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  • États généraux du diabète : la fédération propose de lancer des plateformes mutualisées de télésuivi

    Le 7 novembre 2018, à l’occasion d’un point presse portant sur la restitution des premiers états généraux du diabète et des diabétiques, la Fédération française des diabétiques a dévoilé 15 propositions « pour une médecine fondée sur l’humanisme », dont deux d’entre elles portent sur la e-santé et les technologies de santé :

    proposition 11 consiste à « faciliter le quotidien des patients en favorisant les consultation à distance et le télésuivi« . L’une des idées centrales ici est la création de centres experts de suivi et de pratiques intégrées, avec une expérimentation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes pour définir des parcours patient plus efficaces en coordonnant les parcours et en offrant des plateformes mutualisées de télé-suivi des patients ;

    proposition 13 visant à « intégrer la qualité de vie des patients dans l’évaluation des technologies de santé (médicaments, dispositifs médicaux) ». L’une des initiatives avancées ici est le renforcement des moyens humains et financiers du Comité économique des produits de santé (CEPS) pour accélérer l’accès aux technologies de santé.

    La restitution de ces états généraux et la présentation des différentes propositions aura lieu le 14 novembre 2018 au ministère des Solidarités et de la Santé, l’objectif pour la fédération étant de participer activement à la transformation du système de santé français dans le cadre du plan Ma Santé 2022, qui a identifié la lutte contre le diabète comme l’un des axes forts de la réforme.

    Proposition 11 : favoriser les consultations à distance et le télésuivi

    Les personnes diabétiques, en particulier de type 1, sont et seront encore plus nombreuses dans les années à venir à être équipées de capteurs de glucose en continu, d’outils de mesure de l’activité physique, d’une pompe à insuline connectée ou d’applications de pilotage de leur diabète.

    La Fédération française des diabétiques estime que l’ensemble de ces objets et plus précisément les données qu’ils génèrent sont actuellement « largement sous-exploitées alors même que cette « transformation numérique » devrait améliorer la coordination du parcours de santé, faciliter la relation médecin-patient, aider le professionnel de santé à la décision médicale et à l’évaluation de ses pratiques ».

    Plan d’action

    • Créer un centre expert de pratiques intégrées pour adolescents et adultes atteints d’un diabète de type 1.
      La Fédération souhaite fonder des centres experts de suivi et de pratiques intégrées, le diabète de type 1 et sa technicité étant parfois compliqués à appréhender pour les patients.
      Avant la généralisation de ce type de centre, le modèle des centres dit « Diabeter » pourrait être expérimenté dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre de l’article 51, co-construit entre professionnels de santé et associations de patients. Les cliniques Diabeter, créées en 2006 aux Pays-Bas par les pédiatres Henk-Jan Aanstoot et Henk Veeze, sont spécialisées dans la prise en charge du diabète de type 1 de l’enfant et du jeune adulte, qui peuvent bénéficier d’un suivi en présentiel ou à distance selon leurs besoins. Une solution numérique permet au patient d’accéder à ses données de santé et au soignant de disposer des données de ses patients pour adapter ses consultations (temps, contenu).
      L’objectif de l’expérimentation en Auvergne-Rhône-Alpes est de définir des parcours patient plus efficaces en coordonnant les parcours et en offrant des plateformes mutualisées de télé-suivi des patients. 
      • Quand ? En 2018.
      • Qui ? Le ministère des Solidarités et de la Santé, la Caisse nationale de l’assurance maladie, la Fédération française des diabétiques et les services de diabétologie.
    • Développer sur tout le territoire le programme Etapes et faciliter l’inclusion des patients par le professionnel de santé.
      La fédération note que le programme Etapes n’est pas parfaitement connu par l’ensemble des acteurs (professionnels de la santé, patients) et que, de ce fait, la maillage territorial n’est pas optimal. Elle estime donc qu’il est nécessaire que tous les acteurs s’engagent à favoriser l’inclusion des patients diabétiques dans le programme pour permettre un déploiement territoire homogène, en créant notamment « une communication spécifique sur les modalités, les conditions d’inclusion mais également les bénéfices pour les patients ».
      • Quand ? En 2019.
      • Qui ? La Direction générale de l’offre de soins, les Agences régionales de santé (ARS), l’Union régionale des professionnels de santé et la Fédération française des diabétiques.
    • Réaliser une campagne de communication pour informer l’ensemble des acteurs de l’entrée de la téléconsultation dans le droit commun et permettre son déploiement rapide et homogène sur l’ensemble du territoire.
      La téléconsultation est entrée dans le droit commun en septembre 2018, mais beaucoup de patients ne maîtrisent pas encore totalement son fonctionnement et ses modalités (coût, remboursement, etc). La fédération souhaite donc lancer une campagne de communication et d’information auprès des acteurs concernés, aussi bien auprès des patients et du grand public que des professionnels de santé.
      • Quand ? En 2019.
      • Qui ? Le ministère des Solidarités et de la Santé, la Caisse nationale de l’assurance maladie, la Société française de télémédecine, France Assos Santé et la Fédération française des diabétiques.
    • Élargir les critères d’inclusion du programme Etapes à tous les diabétiques de type 1 et les diabétiques de type 2 insulinotraités.
      La télésurveillance, qui est actuellement limitée aux personnes diabétiques de type 1 ou de type 2 déséquilibré, doit être accessible à tous les patients diabétiques insulinotraités, recommande la Fédération française des diabétiques, soulignant qu’il est nécessaire d’élargir les critères d’inclusion. 
      • Quand ? À la fin de l’expérimentation Etapes.
      • Qui ? Le ministère des Solidarités et de la Santé, la Caisse nationale d’assurance maladie, les parlementaires et la Fédération française des diabétiques.

