainsi que des chercheurs de l’université de Buenos Aires/Sorbonne Université ont eu l’idée de développer une autre technique. En fait, des découvertes récentes suggèrent que de multiples marqueurs de l’activité cérébrale extraits de l’électroencéphalogramme (EEG) pourraient repérer les différents états de conscience du cerveau humain. En outre, il a été constaté que l’apprentissage automatique optimisait leur capacité à discriminer ces différents états de conscience dans la pratique clinique. Cependant, on ignore pour le moment à quel point ces marqueurs EEG sont fiables face à la variabilité du signal. Ce dernier dépend des configurations EEG, des protocoles EEG et des sous-populations de différents centres rencontrés dans la pratique.

    28 biomarqueurs pour un algorithme

    Les auteurs de l’étude publiée dans la revue Brain le 4 octobre ont donc analysé 327 enregistrements présentant des troubles de la conscience (148 étaient en état végétatif et 179 en état de conscience minimale) ainsi que 66 témoins sains. L’outil diagnostic appelé « DoC-Forest » (DoC pour Disorder of Consciousness et Forest du nom de l’algorithme utilisé) est construit à partir des données cliniques de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Les chercheurs « ont compilé des biomarqueurs EEG de la conscience avec différents modalités de capteurs et d’enregistrement et ils les ont combinés grâce à un algorithme de machine-learning », indique l’Inria dans un communiqué de presse. Quelque 28 biomarqueurs ont été extraits. DoC-Forest a ensuite été testé dans différentes conditions, sur plusieurs jeux de données, afin de savoir si le diagnostic reste fiable dans n’importe quel centre dans le monde.

    Des résultats robustes

    L’algorithme s’est révélé performant et robuste. « Nous mettons en évidence le fait que le modèle multivarié, combinant plusieurs caractéristiques, est particulièrement robuste lorsque différentes configurations EEG sont utilisées pour entraîner le dispositif grâce au machine-learning, » a déclaré Denis Engemmann (Inria Saclay/CEA NeuroSpin), premier auteur de l’étude. La performance de l’outil s’est révélée identique qu’elle que soit la situation clinique (anoxie, AVC, traumatisme crânien). Cependant, les résultats étaient un peu inférieurs en cas de traumatisme crânien, suggérant une plus grande hétérogénéité dans ce groupe.

    Un outil accessible au plus grand nombre

    Les auteurs estiment qu’en utilisant un algorithme de classification robuste, il est possible de généraliser l’utilisation d’un tel outil. D’autant que des enregistrements de courte durée et quelques 16 électrodes suffisent à discriminer les différents états de conscience. « DoC-Forest » sera accessible à tous les patients internationalement. Les travaux futurs devront démontrer si le modèle proposé peut être généralisé à d’autres scénarios de perte de conscience, tels que le sommeil ou l’anesthésie.

     

  • Le 5ème Congrès européen d’e-cardiologie et de e-santé organisé par la RSC, les 29-30/10/18 à Moscou

    La Russian Society of Cardiology, l’Université de Sechenov et le Projet 5-100 du Ministère des sciences et de l’enseignement supérieur de la Fédération de Russie organisent cette année le 5ème Congrès européen d’e-cardiologie et de e-santé du 29 au 30 octobre 2018 à Moscou. 

    Le congrès abordera la thématique suivante : « Connecter les cliniciens à la technologie afin d’œuvrer pour la santé au quotidien ». 

    Les inscriptions à l’événement peuvent être réalisées via le lien ci-contre. 

    Programme

    Lundi 29 octobre 2018 :

    08.00-09.00

    Accueil

    09.00-09.30

    Discours de Bienvenue:

    • Petr GLYBOCHKO,
    • Dmitry MOROZOV,
    • Konstantin NOSKOV,
    • Veronika SKVORTSOVA,
    • Denis MANTUROV

    09.30-11.30 : Sessions Plénières

    09.30-09.35

    La santé numérique : un challenge global

    Hugo SANER, Suisse 

    09.35-09.40

    Université de Sechenov – En route vers la médecine digitale

    Philipp KOPYLOV, Russie 

    09.40-10.00

    Transition numérique en cardiologie: du e-learning à l’hôpital intelligent

    Eugene SHLYAHTO, Russie

    10.00-10.20

    E-cardiology et e-santé : La perspective européenne

    Nico BRUINING, Pays-Bas

    10.20-10.40

    Comment la santé numérique va-t-elle changer la santé ? 

