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  • Adréa Mutuelle : place et rôle du patient dans le système de santé en France, Paris le 7/11/2018

    Adréa Mutuelle et la Fondation d’entreprise Adréa présenteront en avant-première le 7 novembre 2018 les résultats de l’étude Opinionway intitulée « Que pensent les Français de la place et du rôle du patient dans le système de santé en France ? ».

    En plus de la mise en avant des orientations stratégiques de la fondation, la séance sera rythmée par la présentation des résultats de l’enquête sur la place et le rôle que tiennent les patients dans le système de santé en France, suivie d’une table ronde autour de la capacitation des patients : « Renforcer le pouvoir d’agir (empowerment) des patients : quels constats, quels freins, quelles perspectives ? ».

    Programme

    • Présentation des nouvelles orientations de la Fondation par la nouvelle présidente de la Fondation d’entreprise Adréa, Dominique Sainthuille ;
    • remise des prix aux lauréats des 2 appels à projets 2018 portant sur la fin de vie ;
    • révélation des lauréats du Trophée « coup de cœur des collaborateurs » par Patrick Brothier, président d’Adréa Mutuelle ;
    • présentation des résultats de l’enquête « Que pensent les Français de la place et du rôle que tiennent les patients dans le système de santé en France ? » ;
    • table ronde « Renforcer le pouvoir d’agir  (empowerment) des patients : quels constats, quels freins, quelles perspectives ? ».

    Intervenants

    • Patrick Brothier, président d’ADRÉA Mutuelle ;
    • Dominique Sainthuille, nouvelle présidente de la Fondation d’entreprise Adréa ;
    • Raymond Merle, patient-expert et fondateur de l’Université des Patients de Grenoble ;
    • Alexia Savey, fondatrice de l’association Keys et auteure de la Faim du petit poids ;
    • Denise Silber, experte du digital appliqué à la santé et fondatrice des congrès Doctors 2.0 & You.
  • Adoption du PLFSS 2019 en 1ère lecture : la notion de « pertinence des soins » entre dans la loi

    L’Assemblée nationale a adopté le 30 octobre 2018 en première lecture le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix contre 190 et avec 33 abstentions.
    Le texte est désormais transmis au Sénat, qui l’examinera en commission des affaires sociales à compter du 7 novembre 2018 puis en séance publique à partir du 12 novembre.

    Les principaux amendements adoptés lors de cette première lecture viennent compléter la quarantaine d’articles qui concernent les secteurs sanitaire et médico-social (plus d’une dizaine d’articles additionnels dans ce domaine). Par ailleurs, une douzaine d’articles établissent le cadre des recettes et de l’équilibre de la sécurité sociale pour l’exercice 2019. Enfin, trois grands axes guident les mesures relatives aux dépenses et à l’équilibre de la sécurité sociale pour 2019 : la transformation du système de soins, l’amélioration de la couverture des besoins de santé et l’adaptation des prestations aux besoins.

    Sept articles concernent le premier axe, dont l’article 32, portant sur l’usage du numérique et le partage d’information pour améliorer la qualité de la prise en charge, et l’article 29 qui vise à amplifier la portée du dispositif d’innovation du système de santé dit « article 51 de la LFSS 2018″, complété par un amendement étendant la portée du dispositif au médico-social. Six articles additionnels à cet article 29 ont été adoptés. L’un deux concerne la pertinence des soins, faisant ainsi entrer cette notion dans la loi.

    Les groupes La République en marche (LREM) et Mouvement démocrate (Modem) ont soutenu le texte, contrairement aux groupes Gauche démocrate et républicaine (GDR), Libertés et Territoires, Les Républicains (LR), les députés socialistes et apparentés et la France insoumise (FI). L’Union des démocrates indépendants (UDI) avait quant à elle appelé ses membres à s’abstenir.

