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  • « Digitalisation et robotisation » au cœur du nouveau Centre de l’innovation par les achats (Resah)

    « Le rôle du Centre de l’innovation par les achats est d’optimiser la relation entre les acteurs de santé et les industriels par l’innovation en devenant une véritable plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises« , expliquent Fleur Le Logeais, responsable opérationnelle de ce nouveau centre, et Pierre Lebon, directeur « conseil, innovation et international » du Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah), dans le cadre d’une interview conjointe accordée en novembre 2018 à Health & Tech Intelligence.
    La digitalisation, la robotisation et le « bien vieillir » sont au cœur des thèmes déjà identifiés, précisent-ils, ajoutant qu’un living lab à vocation régionale et nationale sera opérationnel début 2020.

    Le Resah a décidé de créer le Centre de l’innovation par les achats, une fondation validée le 27 septembre 2018 par le conseil d’administration du réseau et dont les services seront disponibles dès janvier 2019, pour donner accès à ses adhérents à un ensemble de services permettant , entre autres, :
    • « d’améliorer la prise en charge des patients et de leur entourage ainsi que la qualité de vie au travail des équipes ;
    • d’accélérer les transformations ;
    • d’intégrer un réseau d’acteurs de l’innovation« .

    Fleur Le Logeais et Pierre Lebon reviennent en détail sur ce nouveau projet, notamment sur la façon dont le centre permettra d’accompagner la transformation du système de santé présentée dans la stratégie « Ma santé 2022 » ainsi que sur l’animation du « Special Interest Group » de la Fédération internationale des hôpitaux, récemment confiée au Resah dans le cadre de ce projet.

    Une plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises

    Quel sera précisément le rôle de ce nouveau centre ?

    Le rôle du Centre de l’innovation par les achats est d’optimiser la relation entre les acteurs de santé et les industriels par l’innovation en devenant une véritable plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises. Il existe à ce jour un réel besoin de renforcement de la mise en relation de ces mondes afin de pouvoir porter des projets innovants et à forte valeur ajoutée pour les patients (expérience et parcours patient, ou résident) ainsi que pour le personnel soignant (amélioration de leurs conditions de travail).

    Fort de ce constat et de son expérience sur des projets innovants menés en France (membre de Silver Valley, administrateur de France Silver Eco, membre fondateur du Lab Santé Ile-de-France) ou à l’international et en particulier à l’échelle européenne (partenaire de référence de la Commission européenne sur des projets d’achat public d’innovation en santé : HAPPI, RELIEF, InDemand, etc.), le Resah a décidé de créer le Centre de l’innovation par les achats pour donner accès à ses adhérents à un ensemble de services permettant :

    • de développer l’attractivité de leur établissement ;
    • d’améliorer la prise en charge des patients et de leur entourage ainsi que la qualité de vie au travail des équipes ;
    • de fidéliser les équipes et attirer les talents en répondant à leurs attentes ;
    • d’accélérer les transformations ;
    • de renforcer son rôle de leader de l’innovation auprès des industriels et des acteurs de santé ;
    • d’intégrer un réseau d’acteurs de l’innovation.

    De quelle manière ce centre permettra, comme vous l’évoquez dans votre communiqué, d’accompagner la transformation du système de santé présentée dans la stratégie « Ma santé 2022 » ?

    La stratégie « Ma santé 2022 » comporte 3 axes :

    • placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme ;
    • organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
    • repenser les métiers et la formation des professionnels de santé.

    De par les objectifs que nous nous fixons (amélioration de l’expérience et du parcours patient, amélioration des conditions de travail du personnel et encouragement des expérimentations territoriales) et les services que nous proposons aux bénéficiaires du Centre d’innovation par les achats, il apparait clairement que nous nous inscrivons en soutien de la stratégie « Ma santé 2022 ».

    La digitalisation, la robotisation et le bien vieillir parmi les thématiques centrales

    Pour quelle raison avez-vous décidé de porter une attention particulière aux « hôpitaux de proximité » et aux établissements du secteur médico-social ?

    Le Centre de l’innovation par les achats à vocation à travailler sur les thématiques de nature à intéresser l’ensemble de ses membres (qui doivent être des adhérents du Resah), qu’ils soient établissements de santé ou établissements médico-sociaux.

    Les domaines de travail potentiels seront analysés/challengés/priorisés par le Centre.

    Les thématiques prégnantes qui sont d’ores et déjà identifiées ont trait à la digitalisation, la robotisation et au « bien vieillir ».

    En ce qui concerne les « hôpitaux de proximité », ceux-ci ont vocation à devenir dans le cadre de la stratégie « Ma santé 2022 » un acteur majeur des transformations à venir, notamment pour ce qui concerne le lien ville – hôpital – médico-social. Ils seront donc placés au cœur des besoins en matière d’innovation pour tout ce qui concerne l’organisation de la prise en charge des patients, tout particulièrement pour ce qui est des pathologies chroniques.

    Il en ira de même pour les établissements médico-sociaux qui devront prendre toute leur place en termes d’accompagnement du « bien vieillir ».

    Création d’un living lab à vocation régionale et nationale début 2020

    Savez-vous quand précisément seront inaugurés les locaux spécifiquement aménagés pour servir de lieu d’innovation et de vitrine pour des réalisations, mis à disposition par le CHI de Créteil ?

