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  • Korian acquiert le réseau d’aide à domicile Petits-fils, intégré au nouveau pôle « Korian domicile »

    Korian vient d’acquérir pour un montant non divulgué Petits-fils, une société spécialisée dans l’aide et le maintien à domicile des personnes âgées, a annoncé le groupe français dans un communiqué publié le 26 novembre 2018, ajoutant avoir par ailleurs créé un nouveau pôle d’activités, Korian domicile, spécialement conçu pour améliorer ses services de soins et d’aide à domicile et auquel sera intégré Petits-fils.

    Petits-fils « opère via une activité en propre », couvrant Paris et les Hauts-de-Seine, et qui représente 25 % de son activité globale, indique le communiqué. La société a déployé depuis 2011 un réseau de franchisés, réunissant actuellement 58 agences au niveau national, « et qui se développe au rythme d’une quinzaine de franchisés par an« .
    En 2018, elle comptabilisera, en moyenne, 200 000 heures de prestations par mois. Son volume d’affaires s’élèvera ainsi à 40 millions d’euros pour cette année (+ 76 % par rapport à 2017).

    Damien Tixier et Pierre Gauthey, cofondateurs et actuels dirigeants de Petits-fils, rejoignent Korian. Il y poursuivront le développement de l’entreprise.

    Au vu de l’évolution démographique de la population française et des besoins croissants dans le domaine de l’accompagnement, Korian a identifié un potentiel de croissance « pour atteindre 200 agences Petits-fils à horizon 2023 sur l’ensemble du territoire ».

    « Des solutions diversifiées et adaptées »

    « Avec Petits-fils, nous entrons sur le marché du domicile avec l’un des acteurs de référence des services à la personne. Notre présence dans le domicile va nous permettre de proposer aux seniors et à leurs aidants des solutions diversifiées et adaptées, en amont et en aval de la prise en soin dans nos cliniques spécialisées et dans nos maisons de retraite médicalisées », a déclaré Sophie Boissard, directrice générale du groupe Korian.

    Objectif : « atteindre rapidement une couverture nationale »

    « Ce rapprochement avec Korian s’inscrit dans un projet long terme qui va bénéficier à tous : clients, salariés, franchisés, et intervenants. Il va nous permettre de disposer des ressources nécessaires pour accélérer le développement de Petits-fils afin d’atteindre rapidement une couverture nationale, et d’innover tout en conservant l’exigence de qualité qui fait notre force et notre réputation depuis 12 ans », ont déclaré Damien Tixier et Pierre Gauthey, dirigeants de Petits-fils.

    Une stratégie de diversification et d’enrichissement des offres de services

    Cette acquisition, opérée après la prise de participation majoritaire dans la société spécialisée dans la colocations entre personnes âgées Ages&Vie, s’inscrit dans la stratégie de diversification et d’enrichissement des offres de services établie dans le cadre du plan Korian 2020.

    Korian domicile, nouveau pôle d’activités du groupe

    Petits-fils sera intégré au pôle

    En parallèle de cette opération, Korian, qui gère plus de 360 établissements en France, a annoncé la création d’un nouveau pôle d’activité, baptisé « Korian domicile », auquel sera intégré Petits-fils et qui sera dirigé par Olivier Lebouché, qui était auparavant à la tête des activités « santé à domicile » d’Air Liquide en Europe. « Il supervisera également Korian solutions, l’agence digitale du groupe », précise le groupe.

    Par le biais de ce nouveau pôle, l’entreprise pourra proposer à ses clients une offre diversifiée de services d’accompagnement et de soins à domicile, qui complètera la prise en charge en soins de suite et de réadaptation assurée dans ses cliniques ainsi que la prise en charge en maisons de retraite médicalisées, dans le cadre de séjours de répit.

    Un chiffre d’affaires estimé pour 2018 à 75 millions d’euros

    L’ensemble des activités de Korian dans le domaine des soins à domicile, développées en France, en Allemagne et en Belgique (HAD et SSIAD), représente un chiffre d’affaires estimé à environ 75 millions d’euros pour l’année 2018, indique le groupe.

  • Doctolibgate : une campagne « Comment se désinscrire de Doctolib » vers les médecins

    Faciliter la procédure de sortie des plateformes privées de rendez-vous médicaux, tel est l’objectif des campagnes d’emailing aux médecins dont Health & Tech Intelligence a pris connaissance.

    Cette initiative relayée par au moins un syndicat de médecins libéraux vise à informer les médecins sur des pratiques web de la plateforme Doctolib, qui utilise les données d’usagers recueillies et ses algorithmes pour mettre en avant certains médecins inscrits sur la plateforme aux dépens de médecins référencés mais non actifs sur celle-là.

    Stanislas Niox-Chateau, président et cofondateur de Doctolib, n’est « absolument pas » inquiet d’être la cible d’attaques, indique-t-il au Quotidien du médecin, rappelant que son entreprise est en pleine croissance. Il assure que la plateforme n’accorde aucun favoritisme et n’opère aucun « détournement » de patients.