    Proposition 13 : intégrer la qualité de vie des patients dans l’évaluation des technologies de santé

    Cette intégration est indispensable pour :

    • restaurer la confiance entre les industriels des technologies de santé et le reste de la société ;
    • mieux prendre en compte le vécu des utilisateurs de ces technologies de santé ;
    • améliorer le système de pharmacovigilance et matériovigilance ;
    • donner aux décideurs les données nécessaires à la réévaluation et l’adaptation du prix en fonction des résultats des études en vie réelle.

    Plan d’action :

    • mettre en place des campagnes de communication envers les prescripteurs autour de la « bonne prescription au bon patient au bon moment » ;
    • renforcer les moyens humains et financiers du Comité économique des produits de santé (CEPS) pour accélérer l’accès aux technologies de santé ;
    • renforcer le cadre législatif et réglementaire relatif à la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé ;
    • construire des méthodologies robustes pour recueillir et prendre en compte les données en vie réelle ;
    • transformer les essais cliniques pour qu’ils intègrent les données en vie réelle ;
    • conditionner la prise en charge des technologies de santé au regard de leurs performances en vie réelle.

    Points forts en dehors de la e-santé

    Créer un statut intermédiaire à la reconnaissance qualité de travailleurs handicapés (RQHT)

    En dehors de la e-santé, l’un des axes forts présentés par la Fédération française des diabétiques est la volonté de créer d’ici 2020 un statut intermédiaire à la reconnaissance qualité de travailleurs handicapés (RQHT) pour les personnes en affection longue durée (ALD) afin de favoriser leur maintien dans l’emploi (proposition 5), la RQHT n’étant pas justifiée dans le cadre des personnes diabétiques, qui peuvent mener une vie professionnelle « normale ».

    Assouplissement de la loi pour l’obtention du certificat médical permettant de passer le permis de conduire (en dehors des 15 propositions)

    Par ailleurs, Gérard Raymond, président de la fédération, a annoncé avoir signé le 6 novembre 2018 un accord avec les ministères de l’Intérieur et de la Santé ainsi que la Sécurité routière pour alléger le processus d’obtention du certificat d’aptitude permettant aux personnes souffrant de diabète de passer le permis de conduire.

    Les diabétiques pourront désormais demander ce certificat auprès de leur médecin traitant ou d’un spécialiste, sans passer par un médecin agréé (préfecture) comme la loi l’exige actuellement. « C’est une grande révolution », insiste Gérard Raymond.

  • Etude : les mailles du filet de la sécurité alimentaire se resserrent grâce au machine learning

    Une nouvelle modélisation informatique utilisant l’apprentissage automatique et les données de recherche et de géolocalisation provenant d’utilisateurs de Google s’est révélée plus précise pour identifier les restaurants potentiellement dangereux que le système traditionnel de traitement des plaintes et les inspections de routine.

    L’étude* menée par des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health et par Google, dont les résultats ont été publiés le 6 novembre 2018 dans la revue Nature’s Digital Medicine, suggèrent que cette modélisation pourrait identifier les failles de sécurité alimentaire en temps réel.

    Google vous conseille déjà dans vos choix de restaurants, mais uniquement pour le moment sur des critères culinaires. Il pourrait devenir prescripteur pour des raisons de santé publique. Pour le moment, la détection des sources potentielles de maladies d’origine alimentaire repose essentiellement sur le signalement de symptômes par les patients eux-mêmes et sur des contrôles de routine.

    Aux États-Unis, mais aussi en France, l’apparition d’une maladie dépend de la plainte d’un grand nombre de patients ou de la réception de données sérologiques à partir de tests de laboratoire. Ces processus peuvent être lents et fastidieux, entraînant souvent une réponse tardive, permettant la propagation du virus. Pouvoir suivre les flambées et y réagir en temps réel pourrait sauver des vies.

