Deepsen, une start-up basée en Auvergne-Rhône-Alpes, lance avec la clinique chirurgicale Saint-Charles de Lyon une étude clinique pour mesurer l’impact de son dispositif médical permettant le traitement personnalisé de la douleur et du stress pendant une opération grâce à la réalité virtuelle (RV), ont annoncé les deux partenaires dans un communiqué publié le 15 octobre 2018.
L’objectif est de prouver l’efficacité de la technologie sur la réduction partielle ou totale de médicaments (anesthésiques) lors de l’opération. L’étude va également interroger son potentiel d’amélioration du confort global du patient dans sa prise en charge.
Déjà évaluée en pré-opératoire sur 25 personnes, avec une baisse du ressenti de l’anxiété de plus de 40 % confirmée par l’analyse du pouls et de la tension, la solution va désormais être testée sur 300 patients au sein du bloc opératoire en chirurgie orthopédique de l’établissement lyonnais, en vue d’une publication scientifique.
Le dispositif de Deepsen devrait être loué environ 250 euros par mois aux établissements de soins, matériel, abonnement et mises à jour compris.
Des images réelles associées à l’hypnose, la musicothérapie et la luminothérapie
Le dispositif de Deepsen, vise les douleurs « procédurales », c’est-à-dire celles induites par les soins.
Le casque de réalité virtuelle, positionné sur le crâne du patient lors de son installation au bloc et retiré à la fin de l’opération, projette un programme relaxant en associant des images réelles, comme des paysages, à des thérapies telles que l’hypnose médicale, la musicothérapie, la luminothérapie et la « cohérence cardiaque » (méthode de respiration aidant à gérer le stress).
Des programmes de relaxation personnalisés
« Nous ne sommes pas les premiers dans ce domaine mais nous voulons nous démarquer en nous appuyant sur des données scientifiques et en proposant des contenus personnalisés », explique Tanguy Perrin, co-fondateur de Deepsen avec Jean-David Beroard (source : Le Progrès).
Une soixante de choix
Une soixantaine de choix devrait être proposée par le dispositif, comme la voix, l’univers (montagne, mer, campagne), le type de couleurs (chaudes ou froides), l’intensité, etc. Autre particularité, le casque émet des images réelles et non de synthèse.
Vers une utilisation tout au long parcours de soins
À terme, le but est d’étendre la pratique au-delà du bloc opératoire en utilisant la technologie tout au long du parcours de soins avec, par exemple, une prise en charge des douleurs récurrentes ou chroniques.
La réalité virtuelle est de plus en plus utilisée dans le secteur de la médecine. À Lyon, par exemple, le centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard a fait partie des précurseurs en la matière en la proposant dès 2016 pour réduire l’anxiété post-opératoire.