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  • La Principauté de Monaco lance sa stratégie e-santé et se dote de services numériques dès 2019

    Faire du numérique en santé un axe stratégique majeur de sa politique de santé et de sa digitalisation, telle est l’ambition affirmée de la Principauté de Monaco en lançant une feuille de route e-santé stratégique et opérationnelle. Didier Gamerdinger, conseiller du gouvernement, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a présenté son programme e-santé le 6 novembre 2018.

    Celui-ci s’inscrit dans une vision d’excellence de la santé de demain, centrée autour du besoin du citoyen-patient et de l’ensemble de professionnels de santé.

    Le programme propose dès 2019 des premiers services aux citoyens et aux professionnels de santé, dans un cadre souverain et de sécurité des données :
    • un portail patient
    • un annuaire de professionnels de santé
    • des prises de rendez vous en ligne

    Un travail d’articulation avec les projets des acteurs de l’offre de soins est en cours afin de soutenir les initiatives et d’être en cohérence avec les acteurs de terrain.

    Une ambition d’État digital à l’échelle de l’Estonie et du Luxembourg

    Pour la principauté, l’usage des nouvelles technologies de l’information et des télécommunication dans le domaine de la santé est un levier de qualité et d’accessibilité des soins dans une société du numérique. La E-santé a un double enjeu stratégique pour la principauté : être à la pointe des services numériques et apporter un service de qualité en santé; axe fort de sa politique publique. La stratégie est articulée en plusieurs phases. La volonté de construire une stratégie de services numériques en santé à l’échelle de l’état, positionne la principauté parmi les politiques publiques les plus avancées dans ce domaine (Estonie, Luxembourg). Le portail, l’annuaire des professionnels de santé, la page info santé et la prise de rdv sont une première brique mise en place dès 2019 qui va être enrichie par des services à fortes valeurs pour les patients et les professionnels.

    L’objectif est de soutenir la politique de santé et de garantir le meilleur service à tous (citoyens, patients et professionnels) :

    • Dématérialisation des examens,
    • Prescription électronique,
    • Prévention,
    • Maintien à domicile, etc.

    Une co-construction avec les professionnels de santé

    La principauté ne souhaite pas remplacer les stratégies et actions portées par chaque établissement et professionnel de santé. Il s’agit d’accompagner la transformation du secteur de la santé en en faisant un axe fort de la stratégie numérique de la principauté. La principauté travaille et travaillera donc avec les acteurs de terrain. Il y a notamment un profond travail d’entretiens et de recueil en cours.

    Qui dit numérique dit protection des données et la principauté accorde un importance de premier plan à ce sujet. Toutes les garanties seront mises en place. La promesse est bien de faire rentrer la politique de santé et les acteurs de santé de la Principauté dans le numérique en mettant en place des services à forte valeur, en construisant des infrastructures robustes et sécurisée et en se donnant les moyens de pouvoir demain investir sur des sujets innovants tels que l’IA.

  • Theranos parmi les 7 start-ups en santé à forte valeur ayant déposé le bilan en 2018 (B. Insider)

    Sept start-ups du secteur de la santé figurent parmi le classement des 25 start-ups américaines à forte valeur soutenues par des fonds de capital-risque qui ont déposé le bilan en 2018, une liste diffusée le 18 novembre 2018 par Business Insider, qui a examiné les données de la société de base de données SaaS PitchBook, spécialisée dans le capital-risque, le capital-investissement ainsi que les fusions et acquisitions.
    « Même les entreprises privées bien établies courent un risque constant d’échec, comme en témoignent certaines des startups qui ont cessé leurs activités cette année », commente Business Insider.

    En tête du classement global arrive Theranos, qui a développé une technologie d’analyse du sang. Sa valeur s’élevait à 9 milliards de dollars US, soit près de 8 milliards d’euros, une valorisation supérieure à celle de toutes les autres startups combinées.

    Les 6 autres start-ups santé faisant partie du classement sont les suivantes :
    Medical Simulation : produits de simulation pour la formation médicale (évaluation de 194 Mds US$, soit 170 M €) ;
    ReVision Optics : implants chirurgicaux pour perte de vision (évaluation à 183 M US$, soit 161 M €) ;
    Candescent Health : logiciel de radiologie (évaluation de 145 M US$, soit 127 M €) ;
    Paieon : technologie d’imagerie médicale (évaluation de 136 M US$, soit 119 M €) ;
    Winx : systèmes de thérapie du sommeil (évaluation de 115 M US$, soit 101 M €) ;
    Claritas Genomics : tests génétiques pédiatriques (évaluation à 60 M US$, soit 53 M €).

