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  • Le CHU Pellegrin (Bordeaux) lance un dispositif pour réaliser des ECG en 1 min dans les pharmacies

    Alors que le 29 octobre 2018 est placé sous le signe de la journée mondiale de la lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’unité neurovasculaire de l’hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux, présente son dispositif permettant de réaliser en une minute des électrocardiogrammes (ECG) afin de sensibiliser la population au risque d’AVC lié à une arythmie et ainsi de détecter plus rapidement le risque d’attaque.

    La solution, qui se présente sous la forme d’un bâton métallique d’une trentaine de centimètre, a été lancée courant octobre 2018 dans les 18 pharmacies de la ville de Pessac, située en métropole bordelaise. Pendant un an, les personnes âgées de plus de 65 ans pourront se faire dépister gratuitement dans les officines de la ville.

    Pour utiliser le dispositif, le patient doit s’asseoir et tenir les deux extrémités du « bâton » pendant 60 secondes. À l’issue du test, si l’objet émet une lumière verte, cela signifie qu’il n’y a rien à signaler mais s’il émet une lumière rouge, cela signifie qu’une arythmie cardiaque a été détectée. Dans ce cas, la personne devra se rendre chez son médecin traitant pour lui remettre un extrait de l’électrocardiogramme enregistré par l’appareil.

    Si l’expérimentation s’avère positive, la solution pourra être déployée dans d’autres villes de Gironde puis dans d’autres régions de France.

    Inciter les plus de 65 ans à tester leur rythme cardiaque

    Un AVC sur cinq est lié à une arythmie cardiaque

    Selon les chiffres de la mairie de Pessac dévoilés par France Bleu, environ 10 000 habitants de la ville girondine (sur plus de 61 000 habitants – chiffres Insee 2014) ont plus de 65 ans, un âge à partir duquel le risque d’accident vasculaire cérébral en raison d’une arythmie cardiaque augmente.

    L’AVC est en effet la plupart du temps causé par deux facteur : l’hypertension (dans 80 % des cas) et l’arythmie (un cas sur cinq). Il peut néanmoins être aussi lié à de l’hypercholestérolémie, au diabète, au tabagisme, à de l’obésité et à de l’alcoolisme chronique.

    Parmi les personnes concernées par le dispositif déployé en Nouvelle-Aquitaine, 800 savent souffrir d’un problème d’arythmie. L’objectif de la solution développée par le CHU est donc de les encourager à tester leur rythme cardiaque afin de prévenir au mieux le risque d’accident vasculaire cérébral.

    AVC : 5 millions de décès par an dans le monde

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 5 millions de personnes dans le monde décèdent d’un AVC chaque année et 15 millions de personnes sont victimes d’un accident non fatal tous les ans.

    En France, entre 120 000 et 130 000 personnes seraient victimes d’un AVC chaque année. 30 000 hommes et femmes sont décédés en 2017 à la suite d’une attaque, faute de détection des premiers symptômes.

  • Pfizer Healthcare Hub France lance son appel à candidatures pour les start-ups françaises en e-santé

    Pfizer a lancé le 26 octobre 2018 un appel à candidatures à destination des start-ups françaises de la e-santé. Il s’agit d’une initiative portée par Pfizer Healthcare Hub France, un hub visant à proposer un programme d’accélération pour le développement de solutions numériques en santé créé en septembre 2018 au sein du campus de start-ups parisien Station F par le laboratoire, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur iPEPS.

    L’objectif de cet appel est de sélectionner deux à quatre start-ups qui bénéficieront d’un accompagnement personnalisé de 9 mois rassemblant les expertises de Pfizer et de l’ICM. Les solutions déployées par les participants devront être centrées sur le parcours de soins et la qualité de vie du patient.

    La date limite de réception des candidatures a été fixée au 30 novembre 2018. Il est possible de déposer un dossier en suivant le lien ci-contre.

    Critères de sélection

    Le comité de sélection du Pfizer Healthcare Hub sera composé d’une vingtaine d’experts, internes à Pfizer et à l’ICM mais aussi externes, issus de l’écosystème de la santé numérique.