    Le Centre de l’innovation par les achats est avant tout un réseau constitué des adhérents du Resah et des industriels, coordonné par l’équipe innovation du Resah et piloté par un comité dont l’animation a été confiée à Stéphane Pardoux, vice-président du Resah et directeur général des CHI de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges. Il sera opérationnel à partir de janvier 2019.

    Il disposera d’une implantation physique, permettant la création d’un living lab à vocation régionale et nationale dès le début de l’année 2020 grâce à l’aménagement de locaux (ancienne blanchisserie) mis à disposition par le CHI de Créteil.

    En quoi consistera exactement l’animation du « Special Interest Group » de la Fédération internationale des hôpitaux, qui a été récemment confiée au Resah dans le cadre de ce projet ?

    Le « Special interest Group » de la Fédération hospitalière internationale, dont le Resah va assurer l’animation à partir de 2019, est une plateforme d’échanges à l’échelle internationale, consacrée aux achats. Il réunit des centrales d’achat intervenant dans le secteur de la santé, comme par exemple Vizient pour les États-Unis, European Health Public Procurement Alliance (Ehppa) pour l’Europe ou Singhealth Group Procurement (Singapour) pour l’Asie.

    Ses travaux porteront dans les 2 prochaines années sur le rôle que les centrales d’achat peuvent jouer en matière d’innovation et de value-based procurement.

    Aux États-Unis par exemple, certains grands acteurs de santé comme Kaiser Permanente, qui est très présent en Californie, ont créé leur propre centre d’innovation.

    Fleur Le Logeais, avez-vous déjà pris vos fonctions en tant que responsable de l’équipe opérationnelle de ce nouveau centre ?

    Tout à fait. Les travaux ont débuté début octobre, afin de mettre en place les outils, l’organisation et le comité de pilotage dès la fin 2018. Ceci afin que le centre puisse être opérationnel dès le mois de janvier prochain.

    D’autres personnes seront-elles nommées à la tête de ce projet ?

    Ce sera au comité de pilotage, en cours de constitution, d’imaginer la future gouvernance du centre.

    Un modèle économique fondé sur une cotisation annuelle versée par les adhérents

    Quels sont les coûts associés au développement de ce dispositif ?

    Dans un premier temps, une équipe de 2 personnes sera affectée à temps plein à l’activité du centre. Elle pourra prendre appui sur les moyens de tous domaines d’activité du Resah (centrale d’achat, conseil, formation, international, etc.) pour mener à bien ses projets.

    Par ailleurs, le centre développera des relations de coopération et de partenariat avec tous les acteurs de l’écosystème « innovation en santé » nationaux, régionaux ou territoriaux qui le souhaiteront afin de concentrer son intervention sur des sujets véritablement créateurs de valeur.

    Quel sera votre business modèle ?

    Le modèle économique sera fondé, comme pour toutes les activités du Resah, sur une cotisation annuelle spécifique qui sera versée par les adhérents du groupement d’intérêt public (GIP) qui souhaiteront bénéficier des prestations de service du centre.

    Deux grandes formules de cotisation seront proposées : « innovation » et « innovation plus », cette dernière permettant d’accéder à la totalité des services du centre.

    En quoi l’acheteur représente pour vous un acteur essentiel dans l’innovation en santé ?

    La gestion de l’innovation, pour être pleinement source de valeur, doit être une activité structurée, ce qui implique une meilleure mise en relation entre l’offre et la demande. Ce rôle peut être pleinement joué par l’acheteur qui se trouve naturellement, de par ses fonctions, à l’interface entre les entreprises et les utilisateurs.

    Dans le cas de l’innovation émanant des industriels, l’acheteur, pour être performant, doit être en mesure d’intervenir le plus tôt possible dans le cycle de production des produits et solutions qui seront proposés sur le marché et cela avant même leur commercialisation.

    Inversement lorsque la demande d’innovation vient d’établissements qui souhaitent trouver des solutions à des besoins non ou mal couverts par l’offre industrielle existante, l’acheteur doit être en mesure d’adresser ses problématiques aux entreprises susceptibles d’y répondre.

  • L’IA au centre des 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer, le 04/02/2019 à Paris

    Les 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer (Inca) se tiendront le 4 février 2019 au Palais Brongniart, à Paris. Des centaines de professionnels de santé, d’acteurs institutionnels, d’associations, de chercheurs et de scientifiques sont attendus pour l’événement, dont l’objectif est de « partager les dernières évolutions, avancées et réflexions autour de la lutte contre les cancers et de ses enjeux sociétaux », explique l’Inca dans un communiqué.

    Cette nouvelle édition sera centrée sur trois thématiques principales :
    • « D’hier à aujourd’hui, des histoires de lutte, des succès et des échecs » ;
    • « Et demain : quelles priorités, quelles responsabilités » ? ;
    • « L’intelligence artificielle, une nouvelle frontière ou un nouvel outil » ?

    Le programme complet de l’événement sera disponible ultérieurement.

    Les inscriptions à la journée doivent être réalisées sur le site Rencontresinca.fr.

    Pour plus d’informations, envoyer un email à info@rencontresinca.fr.

  • Le robot compagnon pour personnes âgées Cutii va intégrer le service de téléconsultation Hellocare

    Cutii, une jeune entreprise qui a développé un robot compagnon pour les personnes isolées ou dépendantes doté d’une intelligence artificielle, va être équipé à partir de 2019 du service de téléconsultation d’Hellocare, ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué publié le 27 novembre 2018. L’objectif de cette nouvelle fonctionnalité est de mieux lutter contre l’isolement et d’améliorer l’autonomie des personnes âgées.

