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  • Risque de cyberattaque : Medtronic met à jour 34 000 dispositifs cardiaques implantables

    Medtronic a publié début octobre 2018 une mise à jour logicielle d’environ 34 000 de ses dispositifs de programmation Carelink, permettant aux professionnels de santé d’accéder à distance au pacemakers implantés. Le groupe américain a pris cette décision car il a estimé que le système n’était pas conforme aux normes de sécurité et pouvait ainsi faire l’objet de cyberattaques.

    Dans une note d’information publiée le 11 octobre 2018 (en lien ci-contre), la division « communication de sécurité » de la Food and Drug Administration (FDA) a informé que l’industriel a mis en place cette procédure dans l’optique de réduire les risques pour la sécurité liés « aux vulnérabilités en matière de cybersécurité associées à la connexion internet » entre les modèles 2090 et 29901 des programmateurs Medtronic Carelink et Carelink Encore, utilisés pour télécharger des logiciels à partir du réseau de distribution Medtronic.

    « Cette mise à jour est une correction (rappel volontaire) du fabricant pour remédier au risque de [cyberattaque], explique la FDA, qui revient en détail sur la faille et émet diverses recommandations aux professionnels de santé et aux patients concernés. Aux fins de la présente communication sur la sécurité, la cybersécurité vise à protéger des menaces imprévues ou non autorisées les dispositifs médicaux des patients et les ordinateurs, réseaux, programmes et données associés. »

    Public concerné :

    • patients porteurs d’un appareil d’électrophysiologie implantable cardiaque (CIED) Medtronic    
    • soignants de patients atteints d’un CIED Medtronic ;
    • cardiologues, électrophysiologistes, chirurgiens cardiologues et médecins de soins primaires traitant des patients souffrant d’insuffisance cardiaque ou de troubles du rythme cardiaque par le biais d’un système Medtronic CIED.

    Présentation du dispositif concerné

    Les programmateurs Medtronic Carelink et Carelink Encore (modèles 2090 et 29901) sont utilisés lors de l’implantation et lors de visites de suivi régulières pour les dispositifs électrophysiologiques implantables cardiaques Medtronic (CIED).

    Les CIED incluent des stimulateurs cardiaques afin de stimuler les rythmes cardiaques lents, des défibrillateurs implantables pour provoquer un choc électrique ou une stimulation afin de ralentir les rythmes cardiaques trop rapides, des dispositifs de resynchronisation cardiaque pour stimuler le cœur afin d’améliorer la contraction pour traiter l’insuffisance cardiaque et des moniteurs cardiaques insérables pour la surveillance cardiaque à long terme des rythmes cardiaques irréguliers ou anormaux.

    Les programmeurs Medtronic permettent aux médecins d’obtenir des données

    Les programmeurs Medtronic permettent aux médecins d’obtenir des données sur les performances de l’appareil, de vérifier l’état de la batterie et d’ajuster ou de reprogrammer les paramètres de l’appareil à partir d’un CIED, explique la FDA dans sa notice d’information.

    Le cas échéant, le personnel de Medtronic a également recours aux programmeurs pour mettre à jour le logiciel du dispositif implanté. Le logiciel du programmateur peut être téléchargé et mis à jour via une connexion internet au réseau SDN (Medtronic Software Distribution Network) ou à l’aide d’un représentant de Medtronic connectant un périphérique USB au programmateur.

    Résumé du problème et de sa portée

    Un utilisateur non autorisé pourrait modifier les fonctionnalités du programmateur

    « La FDA a examiné des informations sur les vulnérabilités potentielles de cybersécurité associées à la connexion internet des programmeurs de Medtronic et a confirmé que ces vulnérabilités pourraient permettre à un utilisateur non autorisé (c’est-à-dire, une personne autre que le médecin du patient) de modifier les fonctionnalités du programmateur ou le dispositif implanté au cours de la procédure d’implantation du dispositif ou lors des visites de suivi », a déclaré l’organisation.

    Les programmeurs ne vérifient pas qu’ils sont toujours connectés au VPN avant de télécharger les mises à jour

    Plus précisément, cette vulnérabilité de cybersécurité est associée à l’utilisation d’une connexion internet pour mettre à jour le logiciel entre les programmeurs Carelink et Carelink Encore et le SDN.

