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  • Ivbar intègre Logex, un groupe européen spécialisé en analyse des coûts et de la qualité en santé

    Ivbar, société fournissant des outils d’analyse et de mesure de la qualité dans le système de soins, a annoncé le 15 octobre 2018 faire partie du groupe Logex nouvellement constitué avec la société néerlandaise Logex et le finlandais Prodacapo afin d’unir leur force sur le marché des fournisseurs d’outils de mesure de l’efficience en santé, tenant compte à la fois des résultats cliniques et des coûts.

    Les outils mutualisés des trois acteurs visent à proposer une offre au plus près des besoins aux parties prenantes du systèmes de santé, à savoir les opérateurs, les organismes financeurs et les pouvoirs publics en priorité.

    En France, le nouveau groupe souhaite se mettre au service des professionnels de santé afin de les accompagner dans le renouvellement des pratiques médicales, des parcours de santé et des modes de financement du système de santé (value-based healthcare) qui s’inscrit dans la stratégie de transformation du système sanitaire du gouvernement français, Ma Santé 2022. Il s’agit d’une façon de répondre au défi de pression financière que subissent tous les systèmes de santé.

    Une union au service de la qualité et de l’efficience en santé

    Chacun des trois acteurs a déjà déployé sa solutions de mesure de la qualité et de l’efficacité des systèmes de soin dans divers pays tels que les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, la Finlande, le Royaume-Uni, la France ou encore la République tchèque.

    Logex propose un service d’accompagnement aux organisations de santé et collabore déjà avec 85 % des établissements hospitaliers aux Pays-Bas. La société procède à l’analyse de données massives à disposition des organisations et procède au développement de modèles mathématiques et analytiques propres qui contribuent à l’optimisation des processus de soin. L’objectif à terme est d’améliorer la rentabilité des soins et l’accès aux soins.

    Ivbar propose une plateforme, ERA, qui permet de mesurer la qualité et de mettre en œuvre des modèles de financement innovants. ERA sert d’outil de base pour la mesure et le pilotage de la performance des établissements. Avec les données qui sont rentrées dans la plateforme, Ivbar fournit des indicateurs de performance objectifs qui permettent ensuite de comparer de manière juste et efficace la performance des établissements ou des organisations.

    Prodacapo est une société finlandaise très implantée dans les pays nordiques et également sur le marché britannique de l’analyse des coûts en santé.

    Le nouveau groupe souhaite offrir une gamme de produits plus large et accroître la capacité à répondre aux défis rencontrés par les acteurs de santé.

    « Alors que nous créons un plus grand groupe international, les clients bénéficieront d’un portefeuille de produits plus varié qui répond à des besoins plus larges à mesure qu’ils améliorent leurs performances. L’utilisation de nos outils pour améliorer la transparence et la compréhension des résultats, l’usage des ressources et des coûts en santé aideront nos clients à se développer et bénéficieront, par conséquent, aux patients et à la société », a déclaré Philipp Jan Flach, P.-D.G. du groupe Logex.

    Soutien dans la réalisation d’objectifs Ma Santé 2022 et appui opérationnel

    En France, Ivbar souhaite accompagner les organisations de santé à relever les défis que rencontre le système de santé français, identifiés par la stratégie de transformation de santé, en contribuant à :

    • donner aux professionnels de santé les outils utiles à leur pratique médical ;
    • définir des parcours de santé pertinents ;
    • repenser le financement de notre système de santé pour prendre en compte réellement la qualité des soins ;
    • faciliter les coopérations entre professionnels ;
    • développer des services numériques adaptés aux usages, etc.

    Ainsi, Ivar pense pouvoir appuyer les acteurs français dans les domaines suivants :

    • actions en faveur de la mesure de la qualité ;
    • mise en œuvre des PRS ;
    • déploiement et extension des expérimentations au titre de l’article 51 de la LFSS 2018 ;
    • déploiement des GHT ;
    • émergence de nouvelles organisations autour des CPTS ;
    • développement croissant des approches par parcours des professionnels de santé, etc.

    Exploiter les données et amplifier leur utilisation

    Filippo Monteleone, président d’Ivbar France, et Patrick Olivier, directeur général de l’entreprise, affirmaient à l’occasion de cette annonce leur ambition « de donner du sens aux données pour donner du sens à l’action ».