    Traquer les foyers de maladies grâce à Google et aux smartphones

    Des chercheurs de l’école de santé publique d’Harvard en partenariat avec Google ont donc tenté de mettre au point un système plus réactif : un modèle de machine learning qui utilise des données de localisation et de recherche Google agrégées et anonymisées pour détecter les sources potentielles de maladie d’origine alimentaire en temps réel.

    « Notre objectif principal était d’utiliser ce modèle pour identifier les restaurants présentant des violations du code de la santé publique potentiellement dangereuses qui pourraient contribuer à la propagation de maladies d’origine alimentaire, écrivent les auteurs de l’étude. Nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle notre modèle serait en mesure d’identifier plus précisément un restaurant avec des violations du code de la santé graves que les systèmes actuellement en place. »

    Le système informatique, appelé FINDER, calcule le nombre de personnes ayant visité un restaurant en particulier, puis recherche des termes indiquant une intoxication alimentaire (« crampes d’estomac » ou « diarrhée ») pour identifier les restaurants potentiellement dangereux. Le modèle utilise ensuite les données d’historique de localisation identifiées et agrégées provenant des smartphones. Grâce à ces informations, ils ont ensuite ciblé les inspections de restaurants dans deux villes, Chicago et Las Vegas. Les inspecteurs de la santé ne savaient pas si leur inspection était suscitée par ce nouveau modèle ou par les méthodes traditionnelles. Au cours de la période à l’étude, les départements de la santé ont en effet poursuivi leurs procédures d’inspection habituelles.

    Les résultats de cette étude ont été publiées le 6 novembre 2018 dans la revue Digital Medicine.

    Résultats

    • A Chicago, la modélisation informatique FINDER a été déployée entre novembre 2016 et mars 2017 et a été à l’origine de 71 inspections.
    • Le taux de restaurants qui ne respectaient pas la sécurité alimentaire était de 52,1%, contre 39,4% via le système d’inspections traditionnelles.
    • Sur les 2 villes, FINDER a repéré 52,3% de restaurants dangereux contre 24,7% pour le système traditionnel.
    • Les restaurants identifiés par FINDER sont 3 fois plus susceptibles d’être considérés dangereux lors de l’inspection que les restaurants identifiés par les méthodes existantes.

    Le machine learning, plus précis et plus rapide

    Le modèle basé sur le machine learning s’est donc révélé nettement plus performant que les méthodes usuelles basées sur les plaintes. Plus précis, FINDER a aussi été plus rapide. Ces résultats sont d’autant plus remarquables que Chicago possède l’un des programmes de surveillance les plus avancés du pays et utilise déjà des techniques d’extraction sur les réseaux sociaux.

    En outre, la modélisation informatique a permis de mettre en évidence que dans 38% des cas, le restaurant causant une intoxication alimentaire n’était pas le dernier visité, ce qui peut expliquer une moindre précision des inspections sur plainte. Or, les malades ont tendance à incriminer le dernier restaurant visité. « Sur le plan clinique, les maladies d’origine alimentaire peuvent prendre jusqu’à 48 heures, voire plus, pour devenir symptomatiques après l’exposition », ont indiqué les auteurs.

    Le système de machine learning n’a cependant pas vocation à supplanter les méthodes de surveillance sanitaire actuelles, mais à les compléter. Les chercheurs estiment que cela permettra de mieux hiérarchiser les inspections et d’effectuer des évaluations internes de la sécurité alimentaire.

    Une nouvelle ère pour l’épidémiologie

    « Dans cette étude, nous venons d’entrevoir ce qui est possible dans le domaine de l’épidémiologie via le machine learning, a déclaré Evgeniy Gabrilovich, responsable scientifique chez Google et co-auteur de l’étude. J’aime l’analogie avec le travail du Dr John Snow, le père de l’épidémiologie moderne, qui en 1854 a dû faire du porte à porte dans le centre de Londres, demandant aux gens d’où ils tiraient leur eau pour trouver la source d’une épidémie de choléra. Aujourd’hui, nous pouvons utiliser les données en ligne pour effectuer des observations épidémiologiques en temps quasi réel, avec le potentiel d’améliorer considérablement la santé publique de manière rapide et rentable. »

     

  • Microsoft a été certifié hébergeur de données de santé en France

    Microsoft, acteur majeur du cloud public a été certifié HDS en France, telle est l’annonce faite dans le cadre des journées Microsoft experiences 18 qui se sont déroulées les 6 et 7 novembre 2018 au Palais des congrès de Paris.

    Cette certification concerne l’ensemble de l’offre cloud depuis la France de Microsoft que la société va désormais proposer aux organisations et aux entreprises du secteur de la santé, notamment aux établissements de santé et aux start-up spécialisées : Azure et Office 365, déjà disponibles, ainsi que Dynamics 365, qui sera lancé au cours de l’année 2019.

