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  • Sensibilisation : le GCS e-santé Pays de la Loire crée l’escape game « Sant’escape sécurité numérique »

    Dans le cadre du mois européen de la cybersécurité (octobre) et de sa volonté de « diversifier les outils de sensibilisation sur la sécurité numérique en santé », le groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Pays de la Loire propose un escape game (jeu d’évasion grandeur nature avec une énigme à résoudre) dédié aux structures et professionnels de santé de la région baptisé « Sant’escape, sécurité numérique », annonce le GCS dans un communiqué publié le 29 octobre 2018 sur son site web.

    Toutes les sessions de jeu s’achèvent par un débriefing au cours duquel les conséquences des mauvaises pratiques sont expliquées, l’importance des actions individuelles au service d’une démarche collective est rappelée et des documents de sensibilisation sont remis aux participants.

    Cette activité est le premier élément d’une offre régionale d’escape games développée sous l’appellation « Sant’escape », dont la structuration est soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire. Le GCS précise que ce catalogue sera progressivement complété par d’autres thématiques, comme la qualité, la sécurité des soins et la e-santé.

    Le jeu « Sant’escape, sécurité numérique » sera présenté lors de la Journée régionale « sécurité numérique en santé », organisée le 20 novembre 2018 à Angers par le GCS et l’ARS des Pays de la Loire.

    Présentation de l’escape game

    Auriane Lemesle, référente régionale « sécurité des système d’information » au GCS e-santé Pays de la Loire à l’origine de ce projet, présente le scénario de l’escape game comme suit : « Cinq journalistes s’introduisent dans une salle de réunion de l’Institut médical des étoiles pour découvrir pourquoi Johnny Jackson (une célébrité inventée) a été pris en charge par cette structure. Les bonnes pratiques de base en matière de sécurité numérique ont-elles été bien suivies dans cet établissement ou seront-elles la clé d’accès aux informations de santé de l’inventeur du Lune Walk ? Ils ont 45 min pour trouver le scoop et rebooster les ventes du journal Ouest People ! »

    Un partenariat entre 5 structures

    Pour développer l’outil « Sant’escape-sécurité numérique », un groupe de travail réunissant des spécialistes en sécurité des systèmes d’information, en gestion des risques, en protection des données personnelles et en communication a été formé avec les collaborateurs suivants :

    • le GCS e-santé Pays de la Loire ;
    • QualiREL Santé, structure d’appui à la qualité, à la gestion des risques et à l’évaluation des Pays de la Loire ;
    • le groupement hospitalier de territoire (GHT) 85 ;
    • LNA Santé, anciennement Le Noble Âge ;
    • l’Association d’hygiène sociale de la Sarthe.

    QualiREL Santé chargé de promouvoir le jeu auprès des qualiticiens et gestionnaires de risques régionaux

    « Sant’escape-sécurité numérique » a été créé avec Orange Cyberdéfense, une filiale rassemblant les activités de sécurité numérique du groupe Orange, en collaboration avec QualiREL Santé, qui va promouvoir l’outil auprès du réseau des qualiticiens et de gestionnaires de risques régionaux ainsi que des professionnels médico-soignants et des cadres de santé.

  • Accidents domestiques : Option Service déploie un système d’alerte automatique via une box internet

    L’opérateur Option Service Télécom, basé à Noyon dans l’Oise (Hauts-de-France), envisage de vendre d’ici la fin 2018 un système d’alerte automatique, en substitut au bracelet d’alerte classique avec bouton, en cas d’accident chez les personnes âgées ou malades par le biais d’une box internet avec fibre optique. Les clients ciblés sont essentiellement les collectivités, via les centres communaux d’action sociale, et les Ehpad.

    Le prototype, finalisé par Philippe Laredo, président de l’entreprise, et 4 de ses 18 salariés, est en voie d’obtenir le label Haute sécurité santé (H2S) accordé par l’Apave, organisme certificateur indépendant.