    La richesse du SNDS

    Le groupe souligne l’avantage que représente le vivier de données réunies au sein du système national des données de santé (SNDS), qui s’ouvre progressivement et dont le plein potentiel reste à exploiter.

    Ainsi, le groupe ambitionne d’accompagner les acteurs bénéficiant d’autorisations de traitement des données en leur fournissant des outils pour simplifier l’exploitation de ces données complexes en vue de généraliser leur utilisation par les acteurs du secteur.

    Health Data Hub

    Ivbar pense pouvoir contribuer au développement du Health Data Hub, en fournissant un environnement sécurisé pour l’exploitation des données.

    Analyses médico-économiques

    Les établissements de santé étant aujourd’hui les principaux producteurs de données de santé permettant des analyses médico-économiques sur les parcours de soins et l’analyse des coûts de production de soins, le nouveau groupe souhaite les accompagner dans leurs projets médicaux individuels ou s’inscrivant au sein d’un territoire en leur fournissant ses outils de pilotage pertinents des coûts et de la performance.

    Mettre en place de nouveaux modes de financement

    Dans le cadre de Ma Santé 2022, le gouvernement souhaite la mise en place de nouveaux types d’indicateurs nécessaires à la mesure de l’amélioration de l’état de santé telle que perçue par le patient à la suite d’un épisode de soins ou tout au long d’un parcours (PROMs et PREMs), un autre domaine d’expertise du groupe Logex.

    En outre, l’entreprise a déjà joué le rôle d’opérateur central dans la mise en œuvre des premiers financements à l’épisode de soins et au parcours en Suède et estime être en mesure d’appuyer la mise en œuvre des expérimentations en France.

  • La Mayo Clinic (USA) finalise le déploiement de son DSE Epic, évalué à 1,3 milliard d’euros

    La Mayo Clinic a annoncé dans un communiqué publié le 8 octobre 2018 avoir franchi une étape historique avec la mise en œuvre finale en Floride et dans l’Arizona de son dossier de santé électronique (DSE) unique, basé sur la solution d’Epic Systems, un déploiement évalué à 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros).

    Le 6 octobre, le système Epic a été mis en service sur les campus de Mayo à Jacksonville, en Floride, ainsi qu’à Phoenix et à Scottsdale, en Arizona. Ils étaient les derniers sites à intégrer ce dispositif, qui constituera la base de leurs opérations pour les années à venir.

    Un projet remontant à 2015

    L’initiative portant sur la mise en place du dossier de santé électronique (DSE) d’Epic au sein de la Mayo Clinic – qui visait à remplacer les systèmes Cerner et GE existants – a été annoncée pour la première fois début 2015 mais le dossier était étudié depuis plusieurs années.

    « Nous sommes convaincus qu’un DSE intégré, au sein de toutes nos organisations, peut nous aider à remplir notre mission fondamentale de répondre aux besoins des patients », avait déclaré à l’époque à Healthcare IT News Christopher J. (Cris) Ross, P.-D.G. du groupe, qui avait prédit que le déploiement du dispositif prendrait « environ quatre ans ».

    Premiers lancements : juillet 2017

    Les deux premières douzaines de sites du groupe hospitalier ont adopté la solution en juillet 2017. Le dispositif a ensuite été lancé en novembre 2017 au sein des établissements du réseau Mayo Clinic Health System et en mai 2018 à la clinique Mayo de Rochester (Minnesota).

    52 000 employés du groupe Mayo utilisent le système d’Epic aujourd’hui

    Au total, le projet mobilise près de 500 informaticiens. Actuellement, quelque 52 000 employés du groupe Mayo utilisent l’outil d’Epic dans 90 hôpitaux et clinique du Minnesota, de la Floride et de l’Arizona.

    « Un projet extrêmement complexe »

    « Le projet est extrêmement complexe en raison du nombre de spécialités et de sous-spécialités impliquées, a explique Cris Ross dans une interview réalisée début 2018. Nous ne nous concentrons pas uniquement sur la création et la fourniture d’une solution technique convergente. Nous nous sommes également investis dans la dimension humaine du changement pour aider [les professionnels de santé] à adopter, à utiliser et à maîtriser le système Epic. [Tout cela] est accompli grâce à une stratégie globale de gestion du changement. »

    Un investissement rentable

    La Mayo Clinic a déclaré que l’investissement lié au déploiement d’un système unifié serait rentable car l’accès aux informations cliniques et de facturation sera facilité, quel que soit leur emplacement.

