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  • Ping An Good Doctor lance son outil d’IA « Smart Listening Diagnosis » pour la médecine traditionnelle

    Ping An Good Doctor a annoncé le 23 octobre 2018 le lancement en ligne de son dispositif Smart Listening Diagnosis, le premier système de diagnostic basé sur l’analyse d’enregistrements sonores via intelligence artificielle (IA) spécialement conçu pour la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

    Cette nouvelle technologie s’inscrit dans le cadre du projet Modern Physician Hua Tuo, un plan lancé en 2017 par Good Doctor qui vise à adapter à la MTC les technologies de l’IA, dont le développement est actuellement centré sur la médecine occidentale.

    Smart Listening Diagnosis associe ainsi l’intelligence artificielle médicale aux méthodes de diagnostic appliquées en médecine traditionnelle, soit l’observation, l’écoute de la respiration, le fait de poser des questions aux patients sur leurs symptômes et la prise du pouls.
    En recueillant rapidement des enregistrements audio des patients et en effectuant une analyse de ces données basées sur IA, l’outil est capable d’identifier avec précision le profil des patients selon la MTC.

    Des enregistrements audio issus des données de 228 millions d’utilisateurs

    Ping An Good Doctor a pu recueillir un nombre important d’échantillons audio grâce à la collecte de données provenant de ses 228 millions d’utilisateurs enregistrés.

    Un système en développement continu

    Ces échantillons ont été identifiés et annotées manuellement par des médecins pratiquant la médecine traditionnelle chinoise (MTC) à travers le pays avant d’être envoyés au système d’apprentissage basé sur intelligence artificielle (IA) élaboré par l’entreprise.

    Après des recherches et un développement continus, le système Smart Listening Diagnosis a atteint un niveau de précision très important.

    Modern Physician Hua Tuo : une offre de solutions centrées sur l’IA et la MTC

    Depuis quelques années, la MTC connaît un regain d’intérêt. En septembre 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a inclus pour la première fois la médecine traditionnelle chinoise dans son compendium médical d’influence mondiale. La MTC devrait être ainsi promue dans plus de 100 pays à travers le monde dans les années à venir.

    Moderniser la médecine traditionnelle chinoise

    Actuellement, l’intégration de l’IA dans le secteur des soins est principalement concentrée dans le domaine de la médecine occidentale mais peu d’avancées sont observées dans celui de la MTC.

    Afin de pallier ce manque, Ping An Good Doctor a lancé le plan Modern Physician Hua Tuo, Hua Tuo étant un célèbre médecin chinois de l’époque de la dynastie Han). S’inscrivant dans ce cadre, le dispositif Smart Listening Diagnosis vient ainsi compléter l’offre « IA + MTC » proposée par l’entreprise, dans laquelle on retrouve :

    • Smart Tongue Observation : peut identifier la couleur de la langue et son revêtement en analysant une photo de la langue de l’utilisateur ;
    • Smar Consultation : établit un dossier médical structuré pour le patient après des interactions simples et rapides entre l’utilisateur et l’ordinateur ;
    • Smart Pulse-taking : collecte les données relatives aux pouls du patient via des dispositifs médicaux connectés.

    Le système d’IA analyse les données intégrées via l’ensemble de ces dispositifs puis les transfère directement sur le lieu de travail du médecin. Il propose également une prescription de médicaments au cas où le patient souhaite recourir aux méthodes de soin modernes.

  • Tech.Gouv, nouveau collectif numérique sous l’égide de H. Verdier, ambassadeur numérique de l’État

    Parallèlement à la nomination d’Henri Verdier au poste de directeur du numérique de l’État et de l’ambassadeur pour le numérique, Bercy a annoncé le 24 octobre 2018 le lancement de Tech.Gouv, une entité fédérant l’ensemble des directeurs du numérique de chaque ministère et leurs équipes.

    Dans un communiqué conjoint, le ministère de l’Économie et des Finances et le ministère de l’Action et des Comptes publics ont également révélé la nomination de Côme Berbain au poste de directeur des technologies numériques de l’État rattaché au DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication). Il était précédemment conseiller au cabinet de Mounir Mahjoubi.

