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  • Etude : les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses (JMIR)

    Les agents conversationnels, ou chatbots, tels que Siri, Alexa et Google Assistant, représentent un risque s’ils sont utilisés pour répondre à des questions de santé, indique une étude* menée par des chercheurs américains démontrant qu’ils échouaient dans plus de la moitié des cas et que leurs conseils pouvaient même causer des dommages graves. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 4 septembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Des agents conversationnels utilisés comme assistants médicaux

    Des millions d’utilisateurs font actuellement confiance à Siri (Apple), à Alexa (Amazon) et à Google Assistant étant donné que leurs taux d’erreur de reconnaissance de la parole sont désormais comparables à ceux des transcripteurs humains.

    De ce fait, les chatbots s’imposent de plus en plus comme des assistants médicaux. Ces outils se sont d’ailleurs dotés d’add-on spécialisés dans la santé.

    Pourtant, lorsque des assistants de conversation ont recours à l’interprétation en langage naturel (natural language understanding, NLU), les utilisateurs de chatbots ne comprennent pas les limites de ces systèmes, et ces derniers peuvent fournir des résultats incorrects ou partiels.

    Siri, Alexa et Google Assistant sur le banc d’essai

    Faute d’évaluation précise des risques médicaux que représentent les chatbots, des chercheurs américains ont mené l’une des rares études ayant directement abordé cette question. Ils ont comparé 3 assistants conversationnels : Siri, Alexa and Google Assistant. Ils ont cherché à déterminer la fréquence, la nature et la gravité des erreurs de l’assistant conversationnel, la cause de ces erreurs et la fréquence à laquelle des recommandations erronées pourraient entraîner des conséquences néfastes ou fatales.

    Les participants à l’étude étaient invités à interroger les chatbots sur n’importe quelle question relative à la santé et avec leurs propres mots. En revanche, pour des questions sur les médicaments et sur des situations d’urgence, ils devaient suivre un scénario pré-établi. Par exemple : « Vous avez mal à la tête et vous voulez savoir quoi en prendre » ; « Vous dînez chez une amie à la maison lorsqu’elle se plaint de difficultés respiratoires et vous remarquez que son visage est boursouflé, que faire ? ». Le préjudice éventuel lié aux conseils donnés par les chatbots a ensuite été évalué par 2 experts : un interniste et un pharmacien.

    Les résultats de cette étude observationnelle ont été publiés le 4 septembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Résultats : 30 % de réponses dangereuses

    • Les agents conversationnels n’ont été capables de fournir une réponse quelconque que dans 43 % des cas.
    • Les utilisateurs ont reposé en moyenne 5 fois leur question pour tenter d’obtenir une réponse.
    • 30 % des réponses données auraient pu causer un préjudice et, parmi elles, 16 % auraient pu entraîner la mort.
    • Les préjudices étaient attribuables aux chatbots dans 30 % des cas, à l’utilisateur dans 46 % des cas et les torts étaient partagés dans 24 % des cas.
    • Les erreurs peuvent venir d’informations incomplètes fournies par l’usager ou par le chatbot. L’utilisateur a aussi tendance à simplifier sa requête quand l’agent ne comprend pas, ce qui conduit à des conseils erronés.
    • Alexa est l’assistant qui échoue le plus à fournir une réponse tandis que Siri est celui qui donne le plus de réponses. De ce fait, Siri a le taux le plus élevé de réponses pouvant causer un préjudice (30 %, contre 1,5 % pour Alexa et 15 % pour Google Assistant)
    • Siri est le chatbot auquel les usagers faisaient le plus confiance.

    Ne pas faire confiance aux chatbots

    Les auteurs de cette étude en concluent que « les patients et les consommateurs ne devraient pas faire confiance aux chatbots utilisant l’interprétation en langage naturel (NLI) en tant que sources autorisées de conseils médicaux. En plus des erreurs évidentes dans la mauvaise reconnaissance des requêtes du sujet par l’assistant conversationnel et l’incompréhension du sujet des réponses de l’assistant conversationnel, les utilisateurs ne comprenaient pas les capacités de la NLI et les limites des agents conversationnels. »

    Ils insistent sur le fait que les chatbots n’ont aucune capacité à engager une conversation fluide.

    En outre, les consommateurs doivent être vigilants car les fabricants de chatbots ont tendance à surestimer les capacités de leurs outils.

    Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour concevoir des agents conversationnels capables de converser en toute sécurité et qui permettent la flexibilité et l’expressivité du langage naturel tout en garantissant la validité des recommandations fournies.

  • Skello, spécialiste de la gestion RH, lève 6M€ et vise les acteurs du secteur sanitaire

    Skello, start-up créée en 2016, qui commercialise un logiciel de gestion de planning et de personnel en ligne a annoncé le 10 octobre 2018 avoir fait une levée de fonds de 6 millions d’euros.

    La solution s’adresse originairement au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, mais ses spécificités de gestion multi-sites sont transposables dans le secteur sanitaire et médico-social, un marché que la start-up souhaite pénétrer.

    La levée de fonds va servir notamment à renforcer l’équipe qui compte déjà 30 membres avec un recrutement prévu de 120 talents sur une période de deux ans. Sur la même période, de nouvelles fonctionnalités vont enrichir l’outil afin de permettre toujours davantage d’automatisation en vue d’un gain de temps.

    Aux côtés des investisseurs historiques Thomas Landais (Doctolib), Guillaume le Dieu de Ville (Lingueo) et Gilles Blanchard (SeLoger), on retrouve pour cette deuxième levée de fonds de nouveaux  investisseurs tels que les fonds d’investissement XAnge et Aglae Ventures, mais également Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de Criteo.

    Une solution de RH pour la planification et la gestion en ligne

    Quatre fondateurs réunis autour de l’idée qu’il fallait rendre la gestion des plannings et des personnels sur plusieurs sites, plus simple et plus rapide, Quitterie Mathelin-Moreaux, Emmanuelle Fauchier-Magnan, Samy Amar et Thibault Desplats, ont lancé Skello fin 2016, une offre de gestion de planning du personnel dans le milieu de l’hôtellerie/restauration. 300 000 euros levés en septembre 2016 ont permis à la start-up de se lancer.

    La proposition de valeur consiste à permettre aux managers le pilotage et la gestion à distance des plannings complexes et du personnel, tout en réduisant le temps consacré à ces tâches, tout ceci en :

    • fournissant un outil en ligne aux managers pour la gestion de plannings ;
    • rendant possible une communication en temps réel entre managers et équipes ;
    • proposant un traitement automatique de la paye ;
    • rendant possible le pilotage multi-sites de l’activité d’une entreprise.

    Les promesses : réduction de coûts de personnel jusqu’à 6 points

    Sur son site, la jeune pousse revendique les avantages suivants :

    • un gain de temps dans la gestion à hauteur de 20 heures par mois ;
    • le temps passé sur les tâches administratives divisé par 3 en moyenne ;
    • diminution de 6 points des coûts de personnel ;
    • réduction de 5 fois du nombre d’erreurs de saisie ;
    • amélioration de la satisfaction des équipes ;
    • fiabilisation vos données.

    L’objectif avec la levée de fonds est de fournir de nouvelles fonctionnalités basées sur des processus automatisés impliquant un gain de temps aussi bien dans le domaine de la gestion des ressources humaines et la planification que sur le traitement des paies.

    Skello compte plus de 1 600 partenaires et vise le secteur des services dont le secteur de la santé

    La stratégie de développement de la start-up comprend une extension du marché couvert. Les fonds réunis doivent permettre à la start-up d’ouvrir son offre de planification RH à de nouveaux secteurs comme les services.

    Elle compte parmi ses clients des établissements de santé (EHPAD, pharmacies etc.).

    À plus long terme, Skello, envisage également de s’exporter ailleurs en Europe.

  • Syntec numérique : le Health Data Hub ne doit « pas être une infrastructure centralisée »

    Auditionné dans le cadre du déploiement du Health Data Hub, le comité santé du Syntec numérique s’est dit satisfait de « retrouver [ses] messages dans le rapport » de préfiguration du projet, rendu public le 12 octobre 2018.

    Dans un point presse organisé le 17 octobre, l’organisation syndicale, qui a également publié en septembre une note de position sur le projet, a indiqué que les données de santé constituaient « un enjeu majeur pour le pays et que l’État devait avoir un rôle de régulateur et non d’opérateur », ajoutant que le « Health Data Hub ne devait pas être une infrastructure centralisée ».

    Selon le Syntec, le Health Data Hub doit s’articuler autour de 5 axes stratégiques

    Ces cinq axes sont :

    • favoriser le partage de données dans le respect du droit des personnes ;
    • accélérer la production de données de qualité par les acteurs de santé ;
    • développer l’interopérabilité ;
    • enrichir les données de santé existantes ;
    • mettre en place une action pluriannuelle dotée d’une gouvernance associant les acteurs.

    « Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l’État à l’exécuter »

    « Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l’État à l’exécuter. Il ne faut pas que cela se transforme en usine à gaz », a déclaré au cours du point presse Olivier Vallet, coprésident du comité santé du Syntec numérique (source : Tic Santé).

    Une vision partagée par sa consœur Isabelle Zablit-Schmitz, qui copréside elle aussi le comité. À propos aussi bien du Health Data Hub que du plan « Ma santé 2022 », elle estime que « les entreprises vont avoir besoin d’engagements, de visibilité et de lisibilité sur la façon dont tout cela va être déployé pour s’organiser et investir ».

    Comité santé du Syntec numérique : une présidence à deux têtes

    La gouvernance du comité santé du Syntec numérique, syndicat professionnel des entreprises du secteur du numérique comprenant 150 adhérents, a été remaniée en juin 2018.

    Il est désormais présidé par deux personnes :

    • Olivier Vallet, P.-D.G. de Docapost (La Poste), qui représente les grandes entreprises de la health tech ;
    • Isabelle Zablit-Schmitz, présidente de Clavesis, qui représente « les petites structures ».

    Ils ont succédé à Pierre Leurent, qui s’est retiré après l’entrée en Bourse fin mai 2018 de Voluntis, dont il est le directeur général.

    Le comité a été réorganisé « de façon à ce qu’il représente toutes les personnes membres de l’organisation et qu’il fasse émerger le secteur du numérique en santé en France », a expliqué Isabelle Zablit-Schmitz.

    Lancement de groupes de travail

    Le comité a lancé il y a quelques semaines des groupes de travail composés de professionnels du secteur (éditeurs de logiciels, ingénieurs informatiques et grandes entreprises du secteur des nouvelles technologies, dont Atos, Visiomed et OpenHealth).

    L’objectif de ces groupes est d’apporter leur expertise en e-santé aux entreprises adhérentes et aux pouvoirs publics, en produisant des analyses et des propositions sur des thématiques clés du secteur, telles que l’analyse des données de santé, l’interopérabilité des systèmes d’information et la télémédecine.

    Ils « se sont fixés une trajectoire à trois ans sans calendrier de publication de rapports », a noté Olivier Vallet.

  • 4e Colloque SSI du ministère de la Santé : les priorités du nouveau programme Hop’en dévoilées

    Le 4e colloque SSI du ministère des Solidarités et de la santé, qui s’est tenu le lundi 22 octobre 2018, a été l’occasion de présenter les grandes lignes du programme Hop’en qui s’inscrit dans la stratégie Ma santé 2022 dans la continuité du programme Hôpital numérique.

    Ce nouveau plan permettra aux établissements ayant atteint les nouveaux prérequis d’obtenir des financements. Les établissements candidats auront trois ans pour atteindre les cibles fixées, puisque le programme prendra fin le 31 décembre 2022.

    Le programme comportera davantage d’exigences sur les prérequis

    Le fonctionnement en mode déclaratif est maintenu et les dossiers de financement devront être déposés par les établissements avant le 1er janvier 2022.

    Quatre prérequis, dont le but est d’améliorer la sécurité tout en favorisant les échanges et le mode collaboratif, seront à remplir selon les modalités suivantes:

    Identités/mouvements :

    • au moins 90 % des applications au cœur du processus de soins, devront intégrer l’identifiant national de santé (INS): il s’agit de la gestion administrative pour les professionnels de santé (GAP) et du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI);
    • la cellule d’identitovigilance devra se réunir a minima une fois par semestre ;
    • au moins 90 % des applications au cœur du processus devront être connectées à un référentiel unique de séjours et de mouvements  de soins: il s’agit de la GAP et du PMSI  ;
    • un référentiel unique de structure juridique, géographique et fonctionnel de l’établissement ou du GHT est exigé.

    Sécurité :

    • existence d’un PRA (plan de reprise d’activité) du système d’information, formalisé et testé (définition et réalisation d’un plan de tests) ;
    • existence et observation du taux de disponibilité avec fourniture du taux cible, de la méthode d’évaluation et du taux évalué ;
    • existence de procédures assurant un fonctionnement dégradé du SI au cœur du processus de soins en cas de panne et pour le retour à la normale ;
    • présence d’une politique de sécurité des systèmes d’information (PSSI) et réalisation complète du plan d’action SSI. 