    Donner des arguments juridiques aux médecins libéraux pour demander leur désinscription sur Doctolib

    Dans un message intitulé « Comment se désinscrire de Doctolib », relayé par un syndicat – Doctolib est accusé de détourner les patients des médecins qui ne sont pas ses clients vers ses propres médecins clients.

    Le message appelle à alerter l’Ordre des médecins et à envoyer le mail type suivant – fourni clé en mains – au service client :

    Madame, Monsieur,

    Je réclame conformément à la loi le retrait de votre annuaire en ligne et de toute page faisant référence à mes données personnelles. Vous veillerez à effectuer une désindexation totale de cette page par une redirection 410 et en aucun cas par une redirection 301.

    Par ailleurs, conformément à l’article 39 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, je vous prie de bien vouloir m’indiquer si des informations me concernant figurent dans vos fichiers informatisés ou manuels.

    Dans l’affirmative, je vous demande de me faire parvenir une copie, en langage clair, de l’ensemble de ces données (y compris celles figurant dans les zones « blocs-notes » ou « commentaires »).

    Vous voudrez bien également me donner toute information disponible sur l’origine de ces données me concernant.

    Je vous rappelle que vous disposez d’un délai maximal de deux mois suivant la réception de ce courriel pour répondre à ma demande, conformément à l’article 94 du décret du 20 octobre 2005 pris pour l’application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée. »

    L’e-mail appelle à faire de même sur 5 autres plateformes avec une procédure facilitée : Docavenue, Keldoc, Mondocteur (rachetée en juillet 2018 par Doctolib et vouée à être fermée), RDVmedicaux et Lemedecin.fr.

    Une initiative qui révèle la guerre sur le marché des RDV en ligne et la difficile « acquisition » de médecins

    Avoir le plus de médecins référencés et utilisateurs pour proposer un accès le plus large possible aux patients est la clé du business des plateformes ou portails de rendez-vous en ligne. Les parts de marché sont donc limitées au nombre de médecins souhaitant s’abonner à un tel service.

    Cette initiative fait suite à une action nommée « Doctolibgate » lancée le 28 octobre 2018 et portée par L’UFML Syndicat épinglant certaines pratiques. Doctolib avait réagi à ces accusations et a communiqué avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise.

    Un autre front a été ouvert par la plateforme RDVmédicaux, qui a saisi l’Autorité de la concurrence pour que l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), qui utilise Doctolib, ouvre l’accès à sa base de médecins à tous les acteurs de la prise de rendez-vous en ligne.

    « Il n’y a aucun favoritisme et aucun détournement » (S. Niox-Chateau, Doctolib)

    « Nous avons contacté l’ensemble des médecins auteurs des critiques et leur avons proposé de discuter. La majorité ne souhaite pas nous recevoir. Certains ne connaissent même pas Doctolib ! », a déclaré Stanislas Niox-Chateau, président et cofondateur de la plateforme, dans le cadre d’une interview accordée au Quotidien du médecin et publiée le 27 novembre 2018.

    Il précise qu’il « n’y a aucun favoritisme, aucun « parasitisme » et aucun détournement », ajoutant qu’il n’existait pas de modèle économique ou marketing. « Avant, le patient était redirigé vers la page d’accueil de Doctolib pour rechercher un nouveau praticien si le sien avait supprimé sa fiche de l’annuaire. Il s’agissait dans la majorité des cas de médecins partis en retraite. (…) Aujourd’hui, le patient est redirigé vers une page d’erreur. Ça n’a donc aucun impact pour personne. »

    Le responsable rappelle par ailleurs que la base du développement de la plateforme est « de travailler avec les praticiens », qui « votent pour les nouvelles fonctionnalités ou donnent leur avis pour améliorer le service » et qui sont aussi mobilisés « pour accélérer [les] innovations [de l’entreprise] ou animer les communautés médicales ». 

  • GE Healthcare dévoile de nouveaux smart dispositifs basés sur Edison, une plateforme dédiée à l’IA

    GE Healthcare va proposer de nouvelles applications et dispositifs intelligents basés sur Edison, une plateforme permettant d’accélérer le développement et l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) et de fournir des soins plus rapides mais aussi plus précis, a annoncé le conglomérat multinational américain dans un communiqué publié le 24 novembre 2018.

    Parmi ces nouveautés figurent deux solutions, pas encore disponibles sur le marché, que le groupe présente actuellement à la 104e réunion annuelle de la Société de radiologie de l’Amérique du Nord (RSNA)*, qui se tient du 25 au 30 novembre 2018 à Chicago, :
    AIRx, une solution conçue pour détecter et prescrire automatiquement des imageries pour des examens neurologiques de routine et difficiles ;
    Critical Care Suite, premier outil du genre à intégrer l’IA dans un appareil d’imagerie à rayon X.