    « Les mises à jour logicielles incluent normalement un nouveau logiciel pour les fonctionnalités du programmeur, ainsi que des mises à jour du micrologiciel du périphérique implanté. Bien que le programmeur utilise un réseau privé virtuel (VPN) pour établir une connexion internet avec le SDN Medtronic, la vulnérabilité identifiée avec cette connexion est due au fait que les programmeurs ne vérifient pas qu’ils sont toujours connectés au VPN avant de télécharger les mises à jour. »

    La FDA approuve la mise à jour du réseau Medtronic

    Pour remédier à cette vulnérabilité en matière de cybersécurité et améliorer la sécurité des patients, la FDA a approuvé le 5 octobre 2018 la mise à jour du réseau Medtronic par Medtronic, « qui empêchera intentionnellement le programmeur existant d’accéder au SDN de Medtronic ».

    « Pas de cas connu de préjudice causé aux patients »

    À ce jour, il n’y a pas eu de cas connu de préjudice causé aux patients par ces vulnérabilités en matière de cybersécurité, précise la FDA. « Il n’y a aucune mise à jour des programmeurs Carelink 2090 ou Carelink Encore 29901 pour le moment. Cependant, Medtronic s’efforce de créer et d’implémenter des mises à jour de sécurité supplémentaires afin de mieux traiter ces vulnérabilités. »

    Les recommandations de la FDA pour les fournisseurs de soins

    • Continuer à utiliser les programmeurs pour la programmation, les tests et l’évaluation des patients CIED. La connectivité réseau n’est pas requise pour la programmation CIED normale et une opération similaire.
      > Les autres fonctionnalités fournies par Medtronic qui nécessitent des connexions réseau ne sont pas affectées par ces vulnérabilités (par exemple, SessionSync). Il est possible de continuer à utiliser ces fonctionnalités.  
    • Ne pas tenter de mettre à jour le programmeur via le SDN. Si le bouton « Installer à partir de Medtronic » est sélectionné, l’installation du logiciel ne sera pas possible car l’accès au SDN externe n’est plus disponible.
      > Les futures mises à jour du logiciel du programmeur doivent être reçues directement d’un représentant de Medtronic avec une mise à jour USB.
    • Garder le contrôle des programmeurs au sein de son établissement à tout moment, conformément aux politiques informatiques de l’hôpital.
    • Exploiter les programmeurs au sein de réseaux informatiques bien gérés. Consulter son service informatique concernant la sécurité de son réseau. Pour connaître les mesures recommandées pour mieux sécuriser son environnement réseau, consulter la page https://www.nist.gov/cyberframework ou à d’autres guides de cybersécurité applicables.
    • La reprogrammation ou la mise à jour des CIED n’est pas nécessaire à la suite de cette correction et le remplacement prophylactique des CIED n’est pas recommandé.
  • Ni2o teste à l’ICM un implant doté d’une IA pour traiter les effets des maladies neurodégénératives

    Ni2o pour Neuron Input to Output, une start-up en train de développer et de tester un implant cérébral visant à traiter les effets des maladies neurodégénératives, a été officiellement accueillie à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) au sein du complexe hospitalier de Pitié-Salpêtrière, à Paris, le 18 octobre 2018.

    L’implant, qui mesure 1,9 sur 2,2 millimètres et pèse moins de 2 grammes comporte une puce informatique dotée de circuits permettant l’apprentissage profond et une communication d’informations vers et en partance des neurones. La communication se fait grâce à une centaine de milliers d’électrodes en nanotube de carbone – un matériel biocompatible – via un signal électrique ou bien lumineux, par le biais d’une dizaine de milliers de diodes électroluminescentes (LED) miniatures qu’englobe l’implant.

    Cette technologie mini-invasive vise à traiter et à réduire les effets des maladies neurodégénératives. C’est avant tout un traitement dans le cadre de la maladie de Parkinson qui est ciblé par le premier implant, dont la commercialisation n’est attendue que d’ici quelques années.

    Ni2o espère accélérer le développement de Kiwi grâce à un partenariat avec la start-up Novai, une spin-off d’Ericsson.