    Les deux start-ups collaborent depuis 2017 pour intégrer la solution d’Hellocare au robot Cutii, qui permettra ainsi :
    • aux utilisateurs d’obtenir des conseils médicaux et de réaliser une consultation à distance : accès à un médecin « en moins de deux minutes » par vidéo 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ;
    • aux médecins reliés à l’outil de prescrire, si cela s’avère nécessaire, des ordonnances numériques, valides dans toutes les pharmacies.

    Des équipements extérieurs, tels qu’un tensiomètre ou une balance, pourront être connectés à Cutii d’ici à 2020.

    « De nombreuses évolutions peuvent être imaginées sur la plateforme »

    « L’intégration d’Hellocare offre de nombreux avantages : elle améliore le suivi médical des seniors et rassure les familles, commente Mathilde Le Rouzic, directrice des opérations et co-fondatrice d’Hellocare. Il s’agit d’un marché naissant. De nombreuses évolutions peuvent donc être imaginées sur la plateforme, telles que la commande 100 % vocale, la commande de médicaments en ligne [et] la livraison à domicile ».

    Cutii : un robot compagnon pour recréer du lien social et lutter contre l’isolement

    Cutii, conçu en 2016 à la suite d’un appel d’offres d’Eurasanté, est un robot compagnon équipé d’une plateforme de mise en relation à distance entre les personnes âgées et leur famille ainsi qu’une communauté composée de médecins, d’aidants, d’associations et de particuliers.

    L’outil, à même de repérer une personne via un système de reconnaissance faciale et de bouger en fonction de sa position, vise à recréer du lien social et à lutter contre l’isolement par le biais de divers activités et services adaptés, proposés à domicile par des animateurs (bien-être, cuisine, culture, ateliers manuels, etc.).

    Une solution récompensée au CES 2017 dans la catégorie « Tech for A Better World »

    La solution, dont le prototype a été testé chez 18 personnes âgées, a été récompensée lors du CES de Las Vegas en janvier 2017 dans la catégorie « Tech for A Better World ».

  • Intrasense et 12 Sigma Technologies lancent des offres communes en IA sur le marché santé européen

    Intrasense, spécialisé dans les solutions logicielles d’imagerie médicale, et 12 Sigma Technologies, expert en intelligence artificielle (IA) et en deep learning appliqués au diagnostic médical et à l’analyse de données, renforcent leur partenariat pluriannuel avec le lancement d’offres communes et innovantes d’IA sur le marché européen, ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué commun publié le 26 novembre 2018.

    Cette collaboration se traduira plus précisément par :
    • la mise en vente en Europe de Discover Lung Nodule, une application logicielle d’aide au diagnostic assisté par ordinateur (Computer Aided Diagnostics – CAD) conçue par 12 Sigma Technologies pour faciliter le diagnostic et l’analyse des nodules pulmonaires, et basée sur la plateforme de visualisation et de traitement d’image médicale Myrian d’Intrasense ;
    • le lancement d’un portefeuille de solutions d’intelligence artificielle, actuellement en cours de co-développement par les deux entreprises.

    Le marketing et la commercialisation de Discover Lung Nodule, déjà développé en Chine sur plus de 200 sites et prochainement aux États-Unis, seront désormais gérés en Europe par Intrasense. Le produit, qui bénéfice déjà des autorisations réglementaires en Chine, est en cours de validation pour le marché européen, où il devrait pouvoir être proposé à la vente au premier semestre 2019.

    Intrasense et 12 Sigma Technologies travaillent ensemble pour le développement de Discover Lung Nodule dans le cadre de leur premier contrat pluriannuel signé en 2017.

    « Cette solution fortement innovante, permettant de guider le radiologue dans l’identification et l’évaluation de nodules, a été validée sur une base de données de plusieurs centaines de milliers d’examens, fait unique à travers le monde, et bénéficie d’une précision inégalée d’aide au diagnostic », commentent les deux entreprises dans leur communiqué.

  • Happytal lève 20 millions d’euros et obtient un prêt de 3 millions de la part de Bpifrance

    La start-up française Happytal a recueilli 20 millions d’euros dans une levée de fonds menée par Axa Venture Partners, avec la participation des investisseurs historiques Partech et la Compagnie d’Anjou ainsi que du nouvel investisseur Alliance Entreprendre, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié le 29 novembre 2018, ajoutant avoir obtenu un prêt de 3 millions d’euros auprès de Bpifrance.

    La société, qui travaille en partenariat avec 72 établissements en France et en Belgique, propose une plateforme en ligne, commercialisée en mode SaaS (abonnement cloud), qui apporte à l’établissement une solution digitale de gestion du parcours patient de la pré-admission jusqu’au retour à domicile, et aux patients des services de conciergerie.

    Avec cette nouvelle somme récoltée, Happytal, qui a décroché le Pass French Tech en juillet, envisage d’accélérer son déploiement dans les hôpitaux, les cliniques et les Ehpad, au niveau national mais aussi à l’étranger. En 2019, l’entreprise compte poursuivre son déploiement en Belgique et s’implanter en Allemagne, en Suisse, voire au Royaume-Uni, dans l’optique de devenir un leader européen du parcours patient.
    Elle souhaite également étoffer sa plateforme technologique permettant d’améliorer et de numériser le parcours des patients.

    Dans le cadre de ces projets de développement, Happytal envisage de recruter 200 nouveaux talents en 2019, essentiellement dans les domaines du business development, de la tech et des opérations.