    Edison fait partie du portefeuille numérique du groupe, qui représente un milliard de dollars (883 millions €), et sera placé au centre des partenariats et produits d’intelligence artificielle existants de l’entreprise. Les partenaires cliniques de GE Healthcare utiliseront la plateforme pour développer des algorithmes et les partenaires technologiques collaboreront avec la société pour intégrer aux applications et aux appareils intelligents Edison leurs dernières avancées en matière de traitement de données.

    4 nouveaux appareils

    Le marché de l’IA appliquée au secteur des soins devrait atteindre 5,8 Mds € en 2021

    Le marché de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine des soins devrait atteindre 6,6 milliards de dollars américains (5,8 Mds €) en 2021, indique GE Healthcare dans son communiqué, ajoutant que 39 % des dirigeants de prestataires de soins affirment investir dans cette technologie, et plus précisément dans l’apprentissage automatique (machine learning) et l’analyse prédictive (predictive analytics).

    À l’occasion de la 104e réunion annuelle de la Société de radiologie de l’Amérique du Nord (RSNA), le groupe présente les applications et appareils suivants, basés sur Edison :

    • AIRx : un outil de flux de travail automatisé basé sur l’IA pour l’IRM du cerveau visant à améliorer la cohérence et la productivité des professionnels de santé. Le produit a été conçu pour détecter et prescrire automatiquement des imageries pour des examens neurologiques de routine et difficiles afin d’obtenir des résultats cohérents et quantifiables. L’objectif est de réduire le risque de rappel d’un patient en raison d’un mauvais placement des coupes. La précision de l’image est particulièrement importante lors d’une évaluation longitudinale de maladies comme Alzheimer et la sclérose en plaques, commente GE Healthcare.
      AIRx propose un modèle de réseau neuronal pré-formé qui exploite des algorithmes d’apprentissage en profondeur et de reconnaissance de l’anatomie, basé sur une base de données de plus de 36 000 images provenant d’études cliniques et de sites de référence.
      • En attente de l’homologation 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA). Non disponible à la vente.
    • Critical Care Suite, sur Optima XR240amx : premier appareil du genre à intégrer l’IA dans un appareil d’imagerie à rayon X. La solution a été élaborée pour identifier et hiérarchiser rapidement les cas critiques, tels que le pneumothorax. Elle utilise une suite d’algorithmes d’intelligence artificielle, conçue pour identifier avec une grande précision cette affection potentiellement mortelle qu’est le pneumothorax dans les radiographies du thorax.
      • En attente de l’homologation 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA). Non disponible à la vente.
    • L’abonnement CT Smart (CT Smart Subscription) : donne accès à tous les logiciels les plus récents pour les appareils CT à tout moment. Les applications peuvent être sélectionnées en fonction des besoins propres à un hôpital ou à un système de santé, avec des options allant de la détection des hémorragies intracrâniennes et des accidents vasculaires cérébraux à l’optimisation de l’évaluation de la fonction cardiaque.
    • LOGIQ E10 : augmente la productivité du processus de segmentation des lésions par l’automatisation du procédé. La technologie éviter d’avoir à mesurer manuellement les lésions en segmentant une lésion identifiée du sein, de la thyroïde ou du foie et en fournissant automatiquement une trace de la lésion et de la zone correspondante.

    « Les deep data ont beaucoup de signification cachée mais il faut une grande sophistication pour en extraire la valeur, a déclaré la Dr Rachael Callcut, partenaire du développement de Critical Care Suite, professeure agrégée de chirurgie à l’université de Californie à San Francisco, chirurgien à l’UCSF Health et directrice de la science des données pour le Center for Digital Health Innovation de l’UCSF. L’intelligence artificielle nous donne l’occasion de voir des tendances que nous ne percevons pas et de changer notre façon de soigner les patients, ce qui peut finalement améliorer les résultats. »

  • La santé, « domaine prioritaire de l’application de l’IA » en Chine (Aifang Ma, Sciences Po – note)

    « En Chine, la santé est le domaine prioritaire de l’application de l’[intelligence artificielle (IA)] et des progrès spectaculaires sont constatés dans le pays, analyse Aifang Ma, doctorante et enseignante au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po, dans une note publiée le 12 novembre 2018 (L’intelligence artificielle en Chine : un état des lieux). Elle précise que le marché chinois de la santé digitale a connu une forte croissance à partir de 2014 et a généré plus de 10 milliards de yuans (environ 247 milliards d’euros) en 2017*.

    Dans ce document, Aifang Ma revient de manière plus générale sur les politiques chinoises qui ont permis l’essor de l’IA au sein du pays. « De l’élaboration de stratégies conquérantes aux investissements colossaux engagés, les géants de l’e-commerce et le gouvernement de Xi Jinping ont façonné un climat social propice au développement de cette nouvelle technologie », constate Aifang Ma, soulignant que l’objectif du parti communiste chinois, « clair », est de rattraper les États-Unis sur ce marché d’ici 2020, de les dépasser en 2025 et de devenir le leader mondial de l’intelligence artificielle en 2030, tous secteurs confondus.