    Objectif : optimiser le parcours de santé et accélérer la transformation du secteur de santé en France

    « Nous sommes très heureux d’être le premier acteur majeur du cloud public à obtenir la certification d’hébergeur de données de santé en France », se félicite Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France. « Elle valide le très haut niveau de sécurité et de protection que nous sommes en mesure de proposer à l’ensemble des acteurs de la santé depuis nos data centers français. Ces derniers vont ainsi pouvoir s’appuyer sur le Cloud Microsoft pour déployer les applications et les services de santé de demain dans le respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des données et de respect de la vie privée ».

    Microsoft dispose depuis le printemps 2018 de quatre data centers (centres de stockage de données), dont trois sont installés en région parisienne et un à Marseille.

    En répondant de manière plus adaptée aux besoins de performance des usagers, Microsoft souhaite contribuer à la transformation du secteur de la santé en France.

    En ouvrant ces centres de stockage de données en France, l’industriel a souhaité répondre à un impératif de performance pour ses client.

    Afficher des informations ou actualiser des dossiers en temps réel et entraîner un algorithme dans le domaine de l’imagerie médicale requiert de réduire au maximum le temps de latence, ce que la localisation des centres de stockage sur le territoire national permet de faire. Il s’agissait du premier pas accompli au printemps 2018 vers la certification HDS.

    « Cette certification constitue une nouvelle étape dans le développement de nos data centers français. Elle valide également notre engagement à apporter le meilleur du cloud à l’ensemble des organisations et des entreprises », conclut Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur Public de Microsoft France. « Nous espérons pouvoir ainsi contribuer activement à accélérer la transformation du secteur de la santé en France et aider les professionnels de la santé à saisir les opportunités de technologies telles que l’intelligence artificielle pour relever le défi d’une santé toujours plus efficace et proche des patients ».

    Partenariats en santé

    Dans le respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des données et de respect de la vie privée, Microsoft assure la réversibilité permettant à tout client de récupérer ses données et applications métiers à tout moment.

    Les hôpitaux sont la première cible de cette offre de Microsoft et ils pourront s’appuyer sur Azure pour développer de nouvelles applications intelligentes ou utiliser les applications tierces hébergées sur Azure illustratives de la santé du futur : santé prédictive, télémédecine, suivi thérapeutique pointu, etc.

    Laurent Treluyer, directeur des systèmes d’information de l’AP-HP, commente ainsi la nouvelle de Microsoft : « Nous attendions avec impatience la localisation des data centers Microsoft sur le territoire français alliée à la certification hébergeur données de santé pour nous permettre d’accélérer le développement des outils collaboratifs au sein de l’AP-HP, premier groupement hospitalier européen ».

    Liouma Tokitsu, CEO de la start-up Ad Scientiam ajoute : « Depuis sa création en 2013 à l’Institut du cerveau et de la moëlle épinière (ICM), Ad Scientiam collabore avec les chercheurs de la Pitié-Salpêtrière pour mettre au point ses dispositifs médicaux logiciels. Le traitement des volumes massifs de données collectées représente une opportunité extraordinaire pour la recherche et la prise en charge des patients mais également un challenge technologique. La plateforme Microsoft Azure permettra désormais d’effectuer l’ensemble des traitements de données : du stockage sécurisé au déploiement de nos modèles et algorithmes d’IA« .

  • Décentralisation et démocratie sanitaire, 2 axes pour refonder le système de santé (Institut Santé)

    A l’issue du premier colloque de l’Institut Santé qui s’est tenu mardi 6 novembre 2018 à l’Université Paris Descartes, ce premier a publié son rapport, dans la continuité de la présentation et des débats autour des travaux de refondation menés par l’organisme de recherche afin de créer les conditions d’une réforme en profondeur de notre système de santé. 

    Le système de santé français traverse une crise, en décalage avec les ressources médicales dont dispose le pays qui dépense une part de sa richesse nationale plus élevée que les autres pays développés (+2 points de PIB vs OCDE).

    L’ Institut Santé, inauguré en avril 2018 par Frédéric Bizard, propose :
    • une réforme des ordonnances Debré de 1958 par la refonte de l’hôpital et des soins de ville ;
    • se détacher d’une gouvernance étatisée et laissant place à la démocratie sanitaire ;
    • une réforme pour une santé publique pivot du système ;
    • un financement solidaire par système à payeur unique.

    Les causes de la crise du système de santé

    Pour l’Institut Santé, les causes de la crise du système de santé ont une double origine:

    • les difficultés d’adaptation du système à un environnement qui a radicalement changé et les erreurs dans les tentatives de réforme de ces dernières années. La triple transition démographique, épidémiologique et technologique a totalement changé la donne dans la gestion du risque en santé comme pour celle de l’ensemble des risques sociaux.
    • le pouvoir politique n’a pas été inactif face à ce changement, mais la réponse a été soit paramétrique là où il fallait une réponse systémique, soit erronée comme l’étatisation de la gouvernance. La réponse proposée ces dix dernières années de donner une place prédominante à l’administration étatique pour adapter notre système de santé au nouveau monde a échoué, de même que l’organisation des soins et l’architecture de financement ont peu évolué.