    Les deux nouveaux  directeurs du numérique et leurs équipes porteront un mouvement fédérateur ayant  pour vocation de rassembler et de démultiplier les actions de transformation des entreprises par les différents agents Tech.gouv. Il s’agit du premier réseau social qui réunit les forces numériques de l’État et qui dispose d’une plateforme pour diffuser ses initiatives et créer des émules.

    Tech.Gouv réunit les équipes dédiées au numérique de tous les ministères et dispose d’une plateforme

    Tech.Gouv se veut un lieu qui révèle, fédère et anime les nombreux talents numériques dans la sphère publique. Ces talents vont travailler ensemble afin de diffuser une même culture, celle d’une technologie qui a pour but d’améliorer la vie des citoyens et qui permet de répondre au plus près à leurs besoins.

    Ce collectif de transformateurs et d’innovateurs pour l’intérêt général partagera sur la plateforme Tech.Gouv ses avancées pour faire avancer les autres.

    Il sera ouvert pour accompagner, orienter et appuyer toutes les démarches innovantes où qu’elles soient. Il aura pour vocation de diffuser la culture du numérique dans tous les ministères, les administrations et les collectivités.

    Objectifs de Tech.Gouv

    Tech.Gouv va essaimer l’innovation et poursuivre à grande échelle les « projets transformateurs », qui ont pour objectifs :

    • de simplifier l’accès au service public, avec :
      • une « identité numérique publique unique » pour se connecter avec un seul identifiant à l’ensemble des services publics ;
      • des démarches 100 % dématérialisées et simplifiées ;
      • zéro justificatif, grâce à une meilleure communication entre les différents services de l’État ;
    • de diffuser la culture de l’agilité et de l’innovation :
      • en multipliant les projets de start-ups d’État, des équipes agiles pour trouver des solutions concrètes qui améliorent le quotidien des citoyens ;
      • en faisant grandir les promotions d’entrepreneurs d’intérêt général, des recrutements extérieurs qui apportent des expertises nouvelles dans l’État ;
      • en accélérant l’ouverture des données et en les structurant pour en tirer de nouveaux services ;
    • de faire naître l’État numérique de demain :
      • en portant l’intelligence artificielle au cœur des services publics ;
      • en construisant des socles technologiques performants, dont une infrastructure d’État pensée comme une plateforme d’échange entre les administrations, ou encore le cloud de l’État ;
      • en faisant de la protection et de la sécurisation des données personnelles une priorité absolue ;
      • en formant les agents des services publics dans la transformation de leur métier et en les outillant pour qu’ils accompagnent et aident mieux les citoyens.

    Missions du nouvel ambassadeur du numérique

    Précédemment directeur de la DINSIC, Henri Verdier incarnera à l’international la vision du numérique à la française qui donne autant de place à la technologie qu’à l’éthique.

    Il sera notamment le porte-parole des travaux menés dans le cadre des états généraux pour les régulations numériques, qui visent à poser des conditions nationales, européennes et internationales pour un numérique responsable sur les plans économique, social et sociétal.

  • L’appel à projets « Silver Economie » de la Nouvelle-Aquitaine vise à stimuler les innovations

    La région Nouvelle-Aquitaine a lancé le 19 octobre 2018 un appel à projets intitulé « Silver Economie 2018/2019 ».

    Il s’inscrit dans la feuille de route de la région dans le domaine de la silver économie et correspond plus particulièrement à deux axes prioritaires de celle-ci :
    • l’émergence de projets innovants issus d’une approche bottom-up partant des besoins des usagers ;
    • la valorisation des métiers par une approche privilégiant le développement d’un emploi qualifié afin de mieux prendre en charge les usagers, d’améliorer les conditions de travail des salariés et de rendre attractif les métiers des services à la personne.

    Les objectifs principaux de l’appel à projets consistent dans l’introduction d’innovations technologiques et organisationnelles dans la silver économie ainsi que dans la pérennisation de l’emploi et la structuration des métiers.

