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  • Observatoire de la e-santé pays du Sud : Pierre Fabre ouvre un appel à candidatures jusqu’au 15/02/19

    L’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud, « plateforme de mise en réseau des acteurs de la e-santé dans les pays à revenus faibles et intermédiaires« , ouvre jusqu’au 15 février 2019 son 3e appel à candidatures visant à identifier et à soutenir les initiatives les plus prometteuses conçues pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments de qualité dans les pays du Sud.

    Porté par la fondation Pierre Fabre, le concours s’adresse aux porteurs de projets e-santé, pilotes ou en exploitation, basés sur l’utilisation de technologie de l’information et de la communication (TIC).

    Les projets jugés pertinents seront référencés sur le site de l’Observatoire, Odess.io.

    Les postulants doivent remplir le formulaire en ligne accessible via ce lien. Au moment de leur inscription, ils pourront choisir de concourir aux prix de l’Observatoire, qui seront décernés le 1er juillet 2019 lors de la conférence annuelle de l’Observatoire, qui se tiendra au siège de la fondation Pierre Fabre, à Lavaur (Occitanie). Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier et technique d’un an assuré par la fondation.

  • Silver éco : Creative Specific Software (C2S) lève 2,1 M€ auprès de Mayjycc eSanté Invest

    La société Créative Specific Software (C2S), acteur du marché de la détection automatique de chutes, annonce dans un communiqué publié fin novembre 2018 une augmentation de capital de 2,1 millions d’euros pour accélérer son développement. Créée en 2012 par Ramzi Larbi, la start-up basée à Saint-Raphaël (PACA) emploie aujourd’hui 9 personnes.

    L’apport de fonds est réalisé par :

    • Majycc eSante Invest, le fonds d’investissement créé par Yves Journel (fondateur de DomusVI) au travers de SRS, son family office dédié aux secteurs sanitaires et médicosociaux, et animé par Pauline de Breteuil, directrice générale de Majycc eSanté Invest, spécialiste de l’investissement dans les nouvelles technologies.

    • les actionnaires historiques, Ramzi Larbi et Jérôme Arnaud, ainsi que les actionnaires fondateurs, Alain Bessou et Manuel Alves Dos Reis.

    C2S connait une forte croissance grâce notamment à son dispositif VA²CS (Visual & Automatic Alert Cloud Based System), qui permet de détecter tout type de chute et/ou perte de conscience et de mesurer précisément l’activité des personnes en associant un logiciel d’intelligence artificielle à des capteurs optiques. Le produit, proposé sans abonnement, ne déclenche pas de mécanisme : le système V.A.C. est fonctionnel 24h/24 et 7j/7 et prévient immédiatement la personne désignée par un processus simple en cas d’anomalie.

    La levée de fonds doit permettre de financer le développement commercial de l’entreprise en France et à l’international ainsi que l’évolution de la solution VA²CS.

  • IFCS

    Institut de formation des cadres de santénull

  • Colloque TIC Santé : « Le numérique en santé : quelle valeur ajoutée ? », les 6 et 7/02/2019 à Paris

    « Le numérique en santé : quelle valeur ajoutée ? », tel sera le thème du Colloque TIC Santé 2019, organisé par l’association FORMATICSanté et qui se déroulera les 6 et 7 février 2019 à la Cité internationale universitaire de Paris.

    Les intéressés doivent s’inscrire à l’événement en téléchargeant la fiche à cet effet juste ici.

    Programme (susceptible de subir des modifications)

    LE 6 FÉVRIER 2019 : « Le numérique en santé : quelle valeur ajoutée ? »

    À partir de 8h15 – Accueil des participants

    9h15 – Ouverture du colloque – Lydie Canipel, Présidente et Christophe Biondini, Vice-président de l’association FORMATICSanté

    9h30-10h30 – Conférence inaugurale – Pr Pierre Giorgini – Président-Recteur de l’Université Catholique de Lille

    Échanges avec les participants

    10h30-11h – Pause et visite des stands

    11h-12h15 – Table ronde – Le numérique – quelle valeur ajoutée pour les institutions de santé ? Chance ou menace ?