    Articles portant sur la transformation du système de soins

    • article 27 : extension du dispositif de paiement à la qualité (Ifaq) des établissements de santé et création d’un pénalité financière à la non-qualité.
      • un amendement précise que le patient participe à l’élaboration des critères d’évaluation de la qualité des soins ;
      • un autre amendement indique que la pénalité s’accompagne d’un plan d’amélioration de la qualité ;
      • un troisième amendement gouvernemental (n°1608) étend le dispositif à la psychiatrie dès 2020 mais avec une année blanche ;
      • un quatrième amendement (n° 1609) intègre les résultats et expériences rapportés par les patients au calcul de l’Ifaq de l’HAD et du SSR en 2020 ;
    • article 28 : financement forfaitaire de pathologies chroniques ;
    • article 29 : amplifier la portée du dispositif d’innovation du système de santé dit « article 51 de la LFSS 2018 ».
      • Un amendement étend la portée du dispositif au médico-social ;
    • article 30 : simplification de l’exercice libéral à titre accessoire pour les médecins remplaçants (régime simplifié des professions médicales) ; un amendement précise que pour être éligible à ce nouveau régime, le médecin ou l’étudiant doit exercer dans le cadre de la convention médicale ;
    • article 31 : extension de l’objet des sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (Sisa) aux pratiques avancées.
      • un amendement prévoit la remise avant fin 2021 par le ministère de la Santé d’un rapport au Parlement sur le déploiement des pratiques avancées et sur leur impact en termes d’accès aux soins ;
    • article 32 : renforcer l’usage du numérique et le partage d’information pour améliorer la qualité de la prise en charge ;
    • article additionnel après l’article 32 (nouveau) : amendement gouvernemental pour faciliter les temps partiels thérapeutiques et rendre progressivement obligatoire la déclaration dématérialisée des arrêts de travail.

    articles additionnels après l’article 29 :

    • article additionnel après l’article 29 : deux amendements expérimentent pour trois ans un forfait de réorientation des petites urgences vers la ville ;
    • article additionnel après article 29 (nouveau) : un amendement étend le champ des expérimentations de l’article 51 de la LFSS 2018 aux actions d’éducation thérapeutique ;
    • article additionnel après l’article 29 (nouveau) : un amendement gouvernemental intègre la pertinence des soins dans la loi avec une identification des atypies par les ARS, la mise en œuvre d’un programme d’amélioration par les établissements concernés et l’évaluation de ces actions avant le renouvellement d’autorisation ;
    • article additionnel après l’article 29 (nouveau) : un amendement du rapporteur prévoit une sanction financière à la pratique de la chirurgie des cancers sans autorisation ;
    • article additionnel après l’article 29 (nouveau) : un amendement assouplit la procédure de désensibilisation des emprunts structurés pour les hôpitaux ;
    • article additionnel après l’article 29 (nouveau) : un amendement supprime la contribution des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux au financement de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et du Centre national de gestion (CNG) à partir de 2020 ;
    • article additionnel après l’article 29 (nouveau) : un amendement porte sur les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) en précisant notamment les modalités de rémunération des professionnels de santé en fonction de leur participation à un cadre d’exercice coordonné.
      Le texte inclut également les CPTS dans le champ des accords-cadres interprofessionnels et les équipes de soins primaires (ESP).
    • En ce qui concerne les postes d’assistants médicaux, il inscrit dans le cadre conventionnel les modalités d’accompagnement et de participation financière en vue de leur recrutement.
  • La holding FFP (Peugeot) injecte 80 M€ dans le fonds d’investissement d’Archimed dédié à la santé

    La holding FFP, détenue à près de 80 % par Peugeot, a annoncé le 29 octobre 2018 dans un communiqué son association avec Archimed, société d’investissement spécialisée dans le secteur de la santé, dans le cadre du lancement récent par cette dernière d’un nouveau fonds d’investissement, baptisé Med Platform I. Elle renforce ainsi son exposition au secteur de la santé.

