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  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • Plusieurs types de traitements de données santé devront faire l’objet d’une analyse d’impact (Cnil)

    6 types de traitements de données dans les secteurs sanitaire et médico-social font partie des 14 opérations nécessitant la réalisation d’une analyse d’impact portant sur la protection des données, opérations listées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) dans une délibération publiée le 6 novembre 2018 au Journal officiel (en lien ci-contre).

    Selon le règlement général européen relatif à la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur en mai 2018, les traitements d’informations « susceptibles d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes concernées » doivent être soumis à une analyse d’impact sur la protection des données (AIPD).
    Le Comité européen de la protection des données (CEPD), qui regroupe les responsables des Cnil de chaque État membre de l’Union et le contrôleur européen de la protection des données, a identifié neuf critères définissant « un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé », parmi lesquels : les traitements de données à grande échelle, de données sensibles comme celles relatives à la génétique et à la santé, de données portant sur des personnes vulnérables comme des patients, des personnes âgées et des enfants.

    Les traitements touchés par « au moins deux » de ces critères devront être soumis à une AIPD. Les responsables estimant que leur traitement ne présente pas de risque élevé, bien qu’il regroupe deux des critères identifiés, devront « expliquer et documenter » leur choix de ne pas réaliser une analyse d’impact.

    9 critères définissant « un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé »

    Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a identifié neuf critères définissant « un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé » :

    • les traitements de données à grande échelle ;
    • les traitements de données sensibles comme celles relatives à la génétique et à la santé ;
    • les traitements de données portant sur des personnes vulnérables comme des patients, des personnes âgées et des enfants ;
    • le croisement la combinaison de données ;
    • l’évaluation et le scoring ;
    • la prise de décision automatisée avec une effet juridique ou similaire ;
    • la surveillance systématique des personnes ;
    • les traitements de données pouvant exclure du bénéfice d’un droit, d’un service ou d’un contrat ;
    • l’utilisation innovante et l’application de nouvelles solutions technologiques ou organisationnelles.

    Les traitements de données touchés par « au moins deux » de ces critères cités par le CEPD doivent faire l’objet d’une analyse d’impact, a déclaré la Cnil dans sa délibération.

    Les responsables jugeant que leur traitement  ne présente pas de risque élevé, quoiqu’il regroupe deux de ces critères, devront « expliquer et documenter » leur choix de ne pas réaliser une analyse d’impact « en incluant, s’il a été désigné, l’avis du délégué à la protection des données personnelles (DPO) », est-il expliqué.

    6 types d’opérations relatives au secteur de la santé exigent une analyse d’impact

    De manière conforme aux dispositions du RGPD, la commission a adopté dans une seconde délibération une liste non exhaustive de 14 types d’opérations exigeant une analyse d’impact (délibération n°2018-327 en lien ci-contre). Parmi elle, 6 concernent les traitements de données dans le secteur de la santé.

    La Cnil mentionne ainsi :

    • les traitements de données de santé mis en place par les établissements de santé ou les établissements médico-sociaux pour la prise en charge des personnes ;
    • les traitements portant sur les données génétiques de personnes dites « vulnérables », dont les patients et les personnes âgées ;
    • les traitements visant à la gestion des alertes et des signalements en matière sociale et sanitaire ;
    • les traitements de données de santé nécessaires à la constitution d’un entrepôt de données ou d’un registre ;
    • les traitements de données biométriques aux fins de reconnaissance des personnes parmi lesquelles figurent des personnes dites « vulnérables » ;
    • les traitements visant à l’accompagnement social ou médico-social des personnes.

    Cette liste sera régulièrement revue par la commission selon son appréciation des « risques élevés », a indiqué la Cnil. La commission listera aussi les traitements de données qui, « en tout état de cause, ne présentent pas de risque élevé, et ne sont donc pas soumis à la réalisation d’une AIPD ».

    Contenu d’une analyse d’impact

    Selon le règlement européen, le contenu minimal d’une analyse d’impact comprend :

    • « une description systématique des opérations de traitement envisagées et de ses finalités » ;
    • « une évaluation de la nécessité et de la proportionnalité des opérations de traitement au regard des finalités » ;
    • « une évaluation des risques pour les droits et libertés des personnes concernées » ;
    • « les mesures envisagées pour faire face aux risques ».