    Les dossiers de candidature peuvent être déposés jusqu’au 31 décembre 2018.

    Le règlement complet est disponible via ce lien.

    Le dossier de candidature est à télécharger via ce lien.

    Objectifs

    • Stimuler les innovations technologiques et organisationnelles du secteur qui répondent aux besoins des usagers, encourager les innovations qui facilitent l’autonomie, le lien social et participent à rompre l’isolement des personnes fragiles ;
    • Aider au maintien dans l’emploi des professionnels de l’aide à domicile en encourageant les initiatives en faveur de la formation professionnelle, de la structuration de la profession et de la valorisation des métiers.  

    Bénéficiaires

    • Associations
    • Entreprises 
    • EPCI et autres établissements publics 
    • Organisations syndicales, professionnelles 
    • Collectifs d’usagers dotés de la personnalité morale 
    • Ehpad.

    Critères d’éligibilité

    Les projets retenus doivent permettre de : 

    • mettre en œuvre des actions collectives dans la réalisation des projets ;
    • développer une approche globale de la silver économie ;
    • engager des démarches sur le moyen ou le long terme pour dépasser les actions ponctuelles.

    Voici les critères auxquels une attention particulière sera accordée :

    • caractère innovant du projet ;
    • l’implication des usagers dans le projet ;
    • l’inscription du projet dans une démarche éthique et sociale ;
    • le potentiel de marché, le modèle économique moyen et à long terme ;
    • la capacité de déploiement du projet ;
    • les projets partenariaux et l’implication de plusieurs acteurs.

    La Région a fait savoir qu’elle veillerait à une répartition homogène des projets sur le territoire régional.

    Contact

    En cas de questions, un formulaire de contact est disponible sur cette page.

    Pour les renseignements et conseils à propos de la soumission de la candidature, contactez :

    Le pôle « développement économique et environnemental »

    Service santé/silver économie – Site de Limoges

    Nadège Dubernard-Nègre : 05 87 21 20 15 ; nadege.dubernard-negre@nouvelle-aquitaine.fr

    Catherine Manus : 05 55 45 00 82 ; catherine-manus@nouvelle-aquitaine.f

    Modalités de soumission

    Le dossier de candidature complet doit être envoyé par courrier à l’attention du président du Conseil régional et par voie numérique à l’adresse suivante : contactaapsilver@nouvelle-aquitaine.fr.

  • PARC

    plateforme d’aide à la recherche clinique null

  • Le groupe d’Ehpad et de cliniques Colisée lance MedbyColisée, un service de téléconsultation

    Quelques semaines après l’entrée en vigueur du remboursement de droit commun des actes de téléconsultation, le groupe d’Ehpad, de cliniques et d’agences de services à domicile Colisée a annoncé le 9 octobre 2018 dans un communiqué le lancement de son service de téléconsultation MedbyColisée dans ses établissements.

    Co-développé avec l’éditeur Malta Informatique, l’outil permet un accès sécurisé au dossier patient ainsi qu’au dossier médical partagé (DMP), la prescription médicamenteuse et la téléconsultation. Il vise à être utilisé en complément des visites des praticiens libéraux généralistes ou spécialistes intervenant dans les établissements de Colisée. L’objectif est de réduire les files d’attente, d’augmenter l’amplitude horaire et de faciliter l’accès à certaines spécialités.

    Le groupe indique par ailleurs que son dispositif respecte les prérequis de la Haute autorité de santé en ce qui concerne la traçabilité : la téléconsultation comporte un horodatage et les données sont stockées chez une hébergeur agréé.

    Les impacts de la solution pour les professionnels de santé, les résidents et leurs proches seront évalués à moyen terme, précise le communiqué.

    Organisation de la téléconsultation via MedbyColisée

    Le soignant en établissement accompagne le patient

    Tout d’abord, le soignant en établissement convient d’un rendez-vous avec le médecin externe. Lorsque la consultation est fixée, la demande de téléconsultation s’exécute directement depuis la tablette du soignant « et toujours à l’initiative de la résidence », indique le groupe Colisée.

