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L’URPS Hauts-de-France lance un outil unique pour la télésurveillance des insuffisants respiratoires
L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux des Hauts-de-France a annoncé début octobre 2018 le lancement d’un projet à échelle régionale pour uniformiser le système de télésurveillance des patients souffrant d’insuffisance respiratoire via une plateforme unique, Adel Santé, développée par la société DataMedCare.
L’outil permet de recueillir les données issues de plusieurs dispositifs médicaux connectés afin de les rendre accessibles aux médecins, aux patients, ainsi qu’aux prestataires de soins à domicile.
Cette initiative, portée par l’URPS et faisant partie du programme de financement Etapes*, vise à « fédérer la communauté pneumologique autour d’une solution métier unique » pour assurer un meilleur suivi à distance des patients. Le but est de proposer aux pneumologues un même outil pour pratiquer la télésurveillance, l’existence de différentes plateformes non interopérables les contraignant à maîtriser le fonctionnement de plusieurs logiciels.
Présentation de la plateforme Adel Santé
- un portail unique ;
- un accès simple aux informations nécessaires à la prise en charge des patients ;
- une même plateforme pour tous les prestataires permettant le maintien des collaborations existantes entre médecins traitants, pneumologues, prestataires et fabricants de matériel de ventilation non invasive ;
- un algorithme commun et évolutif, validé par et pour la communauté des pneumologues ;
- l’obtention de données médicales homogènes et comparables à l’échelle de la région.
Un premier déploiement à l’Hôpital privé La Louvrière à Lille
La déploiement de la plateforme Adel Santé a débuté le 1er octobre 2018, avec la télésurveillance de premiers patients au sein du service de pneumologie de l’Hôpital privé La Louvière (Ramsay Générale de Santé) à Lille, pilotée par le pneumologue François Jounieaux.
Une deuxième phase de déploiement prévue fin 2018
Si les premiers résultats sont positifs, une deuxième phase de développement de la solution sera initiée fin 2018 dans différents établissements de santé publics et privés des Hauts-de-France, sous le pilotage du groupement d’intérêt public (GIP) Sant& Numérique Hauts-de-France.
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« Patient-In » : Le laboratoire Servier rejoint la plateforme Patient Focused Medicines Development
Servier a annoncé dans un communiqué publié le 25 octobre 2018 avoir rejoint la plateforme collective Patient-Focused Medicines Development-PFMD, un mouvement indépendant qui œuvre pour l’implication des patients tout au long du cycle de développement des médicaments.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du laboratoire intitulée Patient-In, par laquelle le groupe s’engage à travailler avec les patients et pour les patients afin d’apporter des solutions thérapeutiques innovantes qui répondent au mieux à leurs besoins.
Cette collaboration a pour objectif de renforcer l’implication des patients, de plus en plus co-acteurs de leur santé, dans la stratégie d’innovation de l’entreprise.
L’intégration du patient est d’une importance stratégique pour Servier
À l’occasion de son ralliement à la plateforme Patient-Focused Medicines Development, Servier affirme que la volonté de devenir un acteur pharmaceutique d’envergure mondiale centré sur le patient est fermement inscrite dans sa stratégie de développement à l’international.
« En devenant un membre actif de la plus importante communauté internationale centrée sur les patients nous pourrons créer et adopter de nouveaux outils, de nouvelles compétences et pratiques pour déployer notre stratégie « Patient-In » bien plus rapidement et plus efficacement. Cette collaboration ne sert qu’un seul objectif : développer des traitements toujours plus efficaces pour mieux répondre aux besoins des patients. Telle est la vocation de Servier », a déclaré Olivier Laureau, président de Servier.
PFMD, un collectif développe des outils pour mieux prendre en compte le patient
Patient-Focused Medicines Development est une plateforme à but non lucratif lancée en 2015 par The Synergist. Ce dernier est une organisation à vocation sociale qui répond à un besoin croissant de faire face collectivement aux problèmes de société en s’attaquant aux systèmes défaillants ou inefficaces.
