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  • L’URPS médecins libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes lance Medunion, sa propre plateforme de RDV en ligne

    L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) a mis en ligne au cours du mois de novembre 2018 Medunion, sa propre plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne, alternative aux autres solutions de télémédecine développées sur le marché.

    Seuls les médecins abonnés (30 euros hors taxes par mois) sont visibles au sein de l’annuaire numérique. Les créateurs de Medunion envisagent d’ici 2020 de compter 2 000 à 3 000 adhérents, sur une population de 13 500 médecins libéraux en région ARA.
    Par ailleurs, les praticiens abonnés sont automatiquement inscrits au réseau social pour les professionnels de santé (RSPS), lancé en 2016 par l’URPS dans le cadre du programme « Territoire de soins numérique » (TSN).

    Pour compléter l’offre, le site Medunion Urgences devrait être lancé au printemps 2019 afin de mieux faire face aux problèmes rencontrés au sein des urgences de ville (consultations non programmées).

    Les représentants des médecins libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes évoquent un déploiement de leur plateforme, accessible sur Medunion.fr, vers d’autres URPS, notamment en Normandie, dans le Grand Est, en Nouvelle Aquitaine et en Bretagne.
    L’outil pourrait aussi être prochainement développé pour d’autres professionnels de santé, tels que les chirurgiens-dentistes et les masseurs-kinésithérapeutes.

    « Favoriser le parcours de soins coordonné sans tomber dans l’ubérisation »

    En déployant cette plateforme conçue par et pour les professionnels de santé, l’objectif de l’URPS médecins libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) est de « favoriser le parcours de soins coordonné et la coopération interprofessionnelle sans tomber dans les travers de l’ »ubérisation » », explique Vincent Rébeillé-Borgella, secrétaire général de l’URPS (source : RA-sante.com), qui estime que les libéraux « doivent être acteurs de leur système d’information » afin de garantir « la bonne protection des données personnelles du patient ».

    La plateforme Medunion Urgences sera mise en ligne en 2019

    « Aujourd’hui, 80 % des passages aux urgences hospitalières ne sont pas justifiés, souligne Marcel Garrigou-Grandchamp, élu à l’URPS. À l’avenir, avec Medunion Urgences, le patient aura deux solutions lorsqu’il appellera pour ce type de consultation :

    • soit le médecin traitant recevra le patient sur un créneau disponible ;
    • soit, en cas d’indisponibilité, un dispositif local sera mis en place pour répondre à sa demande.

    Le patient sera alors invité à contacter la régulation médicale qui pourra le conseiller et l’orienter vers un autre médecin du secteur en consultant les créneaux disponibles recensés sur la plateforme. »

    la Métropole de Lyon découpée en 5 ou 7 secteurs

    Par exemple, la Métropole de Lyon sera divisée en 5 ou 7 secteurs pour que chaque patient puisse trouver rapidement un créneau horaire pour une consultation auprès d’un praticien situé à proximité du lieu où il se situe.

  • Hôpital du futur : six programmes immobiliers de CHU français en cours pour plus de 4 Mds €

    Afin de moderniser l’offre hospitalière, des projets immobiliers sont en cours depuis dix ans dans les 32 CHU de France. De nouveaux programmes sont actuellement en préparation pour un investissement total de près de 7 milliards d’euros, dont six concernent d’importants chantiers avec la reconstruction du site principal à Caen, à Nantes, à Rennes, à Reims et en Guadeloupe ainsi que l’union d’un hôpital à d’une faculté par la création du campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord.

    Le montant total de ces 6 opérations s’élève à plus de 4 milliards d’euros, indique Reseau-chu.org dans un article publié fin novembre 2018.

    6 programmes immobiliers majeurs en cours dans toute la France

    Île-de-France : le campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord attendu à l’horizon 2025

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) souhaite réunir à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) l’hôpital Beaujon et l’hôpital Bichat ainsi qu’une faculté d’odontologie et des activités de recherche en santé de l’université Paris-Diderot et de l’Inserm.