    Ni2o propose une interface cerveau-machine pilotée par l’IA

    Newton Howard, chercheur qui dirige le Synthetic Intelligence Lab du Massachusetts Institute of Technology, aux États-Unis, et le Computational Neuroscience Lab de l’université d’Oxford, au Royaume-Un, est le CSO de la start-up et est spécialiste en neurosciences.

    Ils sont trois fondateurs. Aux côtés de Newton Howard, on retrouve Richard Wirt, CTO de la start-up et ancien vice-président d’Intel, et Russell Hayward, P.-D.G., qui a accompagné de nombreuses start-ups dans la résolution des exigences techniques dans le domaine des hautes technologies.

    Des brevets valant plus de 436 millions d’euros (500 millions de dollars)

    Ni2o dispose d’un recueil de 18 brevets à ce jour qui valent environ 436 millions d’euros. Ils portent entre autres sur la technologie des nanotubes de carbone qui permettent un échange bidirectionnel de données avec le cerveau.

    L’implant Kiwi est également dotée d’une intelligence artificielle (IA) qui va être entraînée à partir des signaux envoyés par le cerveau et qui pourra envoyer des signaux électriques et optiques aux zones définies précisément, avec des algorithmes qui détermineront la meilleure réponse thérapeutique et qui seront continuellement améliorés par apprentissage automatique.

    Commercialisation de l’implant associé à une plateforme de données

    À terme, Ni2o souhaite vendre l’implant et procéder à la collecte et à l’analyse continue des données.

    Ces données permettront de faire une cartographie du cerveau à haute résolution menant à des opportunités supplémentaires.

    Par ailleurs, l’implant a été conçu de façon à pouvoir être utilisée pour traiter un large éventail de maladies neurodégénératives en fonction de son emplacement dans le cerveau et le logiciel qui lui est associé. Cette caractéristique doit permettre l’accélération des processus réglementaires en vue d’obtenir les autorisations de commercialisation.

    À plus long terme, des applications en vue de l’optimisation cognitive pourront être envisagées ainsi que la possibilité de procéder à des traitement via des dispositifs portables.

    Une alternative à la chirurgie lourde qui réduit les risques opératoires

    La procédure associée à l’implant Kiwi est faiblement invasive. Au lieu de nécessiter l’ouverture du crâne et le positionnement de l’implant grâce à une sonde, elle requière un passage par la cavité nasale en réduisant le risque d’infections nosocomiales et en divisant par 7 la durée de l’intervention : qui passe de 14 heures à 2 heures.

    Une IA au service du cerveau réparé et non du cerveau augmenté

    Cédric Villani, chargé du plan de développement de l’intelligence artificielle en France, s’est rallié à la cause de Ni2o et était présent à l’inauguration pour exprimer son soutien au projet.

    Il a souligné la capacité de l’IA à générer du progrès dans les champs d’application les plus divers. Il l’explique par son modèle de développement qui repose sur la collaboration entre équipes scientifiques de pointe et les experts d’un champs spécifique dans une approche de capitalisation de connaissances existantes dans le domaine en question.

    Réparer pour rendre la dignité

    Cédric Villani a anticipé les questions d’ordre éthique en avançant que les projets scientifiques et médicaux n’avaient pas pour objet l’homme bionique ou l’homme augmenté mais l’homme qui a besoin d’être réparé. Selon lui, le projet porté par Ni2o est l’exemple parfait de comment nous pouvons procéder à une réparation des inégalités causées par une maladie grave pour plus de solidarité et d’espoir.

    Dans le même esprit, Newton Howard a avancé au cours de son intervention que « l’objectif [n’était] pas de faire de l’homme augmenté mais [de] s’occuper de ce qui [était] endommagé et [de] restaurer la dignité humaine ».

    « L’Homme régresse, nous souhaitons l’aider à recouvrer ses pleines capacités, [à] réduire le déficit d’attention, [à] limiter l’impact des maux qui détériore son cerveau tels que les maladies neurodégénératives. Nous préférons donc parler « d’Homme réparé » plutôt que d’Homme augmenté. Nous ne créons pas de cyber-humain, nous lui offrons simplement la possibilité de jouir à nouveau pleinement de ses capacités cognitives », a-t-il par ailleurs déclaré.

