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  • Un casque de RV Deepsen testé à Saint-Charles (Lyon) pour réduire la douleur pendant l’opération

    Deepsen, une start-up basée en Auvergne-Rhône-Alpes, lance avec la clinique chirurgicale Saint-Charles de Lyon une étude clinique pour mesurer l’impact de son dispositif médical permettant le traitement personnalisé de la douleur et du stress pendant une opération grâce à la réalité virtuelle (RV), ont annoncé les deux partenaires dans un communiqué publié le 15 octobre 2018.

    L’objectif est de prouver l’efficacité de la technologie sur la réduction partielle ou totale de médicaments (anesthésiques) lors de l’opération. L’étude va également interroger son potentiel d’amélioration du confort global du patient dans sa prise en charge.

    Déjà évaluée en pré-opératoire sur 25 personnes, avec une baisse du ressenti de l’anxiété de plus de 40 % confirmée par l’analyse du pouls et de la tension, la solution va désormais être testée sur 300 patients au sein du bloc opératoire en chirurgie orthopédique de l’établissement lyonnais, en vue d’une publication scientifique.

    Le dispositif de Deepsen devrait être loué environ 250 euros par mois aux établissements de soins, matériel, abonnement et mises à jour compris.

    Des images réelles associées à l’hypnose, la musicothérapie et la luminothérapie

    Le dispositif de Deepsen, vise les douleurs « procédurales », c’est-à-dire celles induites par les soins.

    Le casque de réalité virtuelle, positionné sur le crâne du patient lors de son installation au bloc et retiré à la fin de l’opération, projette un programme relaxant en associant des images réelles, comme des paysages, à des thérapies telles que l’hypnose médicale, la musicothérapie, la luminothérapie et la « cohérence cardiaque » (méthode de respiration aidant à gérer le stress).

    Des programmes de relaxation personnalisés

    « Nous ne sommes pas les premiers dans ce domaine mais nous voulons nous démarquer en nous appuyant sur des données scientifiques et en proposant des contenus personnalisés », explique Tanguy Perrin, co-fondateur de Deepsen avec Jean-David Beroard (source : Le Progrès).

    Une soixante de choix

    Une soixantaine de choix devrait être proposée par le dispositif, comme la voix, l’univers (montagne, mer, campagne), le type de couleurs (chaudes ou froides), l’intensité, etc. Autre particularité, le casque émet des images réelles et non de synthèse.

    Vers une utilisation tout au long parcours de soins

    À terme, le but est d’étendre la pratique au-delà du bloc opératoire en utilisant la technologie tout au long du parcours de soins avec, par exemple, une prise en charge des douleurs récurrentes ou chroniques.

    La réalité virtuelle est de plus en plus utilisée dans le secteur de la médecine. À Lyon, par exemple, le centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard a fait partie des précurseurs en la matière en la proposant dès 2016 pour réduire l’anxiété post-opératoire.

  • La CSMF : oui à la coordination, non à la dispensation par le pharmacien dans le cadre du PLFSS 2019

    La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a fait connaître sa désapprobation de la proposition d’autoriser les pharmaciens à dispenser certains médicaments, incluse dans le PLFSS 2019 approuvé par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 17 octobre 2018.

    Il s’agissait d’une proposition à titre expérimental, introduite par un amendement prévoyant une mise en œuvre dans deux régions pour une durée de trois ans, qui instaurait la dispensation par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire, dans le cadre d’un protocole médical et de coopération entre le médecin ou une communauté de santé de structures d’exercice coordonné, dans les pathologies suivantes : la cystite, la conjonctivite ou l’eczéma.

    Selon le syndicat, il s’agit d’un transfert de la responsabilité de poser un diagnostic médical et d’établir une prescription de médicaments vers le pharmacien.

    La CSMF y voient une remise en cause des prérogatives de chaque métier « sous le prétexte de la coopération » et une source de dysfonctionnements potentiels affectant la prise en charge des patients. Elle souligne par ailleurs les problèmes de responsabilité juridique qu’entraînerait la dispensation directe par les pharmaciens de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO).

    La confédération estime que « des expérimentations aussi dangereuses » ne rentrent pas dans le cadre des évolutions nécessaires de notre système de santé français.