Dans le cadre du projet PFMD, son engagement consiste à faire reconnaître par tous l’importance d’inclure le patient tout au long du cycle de conception et de développement de la recherche et des médicaments.
Le collectif promeut une démarche avec les patients et non seulement pour les patients. Il inclut 28 partenaires, acteurs de la santé, dont la collaboration a déjà débouché sur le développement d’outils visant à faciliter la gestion du processus d’inclusion du patient dans le processus de développement des médicaments :
- méthodologies et lignes directrices ;
- formations ;
- plateforme d’échange de connaissances ;
- Patient Engagement Management Suite, une suite de gestion de l’implication des patients qui favorise la participation active des patients et de leurs représentants.
Ces outils permettent un développement plus rapide et plus efficace de nouveaux médicaments qui répondent au mieux aux besoins des patients et contribuent à améliorer leur expérience.
Nicholas Brooke, directeur général de PFMD, explique : « Les tendances majeures en matière de santé et de technologie convergent, ce qui signifie que nous sommes sur le point d’assister à un tournant décisif ; mais peu sont prêts pour cette nouvelle ère. En amenant à de meilleurs soins et à de meilleurs traitements, ce changement de paradigme ouvre la voie à tout un monde d’opportunités pour les personnes et les organismes qui l’ont anticipé. Ceux qui n’ont pas réussi à s’y préparer… doivent se préparer à ne pas réussir. »
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Telecam : le premier outil de téléconsultation pré-anesthésique testé au CHRU de Nancy
Telecam (TeleConsultation At Home), l’outil de téléconsultation pré-anesthésique du CHRU de Nancy a été présenté en octobre 2018 à l’université de Wuhan, en Chine, à l’occasion d’un séminaire franco-chinois sur la e-santé et l’innovation médicale. Le dispositif permet de réaliser des consultations vidéo en vue d’une anesthésie, le patient pouvant ainsi rester chez lui pendant le rendez-vous, tandis que le médecin se situe dans sa structure d’exercice. Une première en France dans ce domaine précis.
« La téléconsultation d’anesthésie se déroule de la même façon qu’une consultation d’anesthésie traditionnelle, avec les mêmes objectifs », précise le CHRU sur son site.
Ce projet est né d’un protocole de recherche organisé par le département d’anesthésie-réanimation de l’établissement nancéien et mené au centre chirurgical Émile Gallé (CCEG) à Nancy. Lancé au mois de juin 2018, il devrait s’étaler sur 48 mois, le but étant d’évaluer la qualité des consultations effectuées via vidéo par rapport aux consultations traditionnelles ainsi que la satisfaction des patients et des médecins ayant utilisé ce service.
Actuellement, 15 téléconsultations par mois sont réalisées en moyenne au sein du CHRU. Si les résultats de l’étude en cours s’avèrent satisfaisants, une poursuite de la pratique « pourra être envisagée ».
Les avantages pour le patient
- Le patient n’a pas besoin de prendre une demi-journée de congé pour son rendez-vous, ni à attendre en salle d’attente. Il peut réaliser la consultation depuis son lieu de travail ou son domicile.
- Le patient évite aussi les frais liés au déplacement et au stationnement de son véhicule, en particulier s’il est éloigné du centre de soins.
Les travaux de recherche devraient durer 48 mois
Le projet Telecam s’inscrit dans le cadre d’une étude scientifique dirigée par le Pr Hervé Bouaziz, chef de service « anesthésie-réanimation » au CHRU de Nancy, et mise en place au CCEG.
Évaluer la qualité des téléconsultations pré-anesthésiques et la satisfactions des utilisateurs
- L’objectif de ces travaux est d’évaluer la qualité des téléconsultations pré-anesthésiques par rapport aux consultations classiques en la matière auprès de patients en chirurgie ambulatoire. L’hypothèse de recherche est que la qualité des premières n’est pas en-deça de la qualité des deuxièmes.
