Association des épidémiologistes de langue françaisenull
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Appel à projets : création d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant »
L’Agence régionale de santé Martinique a publié le 19 octobre 2018 sur son site un appel à projets en vue de la création à titre expérimental pour une durée de trois ans d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant ».
Il s’agit d’une initiative conjointe de la Collectivité territoriale et de l’ARS de Martinique pour la création d’une capacité de 30 places en Ehpad « hors les murs » par extension de la capacité d’accueil d’un Ehpad existant.
Le projet concerne le territoire de proximité Centre de la Martinique regroupant les communes de Schœlcher, Fort-de-France, Le Lamentin et Saint-Joseph, alors que le territoire d’implantation de l’Ehpad existant est celui du Centre de la Martinique.
La clôture de l’appel est fixée au 18 janvier 2019 à midi. La mise en œuvre du projet devra être lancée le 1er juillet 2019 au plus tard.
Modalités de soumission et informations
Le description générale de l’appel à projets est disponible via ce lien.
Les informations peuvent être obtenues en s’adressant à ces adresses électroniques :
- ars-martinique-offre-medico-sociale@ars.sante.fr
- sesms@collectivitedemartinique.mg
Le dossier complet doit être adressé en deux exemplaires papier aux adresses suivantes et un exemplaire sous format électronique aux adresses ci-dessus :
- Monsieur le Directeur Général de l’ARS de Martinique, Centre d’affaires AGORA, Zac de l’Etang Z’abricot, Pointe des grives, CS 80 656 – 97263 Fort de France Cedex
- Monsieur le Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Centre Administratif de Martinique, Direction Générale Adjointe Solidarité, Direction Planification et Programmation des ESMS (1er étage CATM – bureau N° 167), Boulevard Chevalier Sainte-Marthe, 97 200 Fort de France
Documents à télécharger et pièces à soumettre :
- Annexe 1 : Cahier des charges EPHAD HM EXTENSION
- Annexe 2 : Dossier de candidature EPHAD HM EXT (pièces concernant le candidat porteur du projet, le projet en lui-même, les procédures garantissant la qualité de la prise en charge proposée, les personnels et un dossier financier)
- Annexe 3 : Critères de sélection EPHAD HM EXT
Critères de sélection et modalités de notation :
- qualité et la cohérence du projet (60 points) ;
- compétence et expérience du candidat (10 points) ;
- efficience médico-économique du candidat (30 points).
Modalités de financement
Le dispositif sera financé par :
- une dotation globale « soins » de 433 287 euros en année pleine ;
- un forfait « autonomie » financé sur le fonds Paerpa : 63 370 euros ;
- l’APA à domicile du bénéficiaire ;
- une participation mensuelle de l’usager comprise entre 100 et 150 euros.
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La démocratie sanitaire à l’hôpital (Sciences Po), le 22 novembre 2018 à Paris
Une conférence intitulée « La démocratie sanitaire à l’hôpital » sera organisée le 22 novembre 2018 au sein de la Chaire Santé de Sciences Po Paris, dans le cadre de son cycle de conférences « Tribunes de la santé 2018 ».
L’événement sera animé par Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé.
Le programme détaillé n’est pas disponible.
Le lien pour l’inscription est disponible en lien ci-contre.
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Le Massachusset General Hospital (USA) s’associe à la start-up Medibloc pour utiliser la blockchain
Via son récent partenariat avec la start-up Medibloc, spécialisée dans les usages de la blockchain dans le secteur de la santé, le Massachusetts General Hospital (MGH), hôpital universitaire de la Harvard Medical School, entend devenir l’un des premiers établissements de soins au monde à utiliser la technologie blockchain pour le stockage de données patients, révèle le MGH dans un communiqué daté du 7 novembre 2018.
D’une durée de trois ans, cette alliance permettra d’améliorer la sécurité des données et l’interopérabilité des informations de santé personnelles entre le MGH et d’autres hôpitaux ou cliniques. Outre le MGH, Medibloc développe ses partenariats en Asie, notamment avec l’Hôpital Universitaire National Bundang et le St. Mary’s de Séoul, en Corée du Sud.
Un partenariat de trois ans
Le partenariat du Massachusetts General Hospital (MGH) avec Medibloc se concentrera sur la création d’un échange de données standardisé, utilisant la technologie blockchain compatible avec plusieurs systèmes de dossiers de santé électroniques (EHR).