    De manière générale, trois des sociétés listées existaient depuis plus de 20 ans.

  • Étude : le potentiel des miroirs intelligents pour surveiller notre santé (Nature’s Digital Medicine)

    Des chercheurs américains de l’école de médecine Mount Sinaï (New York) ont enquêté sur le potentiel des miroirs intelligents dans le domaine de la santé. Les prototypes de miroirs équipés de capteurs 3D, de microphones, de caméras, et connectés à un ordinateur avec un logiciel reposant sur l’intelligence artificielle peuvent enregistrer des données physiologiques, réaliser des diagnostics et délivrer des conseils en conséquence, ont-ils remarqué.

    Les auteurs de cette étude*, publiée le 8 novembre 2018 dans Nature’s Digital Medicine, estiment que ces équipements commenceront par être utilisés dans un univers médical avant d’être intégrés dans la vie quotidienne.

    Des miroirs 2.0 dotés d’intelligence artificielle

    Utilisés surtout dans les industries automobile, textile ou pour sécuriser une maison, les miroirs intelligents commencent à se développer dans le domaine de la santé.

    Concrètement, un vulgaire miroir peut devenir « intelligent » en plaçant une feuille de verre semi-transparente sur un écran numérique et en connectant ce matériel à un ordinateur avec des données entrantes et une caméra. L’écran peut afficher des informations en temps réel sur les conditions météorologiques ou de trafic, des alertes par e-mail et des calendriers, ainsi que des données collectées via des dispositifs portables.

    Le Smart Mirror 2.0 intègre quant à lui des capteurs multimodaux (plusieurs caméras, détection de mouvement, lasers, microphones, haut-parleurs), ainsi que des logiciels basés sur l’intelligence artificielle (AI) et sera donc capable de suivre l’activité, de surveiller l’état de santé et les mouvements de l’utilisateur, puis d’associer des informations contextuelles, telles que la météo, le calendrier et la localisation, avec des biomarqueurs numériques de santé.

    Ces outils s’inscrivent dans la droite ligne de la médecine personnalisée.

    Des chercheurs américains de l’école de médecine Mount Sinaï de New York ont essayé de construire un miroir intelligent à partir d’un écran LCD recouvert d’un verre semi-transparent. Leur prototype intégrait différentes fonctionnalités : les prévisions météorologiques, les données environnementales, la reconnaissance des visages, la localisation, la détection de l’humeur et l’estimation de la fréquence respiratoire.

    Premier constat : ces services standards ne sont pas encore totalement au point et nécessitent donc des recherches. Cependant, « nous avons la confirmation qu’il est possible de créer une architecture pour les miroirs intelligents pouvant être ajustée par un utilisateur en fonction de ses besoins », ont indiqué les chercheurs.

    Des prototypes capables de détecter le rythme cardiaque

    D’ailleurs, plusieurs prototypes existent déjà, tels que le Wize Mirror, équipé notamment de capteurs 3D et de caméras multi-spectrales, qui est capable de détecter la pâleur du visage, la graisse de ses tissus ou encore les expressions faciales et qui pourrait en déduire des informations sur le poids, la consommation de tabac, le stress ou encore le rythme cardiaque.

    Même si les premières expérimentations sont encourageantes, le développement du produit n’en est qu’au stade du prototype. Les chercheurs se sont interrogés pour savoir quand les miroirs intelligents rentreront dans la pratique. Ils font le pari que les progrès en matière d’intelligence artificielle vont booster ces dispositifs.

    Ils estiment qu’ils devraient commencer à changer la donne dans 4 domaines : l’ophtalmologie, la dermatologie, l’anthropométrie et le mouvement fonctionnel.

    Des miroirs intelligents pourraient décrypter les postures corporelles et poser des diagnostics orthopédiques.