- Le protocole de recherche vise également à mesurer la satisfaction des médecins et des patients ayant effectué une téléconsultation pré-anesthésique.
Deux groupes de patients formés
Pour parvenir à tirer des enseignements de ce nouveau service, deux groupes de patients ont été constitués par tirage au sort. L’un sera orienté vers une téléconsultation, l’autre vers une consultation traditionnelle.
Les inclusions de patients dans le protocole de recherche ont débuté le 12 juin 2018. La durée de recherche est estimée à 48 mois, indique le CHRU de Nancy.
Une équipe multidisciplinaire
Soutenue par la direction de l’établissement de santé, cette étude réunit une équipe multidisciplinaire comprenant :
- des chirurgiens de la main (équipe du Pr Gilles Dautel) et orthopédiques (équipe du Pr François Sirveaux) ;
- des médecins anesthésistes-réanimateurs et secrétaires d’anesthésie du CCEG ;
- le Dr Mathias Poussel (médecine du sport, référent télémédecine) ;
- Corinne Roldo (directrice adjointe du département stratégie, référente télémédecine) ;
- le Pr Nathalie Thilly (PARC, CHRU) ;
- Arnaud Vezain (télésanté Lorraine/Pulsy) ;
- Anaïs Roche (interne en anesthésie-réanimation).
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Prism Protocol, la première plateforme blockchain de collecte et de gestion des données médicales
Le 9 septembre 2018 à Séoul, la start-up française Prism Protocol présentait sa proposition de valeur devant une communauté d’investisseurs et d’experts réunis par la start-up chinoise Nuls, l’une des technologies blockchains personnalisables les plus prometteuses.
La spécificité de la blockchain de Prism Protocol réside dans sa technologie blockchain de « troisième génération » et la capacité à gérer des données en temps réel.
Une plateforme basée sur la technologie blockchain
Le projet de Prism Protocol est une plateforme de collecte et de gestion de données médicales, basée sur la technologie Blockchain.
Le produit répond à une urgence : la gestion des données de santé, devant l’intérêt grandissant des GAFA. Dans cette perspective, Google a décidé de multiplier par 15 les salaires de ses spécialistes de la santé et Apple a mis la collecte des données de santé au cœur des fonctions de sa nouvelle montre.
En France, le gouvernement mise le traitement des données de la sécurité sociale issues du SNDS.
Anthony Munoz Cifuentes, fondateur de Prism Protocol a décidé de concevoir sa plateforme en Thaïlande, avec pour objectif « d’utiliser les formidables possibilités et ressources de la blockchain pour collecter et sécuriser la plus grande base de données médicales du monde ».
Prism Protocol est une plate-forme interopérable
La plateforme est optimisée par la technologie blockchain et l’utilisation du jeton cryptographique ou « token »
L’infrastructure de la blockchain de Prism permet aux données de circuler de manière transparente, sécurisée, mais aussi privée.
La plateforme fournit un marché ouvert aux fournisseurs de services du secteur de la santé, centré sur des données médicales collectées par ces derniers.
Le cœur du réseau informatique ou « backbone » de Prism Protocol, repose sur une technologie blockchain de « troisième génération ». Cette avancée permet plus de flexibilité, de modularité et d’évolutivité pour créer une plate-forme de pointe, sécurisée, personnalisable et évolutive, compatible avec le « HIPAA », le « Health Insurance Portability and Accountability Act« , loi votée par le Congrès des États-Unis en 1996 relative à la santé et l’assurance maladie.
Prism Protocol s’appuie sur les données générées par l’utilisateur en temps réel
La plateforme permet la gestion des données en temps réel. Elle intègre les données en provenance d’objets connectés, « IoT » ou « Internet of things », afin de permettre aux individus de les transmettre en temps réel à la plateforme.
Enfin, Prism fournit un accès ouvert aux développeurs pour la conception de nouvelles fonctionnalités et applications, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle « AI ».