  • Novartis Biome : un laboratoire d’innovation numérique pour collaborer avec les start-ups innovantes

    Novartis a présenté son nouveau réseau de laboratoires d’innovation numériques, Novartis Biome, dont la première entité se situe à San Francisco, aux États-Unis, dans un communiqué publié le 8 octobre 2018. Le but de ce projet est de mettre en place une série d’initiatives pour fournir aux jeunes entreprises de la santé numérique une opportunité de travailler avec le groupe, notamment par le biais d’un concours international de start-ups, les HealthX World Series.

    L’idée provient d’un double constat fait par l’entreprise : « Les inventions numériques prometteuses n’ont souvent aucun impact sur la santé humaine en raison d’une lacune dans l’écosystème [et] les technologies naissantes ne sont généralement pas soutenues par les entreprises qui peuvent les exploiter » (communiqué). L’objectif est donc de « donner un nouvel élan » à cet écosystème et de permettre à ces acteurs de collaborer avec Norvatis pour développer plus efficacement leurs solutions.

    HealthX World Series (HWS) : un challenge start-ups international

    « Il est clair pour quiconque travaille dans le secteur de la santé numérique que la grande majorité des technologies perturbatrices ne proviendra pas des grandes sociétés pharmaceutiques. Mais nous pouvons nous engager et travailler avec des start-ups et des innovateurs [afin de] créer ensemble quelque chose d’audacieux, de durable et d’évolutif », explique Robin Roberts, responsable de l’innovation et de la stratégie à Novartis Biome et cofondateur du projet avec Mohanad Fors, global brand manager au sein du groupe et directeur de Novartis Biome (communiqué).

    Le Novartis Biome vise à se connecter aux innovateurs externes au groupe suisse « de nombreuses manières », notamment en lançant des challenges start-ups via une initiative baptisée « HealthX World Series », dont le but est de rechercher « de manière proactive » les technologies prometteuses du secteur.

    Un programme de 12 mois

    Un programme de 12 mois, adapté aux besoins de croissance de la start-up, est proposé aux entreprises sélectionnées pour les aider à faire progresser le développement de leurs solutions.

    Le Novartis Biome offre un espace de travail, un mentorat et des ressources à la pointe de la technologie. De leur côté, les start-ups peuvent utiliser les big data générées par Novartis pour réaliser des études de validation qu’ils peuvent exploiter dans des environnements cliniques afin de tester leur concept.

    Novartis a la possibilité d’investir dans la technologie après l’évaluation des résultats mais ne demande pas aux entrepreneurs de lui donner une participation dans leur entreprise pour pouvoir participer.

    Veta Health (États-Unis) et Wavy (Pays-Bas) : les 2 premiers gagnants des HWS

    Le premier concours HealthX World Series s’est tenu en septembre 2018 lors du TechCrunch Disrupt SF, à San Francisco, aux États-Unis. Cinq finalistes sur trente participants ont été retenus pour présenter  leurs solutions numériques centrées sur la résolution de problèmes liés à l’insuffisance cardiaque.

    Le jury a désigné les gagnants dans deux catégories :

    « Extended Innovation Challenge » : Veta Health

    La start-up Veta Health, créée à New York en 2016, propose une solution intégrée au dossier de santé électronique (DSE) rassemblant des données de patients en temps réel dans un environnement clinique :

    • pour les organisations de santé : Veta Health offre les outils nécessaires pour rationaliser les flux de travail et la coordination des soins ;
    • pour les cliniciens : une plateforme intelligente facilitant la gestion des soins et rendant possible un suivi à distance, permettant des interventions précoces et de meilleurs résultats pour les patients ;
    • pour les patients : un accès à leurs données de santé ainsi qu’à des outils d’interprétation et d’analyse permettant de comprendre et de participer activement à la gestion de leur santé.

    « Hackathon virtuel » : Wavy

    La société, créée à Utrecht (Pays-Bas) en 2018, développe un outil reliant des objets connectés suivant l’état de santé de l’utilisateur à des haut-parleurs domestiques intelligents, qui indiquent au patient comment lui et ses proches connectés se portent, comment ils progressent au fil des jours, etc. En cas de situation préoccupante, le dispositif peut alerter un proche et les services d’urgence.

    Le groupe prévoit d’organiser plusieurs compétitions internationales de ce type chaque année.