    L’objectif de la société est d’équiper cinq maisons de retraite chaque année à partir de la commercialisation de la solution et d’installer 500 connexions par an, précise son dirigeant (source : Le Courrier picard). L’entreprise est déjà en discussion avec la communauté de communes du Pays noyonnais et va « commencer à vraiment prospecter », note Philippe Laredo, l’idée étant de travailler avec les conseils départementaux des Hauts-de-France une fois le label H2S obtenu.

    Une box internet tout-en-un

    La solution conçue par Option Service Télécom se présente sous la forme d’une box internet envoyant à un centre d’appel une alerte automatique si un accident se produit au domicile de la personne par le biais de capteurs de tension, de température et d’hydrométrie.

    Initié en 2014, ce projet a pour objectif de proposer plusieurs services de télécommunication classiques (télévision, replay, téléphone et internet) avec un système d’alerte sécurisé, le tout sur une même box.

    Option Service en charge de fournir un réseau sécurisé aux établissements de santé

    L’entreprise noyonnaise a remporté en mai 2018 l’appel lancé fin 2017 par le groupement d’intérêt public Sant& numérique Hauts-de-France, géré par l’Agence régionale de santé (ARS), pour la mise en place d’un réseau haut débit sécurisé au sein de la région (voir article en lien ci-contre).

    Dans ce cadre, elle a pour mission de fournir un réseau sécurisé aux établissements de santé des Hauts-de-France, en partenariat avec Bouygues, pour qu’ils puissent s’échanger des données via la fibre optique, et d’en assurer le fonctionnement.

    Une extension du réseau existant

    Cette initiative est l’extension du réseau Picasso 2.0, qui était proposé aux établissements picards, déjà avec l’appui technique d’Option Service. « Nous avons achevé la migration de l’ancien réseau vers le nouveau, explique Philippe Laredo (source : Le Courrier picard). Non seulement cela concerne désormais beaucoup plus d’établissements mais le système offre des fonctionnalités nouvelles [qui] permettent l’accès à de l’imagerie beaucoup plus précise. »

    Le dirigeant de l’entreprise souhaite agrandir son équipe, indiquant avoir embauché un chef de projet, un directeur commercial et plusieurs ingénieurs.

  • Le Comité interministériel du handicap axe son concours innovation de 3M€ sur les nouvelles technos

    Le deuxième Comité interministériel du handicap (CIH), pour lequel le Premier ministre Édouard Philippe a réuni le 25 octobre 2018 l’ensemble du gouvernement, a annoncé avoir retenu deux sujets centrés sur les nouvelles technologies dans le cadre du concours innovation, lancé en 2018, et plus précisément de la thématique « société inclusive et solidaire », dotée de 3 millions et opérée par Bpifrance.

    Les deux sujets retenus sont les suivants :
    • « La technologie et l’innovation au service des personnes dans leur domicile, leur gestion du quotidien, leur permettre d’accéder facilement à un bouquet de services intégrés répondant à leurs besoins (par un seul interlocuteur) » ;
    Faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap. L’idée est de « soutenir les solutions technologiques et servicielles permettant de faciliter le déplacement individuel et/ou collectif dans la vie de tous les jours et également d’éviter les ruptures de la chaîne des transports entre différents modes (de l’avion au train, du train au bus…) ».

    Ce concours fait partie du programme d’investissement d’avenir (PIA) de 57 milliards d’euros, financé par Bpifance.

    Les projets seront sélectionnés début 2019, avec un bilan prévu pour la fin 2019.

    Les projets lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 et 5 M€

    « Ce programme d’investissement d’avenir va permettre d’accompagner des projets innovants et faire émerger de nouveaux acteurs, de nouvelles solutions, de nouveaux savoir-faire répondant aux attentes des personnes en situation de handicap », indique le comité interministériel du handicap (CIH).

    Dans le cadre de ce concours, le CIH sélectionnera des projets à fort potentiel pour l’économie françaises, portés par des start-ups ou des PME.