La plateforme en question vise à améliorer la sécurité des données et l’interopérabilité des informations de santé personnelles entre le MGH et d’autres hôpitaux ou cliniques.
Elle devrait également permettre :
- aux patients d’accéder beaucoup plus facilement à leurs informations de santé dans un espace partagé et sécurisé, tout en conservant la propriété de leurs données médicales ;
- aux chercheurs et aux professionnels de santé d’accéder à des données de santé ciblées via une interface standardisée.
Une collaboration étroite avec le laboratoire d’imagerie (LMIC) de l’hôpital
La start-up Medibloc a également indiqué qu’elle collaborerait avec le Laboratoire d’imagerie et de calcul médicaux (LMIC) du MGH afin de créer via la blockchain les meilleures pratiques, uniformisées sur des normes applicables aux systèmes d’information dédiés aux soin.
Le LMIC étudie des méthodes informatisées pour analyser les dossiers médicaux et les images médicales et développe des solutions d’IA médicale basées sur le deep learning pour des cas d’usages tels que l’évaluation de l’âge osseux, la quantification de la masse musculaire, le diagnostic d’hémorragie cérébrale, etc. MediBloc a annoncé son intention de mettre en place des services d’intelligence artificielle développés par le laboratoire.
Les patients gèrent leurs dossiers médicaux personnels en fonction de leurs besoins individuels et ont un accès complet à leurs données de santé, pour lesquelles ils peuvent attribuer des autorisations d’accès. Les participants, notamment les particuliers, les instituts de recherche et les sociétés privées souhaitant obtenir des informations médicales n’y auront accès qu’avec la permission des patients concernés.
MediBloc a pour objectif de briser les silos actuels d’informations sur la santé afin de permettre aux personnes de reprendre le contrôle sur la souveraineté de leurs informations de santé.
« Notre vision est de construire une nouvelle plate-forme de données de santé électroniques, dans laquelle le patient, plutôt que les hôpitaux, possède ses propres dossiers médicaux », ont déclaré au Korea Herald les co-fondateurs de MediBloc, Kho Woo-kyun et Lee Eun-sol. Et en basant la plate-forme sur la technologie blockchain, nous pouvons nous assurer que les dossiers conservés par les patients restent authentiques à tout moment. »
Outre MGH, MediBloc s’est associé à plusieurs autres organisations
MediBloc a également conclu des partenariat avec le centre médical de l’université de Hanyang, l’hôpital dentaire de l’Université de Kyunghee et la Fondation Bestian, dans le but de tester sa plateforme blockchain.
La start-up a également été choisie comme fournisseur de technologie blockchain pour deux projets financés par le gouvernement sud-coréen et dirigés par l’Hôpital Universitaire National Bundang et l’hôpital St. Mary’s à Séoul.
La société a lancé sa première application mobile, YOL, en août 2018, un outil qui permet aux utilisateurs de partager des données médicales, dont les ordonnances, et d’être récompensée en « MEDX », le jeton de cryptage de la plateforme.
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« Intelligence Artificielle en santé : le CHRU de demain à l’ère de l’IA », Nancy le 21 novembre 2018
Le CHRU de Nancy organise le 21 novembre 2018 au Centre des congrès Prouvé à Nancy une journée dédiée à l’intelligence artificielle (IA) en santé : « Le CHRU de demain à l’ère de l’IA”.
Cet événement réunira des chercheurs de différents organismes de recherche (CHRU, Centre de recherche en automatique de Nancy, Inria, université de Lorraine, etc.), des professionnels de la santé, des industriels (IBM, Philips, Pharmagest, etc.) et des start-ups du Grand Est (MyAPPSanté, MonFoxy, etc.).
David Gruson (Projet Etik-IA) fera partie des intervenants, de même que Sophie Martinon, directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la Performance (Anap), Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, délégué général au Numérique, et Isabelle Adenot, présidente de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS).
Cette manifestation, animée par Nathalie Milion, journaliste France Bleu, est réservée aux professionnels de santé, aux chercheurs et aux industriels et vise à créer une dynamique régionale autour des impacts de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé.
La majeure partie de la journée sera retransmise en direct sur la chaine Youtube du CHRU de Nancy.