    De plus en plus de grands systèmes de santé américains tels que Mayo gravitent autour des solutions d’Epic et de Cerner, et la même tendance se manifeste également à l’étranger. Parmi les autres contrats importants conclus cette année par Epic Sytems figurent ceux avec Advocate Health Care (Chicago) et Trinity Health (Michigan).

  • Les SPÉ-CSMF organisent les 2èmes états généraux de la médecine spécialisée, le 17/11/18 à Paris

    Le syndicat libéral des médecins spécialistes « les Spé-CSMF », membre de la CSMF et présidé par Patrick Gasser, organise le 17 novembre 2018 à la maison de la chimie à Paris les 2èmes états généraux de la médecine spécialisée sous la thématique : « Pertinence / Expertise pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires ».

    Il est possible de s’inscrire à l’événement en suivant le lien ci-contre. 

    Programme

    8h30 – 8h45

    Accueil des participants

    8h45 – 9h

    Accueil du président, le Dr Patrick Gasser

    9h – 10h

    Table ronde « Innovation : source de dynamique pour tous les métiers »

    • M Philippe Tcheng, président du LEEM
    • Dr Fabrice Denis, président du Syndicat National des Radiothérapeutes Oncologues, le parcours de soins 2.0
    • Dr François Pelen, ophtalmologiste, Point Vision
    • Dr Christine Kowalczyk, présidente de l’Union régionale des médecins libéraux de l’océan indien (URPS-OI)

    Animé par le Dr Jean Baptiste Bonnet et Jean Paul Durand.

    10h – 10h30

    Pause

    10h30 – 11h45

    Table ronde « Efficacité / Pertinence : comment réussir cette complémentarité ? »

    • Pr Dominique Le Guludec, présidente du collège de la HAS
    • Pr Olivier Lyon-Caen, médecin conseil national à la Cnam
    • Pr Patrick Jourdain , conseiller médical DGOS
    • Mme Sonia Tropé, directrice de l’Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde (Andar)

    Animé par le Dr Jean François Thébaut et le Dr Olivier Mariotte.

    11h45 – 13h

    « Quel avenir pour la Sécurité Sociale : consensus et dissensus ? »

    • M. Nicolas Revel, directeur général de la Cnam
    • M. Didier Bazzocchi, directeur général délégué santé du groupe Covéa

    Animé par le Pr Olivier Göeau Brissonnière et le Dr Franck Devulder.

    13h – 14h

    Déjeuner

    14h – 15h15

    Table ronde « Comment construire la coordination en santé sur tout le territoire – communication numérique ? »

    • Mme Anne-Marie Brocas, présidente du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM)
    • Mme Véronique Wallon, ancienne directrice générale de l’ARS Auvergne Rhône Alpes
    • M. Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees
    • M. Thierry Chiche, président Exécutif Groupe Elsan
    • M. Stanislas Niox-Château, président de Doctolib

    Animé par le Dr Paul Garassus et le Dr Alice Descheneau.

    15h15 – 16h15

    Grand témoin M. Claude Tendil, président de la Commission réforme de la protection sociale au Medef

    16h15 – 17h00

    Regards croisés « Expertise, efficacité et pertinence : quel sera le statut du Médecin Spécialiste de demain ? »

    • Pr Guy Vallancien, urologue, membre de l’Académie nationale de médecine
    • Pr Sadek Béloucif, président du Syndicat national des médecins des hôpitaux publics (SNAMHP)
    • Dr Jean-Philippe Masson, président de la FNMR
    • Dr Hélène Le Hors, présidente du SCPF

    Animé par le Pr Olivier Göeau Brissonnière et le Dr Mickaël Benzaqui.

    17h00 – 17h30

    Conclusion : Dr Patrick Gasser – Pr Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine.

  • UNESCO : rapport du groupe de travail Santé digitale lutter contre les maladies non-transmissibles

    La commission broadband pour le développement durable et son groupe de travail consacré à la santé digitale au sein de l’UNESCO travaillent depuis 2010 à la réalisation des engagements du programme pour le développement durable de l’Agenda 2030. En septembre 2018, elle a restitué les conclusions de son rapport « The Promise of Digital Health ».

    En 2017, le groupe de travail de la commission « broadband«  de l’Organisation des nations unies (ONU) dédié à la santé digitale a publié son rapport « Santé Digitale : un appel aux états à la coopération internationale à travers les NTIC pour le secteur de la santé » afin d’inciter les gouvernements à développer et à décloisonner une santé digitale encore trop fragmentée.