    Les lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 euros et 5 millions d’euros. Un cofinancement de leurs dépenses de recherche, de développement et d’innovation leur sera proposé.

    Une mise en relation entre les porteurs du projet et les personnes en situation de handicap pour tester les solutions

    Le comité précise que les initiateurs du projet, les développeurs et les personnes en situation de handicap seront mis en relation pour « tester les outils et en développer de nouveaux » mais aussi pour « les référencer, assurer leur prise en charge financière [et] les remettre aussi sur le marché lorsqu’ils ne sont plus utilisés pour qu’ils puissent resservir ».

  • Le PRS2 de Martinique vise à développer la recherche et l’innovation pour réduire les inégalités

    Présenté aux élus locaux le 12 octobre 2018, le projet régional de santé 2ième génération (PRS2) de la Martinique (synthèse en lien ci-contre) vise à améliorer l’état de santé de la population et à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé au sein de l’île.

    Parmi les objectifs principaux du PRS2 :
    • anticiper les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • améliorer les prises en charge en matière de santé mentale ;
    • agir sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables.

    Ce nouveau PRS invite également à développer les études, la recherche et l’innovation en santé dans le cadre de l’une des trois orientations régionales définies par ses auteurs, soit « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais ».

    Le PRS2 doit maintenant être présenté à la population lors de réunions d’informations organisées par l’Agence régionale de santé (ARS).

    Les 2 grandes ambitions du PRS2

    1. Améliorer l’état de santé de la population :

    • en anticipant les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • en améliorant la santé des mères et des enfants et en luttant contre la mortalité infantile ;
    • en réduisant l’impact du surpoids et de l’obésité et leurs incidences sur les maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale chronique, maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques) ;
    • en proposant une prise en charge de qualité des cancers ;
    • en améliorant les prises en charge en matière de santé mentale.

    2. Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé :

    • en agissant sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables ;

    • en organisant un maillage territorial garantissant une égalité d’accès à l’offre de santé.

    3 orientations avec 8 objectifs régionaux

    Trois grandes orientations régionales ont été définies pour surmonter les défis actuels et futurs dans le secteur de la santé en Martinique :

    • 1. développer une culture partagée de la promotion de la santé permettant à chacun de devenir « auteur de sa santé » pour mieux vivre :
      • objectif 1 : placer la promotion de la santé au cœur de toutes les politiques ;
      • objectif 2 : renforcer les actions et dispositifs de prévention ciblés en visant la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • 2. « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais » pour mieux soigner et prendre en charge les patients :
      • objectif 3 : renforcer la démographie des professionnels de santé ;
      • objectif 4 : assurer la performance du système de santé,la qualité, la pertinence et la sécurité des soins ;
      • objectif 5 : améliorer la veille, l’évaluation et la gestion des risques et des crises sanitaires ;
      • objectif 6 : développer les études, la recherche et l’innovation en santé ;
    • 3. assurer la fluidité des parcours de santé par la définition d’une offre de santé graduée et « intégrative » en favorisant la coordination des acteurs dans l’ensemble du territoire pour mieux accompagner et limiter les ruptures de parcours :
      • objectif 7 : améliorer l’accès à l’offre de santé et développer les soins de proximité ;
      • objectif 8 : assurer la coordination des acteurs autour des parcours de santé.

    PRS de Martinique : une feuille de route à 5 ans

    Le projet régional de santé (PRS) constitue la feuille de route à 5 ans de la politique de santé en Martinique dans l’optique de faire face aux nouveaux défis du secteur. « Il vise à déterminer les priorités de la politique de santé en région, en cohérence avec les orientations nationales dans les différents champs : prévention, ambulatoire hospitaliers et médico-social », précise l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique sur un site dédié au projet.