    Modérateurs :

    • Pr Nathalie Salles – PU-PH au CHU de Bordeaux, Présidente de la Société française de télémédecine
    • Jean Yves Mailfert – Ingénieur informatique hospitalier
    • Dominique Pon, Directeur Clinique Pasteur à Toulouse, Co-auteur du rapport « Accélérer le virage numérique »
    • Grégory Katz, Chair of Innovation Management & Value in Health, Faculté de médecine Université Paris-Descartes
    • Yann-Mael Le Douarin, Conseiller médical Télémédecine à la DGOS
    • Thomas Dautieu, Directeur adjoint de la conformité à la Cnil

    Échanges avec les participants

    12h15-13h15 – Pause déjeuner – Symposium partenaires et/ou visite des stands

    13h15-14h – Session présentation des solutions e-santé par les partenaires du Colloque

    14h-15h15 – Table ronde : Le numérique en santé – quelle valeur ajoutée pour les patients ? 

    Modérateurs :

    • Dominique Lehalle – Journaliste e-santé
    • et Jean-Pierre Grangier – Cadre de santé Calydial

    Avec la participation de :

    • Alain-Michel Ceretti, Président de France Assos Santé
    • Anne Buisson, Directrice adjointe de l’Association François Aupetit (AFA), association nationale de malades et proches pour vaincre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique
    • Benoît Brouard, CEO et co-fondateur de WeFight, partenaire de l’association Patients en réseau pour le développement du compagnon virtuel Viksein
    • Maryne Cotty Eslous, fondatrice de l’application Lucine, membre du Conseil national du numérique

    Échanges avec les participants

    15h15-15h45 – Pause et visite des stands

    15h45-17h – Table ronde : Le numérique – quelle valeur ajoutée pour les professionnels de santé ?

    Modérateurs :

    • Lydie Canipel – Présidente de FORMATICSanté
    • et Géraldine Goulinet Fitté – Chargée d’études en Sciences de l’information et de la communication – Université de Bordeaux

    Avec la participation de :

    • Jérôme Béranger, Expert en éthique du numérique
    • Jean Philippe Cobbaut, Juriste, philosophe, Doctorant en Santé publique
    • Lina Williatte, Avocate, Professeur de Droit à l’Université Catholique de Lille
    • Loick Menvielle, Professeur de Marketing EDHEC, Spécialisé en e-santé
    • Dr Périne Marec Bérard, Pédiatre au Centre Léon Bérard à Lyon

    Échanges avec les participants

    17h-17h15 : Communications orales

    Remise du prix poster par le jury et Lydie Canipel, Présidente de l’association FORMATICSanté

    Clôture de la journée

    17h15-18h45 – Assemblée générale de l’Association FORMATICSanté

    LE 7 FÉVRIER 2019 : « Le numérique – Quelle valeur ajoutée pour la formation des usagers, étudiants, professionnels de santé et les structures de formation ? »

    9h – Ouverture de la journée – Evelyne Fossé, Consultante Digital learning

    9h10 – Le numérique au service des formations santé. Quelles transformations ? Quelle valeur ajoutée ?

    • Pr Isabelle Richard – Conseillère Santé au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
    • Pr Laurent Chambaud – Directeur de l’École des Hautes Etudes en Santé Publique – EHESP de Rennes

    10h-11h15 – Table ronde – Quels apports et limites du numérique pour la formation des usagers : patients, étudiants en santé ?