    L’IA peut aider à surmonter les défis du système de santé chinois

    Selon Aifang Ma, le développement important de la e-santé en Chine est la résultante de « deux facteurs importants » :

    • la faible couverture médicale ;
    • le gain de temps et les économies promis par l’intelligence artificielle (IA).

    Investir dans l’IA dans le secteur de la santé « pourraient aider à considérablement améliorer l’accès des citoyens chinois aux services médicaux de bonne qualité », souligne la spécialiste, rappelant que la Chine, d’une population de 1,379 milliard d’habitants, ne dispose que de 1,5 médecin pour 1 000 personnes (source : Le Vent de la Chine, art. cit.).

    Aidés par l’intelligence artificielle, les médecins pourraient s’occuper d’un nombre plus importants de patients par jour tout en maintenant la qualité de l’offre de soins.

    Les grandes entreprises, dont Ping An et Alibaba, s’imposent sur le marché

    Aifang Ma évoque l’attrait de nombreuses entreprises chinoises pour le marché de l’IA en santé, ces dernières ayant flairé « le potentiel commercial du secteur ».

    • Le groupe d’assurances Ping An, avec un chiffre d’affaires en 2017 de 975 milliards de yuans (environ 125 milliards d’euros), « s’impose aujourd’hui comme numéro un mondial de l’assurance », devant les géants Allianz et Axa (source : « Ping An, le géant chinois de l’intelligence artificielle », Julie Zaugg, Letemps.ch, 4 mai 2018), indique Aifang Ma, précisant que « la capacité d’innovation en matière d’application de l’IA contribue au succès commercial que le groupe a pu remporter en moins de trente ans ».
      • L’application Good Doctor, branche médicale de Ping An et cotée à la Bourse de Hong-Kong, comptabilise 193 millions d’utilisateurs. Elle dispose d’un réseau de plus de 1 000 médecins, de 3 100 hôpitaux et de 1 100 cliniques (source : « Ping An, le géant chinois de l’intelligence artificielle », Julie Zaugg, Letemps.ch).
    • AliHealth, à l’origine d’une plateforme élaborée dans le cadre de la stratégie Double H (Health and Happiness) du groupe Alibaba, est devenu leader dans le domaine de la e-pharmacie et des services pharmaceutiques O2O (« online to offline »). La solution est utilisée par des habitants de plus de cent villes chinoises.
    • L’application Weiyi, proposée par le groupe Weiyi du Zhejiang (province de l’est de la Chine), permet de prendre gratuitement des rendez-vous médicaux en ligne et ainsi de lutter contre les problèmes d’accès aux soins, en particulier dans les déserts médicaux. Elle est intégrée dans plus de 900 hôpitaux chinois.

    IA : la Chine veut devenir le leader mondial d’ici 2030

    En juillet 2017, le Conseil des affaires d’État a dévoilé son « Plan de développement de la prochaine génération d’intelligence artificielle pour la période de 2016 à 2030 ». C’est dans ce document que la Chine révèle vouloir devenir le leader du domaine.

    « Pour ce faire, le gouvernement mise sur la définition de programmes nationaux sur le long terme et sur les partenariats entre les différents acteurs agissant pour le compte des entreprises et de l’État dans le cadre d’une vision politique ambitionnant clairement le leadership mondial de la Chine au XXIème siècle », observe-t-elle.

    La Chine envisage d’atteindre son but, soit devenir le leader mondial de l’intelligence artificiel, en trois étapes :

    1. 2020 : « le pays doit avoir réalisé une découverte majeure dans les théories fondamentales et les technologies clés liées au big data, à l’automation et à l’application de l’IA aux médias de masse ».

    Le pays souhaite d’ici deux ans avoir participé à l’élaboration de normes et de standards internationaux relatifs à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    Selon les ambitions du gouvernement, le secteur s’élèvera alors au sein du pays à environ 23 milliards de dollars américains (environ 20 Mds €) et les secteurs liés à 156 milliards de dollars (environ 138 Mds €).

    2. 2025 : « l’IA devra être la dynamique principale de croissance économique et de mise à niveau de l’économie »

    La technologie devra être utilisée dans des domaines clés, tels que la santé, les villes intelligentes (smart cities), l’agriculture intelligente et la défense, précise Aifang Ma, alors qu’un cadre juridique et éthique ainsi qu’un système réglementaire de l’IA prendront forme.

    Le secteur devrait alors atteindre les 63 milliards de dollars (environ 56 Mds €) et les secteurs liés 781 milliards de dollars (environ 690 Mds €).