    Le PRS vise à répondre aux défis majeurs auxquels le système de santé de Martinique est confronté :

    • insularité et exposition aux risques ;
    • vieillissement accéléré de la population ;
    • précarité, inégalités de ressources et d’accès aux soins ;
    • démographie médicale fragile et offre hospitalière en tension ;
    • coordination intersectorielles indispensables pour répondre à l’évolution des besoins de prise en charge complexe.
  • Les principaux usages de la technologique blockchain en santé

    La technologie blockchain est le plus souvent associée aux transactions financières et aux crypto-monnaies mais elle est également en train de se développer dans le domaine de la santé. Health & Tech Intelligence fait le point sur les nouveaux usages qu’elle ouvre au sein de ce secteur dans le stockage des données des patients, la sécurisation de la chaîne de production pharmaceutique et les essais cliniques ainsi que les assurances.

    Le fonctionnement de la technologie blockchain  

    La technologie blockchain permet d’enregistrer et de stocker les données dans un registre décentralisé, où chaque transaction et enregistrée.

    Chaque partie connectée sur la blockchain conserve une copie d’un  » bloc  » ou maillon de la chaîne sous une forme sécurisée. Le registre chronologique des différents événements ou éléments inscrits dans la blockchain est partagé sur un réseau de pair-à-pair.

    Les participants à la blockchain disposent tous d’une copie des transactions, qu’ils doivent valider afin que ces dernières soient définitivement inscrites dans le registre.

    Quelles déclinaisons pour le secteur de la santé

    Dans le secteur de la santé, la blockchain offre un accès simplifié mais aussi plus de sécurité et d’intégrité dans le traitement de la donnée. Cette dernière est ainsi partagée entre l’ensemble des utilisateurs autorisés dans une forme sécurisée et codée. L’ensemble des informations concernant le dossier patient, des résultats d’analyses aux ordonnances en passant par la complémentaire santé, sont plus simplement accessibles.

    La blockchain permet le stockage des données de santé des patients

    Un des plus grand challenge pour les professionnels du secteur de la santé est la gestion des volumes de données de santé. Des volumes qui augmentent jour après jour et qui soulèvent de nouveaux enjeux de sécurité. Cette donnée inclue les dossiers patients, les historiques de soins mais aussi les factures. La technologie blockchain permet de garantir la sécurité de ces données par des techniques d’encodage et la décentralisation d’une donnée infalsifiable sur le réseau de la blockchain. 

    Aux États-Unis, les services de santé intègrent les standards de la loi « HIPAA – Health Insurance Portability and Accountability Act » de 1996. Le module blockchain aide les services de santé à s’assurer de la conformité légale du traitement de la donnée patient sécurisée ou « PHI – protected health information ». La donnée de santé reste sûre, sécurisée et vérifiée, ce qui permet également de limiter les dépenses liées à sa gestion.

    La technologie blockchain permet également d’éradiquer les doublons ou les fichiers erronés. Elle peut être mise à jour, sans dupliquer d’information, limitant les risques d’introduction d’une donnée erronée.

    La blockchain dans la chaine de production pharmaceutique

    La contre-façon de médicaments représente chaque année 220 milliards d’euros (250 milliards de dollars US). Cette contrefaçon touche particulièrement les pays en voie de développement. Au-delà de l’industrie pharmaceutique, elle aurait coûté dans le secteur de la santé 800 millions d’euros (1 milliard de dollars US), sans compter les risques que ces médicaments contrefaits font courir à la santé du patient.

    La technologie blockchain permet de tracer le médicament de l’industriel et du distributeur vers les pharmacies jusqu’au consommateur dans un fichier complètement transparent, rendant la fraude plus complexe et détectable. 

    La blockchain dans les essais cliniques

    Les essais cliniques impliquent un traitement de volumes importants de données, de tests et de statistiques. La sécurité, la traçabilité et l’interopérabilité des données issues des essais cliniques entre les laboratoires permettent de faciliter les collaborations ainsi que le partage de résultats inaltérables et infalsifiables par un tiers non-autorisé.

    La blockchain et l’assurance santé

    La technologie blockchain présente un intérêt réel pour les assureurs santé auxquels les patients reprochent souvent un manque de transparence, des délais de traitement trop longs ou des problèmes des mutualisation de l’information avec les établissements de soins. 