    Rompre d’avec la logique d’étatisation et encourager la démocratie sanitaire

    L’Institut Santé propose de faire sous forme d’une réforme globale du système de santé français. La logique d’étatisation en marche depuis 20 ans éloignerait le système de santé français du modèle républicain garantissant à chacun une égalité des chances par l’accès à des soins de même qualité, une liberté de choix et une solidarité au cœur du système. Pour les pouvoirs publics ce modèle n’est plus soutenable au 21e siècle et conduirait à une médecine à plusieurs vitesses.

    L’idée d’un « renouveau républicain » structure la réflexion de l’Institut Santé dans sa recherche de compromis social le plus large possible. La participation citoyenne est aussi centrale dans la construction de ce nouveau système de santé. La coexistence des valeurs telles que la liberté des acteurs du système, soignants et soignés et l’égalité des chances en santé est rendue possible et viable grâce à une sécurité sociale renforcée dans son rôle de financeur solidaire, mais aussi dans celui de pilier de la démocratie sanitaire.

    Le scénario de l’Institut Santé Quel pour pallier l’échec du système de santé

    Dans son rapport, l’Institut Santé constate un effacement du modèle républicain de santé, ainsi qu’une évolution vers un modèle étatique plus libéral.

    Les citoyens continueront à être soignés, mais avec une dégradation de la capacité du système à garantir l’égalité des chances par l’accès à tous à la même qualité de prestations. 

    L’institut de Santé propose un programme qui comprend des économies et des dépenses nouvelles pour un solde global d’économies de 10 milliards d’euros sur 3 ans impliquant :

    une réforme des ordonnances Debré de 1958 par :

    • une refonte de l’hôpital;
    • une refonte des soins de ville. 

    du soin à la santé pour :

    • une santé publique pivot du système;
    • une gouvernance des soins qui favorise la démocratisation de la santé;
    • un financement solidaire qui optimise l’égalité des chances en santé;
    • un système à payeur unique.

  • Data : les start-ups de la e-santé françaises ont levé 64,7 millions d’euros en octobre 2018

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé un total de 64,7 millions d’euros au cours du mois d’octobre 2018.

    La medtech Padoa, une société basée à Paris qui fournit des outils technologiques pour le suivi numérique de la santé au travail, sort du lot avec un tour de table de 20 millions d’euros, mené notamment auprès de Kamet, incubateur créé par Axa. Avec cette somme recueillie, la start-up envisage de doubler ses effectifs et d’accélérer son développement commercial.

    Les biotech Acticor Biotech, qui développe des traitements pour soigner la phase aiguë des maladies thrombotiques, et Invectys, qui vise à soigner la leucémie lymphoïde chronique, se démarquent également en levant respectivement 15,3 millions d’euros et 15 millions d’euros.

    Figure par ailleurs dans ce classement Skello, une start-up créée en 2016 qui commercialise un logiciel de gestion de planning et de personnel en ligne. Elle annoncé le 10 octobre avoir bouclé un tour de financement de 6 millions d’euros et décidé de pénétrer le marché sanitaire et médico-social, sa solution s’adressant à l’origine au secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

    Le tableau récapitulatif des acteurs et des montants est disponible via ce lien.

  • Resilient Innovation lance une campagne de crowdfunding pour sa solution de marche assistée

    Resilient Innovation, spécialiste en solutions technologiques et créateur de Walk, un dispositif électronique portable d’aide à la marche par stimulation auditive, a annoncé le 5 novembre 2018 le lancement d’une campagne de financement participatif via la plateforme Lita.co, avec un objectif de collecte fixé à 500 000 euros.

    Walk vient en aide aux personnes ayant des troubles d’origine neurologique, tels que les malades souffrant de la maladie de Parkinson, et contribue à améliorer leur maintien à domicile.

    Les objectifs principaux que serviront les fonds recueillis par la start-up sont l’accélération de la commercialisation de son dispositif en Europe et la conquête de nouveaux marchés.

    Objectif : s’ouvrir à de nouveaux marchés

    Le projet Walk est une idée de Jordan Miron, fondateur et P.-D.G., jeune entrepreneur montpelliérain, qui a voulu allier l’électronique et la science. Il a développé le dispositif connecté et breveté Walk dans le cadre de sa start-up, Resilient Innovation, fondée en janvier 2016.

    Cet appareil est capable, grâce à un logiciel intégré, de détecter les troubles locomoteurs et de déclencher si nécessaire une stimulation auditive sur laquelle l’usager peut synchroniser son pas pour corriger les troubles dont il souffre. Le dispositif est utile dans le cadre de dommages neurologiques, comme par exemple dans les cas de maladie de Parkinson ou d’hémiplégie post-AVC.