    Le médecin du résident reçoit un SMS et un e-mail de confirmation puis se connecte depuis son ordinateur. Sa carte CPS fait office d’identification sécurisée.

    Lors de la téléconsultation, le soignant accompagne le résident en lui demandant de manier la tablette ou bien d’utiliser un dispositif médical connecté, comme un stéthoscope.

    Une numérisation automatique des données

    Après la consultation, le médecin saisit un compte rendu et, si besoin, prescrit des traitements, établit des feuilles de soin et des ordonnances. Toutes ces informations sont automatiquement intégrées dans le dossier personnel du patient et certains d’entre elles sont intégrées au DMP.

    « L’ensemble des documents, de même que les photos annotées, sont dématérialisés par signature de la carte CPS du médecin et sont disponibles en temps réel dans l’applicatif, ainsi que les ordonnances pour le pharmacien sans double saisie, si celui-ci se connecte au logiciel Titan pharma », ajoute Colisée.

  • L’IA pour aider à prédire le parcours de soins d’un patient (Mines Saint-Étienne)

    Dans un communiqué du 16 octobre 2018, des chercheurs des Mines Saint-Étienne annoncent pouvoir décrire les parcours de soins types de patients atteints d’une pathologie donnée, en utilisant les outils de process mining*.

    Grâce à ces modèles, ils peuvent aider les praticiens à anticiper les prochaines étapes de traitement ou les évolutions d’une maladie.

    Les médecins pourront un jour anticiper les évolutions de la maladie d’un patient

    L’équipe du professeur Vincent Augusto des Mines de Saint-Etienne a pour objectif de définir une trajectoire de soins pour un patient atteint d’une pathologie donnée. À partir d’un historique de soins du patient, l’équipe a pour objectif de prédire les prochaines étapes qui l’attendent. 

    L’anticipation des évolutions d’une maladie en vue de limiter les risques

    Dans le cas des personnes diabétiques, il s’agit de détecter le plus tôt possible des signaux faibles précurseurs de complications, sur la base d’un historique de prise en charge sur plusieurs années afin de le comparer à celui d’autres patients diabétiques.

    Cette analyse permet par exemple de déterminer le risque du patient de développer une insuffisance rénale ou de nécessiter une amputation liée au diabète.

    Les donnes médico-administratives du SNDS mises à contribution

    Pour prédire ces évolutions, les chercheurs ne s’appuient pas sur des données médicales personnelles du patient telles les radiographies ou les analyses biologiques. Ils utilisent les données médico-administratives du système national des données de santé (SNDS) : 

    • depuis 2006, la tarification à l’activité a modifié le financement des établissements de santé ;
    • parallèlement, une grande base de données a été créée afin d’offrir aux hôpitaux les informations nécessaires au remboursement des soins ;
    • cette base de données rassemble des informations sur le séjour d’un patient : âge, sexe, prise en charge, diagnostic principal, pathologies associées.

    Une modélisation des parcours sous forme de graphique

    Des algorithmes se chargent d’analyser ces grandes quantités de données des patients par critères de similarités.

    Ainsi, des catégories de parcours de soin peuvent être établies, rassemblant chacune plusieurs milliers de parcours semblables entre patients similaires et complications identiques. 

    Le parcours typique d’un patient pour une catégorie donnée est modélisé sous forme de graphe. Il pourra alors être utilisé comme référence pour savoir si un patient en début de pathologie présente des étapes semblables, et ainsi déterminer les probabilités qu’il a d’appartenir à cette catégorie.

    Les chercheurs ont mis au point des graphes longitudinaux

    Voici les caractéristiques de ces graphes :

    • chaque étape de soin représente un point du graphe lu de manière chronologique ;
    • les praticiens peuvent lire le graphe et repérer où se situe le patient dans la succession d’étapes au sein de son parcours ; 
    • la difficulté de ce type de représentation des données réside dans son exhaustivité en rentrant une seule ligne pour tout le parcours du patient ;
    • l’équipe a choisi d’utiliser la technique du process mining, un outil de fouille des données et d’extraction de connaissance.