    Harold WOLF, États Unis

    10.40-11.00

    Surveillance à distance de la pression artérielle dans le monde et en Russie

    Segey BOYTSOV, Russie

    11.00-11.20

    Le rôle de l’électrocardiographie non invasive dans le diagnostic et le traitement des arythmies

    Amiran REVISHVILLI, Russie

    11.20-12.00

    Pause café  

    Le Congrès est ensuite constitué de différents ateliers en simultané. La suite du programme détaillé en anglais est disponible dans les fichiers à télécharger ci-contre.

    Organisateurs

  • RIA

    Research and Innovation Actionnull

  • EEN

    Enterprise Europe Networknull

  • Présentation des lignes d’appels à projets 2019 « digital transformation in health and care » (H2020)

    À l’occasion d’un webinaire organisé le 4 octobre 2018, le Point de contact national (PNC) Santé a présenté les lignes d’appels à projets 2019 sur la thématique « digital transformation in health and care », du défi européen « santé, changement démographique et bien-être » Horizon 2020 (H2020). Les deux intervenants se sont plus particulièrement concentré sur les appels de la Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG Cnect) :

    SC1-DTH-01-2019 : Big data and Artificial Intelligence for monitoring health status and quality of life after the cancer treatment (Big data et intelligence artificielle pour surveiller l’état de santé et la qualité de vie après le traitement du cancer) ;

    SC1-DTH-09-2019 : Scaling up the univocal Identification of Medicinal Products (mise à l’échelle de l’identification univoque des médicaments) ;

    SC1-DTH-11-2019 : Large Scale pilots of personnalised & outcome based integrated care (Projets pilotes à grande échelle de modèles de soins intégrés personnalisés et centrés sur les résultats) ;

    DT-TDS-01-2019 : Smart and healthy living at home (Habiter à la maison de manière saine et intelligente).

    Piloté par l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), le PCN Santé est chargé de diffuser l’information et de sensibiliser la communauté de la recherche et de l’innovation aux programmes européens portant sur le secteur sanitaire.

    Structure du programme de travail 2018-2020 en santé

    Appel 1 : meilleur santé et meilleurs soins, croissance économique et système de santé durable (DG RTD)

    Non présenté dans le cadre du webinaire.

    Appel 2 : transformation numérique en santé et en soins (DG Cnect)

    • L’idée est d’ »autonomiser » le citoyen, le faire participer et être acteur de sa propre santé en utilisant les outils numériques à disposition afin de proposer des modèles de soins numériques mais aussi centrés sur le patient et la communauté.
    • Moyens : utiliser des outils de e-santé et de m-santé de manière générale ainsi que les TIC pour un vieillissement actif et en bonne santé.

    Ces appels sont encadrés par plusieurs politiques européennes, dont Connected digital single market, European cloud initiative, European Free Flow of Data initiative, Silver Economy initiative.

    Après une grande consultation citoyenne sur le sujet, 3 grandes priorités ont été dressées par la Commission européenne pour l’utilisation du numérique dans la santé :

    1. Permettre aux citoyens d’accéder à leurs données et de les échanger de manière sécurisée : accès sécurisée des citoyens aux dossiers médicaux électroniques et possibilité de partager ces dossiers avec d’autres États membres.

    APPEL EN COURS : SC1-DTH-09-2019 : Scaling up the univocal Identification of Medicinal Products  (mise à l’échelle de l’identification univoque des médicaments)

    > Budget projet : 4-6 millions d’euros.

    Description : Pour l’instant, il n’existe pas de réglementation harmonisée en Europe sur le sujet. L’idée de cet appel est de mener un travail de fond pour mettre en place des prescriptions et des ordonnances numériques afin de permettre aux patients de récupérer leurs médicaments dans n’importe quel pays européen.

    2. Pouvoir utiliser les big data pour la médecine personnalisée et améliorer la collaboration entre les acteurs de la santé.