    « FFP s’est engagée à investir 80 millions d’euros pour une taille cible du fonds de 800 millions, avec la possibilité de doubler son exposition en co-investissant dans les sociétés de son choix, ce qui portera l’engagement au maximum à 160 millions« , indique la holding.

    Avec cet investissement, elle vise à accélérer la croissance de différentes sociétés européennes sélectionnées « pour la qualité de leur équipe dirigeante et de leur positionnement ainsi que leur potentiel de développement à l’international et de consolidation au sein de leur secteur ».

    Premier closing du fonds d’investissement Med Platform I

    Archimed a lancé en juin 2018 la commercialisation de son fonds d’investissement Med Platform I, dont l’objectif a été fixé à 800 millions d’euros.

    L’opération conclue avec FFP s’inscrit dans le cadre de son premier closing, qui a permis de recueillir près des deux tiers de l’enveloppe-cible. Les investisseurs sont composés d’institutionnels (60 % des engagements) et de family offices (40 %). Ils sont répartis équitablement entre l’Amérique du Nord et l’Europe, et sont aussi bien des LPs historiques d’Archimed que de nouveaux investisseurs, comme FFP.

    À propos de cet investissement, Robert Peugeot, président de FFP, a déclaré (communiqué) : « Après le succès de notre accompagnement d’ORPEA ces dernières années, FFP renforce son exposition au secteur de la santé, porté par des tendances long terme favorables. Ce partenariat avec Archimed vise à constituer des leaders européens dans leurs domaines respectifs, grâce à une équipe qui conjugue expertise sectorielle, savoir-faire opérationnel et expérience financière. »

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  • Medasys acquiert deux sociétés et veut devenir leader en solutions pour plateaux techniques de labos

    Le mois d’octobre 2018 a été marqué par deux acquisitions de sociétés pour Medasys, éditeur et intégrateur de logiciels médicaux pour établissements de santé publics et privés dans différents domaines d’application :
    • la première concerne DL Santé, une filiale de DL Software dédiée à la santé et positionnée sur le segment des laboratoires de biologie médicale privés, acquise le 8 octobre 2018 ;
    • la seconde acquisition, qui date du 18 octobre 2018, concerne la société Infologic-Santé, un éditeur de logiciels à destination des laboratoires d’anatomie pathologie détenue jusqu’à présent par E-log.

    L’objectif de ces opérations, qui atteignent un total de 13 millions d’euros, est de renforcer la position de ces acteurs sur le marché national et international, notamment, et dans le domaine des plateaux techniques des laboratoires.

    Les activités de ces deux acteurs s’inscrivent dans les axes de développement de Medasys et du groupe Dedalus, qui ont déjà procédé à une consolidation de leur position de fournisseur auprès des laboratoires publics et privés, et sont mises au service de l’élargissement de la couverture fonctionnelle sur toutes les spécialités en laboratoire.

    DL Santé, une rampe de 8 millions d’euros vers le marché international des fournisseurs de solutions pour plateaux techniques des labos

    La société DL Santé est principalement positionnée sur le segment des laboratoires de biologie médicale privés. La société dispose d’une gamme de produits et de modules récents personnalisables, tels que BioManager, LaboConnect ou Odancio, qu’elle met à disposition de ces 1 800 sites clients.

    C’est avec cette acquisition chiffrée à 8 millions d’euros que Medasys a entériné sa stratégie qui nourrit l’ambition de devenir leader des plateaux techniques de laboratoires. L’entreprise affirme ouvertement sa volonté de s’assurer une croissance continue dans ce secteur et de devenir un acteur « incontournable sur le marché français, voire international ».

    Elle compte s’appuyer sur les solutions innovantes mais aussi sur des technologies d’échange et de partage afin de mieux répondre aux nouvelles problématiques de mutualisation dans le secteur privé et public.