    Exemple : un graphique représentant le parcours de soins de patients suivis sur 8 ans suite à l’implantation d’un défibrillateur cardiaque

    Le graphique qui porte sur l’implantation d’un défibrillateur cardiaque chez des patients suivis pendant huit ans a permis de révéler les statistiques suivantes :

    • En amont de l’implantation, de 2006 à 2008 :
      • 51 % des patients avaient été hospitalisés pour une défaillance cardiaque en moyenne 5 mois avant l’implantation;
      • 73 % des patients avaient été hospitalisés au moins une fois pendant les six mois précédents l’implantation ;
      • 11 % des patients n’avaient pas connu d’incident pendant les deux ans précédents l’implantation. 
    • En aval de l’implantation, de 2008 à 2013 : 
      • 8 % des patients ont connu des complications liées à leurs défibrillateurs ;
      • 50 % des patients ont été hospitalisés pour une défaillance cardiaque dans les 8 mois qui suivaient l’implantation ;
      • 28 % ont été réadmis pour un ajustement de leur appareillage environ deux ans et deux mois après l’implantation ; 
      • 29 % sont décédés à l’hôpital dans les six mois suivants l’implantation.

    Le projet s’inscrit dans les objectifs fixés par le rapport du groupe de travail « France IA » piloté par le député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne Cédric Villani. Le groupe de travail préconise de faciliter l’expérimentation de l’intelligence artificielles pour les applications en santé et d’encourager les politiques d’ouverture d’accès aux données de santé.

  • Data : Données médicales, DMP vs DP-informations recueillies, modalités et avancement du déploiement

    Après une mise en place compliquée, la Cour des comptes ayant notamment épinglé son coût élevé en 2012, le dossier médical partagé (DMP) a fait l’objet d’une refondation en 2016 et sera généralisé dans sa nouvelle version à tous les Français début novembre 2018, pour un déploiement prévu par la Cnam sur l’ensemble du territoire d’ici la fin de l’année.

    Le DMP est au centre de la stratégie de transformation du système de santé français présenté dans le plan « Ma santé 2022 ». Il vise à améliorer la coordination, la qualité et la continuité des soins entre tous les professionnels de santé, aussi bien en ville qu’à l’hôpital.

    À ses côtés coexiste le dossier pharmaceutique (DP), lancé en 2008 et géré par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, dont les données devraient alimenter à terme le DMP (article L1111-23 du Code de la santé publique). Cette transition sera accompagnée : tous les utilisateurs (professionnels de la santé et patients) seront informés en temps voulu sur l’évolution du projet.

    Afin de bien comprendre les particularités de ces deux dossiers, Health & Tech Intelligence a identifié en six points clés les différences majeurs entre le DMP et le DP.

    Le tableau présentant les différences majeures entre le DMP et le DP est disponible via ce lien.

  • Données médicales : DMP vs DP – informations recueillies, modalités et avancement du déploiement

    Après une mise en place compliquée, la Cour des comptes ayant notamment épinglé son coût élevé en 2012, le dossier médical partagé (DMP) a fait l’objet d’une refondation en 2016 et sera généralisé dans sa nouvelle version à tous les Français début novembre 2018, pour un déploiement prévu par la Cnam sur l’ensemble du territoire d’ici la fin de l’année.

    Le DMP est au centre de la stratégie de transformation du système de santé français présenté dans le plan « Ma santé 2022 ». Il vise à améliorer la coordination, la qualité et la continuité des soins entre tous les professionnels de santé, aussi bien en ville qu’à l’hôpital.

    À ses côtés coexiste le dossier pharmaceutique (DP), lancé en 2008 et géré par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, dont les données devraient alimenter à terme le DMP (article L1111-23 du Code de la santé publique). Cette transition sera accompagnée : tous les utilisateurs (professionnels de la santé et patients) seront informés en temps voulu sur l’évolution du projet.

    Afin de bien comprendre les particularités de ces deux dossiers, Health & Tech Intelligence a identifié en six points clés les différences majeurs entre le DMP et le DP.