    APPEL : SC1-DTH-01-2019 : Big data and artificial intelligence for monitoring health status and quality of life after the cancer treatment  (Big data et intelligence artificielle pour surveiller l’état de santé et la qualité de vie après le traitement du cancer)

    > Budget projet : 3-5 millions d’euros.

    Description : L’idée est de trouver une solution pour générer et gérer toutes les données issues de patients atteints de cancer afin d’éviter une rechute ou une comorbidité :

    • 1 ou plusieurs cancers ciblés, pas de prescription mais impact très important : toucher un grand nombre de patients ;
    • « after cancer treatment » : après le premier traitement, ceux qui sont « guéris » ne sont pas dans le scope ;
    • sujet très « attractif » : grande manifestation d’intérêt lors du dernier brokerage event à Oslo les 3 et 4 septembre 2018.

    3. utilisation d’outils numériques pour permettre au patient d’être autonomie et proposer des soins davantage centrés sur le patient.

    APPEL : SC1-DTH-11-2019 : Large Scale pilots of personnalised & outcome based integrated care (Projets pilotes à grande échelle de modèles de soins intégrés personnalisés et centrés sur les résultats)

    > Budget : 4-6 millions d’euros.

    Description : Utiliser des solutions numériques dans le but d’augmenter le taux d’espérance de vie en bonne santé. L’idée est notamment de développer une plateforme numérique auquel le patient et d’autres acteurs de la santé peuvent se connecter.

    Cible : les personnes vieillissante en perte de mobilité.

    Le projet peut touché entre 300 et 1 000 personnes selon le dispositif. La taille de l’effectif pour l’expérimentation de la solution doit être justifiée.

    Appel 3 : solutions numériques de confiance et cybersécurité en santé et en soins (DG Cnect)

    APPEL : DT-TDS-01-2019 : Smart and healthy living at home (Habiter à la maison de manière saine et intelligente)

    > Budget : 15-20 millions d’euros.

    Le PCN santé ne s’est pas étendu sur ce projet car l’appel sera clôturé le 14 octobre 2018.

    Description : L’idée est de développer des plateformes pour le smart living à la maison.

    Où trouver de l’aide pour le montage du projet ?

    • le PCN Santé : orientation sur les appels (lien ici) ;
    • contacter la cellule Europe de son pôle ou de sa CCI et le réseau EEN, le plus grand réseau européen dédié à l’innovation et à l’internationalisation des PME ;
    • consulter le site H2020 du ministère : rubrique « comment participer » et fiches pratiques du PCN juridique et financier.

    Il existe par ailleurs des financements d’aide au montage de réseau scientifique européen ou international (MRSEI) à destination des coordinateurs de projets européens, pilotant un consortium européen de haut niveau, issus de toutes les disciplines.

    Conseils pour le montage

    • Avoir une connaissance approfondie des textes officiels :
      • facteurs politiques ayant conduits au projet ;
      • grandes priorités de recherche ;
      • stratégie européenne de recherche ;
      • approche cross-cuting.
    • Ne négliger aucun des impacts.

    Message clé :

    Les candidats doivent définir des moyens concrets permettant de mesurer les progrès réalisés pour atteindre les impacts fixés :

    • il ne suffit pas de décrire une contribution potentielle aux impacts spécifiés dans la ligne d’appel ;
    • les candidats doivent fournir des indicateurs pour mesurer leur progrès en direction de ces impacts comparé à une ligne de base spécifique.

    Les KPI (indicateurs clés de performance) doivent être mesurables, appropriés à la spécificité du projet proposé et aux impacts ciblés ainsi que clairement décrits et documentés.

    Structure du programme Horizon 2020

    • Pilier 1 : excellence scientifique (24,4 Mds €)
    • Pilier 2 : primauté industrielle (17 Mds €)
    • Pilier 3 : défis sociétaux (29,7 Mds €), dont le défi santé, qui représente une priorité.

    4 défis pour l’Europe en santé (programme santé sous H2020) :

    • coût croisant et non soutenable des soins du fait des maladies chroniques et du vieillissement de la population ;
    • l’impact des facteurs environnementaux, dont le changement climatique, sur la santé ;
    • le spectre des maladies infectieuses ;
    • l’inégalité en santé et dans l’accès aux soins.