    Infologic-Santé, une opération à 5 millions d’euros

    Selon le communiqué de Medasys, Infologic-Santé équipe plus de 75 % des hôpitaux publics et plus de la moitié des laboratoires privés avec leurs solutions. Ariane, spécialiste des solutions d’anatomopathologie et de génétique a récemment lancé une novelle solution dans ce denier domaine.

    À la suite de du changement de propriétaire, Infologic-Santé a changé de dénomination sociale et s’appelle désormais Dedalus C&G.

    L’objectif industriel que Medasys espère atteindre avec cette acquisition consiste à accroître la couverture fonctionnelle des solutions proposées en construisant de futurs produits autour de la pathologie digitale, de la génétique et du génome.

    L’éditeur serait paré ainsi pour répondre aux enjeux stratégiques des groupements hospitaliers de territoire (GHT) et des groupes privés internationaux.

  • Étude : un programme web favorise la planification des directives anticipées de fin de vie (JAMA)

    Un site web convivial dédié au concept d’ »advance care planning » a permis à des personnes âgées de s’impliquer dans la planification de leurs soins et de se familiariser avec les directives anticipées de fin de vie, révèle une étude* menée par des chercheurs américains de l’université de Californie publiés le 29 octobre 2018 dans la Jama Internal Medicine. L’outil numérique a amélioré la littératie des participants, sans aucune intervention d’un clinicien, rapportent les auteurs des travaux.

    Internet pour faciliter la planification anticipée des soins 

    Le concept d’ »advance care planning » (ACP), que l’on peut traduire par « planification anticipée des soins », très en vogue aux Etats-Unis, consiste à recueillir les souhaits des patients concernant leurs soins futurs et notamment de fin de vie.

    Cette procédure a démontré qu’elle améliorait la satisfaction des patients ; elle est donc remboursée et fait partie des critères de qualité des établissements de soins. Cependant, une majorité de patients âgés souffrant de plusieurs pathologies chroniques ne bénéficient pas encore d’ACP. C’est particulièrement le cas des minorités et des malades peu informés ou encore ceux maîtrisant mal l’anglais. La mise en place de programmes d’ACP bute sur plusieurs obstacles : le manque de temps des professionnels ainsi que la complexité juridique des directives anticipées, des points de vue divergents sur l’autonomie et la prise de décision…

    Un programme interactif pour améliorer la littératie en santé

    Pour surmonter ces obstacles et combler ce manque de littératie, des chercheurs américains ont développé un programme en ligne interactif en anglais et en espagnol intitulé « PREPARE For Your Care« , qui prépare les malades à une prise de décision médicale complexe.

    Pour concevoir le programme, les chercheurs de l’université de Californie se sont appuyés sur « des théories sociales de changement cognitif et comportemental qui modèlent la manière de s’engager dans les ACP par le biais de reportages vidéo ; des récits et des témoignages basés sur des scénarios réels pour atténuer les barrières culturelles ; la vidéo, l’audio et le sous-titrage en 2 langues pour atténuer les obstacles en littératie et [sur] des encouragements à inclure la famille et les proches. »

    Afin d’évaluer la pertinence de cet outil en ligne, les chercheurs ont mené une étude randomisée comparant l’appropriation de ces connaissances par le site internet et via une documentation traditionnelle sur les directives anticipées de fin de vie.

    Les patients inclus dans l’étude avaient 55 ans et plus et au moins une maladie chronique. Ceux inclus dans le groupe PREPARE répondaient en ligne à des questions interactives qui généraient un résumé de leurs souhaits. Ils ont aussi été invités à examiner les directives anticipées de fin de vie pendant 5 à 15 minutes.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 29 octobre dans la Jama Internal Medicine.