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La société BlueSky Capital (US) investit dans la plateforme de téléconsultation indienne Medimetry
Medimetry, une start-up indienne qui propose une plateforme de télémédecine, a levé fin octobre 2018 un montant non divulgué dans le cadre d’un tour de table mené par l’entreprise américaine BlueSky Capital Management et deux investisseurs individuels dont le nom n’a pas été révélé.
La jeune société, qui est exploitée par l’entreprise locale Arisun Internet Services, utilisera cette somme pour la commercialisation et la mise à niveau de son application de gestion des maladies, a indiqué son cofondateur et P.-D.G. Krishan Tyagi.
La société a débuté ses activités en proposant un service en ligne de consultation mettant en relation les médecins et les patients en temps réel. Elle construit actuellement une plateforme numérique pour la gestion des maladies chroniques.
1 500 médecins répertoriés, 100 000 utilisateurs
La plateforme de Medimetry est actuellement opérationnelle à Dehli-NCR, la région de la capitale Dehli, et compte 1 500 médecins ayant une expertise dans plus de 18 domaines tels que la médecine générale, la pédiatrie, la gynécologie, la dermatologie, la cardiologie, l’oncologie, la sexologie, la psychiatrie et la psychologie.
40 % des patients utilisant la plateforme proviennent d’une zone rurale
Depuis sa création en 2016 par le couple Krishan Tyagi et Bhawana Tyagi, l’outil aurait été utilisé par plus de 100 000 personnes jusqu’à présent, dont environ 40 % vivant en zones rurales.
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Plan pour un égal accès aux soins : 6 axes promouvant les pratiques innovantes dont la télémédecine
Afin de nourrir la mise en œuvre du Plan pour un égal accès aux soins, les trois délégués nationaux à l’accès aux soins ont rendu leur rapport le 15 octobre 2018 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Elisabeth Doineau, Thomas Mesnier et Sophie Augros ont ainsi émis des préconisations autour de 6 axes :
• déployer la télémédecine ;
• soutenir les nouveaux modes d’exercice ;
• développer l’exercice coordonné ;
• simplifier l’exercice libéral et libérer du temps médical ;
• favoriser les délégations et coopérations interprofessionnelles ;
• encourager les stages ambulatoires et accompagner les projets d’installation.Une richesse d’initiatives inscrites dans les territoires
À l’issue d’auditions et de déplacements sur le terrain, les trois délégués nationaux à l’accès aux soins désignés par Agnès Buzyn en octobre 2017, Elisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne, Thomas Mesnier, député de Charente, et Sophie Augros, médecin généraliste, ont fait remonter les expériences réussies de chaque territoire et ont pointé les difficultés et les freins rencontrés sur le terrain.
Ils ont notamment constaté que c’est au sein des territoires fragiles qu’émergent les soins de proximité de demain. Cela s’explique par le fait que les acteurs faisant face à des difficultés font preuve d’inventivité et sont à l’origine de pratiques innovantes. Ces dernières sont souvent le fruit d’un partenariat de qualité entre les agences régionales de santé, les élus locaux et les professionnels de santé.
Ils soulignent par ailleurs que ces acteurs ont besoin d’être accompagnés pour que leurs démarches se pérennisent.
Les 6 axes d’amélioration de l’accès aux soins
Déployer la télémédecine
La télémédecine permet de réaliser des consultations (téléconsultations) ou d’établir des avis médicaux (télé-expertises) plus facilement dans les zones isolées et, ainsi, d’optimiser les prises en charge spécialisées.
Les délégués remontent néanmoins des points de vigilance pour le déploiement de la télémédecine au sein des territoires :
- ces projets doivent être cohérents avec l’organisation territoriale des soins ;
- des politiques de formation et d’information doivent être mises en place, car l’appropriation de ces nouvelles technologies par les médecins libéraux et par les patients eux-mêmes reste un défi ;
- les autres professionnels de santé (infirmières, kinés, pharmaciens) doivent pouvoir accompagner les téléconsultations et recourir à la télé-expertise.
