Articles

  • L’UNPS et l’Uncam signent le nouvel Acip : les outils numériques au cœur de la stratégie à 5 ans

    L’Accord Cadre Interprofessionnel (Acip) fixant les lignes directrices des prochains accords conventionnels pour les cinq années à venir a été signé le 10 octobre 2018 entre l’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (Uncam) siège de l’Assurance Maladie.

    Il s’agit d’un cadre structurant qui définit la dynamique à poursuivre par la voie conventionnelle et qui s’articule autour de trois axes-clés :
    • le déploiement d’outils favorisant l’exercice coordonné ;
    • la généralisation de la prise en charge coordonnée des patients ;
    • la simplification des conditions d’exercice des professionnels de santé.

    Ces axes s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, Ma santé 2022, présentée le 18 septembre 2018 et qui nourrit les ambitions suivantes : conforter l’offre de soins de premier recours ; renforcer la prévention, l’efficience et la qualité de la prise en charge des patients ; améliorer l’articulation entre les établissements de santé et l’ambulatoire pour assurer la continuité des parcours des patients ; améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé.

    L’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) représentait 12 professions de santé : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens d’officine, biologistes responsables infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, audioprothésistes et transporteurs sanitaires.

    Dans l’Acip est inscrite la reconnaissance de l’importance du recours aux outils numériques comme moyens de faciliter les échanges entre professionnels de santé au service d’une prise en charge des patients de qualité.

    Accompagner le déploiement d’outils numériques favorisant l’exercice coordonné

    C’est pourquoi les deux acteurs se sont entendus sur e bien-fondé des outils suivants et leur déploiement accéléré :

    • le Dossier Médical Partagé (DMP) : un objectif de 40 millions de DMP ouverts d’ici à 5 ans a été fixé dans l’Acip. Les professionnels de santé sont invités à y intégrer le volet de synthèse médicale, les résultats d’examen et les vaccinations, alors que des travaux devraient être engagés avec les éditeurs de logiciels dans l’objectif de faciliter l’intégration automatique de données structurées dans le DMP ;
    • la Messageries Sécurisées de Santé (MSSanté) dont l’usage généralisé par l’ensemble des professionnels de santé devrait se faire d’ici à 3 ans ;
    • un calendrier progressif de 4 ans du déploiement de la e-prescription (selon le type de prescriptions, en commençant d’abord par les médicaments puis en s’étendant ensuite sur les examens de biologie, d’imagerie et les actes infirmiers) a été arrêté : la prescription électronique permet de simplifier et sécuriser le circuit de l’ordonnance, de fluidifier les échanges entre les médecins et les professions prescrites, et de favoriser la coordination des soins ;
    • l’équipement pour effectuer des actes télémédecine : les outils et les organisations nouvelles facilitant le recours à la télémédecine vont être associés à une aide à l’investissement technique que leur mise en place requière.

    Développer la prise en charge coordonnée des patients

    Les outils numériques dont le déploiement est encouragé par l’Acip sont au service d’une prise en charge coordonnée des patients, qui est également formalisée dans l’accord signé :

    • l’Acip acte le principe de la nécessaire généralisation de l’exercice coordonné qui sera repris dans tous les accords conventionnels à venir. Cet exercice coordonné peut prendre plusieurs formes :
      • maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) ;
      • équipes de soins primaires ;
      • toute forme d’organisation pluriprofessionnelle générant une réponse coordonnée de proximité ;
    • nécessité pour les professionnels de santé d’organiser à l’échelle de leur territoire une réponse collective aux besoins de santé de la population dans le cadre de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ;
    • la pratique coordonnée de la médecine pourra s’appuyer sur le recours et l’essor des pratiques de télémédecine rendant possibles une prise en charge et un suivi plus rapides sur l’ensemble du territoire ;
    • l’exercice coordonné doit enfin favoriser l’implication des professionnels de santé dans les actions et programmes de prévention et de promotion de la santé.

    Simplifier les conditions d’exercices des professionnels de santé

    Les priorités ici consistent à :

    • maintenir l’accompagnement individualisé des professionnels avec les praticiens-conseils et les délégués d’assurance maladie sous forme d’échanges confraternels autour :
      • de cas-patients ;
      • de pathologies, orientés vers le parcours de soins des patients ;
    • proposer un accompagnement des professionnels par des conseillers informatiques dans le domaine des outils numériques fondamentaux, mais à la fois les télé-services.

  • IA&santé : la France concurrencée par les US, la Chine et Israël mais dans la course (InnoGeneration)

    La Chine, les États-Unis d’Amérique (USA) et Israël représentent les principaux concurrents de la France dans le domaine de l’intelligence artificielle en santé, s’accordent Bernard Hamelin (Sanofi), Stéphanie Combes (ministère des Solidarités et de la Santé), Franck Le Ouay (Lifen) et Florence Moreau (Incepto Medical), réunis le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion de la table ronde « Santé et IA : la France dans la compétition internationale », organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance.