Pour toute question ou demande d’information : intelligence.artificielle@chru-nancy.fr
Programme
8H30 – 09H00 ACCUEIL DES PARTICIPANTS
09H00 – 09H15 ALLOCUTIONS D’OUVERTURE :
Jean -Yves LE DÉAUT, Professeur d’université, ancien député de Meurthe-et-Moselle,ancien président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
Cédric VILLANI, Député de l’Essonne chargé de la Mission sur l’Intelligence Artificielle confiée par le Premier Ministre en septembre 2017 (vidéo)
Pierre MUTZENHARDT, Président de l’Université de Lorraine.
Bernard DUPONT, Directeur général du CHRU de Nancy.
09H20 – 09H45 SESSION INAUGURALE IA à la française cap ou pas cap ?
Quelles nouvelles orientations pour la stratégie nationale d’intelligence artificielle en santé ? Place de la France en Europe et dans le monde ; Georges UZBELGER, Consulting et design de solutions IBM (deep learning, Big Data).
09H45 – 10H30 FOCUS La lorrA.I.ne intelligente
CHRU de Nancy et Université de Lorraine
Intervenants : Présentation des forces et atouts du site nancéien ; Laurent PEYRIN-BIROULET, Professeur au CHRU de Nancy ; Patrick ROSSIGNOL, Professeur au CHRU de Nancy ; Bruno LEVY, Directeur de la Recherche – Institut National de Recherche en Sciences du Numérique (INRIA) ; Alain RICHARD, Professeur à l’Université de Lorraine – Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN)
10H30 – 11H30 : TABLE RONDE N° 1 La santé : Intelligente ou Artificielle ?
En quoi l’intelligence artificielle fait-elle déjà partie de la vie de l’hôpital, du patient et de sa prise en charge ? Algorithmes décisionnels, objets connectés, robotique… Domaines d’application les plus concrets et les plus avancés ; en termes d’impact, quels seront demain les domaines en rupture avec les pratiques d’aujourd’hui ? Où en sommes-nous en matière de recherche et développement ?
Intervenants : Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la Haute Autorité de Santé, Présidente de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) ; Raja CHATILA, Directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, Paris ; Fabrice CHRETIEN, Médecin chercheur en neuropathologie (Institut Pasteur), Professeur d’histologie, Directeur Évaluation et Suivi des Programmes – Inserm
11H30 – 12H30 VILLAGE DES INDUSTRIELS : 6 vecteurs de l’IA en santé
ACTIMAGE, PHILIPS, MY APP SANTÉ, F-OXY, CARDIORENAL et PHARMAGES
12H30 – 13H30 PAUSE REPAS ET ÉCHANGES
13H30 – 14H15 : TABLE RONDE N° 2 : Des connectés en santé intelligents
Quels nouveaux leviers pour la performance des établissements de santé, pour fluidifier les parcours de soins et s’orienter vers une démarche de services pour le patient ? Quels impacts sur les métiers médicaux ? Quelles solutions pour les déserts médicaux ? Quelles implications pour le patient ? Quelle prise en compte de son confort ?
Intervenants : Sophie MARTINON, Directrice générale de l’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) ; Jacques LUCAS, Vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Délégué Général au Numérique ; Bernard NORDLINGER, Membre de l’Académie nationale de médecine, groupe de travail Académie nationale de médecine – Académie des sciences « Mathématiques, big data et cancérologie » ; Luc PIERRON, Conseiller Présidence Fédération Nationale de la Mutualité Française co-auteur de la note du 5/12/17 « La santé à l’heure de l’Intelligence Artificielle » (Fondation Terra Nova)
14H15 – 14H45 CONFÉRENCE : De l’IA à la télémédecine : quels coûts pour quels bénéfices ?
Premiers enseignements de l’étude européenne réalisée par la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs au sein de la Commission européenne relative au déploiement de la télémédecine en Europe
Guy BRANDENBOURGER, Partner PWC Luxembourg.
14H45 – 15H15 SIGNATURE DE CONVENTION DE PARTENARIATS ENTRE LE CHRU ET ACTIMAGE/PHILIPS
15H15 – 15H45 REGARD D’EXPERT IA en santé : quelle régulation éthique et quels impacts pour les métiers de la santé ?