    • Superficie totale : 200 000 m², dont 130 000 m² seront réservés aux activités hospitalières et 70 000 m² aux activités d’enseignement et de recherche
    • Capacité : 989 lits et places
    • Fin des travaux : 2025
    • Montant total : 900 millions d’euros

    Plus d’informations : Campus-hopital-grandparis-nord.fr

    Caen : 6 grands secteurs hospitalo-universitaires

    6 grands secteurs hospitalo-universitaires vont remplacer la Tour Côte de Nacre qui dominait le site.

    • Superficie totale : 110 000 m²
    • Capacité : 1 049 lits et places
    • Durée des travaux : 2020-2026
    • Montant total : 502 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-caen.fr

    Nantes : un campus hospitalo-universitaire au cœur du futur quartier de la santé

    Le nouveau CHU sera situé au centre du futur quartier de la santé de l’île de Nantes. Il rassemblera sur un seul site les activités « médecine, chirurgie et obstétrique » (MCO) ainsi qu’un institut de recherche en santé, l’IRS 2020, dédié aux équipes de recherche labellisées « départements hospitalo-universitaires ».

    L’établissement comptera 54 salles de bloc et 64 % des séjours devraient y être réalisés en ambulatoire.

    • Superficie totale : 225 000 m², pour une emprise totale de plus de 10 hectares
    • Capacité : 1 384 lits et places
    • Durée des travaux : 2020-2026
    • Montant total : 953 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-nantes.fr

    Rennes : le dossier du projet est en cours d’instruction

    La Ville de Rennes envisage de reconstruire le site de Pontchaillou dans le centre-ville. Le dossier du projet est « en cours d’instruction en Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) et la première opération, le Centre chirurgical et interventionnel, est en cours de consultation auprès de concepteurs-constructeurs », indique Reseau-chu.org.

    • Superficie totale : non connue
    • Capacité : 1 596 lits et 206 places
    • Durée des travaux : 2019-2026
    • Montant total : 535 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-rennes.fr

    Reims : un centre composé d’une majorité de chambres individuelles

    Le projet prévoit la démolition totale de l’hôpital Robert-Debré et la destruction partielle de l’établissement voisin, l’hôpital Maison blanche.

    Les nouveaux bâtiments rassembleront les activités de médecine et de chirurgie de l’adulte. 85 % des chambres devraient être individuelles et elles devraient toutes êtres équipées de wifi.

    • Superficie totale : non connue
    • Capacité : 806 lits et places
    • Durée des travaux : 2019-2027
    • Montant total : 410 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-reims.fr

    Guadeloupe : reconstruction du CHU sur près de 85 000 m2

    Le CHU de Guadeloupe, partiellement détruit après un incendie survenu en novembre 2017, va être reconstruit à Perrin, dans la commune des Abymes. Le programme immobilier répond aux normes parasismiques de l’Eurocode 8.

    • Superficie totale : près de 85 000 m2
    • Capacité : 618 lits et places
    • Durée des travaux : 2018-2022
    • Montant total : 580 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-guadeloupe.fr

    Autres projets d’ampleur en cours

    Paris : le Nouveau Lariboisière devrait ouvrir en 2024

    Le projet « Nouveau Lariboisière » vise « à transformer l’accès aux soins à l’hôpital dans le nord parisien », commente l’AP-HP sur son site web.

    • Capacité : 610 lits et places
    • Durée des travaux : 2018-2024
    • Montant total : 315 millions d’euros

    Limoges : l’hôpital Dupuytren 2, un CHU pour améliorer le confort d’usage

    • Capacité : 347 lits et places
    • Durée des travaux : 2017-2025
    • Montant total : 320 millions d’euros + 280 millions pour restructurer le bâtiment principal

    Tours : construction du nouvel hôpital Trousseau (NHT)

    Le CHU a également déployé un programme de restructuration afin de regrouper ses activités sur 2 sites au lieu de 5.

    • Superficie : 70 000 m²
    • Capacité : 576 lits et places, dont 388 d’hospitalisation
    • Durée des travaux : 2021-2025
    • Montant total : 320 millions d’euros

    Marseille : plan de modernisation et de rénovation des unités d’hospitalisation

    • Durée des travaux : 2019-2025
    • Montant total : 300 millions d’euros + 280 millions pour restructurer le bâtiment principal

    Nice : regroupement d’activités sur trois sites

    Le CHU de Nice est en train de revoir son organisation. La Ville met en œuvre un programme de construction et regroupements d’activités sur trois sites : Pasteur, Archet et Cimiez.

