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  • Une base de données de santé numérique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020

    Le ministre de la Santé et de la Famille indien, Jagat Prakash Nadda, a déclaré le 25 octobre 2018 que le gouvernement avait pour objectif de mettre en place un système de base de données électronique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020 « afin de réduire le fardeau de la collecte, de l’enregistrement et du stockage de données sur support papier« . L’objectif est de permettre un échange d’informations sur la santé garantissant la confidentialité et la sécurité des données patients.

    Actuellement, le ministère de la Santé utilise trois applications communes dans tout le pays dans les centres de santé et de bien-être visant à réduire les taux de mortalité infantile, juvénile et maternelle (programme nationale Reproductive and Child Health) ainsi que les maladies non transmissibles (MNT) et la tuberculose. »Avec le temps, nous progresserons vers une application interopérable de soins primaires complets« , a assuré le ministre lors de son allocution à l’occasion de la deuxième conférence internationale sur les soins primaires, organisée à Astana, au Kazakhstan.

    Les autres initiatives visant à numériser le système de santé indien

    Le ministre de la Santé indien a indiqué que parmi les autres initiatives numériques en santé en cours figuraient :

    • un système de dossiers de santé électroniques (EHR) interopérables ;
    • un système de gestion des feedback des patients (MeraAspatal) ;
    • un système de gestion des dossiers de santé personnels (PHRMS) ;
    • un numéro d’identification national à la fois pour les structures publiques et pour les structures privées, soit un numérique d’identification unique pour les organisations de santé.

    Vers un système d’information hospitalier unique

    Un système d’information hospitalier est également en train d’être implanté pour l’enregistrement et la saisie numériques des DSE des patients dans les établissements de santé publics.

  • PHRMS

    Personal Health Record Management Systemnull

  • SimforHealth, un des fondateurs du 1er centre de formation médicale par la RV au Canada

    SimforHealth est devenu partenaire de la Queen’s University canadienne (Ontario) le 16 octobre 2018 afin de l’accompagner dans la construction du premier centre de formation médicale via réalité virtuelle (RV) au Canada. L’entité fera partie intégrante de la faculté des sciences de la santé.

    Elle permettra aux étudiants en médecine et aux résidents d’acquérir de l’expérience en matière de soins aux patients dans un environnement réaliste mais entièrement sécuritaire. Pour le corps professoral, ce centre servira à :
    • étudier l’impact de la RV sur l’apprentissage ;
    • explorer la façon dont la RV peut être utilisée efficacement en médecine ;
    • élaborer un contenu pédagogique pour les futurs classes et programmes d’études.

    Il est prévu que le centre ouvre en janvier 2019.

    Objectif : une formation médicale plus sûre et plus efficace

    Un partenariat tripartite

    SimforHealth a été retenu pour son expertise en réalité virtuelle (RV) et en formation médicale, notamment pour sa plateforme logicielle de RV MedicActiV, que le centre utilisera pour former ses étudiants. La société fournira aux étudiants un simulateur numérique de prise en charge d’un pneumothorax.

    Un autre partenaire est partie prenante du projet. Il s’agit de la société HTC, acteur majeur à échelle internationale de la RV qui propose des outils haut de gamme qui dominent le marché (HTC VIVE et VIVE Pro) et qui est le concepteur de l’un des meilleurs systèmes de casque de RV au monde sur le plan de l’expérience utilisateur par son rendu réaliste.

    Queen’s University souhaite se positionner comme leader de la formation médicale par RV

    Selon le Dr Daniel Howes, directeur du Centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de Queen’s University, « la réalité virtuelle nous offre de nouvelles opportunités passionnantes de simuler de manière réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel et non sur de vrais patients ».

    La construction du bâtiment d’environ 750m2 qui accueillera le centre et l’installation d’outils de simulation de réalité virtuelle commenceront cet automne pour que l’entitée soit inaugurée au début de 2019.

    L’université souhaite devenir leader de la formation médicale immersive par simulation car elle y voit l’avenir de la formation.

    Dans un premier temps, les enseignements prodigués au centre de simulation se feront dans le cadre de la formation médicale de premier cycle. À l’avenir, les enseignements du centre seront élargis à toutes les étapes de l’enseignement médical, y compris à la formation postdoctorale spécialisée.

