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  • Stratégie nationale de recherche en IA : l’État financera 665 M€ d’ici 2022

    La stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle (IA), présentée le 28 novembre 2018 à Toulouse par la ministre de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, et le secrétaire d’État chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, sera financée par l’État à hauteur de 665 millions d’euros d’ici à 2022.
    L’objectif :
    • installer durablement la France dans le top 5 des pays experts en IA à l’échelle mondiale ;
    • faire de la France le leader européen de la recherche en IA, comme l’a annoncé en mars le président de la République, Emmanuel Macron, lorsqu’il a dévoilé le plan élaboré à partir du rapport présenté en mars par le député (LREM, Essones) et mathématicien Cédric Villani.

    Frédérique Vidal et Mounir Mahjoubi ont révélé les six axes de cette stratégie nationale à l’occasion de la première réunion du comité de pilotage du plan pour l’IA, qu’ils ont coprésidé hier à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT, université Paul-Sabatier) :
    • déployer un programme national pour l’IA piloté par l’Inria : il s’appuiera entre autres sur le réseau des instituts 3IA, dont les 4 projets sélectionnés sont issues de structures impliquées en santé ;
    • lancer un programme d’attractivité et de soutien aux talents : visant notamment à doubler le nombre de docteurs formés en IA ;
    • dynamiser la recherche en IA à l’Agence nationale de recherche (ANR) : 100 millions d’euros seront consacrés au renforcement de la dotation de l’ANR ;
    • renforcer les moyens de calcul dédiés à l’IA : plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 à ce projet et un supercalculateur sera mis en place début 2019 ;
    • renforcer la recherche partenariale : l’État investira 65 millions d’euros d’ici 2022 pour porter le volume total des projets à au moins 130 millions d’euros ;
    • renforcer les coopérations bilatérales, européennes et internationales : en particulier avec l’Allemagne.

    Une stratégie en 6 axes

    Déployer un programme national pour l’IA piloté par l’Inria

    Un programme national, qui sera dirigé par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), va être déployé pour permettre de développer l’écosystème de l’intelligence artificielle (IA) française et d’accélérer sa croissance.

    Il s’appuiera notamment sur le réseau des instituts 3IA, dont les 4 projets présélectionnés dans le cadre de l’appel ont été annoncés en novembre. Il s’agit des initiatives portées par MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse), des instituts fortement impliqués dans la santé (voir article en lien ci-contre).

    Lancer un programme d’attractivité et de soutien aux talents

    • création de 40 chaires dédiées à l’intelligence artificielle à partir de 2019, en dehors des 3IA ;
    • doublement du nombre de docteurs formés en IA par le biais d’un programme spécifique et des actions des 3IA.

    Dynamiser la recherche en IA à l’Agence nationale de recherche (ANR)

    100 millions d’euros seront dédiés au renforcement de la dotation de l’Agence nationale de recherche (ANR) d’ici 2022, avec un ciblage spécifique sur l’intelligence artificielle.

    L’objectif est de développer des projets de recherche, principalement collaboratifs, « au meilleur niveau pour dépasser la frontière des connaissances sur le cœur des technologies de l’IA et sur leurs applications », explique le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation dans un communiqué.

    Depuis 2018, 61 projets ont été déjà été soutenus pour un montant de 27 millions d’euros.

    Renforcer les moyens de calcul

    • Plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 pour les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle, une somme versée par le gouvernement, conjointement avec la Commission européenne ;
    • L’un des plus puissants supercalculateurs en Europe sera installé début 2019 par l’opérateur national de calcul intensif Genci* au centre de calcul de l’IDRIS du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), sur le plateau de Saclay : « Sa puissance de calcul sera supérieure à 10 petaflops /s (1016 opérations par seconde) », précise le ministère ;
    • L’accès au calcul sera facilité pour l’ensemble de la communauté de recherche : une procédure d’accès aux moyens de calcul définie par Genci sur recommandation de l’alliance des sciences et technologies du numérique Allistene « sera mise en place en 2019 et permettra de disposer de ressources de calcul à la volée ».

    Renforcer la recherche partenariale

    65 millions d’euros seront investis par l’État d’ici 2022 pour porter le volume total des projets à au moins 130 millions d’euros.