    Start-ups éligibles

    • Le comité portera un intérêt aux start-ups françaises déjà suffisamment matures, qui devront présenter une preuve de concept et/ou un produit minimum viable (MVP).
    • La qualité de l’équipe et la technologie des projets seront prises en considération afin d’évaluer leur potentiel sur le long terme.

    Domaines d’intérêt

    Les lauréats seront sélectionnés sur leur capacité à apporter des solutions en e-santé dans l’un des domaines suivants :

    • améliorer le parcours de soin du patient à chaque étape (diagnostic, décision thérapeutique, suivi et observance du traitement, prévention de l’apparition de la maladie ou des rechutes) ;
    • aider à la coordination des acteurs du parcours de soin pour établir rapidement un diagnostic et améliorer la prise en charge ;
    • faciliter la gestion de la maladie au quotidien afin d’augmenter la qualité de vie globale du patient.

    Les solutions élaborées par les start-ups doivent également être en lien avec les expertises médicales de Pfizer :

    • oncologie ;
    • maladies rares ;
    • antibiotiques et antibiorésistance ;
    • sevrage tabagique ;
    • prévention des accidents cardio-vasculaires ;
    • vaccination ;
    • maladies inflammatoires ;
    • dermatologie ;
    • douleurs arthrosiques et lombalgies ;
    • patients fragiles, notamment les personnes âgées et poly-médicamentés ;
    • santé du voyageur ;
    • automédication.

    Un programme d’accélération de 9 mois

    Les lauréats intégreront un programme de 9 mois au cours duquel elles pourront bénéficier de 18 postes de travail au sein du programme ICM à Station F et des expertises du Pfizer Healthcare Hub France :

    • Les start-ups pourront suivre un programme de mentoring dédié, assuré par le réseau d’experts de Pfizer, qui offrira son aide pour répondre aux questions médicales, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, mais aussi pour comprendre l’état et les enjeux du marché pharmaceutique et la manière dont il faut y accéder.
    • L’ICM, composé de chercheurs, de cliniciens et d’entrepreneurs cherchant à faire progresser la recherche fondamentale et à explorer ses applications, apportera avec son incubateur iPEPS son savoir-faire pour soutenir l’accompagnement des start-ups sélectionnées.

    Dates clés du Pfizer Healthcare Hub France :

    • 26 octobre 2018 : début de l’appel à candidatures pour les start-ups e-santé ;
    • 30 novembre 2018 : date limite de réception des dossiers ;
    • Mi-décembre 2018 : première sélection de 10-15 start-ups ;
    • Début janvier 2019 : « pitch-session » – présentation des projets des start-ups présélectionnées par le comité ;
    • 11 février 2019 : début du programme à l’iPEPS au sein du campus Station F ;
    • Novembre 2019 : clôture du programme I – présentation des projets développés par les start-ups.
  • Le PLFSS 2019 intègre les recommandations du CESE liées aux prix et accès aux médicaments innovants

    Le PLFSS 2019 tel que validé par la Commission des affaires sociales le 26 octobre 2018, comporte plusieurs mesures visant à « mieux évaluer l’apport pour les patients de ces nouveaux médicaments », en définissant plus clairement les conditions de collecte des données liées à l’usage de ces médicaments, et en faisant de cette collecte une condition à la prise en charge de ces médicaments.

    Le 25 janvier 2017, le Conseil économique, social et environnemental, dans son avis « Prix et accès aux traitements médicamenteux innovants », formulait plusieurs recommandations afin d’améliorer l’arbitrage financier sur ces traitements. Le CESE préconisait notamment de favoriser l’évaluation en vie réelle de l’efficacité des médicaments coûteux et la révision des prix en fonction des indications et des résultats de ces études.

    Le PLFSS 2019 prévoit actuellement de disposer d’une ATU pour des extensions d’indications thérapeutiques pour ces médicaments innovants.

    Favoriser l’accès à l’innovation thérapeutique et faire évoluer la régulation du secteur du médicament

    Un accès plus rapide aux produits de santé les plus innovants et bénéfiques pour les patients est un enjeu majeur pour le système de santé.

    Le système français est l’un des plus accueillants pour l’innovation médicamenteuse grâce aux autorisations temporaires d’utilisation (ATU), qui permettent l’accès à un produit, dans des conditions encadrées, avant même que l’autorisation de mise sur le marché ne soit délivrée.