    Conscients que la France est loin d’être le n°1 sur le marché, les intervenants ont cependant insisté sur le fait que le pays « n’avait pas à rougir » de ses capacités. Ils ont ainsi mis en avant certains des atouts les plus importants de la France dans le secteur, dont la performance de ses data scientists et sa force d’innovation, relevant toutefois qu’il existe une marge de progression à réaliser au niveau de la production des plateformes d’intégration – un secteur largement dominé par les États-Unis – et de la mise en place de modèles économiques viables.

    Les États-Unis et la Chine, leaders du marché ?

    Selon Florence Moreau, directrice de la technologie et co-fondatrice d’Incepto Medical – une start-up qui conçoit des applications d’aide au diagnostic pour l’imagerie médicale -, le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée au secteur de la santé, et en particulier à la radiologie, est actuellement dominé par trois pays : la Chine, les États-Unis et Israël, notamment en termes d’investissements réalisés.

    « L’avantage de ces pays réside principalement dans les différents modes de financement dont ils disposent », poursuit Bernard Hamelin, vice-président responsable du pôle « evidence generation » à Sanofi, ajoutant qu’un autre facteur à prendre en compte est le contexte politique : « La Chine et les États-Unis, par exemple, disposent d’une très importante population. On ne peut pas absorber efficacement les données de 100 millions de patients sans mettre en place un système d’aide au diagnostic permettant de filtrer toutes ces informations. Pour ces pays, l’exploitation de l’IA est une nécessité donc ils doivent être présents sur ce marché. »

    Les GAFAM, pas si menaçants ?

    En ce qui concerne l’intérêt croissant des GAFAM (Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) pour le secteur de l’IA en santé, Florence Moreau minimise la « menace », estimant qu’ils ne sont pas aussi efficaces qu’ils en ont l’air : « D’accord, ils tentent des choses, notamment Google : ils ont acheté beaucoup de données mais pas ce qui va autour ! Quand on cherche à analyser une image médicale comme en radiologie, il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! »

    Selon Franck Le Ouay (Lifen), la France est plutôt bien positionnée au niveau européen

    « La France n’est pas si mal pour démarrer une entreprise, estime de son côté Franck Moreau, P.-D.G. et co-fondateur de la start-up Lifen (messagerie médicale sécurisée), revenu à deux reprise dans l’Hexagone (en 2005 puis en 2015) pour monter une société. En revanche, ce n’est pas parce qu’on est basé en France que l’on va forcément développer notre produit en France. Le marché américain est par exemple intéressant pour lancer une solution car il est 40 fois plus grand qu’ici. Il n’y a pas de questions à se poser si on est dans une approche purement commerciale. Mais si la solution est axée sur les sujets, sur les soins d’un système de santé particulier, alors là il y a un sens à regarder ce qu’il se passe en France et à rester sur le marché. »

    Il juge qu’au niveau européen, la France est plutôt bien placée. « L’Allemagne est tout juste en train de mettre en place sa carte Vitale et le Royaume-Uni vise à totalement numériser le NHS d’ici 2022. Nous ne sommes pas en retard ! »

    Une comparaison entre pays impossible ?

    Selon Stéphanie Combes, cheffe de la mission d’administration des données de santé à la DREES et rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration de la mission Health Data Hub – remis ce vendredi 12 octobre 2018 -, il est difficile de comparer les pays car chacun d’entre eux « ne met pas l’accent sur la même chose ».

    « Dans le cadre de la mission, nous avons regardé du côté d’Israël, du Québec, de la Belgique, du Danemark, de l’Angleterre et de la Suisse. Au Danemark, par exemple, ils ont des données intégrées ; en Israël, il y a une belle base de données mais elle n’est pas accessible à tous les chercheurs… Dans chaque pays, il y a une ouverture, une valorisation économique des données et une gestion du consentement différents. »

    Les 3 atouts principaux de la France

    Les trois atouts majeurs de la France en IA appliquée à la santé, selon Florence Moreau sont  :

    • ses data scientists (mathématiques appliquées et informatique) : « On forme beaucoup et bien dans ce domaine », insiste-t-elle ;
    • ses profils cliniques, qu’elle qualifie de « brillants », notamment dans le domaine de la radiologie ;
    • l’innovation, notamment via des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche (CIR).

    « La France est en train de bouger et est en passe de devenir un des acteurs les plus performants. »

    Les points faibles de la France

    L’accès aux données : vrai problème ou « faux procès » ?

    Lorsque la question de l’accès aux données est posée sur la table par l’animateur de la table ronde, Daniel Kaplan, fondateur de Plurality University, les avis divergent.

    Pour Franck Le Ouay, le problème principal n’est pas l’accès aux données mais celui de l’interopérabilité. Un avis partagé par Florence Moreau, qui estime qu’il s’agit là d’un « faux procès » : « À partir du moment où la donnée est traçable et que l’on dispose d’une contractualisation formelle, cela ne pose pas de souci. »

    Stéphanie Combes ne partage pas la même opinion. « Nous avons fait une centaine d’auditions dans le cadre de notre mission. Nous avons constaté qu’il était difficile d’accéder à certaines bases. Un tas de registres existent, chacun avec leur propre gouvernance, et on ne sait pas forcément comment y accéder. Il est même compliqué de connaître l’existence de certaines de ces bases. »  La spécialiste estime donc qu’ »il y a des efforts à faire à ce niveau ».