  • Deep Medi lance un logiciel de suivi de HTA grâce à l’IA avec un appareil photo de smartphone

    Deep Medi, une start-up basée en Corée du Sud, se prépare à lancer un logiciel sous la forme d’une application mobile baptisée « S-vital » et basée sur l’intelligence artificielle, qui utilise l’appareil photo d’un smartphone pour mesurer de manière visuelle la pression artérielle d’une personne.

    L’utilisateur doit placer son doigt sur l’objectif de l’appareil photo, le maintenir enfoncé pendant une minute et visualiser son niveau de pression artérielle. L’objectif de l’appareil est ainsi de faciliter le suivi des patients à distance.

    La start-up recueille actuellement des données cliniques de manière indépendante et en partenariat avec deux hôpitaux de Séoul. Elle a également entrepris des démarches pour que son appareil soit reconnu en tant que dispositif médical par les autorités correspondantes, en Corée du Sud mais également aux États-Unis et au sein de l’Union européenne afin de déployer sa technologie sur les principaux marchés internationaux.

    Fonctionnement du logiciel

    Le logiciel de l’application S-vital fonctionne par le biais de l’intelligence artificielle. L’appareil photo du smartphone illumine la peau et mesure les changements d’absorption de la lumière, le teint subissant de légers changements en fonction de la quantité de sang qui circule selon le rythme cardiaque, des différences généralement imperceptibles à l’œil humain.

    L’outil peut capter ces changements et les utiliser pour déduire les niveaux de pression artérielle à l’aide d’algorithmes.

    Une solution qui fonctionne avec des smartphones datant de 2016

    La solution n’a pas besoin d’une caméra de très haute résolution pour fonctionner, a déclaré Lee Kwang-jin, P.-D.G. de la société, des tests internes réalisés par la start-up ayant prouvé la compatibilité de la technologie avec les smartphones fabriqués dès 2016.

    Permettre « à quiconque de prendre des mesures, n’importe où, n’importe quand »

    Les résultats d’analyses traditionnelles de la pression artérielle comportent deux chiffres : l’un correspond à la pression artérielle systolique et l’autre à la pression artérielle diastolique.

    À l’heure actuelle, la société indique que sa solution répond aux exigences de précision en matière de tension artérielle diastolique et cherche à accroître la précision de ses lectures de tension artérielle systolique avant de solliciter auprès des autorités de réglementation de Corée du Sud et de l’étranger une demande pour reconnaître sa technologie en tant que dispositif médical.

    L’idée est de remplacer la méthode conventionnelle de mesure de la pression artérielle nécessitant l’utilisation d’un brassard gonflable, réservée quasi exclusivement aux hôpitaux, peu de personnes possédant de tels tensiomètres à domicile.

    « Notre application changerait cette situation en permettant à quiconque de prendre des mesures, n’importe où, n’importe quand », explique Lee Kwang-jin (source : The Korea Herald).

    Une technologie qui se veut plus précise que les outils déjà présents sur le marché

    Le procédé consistant à utiliser l’objectif de la caméra d’un téléphone pour suivre les signes vitaux n’est pas une nouveauté, divers applications gratuites permettant de surveiller la fréquence cardiaque à l’aide d’un appareil photo.

    Cependant, Deep Medi affirme être la première société à avoir développé avec succès des algorithmes permettant de déduire avec précision la pression artérielle à l’aide d’un appareil photo standard mais aussi à avoir commencé à recueillir des données de ce type à grande échelle.

    Une utilisation pour les médecins et les sociétés pharmaceutiques

    Selon la start-up sud-coréenne, l’application S-vital pourrait être utilisée comme outil de surveillance de la pression artérielle, permettant aux médecins d’utiliser les données enregistrées pour mieux orienter leur diagnostic et suivre de plus près l’état de santé de leurs patients. Elle pourrait aussi servire aux sociétés pharmaceutiques menant des essais cliniques, le développement de nouveaux médicaments nécessitant une surveillance régulière de la pression artérielle.

    Vers une reconnaissance en tant que dispositif médical

    La start-up collecte actuellement des données cliniques de manière indépendante et en partenariat avec l’hôpital Gangnam Severance de l’université Yonsei, basée à Séoul, et l’hôpital Bundang de l’université nationale de Séoul.

    Une commercialisation envisagée sur les principaux marchés étrangers

    Lorsqu’elle aura recueilli suffisamment de données cliniques, la société prévoit de faire approuver son logiciel en tant que dispositif médical par les autorités de réglementation, notamment par le ministère coréen de la Sécurité des aliments et des médicaments et la FDA. Elle envisage également de demander l’obtention du marquage CE pour les dispositifs médicaux.