  • Une Agence du numérique pour la sécurité civile créée pour gérer les SI du 18 et du 112

    Le décret n°2018-856 (en lien ci-contre), publié le 8 octobre 2018 au Journal officiel et qui entrera en vigueur le 1er novembre 2018, porte création de l’Agence du numérique de la sécurité civile (ANSC). Ce nouvel organisme sera en charge « d’assurer la conception, le déploiement, la maintenance et le fonctionnement des systèmes d’informations et applications nécessaires notamment au traitement des alertes issues des numéros d’appels d’urgence 18 et 112, aux communications entre la population et les services de secours d’urgence ainsi qu’à la gestion opérationnelle assurées par les services d’incendie et de secours (SIS) et la sécurité civile, pour lesquels elle est prestataire de service ».

    L’ANSC est présentée comme un « établissement public administratif de l’État », placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Elle devra participer à la définition « des normes relatives au traitement des alertes » issues du 18 et du 112 ainsi qu’ »aux systèmes de gestion opérationnelle et de gestion de crise utilisés par les [SIS] et par la sécurité civile ». Elle contribuera par la suite à l’évolution de ces normes et à la surveillance de l’interopérabilité « des dispositifs techniques correspondant ».

    L’ANSC hébergera, recueillera et partagera les données liées au fonctionnement des systèmes d’information et de commandement des SIS et de la sécurité civile. Elle devra déployer et mettre à disposition ces SI et de commandement, et en faire de même pour les applications destinées aux communications entre la population et les services de secours d’urgence.

  • Appel à candidatures : l’ANAP propose un appui pour réussir son projet hospitalier de transformation

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a publié en octobre 2018 un appel à candidatures aux équipes hospitalières souhaitant un appui de sa part, sous forme d’un accompagnement de 10 à 12 mois dans le cadre de la mise en place d’un projet de transformation, dans l’objectif de pérenniser la transformation opérée par les établissements.

    L’ANAP propose 6 programmes thématiques d’appui à des projets collaboratifs réunissant au minimum 4 à 6 équipes hospitalières. Ces appuis reposent sur une démarche outillée et personnalisée d’exploitation de données spécifiques du projet de la part de l’ANAP afin d’accompagner les acteurs tout au long des différentes étapes d’un projet de transformation  concernant un établissement ou un territoire.

    Ils seront organisés à Paris ou en région au cours de 2019.

    Les appuis autour de 6 axes thématiques

    Les 6 appuis portent sur les thématiques suivantes qui visent à chaque fois un public spécifique :

    • organisation du séjour clinique qui vise les chefs de service ou de pôle, cadres de santé, directeurs, cadres administratifs et gestionnaires de lits ;
    • consultations externes à destination des cadres, médecins et cadres administratifs des consultations, ingénieurs en organisation, directeurs ;
    • chirurgie ambulatoire qui vise les médecins coordonnateurs de l’UCA, chefs de service et chefs de pôle de chirurgie, cadres de pôle ou cadres de l’UCA, directeurs ou cadres administratifs ;
    • bloc opératoire à destination des cadres et chefs de bloc, directeurs référents et cadres administratifs en charge des blocs, directeurs de soins ;
    • urgences à destination des cadres, médecins et cadres administratifs du service d’urgences, IAO, directeurs ;
    • imagerie qui vise les radiologues, manipulateurs, cadres de santé et directeurs.

    Les objectifs poursuivis

    L’accompagnement de l’ANAP vise à permettre aux acteurs de :

    • réaliser un diagnostic d’organisation et de fonctionnement de leur service ;
    • construire un plan d’actions sur la base du diagnostic établi ;
    • suivre la mise en œuvre des leurs actions et consolider la transformation de leurs organisations ;
    • comprendre et savoir reproduire les démarches proposées.

    Soumission de candidatures

    Une candidature peut être déposée pour participer à un ou plusieurs appuis thématiques. La soumission se fait via le formulaire accessible via ce lien.

    Contact : contact@anap.fr