    1 millions d’euros de recettes additionnelles pour les clients d’Happytal

    « Nous avons calculé que nos 72 clients réalisent en moyenne 1 million d’euros de recettes additionnelles grâce aux services de conciergerie, car au-delà de la satisfaction des patients et de l’amélioration de leur attractivité, cela leur permet de mieux valoriser leurs chambres, explique Pierre Lassarat, directeur général et co-fondateur d’Happytal (source : Latribune.fr). Les hôpitaux réalisent aussi 300 000 euros de gains efficients grâce aux services numériques comme la pré-inscription en ligne, qui permettent de mieux gérer les flux pour les agents d’admission et donc de mieux répartir les ressources humaines sur des tâches qui apportent une vraie valeur ajoutée. »

    Happytal cherche à améliorer la qualité du séjour hospitalier

    Créé en 2013, Happytal s’est donné pour mission de « révolutionner la qualité de vie des patients tout au long de leur parcours de soin », de la pré-admission au retour à domicile.

    Avant la clôture de ce nouveau tour de table, la start-up a levé 500 000 euros en 2014 et 4,5 millions en 2016.

    Services proposés aux patients :

    • pré-admission réalisable en ligne, avec la possibilité de demander une chambre individuelle ;
    • possibilité d’exprimer en temps réel sa satisfaction ;
    • accès à une conciergerie proposant divers services d’artisans et de commerçants situés à proximité de l’établissement pour améliorer la qualité du séjour hospitalier : bien-être, restauration, fleuriste, produits d’hygiène, aide à domicile…

    Une collaboration avec 72 établissements et une création de plus de 300 postes

    Chiffres clés

    • Happytal revendique travailler avec 72 établissements en France et en Belgique, dont 68 publics et 4 privés ;
    • la start-up a créé depuis son lancement plus de 300 postes dans les bassins d’emploi locaux et à Paris, le siège de la société ;
    • plus de 25 000 patients sollicitent chaque mois ses services, « avec un taux de satisfaction de plus de 95 % », assure l’entreprise ;
  • Amazon Comprehend Medical : le projet de machine learning santé d’Amazon Web Services

    Amazon Web Services travaille avec des partenaires du secteur de la santé, comme le Fred Hutchinson Cancer Research Center, basé à Seattle, et Roche, sur une nouvelle solution d’apprentissage automatique (machine learning) baptisée « Amazon Comprehend Medical », qui vise à extraire et à analyser des données médicales issues de dossiers de santé électroniques (DSE), a annoncé le groupe le 27 novembre 2018, assurant que son outil répondait aux exigences fédérales en matière de protection de la vie privée.

    Parallèlement à la conférence « Amazon Web Services re: Invent », qui se tient jusqu’au 30 novembre 2018 à Las Vegas, l’entreprise a présenté sa technologie, qui permet aux développeurs de traiter des textes médicaux non structurés et d’identifier des informations comme le diagnostic du patient, les traitements suivis, les doses de médicaments prescrites, les symptômes développés, etc., explique la société dans un communiqué.

    Le groupe a indiqué vouloir investir dans ce secteur particulier pour aider à accélérer le processus de compréhension des données de santé, qui ne sont généralement pas stockées de manière claire et analysable par les ordinateurs.

    Amazon s’intéresse de plus en plus au marché de la santé, en particulier dans les domaines des dossiers médicaux numériques et de la chaîne d’approvisionnement en médicaments.

    « La majorité des données sur la santé et les patients sont stockées aujourd’hui sous forme de texte médical non structuré, tel que des notes médicales, des ordonnances, des transcriptions d’échanges audio [ainsi que] des rapports de pathologie et de radiologie », explique Amazon dans un communiqué publié sur son blog le 27 novembre 2018. Aujourd’hui, l’identification de ces informations est un processus manuel et fastidieux, qui nécessite soit la saisie de données par des experts médicaux hautement qualifiés, soit [l’écriture d’un code personnalisé et l’établissement de règles permettant d’extraire automatiquement les informations] par des équipes de développeurs. »

    Des premiers tests encourageants

    Taha Kass-Hout, responsable de la division « santé et intelligence artificielle (IA) » à Amazon, a déclaré le 27 novembre 2018 au Wall Street Journal que des tests internes avaient montré que le logiciel fonctionnait aussi bien, voire mieux, que les autres essais publiés pour extraire des données sur les conditions médicales des patients, ainsi que sur les prescriptions des laboratoire.

    Un partenariat avec le Fred Hutchinson Cancer Research Center

    Le groupe a également confirmé son partenariat avec le Fred Hutchinson Cancer Research Center, à Seattle, pour appliquer son système d’apprentissage automatique Amazon Comprehend Medical à ses ensembles de données afin de prévenir et de guérir le cancer.

    Amazon a déclaré travailler avec le centre pour évaluer « des millions de notes cliniques permettant d’extraire et d’indexer des affections médicales », et a ajouté collaborer avec d’autres organisations, dont l’entreprise pharmaceutique Roche. La société s’est également associée pour cette activité naissante avec les cabinets PwC et Deloitte.

    Amazon travaille depuis plusieurs années sur l’analyse des données médicales

    L’annonce du nouvel outil « Amazon Comprehend Medical » fait suite à un reportage réalisé par la chaîne de télévision américaine CNBC et diffusé en juin 2018, qui informait qu’Amazon travaillait depuis plusieurs années sur une initiative appelée « Hera » dans l’optique de mieux exploiter les données médicales numérisées, en capturant les informations qu’un médecin risquait de manquer et en aidant à en éliminer les inexactitudes.