IA et santé : éthiquement compatibles ? Quelles questions éthiques pose l’IA en santé ?Quelles responsabilités et délégation de responsabilités ? Quels impacts sociaux et sociétaux notamment sur les métiers médicaux ?
David GRUSON, Fondateur ETHIK-IA, Chaire santé Sciences Po.
15H45 – 16H00 CLÔTURE François WERNER, Vice-président de la Région Grand Est
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Australie : 2 hôpitaux atteignent le plus haut niveau de maturité numérique selon EMRAM de HIMSS
Le Royal Children’s Hospital (RCH) de Melbourne et l’hôpital St Stephen’s Hervey Bay (UnitingCare), dans le Queensland, ont été officiellement reconnus comme étant les premiers hôpitaux australiens à avoir adopté les normes internationales de santé numérique les plus strictes établies par HIMSS lors de la conférence AsiaPac18 organisée du 5 au 8 novembre 2018 par l’organisation américaine.
Les deux établissements sont en effet en cours de certification niveau 7, la phase la plus avancée du modèle d’adoption du dossier médical électronique (EMRAM) élaboré par HIMSS. Le RCH a atteint ce stade pour ses cliniques ambulatoires (outpatient clinics) et St Stephen’s Hervey Bay pour ses établissements hospitaliers (inpatient facilities).
Des hôpitaux qui font figure d’exemples en matière de numérisation
C’est la première fois que des hôpitaux australiens atteignent ce stade, a insisté John Daniels, vice-président mondial de HIMSS Analytics, qui a ajouté que ce niveau de numérisation pourrait permettre d’améliorer fortement les soins prodigués aux patients.
« La technologie est un outil qui, mis entre de bonnes mains, peut changer des vies, a déclaré John Daniels (source : Itwire.com). L’Australie commence à prendre conscience d’un avenir où des soins intégrés, plus personnalisés, deviendront une réalité. Historiquement, les médecins et les infirmières australiens ont été confrontés à de vastes défis posés par des systèmes qui ne communiquaient pas entre eux, par des dossiers perdus et [des difficultés d’]accès à l’information. C’est une étape majeure dans la résolution de ces problèmes. Ces hôpitaux montrent à l’Australie ce que peut apporter la transformation numérique – et les résultats qu’elle procure aux patients australiens – et nous sommes ravis de faire partie de leur aventure. »
Numérisation au RCH : une coordination et une communication améliorées
Le Royal Children’s Hospital de Melbourne utilise les nouvelles technologies pour mieux prendre en charge le traitement et les soins de tous les enfants, en particulier de ceux souffrant de troubles complexes et chroniques, nécessitant des soins relevant de multiples spécialités.
Les nouvelles technologies permettent aux cliniciens d’avoir une vision plus globale des soins dont chaque patient a besoin car ils peuvent obtenir un aperçu en temps réel de l’ensemble du parcours du patient et de l’interaction entre les disciplines.
Un dossier médical électronique pour une meilleure coordination des soins
Avant l’introduction du dossier médical électronique (EMR), les cliniciens devaient écrire à la main les informations qu’ils collectaient sur les patients, ce qui posait divers problèmes, notamment en termes de ponctualité, de communication entre collègues et lorsque les patients avaient des besoins cliniques multiples et simultanés.
Le nouveau système de dossiers numériques permet de visualiser plus facilement tous les aspects relatifs aux soins des patients, des interventions hospitalières aux services ambulatoires, et ainsi de fournir des soins plus sûrs et d’améliorer les résultats cliniques.
Un portail pour améliorer la communication entre les patients, leurs proches et les cliniciens
En parallèle, le Royal Children’s Hospital a mis en place un nouveau portail pour les patients, My RCH portal, afin de gagner en transparence et de renforcer le lien entre les patients, leurs familles et les cliniciens dans l’optique de placer le patient au centre du système.
Numérisation à St Stephen’s : une efficacité et une sécurité des patients accrues
Un système de lecture de code-barres électronique
L’hôpital St Stephen’s Hervey Bay a amélioré l’efficacité et la sécurité de ses patients grâce à l’utilisation d’un système de lecture par code-barres électronique de tests sanguins et de médicaments.
La technologie adoptée par l’établissement permet également d’accéder aux données de santé en ligne pour suivre et améliorer les soins mais aussi d’échanger des données avec d’autres prestataires de soins s’occupant des patients de l’hôpital.