     » Nous pensons que cinq applications médicales en bénéficieront le plus : la surveillance passive, la surveillance dynamique, la détection numérique de biomarqueurs, la télémédecine et la condition physique, indiquent les auteurs de cette étude. Toutes les données peuvent être collectées silencieusement sans aucune interaction gênante et fournies aux utilisateurs (ou partagées avec les médecins) uniquement sur demande (ou en présence d’anomalies) et éventuellement sous forme de résumés ou de tendances. Cela aide à minimiser le risque que les individus soient inondés avec trop d’informations à traiter et qu’ils puissent décider d’éliminer certains des signaux. »

    Se regarder pour percevoir les 1ers signes cliniques

    Les auteurs de ce travail considèrent que des caméras intégrées dans le miroir de la salle de bains ou ailleurs dans la maison pourraient aider à prédire de manière plus passive les problèmes de santé avant qu’ils ne se manifestent cliniquement. Les miroirs intelligents pourraient aussi faire leur entrée dans les gymnases et aider les personnes à élaborer des programmes personnalisés d’entrainement physique.

    Un besoin d’encadrement éthique

    Cependant, un tel développement nécessite encore des progrès technologiques pour que les miroirs enregistrent des données fiables.

    Par ailleurs, les données prouvant que ces données servent la médecine préventive manquent encore.

    Enfin, des questions éthiques se posent, et notamment concernant la confidentialité des données. « L’utilisation de caméras et de microphones pour collecter des données ainsi que le transfert de ces données vers des systèmes de stockage sur le cloud doivent être réglementés par des protocoles stricts qui font actuellement défaut », notent les chercheurs.

    En outre, certaines personnes pourraient ne pas vouloir tout savoir sur leur état de santé mais seulement souhaiter être informées sur certains aspects. « Des règles strictes sur l’étendue de la surveillance passive peuvent être nécessaires », préviennent les auteurs ce travail paru dans Digital Medicine le 8 novembre 2018.

    En conclusion, ils estiment que les miroirs intelligents pourraient devenir de vrais outils sanitaires, en étant utilisés en premier lieu en clinique puis intégrés ensuite un environnement domestique, comme cela a été le cas pour les glucomètres et les tensiomètres.

  • Symposium Elsevier « Aide à la décision clinique, IA et big data à l’hôpital », le 11/12/2018 à Paris

    Lors d’un symposium organisé par Elsevier le 11 décembre 2018 à la Maison des polytechniciens, des acteurs du monde médical et hospitalier partageront leurs réflexions sur le thème « aide à la décision clinique, IA et big data à l’hôpital ».

    Les intervenants tenteront notamment de répondre aux questions suivantes :
    • Quelle est la réalité actuelle de l’utilisation et de l’opinion des médecins par rapport à l’évolution de leurs systèmes d’information ? ;
    • Quelles sont les véritables perspectives des systèmes d’aide à la décision clinique, de l’IA et du machine learning appliqués à la santé ? ;
    • Comment l’arrivée de ces nouveaux outils va transformer la relation médecin-patient ?

    La participation à cet événement est gratuite. Les personnes souhaitant assister à ce symposium doivent remplir le formulaire d’inscription sur le site de Elsevier, en suivant le lien ci-contre. Le nombre de places étant limité, les intéressés recevront un email confirmant leur inscription dans les prochains jours suivant leur demande.

    Programme

    9h15 Introduction

    • John Danaher – President, Elsevier Clinical Solutions

    9h30 – 12h30 Systèmes d’aide à la décision : définition, usages et limites

    Modérateur : Thomas London – Président du Healthcare Data Institute & Senior Leader of Health System Transformation, McKinsey & Company

    9h30 – 11h Outils d’aide à la décision clinique : de quoi parle-t-on?

    • Pr Anita Burgun – Pr Médecin spécialiste en biostatistique médicale Santé Publique, Paris-Descartes & HEGP, Association française d’informatique médicale
    • Dr Ian Chuang – Chief Medical Officer, Elsevier EMEALAAP Health
    • Dr Jacques Lucas – Vice-Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, Délégué Général au Numérique
    • Dr Brigitte Seroussi – Sorbonne Université, AP-HP, DSSIS, Association française d’nformatique médicale

    11h – 11h30 Pause

    11h30 – 12h30 Nouveaux outils : l’attente des hôpitaux et la gouvernance médicale

    • Dr Thierry Godeau – Président de la CME Groupe Hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis, président de la Conférence nationale des présidents de CME des CH
    • Pr Antoine Magnan – Président de la CME du CHU de Nantes, président du CNCR
    • Antoine Malone – Directeur projets innovation à la Fédération hospitalière de France

    12h30 – 13h30 Cocktail déjeunatoire 13h30 – 17h30 Comment et jusqu’où l’hôpital peut-il intégrer les outils d’aide à la décision : retours d’expérience

    13h30 – 14h Places respectives de l’Intelligence Artificielle et de l’humain dans la médecine du futur