    Toutefois, le dispositif actuel ne couvre pas toutes les situations. Pour renforcer l’accès rapide aux médicaments innovants pour les patients, le PLFSS 2019 permet d’élargir les dispositifs d’accès précoce innovation (ATU).

    L’ATU disponible pour des extensions d’indications thérapeutiques à ‘l’avenir

    À ce jour, le dispositif est réservé uniquement à la première indication thérapeutique demandée.

    Cette règle restrictive n’est aujourd’hui plus adaptée aux produits d’immunothérapie, pour lesquelles l’accès au marché pour le même produit est réalisé par phases successives, dans différentes indications.

    Une autorisation conditionnée par la disponibilité des données liées à l’usage

    Pour mieux évaluer l’apport pour les patients de ces nouveaux médicaments, les conditions de collecte des données liées à l’usage de ces médicaments seront plus clairement définies, pour s’assurer de disposer de l’exhaustivité de ces données. Leur collecte deviendra une condition à la prise en charge. Le projet de loi redéfinit « clairement » les conditions de collecte de données liées à l’usage des médicaments innovants « pour s’assurer de l’exhaustivité de ces données »

    Procédure de prise en charge anticipée

    Une procédure de prise en charge anticipée par l’Assurance maladie de certains dispositifs médicaux sera introduite au travers de ce PLFSS. Cet accès rapide sera réservé aux dispositifs médicaux innovants, indiqués dans une maladie pour laquelle il n’y a pas d’alternatives thérapeutiques, et pour lesquels l’efficacité et la sécurité sont établies

    Un tarif de remboursement temporaire sera fixé, dans l’attente de la conclusion de négociation entre le CEPS et l’entreprise concernée. Le système de remboursement du médicament se veut plus lisible au profit de l’accès à l’innovation.

  • Grands Prix de l’Innovation 2018 de la Ville de Paris  : les 5 finalistes de la catégorie « e-santé »

    Wandercraft, Doctoconsult, VitaDX international, CC/Contact et Kee Lab sont les 5 finalistes de la catégorie « e-santé » des Grands prix de l’innovation organisés par Paris&Co et la Ville de Paris dévoilés le 25 octobre 2018.

    Chaque lauréat de chacune des 5 catégories existantes recevra à l’issue du concours une dotation de 12 000 € ainsi qu’une place dans l’un des incubateurs de Paris&Co. Les vainqueurs seront désignés à l’occasion de la cérémonie de remise des prix le 11 décembre 2018.

    5 finalistes de la catégorie « e-santé »

    Les finalistes de la 5ème catégorie, Moonshot 2040, qui vise à recueillir des proposition pour inventer la cité du futur et repenser l’expérience de vie en 2040, seront eux dévoilés le 5 novembre.

    L’annonce des lauréats finaux aura lieu le 11 décembre prochain, à la Cité de la mode et du design, en présence de plus de 2 000 personnes influentes du monde de l’innovation.

    Les solutions éligibles pouvaient être technologique et/ou servicielle avec une forte dimension de design au plus près des besoins des utilisateur. Elles devaient permettre une amélioration du parcours de santé, de la prévention ou suivi du traitement et au post soins.

    CC/Contact et Kee Lab

    • Kee Lab développe des outils d’aide au diagnostic histologique. La solution de la jeune société doit aider à répondre aux défis du secteur du domaine de l’histologie que ce soit d’un point de vue technique (taille des données, variabilité des images, gestion de données médicales, etc.), médical (spectre des pathologies) ou environnemental (retard dans la numérisation, médecins peu habitués aux outils).

    La start-up collabore déjà depuis février 2018 avec l’hôpital Saint-Louis, qui lui a permis d’acquérir une base de données nécessaire à la construction d’un Poc sur le cancer du sein, dont les résultats sont prometteurs, et de développer les premières briques technologiques de la solution.

    Depuis mai 2018, la start-up est soutenue par le programme d’accélération de Wilco Healthcare, dont elle a obtenu un prêt d’honneur, et bénéficie de l’appui de l’incubateur Agoranov depuis juillet 2018.