« Suivre le processus EMRAM (…) a renforcé notre engagement continu à fournir des solutions de santé innovantes »
« Pour St Stephen’s, le fait de suivre le processus EMRAM a eu des retombées bien plus grandes que l’utilisation [même] de la technologie ; il a renforcé notre engagement continu à fournir des solutions de santé innovantes pour la sécurité et les soins de nos patients », a déclaré Darren Rogers, directeur général de l’établissement (source : Itwire.com).
« L’étape 7 est vraiment le point de basculement qui permet aux hôpitaux et aux patients de voir les véritables avantages des DME, a commenté John Daniels, vice-président mondial de HIMSS Analytics. Le véritable objectif à travers l’Australie est de permettre à toutes les organisations d’atteindre ce stade et d’améliorer leur santé grâce à l’information et aux technologies.
HIMSS continuera à travailler avec les [différents] gouvernements pour fournir une direction claire et aider les organisations de soins australiennes à atteindre ce niveau à l’échelle nationale. »
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Singapour : la plateforme de télémédecine MyDoc permet d’économiser jusqu’à 28 % des coûts de santé
La société singapourienne MyDoc, qui propose l’une des plateformes majeures de téléconsultation en Asie, engendre une réduction des coûts de santé d’au moins 16 %, indique une étude réalisée par un économiste issu du Centre de recherche économique et sociale de l’université de Californie du Sud et relayée le 6 novembre 2018 par Enterpriseinnovation.net.
Le modèle de MyDoc a montré qu’une économie de coûts pouvant aller jusqu’à 28 % pouvait même être obtenue grâce à l’amélioration de la gestion des maladies chroniques via le numérique, sur la base d’estimations fondées sur un échantillon de patients reflétant l’état actuel de l’écosystème de santé de Singapour.
Selon le Dr Snehal Patel, P.-D.G. et cofondateur de MyDoc, le « réel potentiel » en termes d’économies serait de l’ordre de 540 milliards de dollars américains (480,3 milliards d’euros) pour le secteur de la santé sur l’ensemble de l’Asie.
MyDoc : un modèle réduisant les coûts tout en intégrant davantage le patient
Les dépenses annuelles en soins en Asie devraient augmenter de 8 % jusqu’en 2020 selon l’OCDE
Selon l’OCDE, les dépenses annuelles totales dans le domaine des soins atteignaient 2 700 milliards de dollars américains (2 401 Mds €) en Asie en 2017 et devraient augmenter de 8 % en TCAC jusqu’en 2020, rapporte le principal fournisseur mondial de services et de solutions de santé Mercer Marsh Benefits.
Une avance sur les États-Unis
En repensant les points de contact clés tout au long du parcours patient-clinicien et en intégrant les principaux acteurs de l’écosystème de la santé, MyDoc a mis au point un nouveau modèle de soins primaires réduisant le coût des soins tout en améliorant la participation des patients « à un niveau dépassant les données fournies par les fournisseurs de soins numériques sur des marchés de premier plan tels que les États-Unis », commente Enterpriseinnovation.net.
À Singapour, à Hong Kong et en Malaisie, MyDoc a implémenté sa solution avec des sociétés issues du classement Fortune 500 et les plus grands assureurs de la région, notamment AIA, Aetna et Cigna. La société est à un stade avancé de discussions avec d’autres acteurs et déploiera de nouvelles solutions dans toute la région dans les années à venir.
MyDoc : une plateforme d’IA permettant un parcours de soins plus personnalisé
De manière générale, la plateforme de MyDoc oriente les patients vers des parcours de soins continus allant du dépistage aux diagnostics cliniques, au traitement, en passant par les prescriptions de médicaments, les recommandations de spécialistes et les programmes de gestion des maladies chroniques. Toutes les réclamations sont signalées en temps réel, ce qui simplifie et accélère le processus de gestion des réclamations.
Via MyDoc, les patients ont accès 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à une équipe de soins multidisciplinaire composée de médecins, d’infirmières, de nutritionnistes, de coachs santé, de coordinateurs de soins primaires, mais aussi à des données provenant de laboratoires de dépistage et de pharmacies.
Ils utilisent Mydoc pour mieux comprendre leur état de santé et pour répondre à divers besoins de soins, allant de la simple toux aux renouvellements d’ordonnance et à la gestion des soins chroniques.