    Les traitements mis en place avant l’entrée en vigueur du RGPD, « c’est-à-dire ayant fait l’objet d’une formalité auprès de la Cnil, en ayant été dispensés, ayant été autorisés par un acte réglementaire ou encore ayant été inscrits dans le registre d’un correspondant informatique et libertés (Cil) » n’auront pas à être soumis à une analyse d’impact « dans un délai de trois ans à compter du 25 mai 2018, à moins que ceux-ci n’aient fait l’objet d’une modification substantielle depuis leur mise en œuvre ».

    Dans un document mis en ligne le 5 novembre 2018 sur son site internet, la Commission a donné des exemples de modifications considérées comme « substantielles » dans le traitement de données ayant pour finalité une recherche, une étude ou une évaluation dans le domaine de la santé, et les procédures à suivre en fonction des cas.

  • #ForTheWeb : la France s’engage pour un numérique et un Internet éthique, au service des utilisateurs

    Le 5 novembre 2018, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, a annoncé au nom du Gouvernement la signature par la France du pacte #ForTheWeb, un pacte d’engagement pour un internet éthique au service de l’Humain.

    C’est à l’occasion du Web Summit de Lisbonne, grand-messe numérique organisé depuis 2010 visant à réunir les acteurs du secteur technologique du monde entier et ayant mobilisé près de 60 000 visiteurs cette année, que le pacte a été lancé et signé par le premier pays adhérent – la France.

    Cette signature intervient une semaine avant la Paris Digital Week qui se tiendra du 11 au 14 novembre 2018 à Paris et qui chapeaute 3 sommets internationaux de premier plan : le Forum de Paris sur la paix, le Forum sur la gouvernance de l’Internet et le sommet des Govtech.

    « Contract for the Web » ou un pacte pour un web éthique

    C’est Tim Barners-Lee, l’inventeur de la toile (World Wide Web), sous l’étendard « Contract for the Web » qui a lancé l’initiative afin de défendre les droits des usages d’Internet.

    L’un des objectifs de la campagne consiste à promouvoir les principes qui incitent les gouvernements, les entreprises et les citoyens à améliorer l’utilisation de l’Internet et à lutter contre les atteintes à la vie privée et les manipulations politiques.

    Le contenu intégral du pacte sera révélé en mai 2019, mais il est fondé sur neuf principes qui exigent des gouvernements de veiller à ce que tous les citoyens puissent accéder à Internet, que les entreprises respectent la vie privée et les données personnelles des consommateurs. Les principes fondamentaux consistent à garantir la neutralité du Net et le droit fondamental au respect de la vie privée.

    Les données sont-elles l’eldorado du futur ?

    Tim Barners-Lee avance que donner aux individus le contrôle sur leur propres données va être bénéfique à l’ensemble des acteurs de l’écosystème Internet.

    Il va même jusqu’à dire que les données personnelles ne constituent pas forcément un eldorado comme on a tendance à le croire actuellement et que les sociétés du secteur technologiques se concentrent trop sur le recueil de données, croyant qu’il s’agit de la seule façon d’être rentables, alors que tous les acteurs auraient à gagner à se concentrer sur leur proposition de valeur, la façon dont ils peuvent rendre un service à l’usager et assurer la rentabilité de cette façon-là.

    Il souligne néanmoins que donner aux individus le pouvoir de contrôler leurs données personnelles n’induira pas forcément une séquestre de celle-ci. Avoir le contrôle complet sur ses données implique à la fois la possibilité de les partager avec qui l’on souhaite.

    La France à l’avant-garde

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, a signé le pacte à l’occasion du Web Summit, ce qui fait de la France le premier pays s’étant engagé pour un web respectueux de la vie personnelle des usagers.

    « Le Gouvernement français soutient activement l’objectif de construction d’une gouvernance équilibrée et éthique du numérique, au service de ses utilisateurs« , a-t-il déclaré.