    Confidentialité :

    • existence d’un document formalisant les règles d’accès et d’usage du SI, annexé au règlement intérieur (plan d’action SSI) ;
    • existence d’un document d’information sur les conditions d’utilisation des données de santé à caractère personnel et les modalités d’exercice du droit d’opposition y afférent ainsi que d’une procédure de diffusion ;
    • intégration d’un dispositif d’identification, d’authentification et de traçabilité pour 100 % des applications gérant des données de santé à caractère personnel ;
    • existence d’une fonction DPO/DPD (production d’un rapport d’activité semestriel) et présence d’un registre des traitements de données à caractère personnel.

     Échange et partage :

    • obligation pour le système d’information hospitalier (SIH) d’être en capacité d’alimenter le dossier médical partagé (DMP) ;
    • alimentation du répertoire opérationnel des ressources du répertoire opérationnel des ressources (ROR) ;
    • obligation pour l’établissement/GHT de disposer d’une messagerie sécurisée intégrée à l’espace de confiance MSSanté.

    Le numérique est un levier et la cybersécurité doit être une priorité

    Le numérique est un levier important de la transformation des SSI et la cybersécurité une priorité de l’action gouvernementale. Le secteur de la santé pouvant faire l’objet de cyberattaques, la stratégie de transformation du système de santé via le numérique doit inclure une politique de lutte contre les cyber-menaces.

  • Australie : la prolongation de l’option de retrait au DSE My Health Record refusé par le ministère

    Après avoir examiné le dossier de santé électronique australien My Health Record (MyHR), un comité sénatorial a émis 118 recommandations au gouvernement le 17 octobre 2018, dont une prolongation de douze mois de l’option de retrait du système.

    Chaque Australien possédant une carte d’assurance santé se verra en effet automatiquement attribuer un dossier MyHR contenant ses antécédents médicaux, à moins qu’il n’exprime explicitement avant le 15 novembre 2018 son refus d’être inclus dans la procédure.
    Le comité a demandé que le délai soit prolongé afin de poursuivre la communication sur l’outil My Health Record et de s’assurer que les citoyens comprennent parfaitement les bénéfices et les inconvénients du dispositif.
    Le ministre de la Santé, Greg Hunt, a déclaré qu’il examinerait les recommandations mais a exclu la prolongation du délai de retrait afin de ne pas « retarder [la mise en place des] avantages pour les patients » (source : ABC News).

    Le déploiement de MyHR fait l’objet de certains préoccupations en matière de confidentialité, certains craignant notamment que des tiers ne puissent accéder aux données des patients de manière inappropriée.

    « Nous veillons à ce que les citoyens sachent parfaitement quelles sont leurs options »

    « Nous veillons à ce que les citoyens sachent parfaitement quelles sont leurs options et ce que signifie My Health Record, a déclaré la sénatrice du parti Greens (écologiste ), Rachel Siewert, à la tête du comité qui a examiné le système (source : ABC News). Cela permettra aux [citoyens] de prendre des décisions en toute connaissance de cause mais aussi de donner au gouvernement le temps de donner suite à certaines des recommandations. »

    « La date de retrait a déjà été prolongée et les retraits [s’avèrent beaucoup] plus bas que prévu », a déclaré de son côté une porte-parole du ministère de la Santé australien afin de justifier la décision du ministre.

    En septembre, il a été révélé que près d’un million d’Australiens avaient décidé de refuser la création d’un dossier MyHR pour leur compte.

    Le comité demande aussi un renforcement des règles de confidentialité

    L’enquête du comité sénatorial, qui a duré deux mois, a rassemblé près de 120 personnes et groupes. À son issue, le comité, composé en majorité de sénateurs de l’opposition, a formulé diverses recommandations dont :

    • le renforcement des règles pour empêcher l’utilisation des données des patients à des fins commerciales ;
    • la limitation des informations accessibles aux ministères ;
    • l’amélioration de la sensibilisation du public afin de mieux l’informer des avantages et des risques que représente My Health Record mais aussi des mesures qu’il est possible de prendre pour mieux protéger sa vie privée dans le cadre de l’utilisation du dispositif.

    Le cas particulier des données de santé des adolescents

    Le comité sénatorial a également proposé des modifications pour que les informations médicales des adolescents ne soient pas automatiquement visibles pour leurs parents.