    Modérateurs :

    • Jérôme Clément – Chef de projet digital national – Délégation nationale formation CRF
    • et Sandra Eclancher – Infirmière Coordinatrice en Education thérapeutique et projet ChimiOrale Groupe Vivalto Santé

    Avec la participation de :

    • Gérard Raymond – Vice-Président de France Assos Santé et Président de la Fédération Française des diabétiques
    • Jean Michel Decret, Membre du CA de France AVC PACA NORD, et Administrateur, responsable du comité e-santé French Road
    • Bilal Latrèche – Président de la FNESI – Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers
    • Anatole Le Guillou – Vice-Président de l’ANEMF chargé des études médicales – Association Nationale des Étudiants en Médecine Français Échanges avec les participants

    11h15-11h45 – Pause café et visite des stands

    11h45-13h – Session 1 – Usages du numérique en formation initiale et continue : quelle valeur ajoutée pour les professionnels de santé et les formateurs ?

    Modérateurs :

    • Lisette Cazellet – Responsable formation FORMATICSanté
    • et Loïc Martin – Cadre supérieur de santé formateur à l’IFCS du CHU de Rouen

    Avec la participation de :

    • Pr Boris Hansel – Responsable du DU Santé connectée organisé par l’Université Paris Diderot et l’AP-HP
    • Catherine Cunat et Sophie Nicod-Franc, Cadres supérieurs de santé au CHU de Lyon, responsables des formations métiers au DPI
    • Marcel Affergan – Directeur Orion Santé
    • Marie-Luce Rouxel – Déléguée nationale formation à la Croix-Rouge Française
    • Michèle Lenoir-Salfati – Directrice générale à l’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu

    Échanges avec les participants

    13h-14h – Pause déjeuner – Symposium partenaires et/ou visite des stands

    14h-14h45 – Présentation des solutions pour la formation par les partenaires du Colloque

    14h45 à 16h – Session 2 – La transformation digitale des structures de formation en santé : enjeux pour enrichir les compétences métiers et accélérer le virage numérique

    Modérateurs :

    • Lilian Hugues – Ingénieur e-formation, Directeur associé Eticéo,
    • et Evelyne Fossé – Consultante Digital Learning

    Avec la participation de :

    • Florence Girard – Présidente de l’ANDEP – Association nationale des Directeurs des Ecoles Paramédicales, Directrice IFSI-IFAS CH Ussel
    • Pr Jean Sibilia – Président de la Conférence des doyens de médecine – et Pr. Olivier Palombi – Directeur des Opérations de l’UNESS
    • Gilles Desserprit – Directeur du pôle numérique de la CFDC et directeur de l’IFCS à l’AP-HP
    • Marc Dumont – Délégué général ANFH en région PACA

    Échanges avec les participants

    16h – Clôture du Colloque – Lydie Canipel – Présidente de l’Association FORMATICSanté

  • Congrès français de psychiatrie : Med-ebloom décroche le prix « Start-up » avec sa solution de RV

    Med-ebloom, à l’origine d’une solution de réalité virtuelle immergeant le patient face à l’objet de son trouble, s’est vu remettre le prix « Start-up » par la FHP-Psychiatrie à l’occasion du 10ième Congrès français de psychiatrie, qui s’est déroulé à Nantes du 28 novembre au 1er décembre 2018.
    La jeune société a ainsi reçu une dotation de 1 000 euros pour poursuivre le développement de son produit, qui sera présenté lors d’un conseil d’administration de la FHP-Psychiatrie et fera l’objet d’une communication à destination des 170 établissements psychiatriques adhérents de la fédération.

    En complément du dispositif à destination du patient, Med-ebloom permet au thérapeute de concevoir une application personnalisée pour son patient sur une plateforme web, compatible avec les principaux navigateurs existants, explique la FHP dans un communiqué publié le 3 décembre.

    Le prix « Start-up », inauguré par la branche psychiatrie de la FHP en 2017, vise à récompenser une initiative novatrice en santé mentale et à « favoriser une plus grande proximité entre les cliniques psychiatriques et des jeunes entreprises capables d’apporter rapidement des innovations pertinentes », précise le Dr Olivier Drevon, président de la FHP-Psychiatrie.