    6 objectifs des appels listés dans le programme H2020 :

    • intégration effective de la médecine personnalisée dans les services et les soins ;
    • combattre les maladies infectieuses et la résistance antimicrobienne ;
    • faire face aux maladies chroniques et répondre aux besoins des populations vulnérables ;
    • décoder le rôle de l’environnement sur la santé et les moyens de prévenir son impact
    • exploiter les TIC pour améliorer l’innovation dans les soins et la santé
    • renforcer l’innovation dans le secteur de la santé

    Les règles de participation aux défis sociétaux

    • Consortium : minimum 3 entités légales de 3 États membres ou États associés différents (exception pour les outils de PME – mono bénéficiaire et les actions de coordination) ;
    • toute entité légale peut participer ;
    • entités légales financées établies dans les États membres ou les États associés. Exception unique au défi « santé » : les entités des États-Unis sont financées.

    Coopération internationale : politique de la Commission européenne (CE) :

    • Toutes les lignes d’appel sont ouvertes à la coopération internationale
      • contribution financière de la CE pour le défi santé : 28 États membres, 16 pays associés, 124 pays tiers et les États-Unis ;
      • pour les autres pays tiers : mécanisme de co-financement existants : Australie, Brésil, Canada, Chine, Hong Kong et Macau, Inde, Japon, Corée du Sud, Mexique, Russie et Taïwan.
    • Certaines lignes d’appels ciblent des pays spécifiques.

    Budgets pour les défis santé dans H2020

    • 2018 : 651 millions d’euros
    • 2019 : 788 millions d’euros
    • 2020 : 698 millions d’euros

    Total : 2,137 millions d’euros pour la période 2018-2020.

  • Sanofi, le LEEM et Pacte PME lancent « Destination ETI Santé », un accélérateur de PME en santé

    Sanofi, le laboratoire pharmaceutique français dirigée par Olivier Brandicourt, le Leem, syndicat représentant l’industrie du médicament, ainsi que le Pacte PME, l’association ayant pour vocation d’accélérer les rapprochements et de stimuler toutes les collaborations possibles entre grands groupes et PME, ont lancé un accélérateur autour d’un programme de renforcement de PME ayant des activités dans la santé : Destination ETI Santé

    Deux réunions d’information à destination des start-ups candidates sont organisées les 12 et 22 octobre 2018.

     Le programme est construit sur une démarche collaborative.

    L’offre proposée

    L’accélérateur est ouvert à toutes start-ups de la e-santé moyennant un forfait à hauteur de 4 500 euros.

    L’accompagnement proposé consiste à diagnostiquer les besoins d’accompagnement prioritaires, à mettre en relation avec un collectif, à organiser des rencontres avec des experts métiers, sectoriels et des chefs d’entreprises ( PME, ETI & groupes), et des sessions autour des thèmes co-construits et co-animés avec Sanofi, le LEEM et 16 partenaires. Il s’agit de dix sessions collectives d’accompagnement parmi lesquelles seront abordées les problématiques suivantes : 

    • maîtriser les fondamentaux de la relation avec les grands comptes ;
    • protéger ses innovations et développer une stratégie de propriété intellectuelle adaptée ;
    • comprendre l’environnement administratif et réglementaire de l’entrepreneur ;
    • briser les frontières et se projeter durablement à l’international ;
    • le dirigeant en situation de croissance : comment gérer son organisation, sa communication interne et ses RH, comment accélérer sa transformation digitale, etc.

    Calendrier et format des sessions d’accélération

    • Début : jeudi 8 novembre 2018 au site Chantilly de Sanofi.
    • Durée : un an.
    • Sessions mensuelles : dans les locaux de différents partenaires en région parisiennes et dans les territoires.
    • Chaque journée est divisée en ateliers, en interventions et en retours d’expériences animés par des experts ou des chefs d’entreprises.

    Pour s’inscrire aux réunions d’information les 12 et 22 octobre 2018, il faut contacter Claire Michalet via l’adresse suivante : claire.michalet@pactepme.org.