    3. 2030 : « la Chine devra être leader mondial dans le secteur de l’IA »

    « Elle aura fait une percée significative dans la recherche sur le cerveau, commente Aifang Ma. Elle sera devenue le centre mondial d’innovation de l’IA et une référence sur la réglementation. Le cadre juridique et éthique de l’IA aura atteint sa maturité. »

    Le secteur devrait alors valoir 156 milliards de dollars (environ 56 Mds €) et les secteurs liés 1 562milliards de dollars (environ 690 Mds €).

    Autres plans établis par les autorités chinoises

    • Le ministère de la Science et des Technologies, la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC), le ministère de l’Industrie et de l’Informatique et le Bureau de régulation de l’Internet et des télécommunications ont publié le 18 mai 2016 le « Plan d’action de trois ans pour la promotion de l’Internet Plus et de l’intelligence artificielle (2016-2018) », dont l’objectif est que le Chine ait achevé la structure industrielle du projet. Un système de services d’innovation et de standardisation devra avoir été mis en place et le niveau technologique ainsi que le degré d’industrialisation de l’IA devront avoir rattrapés la moyenne internationale ;
    • le ministère de l’Industrie et de l’Informatique et le ministère des Finances chinois ont publié le 28 septembre 2016 un document officiel intitulé « Modalités de mises en œuvre du projet de fabrication intelligente en Chine (2016-2020) » afin de promouvoir l’application industrielle de l’IA.
  • FET

    Field Effect Transistornull

  • WeHealth by Servier lance une solution portable de détection de l’infarctus avec Mobiosense (Taïwan)

    WeHealth by Servier, le département e-santé du groupe pharmaceutique français, et Mobiosense, une start-up fondée par d’anciens camarades de l’université nationale de Taïwan (NTU), vont développer et commercialiser une « plateforme digitale portative de diagnostic sanguin fonctionnant grâce à son biocapteur à semi-conducteurs breveté » dans l’optique d’accélérer (1h au lieu de 6-12h) et d’améliorer le diagnostic de l’infarctus du myocarde.
    Les deux sociétés ont annoncé la signature d’un accord de partenariat dans un communiqué publié le 26 novembre 2018.

    La technologie de Mobiosense, baptisé « HERO », est la première solution portable de détection de l’infarctus actuellement en cours de développement, indiquent les deux sociétés. Il s’agit plus précisément d’un dispositif numérique portatif reposant sur un test de la troponine I hypersensible (hs-cTnI), biomarqueur de référence de l’infarctus.

    Dans le cadre de cette alliance, l’entreprise taïwanaise, également basée à Boston (États-Unis), sera en charge des aspects financiers et apportera un soutien en matière de ressources à WeHealth by Servier.

    Raccourcir la durée des séjours hospitaliers

    La solution de Mobiosense permet d’évaluer la concentration de hs-cTnIau au chevet du patient lors des services de premiers soins (dans l’ambulance, aux urgences de l’hôpital…) et ainsi de raccourcir le processus traditionnel de test de troponine, qui passe de 6 à 12 heures avec le procédé actuel à 1 heure avec cette technologie.

    L’objectif est d’améliorer la qualité des soins mais aussi de limiter la durée du séjour à l’hôpital.

    Une méthode « à la fois très sensible et robuste »

    La plateforme digitale portative de Mobiosense  » utilise les principes des transistors à effet de champ (FET) pour effectuer des mesures électriques directes des biomolécules, sans réaction biochimiques intermédiaires », précise le communiqué.

    La méthode est donc « à la fois très sensible et robuste », une spécificité nouvelle sur le marché.

    Mobiosense veut créer une plateforme décentralisée visant différents biomarqueurs

    La technologie de Mobiosense a obtenu un soutien de la part des accélérateurs MassChallenge (États-Unis) et Philips HealthWorks ainsi que du programme Co.Create du Massachusetts General Hospital (MGH).

    La start-up taïwanaise veut « révolutionner le marché des tests de dépistage »

    En dehors du partenariat conclu avec WeHealth by Servier, l’entreprise taïwanaise cherche à déployer une plateforme facile d’utilisation et décentralisée visant différents biomarqueurs afin de « révolutionner le marché des tests de dépistage sur les lieux de prestation des soins », indique le communiqué.

  • SNACs : sans attendre l’accord cadre national, le GCS e-santé Bourgogne lance un dialogue compétitif

    Le Groupement de coopération sanitaire (GCS) e-Santé Bourgogne a lancé le 14 novembre 2018 un dialogue compétitif sur les services numériques parcours de santé et coordination. La première étape repose sur la remise du mémoire technique le 10 décembre 2018.

    Cette publication intervient alors que le Resah, en accord avec la DGOS, doit publier depuis plusieurs mois un accord cadre spécifique sur le déploiement des services numériques d’appui à la coordination (SNACs) dans la poursuite du programme « Territoires de soins numériques » (TSN). L’objectif de cette démarche est de référencer des entreprises (conseil, intégrateurs, éditeurs, ou start-ups) à un niveau national capables de fournir les solutions et les accompagnements nécessaires à la mise en œuvre et au déploiement du programme « e-Parcours ».

    l’ARS Bourgogne Franche-Comté déploie le projet eTICSS

    Ancienne région « territoires de soins numériques » (TSN), l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne Franche-Comté a mis en œuvre le projet eTICSS sur un territoire expérimental situé au nord de la Saône-et-Loire (une population d’environ 350 000 habitants). 