    Avec ces différentes approbations, elle espère ainsi commercialiser son application sur les principaux marchés étrangers.

    Des négociations avec la compagnie d’assurance Metlife

    En attendant ces différentes validations du point de vue réglementaire, Deep Medi a déjà cédé sous licence l’interface de programmation d’application de son algorithme aux clients intéressés, dont Partron, une entreprise basée à Séoul qui fournit des capteurs et des modules à des sociétés telles que Samsung Electronics.

    La start-up est également en pourparlers avec la compagnie d’assurance américaine Metlife afin de créer des formules d’assurance utilisant les relevés de pression artérielle pouvant être collectés par l’appareil de Deep Medi, a déclaré son P.-D.G.

    Pour attirer plus d’utilisateurs, elle se prépare également à lancer sa solution sous la forme d’une application de bien-être proposant aux utilisateurs des conseils de santé et des données sur le niveau de stress en fonction de la pression artérielle détectée.

  • Carmf

    Caisse autonome de retraite des médecins de Francenull

  • Le syndicat des jeunes MG émet 20 propositions, dont 3 centrées sur le numérique (livre blanc)

    Dans un livre blanc daté du 18 septembre 2018 (en lien ci-contre), le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) met en avant ses 20 propositions pour transformer le système de santé français, quelques semaines après la présentation de la stratégie nationale Ma Santé 2022 par le président de la République.

    Parmi elles, les trois propositions suivantes visent à « accélérer le virage numérique », en positionnant le patient au centre de l’organisation :
    • « donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours » ;
    • « inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation » ;
    • « favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management ».

    3 propositions pour « accélérer le virage numérique »

    CONTEXTE

    Les « Jeunes médecins » « veulent et doivent » s’impliquer dans le déploiement de solutions novatrices intra et extra hospitalière, avance le syndicat.

    Selon les auteurs du livre blanc, le déploiement réussi de la French Tech chez les jeunes médecins passe par plusieurs changements qu’ils synthétisent par les actions suivantes :

    • encourager les doubles cursus dans les secteurs technologiques, comme la bio-informatique et la sciences des données, mais aussi pour l’entreprenariat (MBA) afin de fournir en directeurs médicaux les établissements de soins ambulatoire et de second recours ;
    • initier à l’entreprenariat, « et à l’écosystème de l’innovation en général », de la même manière qu’avec les étudiants ingénieurs ;
    • proposer des terrains de stages dédiés ;
    • établir un transfert de technologies et un statut juridique clairs pour permettre la création de structure type start-up « avec rôle exécutif au cours de la formation initiale et continue ».

    Le SNJMG estime que cette formation dans le domaine du numérique doit s’inscrire dans « un objectif de multidisciplinarité », l’innovation numérique et technologique en santé nécessitant la collaboration de professionnels issus de formation initiales différentes (ingénieurs, développeurs informatiques, commerciaux et médecins).

    « Le rôle des jeunes médecins est central », insiste le syndicat, argumentant que seuls les médecins sont « habilités, aptes et légitimes à traiter » des données de santé concernant des patients et donc « à garantir de leurs utilisations dans l’intérêt des patients ».

    Le SNJMG avance que l’un des principaux freins à l’implication des jeunes médecins dans la révolution numérique en santé est « leur manque total de contact avec l’écosystème French Tech ». Pour pallier ce problème, il recommande de permettre aux étudiants en médecine de suivre quelques cours en commun avec des ingénieurs, et ce très tôt dans leur cursus.

    LES 3 PROPOSITIONS

    1. « Les nouvelles solutions technologiques exploitent ou génèrent les données de santé des patients. Donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours. »

    2. « Inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation. »

    3. « Favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management. »