    • 20 millions d’euros supplémentaires seront consacrés au programme « Laboratoire commun » (Labcom), mis en place en 2013 pour « développer le potentiel de partenariat industriel et de transfert existant chez les acteurs de la recherche académique » (source : ANR) ;
    • 10 millions d’euros supplémentaires aux Instituts Carnot, le label Carnot ayant pour but de « [valoriser] les structures de recherche qui s’engagent dans la recherche partenariale et [de soutenir] l’effort de recherche et d’innovation des entreprises » (source : ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) ;
    • 35 millions d’euros aux instituts de recherche technologique (IRT).

    Renforcer les coopérations bilatérales, européennes et internationales

    • renforcer la collaboration franco-allemande ;
    • soutenir une stratégie ambitieuse de l’Europe en IA.

    La France s’investit dans la préparation de la stratégie sur l’intelligence artificielle européenne et construit une stratégie partagée avec l’Allemagne.

    « Le couple franco-allemand est particulièrement performant en matière de recherche, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle », commente le ministère.

  • IDRIS

    Institut du développement et des ressources en informatique scientifiquenull

  • Journée innovation GHMF : l’innovation au service du patient et de l’hôpital, le 13/12/2018 à Paris

    La journée « innovation » du groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF), organisée par la société Care Insight, sera centrée autour de la thématique « L’innovation au service du patient et de l’hôpital : quel impact sur l’organisation du réseau mutualiste ? ». Elle se tiendra le 13 décembre 2018 à Paris au sein du Living Lab, lieu de travail basé sur l’innovation technologique et sociale.

    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées via ce lien.

    Programme

    9h00 : Accueil des participants

    9h30-9h45 : Introduction de la Mutualité française (15 minutes)

    • Thierry Beaudet, président, Mutualité française

    Partie 1 : Le parcours de santé mutualiste

    9h45 -10h05 : KEYNOTE : Vers un parcours de santé coordonné et personnalisé au service du patient(20 minutes)

    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie, ARS IDF

    10h05 -10h50 : TABLE RONDE : L’innovation organisationnelle au service de la fluidification d’un réseau d’établissements de santé (45 minutes)

    • Animateur: Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique, Care Insight 
    • Cyrille Politi, transition numérique, FHF
    • Myriam Combes, directrice en charge de la stratégie et des relations médicales du groupe, Elsan
    • Claire Daviron, directrice des opérations et de l’innovation du groupe mutualiste Hospi Grand Ouest

    10h50-11h20 : PAUSE NETWORKING

    Partie 2 : Le pilotage des réseaux de soins

    11h20 -11h40 : KEYNOTE : Perspective internationale:la coordination des soins de ville et hospitaliers, un enjeu pour l’hôpital et le patient (20 minutes)

    • Dr. Thierry Vermeeren, fondateur, Patient Numérique

    11h40 –12h25 : TABLE RONDE : Comment articuler les réseaux de soins au bénéfice d’une organisation performante de l’hôpital ? (45 minutes)

    • Animatrice : Sandrine Degos, présidente, Care Insight
    • Olivier Jaudon, directeur général de Languedoc Mutualité
    • Un représentant de Vivalto Santé
    • Antoine Malone, directeur de projet, FHF

    12h25-13h45 : DEJEUNER NETWORKING

    13h45 -14h35 : Partie 3 : Start-up Challenge « les pépites de l’innovation organisationnelle et l’utilisation des données en Santé »

    8 pitchs de start-ups (50minutes)

    Jury : Matthieu Ledermann, directeur adjoint santé, FNMF et Michel Couhert, directeur, Groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF)

    14h35 -14h50 : KEYNOTE : De patient à acteur : impression 3d et aides techniques au Rehab-Lab (15minutes)

    • Jean Paul Departe, ingénieur « laboratoire électronique », Centre mutualiste de rééducation et de réadaptation fonctionnelles (CMRRF) de Kerpape

    Partie 4 : Le partage et la valorisation des données au service du patient

    14h50-15h10 : PAUSE NETWORKING

    15h10-15h50 : TABLE RONDE : Le partage de l’information patient au sein d’un réseau de soins (40minutes)

    • Animation : Michel Couhert, directeur, GHMF
    • Olivier Zmirou, Orion Health
    • Pascal Recchia, directeur général, Digicare
    • Un représentant de Sesan

    15h50–15h55 : MOTS DE CLÔTURE (5minutes)

    • Maurice Ronat, président, GHMF
  • Les dépenses IT en santé sont un « investissement et non un coût » (D. Forslund, Ville de Stockholm)

    « La numérisation des systèmes de santé devrait impliquer non seulement les professionnels de la santé mais également les politiciens« , a déclaré Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et à la e-santé pour la Ville de Stockholm, lors de la conférence « Digitalizing healthcare », qui s’est tenue à Paris le 27 novembre 2018 et à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    Le commissaire a souligné l’importance d’un investissement en IT dans le secteur de la santé, qu’il perçoit comme nécessaire et « non comme un coût », soulignant qu’au moins 10 millions d’euros pourraient être économisés chaque année dans le budget informatique des établissements de soins si les systèmes informatiques obsolètes étaient écartés, la maintenance de ces derniers étant parfois plus coûteuse que l’intégration de nouvelles technologies.