    • Durée des travaux : 2018-2022
    • Montant total : 315 millions d’euros
  • Étude : l’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer (JMIR)

    Le recours à des e-thérapies ne semble pas diminuer le poids économique de la prise en charge de la dépression, montre une étude* randomisée et contrôlée menée par des chercheurs néerlandais, concluant que le fait de compléter la thérapie classique par une thérapie mobile n’est pas rentable. La recherche a par ailleurs révélé que les résultats positifs de la e-thérapie expérimentée ne se maintenaient pas après 24 mois. Ces travaux, publiés le 26 novembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), suggèrent que le rapport coût-efficacité est meilleur quand les interventions sont davantage guidées par un thérapeute.

    La technologie pour diminuer les coûts de la dépression

    En 2016, quelque 268 millions d’individus souffraient de dépression dans le monde. Les troubles dépressifs majeurs pèsent lourd dans l’économie à cause du coût des soins mais aussi des pertes de productivité liées aux arrêts de travail.

    Pour alléger ce fardeau, des interventions psychologiques et/ou des antidépresseurs sont recommandés dans la phase aiguë afin de prévenir les rechutes. Cependant, le nombre de professionnels de santé est insuffisant et beaucoup de personnes ne se traitent pas.

    En raison de leur nature flexible et accessible, les interventions basées sur internet pourraient constituer une solution rentable et viable pour un grand nombre de personnes à risque. Cependant, le coût d’une telle stratégie est encore mal connu.

    Web + SMS + téléphone : une e-thérapie testée pendant 2 ans

    Des chercheurs néerlandais ont donc mené un essai randomisé et contrôlé afin d’évaluer l’efficacité clinique ainsi que le coût d’un programme de prévention des rechutes basé sur internet ajouté au traitement habituel, comparé au traitement habituel seul chez les patients atteints d’une dépression chronique.

    Un groupe de 264 malades, âgés de 18 à 65 ans, a été randomisé en deux groupes. Ils souffraient de dépression depuis au moins deux ans et étaient en rémission depuis au moins 2 mois.

    Le programme de thérapie cognitive mobile comprenait 8 modules en ligne avec le soutien minimal d’un thérapeute et un système de surveillance continue de l’humeur via des SMS. Les participants ont été invités à participer à 1 module et se sont vus proposer entre 2 et 4 contacts téléphoniques avec un thérapeute (30 minutes maximum). S’ils ne se connectaient pas au site pendant 6 semaines, ils étaient relancés par courrier électronique ou SMS. Les participants du groupe e-thérapie recevaient par ailleurs les soins habituels, tels que des antidépresseurs.

    L’évaluation des coûts du dispositif comprenait ceux liés à la formation et à la supervision des thérapeutes, au développement de l’outil technologique ainsi qu’à la perte de productivité. Les résultats de cette étude ont été publiés 26 novembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Des résultats décevants

    • Le coût de la e-thérapie (couplée avec la prise en charge traditionnelle) était de 8 298 € pour 24 mois, contre 7 296 € pour la thérapie classique seule.
    • Le nombre moyen de jours sans dépression était de 661 dans le groupe suivant la e-thérapie, contre 656 dans le groupe contrôle.
    • L’indice de qualité de vie était sensiblement le même dans les deux groupes.

    Globalement, les auteurs précisent que la e-thérapie se traduisait par environ 5 jours en plus sans dépression mais que ce gain générait un surcoût de plus de 1 000 euros.

    Ils estiment que, faute d’investissement majeur, la probabilité que la e-thérapie soit coût-efficace est faible. « Les résultats de cette étude suggèrent donc que la e-thérapie ajoutée à la thérapie standard n’est pas rentable comparée à la thérapie standard seule sur une période de 24 mois », écrivent les chercheurs à l’origine de cet essai.

    Dans les deux scénarios, les pertes de productivité représentaient le coût le plus important.

    Un soutien plus appuyé des thérapeutes 

    Les chercheurs se disent malgré tout surpris par ces résultats car d’autres études sur le traitement des rechutes de dépression par internet donnaient des résultats prometteurs.