    Cette année, le groupe de travail co-présidé par la Fondation Novartis et le groupe Intel identifie la santé digitale comme moyen de lutte contre les maladies non transmissibles, via une approche par les soins primaires, afin de favoriser l’accès universel aux soins (UCH- Universal Health Coverage) dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

    • Publics concernés : administrations et institutionnels, organisations internationales, donateurs, personnalités du secteur privé, ONG et autres acteurs de la société civile œuvrant dans la promotion internationale de la santé digitale.
    • Objectif : proposer des recommandations pratiques afin de déployer des solutions digitales durables et compatibles avec les systèmes de santé existants.
    • Restitution : septembre 2018, en marge du Haut sommet des Nations unies pour les maladies non-transmissibles.

    Chiffres clés

    Les auteurs du rapport « The Promise of Digital Health » indiquent que :

    • plus de 40 millions de décès sont liés chaque année à une maladie non-transmissibles tel que le diabète ou les maladies cardiaques.

    • 85 % de ces décès ont lieu dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire.

    Les innovations de la santé digitale permettent une meilleure offre de soins aux professionnels de santé, des outils au suivi de leur propre santé pour les patients, et un appui au système de santé existant pour les états. 

  • Data : les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    Des start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications, mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

    Le tableau répertoriant les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie est disponible via ce lien.

  • Étude : une appli pour notifier les IST bien acceptée par les personnes à risque de VIH (congrès)

    Le programme WeFlash, comportant un site internet, une appli de notification anonyme des infections sexuellement transmissibles (IST) destinée aux personnes sous prophylaxie pré-expoxsition (PrEP) et une application web pour les médecins, a été testé chez tous les utilisateurs à l’occasion de focus groups. Les résultats* de cette évaluation, présentée au congrès de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), qui se tenait à Reims les 11 et 12 octobre, montre une très grande acceptabilité de cet outil de santé sexuelle connecté.

    La santé connectée face à la flambée des IST

    La prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) augmente depuis la fin des années 90. Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, elle a été multipliée par quatre entre 2012 et 2016. Or, certaines de ces infections, telles que les chlamydia, peuvent avoir des conséquences graves si elles ne sont pas soignées. De son côté, l’épidémie du VIH n’est pas encore maîtrisée, malgré l’arrivée de traitements et d’outils de prévention très efficaces.

    Pour tenter de juguler l’épidémie dans le groupe le plus à risque, celui des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), la prophylaxie pré-exposition (PrEP) a été implantée en France. Ce traitement, le Truvada, s’adresse aux personnes qui n’ont pas le VIH et qui ont des pratiques à risques. La prise de ce médicament évite de se faire contaminer. Si les premières études montrent un taux de 100 % d’efficacité contre le VIH, il faut préciser que la PrEP ne protège pas des autres IST. Or, les PrEPeurs ont significativement plus de risques d’avoir une IST mais aussi plus de chances d’être diagnostiqués et traités grâce au suivi régulier dont ils bénéficient.

    We Flash, un programme créé par une start-up française 

    Ce suivi des PrEPeurs prévoit des consultations tous les 3 mois avec des dépistages des IST. Pour soutenir les personnes dans ce suivi et l’améliorer, la start-up AADISS, spécialisée dans l’accompagnement, le développement, l’innovation et la stratégie dans la santé, a mis au point le programme WeFlash. Son but est de réduire la transmission des IST et d’encourager tout individu exposé à ce risque à adopter une démarche de réduction des risques, notamment en prenant la PrEP.

    Cet outil connecté repose sur 4 éléments :

    • un site internet servant de relais d’information et de point d’entrée dans le parcours de réduction des risques avec une carte des centres de prescription de la PrEP à disposition pour prendre rendez-vous ;
    • une application mobile permettant d’envoyer des notifications anonymes à ses partenaires sexuels lors d’exposition à une IST et assurant un suivi de la PrEP (avec un pilulier en ligne) ;
    • une application web pour les médecins et accompagnateurs assurant une continuité d’une consultation à une autre aux patients et une meilleure transmission de l’information ;
    • une base de données anonyme à disposition des instituts de recherche à des fins épidémiologiques.