    Daniel Forslund a également cité quelques exemples de déploiements réussis du numérique en santé au sein de la région de Stockholm, où 26 000 patients par jour passent par des services électroniques pour consulter leurs dossiers médicaux, prendre rendez-vous avec un médecin et renouveler des ordonnances, 100 % digitales en Suède.

    L’allocution de Daniel Forslund s’inscrivait dans le cadre de l’événement « Innovation en santé : un dialogue franco-suédois » (« Innovation in health: a french-swedish dialogue« ), organisé par Business Sweden à l’occasion de la Semaine suédoise, qui a lieu du 27 novembre au 5 décembre 2018 à Paris et à Nice.

    Les nouvelles technologies peuvent aider à surmonter les défis du système de santé

    Daniel Forslund, commissaire à l’innovation et à la e-santé pour la Ville de Stockholm, pointe du doigt les inconvénients, en termes de coût et d’organisation, d’un manque d’investissement dans les nouvelles technologies numériques eu sein des établissements de santé :

    • « Nous pourrions établir un lien entre les principaux défis rencontrés par le système de santé et l’utilisation de systèmes informatiques médiocres », estime-t-il, un manque de modernité qui peut se traduire selon lui par :
      • un accès limité aux professionnels de la santé ;
      • un environnement de travail stressant ;
      • des problèmes de sécurité pour les patients ;
      • des temps d’attente inutiles.
    • « Il est possible de retrouver dans la même organisation de soins une technologie médicale de pointe et des systèmes informatiques anciens (fax, papier), qui entraînent beaucoup de contraintes administratives pour les médecins et les infirmières et donc un manque de temps pour leurs activités directement liées aux soins », ajoute-t-il.

    « Concentrer les investissements sur la technologie pourrait permettre de résoudre les frustrations de la vie quotidienne des patients et des professionnels », explique Daniel Forslund.

    Investir dans la technologie pour améliorer l’environnement de travail et mieux personnaliser l’offre de soins

    Selon le commissaire, investir dans les nouvelles technologies permet :

    • d’améliorer l’environnement de travail :
      • réduction des tâches administratives et donc de la bureaucratie ;
      • renforcement de la sécurité des patients avec un accès sécurisé aux données et connaissances pertinentes ;
      • davantage de chance d’attirer la nouvelle génération à travailler dans le secteur de la santé. C’est une « question de crédibilité », note Daniel Forslund. « Vous ne voulez pas vraiment travailler dans un environnement si le télécopieur est plus vieux que vous. » ;
    • de personnaliser la communication et les soins délivrés aux patients :
      • flexibilité, disponibilité et meilleur service ;
      • meilleure continuité des soins et plus grande liberté pour les patients atteints de maladie chronique.

    L’IT doit être perçu comme « un investissement » et « non comme un coût »

    • La maintenance des anciens systèmes informatiques peut coûter plus cher que d’investir dans de nouvelles technologies :
      • la perte de temps estimée en raison de difficultés techniques et d’une double documentation inutile est de 25 à 60 minutes par jour et par employé (x 35 000), soit 35 000 heures par jour, note Daniel Forslund ;
      • la réduction des problèmes liés à la technologie dégage du temps à 2 000 infirmières dans la région de Stockholm, souligne l’expert, ce qui leur permet de davantage se concentrer sur leurs activités centrales et donc sur les patients ;
      • Au moins 10 millions d’euros pourraient être économisés chaque année dans le budget informatique des établissements de soins si les systèmes obsolètes étaient abandonnés au profit de nouveaux systèmes.