    Des progrès à réaliser au niveau de la production de plateformes d’intégration

    Bernard Hamelin, lui, pense que l’un des points faibles de la France réside dans la production de plateformes d’intégration. « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données. Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – notamment de grandes sociétés comme Palantir – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Le problème du financement

    Le problème aussi selon Franck Le Ouay est le mode de financement des solutions : Qui paye pour le service innovant si la solution est proposée gratuitement aux patients ? Quel modèle économique choisir ? « Il n’est pas évident de trouver une réponse viable et c’est un vrai problème. Il faudrait une réflexion au niveau de l’État pour proposer des solutions à ce propos. »

  • Bruno Le Maire souhaite une politique industrielle pour les DM et les thérapies innovantes

    Mener une réflexion stratégique sur une politique industrielle pour les dispositifs médicaux (DM) et les thérapies innovantes, tel est le contenu de la Lettre de mission adressée le 9 octobre 2018 par Bruno Le Maire au vice-président du Conseil général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies (CGIET ou CGE), Luc Rousseau, que s’est procurée Health & tech Intelligence.

    Cette étude doit aboutir en janvier 2019 à un plan opérationnel pour améliorer rapidement la santé publique, la compétitivité de la filière et la création d’emploi.

    L’industrie des dispositifs médicaux est transformée par de nouvelles chaînes de valeurs intégrant plusieurs segments et composantes pour passer d’un dispositif isolé à une solution de santé complexe. Face à ces défis, le ministre de l’Économie a souhaité confier une mission au CGIET visant à proposer un plan d’actions opérationnel pour mettre en place un environnement favorable à l’essor de la filière des dispositifs médicaux.

    La lettre détaille les attendus de cette mission :

    • identifier les freins organisationnels, économiques et organisationnels pour le développement de l’innovation dans le monde médical
    • identifier les bonnes pratiques des secteurs de l’aéronautique, du spatial et de l’automobile pour les implémenter en santé
    • identifier les acteurs publics ou privés pouvant être un accélérateur pour la filière.

    Une priorité sur les dispositifs connectés de suivi des patients

    En lien avec le plan Ma Santé 2022 et le rapport du CSIS du 10 juillet 2018, le CGIET devra s’attacher à identifier précisément le potentiel des solutions de suivi des patients chroniques basés sur le partage et l’échange de données. Il incite à proposer un modèle d’incitation ou d’obligation de partage de données – dans le respect du RGPD et en perspective du Health data Hub.

    Cette étude doit s’appuyer sur les travaux des pôles de compétitivité dans leur phase de re-labellisation et sur la construction de la feuille de route du CSF santé.

    La conclusion des travaux est attendue sous 4 mois. La composition de l’équipe en charge de cette mission n’est à ce jour pas encore connue.

  • Spinali Design et l’Inserm développent un pansement connecté détectant une infection de plaie

    Spinali Design, start-up mulhousienne spécialisée dans le textile connecté, a mis au point, en collaboration avec l’unité biomatériaux et bio ingénierie de l’Inserm de Strasbourg, un pansement connecté capable de détecter et de commencer à traiter un début d’infection d’une plaie, a-t-on appris le 11 octobre 2018.

    Le pansement est doté d’une puce lui permettant de :
    • détecter le début d’infection d’une plaie ;
    • lancer une alerte via l’application associée sur smartphone ou tablette ;
    • libérer un antimicrobien censé endiguer l’infection.

    La commercialisation du pansement est prévue pour la fin de l’année 2019 et il sera accessible à un prix de 30 euros.

    Améliorer la cicatrisation et surveiller l’infection

    La start-up Spinali Design existe depuis 2015 et s’est spécialisée dans le textile connecté. Elle a également sorti durant l’été 2018 une crème solaire connectée. Dans sa palette de produits, on trouve :

    • le maillot de bain rappelant de mettre de la crème solaire ;
    • la crème solaire connectée indiquant la bonne dose à étaler ;
    • les vêtements (bonnets, shorts, jeans, ligne sport) connectés signalant par exemple l’arrivée de messages électroniques importants ou des données sportives ;
    • le jean vibrant pour faciliter la géolocalisation.

    Depuis six mois, elle développe un pansement connecté en collaboration avec l’Inserm de Strasbourg.

    Agents antimicrobiens et puce

    Le pansement connecté est doté d’une puce qui peut détecter le début d’une infection. Il est tout d’abord composé de biomatériaux qui contribuent au processus de cicatrisation et de cette puce capable de détecter la présence de certains facteurs libérés par les agent infectieux en les visualisant par fluorescence

    Une fois les facteurs indésirables détectés, la puce envoie une alerte à l’application qui lui est associée et les agents antimicrobiens que le laboratoire a développés et qui recouvrent la face interne du pansement commencent à enrayer l’infection.

    Il s’agit d’agents antibactériens qui à l’origine ont été développés pour des cathéters ou des prothèses. Avec le pansement, leur application est étendue aux plaies chroniques, escarres, ulcères ou toutes plaies nécessitant une vigilance particulière chez des personnes ayant un système immunitaire déficient ou les grands brûlés.