    Basé sur l’utilisation d’une plateforme numérique du projet développée avec l’éditeur Orion Health, le projet vise à apporter des services dédiés à la coordination et au partage des informations pour les patients en situation complexe. Parmi les services, on peut citer :

    • l’identification exacte du patient et du cercle des professionnels et de proches autour de lui ;
    • un dossier de coordination polyvalent avec un volet clinique, des formulaires et tests d’évaluation ;
    • un plan personnalisé de santé (PPS) et son suivi ;
    • des outils de notification des professionnels ;
    • un catalogue numérique des formations en éducation thérapeutique du patient (ETP).

    Le déploiement de la plateforme sur le reste de la région Bourgogne-Franche-Comté a débuté début 2018. Il se construira autour de 7 axes :

    • garantir l’extension fonctionnelle des services eTICSS permettant de répondre aux besoins des parcours ;
    • intégrer tous les besoins de coordination et de partage d’information entre acteurs pour tous les patients ;

    • développer les fonctionnalités nécessaires au fonctionnement interne des plateformes territoriales d’appui (PTA) à la coordination.

    • intégrer et inter-opérer la plateforme eTICSS dans son environnement numérique national, régional, départemental et local ;

    • permettre l’analyse et l’amélioration médico-économique objective des parcours et fournir aux professionnels des outils pour un développement accru de la prévention ;

    • assurer le déploiement et l’usage des services eTICSS sur l’intégralité de la région Bourgogne-Franche-Comté en lien avec le déploiement du DMP ;

    • développer le bouquet de services numériques destiné aux usagers et notamment l’accès du patient et/ou des aidants à un portail dédié, en lien avec le portail numérique national.

    Pour répondre aux enjeux de l’approche « e-Parcours » et renforcer la coordination entre les professionnels sanitaires, médico-sociaux ou sociaux, le dialogue compétitif lancé par le GCS porte sur 4 objectifs :

    • sélectionner et construire un bouquet de services numériques adaptés aux parcours de santé et à leur coordination dans les sphères sanitaire, médico-sociale et sociale ;
    • assurer les prestations de maintenance, d’exploitation, de mise en œuvre sur un plan technique ;
    • appuyer le GCS e-santé Bourgogne, ses partenaires (GCS Emosist, ARS, etc.) et les accompagner pour faciliter l’adoption par les professionnels santé-social ainsi que les usagers des services numériques de coordination et de parcours ;
    • opérer l’appui du GCS e-santé Bourgogne, de ses partenaires (GCS Emosist, ARS, etc.) pour l’internalisation de tout ou partie des 3 premiers objets.
  • Étude : la télémédecine se développe lentement aux Etats-Unis (JAMA)

    En 2017, le nombre de consultations de télémédecine aux États-Unis a été estimé à 202 374 et moins de 6 Américains sur 1 000 y auraient eu recours, révèle une étude* menée par des chercheurs américains de la Harvard Medical School.

    Leur analyse montre à la fois une augmentation substantielle des actes de télémédecine et une pratique toujours marginale voire rare.

    Par ailleurs, les résultats de ces travaux publiés le 27 novembre 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) révèlent que les territoires ruraux ne profitent pas vraiment de cette nouvelle forme de médecine.

    Rembourser la télémédecine pour la développer

    Depuis le 15 septembre 2018, en France, les consultations médicales par visioconférence sont prises en charge par l’Assurance maladie. Aux États-Unis, 32 états ont adopté les « parity laws » en 2016, qui instauraient la prise en charge des actes de télémédecine. Ces lois visaient à promouvoir les soins à distance dans un pays où 20 % des citoyens sont confrontés à un manque de professionnels de santé. Depuis la mise en place de ces dernières, les données évaluant l’adoption de la télémédecine se font rares.

    Pour combler cette lacune, des chercheurs de la Harvard Medical School et de l’université de Pittsburgh ont examiné les tendances en matière d’utilisation de la télémédecine et leur association avec des facteurs régionaux (présence de « parity laws » et offre de médecins).