    Des membres de l’Institut de recherche et du service des maladies virales chroniques du Centre université de santé McGill au Canada, ainsi que les créateurs du programme WeFlash, par ailleurs médecins à l’hôpital Saint-Louis, ont mené une étude d’acceptabilité de cet outil connecté de santé sexuelle. Ils cherchaient à identifier les besoins et les attentes concernant WeFlash. Des PrEPeurs, des médecins experts prescrivant la PrEP, des accompagnateurs issus de milieu communautaire et des institutionnels se consacrant à la prévention des IST et du VIH ont participé à des entretiens individuels. Les résultats de cette étude ont été présentés, sous forme de poster, lors du congrès de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), qui se tenait à Reims les 11 et 12 octobre.

    Résultats

    • WeFlash a démontré une grande acceptabilité parmi les soignants et les soignés.

    Les différents acteurs ont suggéré que :

    • l’application de notification anonyme ait un aspect plus ludique, qu’elle soit disponible pour les non-PrEPeurs, qu’elle sensibilise aux IST, facilite l’accès aux traitements et génère des données épidémiologiques ;
    • le site internet donne davantage d’informations pratiques, des conduites à tenir et indique comment réagir dans certaines situations ;
    • l’application web soit paramétrable au niveau des informations échangées et de la confidentialité. Les utilisateurs voudraient pouvoir partager des informations, après accord de la personne.

    Un outil connecté à usage individuel et collectif

    Les auteurs de l’étude estiment que « le programme WeFlash a démontré une grande acceptabilité parmi les acteurs concernés ». Au vu des remarques formulées, ils espèrent que leur outil connecté s’insèrera bien dans la pratique, facilitera des parcours de soins personnalisés, permettra de gagner du temps lors des consultations mais aussi aidera à identifier les foyers des épidémies afin de mieux les contenir.

  • InterSystems lance sa plateforme dédiée à la création d’applications destinées à la santé

    À l’occasion de son 25e sommet mondial, qui s’est tenu à San Antonio (États-Unis) début octobre 2018, InterSystems a présenté sa nouvelle plateforme de gestion de données, InterSystems IRIS for Health, qui permet aux développeurs de construire des applications pour la santé de demain capables d’absorber de forts volumes de données, et de les faire évoluer rapidement.

    InterSystems IRIS for Health, un outil puissant pour l’exploitation des données de santé

    InterSystems a décidé de mettre au point une solution adaptée aux organisations de santé pour faire face à l’un des enjeux actuels particulièrement présent dans le domaine de la santé, à savoir l’augmentation du volume et de la diversité des données, alors que leur exploitation est de plus en plus nécessaire.

    La plateforme dédiée à la santé intègre les traitements transactionnels et analytiques avec une fonction d’interopérabilité pour offrir une plateforme de développement rendant possible applications stratégiques et ajustables aux besoin spécifiques de chaque organisation de santé.

    Voici les spécificités techniques de la plateforme :

    • un environnement technique pour le développement rapide de solutions utilisant Health Level Seven (HL7) Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR), incluant FHIR Server et SMART on FHIR ;
    • une solution clé en main qui englobe la majorité des normes et certifications d’interopérabilité en matière de santé, y compris les versions 2 et 3 de HL7, la Consolidated CDA (C-CDA), l’intégration de Healthcare Enterprise (IHE), American Society for Testing and Materials (ASTM), X12, NCPDP, DICOM entre autres ;
    • un modèle de données de santé normalisé et extensible qui permet des flux sécurisés entre les normes.

    Cette plateforme sera intégrée dans les solutions HealthShare et TrakCare d’InterSystems à partir de 2019.

    Channels, un outil au service du soin centré sur la valeur

    Le lendemain du Sommet, l’entreprise annonçait également le lancement de Channels, une solution à destination des assureurs de santé, les ACO (organisations de soins responsables) ou les MCO (Managed Care Organizations) pour les aider à améliorer les résultats pour les patients, rationaliser les flux de travail, réduire les coûts cliniques et moderniser davantage le secteur des soins.

    Cette solution compatible avec la plateforme InterSystems IRIS for Health a été élaborée en collaboration avec l’entreprise Ready Computing, un éditeur de logiciels qui crée des applications hautement intuitives et à haute valeur ajoutée pour les acteurs du secteur de la santé, parmi lesquels les financeurs, les fournisseurs, les systèmes de santé, les hôpitaux et d’autres organisations du secteur privé comme public afin de rendre les soins plus efficaces et moins coûteux.