    Le groupe perçoit les compagnies d’assurance comme des clients potentiels

    À cette période, le groupe ciblait comme clients potentiels les compagnies d’assurance et leur proposait un produit capable de combler les lacunes dans les données de santé, les médecins ne documentant pas systématiquement de manière exhaustive chaque visite médicale réalisée.

    Amazon en concurrence avec Apple et Alphabet (Google)

    Par le biais de ce nouveau projet, Amazon entre en concurrence avec Optum, du groupe UnitedHealth, déjà impliqué dans le secteur, et avec ses principaux rivaux Apple et Alphabet, maison mère de Google.

    • Apple collabore avec des hôpitaux et des cliniques pour donner aux patients un meilleur accès à leurs informations médicales depuis leur iPhone ;
    • Google travaille de son côté avec les systèmes de santé locaux, tels que celui développé par l’Université de Californie à San Francisco, pour obtenir des informations pertinentes à partir des dossiers médicaux numériques et ainsi mieux prédire le risque pour un patient précis de tomber malade.
  • Silver éco : Ailes, prix du public 2018 de l’Appel à projets de la Fondation Legrand

    L’Association interentreprises locale d’entraide sociale (Ailes), basée en Bourgogne-Franche-Comté, a décroché le prix du public (sur la base de 1 995 votes) dans le cadre de l’appel à projets en faveur du maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, lancé par la fondation Legrand. Elle obtient ainsi 2 000 € pour développer son projet d’expérimentation d’équipement de 80 ménages en outils technologiques adaptés.

    Par ailleurs, trois associations ont été honorées par le jury :

    1er prix (10 000 euros) : l’association Demen’âge, qui vise à soutenir les personnes âgées lors d’un déménagement, pour son service d’accompagnement lors d’une entrée en Ehpad ;
    2e prix (7 000 €) : l’association Val de Cher Services, pour son projet d’habitat inclusif, une alternative entre le domicile et l’Ehpad proposant des espaces de vie communs (comme un jardin partagé) et adaptée aux personnes à mobilité réduite, aussi bien aux personnes âgées qu’aux personnes plus jeunes en situation de handicap.
    3e prix (5 000 €) : l’association Envie autonomie 35, pour son action de collecte, de rénovation et de redistribution des aides techniques usagées.

    De plus, le prix des collaborateurs Legrand a été obtenu par Val de Cher Services, qui a ainsi reçu un second chèque, d’un montant de 2 000 € cette fois-ci.

    La fondation a remis les récompenses aux différents gagnants le 28 novembre 2018 lors de la Silver Economy Expo, qui se tenait à Paris.

    Au total, une quarantaine de dossiers ont été déposés. Dix d’entre eux avait été présélectionnés par le jury avant le vote final.

  • La HAS veut « favoriser l’accès rapide et sécurisé à l’innovation » d’ici 2024 (projet stratégique)

    « Favoriser l’accès rapide et sécurisé à l’innovation » fait partie des six priorités à l’horizon 2024 établies par la Haute autorité de santé (HAS), qui a présenté son nouveau projet stratégique 2019-2024 le 26 novembre 2018. L’objectif de cette première mission est d’identifier, d’accompagner et de suivre les innovations technologiques mais aussi organisationnelles, notamment l’intelligence artificielle, l’impression 3D, la robotique, les technologies numériques facilitant le maintien à domicile ou encore la télémédecine

    Les 5 autres priorités identifiées par la HAS sont les suivantes :
    • favoriser l’engagement des usagers ;
    • promouvoir des parcours efficients de santé et de vie ;
    • évaluer l’offre de soin et d’accompagnement au regard de la pertinence des pratiques et des résultats pour les personnes ;
    • optimiser l’efficacité de l’institution ;
    • renforcer la présence de la Haute autorité de santé à l’international.

    1. Favoriser l’accès rapide et sécurisé à l’innovation

    Objectif 1.1. Identifier, accompagner et suivre les innovations technologiquesƒ

    Les sous-objectifs de cet objectif sont :

    • d’identifier précocement les innovations à fort potentiel ;
    • de faire évoluer les méthodes d’évaluation de la HAS ;
    • d’accompagner l’accès aux innovations ;
    • de suivre les innovations en évaluant leur impact en vie réelle ;
    • de renforcer le dialogue avec les partenaire.

    La Haute autorité de santé (HAS) envisage d’identifier de manière précoce les innovations technologies (technologies numériques, médicaments de rupture, médecine génomique, etc.) et de les évaluer afin de mettre à disposition rapidement pour les personnes « ce qui est utile et sécurisé », indique le communiqué.

    Dans le secteur social et médico-social, les technologies numériques doivent également être intégrées dans la définition de nouveaux modes d’accompagnement et de parcours de vie (maintien à domicile, création de nouvelles interactions sociales, etc.), indique la HAS. « Autant d’évolutions à l’œuvre qui nécessitent une évolution des méthodes d’évaluation de la HAS. »

    « Dans certaines situations, l’évaluation de l’innovation implique désormais de gérer une forme d’incertitude associée à la précocité des données fournies initialement, qui auront donc besoin d’être consolidées par la suite, notamment par le suivi de l’utilisation et de l’impact en vie réelle. Cela pourrait conduire, pour certains produits de santé, à des avis d’inscription ou de renouvellement conditionnés notamment à une réévaluation rapide. »

    Objectif 1.2. Identifier, accompagner et suivre les innovations organisationnelles

    Les sous-objectifs de cet objectif sont :

    • de participer à la modernisation des organisations des secteurs sanitaire, social et médico-social ;
    • de poursuivre et renforcer les travaux d’évaluation des innovations organisationnelles ;
    • d’évaluer l’impact organisationnel de l’innovation technologique ;
    • d’évaluer les innovations technologiques, notamment numériques, pour une mise à disposition rapide.