    Exemples d’un déploiement réussi du numérique en santé à Stockholm

    • Le numérique est la nouvelle norme pour les patients dans la région de Stockholm : l’objectif est que tous les patients puissent choisir comment ils peuvent contacter les professionnels de santé, c’est-à-dire soit par téléphone, chat, vidéo ou rendez-vous physique :
      • les cliniques ont été dans l’obligation de proposer des services électroniques et les hôpitaux devront faire de même en 2019 ;
      • le remboursement de la télé-consultation a été rendu possible au même titre qu’une consultation physique ;
      • des services numériques ont été intégrés dans toutes les composantes des systèmes de santé régionaux ;
      • numérisation généralisée attendues : à Stockholm, 26 000 patients par jour utilisent leurs services électroniques personnels pour consulter leurs dossiers médicaux, prendre rendez-vous avec un médecin et renouveler leurs ordonnances (les ordonnances sont à 100 % numérique en Suède)
      • un portail national a été mis en place pour les patients depuis les années 2000.
    • Stockholm cherche à développer un meilleur environnement de travail pour les professionnels de la santé :
      • 220 millions d’euros ont été investis dans la création d’une plateforme d’information ouverte et normalisée comportant le nouveau système de dossiers de santé électroniques (EHR) et une aide à la décision ;
      • toutes les ambulances sont équipées d’une plateforme de documentation et de communication mobile ;
      • des applications mobiles centrées sur la santé ont été déployées ;
      • des solutions basées sur l’intelligence artificielle sont testées pour l’aide à la décision clinique.
    • La région investit dans les compétences numériques :
      • un programme de compétences en cybersanté à été déployé à Stockholm :
        • programme de 3 ans pour développer les compétences numériques ;
        • 15 000 employés ont été formés en 2016-2018 ;
        • l’objectif est d’apprendre à utiliser des outils numériques pour collaborer avec des collègues et des patients ;
        • l’idée est aussi d’apporter des modifications dans le fonctionnement des établissements de soins et dans la manière dont les professionnels de santé utilisent les données recueillies par leurs systèmes pour prendre des décisions cliniques, etc. ;
        • un nouveau programme visant à diriger la transformation numérique va être lancé en 2019
    • « Identifier, comprendre et supprimer les obstacles à la numérisation » est « un travail systématique » dans la région, insiste Daniel Forslund, un effort passant par :
      • un processus de révision annuelle : identifier et éliminer systématiquement les obstacles à l’innovation ;
      • la mise en œuvre de systèmes de remboursement ;
      • une observation des marchés publics : « Que font les prestataires de services de santé et les directeurs d’hôpitaux pour promouvoir l’innovation ? » ;
      • un soutien pratique.
    • Stockholm cherche également à trouver des idées et à créer des innovations en collaboration [avec les acteurs du secteur] afin de  « favoriser une nouvelle culture de l’innovation » :
      • en construisant à partir de la base, avec l’expérience des patients et des professionnels ;
      • en créant un bureau d’innovation local pour les personnes, les start-ups, les équipes de recherche et les sociétés pharmaceutiques, à qui s’adresser ;
      • en développant un fonds d’innovation interne.
  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • CES

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  • #CES2019 : 5 start-ups de e-santé parmi les lauréats des CES Innovation Awards

    5 start-ups de e-santé font partie des lauréats des CES Innovation Awards, qui récompensent les innovations technologiques à destination du grand public les plus novatrices en termes de design ou d’ingénierie. La liste des produits retenus, publiée en novembre 2018 en amont du salon Consumer Electronics Show (CES), qui se tiendra du 8 au 11 janvier 2019 à Las Vegas, comprend 57 solutions créées en France.

    Les 5 sociétés françaises ayant retenu l’attention dans le domaine de la e-santé sont les suivantes :

    Healsy : l’entreprise a créé une application mobile pour aider les personnes souffrant de diabète à prévenir les crises d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie ;
    Lifeina : la Lifeina box est un réfrigérateur portable et connecté permettant de transporter à température précise des médicaments fragiles, comme l’insuline ;
    UrgoTech : la start-up du groupe Urgo a mis au point Urgonight, un programme d’entraînement cérébral avec application pour améliorer la qualité du sommeil ;
    E-Vone : E-Vone a élaboré des chaussures connectées géolocalisées qui envoient par SMS aux proches ou à un service d’assistance l’adresse où se trouve le porteur de l’objet en cas de chute ;
    Ellcie Healthy : l’entreprise a conçu des lunettes connectées permettant de prévenir une chute ou l’endormissement au volant mais aussi de suivre l’activité physique.

    Tous les produits primés seront exposés dans la salle Venetian Ballroom E/F à l’hôtel The Venetian (Hall Tech West) à l’occasion du salon.