  • IA : le CH de Valenciennes intègre une technologie deep learning pour sa radiologie

    Arterys, fournisseur d’une solution d’imagerie médicale qui repose sur le cloud et le deep learning, a annoncé le 10 octobre 2018 la signature d’un partenariat quinquennal avec le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV).

    Arterys propose un assistant IA aux radiologues qui vise à :
    • améliorer la précision des diagnostics ;
    • soulager les radiologues des tâches les plus fastidieuses ;
    • favoriser la collaboration entre praticiens.

    Pour information, Arterys avait remporté le prix de la meilleure vision d’entreprise lors du Challenge Intelligence Artificielle des Universités d’été du MEDEF France organisées les 28 et 29 août 2018 au campus d’HEC Paris à Jouy-en-Josas par IESA Incub’, Hub France IA, Serena et Business France.

    Accompagner les radiologues et favoriser la coopération entre professionnels

    Le CH de Valenciennes, établissement support du GHT du Hainaut-Cambrésis regroupant 12 établissements, s’est associé à Arterys afin de s’équiper de la solution de visualisation d’imagerie médicale de cette dernière. Cette solution ne nécessite pas d’ajout d’infrastructure physique puisque toutes les données sont hébergées dans un cloud qui, comme l’exige la réglementation européenne et le RGPD notamment, est basé sur le territoire européen, et est géré par Amazon Web Services.

    Le CH de Valenciennes réalise environ 200 000 actes d’imagerie par an. Les radiologues auront accès à une analyse automatique reposant sur des modules experts équipés d’IA. Grâce à la capacité de calcul démultipliée par le recours au cloud, les médecins pourront échanger facilement sur les diagnostics établis et partager les cas qu’ils traitent.

    Ce nouveau réseau  a vocation à être étendu dans un second temps à des radiologues partenaires du CH partout en France.

    « Le partenariat conclu avec le CH de Valenciennes est une étape importante du développement d’Arterys », indique Stéphane Boyer, directeur d’Arterys pour l’Europe. « Notre ambition n’est pas seulement de faciliter le travail des radiologues en les débarrassant des tâches les plus répétitives et chronophages, mais de les aider dans l’établissement d’un diagnostic, et à terme de participer au développement d’une médecine plus prédictive. »

    Un nouveau directeur Europe depuis octobre 2018

    « L’intelligence artificielle et le machine learning notamment permettent déjà de faciliter le diagnostic médical, d’éviter des examens inutiles et de mieux orienter un éventuel traitement. À l’avenir, et c’est l’ambition d’Arterys, elle pourra aussi appuyer le développement d’une médecine plus prédictive et donc d’améliorer grandement l’offre de soins. Dans cette perspective, le big data aura un rôle central, dans le respect de la vie privée des patients bien entendu », déclare Stéphane Boyer, directeur Europe d’Arterys.

    La société avait annoncé début octobre 2018 la nomination de Stéphane Boyer en tant que Directeur Europe. Ancien Directeur marketing ventes de la branche IRM de GE Healthcare, il a une connaissance pointue de la branche imagerie médicale. Sa mission principale consiste à répondre aux attentes des radiologues en termes de perfectionnement et de support au diagnostic. Il occupe sa nouvelle fonction depuis janvier 2018.

  • Nouvelle-Zélande : Vensa Health cherche à développer la science des données dans les soins cliniques

    Vensa Health (www.vensa.com), l’une des principales sociétés de e-santé néozélandaise, s’est associée à l’initiative de recherche Precision Driven Health (PDH) pour développer des nouvelles technologies qui se concentreront sur le processus de transformation clinique des prestataires de soins, a annoncé PDH dans un communiqué publié le 24 septembre 2018.

    Les solutions élaborées, à partir d’une analyse des données basées sur l’intelligence artificielle (IA), devront optimiser le temps et la prise de décision cliniques ainsi qu’augmenter les capacités des cliniciens en soins primaires.

    Ce projet de recherche de trois ans, qui a débuté au mois de septembre 2018, fait partie de la vision de Vensa de rendre les soins primaires plus accessibles, plus abordables et plus pratiques via la plate-forme Vensa.com.

    Fondé en 2016 par Orion Health, Waitemata District Health Board et l’université d’Auckland, PDH prévoit d’investir 38 millions de dollars US (32,9 M €) dans la recherche sur sept ans afin d’améliorer les résultats en matière de santé et de développer des opportunités commerciales pour la Nouvelle-Zélande.

    Une analyse des résultats de laboratoire via l’IA

    Détecter les « tendances inhabituelles en laboratoire »

    « Notre premier projet avec Precision Driven Health vise à fournir des informations précieuses sur l’analyse des résultats de laboratoire avec une IA, explique le P.-D.G. de Vensa Health, Ahmad Jubbawey (communiqué). Cela aidera à détecter les tendances inhabituelles en laboratoire et même à diffuser les résultats de laboratoire des cliniciens aux patients. Nous avons déjà des dirigeants cliniques déterminés à contribuer à la recherche et au développement. »

    Contexte

    Les tests de laboratoire cliniques jouent un rôle crucial dans la délivrance de soins cliniques, du dépistage des patients à la surveillance des affections chroniques et aiguës. Des dizaines de milliers de tests de laboratoire sont commandés en soins primaires et traités quotidiennement en Nouvelle-Zélande. Cela équivaut à des millions de résultats de tests de laboratoire qui doivent être interprétés et expliqués chaque année par les cliniciens.