    Montant des prix remis aux 5 finalistes :

    • 1ère place (Novartis Hackathon Challenge) : 12 000 USD (10 453 €) ;
    • 1ère place (Novartis Extended Innovation Challenge) : 12 000 USD (10 453 €) ;
    • 2ième place : 8 000 USD (6 968 €) ;
    • 3ième place : 3 500 USD (3 048 €) ;
    • 4ième place : 2 500 USD (2 177 €) ;
    • 5ième place : 1 000 USD (871 €).
  • Cancer du poumon : un partenariat Elsan-Sivan Innovation pour utiliser Moovcare dans 4 cliniques

    Permettre aux patients suivis à la polyclinique de Gentilly à Nancy d’utiliser gratuitement l’application Moovcare pour le suivi de leur cancer du poumon, tel est l’objectif du partenariat signé entre Sivan Innovation et le Groupe Elsan annoncé dans un communiqué du 16 octobre 2018.

    L’application Moovcare vise à établir les symptômes et à détecter une potentielle rechute grâce à un questionnaire rempli par un patient en rémission d’un cancer du poumon et permet d’alerter rapidement le médecin.

    L’application a déjà été testée à la Clinique Victor Hugo du Mans et, à terme, devrait être étendue à d’autres cliniques du groupe. À ce titre, un partenariat a été signé entre les deux acteurs pour que l’application soit mise gratuitement à disposition des patients et des professionnels de santé dans 4 des établissements d’Elsan.

    Améliorer le suivi et détecter les rechutes grâce à l’appli Moovcare

    Le communiqué d’Elsan indique qu’entre 75 % à 90 % des rechutes du cancer du poumon sont symptomatiques.

    C’est pourquoi une prise en charge précoce de la rechute est primordiale.

    La société Sivan Innovation a développé une application permettant d’alerter plus rapidement le médecin des éventuels symptômes de rechute du patient. La détection passe par le remplissage d’un questionnaire hebdomadaire par le patient qui vise à dresser la liste des symptômes ressentis sur une liste de douze symptômes les plus représentatifs d’une rechute.

    Taux de survie amélioré

    En cas de soupçon d’une rechute après analyse des résultats, l’application envoie une alerte à l’équipe soignante du patient qui peut prendre contact avec lui pour convenir d’un examen.

    Cette application est dotée d’un algorithme créé par Fabrice Denis, oncologue-radiothérapeute à la clinique Victor Hugo du Mans, un établissement Elsan.

    « Moovcare est une application innovante qui devrait être accessible au plus grand nombre de patients atteints de cancer du poumon pour améliorer leur suivi, leur prise en charge et leur survie », déclare-t-il.

    L’application a été testée par 300 malades dans le cadre de 4 études cliniques initiées par le Dr Denis et par Sivan Innovation sur une période de deux ans. Alors que dans le cadre d’un suivi classique fait dans le cadre d’une prise en charge d’un cancer du poumon le taux de survie est de 33 %, le taux de survie des patients ayant fait partie de ces études atteint les 50 %.

    Partenariat Elsan-Sivan Innovation

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un pilote expérimental d’Elsan ; quatre de ses établissements vont mettre à disposition de leurs professionnels de santé et de leurs patients l’application à titre gracieux. Le premier établissement à en profiter sera la polyclinique de Gentilly à Nancy.

  • Cameroun : iDocta, une appli de télémédecine pour pallier le manque de médecins et d’infrastructures

    Lancée en 2018 au Cameroun par un groupe de médecins, la plateforme de télémédecine iDocta permet aux patients d’entrer en contact à distance avec plus de 10 000 généralistes, spécialistes (dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, aides-soignantes, diététiciens, nutritionnistes, etc.) et pharmaciens. Les services qu’elle propose vont de la prise de rendez-vous en ligne aux conseils médicaux via chat, échange d’images ou appel vidéo, en passant par l’accès à ses données de santé et la e-commande de médicaments.

    Comme d’autres outils de santé numériques disponibles dans la région, le dispositif vise à améliorer l’accès aux soins, le pays faisant partie des zones touchées par une pénurie de professionnels de santé et un manque d’infrastructures médicales. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le pays compte environ 1,1 médecin et 7,8 infirmières ou sages-femmes pour 10 000 habitants.

    Actuellement, l’équipe de iDocta compte plus de 150 professionnels de santé qui couvre les 10 provinces du Cameroun, avec une forte présence à Yaoundé, la capitale, et à Douala, la capitale économique.