    Fonctionnalités de la solution de Med-ebloom

    Deux outils

    La start-up propose « deux outils pour une démocratisation de l’e-médecine en psychothérapie », explique-t-elle sur son site web :

    • une plateforme web à destination du thérapeute : avec notamment un accès à une base d’outils psychométriques imprimables ou remplissables en ligne pour chaque pathologie rencontrée en pratique. Des formations et une aide pour utiliser au mieux les outils de Med-ebloom sont proposées par la société ;
    • une application mobile à destination du patient : le patient peut faire ses exercices et accéder à son application « à tout moment et en tout lieu » sur son smartphone, « avec un système de renforcement positif par récompenses, déblocage de succès, points transformables en bons cadeau[, etc.,] rendant son utilisation ludique, valorisante et favorisant l’observance ».

    Un système de messagerie entre la plateforme et l’application est mis à disposition pour que le patient puisse communiquer plus facilement sur ses difficulté si besoin. En cas d’urgence, le thérapeute a la possibilité de lui proposer une séance de téléconsultation à tout moment.

    Réalité Virtuelle

    L’application propose au patient de s’immerger dans des environnements d’expositions en réalité virtuelle pour qu’il soit confronté de manière progressive et sécurisée à l’objet de son trouble.

    Elle a été développée pour le traitement de phobies spécifiques, dont l’agoraphobie, ainsi que des addictions, des troubles du comportement alimentaires, etc.

    « Le casque de réalité virtuelle utilisable avec smartphone est accessible à partir de quelques euros », indique l’entreprise.

    Modules complémentaires

    Le thérapeute choisit parmi les modules proposés par Med-ebloom pour créer une application mobile personnalisée pour le patient : modules de restructuration cognitive, exercices cognitivo-comportementaux, échelles d’auto-évaluation, outils de relaxation, etc.

    Des rappels peuvent lui être envoyés sur son smartphone à fréquence variable, programmés par le thérapeute et le patient, afin de favoriser l’observance du traitement.

    Télémédecine

    Le thérapeute peut proposer via la plateforme des rendez-vous de psychothérapie à distance, avec ou sans exposition par réalité virtuelle.

  • La CNSA adopte les principes clés de sa contribution à la concertation « Grand âge et autonomie »

    Alors qu’il présentera fin janvier 2019 sa contribution à la concertation « Grand âge et autonomie », qu’il a requalifiée « Autonomie et grand âge »*, le conseil de la Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie (CNSA) a adopté à l’unanimité le 4 décembre 2018 les « principes clés qui structureront sa contribution » sous la forme d’un scénario centré autour des deux axes suivants :

    « l’affirmation de la pleine et entière citoyenneté de la personne » : chaque citoyen doit pouvoir exprimer sa citoyenneté notamment par des droits et des devoirs officiellement partagés et reconnus et par l’exercice de ses libertés de citoyen.

    « l’affirmation du « chez-soi » qui détermine la capacité de la personne à vivre au cœur de la société ».

    Fin janvier, le conseil proposera un scénario précis comprenant la gouvernance et le financement des politiques de l’autonomie. Pour ce faire, il renforce son fonctionnement et installe son comité permanent ainsi que des commissions spéciales.

    Lors de la séance, les membres du conseil de la CNSA ont également adopté le budget prévisionnel 2019 de la Caisse, qui s’élève à 26,812 milliards d’euros, et ont pris acte de celui de la Sécurité sociale.

    Un « PLFSS d’avant réforme »

    Le conseil de la Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie (CNSA) a pris acte du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Il le qualifie de « PLFSS d’avant réforme », précisant qu’il sera vigilant sur la stricte affectation des fonds propres de la CNSA aux politiques de l’autonomie et attirant l’attention sur « la nécessité, dès 2020, d’une trajectoire plus ascendante de l’Ondam médico-social repensée en cohérence avec les réformes engagées par le gouvernement ».