    Pour rappel, la France a déjà engagé une démarche de construction d’une gouvernance équilibrée et éthique du numérique en lançant au mois de juillet les « états généraux des nouvelles régulations du numérique », qui permettront de bâtir des propositions d’action en matière économique, sociale et sociétale d’ici au début de l’année 2019. L’objectif à plus large échelle est d’élaborer un cadre réglementaire efficace, conciliant la protection des utilisateurs, des travailleurs et la préservation de l’innovation.

  • Les cahiers des charges sur les expérimentations de télésuivi de pathologies chroniques actualisés

    Les cahiers des charges encadrant le financement d’expérimentation de télésurveillance de diverses pathologies chroniques ont été mis à jour dans un arrêté daté du 11 octobre 2017 (en lien ci-contre) publié le 27 octobre 2018 au Journal officiel.

    Ces expérimentations, prévues dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018, portent sur la télésurveillance des personnes atteintes de diabète, des porteurs de prothèses cardiaques implantables à visée thérapeutique et des patients insuffisants rénaux, cardiaques ou respiratoires chroniques.

    L’arrêté abroge les précédents textes portant sur le sujet, publiés en 2016 et en 2017. L’actualisation se traduit entre autres par une ouverture du profil des patients concernés par le programme de télé-suivi. Le cahier des charges relatif aux porteurs de prothèses cardiaques implantables a quant à lui subi une légère modification pour préciser que la rémunération du médecin réalisant la télésurveillance passait de de 130 euros par an et par patient à 65 euros par semestre par patient, imposant au professionnel de facturer l’acte en deux fois, même s’il est valable un an.

    Cette mise à jour vise à « prendre en compte les retours des acteurs de terrain pour simplifier et adapter les éléments qui n’étaient pas considérés comme suffisamment lisibles, et pour harmoniser l’écriture des cahiers des charges », a expliqué la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), ajoutant que la télésurveillance de certaines pathologies a été élargie à de nouveaux profils de patients « lorsque cela se justifiait médicalement » (source : Ticsanté).

    Télésurveillance du diabète

    • Ouverture du dispositif de télésurveillance aux patients diabétiques de type 1 mineurs de plus de 12 ans, présentant une hémoglobine glyquée (hBA1c) supérieure ou égale à 8,5 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de six mois, malgré une mise sous insuline de plus de six mois, alors que le précédent cahier des charges incluait uniquement les patients majeurs dans le processus de télé-suivi.
    • Disparition du critère indiquant que les patients diabétiques de type 1 ou de type 2 doivent être traités sous insuline depuis plus de six mois pour faire partie du programme de télésurveillance. Les professionnels de santé peuvent prescrire le télé-suivi en même que temps que la mise sous insuline du patient.
    • Possibilité d’utiliser un système de mesure continue du glucose interstitiel et non plus seulement d’un recueil de glycémie capillaire.

    Télésurveillance de l’insuffisance rénale chronique

    • Les patients greffés au stade IV de l’évolution de l’insuffisance rénale chronique sont éligibles à la télésurveillance.
    • Le rapport protéinurie/créatininurie, qui provient du bilan biologique mensuel, peut être remis au médecin réalisant la télésurveillance, en substitut du dosage protéinurie sur 24 heures.

    Télésurveillance de l’insuffisance respiratoire chronique

    • Le système de recueil des données du patient mesure une fois par mois, et non plus une fois par semaine, le score total de ce dernier au questionnaire DIRECT (DIsability RElated to COPD Tool).

    Télésurveillance des patients porteurs de prothèses cardiaques implantables

    Le cahier des charges portant sur la télésurveillance de ces patients a été modifié afin de revoir les modalités de rémunération du médecin effectuant le télé-suivi, qui recevra 65 euros par semestre et par patient, au lieu de 130 euros par an et par patient.

    Ainsi, la facturation de l’acte doit être réalisée deux fois par an par le médecin, même si la prescription de la télésurveillance est valable un an.