    Services proposés par iDocta

    La plateforme, accessible gratuitement via son application mobile disponible sur terminal sous Android et son site web dédiés, propose aux patients :

    • de prendre rendez-vous pour des consultations médicales à domicile, dans les locaux iDocta ou dans les hôpitaux : le dispositif permet aux patients de trouver les professionnels de santé les plus proches de leur position parmi un réseau de plus de 10 000 praticiens ;
    • des conseils médicaux à distance via une discussion instantanée en ligne (chat) entre le patient et le praticien, un transfert de photos ou un appel vidéo : les patients peuvent poser des questions relatives aussi bien à la médecine générale qu’à certains domaines de spécialité (pédiatrie, gynécologie, dermatologie, sexologie, addictologie, psychologie, homéopathie, etc.) ;
    • de vérifier leurs symptômes pour savoir s’ils doivent rencontrer un professionnel de santé ;
    • de commander leurs médicaments en ligne ;
    • d’accéder à leurs informations via un dossier de santé électronique.
  • Étude : Twitter permet de suivre l’épidémie de grippe à l’échelle régionale (BEH)

    Un système automatisé de recueil et de traitement des tweets relatifs à la grippe, classés grâce à un algorithme, a permis de suivre l’épidémie en France. L’étude* exploratoire menée par Santé Publique France et publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 18 octobre 2018 révèle que le nombre de tweets suit la même tendance que le nombre de passages aux urgences et de consultations SOS Médecins pour la grippe. Cet outil complémentaire fournit notamment des données intéressantes sur l’état de santé ressenti par la population.

    L’ »infomédiologie », une technique basée sur les technologies de l’information 

    Les épidémiologistes s’intéressent depuis quelques années aux réseaux sociaux, qui représentent une source complémentaire de données. Une nouvelle approche scientifique est même née de ce nouvel usage : « l’infodémiologie ». 

    « L’infodémiologie » peut être définie comme la science basée sur des technologies de l’information et des communications (TIC) dont l’objectif est de surveiller l’état de santé des populations et d’orienter les politiques de santé publique.

    Twitter a d’ailleurs déjà commencé à démontrer qu’il pouvait être un outil pertinent de surveillance de pathologies infectieuses telles que la grippe, le choléra ou encore la dengue, comme le rappellent Pascal Vilain et Laurent Filleul dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié le 18 octobre 2018. Ces derniers ont mené une étude exploratoire afin de savoir si les données échangées sur Twitter pouvaient être « utilisées comme un proxy pour la surveillance de l’épidémie saisonnière de grippe en France, et plus particulièrement à l’échelle régionale ».

    Trier les tweets pour suivre la grippe

    Dans le cadre de ces travaux, les tweets contenant les mots-clés « grippe », « grippaux » et « grippal », émis entre le 8 août 2016 et le 26 mars 2017, ont été recueillis.

    Ensuite, des filtres automatisés ont permis de géolocaliser les tweets afin de s’assurer qu’ils venaient bien de France pour ensuite les classer par région. « Le défi majeur consistait à identifier, dans un gros volume de tweets, ceux relatifs à l’expression clinique de la grippe », écrivent les auteurs de l’étude dans le BEH. Les tweets émanant d’entreprise et d’institutions comportant les mots-clés sélectionnés devaient donc être écartés.

    Pour filtrer les publications et construire un modèle d’apprentissage, un échantillon aléatoire de 1 500 tweets a été extrait de la base de données. Chacun de ces tweets a été inspecté manuellement et étiqueté comme valide ou invalide selon la probabilité qu’il indiquait ou non un état grippal.

    Les données issues de Twitter ont ensuite été comparées à celles provenant des structures d’urgence hospitalières et des associations SOS Médecins afin de savoir si le nombre de tweets et le nombre de consultations étaient similaires.

    Résultats

    • Sur 238 244 tweets contenant les mots-clés retenus, 130 559 ont pu être localisés en France ; l’algorithme a classé 22 939 tweets comme valides, c’est-à-dire indiquant un état grippal ;
    • le nombre hebdomadaire de tweets relatifs à la grippe suivait la même tendance que le nombre de consultations ;
    • la durée du processus de prétraitement et d’analyse des données a été évaluée à moins d’une heure ;
    • les données issues de Twitter étaient parfois plus précoces que celles issues des réseaux traditionnels.

    Les avantages de Twitter par rapport aux méthodes de surveillance classiques

    Les auteurs de l’étude estiment que ces résultats permettent « de montrer que les données issues de Twitter peuvent être utilisées comme un proxy pour la surveillance de l’épidémie de grippe en France ».