    Le soutien de tout l’écosystème recherche et start-ups français

    Un écosystème de recherche et de soutien aux start-ups attractif

    D’autres acteurs tels Nicolas Crespelle, président de Quadrivium Ventures Sorbonne Université, et Nicolas Carboni, directeur deep tech de Bpifrance, sont venus exprimer leur soutien à la nouvelle start-up et vanter les avantages de l’écosystème parisien et français.

    L’une des raisons qui a poussé Ni2o à venir s’installer en France est la qualité de l’écosystème de la recherche scientifique et médicale français. Sa volonté de devenir leader de la deep tech et de l’IA a été encourageante en ce sens, selon Newton Howard. Le soutien sous forme d’accompagnement et d’incubation au sein de l’ICM ainsi que le soutien financier de Bpifrance les a décidés.

    Il a jugé que la qualité des chercheurs et leur maîtrise de l’intelligence artificielle, au meilleur niveau mondial, va être bénéfique au perfectionnement de Kiwi à la croisée de diverses disciplines scientifiques et nécessitant une approche multidisciplinaire. L’ICM va incuber la start-up mais également accueillir ses tests cliniques.

    La France se doit d’être acteur en neurosciences

    Nicolas Crespelle, président de Quadrivium Ventures Sorbonne Université, a déclaré que Paris était le plus grand campus du monde avec l’ensemble de ses universités et de ses écoles et qu’il suffira de mettre de bons outils à la disposition des chercheurs pour les faire venir.

    Il insiste sur la nécessité de s’impliquer dans l’évolution qui est en train de s’opérer dans le domaine des neurosciences et d’en devenir leader (« Be a player« , a-t-il déclaré dans son intervention en anglais).

    Bpifrance et ses dispositifs de soutien fninancier

    Nicolas Carboni, directeur deep tech à Bpifrance a souligné la complexité de la recherche scientifique française et a appelé à une simplification des processus de transfert de brevets de propriété intellectuelle notamment.

    Selon lui, les deux points fondamentaux pour attirer davantage de chercheurs sont :

    • la création d’une structure unique représentant les acteurs français de la recherche qui puisse agir et signer des accords avec une start-up ainsi qu’une gestion mutualisée des brevets permettant l’accélération des transferts qui prennent actuellement jusqu’à un an demi ;
    • la mise à disposition de fonds rapidement mobilisables par les start-ups, ce qui est déjà l’objet des activités de Bpifrance.

    Nicolas Carboni a annoncé à ce sujet le lancement d’un nouveau dispositif de financement début 2019 à destination des start-ups pour leur permettre de démarrer ce qu’il appelle la French Tech Seed.

    Soutien financier : 1,4 millions d’euros levé et un prêt de Bpifrance

    La start-up a jusqu’à présent levé 1,4 million d’euros (1,6 million de dollars américain à l’origine) et a obtenu un prêt de Bpifrance à ce stade. Le montant total de ce dernier n’a pas été dévoilé mais Health & Tech Intelligence a obtenu l’information qu’il s’agissait de « quelques centaines de milliers d’euros« .

    D’autres levées de fonds sont prévues pour mener le projet à bien et surtout accélérer son aboutissement et sa commercialisation.

  • Blockchain : 43 % des cadres du secteur de la santé prêts à l’adopter mais des blocages persistent

    Une étude du cabinet Price Waterhouse Cooper publiée le 5 septembre 2018 et intitulée « Blockchain is here, what’s your next move » (en lien ci-contre)montre l’enjeu de la technologie blockchain pour les entreprises du secteur de la santé, dans l’accès, la collecte, la diffusion et le partage des données.

    Selon l’étude, la technologie blockchain ne profitera pas à toutes les entreprises du secteur de la santé, et celles qui ne sauront pas saisir cet enjeu seront rapidement dépassées par la concurrence plus réactive. Le déploiement de cette technologie soulèvent des questionnements sur le plan de la confiance, de la gouvernance et de l’expertise blockchain.

    La majorité des projets blockchain santé sont au stade de la recherche et du développement. Mais les entreprises ont peu de temps devant elles pour s’adapter à ce nouveau contexte. 

    Les principaux freins au déploiement de la blockchain

    Ces freins trouvent leur source dans l’image de manque de confiance et de garanties que renvoie la technologie blockchain.