  • L’entreprise de e-santé TPP cherche à gérer les données de santé de 6 millions de Chinois via une IA

    L’entreprise de santé numérique britannique TPP (The Phoenix Partnership), qui développe des logiciels de santé et gère plus de 40 millions de dossiers patients au Royaume-Uni, a signé un accord avec une société basée à Shanghai, dont le nom n’a pas été rendu public, en présence de représentants des gouvernements britanniques et chinois à l’occasion de la China International Import Expo, qui se déroule du 5 au 10 novembre 2018.

    L’objectif de ce partenariat est de développer conjointement une application permettant aux utilisateurs de consulter leurs dossiers sur leur smartphone et d’analyser leurs données de santé en utilisant une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) et diverses solutions médicales proposées au sein de l’offre. Le premier projet concernera 6 millions de personnes à Shanghai, a déclaré le Dr Hui-Chi Yeh, directeur de TPP, ajoutant qu’elle espère pouvoir à terme déployer la solution dans l’ensemble de la Chine (source : Shine.cn).

    Hui-Chi Yeh a expliqué que TPP collaborerait avec des établissements spécialisés dans différents secteurs, notamment des cliniques centrées sur les soins aux personnes âgées, des centres de santé communautaires et des hôpitaux.

    Un autre accord pour développer une plateforme de soins intégrée dans une région chinoise

    TPP a également signé un accord avec une autre société chinoise pour développer une plateforme de soins intégrée intelligente à Hainan, une province insulaire de Chine située au sud du pays. L’outil reliera pour la première fois les services de soins primaires, communautaires, secondaires et pour personnes âgées de toute la région.

    Frank Hester, fondateur et P.-D.G. de TPP, a commenté que la prévention et le dépistage précoce de la maladie constituaient un défi majeur, et que l’IA, via l’analyse des big data, pouvait aider à le relever.

  • Blockchain et données patients : les enjeux, usages et adoption (Livre blanc Hello Tomorrow)

    Les acteurs clés de la filière santé (grands groupes, start-ups, experts, législateurs et fournisseurs de systèmes) se sont réunis le 7 novembre 2018 afin d’étudier ce que pourraient être à court et moyen termes les bénéfices de la blockchain dans le partage des données patients, à travers la restitution d’un livre blanc.

    Ce document, présenté lors d’une conférence Bpifrance-le HUB organisée par l’organisation à but non lucratif Hello Tomorrow, permet :
    • de comprendre les enjeux de la technologie blockchain ;
    • de donner une lecture des cas concrets actuels et à venir ;
    • de dégager les actions visant à favoriser l’adoption de cette technologie par l’écosystème.

    Le livre blanc blockchain et données patients a une visée de sensibilisation et d’apprentissage, permettant de poser les bases nécessaires afin d’appréhender le sujet de la blockchain pour les données patient et de faciliter les discussions entre la multitude d’acteurs concernés. La mise en place d’un socle commun doit ainsi permettre d’envisager des collaborations et des lancements de projets impliquant l’outil blockchain pour fournir des services de santé améliorés tout en exploitant les ressources disponibles dans les cadres réglementaires fixés.

    Blockchain: comprendre les enjeux de la technologie

    Cette technologie permet de répondre au fort enjeu de partage de données au sein de la filière santé.

    Rappel: définition de la technologie blockchain

    • un protocole qui est un ensemble de règles qui définissent comment l’information est échangée et validée au sein d’un réseau informatique qui permet d’établir une liste ordonnée et datée de transactions : du simple transfert, comportant l’origine des fonds, leur destination et la signature de l’émetteur, à la mise à jour d’une donnée dans un registre après validation de l’ensemble des conditions et des parties prenantes;
    • un réseau décentralisé et partagé par plusieurs acteurs où les membres du réseau possèdent une copie locale du registre structuré sous la forme de blocs qui se suivent : les mises à jour du registre sont effectuées par l’ajout de blocs, eux-même constitués d’un ensemble de transactions valides, en une chaîne inaltérable.

    Des cas concrets actuels aux usages à venir pensés par la filière

    Les initiatives impliquant la blockchain dans la gestion des données patient se développent au niveau international. Les écosystèmes américains et européens connaissent les stades d’avancement les plus poussés et se démarquent par leur potentiel parmi les autres cas identifiés.