    Mais, surtout, les épidémiologistes mettent en avant les avantages d’une telle stratégie. Tout d’abord, les données sont gratuites et disponibles en temps réel. En outre, elles apportent un éclairage différent : les tweets reflètent le ressenti sur l’état de santé alors que les données traditionnelles sont purement médicales.

    « Par ailleurs, les mesures d’audience montrent que Twitter est utilisé en majorité par les 16-44 ans (67 %) : ces données permettent donc de décrire le ressenti d’une population de jeunes adultes qui ne sollicitent pas systématiquement le système de soins », soulignent les auteurs de l’étude.

    Enfin, le réseau social s’est révélé un outil plus fin pour suivre les tendances de l’épidémie à l’échelle régionale.

    Un test sur l’épidémie de grippe 2017-2018

    Les auteurs estiment malgré tout que des améliorations doivent être apportées, notamment pour mesurer l’impact de l’échantillonnage.

    De plus, des tweets codés valides manuellement ont été rejetés par le système automatique. Le système d’apprentissage a donc besoin d’être affiné

    Quant aux « phénomène de propagation virale » typiques des réseaux sociaux, ils risquent de perturber l’interprétation des données. C’est pourquoi une étude complémentaire sur l’épidémie de grippe 2017-2018 permettra de vérifier les tendances observées.

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  • Le PLFSS 2019 étend l’Art. 29 au médico-social et instaure un forfait de réorientation des urgences

    La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le texte du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 et y a apporté 54 amendements le 17 octobre 2018.

    Parmi les principaux points :
    • désengorger les urgences à coups de « forfaits de réorientation » ;
    • étendre le dispositif de l’article 29 (ancien article 51 de la LFSS de 2018) au secteur médico-social ;
    • donner la voix aux patients dans l’évaluation de la qualité des soins hospitaliers ;
    • dispensation par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO) à partir du 1er janvier 2019.

    Le PLFSS validé par la commission doit être adopté en séance publique à l’Assemblée nationale la semaine prochaine.

    Désengorger les urgences

    Afin de rééquilibrer l’offre de soins entre la ville et l’hôpital, les députés ont adopté un amendement qui introduit un nouveau forfait dit de « réorientation » des patients s’étant présentés aux urgences, mais ne nécessitant pas un soin immédiat : 20 à 60 euros par patient réorienté.

    En outre, à ces patients légers sera appliqué un forfait de « consultation aux urgences » au cas où ils souhaitent tout de même être pris en charge aux urgences, malgré une proposition de réorientation des équipes médicales. Ils devront s’en acquitter s’ils refusent la réorientation.

    L’article 51 est élargi au secteur médico-social mais exclut les fédérations

    L’article 29 du PLFSS pour 2019 vise à amplifier la portée du dispositif d’innovation du système de santé (ancien article 51).

    La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, par amendements, l’étend au secteur médico-social en permettant une mise en œuvre des expérimentations en dérogeant aux règles de tarification mais également d’organisation. Cette extension concerne notamment les innovations organisationnelles en accord avec l’objectif gouvernemental de « permettre d’intégrer des projets plus ambitieux » au sein des établissements de santé.

    Le nouveau cadre d’expérimentation pour le secteur médico-social vise à permettre un décloisonnement des financements et des organisations pour faciliter la coopération des acteurs sociaux, médico-sociaux et sanitaires au service du parcours des personnes », un critère de qualité de la prise en charge.

    Ainsi, alors que Antoine Dubout, président de la Fehap, déclarait dans un communiqué publié le 9 octobre 2018 sur le thème du financement des expérimentations prévues dans le cadre de l’article 51, que « la Fehap [était] favorable à ce que l’enveloppe consacrée au financement à la qualité augmente [mais] vigilante quant aux modalités de mise en œuvre reposant sur des critères objectifs, mesurables, indiscutables et incitatifs et qu’il fallait encourager les acteurs à s’engager collectivement au sein d’un territoire et au service de la population qui y vit, en favorisant le maintien au domicile », les fédérations ont été exclues du dispositif.

    Démocratie sanitaire : les patients, juges de la qualité

    Des amendements apportés ont fini par officialiser l’implication des usagers de santé dans l’élaboration des nouveaux critères d’évaluation de la qualité des soins à l’hôpital. Ce dispositif concernera les soins en psychiatrie en 2020.

    L’enveloppe de l’incitation financière à la qualité (IFAQ) s’élève à ce jour à 300 millions d’euros et, à partir de 2021, une sanction financière pourra être appliquée aux établissements n’appliquant pas cette règle.