    En outre, les résultats cliniques à court terme ont montré un effet positif de la e-thérapie sur les symptômes dépressifs résiduels au cours des premiers mois par rapport à la thérapie standard, alors que les résultats à long terme n’ont montré aucun effet protecteur sur le taux de rechutes.

    Les auteurs de ces travaux estiment qu’un nombre plus important de séances de soutien et de relances par un thérapeute serait nécessaire. Plus l’intervention est guidée, plus elle serait coût-efficace, ce qui nécessiterait un investissement de départ important dans de tels programmes.

    Enfin, les chercheurs souhaitent que l’efficacité des e-thérapies dans la dépression soit davantage évaluée sur le long terme.

  • Data : les start-ups françaises e-santé ont levé 23 M€ en novembre 2018

    5 start-ups françaises du secteur de la e-santé ont levé un total de 23 millions d’euros au cours du mois de novembre 2018.

    La quasi totalité de cette somme a été recueillie par Happytal, une société francilienne (Vanves, Hauts-de-Seine) qui propose une plateforme en ligne de gestion du parcours patient ainsi que des services de conciergerie pour améliorer le séjour hospitalier.
    L’entreprise a réalisé un tour de table de 20 millions d’euros mené par Axa Venture Partners, Partech, la Compagnie d’Anjou et Alliance Entreprendre dans l’optique d’accélérer son déploiement dans les établissements de soins, en France mais aussi ailleurs en Europe.
    À cette opération s’ajoute un prêt de 3 millions d’euros accordé par Bpifrance.

    Le tableau présentant le détail des opérations se trouve dans la rubrique « Data » du site Health & Tech Intelligence, directement accessible via ce lien.

  • 23 M€ : bilan des levées de fonds des start-ups françaises e-santé en novembre 2018

    5 start-ups françaises du secteur de la e-santé ont levé un total de 23 millions d’euros au cours du mois de novembre 2018.

    La quasi totalité de cette somme a été recueillie par Happytal, une société francilienne (Vanves, Hauts-de-Seine) qui propose une plateforme en ligne de gestion du parcours patient ainsi que des services de conciergerie pour améliorer le séjour hospitalier.
    L’entreprise a réalisé un tour de table de 20 millions d’euros mené par Axa Venture Partners, Partech, la Compagnie d’Anjou et Alliance Entreprendre dans l’optique d’accélérer son déploiement dans les établissements de soins, en France mais aussi ailleurs en Europe.
    À cette opération s’ajoute un prêt de 3 millions d’euros accordé par Bpifrance.

  • Le PLFSS 2019 définitivement adopté

    Les députés ont adopté de manière définitive le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 le 3 décembre 2018, par 48 voix contre 32 (et deux abstentions).

    Aucun changement n’a été opéré lors de cette séance car il n’y a pas eu de nouvelle discussion sur les articles. Les modifications proposées par le Sénat, dont une hausse de la taxe pesant sur les organismes d’assurance maladie complémentaire (Ocam), de 13,27 % à 18 %, n’ont pas été prises en compte.

    Le deuxième budget de la Sécurité sociale de cette législature est marqué par le retour à l’équilibre des comptes, une première depuis 2001. Selon la commission des Affaires sociales du Sénat, des mesures adoptées à l’Assemblée auraient cependant compromis l’objectif, établissant le solde de l’ensemble des régimes de base, y compris le fonds de solidarité vieillesse (FSV), à – 200 millions d’euros au lieu des 400 millions supplémentaires prévus par le gouvernement.

    La Sécurité sociale présente ainsi un solde excédentaire de 100 millions d’euros, contre 700 millions attendus, pour les quatre branches du régime général et celui du FSV.

    PLFSS 2019 : les principales mesures adoptées

    À propos de l’article 51 du précédent budget

    • Le nouveau texte permet à un praticien libéral d’exercer dans un centre de santé dans les zones déficitaires.
    • Les pharmaciens ont la possibilité de renouveler des traitements chroniques ou d’ajuster une posologie dans le cadre d’un projet de santé interprofessionnel.
    • Cependant, l’expérimentation permettant aux pharmaciens de vendre certains médicaments à prescription médicale obligatoire dans le cadre d’un protocole a été mise de côté. Idem pour le dispositif d’infirmiers référents proposé par le Sénat.