    • CC/Contact est une start-up issue de l’AP-HP dédiée à la conception et au développement d’une prothèse de genou céramique. Elle gère également les premiers essais cliniques sur les malades.

    L’objectif de la start-up est de parvenir à la stabilisation de l’articulation par la création d’un tissu fibreux dense, épais et orienté mécaniquement pour reproduire l’effet de ligaments. Sa prothèse vise à permettre la diminution du risque infectieux par 2 et à augmenter la durabilité de la prothèse en raison du peu d’usure du produit.

    Wandercraft, Doctoconsult et VitaDX 

    Wandercraft est connue pour sa solution d’exosquelette de jambes visant à soutenir la marche des personnes myopathes ou paraplégiques.

    Doctoconsult propose depuis 2016 des téléconsultations spécialisées en santé mentale. La start-up a levé 2 millions d’euros à la mi-septembre 2018 auprès du groupe d’hospitalisation privée Elsan et de Bpifrance, via le fonds Patient autonome.

    VitaDX a été retenue pour sa solution Visiocyt fondée sur l’intelligence artificielle servant au diagnostic précoce des cancers de la vessie.

    Les partenaires des Grands prix

    Les partenaires de la manifestation sont : Caisse des dépôts, l’Atelier BNP Paribas, Engie, Groupe ADP, Le Groupe La Poste, FDJ, Hello Bank!, JCDecaux, Sanofi et Total.

  • Étude : une appli mobile diminue les symptômes des troubles obsessionnels compulsifs

    Une application d’entraînement cérébral développée par l’université de Cambridge semble prometteuse pour la prise en charge des personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (Toc), révèle une étude* publiée le 23 octobre 2018 dans Scientific Reports et qui montre que les symptômes comme les craintes de contamination et le lavage excessif sont améliorés après avoir visionné des vidéos où les patients eux-mêmes se lavent les mains ou touchent des surfaces contaminées.

    Lutter contre la rigidité cognitive avec un smartphone

    L’un des troubles obsessionnels compulsifs (Toc) le plus répandu se manifeste par de graves craintes de contamination et un besoin excessif de se laver. Les personnes atteintes de ce trouble (46 % de l’ensemble des Toc) vont jusqu’à utiliser de l’eau de javel pour se laver et peuvent même se faire saigner. En outre, ces comportements peuvent avoir de graves conséquences sur la vie des personnes, leur santé mentale, leurs relations et leur capacité à conserver un emploi.

    Ce Toc est associé à la « rigidité cognitive », c’est à dire à une incapacité à s’adapter à de nouvelles situations ou à de nouvelles règles. Sortir de ses habitudes compulsives, telles que se laver les mains, nécessite une flexibilité cognitive pour que le patient puisse passer à de nouvelles activités.

    Les traitements habituels combinent la prise de médicaments tels que le Prozac et des thérapies cognitivo-comportementales. Ces dernières consistent à apprendre aux patients à toucher les surfaces contaminées, telles que les toilettes, tout en s’abstenant de se laver les mains. Mais ces traitements ne sont efficaces que dans 40 % des cas.

    Une appli pour se laver virtuellement les mains

    C’est pourquoi des chercheurs de l’université de Cambridge ont mis au point une nouvelle approche. Elle repose sur le même principe – se confronter à la situation qui génère le Toc – mais via des vidéos sur une appli mobile.

    Pour évaluer son efficacité, les chercheurs ont recruté 93 patients en bonne santé mais ayant manifesté de fortes craintes de contamination. Ils ont préféré ne pas recruter des patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs, de peur que l’intervention n’aggrave leurs symptômes.

    Ils ont ensuite été divisés en 3 groupes : les membres du premier regardaient 4 fois par jour des vidéos sur smartphone d’eux-mêmes se lavant les mêmes, les membres du deuxième des vidéos où ils pouvaient se voir toucher des surfaces contaminées (du papier toilette taché) 4 fois par jour également, et les membres du troisième, le groupe contrôle, des vidéos de mouvements de mains neutres.

    L’application permettait de vérifier que les vidéos avaient bien été visionnées. En outre, les participants ont rempli un questionnaire et ont été interrogés par des cliniciens avant et après l’expérimentation et des échelles mesurant le stress associés aux symptômes d’un troubles obsessionnel compulsif ont été utilisées.