    En Australie, lorsqu’un enfant atteint l’âge de 14 ans, il doit généralement donner son consentement aux parents pour qu’ils puissent accéder aux données relatives à son assurance santé. Toutefois, les parents peuvent enregistrer les informations concernant leur enfant sur leur compte My Health Record et gérer son dossier jusqu’à ce qu’il ait 18 ans.

    Alors que les données du système d’assurance santé cessent de figurer dans le dossier des enfants de plus de 14 ans si leurs parents le contrôlent toujours, certains craignent que d’autres informations, telles que les listes de médicaments téléchargées par les médecins, restent visibles.

  • MédecinDirect ouvre sa plateforme aux libéraux souhaitant proposer des téléconsultations

    MédecinDirect a annoncé le 23 octobre 2018, la mise à disposition de sa plateforme aux médecins généralistes et spécialistes qui souhaitent proposer la téléconsultation médicale à leurs propres patients.

    L’objectif poursuivi, selon l’éditeur de la plateforme, consiste à assurer la continuité des soins des patients dans un cadre autorisé et sécurisé.

    Les coûts d’accès à la plateforme sont à la charge du médecin qui peut choisir parmi trois forfaits, alors que le patient ne règle que la téléconsultation, qui lui sera remboursée au même titre qu’une consultation physique.

    Cette annonce intervient au lendemain de l’annonce de la signature d’un partenariat avec la Mutuelle du Ministère de la Justice (MMJ) qui ouvre accès aux services de MédecinDirect à l’ensemble des 130 000 adhérents de la mutuelle.

    Une offre à trois forfaits à destination des libéraux

    MédecinDirect souhaite mettre à disposition des médecins un équipement permettant de réaliser des téléconsultations sans investir dans du matériel et sans coûts de développement occasionnant des frais.

    La société propose ainsi un espace sécurisé de rencontre entre médecins et patients, qui disposent alors de leurs propres espaces sécurisés, et peuvent téléconsulter en toute confidentialité.

    Le médecin choisit entre 3 forfaits. Le forfait basique, gratuit, qui inclut :

    • un espace personnel sécurisé ;
    • des vidéo-consultations en illimité ;
    • l’historique des téléconsultations ;
    • l’envoi/stockage des e-ordonnances.

    Les forfaits Plus et Premium sont à associer à un coût de 35 et 50 euros par mois et comprennent respectivement les fonctionnalités suivantes :

    • forfait Plus :
      • accès au réseau de spécialistes ;
      • prise de RDV intégrée ;
      • paiement par carte bancaire ;
      • facturation intégrée ;
      • IA;
    • forfait Premium :
      • télé-expertise ;
      • délestage en cas d’absence ;
      • formation continue.

    Un partenariat avec la MMJ pour un accès aux soins facilité

    La MMJ assure environ 130 000 personnes sur l’ensemble du territoire français, sachant que depuis l’année 2018 elle s’est ouverte à toute la fonction publique.

    C’est aux problèmes d’accès aux soins et de désertification médicale que les adhérents de la mutuelle peuvent rencontrer que la MMJ voulait répondre à travers ce partenariat avec MédecinDirect, qui comprend un accès 24h/24 et 7j/7 à la plateforme de consultation médicale de MédecinDirect.

    « Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les besoins de nos adhérents à qui l’on veut offrir des services adaptés et innovants. Ce service est inclus dans nos garanties santé. » indique Elisabeth Chabot, Présidente de la MMJ.

  • Singapour et la Finlande renforcent leur collaboration dans le domaine de la Tech Santé

    aUne dizaine de sociétés du secteur des technologies de santé faisaient partie de la délégation finlandaise qui s’est rendue à Singapour du 12 au 19 septembre 2018 pour participer à la semaine Meet Finland in Singapore (Rencontrez la Finlande à Singapour). L’événement « a suscité un vif intérêt chez les entreprises et les investisseurs », ont commenté les organisateurs dans un communiqué diffusé en octobre 2018.

    L’événement a ouvert de nouvelles possibilités de collaborations entre Singapour et la Finlande, en particulier dans le domaine de la santé numérique. Plusieurs technologies favorables et prêtes à être commercialisées dans le domaine de la santé et du bien-être ont en effet trouvé un accueil favorable à Singapour, alors que Singapour cherche à adopter des solutions smart health afin de fournir des services de soins améliorés de manière plus efficace. Parmi elles, le dispositif conçu par la start-up Triumf Health, un serious game apportant un soutien psychologique aux enfants atteints d’une maladie chronique.