    La HAS annonce vouloir « identifier et promouvoir » les innovations organisationnelles ainsi que l’utilisation de technologies qui modifieraient les organisations, comme la télémédecine et la télé-expertise le font déjà par exemple.

    Elle valorisera également les adaptations visant à intégrer dans les dispositifs ordinaires les personnes en situation de fragilité et les personnes âgées. Par exemple, l’autorité travaille actuellement à « une recommandation sur le parcours scolaire des enfants en situation de handicap ou des enfants bénéficiant de mesures de protection de l’enfance qui prenne en compte à la fois le projet scolaire et pédagogique ainsi que le projet éducatif et de socialisation ».

    • Le numérique, « levier d’amélioration de l’efficience du champ de la santé »

    « Le numérique a ouvert des mondes nouveaux et apparaît comme un levier d’amélioration de l’efficience du champ de la santé, notamment en termes d’accessibilité et de coordination, souligne la Haute autorité de santé dans son projet stratégique. Il ouvre également des perspectives d’évolution dans les champs d’investigation et les modalités de travail de l’institution. La HAS a un rôle notamment dans la construction des procédures d’évaluation de ces nouveaux dispositifs comme dans la définition la mise en œuvre et l’évaluation des bonnes pratiques intégrant ces nouveaux outils. »

    La HAS évoque notamment l’importance des innovations digitales qui impactent le secteur social et médico-social, notant que ces dernières permettent de mettre en place des solutions d’accompagnement du handicap, entre autres « dans une perspective d’inclusion sociale » (enseignement à distance, réseau social, outils numériques adaptés aux différents handicaps, etc.)

    2. Favoriser l’engagement des usagers

    Objectif 2.1. Donner aux usagers la capacité à être des acteurs de la qualité des soins et de l’accompagnementƒ

    Objectif 2.2. Systématiser l’intégration du point de vue des usagers dans l’ensemble des méthodes et travaux de la HAS

    Deux premières mesures sont envisagées :

    • la création d’un Conseil pour l’engagement des usagers au sein de la Haute autorité de santé, soit un groupe d’appui et de ressources permanent afin d’éclairer les travaux de l’institution.

    • l’élaboration d’une recommandation visant à favoriser l’engagement des usagers, qui aura pour objectifs de développer la compréhension entre les acteurs, la participation en santé, la mobilisation associative et une expression accrue via le numérique.

    3. Promouvoir des parcours efficients de santé et de vie

    Objectif 3.1. Définir des stratégies de parcours de Santé et de vie efficientesƒ

    Objectif 3.2. Contribuer à l’amélioration de la coordination entre les acteurs

    La HAS souhaite déployer « une approche globale du parcours de vie de la personne ». « Cela suppose de faire en sorte qu’une population reçoive la combinaison optimale des bonnes interventions par les bons professionnels, au bon endroit, au bon moment, le tout au meilleur coût », explique-t-elle.

    De plus, pour répondre aux problématiques relatives à la qualité, à la sécurité ainsi qu’à la pertinence des soins et des accompagnements, elle cherchera à développer des indicateur de qualité des parcours, en commençant par les pathologies les plus fréquentes en 2019

    • Le parcours de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) fera l’objet d’un premier travail, « qui devrait permettre de consolider la méthode à appliquer aux autres pathologies ».
    • D’autres domaines présentant des enjeux de santé publique majeurs ont été identifiés et seront, à terme, au centre de travaux réalisés par la HAS : l’obésité, la maladie coronarienne stable, l’insuffisance rénale chronique, l’épilepsie, l’accident vasculaire cérébral, le cancer du sein ou encore le diabète.
    • En dehors des pathologies, la Haute autorité de santé souhaite mettre en place des travaux sur des parcours de vie : celui des personnes vivant dans la rue et confrontées à des problèmes de santé ou celui des enfants accueillis par la protection de l’enfant et ayant besoin d’une prise en charge en pédopsychiatrie par exemple.

    4. Intégrer la pertinence des pratiques et les résultats pour l’usager dans les dispositifs d’évaluation de l’offre de soins et d’accompagnement

    Objectif 4.1. Intégrer les résultats dans l’évaluation du service rendu aux usagersƒ

    Objectif 4.2. Renforcer la prise en compte de la pertinence dans l’évaluation du service rendu aux usagersƒ

    Objectif 4.3. Permettre une meilleure appropriation de la certification des établissements de santé et de l’évaluation externe des établissements et services médico-sociaux et sociaux par les professionnels et par les usagers

    • La Haute autorité de santé envisage d’intégrer les résultats dans l’évaluation du service rendu aux usagers, en concevant des indicateurs orientés sur les parcours et les résultats ainsi que leur exploitation dans l’ensemble des travaux qu’elle mène.
    • L’organisme renforcera également la prise en compte de la pertinence dans l’évaluation du service rendu aux usagers.
    • L’autorité envisage aussi d’améliorer l’appropriation de la certification des établissements de santé et de l’évaluation externe des établissements et services médico-sociaux et sociaux par les professionnels et par les usagers.
      • Dans ce cadre, la prochaine version de la certification des établissements de santé répondra à 3 orientations stratégiques : médicaliser et mieux prendre en compte les résultats du niveau de qualité des soins de la prise en charge, simplifier l’ensemble du dispositif et adapter la certification à la recomposition de l’offre sanitaire.
      • Le dispositif d’évaluation des établissements ainsi que des services sociaux et médico-sociaux évoluera sur la base des bilans effectués à l’issue du premier cycle d’évaluation.