    La mise à jour des données patients entre les assureurs peut être une source d’erreurs. L’enregistrement d’informations non actualisées affecte la prise en charge des soins mais aussi la confiance des patients envers leurs assureurs.

    La blockchain offre par ailleurs une interface de mutualisation de la donnée santé entre les professionnels de santé, les assureurs, les établissements de soins, les services fiscaux et les patients. Les parties prenantes de la blockchain peuvent échanger rapidement une donnée redistribuée, sans risque de déperdition. Cela permet de réduire considérablement les délais et les coûts de traitement de l’information. 

    Les pistes de développement de la blockchain en santé

    Bien que la technologie blockchain ne soit pas encore à un stade de maturité avancé, son potentiel est bien identifié par les professionnels de santé.

    Une étude du cabinet PwC publiée le 5 septembre 2018 et intitulée « Blockchain is here, what’s your next move » (en lien ci-contre) montre l’enjeu de la technologie blockchain pour les entreprises du secteur de la santé dans l’accès, la collecte, la diffusion et le partage des données. Parmi les enseignants de ces travaux, les auteurs de l’enquête indiquent que 43 % des cadres du secteur de la santé auditionnés serait prêts à l’adopter.

  • Étude : l’imagerie 3D révèle une densification du système nerveux chez les patients asthmatiques

    Dans une étude* parue le 5 septembre 2018 dans « Science Translational Medicine » (en lien ci-contre), des chercheurs américains et irlandais ont montré pour la première fois, grâce à l’utilisation d’une technologie d’imagerie 3D sur des biopsies bronchiques humaines, comment les cellules de l’inflammation déstructuraient et densifiaient le réseau nerveux. Les travaux portent sur les éosinophiles, un type de globules blancs, présents dans 50 à 60 % des cas d’asthme et qui altèrent le fonctionnement du système nerveux.

    Dans le cadre de cette étude, 43 patients ont été observés, dont 31 présentant un asthme persistant, 13 un asthme intermittent et 19 personnes faisant figure de témoins (« sujets sains »). Les scientifiques ont révélé que le réseau nerveux des patients asthmatiques se densifiait avec de multiples branchements, contrairement aux sujets sains, et ce, de manière plus prononcée selon les symptômes. Par ailleurs, la substance P, un marqueur de l’inflammation neurogène, s’est avérée plus élevée en fonction de la sévérité de la pathologie. En conclusion, l’innervation s’est retrouvée plus importante chez les patient ayant de forts taux d’éosinophiles.

    Ce remodelage nerveux engendre une moins bonne réponse bronchodilatatrice et une plus forte sensibilité aux agents irritants (pollen, tabac, etc.), ont démontré les auteurs des travaux dans un modèle murin (modèle d’expérimentation animale).

    Méthode d’imagerie employée

    Les auteurs des travaux ont développé une méthode d’imagerie qui quantifie la structure nerveuse 3D (longueur nerveuse et points de branchement) dans des échantillons de voies respiratoires humaines intacts et complets obtenus par biopsie endobronchique, en utilisant le nettoyage optique de tissus et la reconstruction 3D d’images de microscopie confocale, une technique qui se base sur l’utilisation d’un microscope optique permettant de réaliser des images de très faible profondeur de champ.

    Une technique pour « capturer [de manière plus complète] la structure du nerf épithélial 3D »

    La microscopie à montage intégral présente l’avantage de capturer [de manière plus complète] la structure du nerf épithélial 3D, expliquent les scientifiques. « En utilisant cette technique, nous avons mesuré l’innervation des voies aériennes, l’expression de la substance P et l’éosinophilie dans les biopsies bronchiques chez l’homme avec et sans asthme et constaté que l’innervation des voies aériennes et l’expression de la substance P étaient plus importantes chez les asthmatiques modérés que chez les sujets sains. L’augmentation était plus évidente chez les patients présentant une éosinophilie (excès de cellules éosinophiles dans le sang) des voies aériennes et du sang périphérique et était associée à un manque de réactivité des bronchodilatateurs et à une sensibilité accrue aux irritants inhalés ».