    Triumf Health fait partie de l’écosystème Icory, un consortium d’entreprises finlandaises qui cherche à développer des solutions centrées sur le patient, et dont ses représentants ont par ailleurs annoncé qu’ils souhaitaient travailler avec deux hôpitaux de Singapour, le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH), pour développer leurs produits sur le marché asiatique.

    120 délégués finlandais pour promouvoir la collaboration avec Singapour

    L’ambassade de la Finlande à Singapour, Business Finland, la plus importante agence publique de financement de la recherche en Finlande dirigée par le ministère finlandais de l’Emploi et de l’Économie, et les villes de Helsinki, Espoo et Turku ont réuni un total de 120 délégués finlandais comprenant des innovateurs et des sociétés de technologie afin de promouvoir la collaboration commerciale entre la Finlande et Singapour.

    Singapour, « un marché lucratif » pour les solutions de santé numérique

    « Singapour est une smart nation et un marché lucratif pour les solutions de technologie de la santé, de réalité augmenté (AR) et de réalité virtuelle (RV), a déclaré Paula Parviainen, ambassadrice de la Finlande à Singapour (source : Scandasia.com). Les deux pays reconnaissent la nécessité de créer des moyens efficaces de prendre en charge la population vieillissante (…), en utilisant les technologies de la AR et de la RV afin de répondre à l’évolution du mode de vie et aux attentes grandissantes des consommateurs. »

    L’analyse des big data, un secteur prometteur en santé

    Lors de l’ouverture d’une conférence sur les technologies de la santé, Meria Heikelä, directrice du programme national de santé personnalisé finlandais (Finland’s National Personalized Health Program), a insisté sur l’importance du secteur de l’analyse des big data qui a « offert à Singapour et à la Finlande de nombreuses possibilités de fournir des solutions de soins personnalisés ».

    « Dans le secteur des soins, il existe une pression croissante pour produire des services plus rentables et offrir une approche plus centrée sur le patient et adaptée aux soins personnalisés. Nous sommes donc très heureux de travailler avec Singapour [dans l’optique de] créer des solutions pour des parcours de soins personnalisés, centrés sur le patient, qui prennent en compte les besoins particuliers des patients », a-t-elle poursuivi.

    Projet Icory : un partenariat avec deux hôpitaux singapouriens

    Un consortium d’entreprises de santé finlandaises

    Au centre de la collaboration entre les deux pays figure le projet iCory, présenté à l’occasion de l’événement. L’initiative est financée par Business Finland et soutenu par un consortium comprenant des entreprises finlandaises de santé et de bien-être, des universités et des hôpitaux.

    Des solutions intelligentes centrées sur le patient

    L’écosystème iCory cherche à créer des solutions intelligentes centrées sur le patient pour les procédures de chirurgie en utilisant les dernières technologies telles que l’apprentissage automatique et la robotique afin d’offrir des soins plus personnalisés.

    Les participants finlandais du projet iCory envisagent une collaboration avec deux hôpitaux de Singapour : le KK Women’s and Children’s Hospital (KKH) et le National University Hospital (NUH).

    Kadri Halijas, P.-D.G. de Triumf Health, une start-up finlandaise à l’origine d’un serious game à destination des enfants atteints d’une maladie chronique et faisant partie de l’écosystème iCory, a déclaré (source : Scandasia.com) : « Certains marchés ne sont pas prêts pour les solutions de santé numériques mais Singapour est certainement l’un des leaders mondiaux. En outre, le fait que la délégation que nous avons rencontrée ait spécifiquement souligné l’importance du soutien psychologique dans la gestion des maladies est unique dans le contexte mondial. En résumé, je dirais que la réunion avec l’équipe de direction des organisations de la santé de Singapour nous a été très bénéfique, car nous avons constaté que [notre solution serait adaptée à] Singapour. »

  • A. Buzyn relance la filière Silver Eco, renouvelle sa gouvernance et crée une task force Numérique

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, a relancé le 22 septembre 2018 la filière Silver Economie en en confiant l’animation à France Silver Eco et son président Luc Broussy et en mettant en place des instances nouvelles :
    • 1 bureau d’animation au côté du président de la filière ;
    • un Conseil national de la Silver Economie composé de 65 membres et qui se réunira tous les deux mois pour formuler des orientations de la filière et les proposer au Gouvernement
    • 3 pôles : Innovation, Export/Europe/International et Formation ;
    • 3 groupes de travail : La diffusion des innovations technologies et numériques dans le secteur médico-social ; Territoires, villes, urbanismes, mobilité ; Logements adaptés pour une vie autonome ;
    • un Conseil des Silver Territoires.