    5. Optimiser l’efficacité de l’institution

    Objectif 5.1. Définir et mettre en œuvre des priorités pluriannuellesƒ

    Objectif 5.2. Renforcer l’impact des productions HAS

    ƒObjectif 5.3. Accompagner la HAS et ses équipes dans les évolutionsƒ

    Objectif 5.4. Renforcer la transversalité des travaux entre sanitaire, social et médico-social

    6. Renforcer la présence de la HAS à l’international

    Objectif 6.1. Accroître la visibilité et renforcer la place de la HAS en Europe et à l’internationalƒ

    Objectif 6.2. Renforcer la place de la HAS en Europe à travers l’évaluation HTA

    ƒObjectif 6.3. Renforcer le réseau de la HAS dans le champ de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins

    La Haute autorité de santé, acteur important du réseau européen d’évaluation des technologies de santé EUnetHTA mis en place dans le cadre d’actions conjointes de la Commission européenne, cherche à développer la coopération entre les institutions nationales dans le cadre de l’évaluation des technologies de santé.

    « Dans le contexte de la volonté de la Commission européenne de pérenniser cette collaboration entre États membres après 2020, la HAS (leader dans certains des domaines visés comme par exemple celui des early dialogues) renforcera sa participation à ces instances », commente-t-elle.

    La HAS souhaite également, « sous réserve d’une évolution des textes », développer une offre de services pour l’étranger dans le domaine de l’assistance, du conseil et de l’évaluation externe en matière de qualité des soins afin de « renforcer le rayonnement de son expertise ».

  • La BPI et la DGE lancent un AO « accompagnateurs des challenges IA » pour 2019

    L’appel d’offres (AO) « accompagnateurs des challenges IA » a été lancé le 26 novembre 2018 au titre du programme d’investissements d’avenir (PIA) afin de sélectionner des prestataires (« accompagnateurs ») chargés d’accompagner Bpifrance, opérateur du dispositif « Challenges IA ».

    Dans le cadre du plan sur l’intelligence artificielle (IA) » annoncé par le Président de la République, Emmanuel Macron, et établi à partir du rapport élaboré par le député LREM (Essonnes) Cédric Villani, l’État souhaite soutenir le lancement de « Challenges IA » dans les quatre secteurs clés suivants, identifiés comme prioritaires en matière d’IA :
    santé ; 
    • transport-mobilité ;
    • environnement ;
    • défense-sécurité.

    Les candidatures pour cet AO, qui doivent être rédigées en français, sont à envoyer au plus tard le 14 janvier 2019, à 12 heures, à l’adresse électronique suivante : challenges@bpifrance.fr.
    L’email devra avoir pour objet « Appel d’offres – Bpifrance Accompagnateurs Challenges IA » et ne devra pas excéder la taille de 8 Mo.

    Présentation

    Chaque « Challenge IA » identifie un « sponsor », public ou privé, porteur d’une problématique applicative précise et de jeux de données, indique Bpifrance.

    « Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs start-ups lauréates, qui construiront en un délai limité (typiquement de 3 à 12 mois) une preuve de concept (Poc) d’une solution innovante à la problématique posée basée sur l’intelligence artificielle. »

    L’objectif est d’ »encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires ».

    Qui peut candidater ?

    Les propositions à l’appel d’offres (AO) doivent être portées par « une entité qui vise à animer des écosystèmes d’innovation, avec des connaissances sur au moins une des thématiques adressées (santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité) et des capacités d’accompagnement en intelligence artificielle ».

    Les propositions peuvent ainsi être soumises par :

    • des consultants ;
    • des pôles de compétitivité ;
    • des incubateurs/accélérateurs ;
    • des métropoles French tech ;
    • des grappes d’entreprises ;
    • des agences régionales d’innovation ou de développement ou de consortium formés par ce type d’entité.

    En cas de consortium, celui-ci doit faire l’objet d’un partenariat « aux compétences fortes et complémentaires par rapport aux objectifs de la prestation », précise Bpifrance.

    Modalités

    • Les propositions peuvent adresser une ou plusieurs thématiques identifiées pour ces challenges en intelligence artificielle ;
    • les conditions financières des propositions de réponse à l’AO ne devront pas dépasser 125 000 € TTC par thématique ;
    • les accompagnateurs sélectionnés lors de cet appel d’offres seront engagés sur une durée de 3 ans maximum pour un total de 10 challenges maximum par thématique.

    Contenu du dossier de candidature

    Les dossiers de candidatures doivent être envoyées par email avant le 14 janvier 2019, à 12h

    Le dossier de soumission devra comporter : 

    • un dossier synthétique prenant en compte les différents critères d’appréciation des propositions (20 pages maximum) ; 
    • un devis forfaitaire détaillé par challenge avec coût total HT et TTC de la prestation prenant en compte les différents éléments attendus dans le cadre de la prestation ; 
    • un extrait Kbis, avec les documents relatifs aux pouvoirs des personnes habilitées à les engager ; 
    • la justification de la régularité de la situation fiscale et sociale du candidat ;
    • la justification que le candidat n’est pas en situation d’entreprise en difficulté.