    Les résultats de cette étude, qui a duré pendant une semaine, ont été publiés le 23 octobre 2018 dans la revue Scientific Reports.

    Résultats

    • Tous les participants sont allés au terme de l’intervention et ont visionné les vidéos 25 fois en moyenne au cours de la semaine.
    • Les participants des deux premiers groupes ont vu leurs résultats s’améliorer de 21 % environ sur l’échelle Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale (YBOCS).
    • Les symptômes du Toc et la rigidité cognitive se sont améliorés dans les 2 premiers groupes comparés au groupe contrôle.
    • Les 2 vidéos produisaient le même effet.

    Une médecine personnalisée basée sur la technologie

    « Il est frappant de constater que ces changements dans les fonctions exécutives et dans les symptômes des Toc sont intervenus après seulement une semaine d’intervention », ont déclaré les auteurs de l’étude.

    Plusieurs participants en condition de lavage ont signalé que l’intervention les avait rendus détendus et avait un effet apaisant. « C’était comme si je m’étais lavé les mains, je n’avais donc plus besoin de le faire… mes mains étaient propres après avoir utilisé l’application », a commenté l’un d’eux.

    Une persistance de la peur inconditionnelle

    Cependant, le recours à l’application mobile n’a pas réduit la peur inconditionnelle du fait de s’abstenir de se laver les mains ou de toucher des objets souillés. Les chercheurs émettent l’hypothèse que l’intervention a été trop courte pour avoir un tel impact.

    Ils estiment que ces résultats sont particulièrement intéressants dans la mesure où « l’inflexibilité cognitive peut représenter le marqueur neuropsychologique le plus important des Toc, ce qui souligne l’utilité clinique potentielle de ces interventions sur smartphone. En déplaçant la thérapie hors du bureau du clinicien et entre les mains des patients eux-mêmes, ces interventions peuvent être adaptées aux besoins spécifiques de chaque patient, ce qui pourrait éventuellement améliorer les traitements. »

    Ces formes de « médecine personnalisée basée sur la technologie » sont non seulement peu coûteuses et accessibles mais peuvent aussi être adaptées à chaque patient. Leur déploiement permettrait d’atteindre des communautés qui n’ont pas accès à des soins de santé mentale adéquats.

  • Padoa lève 20M€ et permet le suivi de santé de 230 000 salariés par les services de santé au travail

    Padoa, une start-up basée à Paris qui fournit des outils technologiques pour le suivi numérique de la santé au travail, a annoncé le 25 octobre 2018 avoir levé 20 millions d’euros.

    C’est son investisseur historique, Kamet – incubateur spécialisé dans les projets technologiques au service des assurés et créé par Axa -, aux côtés d’autres actionnaires, qui est le principal porteur de la levée de fonds.

    Ces fonds supplémentaires seront mis au service des objectifs tels que le développement de sa solution et de fonctionnalités avancées, le doublement de ses effectifs et le suivi d’un million de salariés dans le cadre de la médecine du travail.

    Moderniser la santé au travail grâce à une plateforme

    L’objectif poursuivi par Padoa consiste à fournir des outils capables de moderniser la santé au travail pour lui permettre de répondre pleinement aux enjeux sociétaux actuels et à les rendre disponibles à l’ensemble des entreprises indépendamment de leur taille.

    La plateforme que la start-up a développée permet de centraliser toutes les démarches administratives liées à la visite médicale (émettre des convocations, signer électroniquement des documents, gérer les rendez-vous en ligne, etc. ).

    Elle permet aux salariés d’effectuer une pré-viste connectée avec des tests à effectuer depuis son poste de travail. Elle permet à l’employeur de déclarer ses nouveaux salariés et les risques associés au poste de travail et de partager des actions de prévention.

    Quant aux salariés, ils bénéficient d’un dossier médical qui leur donne accès aux comptes rendus de visites,aux recommandations médicales et aux documents administratifs.

    La plateforme permet par ailleurs de générer des statistiques et de réaliser de l’analyse des données.