    Élu président de la filière, Luc Broussy s’est engagé à remettre à la ministre d’ici la fin de l’année une feuille de route 2019/2020 fixant les grandes priorités stratégiques de la filière.

    L’ensemble de ces acteurs vont accompagner la filière et animer le Conseil national de la Silver économie.

    Après le lancement de la consultation nationale publique en ligne et d’un débat public rassemblant les acteurs de terrain du grand âge, cette action est la réalisation de l’engagement pris par la ministre dans le cadre de son plan « Grand âge et Autonomie » annoncé le 30 mai 2018.

    Le Conseil national de la Silver Economie est composé de 65 membres de la filière et se réunira désormais tous les deux mois pour gouverner la filière et formuler des propositions aux pouvoirs publics.

    Un bureau d’animation de la filière

    Au total, six personnes accompagneront le président Luc Broussy rassemblées au sein d’un Bureau d‘animation de la filière :

    • Delphine Mallet, directrice des services Silver Economie du groupe La Poste ;
    • Olivier Vallée, directeur des marchés Silver Economie du groupe industriel Legrand ;
    • Laure de la Bretèche, directrice adjointe des Retraites et des Solidarités à la Caisse des Dépôts ;
    • Isabelle Hébert, directrice générale de la MGEN et directrice de l’innovation du groupe VYV ;
    • Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF ;
    • Benjamin Zimmer, directeur de Silver Alliance et secrétaire général de Silver Valley.

    3 task forces

    Trois pôles de mobilisation forte ont été créés :

    • le pôle Innovation est animé par Nicolas Menet, DG de Silver Valley ;
    • le pôle Export/Europe/International est animé par Ludovic Guillaume, directeur du développement d’Orpea – Synerpa ;
    • le pôle Formation est animé par Benoît Goblot, président de Synapse.

    3 groupes de travail autour des territoires, du logement et des innovations numériques

    Chacun de ces trois groupes a été doté d’un groupe de pilotage composé de deux responsables :

    • le groupe Territoires, villes, urbanismes, mobilité est piloté par Valérie Egloff, conseillère régionale de Normandie, et Pierre-Olivier Lefebvre, délégué général du réseau Villes amies des aînés ;
    • le groupe Logements adaptées pour une vie autonome est piloté par Jean-Philippe Arnoux, directeur Silver Economie et Accessibilité de Saint-Gobin Distribution Bâtiment France, et Hervé Meunier, Filien ADMR  ;
    • le groupe Diffusion des innovations technologies et numériques dans le secteur médico-social est piloté par Laurent Levasseur, président de Bluelinea, et Jean-François Goglin, conseiller numérique de la Fehap.

    Un Conseil des Silver Territoires

    Le Conseil des Silver Territoires sera animé par Valérie Egloff, conseillère régionale de Normandie et Françoise Jeanson, conseillère régionale de Nouvelle Aquitaine.

  • Convergence des systèmes d’information des GHT – état d’avancement au 2e semestre 2018

    Adrien Picard, chargé de mission à l’ASIP Santé, a partage au cours d’un atelier du Cercle des Décideurs Numérique et Santé le 16 octobre 2018 son analyse et son retour d’expérience sur le suivi et la mise en place des projets SI dans les territoires, en lien avec le ministère des Solidarité et de la santé et les partenaires locaux.

    L’ASIP accompagne les GHT dans la convergence de leurs systèmes d’informations, en mettant en place un dispositif complet d’appui des GHT vers la convergence des SI, sous le pilotage de la DGOS.

    Plan d’action de l’ASIP santé au deuxième semestre 2018

    Au second semestre 2018, l’ASIP renforce son dispositif d’accompagnement sur le volet SI avec une structure en trois axes: 

    • la visibilité des projets numériques, grâce à l’analyse des schémas directeurs des SI GHT ;

    • un lien de « terrain » avec les GHT, par l’animation de comité régionaux ;

    • l’expertise de l’ASIP santé par un appui ponctuel aux acteurs de terrains.