    À la question « Quelle est pour vous le principal frein à l’adoption de la technologie blockchain dans votre entreprise pour les 3- 5 prochaines années ? » 

    • 47% des sondés déclarent le manque de confiance auprès des utilisateurs ;

    • 39 % évoquent des failles d’ordre réglementaire ;

    • 37 % la capacité à mobiliser un réseau autour de cette technologie ;

    • 36 % un problème d’interopérabilité entre les acteurs ;

    • 33 % l’incapacité de la technologie à être déployée à grande échelle.

    Un sondage international « 2018 Deloitte’s global survey » (en lien ci-contre), explique que la technologie blockchain permettrait de simplifier et d’automatiser des procédures coûteuses

    Menée entre le 26 mars 2016 et le 5 avril 2018, ce sondage démontre que la gestion et la mise à jour des bases de données représentent chaque année plus d’1,7 milliard d’euros (deux milliards de dollars américaines) dédiés au fonctionnement et à l’entretien de data centers aux États-Unis. La blockchain permettrait de simplifier ce système.

    • Les entreprises et organisations du secteur de la santé gèrent manuellement des données souvent sous-traitées par des intermédiaires ;
    • la technologie blockchain représenterait un gain de temps pour les entreprises ;
    • selon le sondage, les leaders d’opinion voient aujourd’hui la blockchain comme une solution tangible et pratique et non plus comme alternative théorique.

    Pour les 1 000 sondés du panel Deloitte recouvrant plusieurs secteurs d’activités :

    • 55 % des dirigeants de la e-santé sont convaincus que la blockchain deviendra une force disruptive du secteur de la santé ;
    • 43 % des sondés placent la blockchain santé au sein de leurs priorités à venir ;
    • 29 % d’entre eux pensent que les modalités techniques de la blockchain utilisée sont importantes mais pas prépondérantes pour le succès de cette transformation.

    On note que les cadres du secteur de la santé sont moins enclins à identifier la blockchain comme une de leurs priorités. Toutefois, 60 % d’entre-eux reconnaissent qu’ils perdront un avantage compétitif majeur s’ils n’investissent pas dans les technologies blockchain.

  • Les Grands prix de l’innovation de la Ville de Paris : cérémonie solennelle le 11/12/2018, Paris

    Le 11 décembre 2018 aura lieu la 17e cérémonie des remises des prix du concours les Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris, donnée en l’honneur des lauréats. Elle sera présidée par Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité.

    La cérémonie du concours organisé par la Mairie de Paris et Paris and Co, sera l’occasion de rassembler l’ensemble de l’écosystème de l’innovation francilien, sachant que le prix a pour vocation de soutenir le développement d’entreprises innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance, et de récompenser celles qui contribuent, par leur innovation, à améliorer la vie de la cité.

    Les finalistes seront dévoilés le 25 octobre 2018.

  • PREMs

    Patient-Reported Experience Measuresnull

  • Les acteurs de la e-santé s’engagent à collaborer pour accélérer la transformation numérique en UE

    Le 15 octobre 2018 s’est tenue à Bruxelles une table ronde avec industriels des technologie de santé autour du programme d’action défini dans la communication récemment adoptée par la Commission européenne (CE) pour « permettre la transformation numérique de la santé et des soins dans le marché unique numérique (Digital Single Market)« .

    Mariya Gabriel, la commissaire européenne en charge de l’économie et de la société numériques, et Roberto Viola, directeur général de la CE en charge des réseaux de communication, du contenu et des technologies de santé, ont accueilli à cette occasion des représentants du secteur européens pour débattre de la transformation numérique des soins au sein de l’Union européenne (UE), à laquelle les acteurs de l’industrie peuvent contribuer, et échanger leurs points de vue sur la vision d’avenir à adopter en la matière.

    Les participants ont notamment abordé les défis et les opportunités que représentait l’interopérabilité des systèmes d’informations hospitaliers ainsi que les projets de la Commission pour sa prochaine recommandation visant à établir un format standard pour l’échange de dossiers de santé électroniques (DSE). Ils ont également discuté du potentiel de « technologies clés » telles que l’intelligence artificielle et l’informatique haute performance (HPC), qui peuvent aider à concevoir de nouveaux produits de santé ainsi qu’à établir un diagnostic plus rapide et de meilleurs traitements.