    Elle est utile aux organisations dans le cadre de l’utilisation de données cliniques et non cliniques en temps réel en provenance de diverses sources dans le but d’améliorer la robustesse des systèmes et de proposer des soins là où on en a le plus besoin.

  • Les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    De nombreuses start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

  • Direct Medica lance HelloConsult, sa plateforme de téléconsultation reliant patients et médecins

    Direct Medica a annoncé le 15 octobre 2018 le lancement de sa propre plateforme de téléconsultation visant à permettre aux patients de rentrer en contact avec leur médecin traitant ou un professionnel de santé dans le cadre d’un parcours de soins coordonné.

    La principale caractéristique de cette plateforme réside dans le fait qu’elle est accessible sans restriction. En libre accès pour tout patient et médecin, elle est disponible sur internet et sur smartphone.

    Elle regroupe l’offre de téléconsultation qui concerne les actes remboursés et une offre d’accès aux professionnels du paramédical, prestation facturée à l’acte.

    Une plateforme en accès libre assurant un parcours de soins

    La plateforme de Direct Medica se différencie de ses concurrents du fait que son usage n’est pas restreint aux médecins partenaires ou salariés qui sont ainsi les seuls à pouvoir assurer des téléconsultations. Au cours de la phase de conception, Direct Medica a fait appel à 1 500 professionnels qui ont validé le concept.

    « Avec HelloConsult, nous proposons une médecine de demain à la fois humaine et proche des patients, fondée sur la relation avec le médecin traitant. HelloConsult démocratise la téléconsultation en offrant un accès libre à tous les médecins et patients sans exception », a déclaré le Dr Jérôme Stevens, directeur général de HelloConsult et fondateur de Direct Medica.

    HelloConsult revendique contribuer à la réalisation d’objectifs émanant de « Ma Santé 2022 », tels que  :

    • lutter contre les déserts médicaux en permettant aux médecins de suivre leurs patients à distance ;
    • faciliter la transformation numérique et promouvoir l’évolution des métiers autour de prises en charges pluridisciplinaire dans les territoires ;
    • permettre aux patients de s’affranchir de contraintes géographiques tels que les problèmes de mobilité.

    HelloConsult offre à tous les patients de nouvelles possibilités d’accès aux soins en leur permettant d’accéder à un professionnel de santé, généraliste comme spécialiste (pédiatre, dermatologue, gynécologue etc.), sur tout le territoire français.

    Les actes sont tous enregistrés dans le dossier du patient ainsi que les compte rendu de consultation associés systématiquement rédigés par le médecin. De plus, les ordonnances sont mises à disposition des patients en temps réel.

    À noter que la plateforme est totalement conformes aux exigences de sécurité associées à la téléconsultation puisque les données qui transitent par elle sont hébergées par un hébergeur agréé de données.

    Une plateforme incorporant une offre « paramédicaux »

    En plus de proposer des téléconsultations médicales en vue d’obtenir un diagnostic et une prescription en ligne, HelloConsult met à disposition des patients un vivier de paramédicaux référencés sur le site parmi lesquels on trouve des diététiciens, psychologues, sophrologues, addictologues, coachs sportifs, etc.

    Ces derniers peuvent fournir des conseils à distance, par visioconférence ou simplement par téléphone. Il s’agit d’une prestation facturée à l’acte non remboursé.

    « À travers la plateforme HelloConsult, nous souhaitons faciliter l’accès aux soins, à l’échelle nationale, en apportant aux patients des réponses aussi immédiates que qualifiées. Grâce à HelloConsult, les patients peuvent avoir accès, partout en France, à leur médecin traitant, aux horaires qui leur conviendront le mieux », souligne Philippe Isaac, directeur des opérations de HelloConsult.

  • World Health Summit 2018 : Sanofi mise sur la plateforme du géant Palantir pour analyser ses données

    Les enjeux liés au numérique ont fait partie des thématiques centrales du World Health Summit (WHS), un sommet international qui a réuni plus de 2 000 décideurs et représentants de l’industrie de santé du 14 au 16 octobre 2018 à Berlin et auquel Health & Tech Intelligence a assisté. De nombreuses opportunités ont été identifiées par les participants telles que l’amélioration des résultats pour le patient et des systèmes de sécurité par le biais de dispositifs permettant de limiter les erreurs médicales et du développement de la médecine de précision.