    Cependant, il n’est pas possible de comparer le stade d’avancement et la structure des projets dans le monde sans avoir pris en compte la maturité de l’écosystème local et la réglementation à l’échelle de la protection des données sensibles.

    Le rapport évoque les cas internationaux ayant réalisés les avancées les plus significatives depuis leur lancement. En France, des solutions faisant appel à la blockchain pour la gestion des données patients sont en cours de développement.

    Les projets internationaux

    À échelle international, le rapport répertorie 38 projets :

    • la majorité d’entre eux sont américains (50%) ;
    • les projets européens sont également présent dans le secteur (40%). Il faut néanmoins nuancer l’avancée et la typologie des projets internationaux avec les projets français qui ne s’inscrivent pas dans le même cadre juridique ;
    • même si une majorité des applications sont destinées à la santé, d’autres initiatives se revendiquent comme étant des supports techniques applicables dans le domaine de la santé, déclinables dans plusieurs industries.

    Parmi les sociétés internationales citées, on compte notamment :

    • Guardtime x Estonian e-health foundation (Keyless Signature Infrastructure platform) (2016), Estonie ; 
    • MedicalChain, Londres (2016) ;
    • Embleema, New-York (2017) ;
    • Patientory, Atlanta (2015) ;
    • Pokitdok & Intel, San Mateo (2012) ;
    • MIT Media Lab (MedRec), Boston (2016) ;
    • Walmart, États-Unis (2018) ;
    • My Health My Data (MHMD), Italie, Rome (2016).

    Panorama des cas français emblématiques:

    • MYPL, 2017, France;
    • Kidner Project, 2017,France;
    • Sunny Lake, 2016, France;
    • Substra, 2018, France;
    • Owkin, 2016, France;
    • Orange (projet dans la gestion des consentements pour l’accès à des données sensibles) blockchain 2018, France;

    Des initiatives récentes à suivre

    Le rapport répertorie également les autres initiatives, à surveiller dans le temps :

    • en santé :
      • IBM & CDC, USA, 2016;
      • American research & Policy Institute, USA (Washington), 2015;
      • Proofwork, Israel, 2017;
      • Encrypgen, USA (Floride), 2016;
      • Iryo, Slovénie (Kranj), 2017;
      • Hashed Health, USA (Tennessee), 2016;
      • ScalaMed, Australie (Sydney), 2016;
      • Well, USA (Los Angeles), 2015;
      • MediChain, UK (Londres), 2018;
      • Doc.ai, USA (Los Angeles), 2016;
      • Nebula Genomics, USA (Boston), 2016;
      • Coral Health, Canada (Vancouver), 2017;
      • Burst IQ, USA (Denver), 2016;
      • InnovHealth, France (Paris), 2016 ;
    • fournisseurs de technologie/plateforme ayant des solutions liées à la santé :
      • GEM & Philips, USA (Venice), 2016;
      • Factom, USA (Austin), 2015;
      • BronTech, Australie (Sydney), 2016;
      • YouRiz, USA (Kentucky), 2018;
      • SAAVHA, USA (Suffern), 2016;
      • Tierion & Philips Healthcare, USA (San Francisco), 2015 ;
      • Guardtime & gouvernement de Dubai, Dubai, 2017;
      • Stratumn, France (Paris), 2015;
      • Pierre Fabre & BotDesign, France, 2018.

    Les usages futurs de la blockchain en santé : trois thèmes et six scénarios ont été abordés

    Chacun des trois thèmes comporte deux cas d’usage :

    • un parcours patient seamless :
      • suivi d’un patient atteint d’asthme, dont l’état se dégrade progressivement suite à une infection ;
      • perfectionnement de la gestion de la donnée patient par les organismes d’assurance santé ;
    • la gestion des e-cohortes :
      • la blockchain est envisagée dans la gestion des données récoltées dans le cadre d’un protocole de recherche ou d’essai clinique
      • gestion holistique des données en vraie vie pour les e-cohortes et qui implique l’exportation des données vers une autre base de données ;
    • la gestion des consentements et données partagées où la blockchain permet :
      • la facilitation de la circulation d’informations réparties dans plusieurs bases de données séparées ;
      • la gestion des consentements dans une étude clinique menée dans plusieurs centres de soins.