    Au cours de la table ronde, les entreprises et les organisations présentes se sont engagées à collaborer pour faire en sorte que l’Europe restent dans la course sur le marché de la e-santé.

    De « formidables opportunités » mais des obstacles restent à surmonter

    Le numérique pour remettre le patient au centre du système de soins

    Les participants à la table ronde se sont accordés sur le fait que les solutions numériques en santé offraient de « formidables opportunités pour améliorer le bien-être des citoyens et changer radicalement la manière dont les services de soins sont délivrés aux patients », l’idée étant de replacer ces derniers « au centre des préoccupations » du secteur.

    Ces transformations numériques profiteraient non seulement aux personnes mais aussi à la durabilité des systèmes de santé, ont-ils ajouté.

    Un marché fragmenté, un manque d’interopérabilité et une adoption trop lente des solutions de e-santé

    Les différents représentant de l’industrie et de la Commission européenne (CE) présents à cette réunion ont néanmoins souligné le fait que les citoyens ne pouvaient pas encore tirer pleinement parti du marché unique numérique (Digital Single Market) dans ce domaine, la fragmentation du marché et le manque d’interopérabilité entre les systèmes de santé freinant cette transformation digitale. De plus, l’adoption de solutions numériques dans le secteur de la santé reste trop lente et varie considérablement entre les États membres et les régions, ont-ils noté.

    Les entreprises et les organisations s’engagent à collaborer

    « Cette transformation [numérique] est complexe et ambitieuse et n’est possible que si les différents principaux acteurs s’engagent dans un effort commun, explique la CE dans un communiqué. À cet égard, la communauté européenne des technologies de santé joue un rôle essentiel dans la réussite de ce programme. C’est leur innovation qui contribuera à façonner l’avenir du secteur et, grâce à leur innovation, cette transformation sera possible. Encourager l’innovation dans ce domaine et créer un environnement propice aux investissements pour les entreprises de technologies de santé nouvelles et existantes constituent également une priorité pour la Commission. »

    Au cours de l’événement, les entreprises et les organisations se sont engagées à collaborer pour faire en sorte que l’Europe ne soit pas à la traîne en matière de connectivité, d’infrastructures numériques, de recherche et, donc, de e-santé au bénéfice des citoyens.

    La Commission européenne en soutien pour la durabilité des systèmes de santé

    La Commission européenne continuera à travailler avec toutes les parties prenantes sur diverses questions, allant de l’interopérabilité et des normes à mettre en place, de la confidentialité et de la sécurité des données à l’infrastructure informatique, au HPC et à l’intelligence artificielle, a-t-elle précisé, dans l’optique de mener à bien la transformation numérique des systèmes de santé.

    L’objectif, à terme, est d’améliorer les résultats en matière de santé pour les citoyens et la durabilité des systèmes de santé ainsi que de stimuler la croissance et de promouvoir l’industrie européenne dans ce domaine.

  • HPC

    High Performance Computingnull

  • Ping An Good Doctor intègre son système de consultation assisté par IA dans 100 hôpitaux chinois

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, a annoncé le 15 octobre 2018 sa coopération avec plus de 100 hôpitaux de première classe en Chine (Grade III) pour construire des « hôpitaux intelligents » complets en tirant parti de son système de consultation médicale assistée par intelligence artificielle (IA), appelé « AI Doctor« .

    Dans le cadre de cette coopération, le système AI Doctor a été entièrement intégré au système d’information de l’hôpital (HIS), aux applications mobiles et aux comptes publics WeChat, le principal réseau social chinois des hôpitaux. Les patients peuvent par ailleurs numériser un QR code pour accéder au dispositif.

    Parmi les établissements de soins partenaires figurent le 303ème hôpital de l’Armée populaire de libération du peuple chinois, le Qingdao Eye Hospital, le premier hôpital affilié de l’université Jinan et le troisième hôpital affilié de la Southern Medical University.

    Fin juin 2018, Ping An Good Doctor comptabilisait 228 millions d’utilisateurs et 48,6 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

    AI Doctor fait gagner du temps aux médecins

    En se basant sur des interactions homme-ordinateur simples et rapides, AI Doctor recueille les informations du patient, telles que ses antécédents médicaux, l’historique de ses prescriptions et ses allergies, puis les introduit dans son dossier de santé électronique (DSE).