    Résultats

    • 30 % des patients éligibles ont refusé de participer. Ils étaient souvent plus âgés que la moyenne.
    • Parmi les participants, 39,7 % avaient une littératie en santé limitée.
    • 27,3 % avaient eu une documentation sur la « planification anticipée des soins ».
    • 15 mois après le début de l’expérience, l’accès au site internet avait amélioré la documentation des patients relative à la planification préalable des soins : pour 43 % des patients contre 32 % des personnes du groupe contrôle.
    • 98 % ont déclaré se sentir plus impliqués contre 89 % dans le groupe contrôle.
    • Le site internet était qualifié plus « aidant » que les directives seules par les patients parlant anglais et espagnol.

    Des vidéos comblent le manque de personnel

    « Ces résultats sont importants car, historiquement, des études ont démontré un engagement limité des adultes âgés hispanophones à revenu faible, ainsi qu’une pénurie de matériels adaptés en termes d’alphabétisation, culturel et linguistique, » ont déclaré les auteurs de l’étude

    La co-création de cet outil digital ainsi que le recours à des récits, à des témoignages et à des histoires vidéo expliquent l’amélioration des résultats. Dans des études antérieures, l’utilisation de cliniciens ou d’animateurs formés à la « planification anticipée des soins » a montré des améliorations de l’ordre de 50 %.

    Cependant, de nombreux organismes de soins, en particulier publics, ne disposent pas de ressources humaines dédiés et formés. Cette étude démontre qu’un site internet convivial avec des documents relatifs aux directives anticipés faciles à lire permet à de nombreux patients de s’engager en toute autonomie dans un tel processus. Et donc d’améliorer la littératie en santé.

    Les directives anticipées de fin de vie méconnues en France

    En France, les droits des patients sur les soins en fin de vie sont également très mal connus. La ministre de la Santé Agnés Buzyn a déclaré le 21 octobre sur RTL : « S’il vous plaît, allez remplir vos directives anticipées. Qu’est-ce que vous voulez si un jour vous êtes dans le coma, que vous êtes très malade ? Est-ce que vous voulez qu’on abrège vos souffrances ou pas ? La loi n’est pas appliquée. Les Français ne connaissent pas les directives anticipées. C’est important. »

    Le centre national des soins palliatifs et de fin de vie a lancé en octobre 2018 une campagne grand public pour sensibiliser les Français aux directives anticipées. Pour aller plus loin, un groupe de médecins et de soignants, Requiem, a créé un site internet pour répondre à toutes les questions sur les traitements en fin de vie.

  • L’URPS infirmiers Occitanie déploie la plateforme Inzee.care à la clinique Saint-Pierre – Perpignan

    L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) infirmiers d’Occitanie a annoncé début octobre 2018 l’introduction de l’outil Inzee.care au service d’un parcours patient plus fluide et d’un retour au domicile sécurisé à la clinique Saint-Pierre de Perpignan.

    Inzee.care est une plateforme de mise en relation entre les établissements de santé et les infirmiers libéraux. L’objectif est de faciliter le parcours de santé des patients pour leur retour à domicile.

    L’URPS infirmiers d’Occitanie, qui se positionne comme un acteur engagé dans lamélioration du parcours patient, procède au déploiement de cette solution web dédiée et la clinique Saint-Pierre est l’un des premiers établissements à en bénéficier.

    Si l’expérience s’avère concluante, la plateforme pourra être déployée dans les 4 autres établissements de la clinique au sein du département des Pyrénées-Orientales (66).

    Un gain de temps et un retour au domicile de qualité

    Pascal Delubac, directeur de la clinique Saint-Pierre et président de la FHP Occitanie justifie par trois avantages sa volonté d’introduire cette plateforme dans son établissement : « La simplicité de l’utilisation. La garantie d’un retour rapide. Le pas en avant que cela représente dans la modernisation de la prise en charge et, plus globalement, dans la télémédecine ».

    En pratique

    La clinique Saint-Pierre, établissement de santé utilisateur, saisit depuis l’interface d’Inzee.care une demande de soins en renseignant le type de soins attendu, le lieu d’intervention et l’horaire.