    Le programme des CES Innovation Awards reconnaît deux niveaux de récompense parmi 28 catégories de prix :

    • « Honoree » : attribué à un produit ou à une technologie qui dépasse le seuil fixé pour une catégorie spécifique ;
    • « Best of Innovation » : attribué au produit ou à la technologie ayant obtenu la meilleure note dans chaque catégorie, ou à plusieurs produits ou technologies en cas d’égalité.

    Avantages perçus par les vainqueurs des CES Innovation Awards

    • possibilité d’inclure le logo « CES Innovation Awards » sur l’emballage du produit concerné et les supports publicitaires ;
    • présentation du produit au salon Innovation Awards Showcase du CES (pour les exposants officiels du CES uniquement).
    • exposition du trophée des CES Innovation Awards à afficher sur son stand au CES ;
    • reconnaissance de l’industrie et attention des médias par le biais d’un communiqué de presse annonçant les lauréats de la Consumer Technology Association (CTA), organisateur du CES ;
    • apparition dans le numéro de janvier-février de It is Innovation (i3), publication phare du CTA distribuée à plus de 46 357 personnes et à l’occasion du CES (pour les exposants officiels de la CES uniquement) ;
    • exposition sur le site officiel du CES ;
    • réductions sur les possibilités de publicité dans le magazine It is Innovation (i3) du CTA.
    • possibilité de présenter son produit à d’autres événements du CTA tout au long de l’année, tels qu’au CES Unveiled New York et au CES Unveiled Las Vegas.
  • LBD

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  • Transformation digitale en Afrique (Assises) : l’importance d’une formation solide dans les big data

    Pour que l’afflux de données numériques, y compris dans l’industrie de la santé, soit maîtrisé et analysé en Afrique de manière efficace au niveau local, la formation d’experts s’avère essentielle pour anticiper la révolution en cours dans le secteur des big data, s’accordent à penser les spécialistes présents aux Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), qui a réuni plus de 28 délégations africaines à Paris les 22 et 23 novembre 2018.

    Lors de cette septième édition, placée sous la thématique « Enjeux des données et impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les objectifs de développement durable (ODD) en Afrique », les problématiques relatives aux big data et à l’IA ont été étudiées dans le cadre de leur application aux domaines de la e-santé, de la technologie blockchain, de la e-gouvernance, de l’éducation, de la e-agriculture et des mécanismes de financement .

    Au cours des débats, les intervenants ont également insisté sur le rôle important de l’intelligence artificielle dans le renforcement des infrastructures, notamment de soins, sur le continent afin d’accélérer la réalisation des ODD de l’agenda de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour 2030.

    Intelligence artificielle : mettre en place un cadre juridique clair

    Les participants aux Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA) estiment que les objectifs de développement durable (ODD) ont permis de réaliser à quel point la technologie pouvait s’avérer utile en tant qu’outil de développement.

    Néanmoins, pour mener à bien ces ODD, les pays africains doivent établir un cadre juridique clair en la matière afin de mettre en place un écosystème harmonieux. Pour ce faire, une mutualisation des efforts entre les secteurs public et privé s’avère essentielle et doit prendre en compte les populations africaines les plus défavorisées.

    Big data : former de nouveaux talents pour contrôler les données au niveau local

    La révolution dans le domaine des big data touchera également l’économie africaine dans un futur proche. Afin de l’anticiper au mieux, il apparaît primordial de former de nouveaux talents afin de contrôler les données produites localement, par le biais de systèmes d’analyse capable de traiter avec précision ces données, analysent les experts présents au ATDA.

    Ces derniers ont déclaré qu’il était ainsi important de faire prendre conscience aux gouvernements et aux entreprises du potentiel de cette technologie.

    Améliorer l’accessibilité aux technologies par un accès à internet sur tout le continent

    Pour donner une valeur réelle à ces données, « il faut créer des marchés », note Nticweb, un site spécialisé dans les nouvelles technologies NTIC en Algérie. « Cependant, il faudrait offrir une meilleure accessibilité technologique pour espérer un développement pérenne. Et cela, en assurant une hétérogénéité d’accès internet dans tout le continent. »

    Constituer des textes de loi clairs

    Les intervenants des Assises ont également souligné l’importance de la mise en place d’une réglementation claire dans le domaine en amont afin de protéger les usagers, notamment en ce qui concerne la protection et la sécurisation de leurs données, tout en assurant l’émergence d’une révolution numérique.