    Avant la consultation, le médecin peut donc accéder aux données médicales ainsi structurées du patient, lui permettant d’éviter de poser à la personne des questions qui lui ont déjà été posées par le passé et de ne pas passer à côté d’informations vitales. Par ce procédé, il ne perd également plus de temps à saisir certaines données dans le DSE du patient, ce qui réduit sa charge de travail et améliore l’efficacité ainsi que la précision de ses consultations.

    Des données sur plus de 2 000 maladies courantes

    Comptabilisant plus de 300 millions de consultations en ligne, AI Doctor dispose de données sur plus de 2 000 maladies courantes et répond instantanément à des dizaines de milliers de demandes de renseignements d’ordre médical.

    Selon Ping An Good Doctor, les hôpitaux connectés à AI Doctor ont renforcé l’efficacité et la précision de leurs consultations, réduisant les coûts de fonctionnement tout au long du processus de diagnostic.

    Par ailleurs, la plateforme permet également une gestion numérique structurée des dossiers médicaux. Ainsi, les hôpitaux bénéficient d’un système de registres complet, leurs médecins peuvent établir des diagnostics plus cohérents et ils disposent d’une méthode plus intelligente de collecte des dossiers.

    Le gouvernement chinois mise sur l’IA pour résoudre les défis de santé du pays

    La pénurie des ressources médicales et le déséquilibre de la distribution des médicaments font partie des principaux problèmes du système de santé chinois.

    Les solutions basées sur internet et l’intelligence artificielle (IA), qui peuvent aider à résoudre ces problèmes, sont soutenues par tous les acteurs du secteur et l’ensemble des ministères du gouvernement. En avril 2018, la Commission nationale de la santé de Chine (National Health Commission of China) a publié « Les normes et réglementations de construction en matière d’informatisation hospitalière (essai) » (« National Hospital Informatization Construction Standards and Regulations (Trial)« ), proposant que l’ensemble des principaux hôpitaux du pays utilisent pleinement les applications et les technologies émergentes telles que le services internet, les systèmes d’analyse des big data et l’IA.

    Développer les services numériques pour les patients

    La commission a également déclaré que les hôpitaux devraient fournir des services en ligne aux patients, tels que la prise de rendez-vous à distance, la télé-consultation à l’hôpital et des dispositifs de communication médecin-patient.

    Le nouveau règlement vise également à faire en sorte que les hôpitaux mettent en place des dossiers de santé électroniques complets pour les patients afin d’accélérer la numérisation des hôpitaux et le développement de soins intelligents.

    Les hôpitaux chinois rencontrent des problèmes techniques

    Cependant, de nombreux hôpitaux en Chine rencontrent actuellement des problèmes techniques lors du déploiement de systèmes de santé intelligents, tels que le coût élevé qu’implique une transformation numérique et l’incapacité à bien gérer les DSE et le nombre important de données hospitalières. Ils sont également confrontés à des problèmes d’interopérabilité et d’optimisation du processus de service de santé.

    Ping An Good Doctor élabore une solution complète pour la transformation numérique des hôpitaux

    Pour surmonter ces obstacles, Ping An Good Doctor et les hôpitaux partenaires de l’entreprise sont en train d’élaborer conjointement une solution complète pour la transformation numérique des établissements hospitaliers.

    La solution associe la technologie médicale de pointe et la technologie internet mobile de Ping An Good Doctor aux capacités de service des hôpitaux afin de créer une meilleure connexion entre les hôpitaux, les médecins et les patients.

    Cela contribuera à améliorer l’efficacité des services hospitaliers, à alléger les ressources en services médicaux et à réduire les charges qui en résulteront pour les hôpitaux, les médecins, les patients et le gouvernement, le tout en accélérant le déploiement de la stratégie nationale de « Chine en bonne santé » (« Healthy China »).

  • Singapour : Tucker Medical adopte la plateforme d’évaluation cognitive de Savonix (USA)

    Savonix, l’un des experts mondiaux des tests numériques pour la santé cognitive (États-Unis), et la société singapourienne Tucker Medical, qui offre des solutions pour une médecine personnalisée en oncologie, en gastroentérologie et en médecine familiale, ont annoncé le 16 octobre 2018 avoir signé un partenariat visant à développer la plateforme d’évaluation cognitive du groupe américain à Singapour dans le cadre de ses offres cliniques.