Développer l’exercice coordonné
L’exercice coordonné favorise l’attractivité de l’exercice ambulatoire ainsi que la qualité des soins et il constitue un point d’appui pour conduire des projets de santé à l’échelle de chaque territoire.
Il faut faire émerger de nouveaux métiers – tels que les coordinateurs – pour administrer ces structures, sous l’autorité des professionnels de santé concernés, comme les coordinateurs.
Par ailleurs, il est nécessaire de pouvoir garantir dans le futur une continuité dans le soutien public, de la lettre d’intention jusqu’à l’exercice quotidien de la structure. Pour cela, le soutien des pouvoirs publics (agences régionales de santé, assurance maladie) aux porteurs de projet d’exercice coordonné doit être revu car il est aujourd’hui financé par phase, donc haché et discontinu.
Simplifier l’exercice libéral et libérer du temps médical
Afin de garantir que les consultations présentent une véritable plus-value médicale, les délégués appellent à des actions visant à permettre aux patients de mieux se repérer dans le système de soins et de résoudre par eux-mêmes les problèmes de santé les plus courants. Des actions jugées prometteuses et qui gagneraient à se développer.
Des territoires fragiles ont fait émerger de nouvelles formes de soins de proximité et de nouvelles manières d’exercer la médecine : de façon mixte, mobile, en équipe, en coopération avec d’autres professionnels de santé, en prenant en charge collectivement la santé de la population d’un territoire – et non plus de sa seule patientèle -, en s’appuyant sur les outils numériques, en gérant des entreprises complexes comme le sont devenues les structures d’exercice coordonné.
Pour accompagner ces changements profonds, les rapporteurs suggèrent de mettre en place une formation initiale ou continue, l’invention de nouveaux métiers, ou l’accompagnement par l’assurance maladie et par les agences régionales de santé.
Soutenir les nouveaux modes d’exercice
Dans les territoires fragiles émergent de nouvelles formes d’exercices reposant sur la mobilité des professionnels de santé, installés dans une zone attractive mais susceptibles d’assurer une présence à temps partiel en zone sous-dense.
Cette activité « décentralisée » peut prendre plusieurs formes : cabinets secondaires des médecins libéraux, consultations avancées, antennes d’un centre de santé ou encore médecine itinérante.
Pour garantir la réussite et la pérennisation de ces nouveaux modes, les rapporteurs préconisent les solutions suivantes :
- pour ne pas être préjudiciable au parcours de soin, ces nouvelles formes de présence médicale à temps non complet devrait s’inscrire dans le cadre de CPTS avec plusieurs médecins généralistes disponibles qui pourraient être attitrés à un même patient;
- de résoudre rapidement les freins de nature fiscale (CFE notamment) et technique (répertoire Adeli) auxquels se heurte l’exercice mobile ;
- la nécessité de reconnaître et de valoriser, y compris financièrement, les établissements de santé qui s’impliquent dans des projets d’accès aux soins sur leur territoire (centre ambulatoire, médecine itinérante, télémédecine, etc.).
Favoriser les délégations et coopérations interprofessionnelles
À mesure que le temps médical se raréfie, il faut s’appuyer d’avantage sur d’autres professionnels de santé (pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, etc.) plus nombreux et de mieux en mieux formés.
Encourager les stages ambulatoires et accompagner les projets d’installation
Selon les délégués, les stages ambulatoires sont un levier essentiel pour faire découvrir les réalités des territoires fragiles. Pour qu’ils soient les plus bénéfiques possibles, il est préconisé :
- d’offrir aux étudiants de bonnes conditions matérielles (logement et/ou défraiement), et ce dès les stages d’externat ;
- de garantir la qualité de l’encadrement, ce qui implique de mieux prendre en compte les retours d’expérience des stagiaires dans l’agrément des maîtres de stage ;
- d’organiser des politiques d’accueil des étudiants dans ces territoires, notamment par la rencontre avec le réseau des professionnels de santé du territoire.