    La première version brevetée du dispositif, utilisé par plus de 200 particuliers et plus de 100 professionnels de santé, a permis à la start-up de procéder à une collecte de données afin d’améliorer le produit.

    Aujourd’hui, le fondateur de la société travaille en collaboration avec un David Hoffnung, chargé de recherche et développement de la start-up. Ils sont secondés de Morgan Bideau, responsable du développement commercial de l’entreprise.

    Parmi les projets actuellement prioritaires de la start-up figurent :

    • le renforcement des ventes en Europe ;
    • l’ouverture au marché de l’outre-mer ;
    • le développement de ses produits et services.

    Lita.co

    Lita.co est une plateforme francilienne d’investissement participatif dont la vocation est de permettre  d’investir dans les entreprises porteuses de projets solidaires et durables.

    Tous ceux qui souhaitent prendre part dans la campagne peuvent manifester leur intention d’investir en phase de pré-collecte via ce lien.

    L’objectif est fixé à 500 000 euros. Une fois la phase de pré-collecte terminée, le financement participatif sera ouvert à tous sur la plateforme Lita.co pour une durée d’un mois.

  • L’AP-HP s’engage pour la réussite du DMP et ouvre un « espace patient » en ligne sécurisé

    C’est pour répondre à un double objectif – poursuivre sa propre transformation numérique et soutenir le déploiement du DMP – que l’AP-HP lance ce 6 novembre 2018 un espace sécurisé à destination des patients du centre hospitalier, accessible via le lien ci-contre, regroupant un panel de services en ligne.

    Cet espace personnel du patient centralise l’offre de services suivants :
    • prise de rendez-vous ;
    • préparation des démarches administratives ;
    • règlement des soins et prestations ;
    alors que trois autres services sont en cours de développement  :
    • remplissage en ligne de questionnaires médicaux ;
    • consultation des documents de soins ;
    • demande d’inscription en maternité.

    Des services en ligne existent depuis 2015 à l’AP-HP

    • Payer ses soins et ses prestations est un service mis en place en 2015 qui permet aux patients de régler leurs soins en quelques clic.
    • Prendre rendez-vous en ligne est une fonctionnalité disponible depuis l’été 2017, mise en œuvre grâce à un partenariat avec Doctolib. Selon une enquête de l’AP-HP, dont les résultats ont été publiés en février 2018, 85 % des patients usagers (25 000 usagers interrogés) de ce service en étaient satisfaits ou très satisfaits.
    • Réaliser des démarches administratives est le dernier service à avoir été ajouté dans l’espace patient début 2018. Grâce à cette fonctionnalité, les patients peuvent réaliser leur pré-admission en amont de leur venue en hospitalisation ou en consultation.

    Les patients ayant créé un compte personnel dans l’espace qui leur est dédié sur le site de l’AP-HP peuvent gagner du temps en accédant à un formulaire partiellement pré-rempli. Réaliser cette démarche en ligne leur permet de se rendre directement en consultation ou dans le service d’hospitalisation.

    Cette façon de préparer leur pré-admission est garante de la bonne qualité des données recueillies car elles permet d’éviter les erreurs, notamment au moment de la facturation.

    Modalités de connexion

    Les patients majeurs déjà suivis à l’AP-HP peuvent désormais se créer un compte en quelques clics, notamment grâce à l’utilisation du service d’authentification de l’État, FranceConnect. Leurs traits d’identité sont alors comparés avec ceux des systèmes d’information de l’AP-HP et un code de vérification leur est envoyé pour finaliser la connexion en toute sécurité.

    De nouveaux services disponibles dès début 2019

    La disponibilité de trois nouveaux services, listés ci-après, est annoncée « dans les prochains mois » :

    • compléter des questionnaires médicaux : début 2019, les patients pourront se voir adresser par leur médecin des questionnaires, spécifiques à leur pathologie, qui faciliteront leur prise en charge et leur suivi en consultation. Au cours de la phase pilote, le service sera disponible dans cinq spécialités avant d’être étendu à l’ensemble des spécialités demandeuses dans les mois suivants :
      • rhumatologie,
      • pneumologie ;
      • oncologie ;
      • cardiologie ;
      • anesthésie ;
    • accéder à ses documents médicaux : les patients auront accès en ligne à leurs comptes rendus d’hospitalisation et de consultation pour répondre à la demande croissante d’accès libre aux comptes rendus par les patients. Ce service ne sera pas disponibles dans les hôpitaux européen Georges-Pompidou et Robert-Debré, mais à terme le champ des documents disponibles sera élargi pour inclure les données liées à l’imagerie, aux actes de biologie, etc. ;
    • demander son inscription en maternité : les patientes de l’AP-HP pourront s’inscrire au sein de l’une de ses treize maternités dès le printemps 2019. Un formulaire unique sera mis à leur disposition et elles pourront être facilement réorientées au sein de l’institution.
  • Planification préopératoire : la FDA approuve la RA Opensight (Novarad) basée sur Microsoft Hololens

    Le système Opensight est la première solution médicale de réalité augmentée (RA) basée sur l’utilisation du casque Microsoft Hololens a être approuvée par la Food and Drug Administration (FDA) et à bénéficier de l’autorisation 510 (k) pour une utilisation dans la planification chirurgicale préopératoire, annonce dans un communiqué diffusé le 25 octobre 2018 la société Novarad, à l’origine de la solution Opensight.