    Avancer pour la transformation : favoriser l’adoption par l’écosystème

    Le rapport s’interroge enfin sur les leviers afin d’encourager l’adoption afin d’implémenter la blockchain en santé. Le sujet de l’adoption est vaste et regroupe:

    • l’adoption technologique : elle se fera, comme pour internet, par l’adoption de nouveaux usages et lorsque les patients comme les professionnels de santé partageront le même imaginaire du bénéfice de la technologie et de ses usages; 
    • l’adoption d’usages regroupant elle-même deux types d’usages :
      • ceux visibles pour l’utilisateur final, constituant le “front-end” (ex: interfaces d’applications développées pour les patients) ;
      • ceux qui ne le sont pas et qui constituent l’infrastructure “back-end” et le fonctionnement technique et permet l’organisation et les opérations de la filière (ex: l’interopérabilité des systèmes d’informations des prestataires de soin).

    Pour dépasser la résistance au changement, le rapport préconise enfin :

    • d’encourager la compréhension de la nécessité du changement : autour des processus et des pratiques actuels, résultats de l’évolution de l’écosystème de santé ;
    • d’encourager l’adoption de nouveaux comportements pour gérer des données patients ;
    • de dépasser le stade des “Proof of Concept” (PoC) : pour que les distributeurs de solutions innovantes, notamment les start-ups, puissent préparer et rencontrer un marché.

    Les enjeux de la blockchain pour le secteur de la santé ?

    L’ensemble des acteurs de la filière devront penser les modèles économiques sous-jacents au développement de ces nouvelles plateformes d’échange :

    • pour les patients : au-delà de leur rôle dans le partage et l’accessibilité de leurs donnée patients, quels seront les modèles d’incentives, sources de motivation ?
    • pour les prestataires de soin : quels seront les business models des nouveaux usages développés et quels seront leurs impacts sur les activités historiques et modèles actuels? 

    Pour faciliter un premier déploiement d’usages autour de la blockchain, les acteurs français concernés doivent se réunir sous la forme d’un écosystème soudé afin d’assurer: 

    • la définition des positionnements de chacun en regard des opportunités de création de valeur et des possibles évolutions ;

    • l’identification commune des verrous technologiques, et leurs dépassements (le cas échéant) ;

    • la diffusion progressive de solution(s) technologique(s) (techno push) et/ou de cas d’usage s’appuyant sur la blockchain (market pull) à des acteurs, des contextes et les applications et services associés ;

    • l’enclenchement de l’adoption à plus large échelle, grâce à un scénario de déploiement maîtrisé ; 

    • l’ interopérabilité entre tous les acteurs de la chaîne et la jonction de leurs systèmes IT ;

    • la définition des standards communs ;

    • le soutien et le relais des instances réglementaires. 

     

  • Intrasense (France) signe un accord avec le fabricant de matériel d’imagerie médicale chinois Kangda

    L’entreprise française Intrasense a signé un accord de coopération exclusive d’une durée de 5 ans avec Kangda Medical Equipment, distributeur et fabricant de matériel d’imagerie médicale leader en Chine, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié le 5 novembre 2018. Le partenariat a été conclu à l’occasion du China International Medical Equipment Fair (CMEF), salon chinois de l’équipement médical, qui s’est tenu à Shenzhen du 29 octobre au 1er novembre.

    L’entreprise française devient ainsi le fournisseur exclusif de logiciels de visualisation avancée d’imagerie médicale pour les scanners et IRM de Kangda.

    Kangda Medical Equipment commercialise ses propres offres de matériel d’imagerie, à destination du marché chinois dans un premier temps. « La société poursuit avec succès son implantation et sa forte croissance, avec désormais plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires sur cette activité », commente Intrasense dans son communiqué.
    Le partenariat entre les deux organisations prévoit l’intégration de différentes applications cliniques de la marque Myrian (Intrasense) aux produits de Kangda. Dans ce cadre, une première commande de 21 000 euros en 2018 est déjà actée. L’accord garantit par ailleurs à l’entreprise française « des revenus récurrents pour les 5 prochaines années avec un volume prévisionnel de plus de 320 unités« .