    « En travaillant en étroite collaboration avec les organisations de soins primaires, nous avons trouvé une opportunité de récupérer les données de résultats de laboratoire des systèmes de gestion des patients et d’autres sources pour aider les cliniciens et les patients », commente Ahmad Jubbawey.

    Tirer parti des connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives

     « Nous sommes également intéressés par la manière dont les connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives pourraient être utilisées pour identifier les tendances des résultats de laboratoire à partir des tendances longitudinales qui pourraient conduire à de nouvelles recommandations pour l’interprétation des résultats de laboratoire individuels », détaille dans le communiqué le Dr Jason Hwang, expert mondial dans le domaine des innovations en la santé et principal porteur du projet.

    Et d’ajouter : « L’utilisation de la technologie pour automatiser et analyser les résultats de laboratoire et pour les transmettre aux patients avec précision, à moindre coût et en temps voulu au moyen d’alertes destinées aux patients, présente un grand avantage. À l’échelle mondiale, un nombre croissant de patients sont demandeurs de nouveaux outils de santé numériques qui améliorent et personnalisent les soins médicaux. Une innovation de rupture telle que celle-ci contribuera à répondre à ces besoins. »

    Faciliter la prise de décision pour alléger la charge de travail des cliniciens

    Ahmad Jubbawey affirme que le projet a le potentiel de faire progresser le rôle de l’automatisation et de l’intelligence artificielle dans la prise de décision clinique et d’alléger considérablement la charge de travail du clinicien en même temps.

    « De nombreux médecins généralistes sont venus me dire qu’ils travaillaient tous les jours jusqu’à minuit pour traiter les résultats de laboratoire. Fournir aux omnipraticiens un outil qui étend leurs directives cliniques permettra de gagner un temps précieux. »

  • Les recommandations de la FEHAP pour l’inclusion des personnes handicapées par le numérique

    La 3 octobre 2018, la FEHAP a formulé 14 propositions et recommandations afin d’accompagner les personnes en situation de handicap et de renouveler l’offre de transformation au service de l’inclusion.

    Ces propositions sont formulées sous forme d’actions. Pour six d’entre elles, le numérique constitue un moyen de réalisation et notamment dans le domaine de :
    • l’accompagnement scolaire et périscolaire ;
    • le logement et la domotique ;
    • le maintient à domicile.

    Le FEHAP propose des solutions pour penser autrement l’accompagnement du parcours de vie des personnes, dans une logique de proximité et de simplification.

    14 fiches s’appuyant sur des actions innovantes

    Le document incluant les recommandations est composé d’un préambule, de 13 fiches stratégiques et d’une fiche opérationnelle. Il vise à alimenter les réflexions menées dans le cadre de la prochaine Conférence Nationale du Handicap.

    Les fiches ont vocation à apporter des solutions pour lutter de manière durable contre les situations d’exclusion vécues par les citoyens en situation de handicap et à amorcer le virage inclusif nécessaire grâce notamment au numérique :

    • Pour l’accompagnement de la scolarisation des enfants en situation de handicap (fiche 4), la FEHAP propose d’outiller les établissements scolaires de moyens techniques numériques comme l’aide à la verbalisation ou le cours adapté.
    • Dans l’accès au temps d’activités périscolaires et aux loisirs, (fiche 5), la FEHAP propose de créer une plateforme numérique nationale d’information à destination des parents afin d’informer sur les différentes ressources disponibles autour de chez eux. 
    • Afin d’améliorer la vie au quotidien des personnes en situations de handicap (fiche 9), la FEHAP propose d’instaurer, dans le cadre de la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, des critères d’objectifs d’équipement de logements adaptés par commune (sur le modèle du pourcentage de logements sociaux):
      • Afin de donner une place au domicile dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, le numérique et les nouvelles technologies doivent soutenir la vie à domicile des personnes et faciliter les interventions des professionnels
      • Pour permettre un accompagnement de qualité, la personne en situation de handicap doit disposer d’un logement adapté et de ressources suffisantes lui permettant de participer à la vie sociale de la cité (en lien avec la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).
      • Dans sa fiche opérationnelle, la FEHAP propose de modéliser des réponses d’accompagnement innovantes, réunies dans un guide prospectif: «Quelles réponses à l’accompagnement des personnes en situation de handicap demain?», afin d’inclure les changements induits par la révolution numérique et la domotique
  • Hacking Health Besançon : Marathon d’innovation ouverte en santé, showroom d’innovation, 19-21/10/18

    Les trois partenaires fondateurs du Hacking Health de Besançon, le Grand Besançon, le Pôle des Microtechniques et le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, organisent la 2e édition du Hacking Health Besançon du 19 au 21 octobre 2018 à l’Hôpital Saint-Jacques Arsenal à Besançon.

    Le Hacking Health de Besançon se déroule sur trois jours.
    Deux événements sont organisés en parallèle sur le site :
    un showroom de l’innovation ouvert au grand public et gratuit ;
    • le 2ème marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health de 48 heures payant et réservé aux participants inscrits.