    La technologie permet de projeter des images 2D, 3D et 4D du patient de manière interactive en les superposant avec précision directement sur le corps du patient. Utilisée par le biais du casque Hololens, elle offre aux médecins la possibilité de voir le patient en réel et, simultanément, l’intérieur de son organisme en virtuel pour planifier plus précisément la chirurgie à venir, le tout sans incision.

    Cette technique vise à améliorer la planification chirurgicale, à réduire le temps d’opération et à mieux comprendre les relations anatomiques.

    La réalité augmentée pour mieux penser l’approche chirurgicale

    La réalité augmentée Opensight permet à l’utilisateur de voir son environnement réel complet, en évitant la désorientation souvient liée à l’usage de la réalité virtuelle, souligne Novarad.

    Elle aide également le médecin à mieux comprendre les relations anatomiques car les images sont localisées sur le patient. Une planification préopératoire ainsi réalisée permet de mettre en évidence l’anatomie précise du patient et les zones critiques à éviter ainsi que de positionner des outils virtuels et des systèmes de guidage afin de planifier plus précisément l’approche chirurgicale.

    Une visée pédagogique

    Plusieurs casques Hololens peuvent être partagés entre les utilisateurs, améliorant ainsi la formation des professionnels moins expérimentés.

    Une version pédagogique du logiciel est également disponible pour permettre aux étudiants en médecine d’effectuer des dissections virtuelles sur des cadavres.

  • #FASN : la Health Data Week, 3 jours sur les données de santé, 13-15/11/2018 à Amiens et Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN), l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise du 13 au 15 novembre 2018 à Paris et à Amiens la Health Data Week, 3 jours dédiés aux données de santé rythmés par 4 rendez-vous :


    un Afterwork du cluster Le Bloc : Amiens, le 13 novembre, de 17h à 18h30 ;

     un afterwork start-up challenge « IA, blockchain, machine learning : les pépites de la data en Santé » : Paris, le 14 novembre, de 18h30 à 20h suivi d’un cocktail networking ;

    un petit déjeuner World Café « Les promesses de la data : mieux s’organiser et mieux soigner » : Paris, le 15 novembre, de 9h30 à 11h30 ;

    un dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris, le 15 novembre, à partir de 20h.

    Les inscriptions à ces différents événements peuvent être effectuées en suivant les liens ci-contre ou en envoyant une demande à philippe.lacroix@care-insight.fr pour participer au World Café.

    Afterwork du cluster Le Bloc : Amiens, le 13 novembre, de 17h à 18h30

    • Introduction par Amiens cluster :
      • Francois-Xavier Level, directeur général d’Amiens cluster,
      • Julie Follet, manager « projets santé » à Amiens cluster.
    • Table ronde « Valeur de vos données de santé : qui la détient ? », animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique à Care Insight, avec :
      • Vincent Galand, operations manager à Embleema,
      • Françoise Benon, présidente nationale de France-AVC (association d’aide aux patients et aux familles de patients victimes d’AVC),
      • Isabelle Hilali, directrice générale du CRI (Centre de recherches interdisciplinaires) et membre du Healthcare Data Institute,
      • Un économiste de la santé.
    • Keynote « La blockchain en santé » : Anca Petre, co-fondatrice de 23 consulting.
    • Mot de clôture et cocktail networking.

    Lieu : Quai de l’innovation, 93 rue du Hocquet, 80000 Amiens

    Afterwork start-up challenge : Paris, le 14 novembre, de 18h30 à 20h

    Cet afterwork permettra de faire un tour d’horizon des start-ups qui innovent dans le domaine de la data en santé.

    Un jury d’experts composé d’un fonds d’investissement, d’un pôle de compétitivité et d’un représentant du Health Data Hub présélectionnera les startups les plus innovantes, qui disposeront de quelques minutes pour pitcher et convaincre.

    Après délibération, une remise de prix sera organisée.

    L’événement sera suivi d’un cocktail networking.

    Lieu : 103 rue de Grenelle, 75007 Paris

    Petit déjeuner World Café : Paris, le 15 novembre, de 9h30 à 11h30

    Ce rendez-vous est conçu pour « faciliter le dialogue constructif et le partage de connaissances et d’idées, en vue de créer un réseau d’échanges et d’actions entre les parties prenantes d’un domaine », explique les organisateurs.