    Adoption du budget initial 2019 : 26,812 milliards d’euros

    • En 2019, 22,395 milliards d’euros serviront à financer le fonctionnement des établissements et services médico-sociaux, dont :
      • 10,617 milliards pour l’offre personnes âgées ;
      • 11,777 milliards pour l’offre personnes handicapées ;
    • 130 millions d’euros seront utilisés pour leur rénovation : nouveau plan d’aide à l’investissement (PAI).
    • De plus :
      • 2,21 milliards d’euros seront dédiés aux dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) des départements ;
      • 607,2 millions d’euros aux dépenses de prestation de compensation du handicap (PCH) ;
      • 143,4 millions d’euros au financement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH);
      • 180 millions d’euros à des actions de prévention de la perte d’autonomie mises en œuvre par les conférences des financeurs.

     « Ce budget traduit aussi la mise en œuvre des récentes décisions du gouvernement », précise la CNSA, soit :

    • accompagner le développement de l’habitat inclusif (15 millions d’euros) ;
    • financer une mesure d‘accompagnement des personnes en situation critique (15 millions d’euros) ;
    • mettre en œuvre la stratégie autisme (30 millions d’euros) ;
    • renforcer la présence de personnel soignant au sein des Ehpad (123,7 millions d’euros).

    principes clés de la contribution de la CNSA :

    « L’affirmation de la pleine et entière citoyenneté de la personne »

    « À chaque instant de sa vie, chaque citoyen doit avoir la capacité d’exprimer sa citoyenneté par » :

    • des droits et des devoirs officiellement partagés et reconnus et par l’exercice de ses libertés de citoyens ;
    • la reconnaissance de son rôle et de sa place pleine et entière dans la société, au contact d’autres personnes, d’autres générations, dans le respect de sa singularité et donc de ses différences.

    Chaque citoyen doit pour cela :

    • être écouté et participer à la décision ;
    • exprimer ses choix à chaque instant de sa vie quel que soit son lieu de vie, son niveau de vie, par soi-même ou en y étant aidé.

    « L’affirmation du « chez-soi » comme le lieu d’expression de cette citoyenneté jusqu’à la dernière seconde de la vie »

     Le « chez-soi », « qui détermine la capacité de la personne à vivre au cœur de la société » :

    • s’inscrit dans un ensemble d’interactions ;
    • s’impose au système de protection sociale ;
    • doit structurer chaque étape d’une politique de transformation globale, ascendante, partagée et durable de notre société.

    « Ce nouveau cadre offert par l’expression de la citoyenneté contribue à la structuration d’un modèle en trois dimensions : personnaliste, solidaire et territoriale », explique la CNSA.

    • La dimension personnaliste procède de :
      • la reconnaissance de la citoyenneté conciliant liberté et sécurité ;
      • la représentation des personnes pour permettre leur participation à la décision ;
      • l’expression de l’aspiration des personnes ;
      • la prise en compte du savoir « expérientiel » de la personne et de ses proches ;
      • le design de l’accès à la réponse et à l’information.
    • La dimension des solidarités procède de :
      • la référence aux fondements de notre modèle de protection sociale ;
      • l’émergence d’une acception contemporaine des solidarités : actifs/inactifs, intergénérationnel, urbain/rural, les nouvelles formes d’engagement, …
    • La dimension territoriale car :
      • les politiques sociales et de l’autonomie sont des politiques partagées avec les conseils départementaux ;
      • elles impliquent tous les niveaux de la proximité : quartier, bassin de vie, commune, intercommunalité, départements, métropoles et régions qui aménagent le territoire pour améliorer la qualité de vie de tous les citoyens ;
      • « les réponses se construisent dans la proximité, elles ne sont pas « hors-sol », elles sont contingentes » ;
      • « les systèmes de contrainte de chaque territoire pèsent sur le système de protection sociale et peuvent générer de lourdes iniquités et pertes de chance ».

    Le conseil de la CNSA souhaite que la nouvelle gouvernance des politiques partagées de l’autonomie prenne en compte :

    • la complexité des risques ;
    • la transversalité des réponses ;
    • le périmètre élargi de la protection sociale ;
    • les déterminants territoriaux ;
    • l’association des parties prenantes, au premier rang desquelles les personnes ;
    • l’évaluation et le contrôle selon de nouvelles règles : simplicité, preuve, confiance, approche conventionnelle, partenariat ;
    • la production des datas.