    Nouveaux objectifs

    Grâce à la levée de fonds, Padoa espère :

    • devenir une plateforme collaborative entre les professionnels de la santé au travail, les employeurs et les salariés ;
    • développer les outils et les algorithmes permettant aux services de santé au travail d’accéder à des données exploitables pour réaliser des diagnostics précis, mieux cibler leurs programmes de prévention et évaluer clairement l’impact de leurs actions ;
    • introduire une approche novatrice dans l’évaluation et la traçabilité des risques en entreprise ;
    • doubler ses effectifs d’ici un an en passant à 80 salariés ;
    • permettre à 1 million de salariés d’entreprises de toutes tailles d’être plus engagés et mieux suivis dans leur santé au travail d’ici 1 an et demi.
  • Un trophée E-tonomy remis à 5 start-ups améliorant le quotidien des personnes dépendantes

    À l’occasion de la deuxième édition du salon E-tonomy, consacré aux innovations améliorant l’autonomie des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, un jury de professionnels a attribué le 11 octobre 2018 aux Mureaux, dans les Yvelines, un trophée E-tonomy à cinq start-ups :

    AgenT (coup de cœur du jury) : développe le « premier diagnostic sanguin de la phase silencieuse de la maladie d’Alzheimer » ;
    Aurizone (catégorie « Innovation ») : propose un GPS fonctionnant à l’intérieur des bâtiments destiné à améliorer mobilité des personnes mal-voyantes dans les environnements publics pour permettre aux familles et aux soignants de surveiller à distance la personne aidée ;
    ID1 (catégorie « Innovation ») : a mis au point une carte d’identité « santé » sous la forme d’un QR Code ;
    Facil’iti (catégorie « Innovation ») : a créé une solution d’accessibilité numérique qui adapte l’affichage d’un site web en fonction des besoins de confort visuel, moteur et ou cognitif de l’utilisateur ;
    • ADI Central Service à Domicile (catégorie « Sap/Saad ») : travaille sur la dématérialisation des outils de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 29 décembre 2015.

    Ces prix récompensent les projets d’innovation et de transformation numérique « au service de l’autonomie » et vise à encourager le développement de solutions, de services et d’outils techniques, facilitant le quotidien des personnes souffrant d’un handicap ou en perte d’autonomie.

    Les 5 start-ups récompensées par le jury E-tonomy

    E-tonomy : le salon tech sur la prise en charge des personnes dépendantes

    Le salon E-tonomy est porté par Invie, une plateforme spécialisée dans les services d’aide à la personne. Il s’agit d’un rendez-vous annuel international centré sur l’innovation dans les secteurs des services à la personne, de la santé et du médico-social.

    Un hackathon auquel concoure une centaine de participants

    L’événement rassemble des acteurs professionnels et non professionnels du domaine de la prise en charge des personnes dépendantes autour de technologies du numérique, de la domotique, de la robotique ou encore de l’intelligence artificielle. Il est notamment rythmé par un hackathon de 54 heures réunissant une centaine de participants, des conférences et des ateliers.

    « L’enjeu d’E-Tonomy est de nous servir de l’intelligence collective pour rassembler et développer des technologies innovantes au service de la dépendance, et de la perte d’autonomie », est-il indiqué sur le site officiel.

  • SAP

    services à la personnenull

  • Whoog, application dédiée au remplacement du personnel de santé attributaire de l’accord Cadre Resah

    Le Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) a annoncé dans un communiqué publié le 25 octobre 2018 qu’il venait d’attribuer un accord-cadre national d’une durée de 4 ans portant sur une solution logicielle de gestion de remplacement du personnel développée par la start-up française Whoog. L’objectif est ainsi « d’appuyer les établissements de santé et médico-sociaux dans la gestion de l’absentéisme pouvant mettre en péril la continuité des soins », précise le groupement d’intérêt public.

    L’outil proposé par Whoog, personnalisable, permet de gérer et de mobiliser rapidement le réseau de remplaçants volontaires de la société afin de pallier les problèmes liés à l’absentéisme. Il gère actuellement plus de 3 000 missions par jours sur tous les types de métiers (médecins, soignants, personnels techniques), indique le Resah.