    4 000 assistants médicaux et un millier de CPTS

    • mise en place de 4 000 assistants médicaux pour aider les praticiens libéraux regroupés et coordonnés.
      Malgré la demande du Sénat, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a refusé que les médecins isolés en zone sous-dense puissent être épaulés par des assistants médicaux ;
    • création d’un millier de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).
      Dans ce cadre, l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), soit 200,3 milliards d’euros, a été relevé de 2,3 à 2,5 %, soit 400 millions d’euros supplémentaires.

    Les modalités de ces deux réformes seront négociées par les partenaires conventionnels « dans le mois suivant la promulgation de la loi ». La ministre a donné « trois mois » de négociation aux syndicats et à la Cnam.

    « Mutuelle à un euro par jour » et reste à charge zéro

    • Fusion de l’aide à la complémentaire santé (ACS) et de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) dans l’optique de créer un dispositif moins coûteux pour les assurés (« mutuelle à un euro par jour »).
      La mesure, qui met un terme à l’ACS telle qu’elle existait jusqu’à présent, entrera en vigueur au 1er novembre 2019.

    • Le reste à charge zéro (Rac 0) pour certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives sera mis en place de manière progressive jusqu’en 2021, notamment grâce à la fixation de tarifs plafond. 

    Réorientation des patients des urgences vers la ville

    • test pendant trois ans du forfait Véran (réorientation des patients légers des urgences vers la ville).
      Dans ce cadre, les hôpitaux seront rémunérés entre 20 à 60 euros (à définir par décrets) pour chaque réorientation de patient léger.

    Génériques et remboursement

    • Suppression de l’obligation de mention manuscrite « non substituable » sur l’ordonnance.
      En cas de refus de prescrire des génériques, les médecins devront le justifier en fonction de critères médicaux objectifs (référentiel). Ces cas de figure seront précisés dans un arrêté.
      Sans justification médicale, l’assuré qui refuse la substitution sera remboursé sur la base du prix du générique.
  • Servier rejoint le consortium blockchain santé d’Embleema et lance 1 projet pilote sur la blockchain

    Servier rejoint le consortium blockchain santé d’Embleema, spécialiste de la technologie blockchain, pour lancer au sein du groupe un projet pilote d’une durée d’un an sur le sujet, annonce le laboratoire dans un communiqué publié le 4 décembre 2018.

    Dans ce cadre, Servier participera au déploiement du réseau décentralisé Embleema Blockchain, à l’hébergement sur ses serveurs d’un « nœud » afin de stocker et de partager des données de manière sécurisée ainsi qu’à l’exploitation du réseau pour garantir le sécurité des informations sensibles, précisent les deux partenaires.

    Le projet pilote initié par le laboratoire a pour but de définir et d’évaluer un processus opérationnel avant de déployer la technologie de la blockchain à plus grande échelle.

    La blockchain, « une technologie clé pour faire émerger un modèle plus collaboratif entre les professionnels de santé et les patients »

    « Un volume considérable de données de santé est généré chaque jour, y compris par les patients eux-mêmes via, notamment, les objets connectés, commente Olivier Laureau, président de Servier (communiqué). Ces données constituent une source de connaissance inestimable pour accélérer la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques. Dans ce contexte, la blockchain apparaît comme une technologie clé pour faire émerger un modèle plus collaboratif entre les professionnels de santé et les patients. »

    Embleema invite les patients à partager leurs données pour la recherche

    Le consortium d’Embleema, qui réunit des associations de patients, des professionnels de santé et des entreprises du secteur des sciences de la vie, permet aux patients de partager leurs données de santé numériques en temps réel afin de contribuer à la recherche clinique, dans l’optique d’améliorer l’engagement des individus et le suivi de leurs données en vie réelle.

  • Elsan s’allie à Medusims pour proposer des programmes de formation numériques à son personnel

    Elsan s’associe avec Medusims, une société qui développe des plateformes de formation pour les professionnels de santé, afin de proposer au personnel de ses 120 établissements privés de soins (25 000 collaborateurs) des programmes digitalisés leur permettant de se perfectionner, indique le groupe dans un communiqué publié le 29 novembre 2018.