    Une base pour l’élaboration de nouveaux traitements ?

    Les résultats de cette étude pourraient servir de base pour l’élaboration de nouveaux traitements thérapeutiques. « Il est possible que l’innervation sensorielle accrue représente un phénotype d’asthme unique », avancent les chercheurs.

    Selon eux, ce phénotype particulier pourrait mieux répondre à des médicaments ciblant les éosinophiles, à leurs protéines (antileucotriènes, anticorps anti-IL5 et antirécepteur IL-5) ou à des médicaments interrompant l’arc réflexe neuronal (anticholinergique type antagoniste muscarinique).

    Dans les dernières recommandations du rapport GINA 2018 (en lien ci-contre), ces options sont pour l’heure réservées aux formes résistantes aux corticoïdes stéroïdes inhalés. Les prochaines études sur le sujet devront vérifier que ces médicaments ou de nouveaux traitements à développer sont capables de prévenir voire de guérir le remodelage nerveux.

  • Des innovations pour anticiper la réforme 2019 de l’assurance dépendance, le 13/12/2018 à Paris

    Drive Innovation Insights (DII) – filiale de Politico/Axel Springer – organisera le 13 décembre 2018 à Paris un événement centré sur la réforme 2019 de l’assurance dépendance et abordant à travers 16 témoignages des innovations de prévention, de financement, de télémédecine et d’aide aux aidants pour anticiper cette nouvelle loi. La journée sera notamment rythmée par des retours d’expériences, des présentations d’innovations technologiques et des pitchs de start-ups. 

    « Pour répondre au nouveau risque de la dépendance […], l’année 2019 sera consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année », avait en effet annoncé le président de la République, Emmanuel Macron, lors du congrès de la mutualité de juin 2018.

    Dans ce contexte, DII propose au cours de ce rendez-vous d’aborder 5 thématiques : la loi Dépendance ; la création d’un 5ème risque ; l’Assurance dépendance : la télémédecine et les objets connectés, la dépendance vue d’ailleurs et l’enjeu de l’accompagnement des aidants.

    L’inscription est payante et destinée en particulier aux professionnels de la santé, aux membres de cabinets de conseil ou d’avocats, aux mutuelles, aux institutions de prévoyance et aux courtiers. Elle peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme 

    08h30-09h00 : petit déjeuner d’accueil 

    « La dépendance en 2019 : Focus sur la réforme »

    09h00-09h30 : allocution d’ouverture, par Patrick Dixneuf, CEO d’Aviva France : « Quel nouveau rôle pour les organismes complémentaires dans la prise en charge de la perte d’autonomie, en prévision de la loi de financement de la dépendance 2019 ? »

    09h30-10h00 : conférence de l’invité d’honneur, Marie-Anne Montchamp, Présidente de la Caisse nationale de Solidarité pour l’autonomie (CNSA) : « Loi dépendance et création d’un 5ème risque de Sécurité sociale : les pistes des pouvoirs publics pour la prise en charge de la dépendance par la solidarité nationale dès la fin 2018 »

    « Produits et services : l’assurance dépendance dans tous ses états »

    10h00-10h30 : à propos de l’assurance dépendance individuelle, par Nathalie Aubonnet, directrice prévoyance individuelle à Axa : « Avec quelle offre convaincre de nouveaux assurés ? »

    10h30-11h00 : pause café Networking

    11h00-11h30 : à propos de la couverture collective, par Bertrand Boivin-Champeaux, directeur prévoyance et retraite au CTIP, et Stéphan Reuge, directeur général délégué à la mutuelle BTP  : »Quels dispositifs innovants appliquer en entreprise dans le cadre des contrats collectifs ? »

    11h30-12h00 : à propos de la tarification, par Yves Poquet, directeur technique produits à la MACIF Mutualité : « L’actuariat au service des innovations marketing en dépendance »