    Pour le conseil de la CNSA, « le financement des politiques partagées de l’autonomie doit prendre en considération les cinq composantes de la réponse apportée aux personnes : l’aide et l’accompagnement, les soins, le logement, une fonction présentielle et la coordination entre ces différentes dimensions ».

  • Signature de l’avenant n° 15 sur le déploiement de la téléconsultation en officine (Uncam-FSPF-USPO)

    L’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) ont signé le 6 décembre 2018 l’avenant n° 15 à la convention nationale pharmaceutique, précisant « les conditions dans lesquelles les pharmaciens pourront contribuer à la réalisation d’actes de téléconsultation à partir de leur officine« , indique le communiqué de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) relatif à cette annonce.

    Cet acte fait suite à la signature de l’avenant n° 6 à la convention médicale sur la télémédecine le 12 juin 2018.

    L’avenant n°15 identifie les modalités de mise en place de la téléconsultation en officine et le rôle d’accompagnement du pharmacien dans le cadre de cette pratique, la prise en charge s’effectuant dans le respect du parcours de soins.

    • Pour réaliser des téléconsultations, le pharmacien devra disposer d’un espace numérique lui permettant d’assurer la confidentialité de ses échanges. Il pourra, à la demande du médecin, transmettre des données complémentaires, telles que les valeurs tensionnelles.

    • Une rémunération annuelle sera versée aux pharmaciens avec 2 volets : une participation forfaitaire de 1 225 euros la première année pour qu’ils puissent s’équiper en objets connectés nécessaires à la réalisation de téléconsultations (stéthoscope connecté, otoscope connecté, oxymètre, tensiomètre…), puis de 350 € les années suivantes.
    Une participation forfaitaire au temps passé en fonction du nombre de téléconsultations réalisées (entre 200 et 400 euros par an) est également prévue.

    • Le déploiement de la téléconsultation en officine fera l’objet d’un suivi, en particulier dans les zones sous-denses dans lesquelles la télémédecine « peut jouer un rôle majeur pour faciliter l’accès aux soins, et, le cas échéant, les modalités pourront évoluer », précise le communiqué.

  • Efelya (Vannes) lance un « e-passeport » pour dépister les grossesses à risque dans le monde entier

    La start-up vannetaise Efelya va lancer d’ici la fin 2018, normalement avant le 25 décembre, un passeport « grossesse » numérique à échelle mondiale afin d’améliorer le dépistage des grossesses à risque. Son objectif est d’améliorer la couverture sanitaire universelle en déployant en priorité sa solution dans les déserts médicaux, soit en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Pour mener à bien ce projet, elle a annoncé vouloir lever 500 000 euros.

    Le dispositif est un e-dossier personnel conçu à la fois pour les patientes et pour les praticiens :
    • les patientes peuvent compléter leurs dossiers avec une infirmière par la biais d’un questionnaire de dépistage qui regroupe une trentaine de questions, notamment relatives au diabète de grossesse ;
    • les praticiens ont la possibilité d’accéder à l’historique de la grossesse de leurs patientes, de recevoir des notifications d’alerte sur les différentes pathologies, mais aussi de connaître les données et les actes de prévention et d’éducation.

    L’application devrait être proposée en quatre langues : en français, en anglais, en espagnol et en hindi, avant une version en arabe prévue pour 2019. Le but de la société est de déployer la solution « à un maximum de pays pour s’inscrire dans la couverture sanitaire universelle, limiter l’insécurité médicale, limiter les différences entre pays en fonction des religions, des ethnies et mener des opérations de santé plus ciblées », explique sa cofondatrice Florine Duplessis, sage-femme échographiste à Hennebont, en Bretagne (source : Letelegramme.fr). L’entreprise aurait déjà établi des contacts en Angleterre et aux États-Unis.