    Dans un premier temps, Elsan va offrir aux sages-femmes de ses 34 maternités la possibilité d’accéder à la plateforme d’entraînement sur les urgences obstétricales Perinatsims, fournie par Medusims, via laquelle elles pourront se former par le biais de simulateurs numériques sur deux thématiques : l’hémorragie du post-partum et la réanimation du nouveau-né. Les sages-femmes pourront s’exercer de manière régulière sur ces thèmes par la biais de plus de 30 scénarios pédagogiques, « garantissant une meilleure sécurité aux patientes et remplissant leur obligation de formation continue ».

    Une « phase de test concluante de deux mois » a été menée pour évaluer la solution dans les cliniques du Parc à Valenciennes (Hauts-de-France), le Pôle Santé Sud du Mans (Sarthe) ainsi que dans les cliniques Brétéché à Nantes (Loire-Atlantique) et Conti à L’Isle-Adam (Val d’Oise), souligne le groupe.

    Les deux partenaires envisagent de déployer Perinatsims à l’ensemble des maternités d’Elsan et de concevoir une nouvelle plateforme d’entraînement, qui serait notamment destinée aux infirmières.

    « L’intérêt de ce mode de formation est sa flexibilité, qui permet de se préparer méthodiquement et régulièrement afin de parfaitement maîtriser les procédures de prise en charge et d’assurer aux patients une qualité de [services] optimale », explique Elsan, ajoutant que ce genre d’outil numérique encourageait également les échanges de bonnes pratiques au sein d’une même équipe.

  • Le CHU d’Angers inaugure Allegro, le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France

    Un coussin connecté pour prévenir les escarres et des chaussures « intelligentes » pour détecter les chutes, tels sont les types de technologies intégrées au sein du centre d’expertise Allegro, « le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France », inauguré le 22 novembre 2018 au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers lors de la Connected Week de la ville.

    Présenté comme étant « à la fois laboratoire du futur et espace de co-conception » par le CHU dans un communiqué publié le 3 décembre 2018, Allegro sera exploité pour tester au sein d’une chambre d’hospitalisation expérimentale les services et les nouvelles innovations dédiés au domaine de la gérontologie dans l’optique de favoriser l’autonomie des personnes âgées et le bien-vieillir, le tout en collaboration avec les patients, les soignants et les aidants.

    Pour définir les besoins des usagers, l’équipe du living lab a travaillé en concertation avec des utilisateurs, des professionnels de santé ainsi que des spécialistes du vieillissements et des industriels.
    Le nouvel espace est destiné aussi bien aux partenaires publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux patients qu’aux entreprises privés.

    Une chambre expérimentale pour évaluer des prototypes axés sur le bien-vieillir

    La chambre expérimentale d’Allegro, mise en place au sein du service de gériatrie aiguë du CHU d’Angers, a été pensée pour que les partenaires académiques et industriels de l’établissement de soins puissent tester et valider des prototypes visant à mieux répondre aux besoins des personnes âgées malades hospitalisées pour un problème de santé aigu ou décompensé.

    L’équipe du living lab évaluera la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, l’efficacité, la sécurité, la fiabilité et la reproductibilité des technologies en développement. Le diagnostic de ces différents points a pour but d’améliorer « les caractéristiques et la simplicité d’usage des innovations », explique le centre hospitalier dans son communiqué.

    Une expertise « thérapeutique, technologique et économique »

    « Allegro détient une expertise à la fois thérapeutique, technologique et économique, ajoute le CHU angevins. Sa valeur ajoutée repose sur cette triple compétence mise au service de la recherche médicale et paramédicale. »

    « Il existe une place pour des initiatives enthousiasmantes destinées aux seniors »

    « [Le] nom [Allegro] résume l’essence même du projet : l’aspect « senior » et le caractère hospitalier, tout en faisant référence à Angers. Allegro, signifie aussi « joyeux » en italien, il fait référence à un mouvement vif en musique, explique le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie au CHU. Trop de personnes considèrent encore que l’accompagnement des personnes âgées n’est ni dynamique ni motivant. Nous combattons énergiquement cette idée reçue. (…) Allegro montre qu’il existe une place pour des initiatives innovantes et enthousiasmantes destinées aux seniors. »