    Les 20 propositions du SNJMG

    • 1. « Instaurer un processus de recertification labellisé par les Conseils nationaux professionnels (CNP) et l’Université, s’inscrivant dans une logique d’uniformisation européenne. »
    • 2. « Création d’un Compte personnel de formation (CPF) en euros mobilisable simplement via une application mobile comme le prévoit la réforme actuelle pour les salariés des entreprises. Tout en assurant un financement transparent. »
    • 3. « Mieux définir les missions et rôles de chacun et redonner du sens à tous grâce la structuration de l’offre de soins des médecins (70% pour l’ambulatoire de premier recours et 30% pour le second recours). »
    • 4. « Distinguer deux types de structures de second recours, l’une assurée par les acteurs du privé pour les soins de routine et l’autre assurée par le secteur public pour les prises en charges lourdes et complexes. »
    • 5. « Développer largement les structures médico-sociales permettant de désengorger le second recours et fluidifier les prises en charge. »
    • 6. « Créer un statut unique de praticien hospitalier public titulaire permettant d’exercer sur les deux types de second recours public et privé que chaque praticien pourra faire moduler en fonction de son aspiration professionnelle et de ses priorités personnelles et familiales. »
    • 7. « Revoir la gouvernance hospitalière avec la création de directeurs médicaux et renforcer les moyens octroyés aux CME. »
    • 8. « Adapter les modalités de financement à chaque niveau de parcours, ambulatoire de premier recours, second recours et second recours expert. »
    • 9. « Donner accès à l’ensemble des praticiens au secteur 2 dans une vision visant à réinventer la distinction qui existe actuellement entre les deux secteurs tarifaires sans gager l’accessibilité financière de l’accès aux soins par la population. »
    • 10. « Libérer les forces vives et favoriser une installation précoce en exonérant les jeunes installés de la cotisation à la Carmf pendant les cinq premières années tout en leur garantissant la couverture sociale qui est associée. »
    • 11. « Les nouvelles solutions technologiques exploitent ou génèrent les données de santé des patients. Donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours. »
    • 12. « Inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation. »
    • 13. « Favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management. »
    • 14. « Instaurer un parcours Licence indifférencié avec réalisation de modules optionnels (anatomie, physiologie, etc.) à validation obligatoire pour favoriser une vraie inclusion au sein de l’université, une diversification des profils et une vraie reconnaissance du parcours universitaire si l’étudiant se trouve dans l’impossibilité de rentrer dans un parcours médecine. »
    • 15. « Instaurer un master médecine différencié pour les grandes branches de la médecine et en particulier la médecine ambulatoire de premier recours qui absorbera 70 % des effectifs, avec des options transversales à tous les master pour permettre des passerelles. Chaque master orienté vers une pratique de second recours pourra donner accès à un ou plusieurs DES. »
    • 16. « Passer le DES de Médecine Générale à 4 ans avec possibilité de réaliser une option de 1 an de médecine de ville (ophtalmo, gynéco, pédiatrie, psychiatrie…) avec un exercice exclusivement en ambulatoire. »
    • 17. « Abroger les ordonnances Debré en remplaçant la double appartenance hospitalo-universitaire par une double appartenance Soins et Université. Sortir les UFR de médecine/santé du statut dérogatoire en renforçant leur prérogative sur les postes universitaires. »
    • 18. « Donner accès à l’acquisition de compétences managériales nécessaire indispensable comme prérequis à l’accès de fonctions de directeurs médicaux, chefs de pôles, chefs de service. »
    • 19. « Assurer une meilleure organisation territoriale des soins par la régulation 70 %-30 % (entre le 1er et le second recours). Faciliter pour les soins ambulatoires de premier recours la réalisation d’examens de radiologie et de biologie. Favoriser le transfert de compétences aux infirmières/infirmiers en pratique avancée et autres professionnels de santé. Les « Jeunes médecins » sont opposés à toute mesure coercitive. »
    • 20. « Structurer la démarche de responsabilisation territoriale des professionnels de santé pour en favoriser l’efficacité à travers la création de Directeurs Médicaux de l’offre ambulatoire. »
  • Les Rencontres Innovation & Galien : le 12 décembre 2018 à Paris

    Les Rencontres Innovation & Galien, portées par The Galien Foundation, le Groupe Profession Santé (Le Quotidien du médecin, Le Quotidien du pharmacien, etc.) et Décision Santé, auront lieu le 12 décembre 2018 à Paris au Salon des arts & métiers, à partir de 16h30.

    À cette occasion sera remis le prix Galien, qui distingue des innovations en santé récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche parmi les plus porteurs dans les domaines « travaux de recherche », « médicament », « dispositif médical », « e-santé » et « accompagnement du patient « .

    Les inscriptions à l’événement seront ouvertes prochainement (voir lien ci-contre).

    Programme

    16h30 : accueil des participants, émargement

    17h-18h : talks scientifiques

    Plusieurs chercheurs de renommée internationale vont intervenir sur le thème des maladies rares.

    18h-19h : restitution des travaux du Cercle Galien

    Présentation des travaux annuels du Cercle Galien.