    • Pr Serge Uzan – Conseiller spécial auprès du président de Sorbonne Université, directeur délégué de l’Institut universitaire de cancérologie, conseiller national de l’Ordre des médecins, président du Comité de pilotage de la recertification des médecins

    14h00 – 15h Quelles conditions pour faciliter l’échange et le partage de données – patients, informations et connaissance ?Modérateur :

    • Pr Marc Cuggia – Professeur d’informatique médicale (PUPH, MD, PhD) à l’Université de Rennes 1, co-pilote de la mission de préfiguration du Health data Hub, responsable de l’unité « fouille de données » au CHU de Rennes, co-oordinateur du réseau des centres de données cliniques du Grand Ouest
    • Maître Pierre Desmarais – Avocat spécialisé en droit du numérique et des données, Cabinet Desmarais Avocats
    • Olaf Lodbrok – Senior vice president & general manager precision medicine, Elsevier
    • Pr Marie-France Mamzer – PU-PH éthique et médecine Légale, faculté de médecine de l’université Paris-Descartes, laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale
    • Frédéric Rimattei – Directeur général adjoint, CHU de Rennes

    15h – 15h45 Outils d’aide au diagnostic

    Modérateur : Carlos Jaime – Directeur général InterSystems France, président du domaine d’activité stratégique TIC & Santé de Medicen Paris Région

    • Dr Gaspard d’Assignies – Radiologue interventionnel, fondateur de la start-up Incepto Medical, Fondateur du groupe de travail Intelligence Artificielle de la Société Française de Radiologie
    • Olaf Lodbrok – Senior Vice President & General Manager Precision Medicine, Elsevier
    • Pr Pascal Pujol – PU-PH, université de Montpellier, Chef du service d’oncogénétique – CHU de Montpellier, président de la Société française de médecine prédictive et personnalisée

    15h45 – 16h15 Pause

    16h15 – 17h15 Outils d’aide à la prise en charge

    Modérateur : David Delerue – Directeur associé, Alicante

    • Dr Didier Demory – Médecin hospitalier anesthésie réanimation, vice-président de la CME Centre hospitalier intercommunal Toulon-La-Seyne-sur-Mer, Président de la CME du GHT Var 83
    • Dr Carlos El Khoury – Fondateur coordinateur réseaux RESCUe RESUVal, chef de pôle « urgence, médecine et soins critiques » au centre hospitalier de Vienne
    • Dr Alain Livartowski – Médecin oncologue médical – Institut du thorax Paris, directeur-adjoint à la direction des data – ensemble hospitalier de l’Institut Curie, responsable des projets e-santé
    • Robert Nieves – Vice President of Health Informatics – Elsevier Clinical Solutions
    • Dr Michael von Wagner – Consultant for internal medicine and senior physician in the department for gastroenterology – University Hospital Frankfurt

    17h15 – 18h00 Outils d’aide au renforcement du rôle du patient

    Modérateur : Jean-Pierre Thierry – France Assos Santé

    • Pr Gilles Defer – Neurologue, Centre ressources et compétences (CRC)-SEP et pôle « recherche, prévention et santé publique » au CHU de Caen, président du Réseau normand de prise en charge de la SEP
    • Pr Corinne Isnard-Bagnis –  Professeure à Sorbonne Université et néphrologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière
    • Dr Nizar Mahlaoui – MD, MSc, MPH, CEREDIH : Centre de référence déficits immunitaires héréditaires, SCETIDE : Registry of Stem CEll Transplantation for Primary Immune Deficiencies in Europe, Imagine Institute
    • Gérard Raymond – Président de la Fédération française des diabétiques

    18h00 Clôture

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • PLFSS 2019 : la commission mixte paritaire n’est pas parvenue à élaborer un texte commun

    La commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS 2019), qui s’est réunie le 20 novembre 2018, n’est pas parvenue à un accord et n’a donc pas pu élaborer un texte commun sur le PLFSS 2019.

    Elle a notamment pris acte de son désaccord sur l’article 44 du texte, qui prévoyait la sous-revalorisation des prestations sociales en 2019 et 2020 et que le Sénat avait modifié pour rétablir le processus d’indexation des prestations sur l’inflation prévisionnelle appliqué entre 1994 et 2016.

    Le même jour, les sénateurs ont modifié le projet de loi, par 181 voix contre 125.