    Extensions des prérogatives des pharmaciens d’officine

    L’idée d’étendre les prérogatives des pharmaciens et de lancer une expérimentation de la dispensation directe par les pharmaciens de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO) a été portée par l’Ordre national des pharmaciens et d’autre partenaires de la profession.

    Cette proposition avait également été reprise dans le rapport du député de la 1ère circonscription de Charente Thomas Mesnier sur l’accès aux soins.

    L’amendement correspondant a été adopté et vise à permettre d’expérimenter dans deux régions et pour une durée de 3 ans à compter du 1er janvier 2019 « la dispensation, par les pharmacies d’officine, de certains médicaments à prescription médicale obligatoire dans le cadre d’un protocole médical et de coopération conclu avec le médecin traitant et les communautés de santé des structures d’exercice coordonnés ».

    Les pathologies d’application dans ce cadre expérimental sont la cystite, la conjonctivite ou l’eczéma, un choix calqué sur la pratiques des pharmaciens suisses.

  • La start-up Alenvi lève 1,1M€ pour « humaniser l’accompagnement des personnes âgées à grande échelle »

    La start-up Alenvi, qui regroupe en Ile-de-France et à Lyon 40 auxiliaires de vie travaillant « en communautés d’auxiliaires autonomes », a annoncé dans un communiqué publié le 11 octobre 2018 avoir levé 1,1 million d’euros pour développer dans de nouvelles régions son modèle d’organisation du travail pour le secteur de l’aide à domicile et pour « continuer à investir dans la technologie et la formation« . Son objectif : « humaniser l’accompagnement des personnes âgées à grande échelle ».

    Créée en 2016 à Paris, la société se décrit comme une entreprise d’utilité sociale qui souhaite « réinventer le secteur de l’accompagnement des personnes âgées en proposant un nouveau modèle organisationnel lié à une technologie et des formations innovantes », basé sur le développement de communautés d’auxiliaires de vie, embauchés en contrat à durée indéterminée. En dehors de leur activité d’accompagnement à domicile, les intervenants « gèrent en autonomie, par équipe, le recrutement de leurs pairs, la prospection, les plannings, etc. », indique Alenvi, qui cherche ainsi à valoriser leur métier en leur offrant une plus grande autonomie d’organisation.
    « [Grâce à la levée de fonds,] nous allons pouvoir rentrer dans une phase d’industrialisation et de passage à l’échelle du modèle« , ajoutent les cofondateurs Guillaume Desnoës, Clément Saint Olive et Thibault de Saint Blancard.

    Ce tour de table a été mené par Phitrust, par le biais du fonds Phitrust partenaires Europe, développé en partenariat avec le Fonds européen d’investissement. Il a également réuni divers business angels.

    Tarification solidaire

    Alenvi développe des technologies mobiles collaboratives (chatbot) grâce auxquelles les auxiliaires de vie peuvent gagner en autonomie et gérer leur planning en équipe. L’entreprise propose aussi des programmes de formation continue centrés sur le savoir-être et la relation humaine.

    La start-up permet ainsi aux auxiliaires de vie de fournir un accompagnement sur mesure, répondant le mieux possible aux besoins des bénéficiaires. Pour que tous les publics puissent bénéficier de ce service, elle a mis en place une tarification solidaire. Les bénéficiaires pris en charge à 100 % par l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) n’ont ainsi aucun reste à charge à verser pour utiliser les services d’Alenvi.

    Nouvelle façon d’exercer un métier traditionnel

    « Alenvi incarne une nouvelle génération d’entreprises qui se saisissent des possibilités variées qu’offrent le digital et les modèles innovants pour répondre avec efficacité à une problématique sociale universelle », a commenté Eva Sadoun, co-fondatrice de Lita.co, une plateforme via laquelle certains des business angels ont participé à la levée de fonds (communiqué).

    Philippe Perrin, P.-D.G. de Domiserve, investisseur à titre personnel, a de son côté déclaré : « Ce que j’ai aimé dans le projet d’Alenvi c’est le diagnostic de départ que j’ai trouvé très juste : le modèle RH actuel sous-évalue les professionnels d’accompagnement ce qui impacte la qualité du service humain. Et la solution que propose Alenvi ce n’est pas d’inventer un nouveau métier, ni une nouvelle activité. C’est le même métier mais fait différemment, sur un modèle RH qui est innovant car il laisse plus de place à la responsabilisation des personnes. »

  • CIED

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