    « Le Cercle Galien soulève (…) les enjeux du succès de l’innovation en santé, identifie ses impacts sur le système de santé et préconise des solutions pour assurer l’organisation la plus propice à l’essor des innovations les plus prometteuses, indique le site officiel de l’événement. Avec un comité d’experts qui regroupe décideurs institutionnels, professionnels de santé, experts, industriels et entrepreneurs, nous analysons la façon dont les organisations peuvent intégrer ces innovations de façon pérenne et efficace pour optimiser les prises en charge. »

    Le Cercle Galien est modéré par Gilles Noussenbaum, médecin et rédacteur en chef de Décision stratégie santé.

    19h-20h : cocktail networking

    20h : dîner de gala

    Révélation des lauréats et cérémonie de remise des prix du Concours de pitch Innovation & Galien et des Prix Galien France 2018.

  • DES

    Diplôme d’études spécialiséesnull

  • Téléconsultation chez l’opticien : le SNOF rejette le principe de confondre prescription et vente

    Le conseil d’administration du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a rejeté à l’unanimité le principe de développer des protocoles de vidéo-consultation ophtalmologique chez l’opticien, apprend-on dans un communiqué publié le 19 octobre 2018.

    Cette décision est motivée par l’annonce du lancement de la plateforme de téléconsultation en ophtalmologie Pro-visio.fr par Althalia, en partenariat avec la chaîne d’opticiens GrandVision.

    Bien que la volonté de réduire les délais d’attente et de faciliter l’accès aux soins est saluée, le syndicat a condamné ce partenariat qui pose des problèmes déontologiques en mêlant les soins médicaux et une activité commerciale.

    Les nœuds du problèmes

    Le docteur Thierry Bour, président du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a déclaré : « Les activités de soins et de prescription d’une part, et celles de vente d’équipements optiques d’autre part, doivent rester séparées dans l’intérêt des patients. Nous ne pouvons pas accepter qu’un protocole de télémédecine autorise la présence d’un opticien-lunetier durant une consultation médicale, fut-elle à distance. (….) Cela ne retire rien au fait que les opticiens-lunetiers sont des partenaires essentiels des ophtalmologistes depuis des années. »

    Le Snof a pris la décision de condamner l’association entre Althalia et GrandVision en se fondant sur les motifs suivants :

    • atteinte au secret médical ;
    • confusion entre prescription et vente ;
    • pratique de la médecine dans des locaux commerciaux contraire au code de déontologie médicale (article 19 qui indique que la médecine ne peut être pratiquée comme un commerce et article 25 selon lequel les médecins n’ont pas le droit de dispenser des consultations, des prescriptions ou des avis médicaux dans des locaux commerciaux).

    Des protocoles développés par le Snof

    Le président du Syndicat des ophtalmologistes de France souligne que des lieux plus légitimes qu’un local commercial pour effectuer des téléconsultations existent déjà et rappelle l’existence de cabinets secondaires d’ophtalmologie ou des maisons de santé équipés en matériel adéquat au sein desquels la patient peut bénéficier de l’assistance d’un orthoptiste.

    Le travail aidé

    Le Snof rappelle par ailleurs dans son communiqué que dans l’objectif de réduire les délais d’attente et favoriser l’accès aux soins, les ophtalmologistes pratiquent depuis plus de quinze ans le travail aidé avec plusieurs professions telles que les orthoptistes, les infirmiers ou les assistants médicaux.

    Selon une enquête du syndicat réalisée auprès de ses adhérents datant de juin 2018, 60 % des ophtalmologistes y ont déjà recours et le nombre de patients vus grâce à cette organisation a augmenté de 26 % selon la Cnam.

    Protocoles de télémédecine

    De plus, le Snof rappelle qu’il développe déjà des protocoles de télémédecine tels que :

    • le protocole Muraine (RNM), qui est le premier protocole de télémédecine national avec des orthoptistes ;
    • le protocole RNO, entré dans le régime commun en juillet 2018 et qui permettra de prendre en charge plus de 100 000 patients par an.
  • La CNEDiMTS renouvelée : une experte en e-santé parmi les 29 membres

    La Haute autorité de santé (HAS) a annoncé le 26 octobre 2018 sur son site avoir renouvelé la CNEDiMTS, sa commission en charge de l’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé. Cette commission se réunira le 6 novembre dans sa nouvelle configuration. Outre le recrutement d’un membre d’associations d’usagers supplémentaire, la commission intègre des nouveaux membres aux profils variés en réponse aux nouveaux enjeux du secteur, dont une experte e-santé.