    45 500 euros financés par Angers Loire Métropole

    • Allegro est porté par un comité scientifique, dont fait partie le Centre de recherche sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.
    • L’initiative est soutenue par Angers Loire Métropole, qui a versé 45 500 euros afin de permettre la réalisation d’une thèse doctorale.
    • Le projet a décroché l’appel d’offres « Plus de Vie 2017 », lancé par la Fondation hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, et a reçu à ce titre une subvention de 16 800 euros, qui a servi à équiper la chambre connectée du living lab.
  • Roche lance Clinical Intelligence Study, une plateforme de datavisualisation des essais cliniques

    Roche Pharma France déploie auprès des oncologues Clinical Intelligence Study, une plateforme de datavisualisation des essais cliniques sur le cancer du poumon disponibles dans le monde entier. L’objectif est de permettre aux cliniciens « d’identifier plus facilement les essais cliniques pouvant correspondre aux besoins de leur patients » grâce à la programmation de filtres ciblant leur recherche en fonction de divers critères, précise l’entreprise dans un communiqué publié le 29 novembre 2018.

    Basée sur l’utilisation d’algorithmes de machine learning, la technologie, accessible sur le site Rodip.roche.com, propose de voir en quelques clics les essais en cours par le biais de graphiques et de cartographies. Les informations disponibles, qui sont extraites directement de la base de données mondiale Clinicaltrials.gov, regroupent les essais cliniques académiques et industriels réalisés en France et à l’étranger.

    Dans un premier temps, Clinical Intelligence Study a été développé dans le cadre des cancers du poumon mais vise à être étendu à d’autres domaines thérapeutiques dans lesquels Roche est impliqué.

    Cette solution « s’inscrit logiquement dans l’ADN [du laboratoire], qui cherche à faciliter l’accès à l’innovation thérapeutique et à développer des services qui vont au-delà du médicament », commente le groupe.

    Objectif : « trouver rapidement des informations sur les essais en cours »

    Environ 1 150 essais cliniques sur les cancers du poumon, dont plus de 165 en France, sont réalisés simultanément dans le monde, indique Roche dans son communiqué. « Pour les cliniciens très souvent confrontés aux impasses thérapeutiques, trouver rapidement et simplement des informations sur les essais cliniques en cours est devenu essentiel. »

    La consultation de la base mondiale Siteclinicaltrials.gov jugée « compliquée »

    « Au quotidien, nous cherchons régulièrement à savoir dans quel essai nous pourrions inclure certains de nos patients, commente le Pr. Thierry Urban, chef de service de pneumologie au centre hospitalier universitaire d’Angers. En tant que cliniciens, nous n’avions jusqu’à présent que deux options :

    • soit contacter directement un confrère ou un autre établissement de santé pour avoir des informations sur les essais en cours dans l’établissement, ce qui ne permet pas d’avoir une vision exhaustive des essais concernant une situation précise ;
    • soit aller sur le site Clinicaltrials.gov, qui répertorie tous les essais cliniques en cours dans le monde, mais la consultation de cette base est assez compliquée et ne permet pas de faire aisément un tri pertinent parmi les centaines d’essais en cours. »

    Clinical Intelligence Study permet de voir sur une page tous les essais à proximité

    « Clinical Intelligence Study permet de faire une recherche rapide multi-entrées : phase de l’essai, molécule, type de cancer, statut de l’essai, localisation…, ajoute le Pr. Thierry Urban. C’est un outil clair, simple, convivial et intuitif, grâce auquel on peut voir sur une seule et même page tous les essais cliniques à proximité du CHU qui correspondent à notre recherche, ce qui est très précieux pour nous. »

    La solution propose :

    • une vision « rapide et claire » de l’ensemble des essais cliniques renseignés sur le site Clinicaltrials.gov ;
    • une visualisation des essais cliniques qui sont effectués à proximité ;
    • un accès à la liste des centres participants à une étude sélectionnée par le professionnel de santé ;
    • un accès aux derniers essais cliniques en cours dans la spécialité du professionnel de santé.

    Un outil qui vise à être perfectionné et étendu à d’autres domaines thérapeutiques

    Le premier module développé par Roche est axé sur les essais dans les cancers du poumon. Le groupe a déclaré qu’elle allait recueillir les retours des utilisateurs afin de perfectionner l’outil pour « rester au plus près des attentes et des besoins des oncologues ».

    À terme, la technologie sera déployée pour d’autres aires thérapeutiques auxquelles s’intéresse Roche.