    Le marché asiatique représentait 25 % du CA total d’Intrasense au S1 2018

    Avec cette alliance, Intrasense renforce sa position sur le marché asiatique, deuxième marché mondial dans le secteur de la santé, qui représentait déjà 25 % du chiffre d’affaires total de la société au 1er semestre 2018 (communiqué). Dans cette région, l’entreprise a également signé en février 2018 un contrat de coopération de 4 ans avec le fabricant de scanners chinois Minfound Medical Systems.

    « Cet accord va améliorer de façon notable la pénétration d’Intrasense en Chine dans les 5 prochaines années, en renforçant la capacité de différenciation de Kangda sur ce marché, avec des possibilités de post-traitement d’image d’envergure internationale », a déclaré Nicolas Reymond, directeur général d’Intrasense.

  • 40 établissements de Ramsay Générale de Santé dotés du portail d’admission en ligne Ramsay Services

    Le groupe d’hospitalisation privée, Ramsay Générale de Santé, a annoncé le 7 novembre 2018 le déploiement au sein de l’hôpital privé Sainte-Marie à Chalon-sur-Saône (71) de son portail patient Ramsay Services, un outil qui vise à simplifier les démarches administratives des patients et à proposer une gamme de services pour faciliter leur hospitalisation, depuis l’admission en ligne jusqu’au suivi post-hospitalisation.

    Le groupe avait annoncé en juin 2018 la généralisation du déploiement de Ramsay Services, appelé également « plateforme digitale de services ».

    Pour rappel, les principales fonctionnalités et services disponibles sur le portail sont :
    l’admission en ligne : enregistrement de l’hospitalisation, prise de rendez-vous avec l’anesthésiste, choix du niveau de confort de la chambre, informations sur la prise en charge de la complémentaire santé (mutuelle), conseils pratiques pour préparer son séjour ;
    une offre de services aux personnes additionnelles « réservables » en ligne pour le patient hospitalisé ou son entourage : aide-ménagère, auxiliaire de vie, garde d’enfants ou d’animaux à domicile, livraison de repas ;
    un questionnaire de satisfaction patients ;
    un suivi post-hospitalisation qui maintient le contact entre le patient et l’hôpital une fois de retour à domicile.

    Progression du déploiement au sein du groupe

    Éric Calderon, directeur de l’hôpital privé Sainte-Marie, souligne les avantages et les bénéfices de ce nouveau service (communiqué) : « La qualité de la prise en charge de nos patients est une clé essentielle du résultat thérapeutique. Le déploiement de Ramsay Services sur le site internet de notre établissement va permettre à nos patients d’aborder sereinement leur hospitalisation en facilitant des démarches administratives qui peuvent parfois sembler longues et fastidieuses. »

    Le déploiement de la plateforme a été initié en mai 2017, lorsque 6 établissements pilotes ont intégré l’outil. À ce jour, le groupe compte près de 40 établissements dotés du portail Ramsay Services et, comme prévu dès le départ, 84 % des hôpitaux et cliniques du groupe seront couverts d’ici à la fin de l’année 2018.

    Le groupe vise un objectif de couverture la plus complète possible d’ici la fin de l’année 2019, soit 58 établissements de médecine-chirurgie-obstétrique équipés.

  • Projet 3IA : 4 instituts fortement impliqués dans la santé retenus dans le cadre de l’appel à projets

    Les sites de Grenoble, de Nice Sophia Antipolis, de Paris et de Toulouse avaient été présélectionnés pour être désignés comme « Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle » (3IA) dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé durant l’été 2018, qui s’inscrit dans le programme national pour l’IA du président de la République Emmanuel Macron.

    Les quatre sites en question sont plus précisément : MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse). Tous ces instituts ont pour application privilégiée la santé aux côtés d’autres secteurs tels que l’environnement, le développement des territoires et les transports, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) paru le 6 novembre 2018.