    Parmi les membres nommés, un tiers sont nouveaux

    Afin de s’adapter aux nouveaux enjeux du secteur, la commission s’est notamment dotée d’un oncologue, d’un expert de la e-santé, d’un méthodologiste spécialiste des études à petits effectifs. À noter enfin qu’un médecin généraliste est à nouveau membre de la commission spécialisée : 

    • Dr Christophe Desauw, oncologue ;
    • Mme Sarah Zohar, méthodologiste ;
    • Dr David Taupenot, médecin généraliste ;
    • Mme Laure Beyala, ingénieure spécialiste e-santé : spécialiste des nouvelles technologies en santé, ingénieure biomédicale de formation, Laure Beyala a publié cette année Les objets connectés en santé: risques, usages et perspectives, un ouvrage qui aborde les enjeux et les risques de l’internet des objets (IoT) dans le monde de la santé.

    La Commission est chargée d’évaluer les dispositifs médicaux au sein de la HAS

    La commission examine les actes et les technologies de santé en vue de leur remboursement. En 2017, 215 dispositifs médicaux ont été évalués et 89 % ont obtenu un service attendu suffisant – nécessaire pour être inscrit au remboursement. Parmi eux, 10 étaient associés à un acte professionnel.

    Conformément aux dispositions du code de la Sécurité sociale, la commission est composée d’experts choisis pour leurs compétences scientifiques mais aussi de membres d’associations de patients et d’usagers du système de santé. Le collège de la HAS, lors de sa séance du 24 octobre 2018, a procédé au renouvellement de la composition de la CNEDiMTS pour une durée de trois ans.

    La moyenne d’âge des membres de la commission est de 55 ans. Les profils professionnelles des membres sont variés (libéraux, établissements de santé, société civile) ; un tiers  des membres sont des femmes.

    Au total, elle compte 29 membres, dont 22 titulaires avec voix délibérative et 7 suppléants avec voix consultatives. Elle accueille également 7 membres avec voix consultatives représentant les directions centrales du ministère chargé de la santé et les différents régimes d’assurance maladie. Isabelle Adenot, membre du collège de la HAS, préside la commission. Le Pr Claude Le Feuvre et le Dr Pierre-Jean Benezet en sont les vice-présidents.

    Au total, la commission CNEDiMTS compte 29 membres

    Les 22 membres titulaires sont :

    • Dr Isabelle Adenot, pharmacien, membre du Collège de la HAS, présidente de la CNEDiMTS
    • Pr Claude Le Feuvre, cardiologue interventionnel, vice-président de la CNEDiMTS
    • Dr Pierre-Jean Benezet, médecine physique et de réadaptation, vice-président de la CNEDiMTSPr Philippe Amabile, chirurgien vasculaire
    • Dr Agnès Bellocq, pneumologue
    • Pr Lionel Bonnevie, cardiologue
    • Dr Valérie Bousson, radiologue
    • Dr Pierre Yves Chambrin, pharmacien hospitalier
    • Mme Dominique Costagliola, méthodologiste
    • Pr Pierre Dominique Crochet, cardiologue
    • Pr Marie-Sylvie Doutre, dermatologue
    • Pr Béatrice Duly-Bouhanick, endocrinologue
    • Dr Yves François, chirurgien digestif
    • Mme Elise Hamon, infirmière
    • Pr Yves Juillère, cardiologue
    • Dr Bernard Lenoir, anesthésiste-réanimateur
    • M. René Mazars, adhérent d’une association de patients et d’usagers du système de santé
    • M. Guillaume Pelé, ergothérapeute
    • Pr Alain Sautet, chirurgien orthopédique et traumatique
    • M. Pascal Sellier, adhérent d’une association de malades et d’usagers du système de santé
    • Pr Franck Semah, neurologue
    • Dr David Taupenot, médecin généraliste

    Les 7 membres suppléants sont :

    • Mme Laure Beyala, ingénieure spécialiste e-santé
    • Dr Christophe Desauw, oncologue
    • Dr Jean-Pierre Laissy, radiologue
    • Pr Claude-Fabien Litré, neuro-chirurgien
    • Pr Hung Thai Van, ORL
    • M. Christian Trouchot, adhérent d’une association de malades et d’usagers du système de santé
    • Mme Sarah Zohar, méthodologiste