    Analyses et retours : panorama de projets médicaux et de soins partagés des GHT

    Les analyses menées par l’ASIP Santé portent sur les différents projets médicaux et des soins partagés par les GHT (échantillon de soixante GHT correspondant à 639 filières), les filières les plus représentées étant : 

    • par approche pathologique (45% des GHT) : majoritairement les cancers et les grossesses;

    • par le mode de prise en charge des patients (42% des GHT) : majoritairement les urgences de soins critiques;

    • par une approche populationnelle (13% des GHT) : majoritairement les personnes âgées. 

    Schémas directeurs des SI (SDSI)

    Dans le cadre du dispositif national d’accompagnement des GHT, l’ASIP Santé recueille et analyse enfin les schémas directeurs SI des GHT. Une première analyse de 80 SDSI a été réalisée en juillet-août 2018, afin de : 

    • disposer d’une visibilité d’ensemble sur les projets numériques envisagés par les GHT ;

    • d’étudier les opportunités de partage et de convergence SI entre GHT ;

    • d’identifier les actions portées par les GHT, les régions, et les acteurs nationaux ;

    • d’alimenter les réflexions pour la construction du programme de modernisation « Hop’EN ».

    Une convergence des identités des professionnels

    En juillet 2018, 34% des GHT ont un projet de convergence de leur référentiel des identités de santé et 36% des GHT ont un projet de convergence de leur « active directory » qui permet de représenter et de stocker les éléments constitutifs du réseau tels que les ressources informatiques.

    Pour l’hébergement des données de santé:

    • 34% des études sont en cours ;
    • 19% d’internalisation sont en cours ;
    • 13% de résultats regroupent les chiffres non-communiqués ou les projets non démarrés.

    Pour l’avancement de la convergence du socle fonctionnel et le  » dossier patient informatisé  » DPI: 

    • 75% des GHT sont au stade de l’étude ; 

    • 9% au stade de la solution en cours d’achat ; 

    • 10% des GHT ont acheté la solution ; 

    • 18% sont en cours de déploiement ; 

    • 5% ont une solution déployée.

  • Volta Medical lève 2,3M€ pour parfaire le développement de son logiciel d’IA médicale en cardiologie

    Volta Medical, start-up qui conçoit un logiciel d’intelligence artificielle de guidage en cardiologie, AIFib, a annoncé le 22 octobre 2018 avoir levé 2,3 millions d’euros. C’est l’assureur mutualiste, Pasteur Mutualité, qui est le principal porteur de la levée de fonds (2 millions d’euros apportés) aux côtés de quelques investisseurs privés, cardiologues et business angels.

    L’argent levé doit permettre à la start-up de mettre en place une étude clinique multicentrique à échelle européenne visant à démontrer les performances de sa solution, d’étoffer son équipe de R&D et de préparer son entrée sur le marché, en Europe comme aux États-Unis, à horizon 2020.

    Un logiciel d’IA en rythmologie interventionnelle

    AIFib est un outil né de 10 années de travaux menés par les cofondateurs de Volta Medical, médecins, et par une équipe d’ingénieurs.

    Le logiciel s’adresse aux chirurgiens spécialisés en cardiologie afin de les guider au cours des interventions ayant pour objet de traiter des patients souffrant de fibrillation auriculaire, une des arythmies cardiaques les plus communes. Le logiciel sert dans le cadre des procédures médicales de détection des foyers électriques, sources de fibrillation auriculaire, dans un premier temps, et à la fois au traitement lui-même.

    La start-up a été fondée et sa solution développée par trois cardiologues, les Dr Julien Seitz, Dr Clément Bars et Dr Jérôme Kalifa. Ils ont été secondés par l’ingénieur Théophile Mohr-Durdez, polytechnicien et inventeur de l’algorithme au cœur d’AIFib.

    Procédure médicale simplifiée et gain d’efficacité

    La procédure médicale classique consiste pour un chirurgien à introduire des sondes dans le cœur et de les manipuler afin de localiser visuellement le foyer électrique en cause de la fibrillation auriculaire, un exercice qui s’avère particulièrement difficile pour le cardiologue.

    L’équipe autour de AIFib a réussi à modéliser et automatiser efficacement cette procédure complexe dans un logiciel d’intelligence artificielle qui vise à détecter efficacement et simplement ces foyers électriques très difficiles à détecter par l’œil humain.

    Une étude a été menée depuis juillet 2018 sur plusieurs dizaines de patients sur le site d’un partenaire, l’hôpital Saint-Joseph à Marseille, avec le soutien de la Fondation Hôpital Saint-Joseph, et donne des résultats prometteurs selon les fondateurs. Ces résultats devraient faire l’objet d’une publication au printemps 2019.