    Ces candidats doivent étayer leur proposition de projet avant le 15 janvier 2019 en vue de l’obtention de la labellisation 3IA. Une fois celle-ci obtenue, les établissements se verront attribuer une subvention de valeur variable, prélevée dans l’enveloppe globale de 100 millions d’euros budgétée par le programme prioritaire de recherche du PIA3 et le Mesri.

    Initiative au sommet : un réseau d’excellence 3IA

    Le 25 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont lancé un AMI afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

    Frédérique Vidal a déclaré à ce propos : « Le développement des technologies d’IA s’accélère fortement et irrigue l’ensemble des secteurs de l’économie et de notre vie quotidienne, en posant de nouveaux sujets économiques, sociaux, éthiques et démocratiques. Cette compétition est mondiale et, en son sein, les [États-Unis] et la Chine font la course en tête en portant des visions de l’IA sensiblement différentes de la vision européenne. Pour ces deux raisons, la France et l’Europe se doivent d’être à la pointe mondiale de l’IA et l’impulsion donnée par le Président de la République est décisive. Les 4 sites présélectionnés pour les instituts permettront de former un réseau avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    Le programme national en IA à 3 axes

    Cet appel à manifestation est la concrétisation du 3e défi d’intelligence artificielle du programme national en IA tel que défini par le Conseil de l’innovation du 18 juillet 2018 aux côtés des mesures suivantes annoncées :

    • amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ;
    • sécurisation, fiabilisation et certification des algorithmes d’IA ;
    • renforcement des moyens des appels à projet portant sur l’intelligence artificielle de l’Agence nationale de la recherche (+10 M€/an) dès 2018.

    12 candidatures reçues au total et 4 retenues

    Douze dossiers ont été déposés au total par 12 sites : Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Nice Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

    Sur ces douze candidats, quatre ont été retenus par un jury international réunissant des personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’IA sous la présidence d’Aude Billard, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

    Les instituts doivent déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019. La suite du processus se décline comme suit :

    • obtention du label 3IA définitivement après examen par le jury international ;
    • sélection des premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA ;
    • accord d’un soutien financier par l’Agence nationale de la recherche.

    « Le 3e programme des investissements d’avenir, partie intégrante du Grand plan d’investissement, a pour objectif de poursuivre la transformation du paysage français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, précise pour sa part Guillaume Boudy. Avec l’action intitulée « Programmes prioritaires de recherche », nous soutenons la structuration de certains secteurs scientifiques et/ou technologiques qui présentent des enjeux particuliers pour la France. Parmi ces programmes, celui consacré à l’IA est et restera le plus important, ce qui illustre clairement l’investissement de l’État dans ce secteur. Cet appel à manifestations d’intérêt a donné lieu à un nombre élevé de propositions de grande qualité, traduisant l’engagement des communautés scientifiques concernées mais aussi – et cela a été souligné par le jury international – celui des entreprises partenaires. »

  • Les start-ups de la e-santé françaises ont levé 64,7 millions d’euros en octobre 2018

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé un total de 64,7 millions d’euros au cours du mois d’octobre 2018.

    La medtech Padoa, une société basée à Paris qui fournit des outils technologiques pour le suivi numérique de la santé au travail, sort du lot avec un tour de table de 20 millions d’euros, mené notamment auprès de Kamet, incubateur créé par Axa. Avec cette somme recueillie, la start-up envisage de doubler ses effectifs et d’accélérer son développement commercial.

    Les biotech Acticor Biotech, qui développe des traitements pour soigner la phase aiguë des maladies thrombotiques, et Invectys, qui vise à soigner la leucémie lymphoïde chronique, se démarquent également en levant respectivement 15,3 millions d’euros et 15 millions d’euros.

    Figure par ailleurs dans ce classement Skello, une start-up créée en 2016 qui commercialise un logiciel de gestion de planning et de personnel en ligne. Elle a annoncé le 10 octobre 2018 avoir bouclé un tour de financement de 6 millions d’euros et décidé de pénétrer le marché sanitaire et médico-social, sa solution s’adressant à l’origine au secteur de l’hôtellerie et de la restauration.