    L’inscription au marathon est obligatoire (et payante : 30€ par participant, tarif étudiant : 15€) via le lien ci-contre. 

    Marathon

    Du vendredi 19 octobre 2018 à 17h30 au dimanche 21 octobre 2018 à 18h

    Le 2ème marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health a pour but de contribuer à prototyper des solutions à des problèmes réels posés par des professionnels de santé et des patients, il est payant et l’accès est réservé aux participants inscrits.

    Le Hacking Health est ouvert à ceux qui souhaitent contribuer à imaginer des solutions pour la santé « de demain », qu’ils aient des compétences en développement numérique, en design ; entrepreneurs, juristes, statisticiens, chercheurs, ingénieurs, qu’ils soient professionnels de santé ou patients. Tous les profils sont attendus pour constituer des équipes pluridisciplinaires : ingénieurs, développeurs, juristes, designeurs, spécialistes du marketing, etc.

    Le marathon d’innovation vise à permettre aux participants d’apporter leurs contributions, ajouter leurs compétences à d’autres, et tracer de nouvelles pistes pour le bien commun. 

    Le marathon débute avec la présentation des problématiques au travers des pitchs, puis les équipes se forment dans la foulée. Durant 48 heures et avec la présence de coachs à l’appui des participants, il s’agit de répondre à ces problématiques. 

    Exemples de problématiques : 

    • WeCare – Le projet Wecare concerne des patients avec des troubles cognitifs dont l’autonomie est à améliorer. Wecare a pour but d’intégrer des technologies existantes voire les adapter, en rajoutant un aspect social, important pour ces patients et leur évolution. Objectif : minimiser le temps entre la chute qui pourrait survenir – fortement probable chez ces populations, et jusqu’à l’arrivée du secours qui pourrait vérifier si tout va bien, ou contacter les secours grâce à un outil imaginé qui pourrait être numérique (site Internet, application…) et aura pour missions de centraliser la gestion des données provenant des détecteurs de chute, de concentrer les informations concernant la communauté de volontaires (ajout, validation, suppression, géolocalisation, appel, etc.) et de permettre l’accès au domicile du patient en danger pour les volontaires (ouverture de portes via l’application ?).
    • Diab’Move – Il est difficile pour une personne diabétique de type 2 de faire de l’activité physique en autonomie puisque qu’il y a des contraintes de durées et d’intensité à ne pas dépasser, différentes pour chacun. Objectif : créer une application mobile, permettant de générer un programme d’activité physique personnalisé et adapté au mieux à l’utilisateur. Avant de commencer, l’utilisateur réalise en autonomie quelques tests de condition physique simples, définit ses préférences en terme d’activité physique, précise d’éventuelles contrindications ou douleurs et décide du temps qu’il peut accorder à cette pratique. Le programme met ensuite à disposition des formats de séances, exercices, conseils de bonne pratique, éléments motivationnels. 
    • Mieux se préparer à l’accueil d’un enfant gravement malade en réanimation infantile au CHU de Besançon –  Anticiper l’accueil d’un enfant gravement malade permet d’optimiser sa prise en charge et de diminuer le stress des soignants. Cette anticipation consiste à la préparation par avance de certains médicaments de l’urgence. Objectif : créer un outil facilitant les calculs et permettant de stocker des algorithmes pour faciliter le travail des soignants en réanimation infantile. 
    • Faciliter les tests d’évaluation patients – De nombreux patients passent des tests pour mieux évaluer leur état de santé. Ces tests sont très précis et permettent une analyse fine grâce à des grilles d’évaluations validées scientifiquement. En revanche, on relève une grande disparité de pratiques et de techniques. Objectif : Améliorer l’utilisation de ces tests au travers d’applications mobiles tout en conservant les propriétés psychométriques des tests ; proposer une interface utilisateur adaptée aux différents profils de patients (enfant, personnes âgées ou présentant un handicap), prise en compte immédiate des résultats dans la prise en charge du patient, faciliter le traitement instantané des résultats et l’interconnexion aux systèmes d’information du soin ou de la recherche.
    • Lunettes connectées –  Dans l’apprentissage d’un geste sportif, auprès de personnes non sportives de « haut niveau », il existe un décalage entre le geste enseigné et le geste que les personnes croient reproduire. Objectif : créer un prototype de lunettes connectées supportant la réalité augmentée pour l’apprentissage de gestes sportifs afin d’optimiser la rééducation médicale dans le cadre de séquelles traumatiques ou de handicaps et de réduire ce décalage et permettre grâce à la réalité augmentée de transmettre des protocoles de rééducation physique prescrite dans un cadre médical avec une grande précision via les capteurs de tissu intelligent.
    • Hypnose thérapeutique – La veille d’une intervention ou d’un examen invasif est un moment particulièrement anxiogène pour le patient à l’hôpital, déjà loin de ses repères habituels. De plus en plus de patients sont demandeurs d’hypnose thérapeutique dans les structures de soins afin de les rassurer et de leur enlever un facteur stress. Objectif : Créer un outil audio d’hypnose guidée à visée détente et stimulateur de sens (projeter un ciel étoilé?), pour le patient en pré-opératoire. Outil qui peut être alternatif ou complémentaire d’une pré-médication pour sa relaxation

    Propositions de problématiques : 

    Il est possible de proposer une problématique pour les professionnels de santé, les patients ou les personnes en situation de handicap. Les organisateurs du marathon souhaitent permettre de :

    • valider la pertinence du sujet ;
    • esquisser, prototyper une solution ;
    • rencontrer une équipe pour y contribuer ;
    • trouver des partenaires pour développer le projet.