    Efelya envisage d’enrichir sa plateforme avec les analyses biologiques et échographiques des patientes, les données relatives à la planification des naissances, les informations relevant du suivi pédiatrique pour les trois premiers mois du bébé ainsi qu’avec du big data pour proposer des statistiques solides.

    Fonctionnalités de l’application Efelya

    • évaluation des risques spécifiques à la grossesse en quelques minutes sur 6 pathologies courantes (diabète, accouchement prématuré…) ;
    • selon les risques liés à la grossesse de la patiente, le dispositif détermine un suivi personnalisé à réaliser via la création d’un passeport « grossesse » numérique permettant notamment de recevoir des notifications si les risques évoluent : le suivi évolue au fil des mois grâce à l’analyse des données biologiques, cliniques et échographiques de la patiente ;
    • accès et partage du dossier de grossesse avec les professionnels de santé impliqués dans le suivi de la grossesse.

    Efelya cherche à lever 500 000 euros

    Efelya (Efelya.com) est hébergée au Prisme, une des pépinières d’entreprises de l’agence de développement vannetaise Vipe.

    Le financement de la start-up française repose sur ses fonds propres ainsi que sur l’aide de Bpifrance et de l’incubateur breton Emergys. Afin réaliser ses ambitions d’expansion à l’international, la société cherche à lever 500 000 euros.

    Principale cible : les déserts médicaux (Afrique, Amérique du Sud, Asie)

    99 % des décès maternels surviennent dans des pays en développement

    Selon l’Organisation des Nations unies (Onu), 830 femmes environ meurent chaque jour de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement et 99 % de tous les décès maternels surviennent dans des pays en développement. Dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), l’objectif est de faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes entre 2016 et 2030.

    « En France, [nous avons] un bon système de soins avec un dépistage qualitatif, souligne Florine Duplessis, co-fondatrice d’Efelya (source : Letelegramme.fr). Mais la problématique des patientes dans les déserts médicaux est cruciale en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie ».

  • Attractivité : le Leem veut intégrer l’utilisation des données dans le parcours recherche clinique

    Entre 2015 et 2017, le nombre de nouveaux essais industriels menés en France a diminué en moyenne de 13 % par an entre début 2016 et fin 2017, révèle la 9ème enquête « Attractivité de la France pour la recherche clinique », réalisée à l’initiative du Leem et publiée le 5 décembre 2018. Cette diminution est plus importante que celle constatée dans les autres pays européens : – 8 % par an en moyenne en Allemagne, – 2 % en Espagne et stabilité au Royaume-Uni.

    L’étude note cependant que la France est en bonne position au niveau mondial dans les domaines de l’oncologie et des maladies rares, avec une participation respective de 19 % et de 14 % dans les essais  initiés dans ces deux domaines, rappelant que l’objectif du gouvernement est de faire du pays le leader européen de la recherche clinique d’ici cinq ans.

    Afin d’améliorer l’attractivité de la France dans la recherche clinique, le Leem souhaite travailler sur 4 axes :

    intégrer l’utilisation des données dans le parcours recherche : notamment en améliorant l’utilisation des données générées tout au long du parcours de soins ;

    réduire le délai entre la demande d’autorisation et l’inclusion du premier patient et donner de la prévisibilité aux promoteurs : via, entre autres, un plan « essais cliniques », déjà engagé à l’ANSM, et un nouveau système d’information mis en place au sein des CPP ;

    disposer d’un réseau de compétences multiples : entre autres en attirant des mathématiciens et des spécialistes de l’intelligence artificielle ;

    augmenter l’inclusion des patients et la fiabilité des centres investigateurs : en améliorant l’identification des patients à inclure et leur information sur la recherche clinique.