    Afin de dresser cet état des lieux, ils ont utilisé une base de données d’assureurs privés et de Medicare. Les données allant de 2005 à 2017 ont été recueillies et regroupées en 3 catégories de télémédecine : la santé mentale, les soins de premier recours et les autres spécialités. Les résultats de leur étude ont été publiés le 27 novembre 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

    Résultats : des patients très urbains

    • De 2005 à 2017, 217 851 patients ont reçu 383 565 visites de télémédecine.
    • L’âge moyen des utilisateurs de télémédecine était de 38,3 ans, dont 63,0 % de femmes et 83,3 % de résidents des zones urbaines.
    • Les utilisateurs de la télémédecine pour des soins de 1er recours étaient plus jeunes et plus urbains que ceux de la santé mentale.
    • Le taux de croissance annuel était de 52 % entre 2005 et 2014 puis de 261 % entre 2015 et 2017.
    • 53 % des actes de télémédecine étaient des consultations de santé mentale et 39 % de soins de médecine générale.
    • En 2017, les soins de premier recours ont fait un bond et sont devenus majoritaires.
    • Les consultations à distance pour des problèmes de santé mentale se sont particulièrement développées dans les zones sans psychiatres et dans des états remboursant ces actes.
    • Les soins de premier recours n’étaient pas associés à un manque de médecins.

    La commodité plus que la désertification

    « Bien que l’utilisation de la télémédecine ait considérablement augmenté de 2005 à 2017, son utilisation était encore rare en 2017 », écrivent les chercheurs de la Harvard Medical School qui ont participé à l’étude.

    Certes, ces données proviennent d’une seule population et peuvent difficilement se généraliser à l’ensemble du territoire américain, cependant, les auteurs de l’étude tiennent à souligner que malgré l’attention portée à la télémédecine en milieu rural, la plupart des utilisateurs de télémédecine vivaient en zone urbaine.

    Quant à la désertification médicale, elle dope les téléconsultations de santé mentale, remarquent-ils.

    En revanche, le recours à la télémédecine pour des soins de premier recours serait plus lié à la commodité de l’offre.

    En conclusion, les auteurs de ces travaux estiment que les lois prévoyant le remboursement des soins n’ont contribué qu’en partie à l’adoption de la télémédecine.

     

  • Rencontres FHP 2018 : la transformation en santé au coeur des débats, les 13 et 14/12/2018 à Paris

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) organise ses rencontres annuelles sur la thématique de la transformation en santé les 13 et 14 décembre 2018 au Carroussel du Louvre à Paris.

    Au programme, les sujets en lien avec le plan « Ma santé 2022 », soit :
    • la pertinence des soins ;
    • l’accès aux soins ;
    • le financement du système de santé ;
    • les établissements hors les murs ;
    • la santé numérique.

    Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de remettre les Trophées de l’hospitalisation privée au cours d’une cérémonie, qui aura lieu la veille de l’événement, le soir du 12 décembre, également au Carroussel du Louvre.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en suivant ce lien.

    En présence, entre autres, de :

    • la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn ;
    • Gérard Larcher, président du Sénat ;
    • Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des Travailleurs Salariés (NAMTS) ;
    • Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et pilote du chantier « financement » de la Transformation en santé.

    Pré-programme

    L’animation des débats sera assuré par le journaliste et animateur de télévision Guillaume Durand

    Pascal Picq, paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France, apportera aux débats son regard d’anthropologue et de spécialiste de la médecine évolutionniste.

    François Miquet Marty, président de l’institut Viavoice, révèlera les résultats 2018 du baromètre sociétal de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) réalisé auprès des Français sur leurs attentes.

    12 décembre 2018

     19h00 : Cérémonie des Trophées de l’Hospitalisation privée

     20h45 : Cocktail dinatoire sur l’espace d’exposition

    13 décembre 2018

    8h45: Accueil et petit déjeuner sur l’espace d’exposition

    9h15 – 9h30 : Intervention pré-liminaire « Les attentes des Français pour la Transformation du Système de Santé »

    Présentation des résultats du Baromètre sociétal Viavoice FHP

    • François Miquet Marty, président de l’Institut Viavoice

     9h30 – 10h30 : Ouverture des Rencontres de la FHP

    • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
    • Lamine Gharbi, président de la FHP

     10h30 – 11h15 : Plénière   » L’avenir appartient-il aux établissements hors les murs ? »

    • Docteur Elisabeth Hubert, présidente de la FNEHAD
    • Pierre-Jean Lancry, vice-président du HCAAM
    • Docteur Philippe Vermesch, président du SML
    • Philippe Vigier, député

     11h15 – 11h45 : Pause, inauguration et visite de l’exposition

     11h45 – 12h15 : Plénière « Pertinence des soins : une (r)évolution culturelle en santé ? » 

    • Docteur Julien Borowczyk, député LREM
    • Professeure Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé
    • Docteur Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF

     12h15 – 12h45 : Plénière  « Santé et Territoires »

    • Gérard Larcher, président du Sénat
    • Lamine Gharbi, président de la FHP

     12h45 – 13h05 : « L’Homme au cœur des Transformations »

    • Pascal Picq, anthropologue et professeur au Collège de France

     13h05 – 14h30: Déjeuner sur l’espace d’exposition

     14h30 – 16h15 : Assemblées générales et ateliers des syndicats de spécialité (réservés aux adhérents)