    Par ailleurs, le Réseau des acheteurs hospitaliers a également annoncé quelques jours plus tôt la signature de cinq autres accords-cadres d’une durée de quatre ans relatifs aux « matériels d’infrastructures informatiques et prestations associées » dans l’optique d’accompagner les groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans la mise en place de leur schéma directeur du système d’information (SDSI). Le tout pour un montant global du marché évalué à 75 millions d’euros.

    La solution de Whoog permet :

    aux établissements de santé et médico-sociaux :

    • d’optimiser leur budget en se constituant un réseau de remplaçants et en réduisant le recours aux agences d’intérim ;
    • de faire gagner du temps aux cadres de santé pour qu’ils puissent davantage se consacrer sur leurs activités principales en délégant à Whoog la gestion du recrutement de remplaçants.

    aux personnel de santé (étudiants, vacataires, professionnels de santé, retraités) :

    • de rejoindre une communauté de remplaçants pour effectuer des missions en cohésion avec leurs compétences et leurs disponibilités.

    « Accessible en achat-revente, cette solution vient compléter l’offre du Resah déjà existante visant à accompagner la transformation numérique du secteur de la santé (prise de rendez-vous en ligne, télémédecine, objets connectés, cloud, etc.) », commente le Resah.

    5 autres accords-cadres attribués

    Par ailleurs, le Réseau des acheteurs hospitaliers a annoncé le 16 octobre 2018 avoir attribué 5 nouveaux accords-cadres d’une durée de quatre ans relatifs aux « matériels d’infrastructures informatiques et prestations associées » dans l’optique d’accompagner les groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans la mise en place de leur schéma directeur du système d’information (SDSI).

    Un accord-cadre sur une offre pour l’obtention d’une certification HDS

    Qualifié d’ »inédit en central d’achat », le premier accord-cadre national porte sur une offre de service complète (audit, déploiement d’infrastructures, formations sur le matériel informatique) pour aider les établissements de santé à obtenir la certification leur permettant d’héberger des données de santé à caractère personnel (HDS).

    Les titulaires de cet accord-cadre sont les sociétés françaises Atos et Axians, qui aideront les établissements à réussir les audits et les essais soumis par l’organisme en charge de délivrer la certification.

    L’agrément HDS, dont la procédure était assurée par le Comité d’agrément des hébergeurs (CAH), a été remplacé par un certificat délivré par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac), en application de la loi de santé du 26 janvier 2016. Cette certification s’applique, entre autres, aux établissement de santé hébergeant des données pour le compte d’autres établissements, dans le cadre d’un GHT par exemple.

    Trois accords-cadres sur l’acquisition de matériels informatiques

    Trois autres accords-cadres portant sur l’acquisition de matériels informatiques ont été attribués par le Resah.

    • L’offre « Serveur X86 » a été attribuée à la société nantaise DSMI SC-DAM pour l’acquisition de serveurs du constructeur Dell EMC.
    • L’offre « Stockage et sauvegarde » a été attribuée à la société CFI Groupe, basée à Saint-Denis. Elle concerne l’acquisition de baies de stockage SAN, NAS et hyper-convergées de plusieurs constructeurs (Dell EMC, Huawei, IBM, Netapp, Hitachi et Syneto).
    • L’offre « Réseau » a été attribuée au fournisseur francilien de services d’ingénierie et de solutions cloud Lafi, du groupe Also, qui utilise du matériel Cisco et Huawei. Elle porte sur l’achat de châssis pour cœur de réseau et de matériel d’urbanisation et de sécurisation des données.

    Un cinquième accord-cadre pour l’installation ponctuelle de matériel

    Un cinquième accord-cadre a été attribué par le Resah à la société française Bull-Atos pour que les établissements de santé puissent commander des prestations de services nécessaires à la réalisation d’installation ponctuelle de matériels tels que des serveurs, des baies de stockage ou des éléments de réseau.

    Ces accords s’ajoutent aux offres d’achat mutualisé déjà ouvertes par le Resah pour le système informatique des groupements hospitaliers de territoire portant sur « la fourniture, l’installation, l’exploitation et la maintenance d’infrastructures de téléphonie et services connexes » (Spie et Orange Business Services) et les « services de télécommunications et prestations associées » (Orange Healthcare).

  • CFI

    Compagnie française d’informatiquenull