Mission : détecter la maladie à un stade précoce
À l’aide de sa plateforme d’intelligence artificielle, MyDoc permet aux professionnels d’entamer chaque parcours de soins avec une compréhension objective de l’état de santé du patient.
Il combine un partenariat entre l’informatique cognitive et l’expertise humaine pour détecter les maladies avant qu’elles ne soient à un stade avancé et pour améliorer la précision des diagnostics et l’efficacité des plans de traitement.
Pixi : un assistant robot pour améliorer coordination des soins et expérience patient
La première technologie basée sur l’IA « employée » par MyDoc, Pixi, est un assistant robot conçu pour réduire les préjugés et les erreurs humaines pouvant nuire à l’efficacité des soins. Pixi aide l’équipe des opérations cliniques à fournir une coordination des soins en toute sécurité et des services de conciergerie efficaces, conçus pour guider efficacement chaque patient le long d’un parcours de soins personnels.
Des données objectives issues d’examens de dépistages et d’objets connectés, combinées à des ensembles de données subjectifs provenant d’évaluations des risques pour la santé et des commentaires des patients, pourraient être intégrées au moteur MyDoc et au système de triage afin de faciliter les diagnostics et la mise en place de traitements pour les cliniciens.
Une taux de participation des patients de 56 %
« Notre analyse des données montre que le partenariat entre l’informatique cognitive et les cliniciens humains génère un taux de participation des patients pouvant atteindre 56 %, soit 8 fois plus que les entreprises numériques cotées en bourse aux États-Unis (7 %). 85% de nos utilisateurs déclarent avoir économisé en moyenne 3 heures par consultation. 93 % sont susceptibles ou très susceptibles de continuer à utiliser notre service et nos NPS (indicateur de la satisfaction et de la fidélité client avec une échelle allant de 0 à 10) atteignent systématiquement les 9 et 10 », assure le Dr Vas Metupalle, directeur général et cofondateur de MyDoc.
« Nous sommes maintenant prêts à évoluer avec la certitude que le modèle est efficace »
« Nous sommes en train de changer la prestation des soins d’un processus complexe et coûteux de soins épisodiques axés sur [une approche en] silo et traitant les malades à un système de soins continus coordonné, plus simple, moins cher et plus personnalisé, qui détecte les maladies avant qu’il ne soit trop tard. MyDoc a pour mission de fournir à chacun les bons soins au bon moment », synthétise le Dr Snehal Patel (source : Enterpriseinnovation.net).
« Vas (Metupalle) et moi avons créé MyDoc à Singapour il y a plus de cinq ans. Nous avons pris la décision délibérée d’investir au cours des cinq dernières années dans les essais de notre plateforme auprès de chaque acteur clé de l’un des meilleurs écosystèmes de soins au monde afin de s’assurer que notre solution fonctionne. Nous sommes maintenant prêts à évoluer avec la certitude que le modèle est efficace. »
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IA : Omron ouvre un laboratoire d’innovation en France dédié à l’IA et à l’IoT
Omron, fournisseur japonais d’équipements pour la santé, l’automatisation industrielle, l’inspection optique et des composants électroniques, a annoncé fin octobre 2018 l’ouverture de 7 laboratoires d’innovation sur 7 sites différents à travers l’Europe : Stuttgart en Allemagne, Milan en Italie, Madrid en Espagne, Milton Keynes au Royaume-Uni, Tychy en Pologne, Istanbul en Turquie et Argonay en France (Auvergne-Rhône-Alpes).
L’objectif de ces laboratoires, dont 5 sont opérationnels à date, consiste à étudier l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) avancée, de l’Internet des objets (IoT) et de la robotique. Ils complètent un réseau dont la création a débuté en octobre 2017 avec l’installation du premier centre d’automatisation scandinave, situé à Malmö, en Suède, et dont le succès a motivé la création d’autres centres semblables ailleurs.
Pour rappel, Omron Healthcare, la division du groupe dédiée à la santé, a lancé en janvier 2018 à l’occasion du CES de Las Vegas une nouvelle smart watch permettant de mesurer la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil.
Mettre en avant les avantages de l’automatisation industrielle intelligente
Ces laboratoires visent à anticiper les opportunités actuelles offertes par la fabrication intelligente.