    Enseignements principaux de l’enquête du Leem :

    « Un contexte international fortement compétitif »

    • Plus de 2 600 essais cliniques sur le médicament ont été initiés par les industriels en 2017 à travers le monde.
    • La zone États-Unis/Canada représente 57 % de ces nouveaux essais industriels, l’Europe 38 %.
    • La France a participé à 11,9 % des nouveaux essais cliniques menés dans le monde, soit 313 essais, derrière le Royaume-Uni (17,9 %), l’Allemagne (17,3 %) et l’Espagne (14,5 %).

    L’activité française a pâti de l’évolution du cadre réglementaire

    « Cette enquête a évalué une période compliquée pour la recherche clinique française », souligne le Leem.

    Fin 2016, le pays a connu plusieurs évolutions du cadre réglementaire relatif à la recherche clinique (loi Jardé qui encadre les recherches sur l’être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales, tirage au sort des comités de protection des personnes, convention unique), « autant de conduites du changement à mener, avec des conséquences sur l’activité », analyse l’association professionnelle.

    • Entre 2015 et 2017, le nombre de nouveaux essais industriels menés en France a diminué en moyenne de 13 % par an, contre – 8 % par an en Allemagne, – 2 % par an en Espagne et une stabilité au Royaume-Uni.
    • La participation de la France aux nouveaux essais industriels de phase 1 est sur cette période de 6 %, contre 12 % pour le Royaume-Uni, 12 % pour l’Allemagne et 10 % pour le Royaume-Uni, tandis que la participation des États-Unis est de 48 %.
    • Les délais d’obtention des autorisations se sont allongés au cours de ces deux années et sont supérieurs aux délais réglementaires : il faut compter près de 7 mois entre la première demande d’autorisation et l’inclusion du premier patient.

    Les points forts de la France dans la recherche clinique

    • L’oncologie :
      • la France a participé à 19 % des essais cliniques réalisés dans le monde dans ce domaine ;
      • 45 % des essais industriels initiés sur le territoire français concernent cette pathologie.
    • Les maladies rares : 14 % des essais réalisés.

    Les auteurs de l’enquête précisent que ces deux champs d’expertise « font l’objet d’un soutien » à travers des plans de santé publiques dédiés, « intégrant notamment les liens entre la recherche, la dynamique d’innovation et l’excellence des soins ».

    D’une manière plus générale, la performance de la recherche clinique française « s’appuie sur la capacité des centres investigateurs à recruter des patients dans les essais cliniques », note le Leem :

    • au sein de plus de 3 300 centres ouverts, les investigateurs français respectent 85 % de leurs objectifs de recrutements, mesurés sur les 200 essais ayant terminé l’étape d’inclusion des patients entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017, une proportion qui atteint les 100 % en oncologie.

    CSIS : des mesures récemment prises pour améliorer l’attractivité de la France

    En 2018, plusieurs mesures ont été mises en place pour améliorer l’attractivité de la France dans le domaine de la recherche clinique :

    • déploiement d’une celle « phase précoce » ;
    • déploiement de dispositifs de fast track au niveau de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ;
    • entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur le tirage au sort des CPP ;
    • poursuite de la mise en œuvre de la convention unique.

    Renforcer l’attractivité du pays dans la recherche clinique a fait partie des enjeux centraux abordés en juillet 2018 lors du dernier Conseil stratégiques des industrie de santé (CSIS). L’objectif du gouvernement est de faire de la France le leader européen dans le domaine d’ici 5 ans.

    « Une dynamique positive s’enclenche dans la foulée du CSIS, à laquelle prennent part les autorités de santé, les hôpitaux, les CPP et les industriels…, commente Philippe Lamoureux, directeur général du Leem. Il y a une forte mobilisation de tous les acteurs pour renforcer l’attractivité de la France dans la recherche clinique. Nous espérons en mesurer les effets rapidement, notamment par l’augmentation du nombre d’essais industriels de phases1 et 2 initiés en France puisqu’attirer le développement clinique de nouveaux médicaments à des stades précoces constitue la première étape d’un accès à une innovation en cours d’évaluation pour les patients français. »

    Les pistes d’actions du Leem pour améliorer la recherche clinique française

  • UAP

    Union des assurances de Parisnull