  • Étude : l’IA aide les scientifiques à se tenir au courant de la recherche sur le cancer

    Des informaticiens et des chercheurs en cancérologie de l’University of Cambridge et du Karolinska Institute ont conçu un système basé sur la littérature scientifique visant à soutenir la recherche sur le cancer et présenté dans le cadre d’une étude publiée en octobre 2018 dans la revue Bioinformatics. Ce système, baptisé « LION LBD », utilise l’intelligence artificielle (IA) pour aider les scientifiques à se tenir au courant des découvertes publiées dans leur domaine mais aussi pour en faire de nouvelles en réalisant des associations dans la base de données de dizaines de millions de publications.

    Éplucher la littérature pour faire des découvertes

    La croissance exponentielle du nombre de publications scientifiques rend la tâche des chercheurs de plus en plus difficile : se tenir au courant de tous les développements dans leur domaine relève de la gageure. Cette problématique est particulièrement importante pour les cancérologues. Le cancer regroupe un ensemble complexe de maladies mal comprises et constituant la deuxième cause de mortalité dans le monde. De plus, des recherches sont menées dans une grande variété de domaines scientifiques.

    Au cours des deux dernières décennies, de nombreux efforts ont été déployés pour relever ces défis en appliquant des méthodes d’apprentissage automatique, de traitement du langage naturel (NLP) et d’extraction de texte afin d’automatiser le traitement de la littérature scientifique biomédicale. 

    À la fin des années 80, le concept de « découverte basée sur la littérature » (LBD) est né. Son but est de faire de nouvelles découvertes en combinant des informations provenant de sources déconnectées. L’idée principale est que des concepts qui ne sont jamais explicitement liés dans la littérature peuvent être indirectement liés par le biais de concepts intermédiaires. La littérature sur la migraine et celle sur le magnésium ne sont par exemple pas directement liées mais la notion de dépression corticale a permis de les relier et de faire progresser la recherche sur les traitements de la migraine.

    L’intelligence artificielle fait des liens entre des millions de données

    Des chercheurs britanniques ont donc mis l’intelligence artificielle (IA) au service du principe de LBD et ont développé un système appelé « LION LBD ». « En tant que chercheur sur le cancer, même si vous savez ce que vous cherchez, des milliers de communications paraissent chaque jour», a déclaré la professeure Anna Korhonen, codirectrice du Language Technology Lab de Cambridge, qui a dirigé le développement de LION LBD en collaboration avec le docteur Masashi Narita, de l’Institut Cambridge du Cancer Research UK, et le professeur Ulla Stenius, du Karolinska Institute en Suède.

    « LION LBD utilise l’IA pour aider les scientifiques à se tenir au courant des découvertes publiées dans leur domaine mais pourrait également les aider à faire de nouvelles découvertes en combinant ce que l’on sait déjà dans la littérature en établissant des liens entre des sources qui peuvent sembler ne pas être liées », a-t-elle expliqué.

    Grâce à l’intelligence artificielle, LION LBD permet une recherche en temps réel et la découverte d’associations indirectes dans une base de données de dizaines de millions de publications, tout en préservant la capacité d’explorer chaque notion dans son contexte d’origine. « Par exemple, vous savez peut-être qu’un médicament anticancéreux affecte le comportement d’une voie particulière, mais avec LION LBD, vous pouvez constater qu’un médicament développé pour une maladie totalement différente affecte la même voie », a déclaré le Pr Korhonen.

    Le 1er système au service de la recherche sur le cancer

    LION LBD est le premier système développé spécifiquement pour les besoins de la recherche sur le cancer. Il se concentre particulièrement sur la biologie moléculaire du cancer et utilise des techniques de pointe d’apprentissage automatique et de traitement du langage naturel afin de détecter les références au cancer dans le texte. Les évaluations du système ont démontré sa capacité à identifier des liens non découverts et à hiérarchiser les concepts pertinents parmi les connexions potentielles. Il repose sur des données ouvertes, offre à la fois une interface web interactive pour les utilisateurs et une API programmable.

    LION LBD ne repose pour le moment que sur des données issues de PubMed, le principal moteur de recherche de données bibliographiques de l’ensemble des domaines de spécialisation de la biologie et de la médecine. Les chercheurs travaillent actuellement sur l’extension du champ d’application de l’outil afin de le rendre plus pratique d’utilisation pour les utilisateurs finaux.