Afin de renforcer les collaborations avec les clients français sur l’intégration de solutions de robotique et d’automatisation dans leur propre chaîne de production, Omron ouvre un laboratoire d’innovation à Argonay près d’Annecy.
Avant d’être des laboratoires d’étude de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) avancée ou des IoT, ces centres étaient des lieux où les clients pouvaient prendre conscience des apports concrets de la robotique et de l’automatisation des processus. Équipés de plusieurs cellules robotisées avec le robot SCARA et de robots six axes, assistés par un robot mobile, les laboratoires visent à proposer la validation technique d’un nouveau processus d’automatisation fondé sur les besoins spécifiques d’un client particulier dans sa langue.
Omron souhaite démontrer pratiquement la façon dont la robotique et l’automatisation intégrées permettent de réduire les coûts, d’améliorer la qualité et d’accroître la productivité.
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Parution d’ un guide pratique à destination des équipes de soins primaires pour construire une CPTS
La Fédération française des maisons et des pôles de santé (FFMPS) et ses fédérations régionales mettent à disposition un guide pratique (en lien ci-contre) pour accompagner les équipes de soins primaires « à prendre place » dans les futures communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de leur territoire, révèle la FFMPS dans un communiqué publié le 8 novembre 2018.
Le document donne quelques conseils clé pour construire et faire fonctionner au quotidien une CPTS. L’organisation met notamment en avant 5 repères pour les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) :
• la CPTS est un nouveau projet de santé sur le territoire, pas une extension du projet de la MSP au territoire ;
• le statut juridique de la CPTS doit être original, ce n’est pas une copie de celui de la MSP ;
• les financements doivent être différenciés, CPTS et MSP doivent séparer leur budgets, leur trésorerie et leur comptabilité ;
• le poste de coordination de la CPTS est spécifique, si la personne s’occupant du poste de coordination au sein de la MSP s’investit dans la CPTS, elle le fait au nom de sa MSP ;
• il faut respecter la place de tous les partenaires, même si la ou les MSP sont porteuses de la CPTS.L’IGAS a recensé environ 200 projets de CPTS en juillet 2018. « Cependant ce chiffre est en constante évolution et inclus des projets, l’objectif du gouvernement étant de 1000 CPTS en 2022 », indique la FFMPS.
Le rôle de la FFMPS et de ses fédérations régionales est d’informer, d’accompagner et d’outiller les professionnels sur les CPTS. C’est dans ce cadre qu’elle met à la disposition des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) un guide pratique, avant tout pour les épauler dans la construction d’une CPTS mais aussi dans le fonctionnement au quotidien de cette nouvelle communauté.
Construire une CPTS
Élaborer un projet de santé commun
Le diagnostic des besoins en santé de la population est la base d’une CPTS, insiste la fédération. « Il n’a pas besoin d’être exhaustif sur tout le territoire mais il doit, par la méthode des petits pas, arriver à construire un projet de santé territorial », précise-t-elle, expliquant que l’équipe pluri-professionnelle de la MSP est « l’un des acteurs en capacité de proposer une démarche de diagnostic partagé des besoins en santé du territoire ».
Ce diagnostic doit comprendre, selon la FFMPS, :
- l’inventaire des ressources du territoire concernées par la santé ;
- le questionnement des usagers et des professionnels de santé et des élus locaux ;
- la dynamique territoriale. « La dynamique s’initie et se développe si l’ensemble des partenaires définissent une thématique d’action précise. Les thématiques se révèlent au fur et à mesure pour constituer une véritable liste. »
« Le projet de santé tiendra compte du diagnostic partagé réalisé au plus près des réalités du territoire, synthétise la fédération. Il est préférable de se donner des objectifs réalistes, mesurables, inscrits dans le temps, plus qu’un grand projet ambitieux mais inaccessible. »
Définir le territoire
Deux localisations territoriales apparaissent nécessaires à la CPTS :
- celle des actions du territoire fonction du projet de santé et personnes et/ou organisations concernées ;
- celle des structures de gestion et de gouvernance qui elles définiront un territoire géographique d’appartenance.
À terme, « le maillage du territoire se fera plus par le développement et la synergie des projets de santé territoriaux, coordonnés par une communauté de professionnels qui se réfère et s’identifie à un territoire ».