    12h00-12h30 : témoignage de Brigitte Molkhou, directrice partenariats internationaux aux CNP Assurances : « Quels enseignements les assureurs peuvent-ils tirer des offres d’assurance dépendance en Europe ? »

    12h30-14h30 : déjeuner

    « Innovez ! Complétez vos offres avec des dispositifs pionniers »

    14h30-15h00 : à propos de la télémédecine, par Stéphane Hasselot, directeur général Ociane et directeur général adjoint assurance santé du groupe Matmut : « La téléconsultation, le nouveau standard de marché des assurances santé en 2018 »

    15h00-15h45 : à propos de l’aide aux aidants, par Henri Bignalet, directeur général délégué d’Audiens, et Catherine Poirier, de la direction des activités sociales d’AG2R la mondiale : « Quels services proposer aux aidants pour les accompagner dans la prise en charge de la dépendance ? »

    15h45-16h15 : à propos des data, de la domotique, de l’IOT, par Cyriaque Benoist, directeur de maison de retraite médicalisée Korian : « Les technologies au service de l’accompagnement médico-social : miser sur l’innovation pour maximiser les attentes de confort, de sécurité et le maintien du lien social »

    16h15-16h45 : pause café networking

    16h45-17h30 : pitch de 5 start-ups proposant des services à mêmes d’améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes : 

    • Janasense : commercialisation d’un capteur qui identifie les habitudes des personnes âgées afin d’anticiper des risques de fragilité ; 
    • Capsul Protect : développement d’une technologie du sans contact pour transporter ses données personnelles et médicales ;
    • Lily facilite la vie : assurance à la demande qui accompagne les aînés ;
    • Blue frog robotics : commercialisation de « buddy », un compagnon émotionnel pour les personnes âgées, qui favorise le lien social et le maintien à domicile ; 
    • Predical : concepteur d’indicateurs de détection précoce de fragilité à partir d’IOT pour faciliter le maintien à domicile des seniors.
  • Data : les start-ups françaises qui uberisent les RH en santé

    Faire face au turn over, trouver des intérimaires ou vacataires, simplifier et sécuriser les recrutements et les remplacements, tels sont « les cailloux dans les chaussures » des services RH dans le secteur de la santé et du médico-social.  Dans un objectif global d’une réduction de coûts de gestion des ressources humaines mais aussi de continuité de service et de maintien de la qualité, les établissements cherchent à diversifier les canaux de recrutement.

    Certaines start-ups ont décelé ce besoin auquel répondaient mal les acteurs traditionnels de l’intérim en apportant des solutions numériques qui permettent :
    • gain de temps;
    • réactivité ;
    • agilité dans la gestion des ressources.

    Health & Tech Intelligence a identifié les cinq start-ups qui proposent actuellement un service de gestion de ressources humaines dans le secteur de santé, que ce soit à destination des établissements de santé ou du médico-social ou des cabinets médicaux.

    Le tableau regroupant les start-ups spécialisées dans la gestion numérique des ressources humaines est disponible via ce lien.

  • Les 5 start-ups françaises qui uberisent les RH en santé

    Faire face au turn over, trouver des intérimaires ou vacataires, simplifier et sécuriser les recrutements et les remplacements, tels sont « les cailloux dans les chaussures » des services RH dans le secteur de la santé et du médico-social.  Dans un objectif global d’une réduction de coûts de gestion des ressources humaines mais aussi de continuité de service et de maintien de la qualité, les établissements cherchent à diversifier les canaux de recrutement.

    Certaines start-ups ont décelé ce besoin auquel ne répondaient pas les acteurs traditionnels de l’intérim en apportant des solutions numériques qui permettent :
    • gain de temps ;
    • réactivité ;
    • agilité dans la gestion des ressources.

    Health & Tech Intelligence a identifié les cinq start-ups qui proposent actuellement un service de gestion de ressources humaines dans le secteur de santé, que ce soit à destination des établissements de santé ou des cabinets médicaux.