    Afin de proposer une problématique, il faut contacter par email les organisateurs à l’adresse suivante : besancon@hacking-health.org.

    La présentation des résultats a lieu le dimanche 21 octobre 2018 à partir de 15h30. 

    Inscription payante et obligatoire au marathon (30€ par participant, tarif étudiant : 15€) au lien ci-contre. 

    Showroom

    Vendredi 19 octobre 2018 de 10h à 17h30 et samedi 20 octobre 2018 de 10h à 18h

    Pour sa 2e édition, le Hacking Health de Besançon souhaite s’ouvrir plus largement au grand public, patients et acteurs de la santé en proposant un showroom de l’innovation en santé en parallèle du marathon.

    La plupart des exposants viennent présenter des innovations non encore commercialisées. Seront également présentés des projets déjà développés lors des précédents Hacking Health français et suisses, ou par des start-ups, des fablabs et autres spécialistes de l’innovation.

    En donnant la possibilité aux visiteurs de tester leurs solutions, ils viennent recueillir leurs réactions et au besoin adapter leur projet. Le showroom est l’occasion de rencontrer d’éventuels partenaires, et d’échanger entre innovateurs.

    Cette partie du Hacking Health est ouverte gratuitement à tous les publics. Tout au long du showroom, il y aura des pitchs, tables rondes et conférences.

    Les organisateurs du Hacking Health Besançon proposent gratuitement un espace dédié à la promotion. Il est donc possible d’exposer pendant deux jours gratuitement afin de finir un projet, de l’exposer à l’avis d’experts, aux réactions d’usagers et de patients et à l’intérêt du grand public. Le but étant d’étendre son réseau, de créer des partenariats et de rencontrer d’éventuels investisseurs. 

    Afin d’exposer un projet, il faut remplir la fiche d’inscription au lien ci-contre. 

  • Lancement de l’édition asiatique du programme d’accélération MedTech Innovator

    Un programme d’accélération pour les start-ups spécialisées dans les dispositifs médicaux, les systèmes de santé numériques et les outils de diagnostics a été lancé le 10 octobre 2018 lors de l’Asia Pacific MedTech Forum, organisé du 9 au 11 octobre à Singapour.

    Baptisé « MedTech Innovator Asia », ce programme à but non lucratif est l’édition asiatique de MedTech Innovator (États-Unis). L’initiative résulte d’un partenariat récemment signé avec l’Association des technologies médicales de l’Asie-Pacifique (APACMed), basé à Singapour.

    Les start-ups retenues comme finalistes de la cohorte 2019 se verront attribuer un prix de 300 000 USD (259 870 €). Le gagnant du grand prix sera désigné par le public à l’issue d’un vote qui aura lieu à l’occasion de l’Asia Pacific MedTech Forum 2019.

    Les candidatures pour le programme MedTech Innovator Asia ouvriront en novembre 2018 sur le site Medtechinnovator.org.

    Des opportunités de partenariats entre les sponsors et les start-ups

    Les sponsors du programme attribueront des espaces d’incubation à certaines start-ups. En échange d’un financement et d’un mentorat à destination de ces jeunes pousses, ils auront accès à la base de données des candidats de la région, pourront explorer des possibilités de collaboration avec les finalistes et auront la possibilité de tirer parti des connaissances partagées avec d’autres partenaires du programme, indique le communiqué diffusé par APACMed.

    Contacts

    Les entreprises intéressées pour le parrainage peuvent contacter :

    • Kathryn Zavala, vice-présidente du développement commercial et des opérations (MedTech Innovator) : kathryn@medtechinnovator.org ;
    • Gabriel Sim, directeur du développement commercial (APACMed) : gsim@apacmed.org.

    Des acteurs clés du secteur parmi les participants

    Parmi les sponsors historiques de MedTech Innovator figurent Johnson & Johnson, Baxter et Olympus. Lors de l’édition 2018 du programme américain ont également participé des instituts nationaux de santé, la Food and Drug Administration (FDA) ainsi que des investisseurs, des fabricants du secteur et des prestataires de soins.

    « Notre partenariat avec APACMed nous aidera à nouer des liens avec des start-ups et des parties prenantes innovantes sur tous les principaux marchés de la région Asie-Pacifique, a déclaré Paul Grand, directeur général de MedTech Innovator. Il permettra également d’accéder à des financements tout en accélérant le développement de technologies innovantes afin d’améliorer la vie des patients, de leurs prestataires de soins et du système de santé dans son ensemble. »

    MedTech Innovator : plus de 2 500 start-ups déjà passées au crible

    Depuis son lancement en 2013, MedTech Innovator a examiné les projets de plus de 2 500 start-ups issues du monde entier et a formé 185 entreprises dans le cadre de son programme d’accélération de quatre mois, qui a permis de collecter au total plus de 700 millions de dollars (606,2 M €) en financement complémentaire. 733 entreprises ont postulé au programme en 2018.