    Des points de désaccords « peu nombreux » mais « suffisamment importants »

    « Les points de désaccords sont finalement peu nombreux, a déclaré Alain Milon, président de la commission des affaires sociales du Sénat, mais suffisamment importants pour rendre à mes yeux difficile l’élaboration d’un texte de compromis entre nos deux assemblées.

    Ils portent en particulier sur le choix fait par le gouvernement de ne pas revaloriser les prestations sociales en 2019 et 2020 et sur l’absence de choix en matière d’âge de la retraite alors qu’il semble au Sénat que ce choix, non seulement est inéluctable mais encore qu’il doit désormais intervenir le plus rapidement possible. »

    La « nécessaire suppression » de la trajectoire financière prévoyant des coupes de TVA de 3,5 Mds €

    Dans l’optique de la nouvelle lecture, Jean-Marie Vanlerenberghe, le rapporteur général pour le Sénat, a insisté auprès des députés sur la « nécessaire suppression » de la trajectoire financière prévoyant des coupes de TVA de 3,5 milliards d’euros en 2021 et de 5 milliards d’euros à partir de 2022.

    « Ces coupes sombres reviennent à « faire les poches de la sécu » avant qu’elles ne soient pleines alors que sa trajectoire financière est encore très incertaine. Pire, au vu même des projections, non pessimistes, du gouvernement, elles se traduiraient par la persistance d’une dette de la branche maladie et du FSV de 14,5 milliards d’euros à fin 2022, ce qui ne serait pas acceptable alors que l’on prétend amortir l’ensemble de la dette sociale. »

    Les rapporteurs du PLFSS

    La commission des affaires sociales est présidée par Alain Milon (Les Républicains, Vaucluse).

    Les rapporteurs du PLFSS sont :

    pour les recettes et les équilibres généraux :

    Jean‑Marie Vanlerenberghe, rapporteur général (Union centriste, Pas-de-Calais) ;

    pour l’assurance maladie :

    Catherine Deroche (Les Républicains, Maine-et-Loire) ;

    pour les accidents du travail et les maladies professionnelles :

    Gérard Dériot (Les Républicains, Allier) ;

    pour le secteur médico-social :

    Bernard Bonne (Les Républicains, Loire) ;

    pour l’assurance vieillesse :

    René-Paul Savary (Les Républicains, Marne) ;

    pour la famille :

    Élisabeth Doineau (Union centriste, Mayenne).

  • Blockchain : malgré l’enjeu stratégique, les entreprises européennes tardent à se saisir du sujet

    La blockchain est perçue comme une innovation technologique comme une autre avec un avantage compétitif, tel est le constat dressé par le cabinet Cognizant, entreprise suisse de conseil en technologies et en numérique dans son étude  « Blockchain in Europe: Closing the Strategy Gap » . Publiée à l’occasion de la conférence « Blockchain Paris » qui se tiendra les 27 et 28 novembre 2018, elle dresse un état des lieux de l’avancée de la technologie dans les entreprises européennes. 

    Selon le rapport, 83 % des chefs d’entreprise européens sont pleinement conscients du potentiel présenté par la blockchain et 97 % déclarent avoir défini leur stratégie sur le sujet. Néanmoins, la blockchain est traitée par les entreprises comme n’importe quelle autre innovation technologique et son avantage compétitif est mis en avant plutôt que pour son potentiel de rupture.

    L’étude montre que de nombreuses entreprises en Europe travaillent déjà sur divers cas d’utilisation de la blockchain dans un grand nombre de domaines, l’accent étant mis sur les opérations et l’IT. Les Européens sont néanmoins moins enthousiastes que les américains sur l’importance de l’impact de la blockchain sur les processus de l’entreprise.

    La moitié des répondants (49 %) a déclaré que la blockchain enrichirait les modèles d’exploitation actuels, sans les modifier radicalement.

    Selon Cognizant, l’approche par écosystème ouverte requise par la blockchain nécessitera un changement radical de mentalité, y compris la nécessité de collaborer avec des partenaires externes comme peu d’entreprises l’ont fait auparavant. Or, moins du tiers des répondants a déclaré avoir commencé à travailler avec des parties prenantes externes, telles que des partenaires de l’industrie ou des concurrents.

    Du côté des startups, nombre d’entre elles ont des idées qui « semblent excellentes » ou prétendent s’attaquer à un énorme problème mondial mais elles manquent de spécificité sur le problème à résoudre et d’une profonde compréhension du marché et des mécanismes d’incitation, y compris des domaines de concurrence pour les acteurs du marché et leurs liens de collaboration.