    Les professionnels de la santé présents se sont accordés cependant sur le fait qu’il existait des freins au déploiement du digital en santé, avec en tête l’absence d’infrastructures adaptés, l’hétérogénéité des organismes de régulation en Europe, le manque de standards mais aussi de transparence des algorithmes basés sur l’intelligence artificielle.

    Parmi les intervenants figurait Sanofi, qui – pour faire face à ces enjeux – a récemment signé un partenariat avec le groupe américain Palantir, leader dans le domaine du traitement des big data, en vue du développement d’une plateforme collectant des données en phase 2 et en phase 3 d’essais cliniques aux États-Unis. Cet outil vise à faciliter la collaboration avec les chercheurs et connecte les différentes sources de données afin de mieux les analyser. Par sa mise en place, une interaction continue avec les organismes régulateurs comme la FDA est par ailleurs permise.

    Santé et numérique : 7 changements majeurs à venir d’ici 2025 selon Sanofi

    Dans le cadre d’une conférence du World Health Summit (WHS) portant sur les défis liés au développement du numérique dans la santé, Bernard Hamelin, responsable de la division « génération de preuves » (global head evidence generation) chez Sanofi, a mis en évidence 7 changements auxquels, selon lui, l’industrie devra faire face d’ici 2025 :

    • des populations de patients parfaitement connectés et numériquement avertis ;
    • une complexité scientifique croissante dans la pratique clinique ;
    • une adoption généralisée de technologies perturbatrices ;
    • un accès au marché encore plus complexe ;
    • un obstacle croissant au respect de la transparence ;
    • un besoin continu de faire plus avec moins ;
    • le passage à un monde constitué de multiples spécificités locales comme en Chine.

    Pour rester leader, le groupe français investit dans l’IA

    Afin de préserver sa bonne position dans le secteur de la santé, le groupe pharmaceutique français investit dans le numérique, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) et de l’analyse de données. Parmi ses dernières grandes opérations en la matière se démarque son partenariat avec le géant Palantir, n°1 mondial du traitement des big data, pour le déploiement d’une plateforme aux États-Unis connectant les différentes sources de données afin de mieux les analyser.

    Plateformes d’intégration : la France largement devancée par les États-Unis

    Ce genre d’outil est plus difficile à instaurer dans l’Union européenne en raison des différences de gouvernance existants dans les pays membres. Bernard Hamelin estime d’ailleurs que l’un des points faibles de la France sur le marché réside dans la production de plateformes d’intégration telles que celles proposées par Palantir.

     « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données, expliquait-il le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion d’une table ronde sur la santé et l’IA organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance (article en lien ci-contre). Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – Palantir en tête – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Sanofi : lauréat des Trophées eCAC40

    La « politique numérique ciblée » de Sanofi a été saluée par le jury de la cinquième édition des Trophées eCAC40, organisés par Les Échos dans l’optique de récompenser la maturité numérique des grandes entreprises françaises. Le groupe a reçu le prix de l’audace du concours lors d’une cérémonie spéciale organisée le 9 octobre 2018 à Paris.

    WHS : une sommet international rassemblant 2 000 acteurs clés du secteur

    Créé en 2009 à Berlin à l’occasion du 300e anniversaire de la Charité (Universitätsmedizin), le World Health Summit vise à améliorer la santé pour tous dans le monde entier et à trouver des moyens rapides et efficaces de faire progresser la médecine dans les zones qui en ont le plus besoin.

    Ce sommet international réunit environ 2 000 décideurs et représentants de tous les secteurs liés à la santé. En provenance de plus de 80 pays, ses participants abordent les problèmes les plus pressants auxquels seront confrontés les systèmes de santé au cours de la prochaine décennie et au-delà. L’événement réunit ainsi :

    • des chercheurs de haut niveau et des membres de la communauté scientifique ;
    • des décideurs politiques de haut niveau ;
    • des dirigeants et des représentants des systèmes de santé ;
    • des leaders des industries liées à la santé et au secteur de la technologie ;
    • des représentants de fondations et de la société civile ;
    • des étudiants et de jeunes professionnels provenant d’un large éventail de domaines liés à la santé.

    Environ 70 % des participants viennent de l’Union européenne, les 30 % restants provenant d’Amérique du Nord, D’Amérique du Sud, d’Asie, d’Afrique et d’Australie.