Définir les objectifs
La FFMPS retient comme objectifs d’améliorer :
- la santé de la population : prévention, action de santé publique, nouvelle pratique éducative, etc. ;
- l’accès aux soins ;
- le parcours de santé et la coordination sur le territoire ;
- les conditions de travail des professionnels de santé ;
- la satisfaction du faire ensemble.
Elle précise que chaque objectif doit, si possible, :
- être transversal ;
- concerner une problématique reconnue par le maximum d’acteurs ;
- être partagé comme nécessaire et être réalisable ;
- être analysé au regard des ressources du territoire ;
- répondre à un besoin de santé de la population.
Mobiliser les acteurs
Selon la fédération, mobiliser les acteurs est l’un « des enjeux majeurs des CPTS ».
Pour mobiliser les professionnels, la CPTS doit :
- connaître les conditions de travail des différents professionnels du territoire et s’adapter : horaire des réunions, indemnisation de la perte de revenu, etc. ;
- utiliser des outils d’information partagés : ces outils se développeront dans le temps ;
- interroger les professionnels sur leurs besoins : début de la dynamique collective ;
- proposer des formations pluri-professionnelles : « meilleur moyen pour apprendre à se connaître, savoir qui fait quoi sur le parcours de vie des usagers. Ne pas hésiter à passer des conventions avec la municipalité, l’hôpital, pour que les personnels de ces entités participent aux formations pluri-professionnelles de la CPTS » ;
- mettre de la convivialité et de la fraternité dans des initiatives ludiques ;
- ne pas être dans l’injonction de faire.
Trouver sa place dans l’existant
« Il est essentiel que le projet de la CPTS tienne compte, contribue et participe aux actions portées dans le cadre d’un contrat local de santé ou d’un projet de santé d’un groupement hospitalier de territoire (GHT) dans la mesure où celles-ci s’inscrivent dans une cohérence et une synergie d’actions.
Cette synergie ne peut que renforcer le projet commun du territoire, d’où l’importance de s’appuyer sur une analyse partagée des besoins et des moyens nécessaires pour la mise en œuvre des actions de santé.
La coordination entre acteurs participants à la CPTS doit aussi être facilitée par les dispositifs d’appui à la coordination du territoire (exemple : coordination territoriale d’appui) ou plus large (PTA, MAIA, Réseaux de santé, etc.). »
Faire fonctionner une CPTS au quotidien
La Fédération française des maisons et des pôles de santé donne quelques clés pour faire fonctionner une CPTS au quotidien, allant de la gouvernance au statut juridique, en passant par le modèle économique.
Elle revient également en détail sur la définition d’une action de santé publique sur le territoire et sur la mise en place d’un système d’information viable, tout comme sur les bases d’une communication efficace et l’importance de la recherche de financements.
Se faire accompagner pour son projet de CPTS
« La méthodologie de conduite de projet est essentielle, souligne la FFMPS. Cela définit en grande partie la fiche de poste du/de la coordinateur/trice de la CPTS. »
La fédération énonce en priorité les recommandations suivantes :
- avoir une montée en charge progressive : « Les expériences acquises montrent que la réalisation d’actions de santé sur un territoire prend du temps, le temps de la construction d’une culture commune, du travail sur les représentations réciproques des uns envers les autres, de l’apprentissage de qui fait quoi, de la découverte des métiers mal connus ;
- prendre le temps de se former ensemble ;
- se faire accompagner : les fédérations régionales proposeront aux CPTS qui le souhaitent un accompagnement par la facilitation des équipes ressources régionales. « L’accompagnement c’est aussi aider les équipes à savoir identifier une problématique de santé sur un territoire et pas seulement un ressenti issu de la pratique du soin » ;
- apprendre à être dans le pluri-professionnel et le décloisonnement. « Ce qui n’est pas habituel. Il ne faut pas oublier que les systèmes de soins, médico-sociaux, et sociaux se sont construit depuis 70 ans dans un cloisonnement protecteur des systèmes. Vouloir décloisonner même avec un discours politique fort et l’engagement des institutions, nécessite des postures d’humilité, d’écoute, de compréhension, de patience, qui ne sont pas toujours compatibles avec le rythme de la vie professionnelle, avec les besoins de la population et surtout avec nos références culturelles professionnelles. »