    Sur la santé, Berlin est vu comme un pôle clé de la blockchain en Europe avec la présence du think tank Blockchain for Science, qui explore les possibilités d’utilisation de la blockchain en tant que plateforme « open science ».

    D’autres projets abordent la nécessité d’une plus grande transparence dans les publications de recherche médicale, telles que PEvO21 et le projet Zille de BITS (Blockchain for Independent and Transparent Science), qui introduit un «jeton de transparence» sur la blockchain en tant que preuve symbolique de la neutralité sur le marché de la publication de recherche scientifique.

    Pour aller plus loin et dépasser les freins, Cognizant préconise aux entreprises 4 axes de travail : 

    • voir la blockchain non pas comme une technologie mais un nouveau modèle de marché ;
    • développer des cas d’usages et des prototypes spécifiques à la blockchain ;
    • creuser en profondeur les problématiques à adresser avec la blockchain ;
    • définir des scénarios business basés sur la blockchain.
  • La conférence Lab Santé Île-de-France aura lieu le 7 décembre 2018 à Paris

    La conférence Lab Santé Île-de-France sera organisée le 7 décembre 2018 à Paris par l’Agence régionale de santé Île-de-France, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Île-de-France et Medicen Paris Region.

    L’événement s’adresse aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site de la CCI via le lien ci-contre.

    Programme

    Animatrice : Linda Labidi, journaliste économique, Forbes

    8h30 Accueil café  9h00 Ouverture

    • Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France
    • Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France

    Pitchs

    • Pr Ronan Roussel, chef de service de diabétologie-endocrinologie et nutrition de l’hôpital Bichat
    • Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm, Hôpital Saint-Antoine
    • Jacques Léglise, directeur général de l’hôpital Foch
    • Samir Medjebar, directeur du développement de Bioserenity
    • Pierre Lebon, directeur du centre de ressources et d’expertise du Resah
    • Marylène Vicari, co-fondatrice du Liberté Living Lab
    • Guillaume Wasmer, directeur du Groupe hospitalier Nord Essonne
    • Échanges avec la salle

    Table ronde : Article 51, vers des expérimentations innovantes en santé

    • Natacha Lemaire, rapporteure générale du comité technique et du conseil stratégique de l’innovation en santé
    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie de l’ARS Île-de-France
    • Daniel Szeftel, co-fondateur de Semeia
    • Jean Bourhis, directeur des opérations institutionnelles et économiques à Novartis
    • Porteur du projet Epidaure-CDS

    12h15 Clôture – Trois questions à…

    • Pr Jean-François Dhainaut, Directeur du Lab Santé Île-de-France
    • Christian Lajoux, Président de Medicen Paris Region
  • CDS

    Centres de santénull

  • Diabeloop obtient le marquage CE du DBLG1, sa solution pour améliorer le contrôle glycémique

    La medtech Diabeloop a obtenu le marquage CE du DBLG1, sa solution technologique permettant d’améliorer le contrôle glycémique et la qualité de vie des patients atteints de diabète de type 1, a annoncé la société dans un communiqué diffusé début novembre 2018.

    L’appareil, « au cœur d’un système de boucle fermée hybride« , est composé d’algorithmes intégrés à un terminal sécurisé. Connecté à un capteur mesurant de manière continue le taux de glucose et à une pompe à insuline sous forme de patch, il peut anticiper l’évolution de la glycémie et commander automatiquement à la pompe l’administration d’insuline optimale.
    « Le système, auto apprenant et personnalisable, reproduit les fonctions insuliniques d’un pancréas et s’adapte à la physiologie et aux situations de vie des patients », précise Diabeloop.

    Le DBLG1 vise à simplifier le quotidien des personnes souffrant de diabète en leur permettant d’éviter plus facilement les hypoglycémies et les hyperglycémies.

    La société avance progressivement vers la phase de commercialisation du produit et espère mener à bien une nouvelle levée de fonds au 1er semestre 2019 « pour soutenir ce déploiement international et poursuivre [ses] ambitions en R&D », indique Marc Julien, co-P.-D.G. et CFO de l’entreprise.

    « Nous sommes fiers d’avoir franchi l’étape réglementaire du marquage CE, a déclaré Erik Huneker, fondateur et co-P.-D.G. de Diabeloop. Notre déploiement commercial se veut progressif afin d’assurer fiabilité et qualité de service aux patients. En parallèle, nous continuerons d’œuvrer pour une prise en charge du système la plus rapide possible. »