    La plateforme, dotée d’un algorithme, va effectuer une recherche dans les offres de soins proposées par les professionnels libéraux en tentant de faire concorder de la meilleure façon possible les demandes de soins et les disponibilités des professionnels. L’utilisateur sélectionne les professionnels qu’il souhaite mobiliser et ces derniers reçoivent une alerte en temps réel par SMS.

    Les bénéfices pour les établissements

    Les principaux bénéfices principaux d’Inzee.care mis en avant Pascal Delubac sont :

    • le portage de la solution par des professionnels de santé, qui est le fruit d’une démarche au service du patient et non purement lucrative ;
    • l’allègement du travail des responsables de services dans le cadre de la prise en charge des sorties d’hospitalisation ;
    • la garantie d’un retour rapide des patients à domicile ;
    • l’optimisation de la couverture du territoire ;
    • la possibilité d’échanger directement avec les infirmiers libéraux ;
    • une communication ouverte et transparente avec les professionnels libéraux avec qui l’établissement communique « trop peu » et échange trop peu. Inzee.care peut contribuer « à lever des tabous et à amener vers encore plus de transparence », avance le directeur de la clinique perpignanaise.

    Modèle économique

    La solution Inzee.care a été créée par 2 infirmiers libéraux, réunis au sein de la start-up Idelyo, et est financée par l’URPS d’Occitanie. Son utilisation par l’ensemble des acteurs impliqués – établissements, patients et infirmiers libéraux – est gratuite.

    La plateforme revendique des milliers d’infirmiers diplômés d’État inscrits à travers la France. Elle comptabilise près de trente hôpitaux ou cliniques qui réalisent actuellement leurs demandes de soins par son biais.

     

  • HPTS

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  • Un projet de fonds d’investissement régional en santé de 100 M€ sur les maladies neurodégénératives

    Le comité industriel de Dhune, centre de recherche marseillais spécialisé dans les maladies neurodégénératives et le vieillissement, a annoncé le 25 octobre 2018 le lancement de l’étude de préfiguration d’un fonds d’investissement régional en santé (First), spécifique à la Provence-Alpes-Côté d’Azur et dédié aux start-ups centrées sur les sciences de la vie. Le lancement du First est prévu  pour le dernier trimestre 2019.

    Le futur fonds, « premier du genre en France » selon le centre, sera doté de capitaux publics et privés dont le total pourrait atteindre ou dépasser les 100 millions d’euros selon les résultats de l’analyse prévue dans l’étude de préfiguration.
    Il vise à participer « au développement de la filière santé, en complémentarité avec les structures d’accompagnement performantes déjà en place, en assurant aux projets les plus porteurs de la Région un financement de long terme ». L’objectif est ainsi de renforcer la compétitivité du territoire et son attractivité à l’échelle nationale et internationale ainsi qu’à favoriser la création d’emplois.

    Plusieurs projets de la région Paca dans différents domaines du secteur des sciences de la vie, tels que la e-santé, la silver économie et la medtech, pourraient bénéficier de ce fonds.

    Composition de l’équipe du projet First

    L’étude de préfiguration du fonds sera animée par M. Frédéric Bénéton, ancien banquier et P.-D.G. de start-ups en santé.

    Le projet First est piloté par l’association ProFirst, créée pour l’occasion, présidée par M. Roland Rizoulières, économiste de la santé et maître de conférences à Sciences Po Aix.