    Contact

    Franck Bernard 

    01 41 79 88 10

    challenges@bpifrance.fr

  • Stratégie nationale de recherche en IA : l’État financera 665 M€ d’ici 2022

    La stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle (IA), présentée le 28 novembre 2018 à Toulouse par la ministre de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, et le secrétaire d’État chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, sera financée par l’État à hauteur de 665 millions d’euros d’ici à 2022.
    L’objectif :
    • installer durablement la France dans le top 5 des pays experts en IA à l’échelle mondiale ;
    • faire de la France le leader européen de la recherche en IA, comme l’a annoncé en mars le président de la République, Emmanuel Macron, lorsqu’il a dévoilé le plan élaboré à partir du rapport présenté en mars par le député (LREM, Essones) et mathématicien Cédric Villani.

    Frédérique Vidal et Mounir Mahjoubi ont révélé les six axes de cette stratégie nationale à l’occasion de la première réunion du comité de pilotage du plan pour l’IA, qu’ils ont coprésidé hier à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT, université Paul-Sabatier) :
    • déployer un programme national pour l’IA piloté par l’Inria : il s’appuiera entre autres sur le réseau des instituts 3IA, dont les 4 projets sélectionnés sont issues de structures impliquées en santé ;
    • lancer un programme d’attractivité et de soutien aux talents : visant notamment à doubler le nombre de docteurs formés en IA ;
    • dynamiser la recherche en IA à l’Agence nationale de recherche (ANR) : 100 millions d’euros seront consacrés au renforcement de la dotation de l’ANR ;
    • renforcer les moyens de calcul dédiés à l’IA : plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 à ce projet et un supercalculateur sera mis en place début 2019 ;
    • renforcer la recherche partenariale : l’État investira 65 millions d’euros d’ici 2022 pour porter le volume total des projets à au moins 130 millions d’euros ;
    • renforcer les coopérations bilatérales, européennes et internationales : en particulier avec l’Allemagne.

    Une stratégie en 6 axes

    Déployer un programme national pour l’IA piloté par l’Inria

    Un programme national, qui sera dirigé par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), va être déployé pour permettre de développer l’écosystème de l’intelligence artificielle (IA) française et d’accélérer sa croissance.

    Il s’appuiera notamment sur le réseau des instituts 3IA, dont les 4 projets présélectionnés dans le cadre de l’appel ont été annoncés en novembre. Il s’agit des initiatives portées par MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse), des instituts fortement impliqués dans la santé (voir article en lien ci-contre).

    Lancer un programme d’attractivité et de soutien aux talents

    • création de 40 chaires dédiées à l’intelligence artificielle à partir de 2019, en dehors des 3IA ;
    • doublement du nombre de docteurs formés en IA par le biais d’un programme spécifique et des actions des 3IA.

    Dynamiser la recherche en IA à l’Agence nationale de recherche (ANR)

    100 millions d’euros seront dédiés au renforcement de la dotation de l’Agence nationale de recherche (ANR) d’ici 2022, avec un ciblage spécifique sur l’intelligence artificielle.

    L’objectif est de développer des projets de recherche, principalement collaboratifs, « au meilleur niveau pour dépasser la frontière des connaissances sur le cœur des technologies de l’IA et sur leurs applications », explique le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation dans un communiqué.

    Depuis 2018, 61 projets ont été déjà été soutenus pour un montant de 27 millions d’euros.

    Renforcer les moyens de calcul

    • Plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 pour les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle, une somme versée par le gouvernement, conjointement avec la Commission européenne ;
    • L’un des plus puissants supercalculateurs en Europe sera installé début 2019 par l’opérateur national de calcul intensif Genci* au centre de calcul de l’IDRIS du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), sur le plateau de Saclay : « Sa puissance de calcul sera supérieure à 10 petaflops /s (1016 opérations par seconde) », précise le ministère ;
    • L’accès au calcul sera facilité pour l’ensemble de la communauté de recherche : une procédure d’accès aux moyens de calcul définie par Genci sur recommandation de l’alliance des sciences et technologies du numérique Allistene « sera mise en place en 2019 et permettra de disposer de ressources de calcul à la volée ».

    Renforcer la recherche partenariale

    65 millions d’euros seront investis par l’État d’ici 2022 pour porter le volume total des projets à au moins 130 millions d’euros.

    • 20 millions d’euros supplémentaires seront consacrés au programme « Laboratoire commun » (Labcom), mis en place en 2013 pour « développer le potentiel de partenariat industriel et de transfert existant chez les acteurs de la recherche académique » (source : ANR) ;
    • 10 millions d’euros supplémentaires aux Instituts Carnot, le label Carnot ayant pour but de « [valoriser] les structures de recherche qui s’engagent dans la recherche partenariale et [de soutenir] l’effort de recherche et d’innovation des entreprises » (source : ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) ;
    • 35 millions d’euros aux instituts de recherche technologique (IRT).

    Renforcer les coopérations bilatérales, européennes et internationales

    • renforcer la collaboration franco-allemande ;
    • soutenir une stratégie ambitieuse de l’Europe en IA.

    La France s’investit dans la préparation de la stratégie sur l’intelligence artificielle européenne et construit une stratégie partagée avec l’Allemagne.

    « Le couple franco-allemand est particulièrement performant en matière de recherche, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle », commente le ministère.