    « En tant que seule association régionale à réunir les parties prenantes du secteur des technologies médicales, nous sommes très heureux de nous associer au principal accélérateur du secteur pour lancer le premier concours MedTech Innovator en Asie », a déclaré Fredrik Nyberg, P.-D.G. d’APACMed (communiqué).

    « Le programme [d’accélération] contribuera à faire progresser le développement d’innovations de pointe émanant de jeunes entreprises asiatiques du secteur des technologies médicales et, à terme, à transformer la vie des patients. »

  • Les libéraux se regroupent au sein de Médicina, « entreprise de santé pluridisciplinaire » lyonnaise

    Le 4 octobre 2018 a été annoncé l’ouverture d’un centre médical, dénommé Médicina, réunissant une centaine de professionnels (généralistes, spécialistes et paramédicaux), imaginé sous forme d’une entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP), en 2019. De cette façon, les initiateurs souhaitent permettre aux jeunes médecins libéraux de s’installer et combattre les déserts médicaux.

    Les fondateurs de ce nouveau concept et d’un centre s’étalant sur plus de 5 000 m2 ont cherché une façon de dépasser les limites du système de santé actuel en proposant une alternative aux cabinets saturés. Les objectifs poursuivis consistent à :
    • associer la ville et l’hôpital ;
    • proposer des consultations mobiles et de télé-expertise ;
    • proposer des consultations de prévention et de maladies chroniques avec l’appui de l’ARS.

    Il est prévu que cette nouvelle organisation de la médecine de ville s’étende à d’autres quartiers de la métropole lyonnaise, puis à d’autres villes en France, comme Toulouse et Strasbourg où des projets existent déjà.

    Une alternative à l’offre traditionnel du système de santé

    Le docteur Luc Fontaine, l’un des concepteurs de Médicina, est médecin généraliste, titulaire d’un master d’ingénierie de la santé et le porte-parole du projet. Il juge que le système de santé s’essouffle et que l’offre dans le domaine des soins de premier recours ne satisfait plus la demande, qui se redirige vers l’hôpital en train de suffoquer.

    Le projet Médicina souhaite proposer un cadre propice à l’installation de professionnels libéraux en un seul lieu. Il s’agit d’une première, car Médicina est la première entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP) à voir le jour en France. Le bâtiment qui accueillera le projet est en cours de construction par l’entreprise GCC (Villeurbanne) et il appartient à l’investisseur PIM Participations Rhône-Alpes, associé à Whyo Construction, qui le louera à Médicina. Médicina a été constitué comme une société civile de moyens (SCM) qui répartira elle-même les coûts immobiliers (loyers et charges) et les coûts de fonctionnements entre les occupants. L’investissement actuel s’élève à 22 millions d’euros et couvre les coûts du bâtiment et des équipements.

    Afin d’assurer la rentabilité du projet, Médicina doit accueillir entre 80 et 100 professionnels :

    • une dizaine de médecins généralistes ;
    • une cinquantaine de spécialistes : neurologues, endocrinologues, cardiologues, angiologues, etc. ;
    • une cinquantaine de professionnels des professions paramédicales : infirmières, kinés, dentistes, diététiciens, etc.

    Selon l’un des ingénieurs de Médicina, Pierre Néron-Bancel, l’objectif est de en pas leur imposer des coûts plus élevés qu’ailleurs :

    • le prix moyen de location pour un médecin : 1 000 euros par mois ;

    • prix moyen de location pour une infirmière : 300 euros par mois.

    Par ailleurs, les concepteurs ont imaginé une gouvernance tripartite inexistante dans les centres de santé et la mise à disposition de services, du type secrétariat, qui doivent permettre aux professionnels d’être déchargés des tâches administratives.

    Coordination, pluridisciplinarité, bien-être et services en un seul lieu

    L’un des principaux objectifs du projet est de rapprocher la ville et l’hôpital et répondre à une demande grandissante des soins de premier recours conjuguée à une diminution de praticiens libéraux.

    Au sein de Médicina, des consultations par les praticiens listés ci-dessous seront assurées, mais un service d’urgence étant également prévu et il sera assuré jusqu’à 20 heures, voire 22 heures, pour prendre en charge au moins une partie des patients qui afflueraient vers le services des urgences hospitalières.

    Le rez-de-chaussée de Médcina accueillera aussi une crèche ainsi qu’un espace dédié au bien-être, avec un centre de remise en forme, un institut de beauté et une balnéothérapie. Cette dernière sera mis à la disposition des métiers de rééducation physique. Au sous-sol, les usagers du centre comme les visiteurs auront à leur disposition un parking de 156 places.

    Selon Luc Fontaine, Médicina travaillera également en lien étroit avec la recherche et l’enseignement.

    Les travaux ont débuté en novembre 2017. Le bâtiment devrait être livré à la fin de l’été 2019 pour une ouverture officielle en septembre 2019.