    Fil rouge : « Les promesses de la data : mieux s’organiser et mieux soigner ».

    Concept : méthodologie de discussion entre acteurs permettant de faire émerger d’un groupe des propositions concrètes et partagées par tous.

    Déroulé : 3 axes de travail sont fixés et 6 groupes de travail constitués. Toutes les 20 minutes, les groupes changent de table. Chaque hôte de table doit répondre concrètement à une question claire à la fin de la session.

    1er axe – Accès à la donnée : stockage, infrastructures et sécurisation : Quelle stratégie pour garantir la confiance et l’accès ?

    • groupe 1 : état des lieux du stockage et sécurisation des données ;
    • groupe 2 : Comment limiter les risques (intégrité, sécurité, infrastructure) ? ;
    • groupe 3 : Comment uniformiser les données en provenance de différents systèmes d’information ?

    2ème axe – L’efficience organisationnelle et le pilotage par la data : Comment améliorer l’efficience organisationnelle grâce à la data

    • groupe 1 : Quelles sont les parties prenantes : identifier les besoins des acteurs ? ;
    • groupe 2 : Comment améliorer les outils actuels à disposition ? ;
    • groupe 3 : prendre un cas pratique qui répond à la problématique.

    3ème axe – La data pour mieux soigner : Comment exploiter les données pour améliorer la pertinence des soins ?

    • groupe 1 : état des lieux des indicateurs de la pertinence des soins dans les établissements ;
    • groupe 2 : Quels sont les outils d’aide à la décision, quelles sont les implications en termes d’accès et de partage ? ;
    • groupe 3 : Le Health Data Hub : quels sont les facteurs de développement et d’accompagnement ?

    Lieu : Inno.centre, 6 Rue Pierre Larousse, 75014 Paris

    Les personnes qui souhaitent assister à l’événement doivent envoyer une demande d’inscription par e-mail à philippe.lacroix@care-insight.fr.

    Dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris, le 15 novembre, 20h

    Ce dîner spécial Health Data Week réunit les membres du Cercle des décideurs numérique et santé autour d’un invité sur la data en santé.

    Plus d’informations sur le site officiel du Cercle, ici.

    Le Cercle des décideurs numérique et santé vise à faire travailler ensemble industriels, acteurs de santé, institutionnels et relais d’opinion sur une plateforme commune « au-delà du portage politique », est-il expliqué sur le site du réseau. Son ambition est d’ »accompagner l’émergence d’une filière industrielle d’excellence, qui réponde aux enjeux de santé publique, de sécurité, de pérennité et de création de valeur économique ».

  • Le chinois Ping An Healthcare and Technology prévoit d’entrer à la bourse de Hong Kong pour 1,8 Md €

    Le principal assureur chinois Ping An Insurance envisage une introduction à la bourse de Hong Kong pour sa filiale centrée sur la santé numérique, Ping An Healthcare and Technology, qui pourrait lever dans cette optique environ 2 milliards de dollars US (1,8 Md €), révèle Insurance Journal dans un article publié le 1er novembre 2018.

    Une proposition de Ping An Healthcare Technology, qui fournit des plateformes web utilisées par les hôpitaux, les assureurs et les pharmacies, pourrait être publiée dès 2019. L’assureur chinois s’entretient actuellement avec des conseillers potentiels au sujet de la vente d’actions prévue, ces derniers souhaitant rester anonymes pour préserver la confidentialité de l’opération.

    Les délibérations en sont à un stade précoce et les détails du plan établi par la société dans le cadre de ce projet pourraient changer, indique le journal spécialisé.

    Ping An Healthcare and Technology : 1 million d’euros levés

    Ping An Healthcare and Technology, qui couvre les données de santé de plus de 800 millions de citoyens chinois selon l’entreprise, a recueilli 1,15 milliard de dollars US (1 Md €) auprès d’investisseurs, dont le fonds de placement Vision Fund du groupe SoftBank, dans le cadre d’un tour de financement annoncé en février 2018.

    La filiale Good Doctor de Ping An déjà à la bourse de Hong Kong

    Si l’opération aboutie, l’entreprise rejoindrait à la bourse de Hong Kong Good Doctor, une filiale distincte du groupe Ping An proposant des consultations médicales en ligne. Good Doctor a levé 1,1 milliard de dollars (965 M €) lors de son introduction en avril 2018.

    Un bénéfice d’exploitation multiplié par 8 au cours des 9 premiers mois de 2018

    Le bénéfice d’exploitation des unités technologiques de Ping An a été multiplié par huit au cours des neuf premiers mois de 2018 pour atteindre 5,4 milliards de yuans (780 M US$ ; 685 M €), soit environ 6 % du bénéfice d’exploitation total, dépassant les contributions des activités de courtage et de fiducie de l’entreprise.