    L’accord repose sur la vision selon laquelle chaque patient est unique et doit être traité en fonction de ses besoins de santé individuels. L’objectif des deux entreprises est d’améliorer les soins préventifs et le traitement du cancer, en particulier, au sein de la cité-État.

    Tucker Medical, qui effectue des dépistages de base dans plusieurs domaines, utilisera la plateforme Savonix Mobile dans son évaluation médicale de routine. Le dispositif permet de générer un dépistage de base et continu sur un large spectre de fonctions cognitives, telles que le travail de la mémoire, l’attention et la réactivité, les troubles mentaux pouvant faire partie des effets secondaires de certaines maladies ou de traitements, comme la chimiothérapie.

    Réactions des partenaires

    « Un atout majeur pour le programme d’oncologie de Tucker Medical »

    « Savonix sera un atout majeur pour le programme d’oncologie de Tucker Medical, a déclaré le Dr Mylea Charvat, P.-D.G. et fondatrice de Savonix (source : Businesswire.com). Pendant et après un traitement de chimiothérapie, il est courant que les patients subissent une « chimio-brouillard », un type de trouble mental qui altère la mémoire et la concentration. Savonix peut être utilisé pour suivre la cognition* et fournir des informations pour une intervention et des approches personnalisées des soins. »

    « Les maladies chroniques peuvent avoir un impact sur la cognition »

    « Comme nous proposons une pratique multidisciplinaire, la définition, l’amélioration et le maintien de la santé cognitive confèrent une valeur indéniable à nos patients, qu’ils nous consultent pour le traitement d’une maladie ou pour des soins primaires, a commenté de son côté le Dr Steven Tucker, P.-D.G. et fondateur de Tucker Medical. Nous croyons au suivi de tous les aspects de la santé et la plateforme de Savonix crée des mesures claires et reproductibles pour les évaluations de base et en cours. Les maladies chroniques, du diabète au cancer, peuvent avoir un impact sur la cognition et nous pouvons maintenant mesurer et agir sur cette dimension de la santé. »

    Présentation de la plateforme Savonix Mobile

    Savonix « fournit une évaluation mobile, basée sur des preuves, de la fonction cognitive et émotionnelle », explique la société sur son site officiel.

    La plateforme Savonix Mobile permet aux prestataires de soins d’effectuer un dépistage en trente minutes. Elle se présente sous la forme d’une application disponible sur un appareil sous iOS ou Android via une licence provenant d’organisations de soins et d’autres partenaires tiers.

    Le dispositif propose un ensemble de tests neurocognitifs numérisés, pris en charge par un tableau de bord de données cliniques basé sur le web avec des analyses intégrées.

    Un outil adapté à une utilisation digitale

    Spécialement conçue pour une utilisation numérique, la solution a été élaborée pour contrôler statistiquement les effets des écrans tactiles et pour fournir à l’utilisateur un test adapté à son âge et tenant compte de paramètres tels que le type de périphérique utilisé et le temps de réponse moyen par action (balayage, clic, fonction dessin) en fonction de chaque groupe d’âge.

    Par ailleurs, Savonix utilise la technologie 3D pour reproduire avec plus de précision les conditions d’un test papier en prenant en considération diverses fonctionnalités psychomotrices, dont la frappe, la fonction « glisser-déposer », le défilement et le dessin.

    Un dispositif déjà utilisé en Chine

    À l’heure actuelle, Savonix a collecté des données sur plus de 4 500 utilisateurs aux États-Unis et en Chine, en partenariat avec plusieurs établissements universitaires.

    L’analyse de ces données démontre que la plateforme est capable de faire une distinction précise entre les niveaux de déficience cognitive (validité discriminante) et fonctionne de manière constante dans le temps (fiabilité des tests et re-tests), indique l’entreprise américaine sur son site. « Notre équipe de données prépare ces résultats pour une publication avec nos partenaires aux États-Unis et en Asie, précise-t-elle. Un rapport de synthèse de ces résultats est disponible pour les partenaires intéressés qui souhaitent utiliser Savonix dans le cadre d’essais ou de soins cliniques. »