    Parmi les membres du bureau exécutif figurent :

    • le Pr Paul Hofman, directeur de la fédération hospitalo-universitaire OncoAge, CHU de Nice (vice-président) ;
    • le Pr Olivier Blin, professeur à l’université d’Aix-Marseille, chef du service de pharmacologie clinique et pharmacovigilance à l’AP-HM et directeur du centre Dhune (secrétaire général) ;
    • M. Michel Mancis (membre du conseil d’administration) ;
    • le Dr. Frédéric Prate, directeur du Centre de référence santé, bien-Être et vieillissement de l’université Côte d’Azur (secrétaire général adjoint) ;
    • M. Bruno Buisson, P.-D.G. de Neuroservice (vice-président) ;
    • M. Alexandre Tokay, P.-D.G. de Vect-Horus (trésorier).
  • L’UFML-Syndicat condamne l’utilisation des données personnelles des praticiens par Doctolib

    L’Union française pour une médecine libre–Syndicat a lancé une action nommée « Doctolibgate » le 28 octobre 2018 qui vise la start-up Doctolib, proposant une plateforme de prise de rendez-vous en ligne, en épinglant certaines de ses pratiques.

    Les reproches faits à Doctolib portent sur :
    • l’utilisation des données personnelles des médecins faisant partie de l’annuaire établi par l’Ordre national des médecins ;
    • le mélange des genres avec le référencement des professions non réglementées aux côté des praticiens reconnus médicalement e scientifiquement.

    Doctolib a réagi à ces accusations et a communiqué avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise.

    Principaux reproches

    Dans une lettre ouverte datée du 9 octobre 2018 signée par le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-Syndicat, et motivée par l’intervention de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, que le syndicat avait jugée trop laudative à l’égard de la start-up, l’UFML-Syndicat avait adressé les reproches suivants à la start-up :

    • promotion des professions non réglementées (énergéticiens, magnétiseurs, naturopathes, étiopathes, kinésiologues). Le syndicat reproche à Doctolib de ne pas distinguer sur sa plateforme ces professions des médecins titulaires d’un diplôme de médecine d’État. En cas d’impossibilité de voir leur demande aboutir, les patients désireux de prendre un rendez-vous vous auprès d’un praticien reconnu se voient proposer des rendez-vous alternatifs auprès des personnes pratiquant des professions médicales non réglementées ;
    • le référencement de médecins qui ne font pas partie de la plateforme en utilisant les données de l’annulaire de l’Ordre national des médecins. Ces médecins n’étant pas membres de la plateforme, les demandes qui les concernent sont redirigées vers des praticiens faisant partie de la plateforme. Cette pratique s’apparente pour le syndicat à du « détournement de patientèle et de vente forcée ».

    L’UFML-Syndicat s’adresse aux médecins

    Pour marquer sa désapprobation ferme, l’UFML-Syndicat a lancé un appel aux médecins pour proposer son assistance juridique à destination des : 

    • médecins-clients de Doctolib pour leur proposer une solution alternative d’agenda en ligne ;
    • médecins non clients de Doctolib qui souhaitent contraindre la plateforme à cesser « ses pratiques de parasitisme commercial en profitant de leur notoriété pour rediriger leurs patients vers ses propres médecins » ;
    • médecins-clients de Doctolib qui ne cautionnent pas ces pratiques commerciales et considèrent que la santé est un secteur qui doit être sanctuarisé en accord avec la déontologie qui impose des limites.

    Doctolib volontaire pour revoir certaines pratiques sur la plateforme

    Stanislas Niox-Château, P.-D.G. de Doctolib, a été en contact avec l’UFML-Syndicat et l’a informé avoir entrepris les mesures suivantes :

    • pour éviter toute forme de « détournement de patientèle », Doctolib va cesser ses redirections et afficher un message d’erreur au cas où le praticien n’est pas membre de la plateforme ;
    • Doctolib a adhéré à la demande de l’UFML-Syndicat de séparer l’agenda de l’annuaire ;
    • Doctolib va retirer de la plateforme référencement des praticiens issus des professions non réglementées. L’UFML-Syndicat a proposé son aide à Doctolib pour faire le tri entre les professions médicales et celles qui ne le sont pas.

    L’UFML-Syndicat a réagi en affirmant que l’application de ces mesures sera suivie de près et que dans le cas contraire, elle se réserve le droit de poursuivre ses actions en justice.