    • 14h30 – 16h15 : Atelier du syndicat FHP-MCO « Transports, où va-t-on ? »
    • 14h30 – 17h00 : Assemblée générale du syndicat FHP-SSR et points sur les réformes du financement et des autorisations avec le Docteur Martine Servat, cheffe de mission SSR, DGOS
    • 14h30 – 17h00 : Assemblée générale et atelier du syndicat FHP-Psychiatrie et point d’actualité sur l’évolution du modèle de financement

    À partir de 16h15 : Pause et visite de l’exposition

    19h30: Cocktail apéritif sur l’espace d’exposition

    20h45 : Soirée spectacle 

    21h30 : Cocktail dînatoire et soirée dansante

    14 décembre 2018

    9h00 : Accueil café sur l’espace d’exposition

    9h30 – 10h30 : Atelier FHP-SSR (réservé aux adhérents) « Pathologies chroniques et parcours patients : quels enseignements du système de santé canadien ? Retour d’expérience du voyage d’étude de la FHP-SSR »

    10h35 – 10h50 : Plénière « Les nouveaux défis de l’accès aux soins »

    • Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France

    10h50 – 11h45 : Plénière « Financement du système de santé : du passé, faisons table rase ? »   

    • Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, Ministère de la Santé
    • Agnès Couffinhal, économiste, OCDE
    • Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS
    • Valérie Rabault, députée 

    11h45 – 12h30 : Plénière « Santé numérique : Comment construire le système de soins de demain ?   Quels enjeux pour les hôpitaux et cliniques privés ? »

    • Dominique Pon, directeur de la Clinique Pasteur (Toulouse)
    • Professeur Guy Vallancien, chirurgien professeur de médecine
    • Professeur Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut Imagine

    12h30 – 12h45 : Plénière « En 2019, quels enjeux pour nos entreprises ? »

    • Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF

    12h45 – 13h45 : Cocktail déjeunatoire sur l’espace d’exposition

    13h45 : Assemblée générale de la FHP (réservé aux adhérents)

    14h45 : Clôture des Rencontres FHP

    15h00 : Conférence de presse

  • La start-up Santé Net lance une appli mobile pour les patients souffrant de douleurs chroniques

    Après avoir réalisé des tests fermés, la start-up lyonnaise Santé Net vient de lancer gratuitement sur l’App Store et Google Play l’application mobile MIA Confort afin de permettre aux patients souffrant de douleur chronique de mesurer leur état par le biais d’un système d’auto-évaluation (en notant de 0 à 10 sa douleur) et de répondre à des questionnaires sur la qualité de leur sommeil ou leur moral. Dans un communiqué publié le 16 novembre 2018, Santé Net présente sa solution comme un « carnet de santé digital de la douleur à destination des patients douloureux chroniques« .

    Par le biais de MIA Confort, classifié « confort du patient », l’utilisateur peut également indiquer ses prises de médicaments pour mieux suivre et améliorer son adhérence aux traitements. Toutes les informations enregistrées sur ces différents facteurs (moral, activité, fatigue, etc.) sont stockées dans un historique et présentées sous la forme d’une synthèse graphique pour permettre aux patients de « faire des corrélations entre l’évolution de leur douleur, de leur activité physique, de leur prise de médicaments ou de leur qualité de vie par exemple ».

    L’entreprise souhaite faire évoluer son produit numérique vers un dispositif médical, MIA Healthcare, qui serait davantage performant et conçu comme une aide au diagnostic à destination des professionnels de santé, indique Santé Net, qui précise vouloir élaborer d’autres applications sur la dépression, l’addictologie et la gestion du stress.

    Par ailleurs, la start-up a remporté le 15 novembre le prix « scientifique » dans le cadre des Victoires de l’Innovation 2018, organisé à Lyon.

    MIA Confort aide les patients :

    • à mieux suivre leur traitement ;
    • à mieux comprendre les facteurs déclencheurs de crises douloureuses ;
    • à mieux communiquer sur leur douleur ;
    • à améliorer la relation avec les soignants ;
    • à se constituer une carnet de bord de la douleur.

    L’application rappelle aussi à l’utilisateur les exercices de rééducation qu’il doit réaliser.

    12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques en France

    Selon la Société française d’étude et de traitement contre la douleur  (SFETD), 12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques en France (chiffres 2017).

    « Il s’agit de la principale cause de consultation auprès des médecins généralistes, précise Santé Net dans son communiqué, et 70 % de ces personnes ne reçoivent pas de traitements appropriés en raison d’une mauvaise prise en charge ».

    « L’échelle de cotation classique de la douleur de 0 à 10 est assez réductrice de la plainte douloureuse des patients, commente le Dr Eric Bismuth, médecin membre du conseil scientifique de Santé Net, spécialiste de la douleur et responsable du Centre antidouleur de l’Hôpital Saint Jean de Dieu à Lyon. Par ailleurs, les professionnels de santé doivent enrichir leurs techniques d’écoute face à des patients pris dans la spirale infernale que constitue la douleur chronique. »