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  • Le CH de Dax exploite la technologie Drugcam d’Eurokam pour sécuriser la préparation des traitements

    Après avoir formé une nouvelle unité de reconstitution des chimiothérapies, le centre hospitalier de Dax-Côte d’Argent (FHF), dans les Landes, s’est doté de Drugcam, une technologie inventée par un pharmacien du CH de la Rochelle pour mieux sécuriser la préparation des traitements, en permettant de délivrer « le bon produit à la bonne dose au bon patient », explique sur son site Eurekam, la société française qui commercialise le produit.

    « Techniquement, ce système d’analyse vidéo, composé de caméras et d’un logiciel, qui compte deux modules, permet de sécuriser la préparation de chimiothérapies anti-cancéreuses injectables, qui doivent être préparées de façon personnalisée au jour le jour, sans automatisation possible », précise le centre hospitalier de Dax, cité par Sud Ouest dans un article publié le 30 novembre 2018.

    Actuellement, 6 pharmaciens et 11 préparateurs se servent de cette technologie au sein de l’établissement, dont la pharmacie fabrique chaque année environ 11 000 chimiothérapies anticancéreuses.

    Une vingtaine de centres hospitaliers français exploitent par ailleurs déjà Drugcam. Après avoir été utilisé pendant deux ans à La Rochelle, l’outil a permis d’éviter une erreur par semaine en moyenne, avance son fabricant. Des hôpitaux canadiens et américains seraient intéressés par la solution.

    Une assistance par écran

    Dans le cadre d’une procédure classique de préparation des traitements, une seconde personne doit être présente pour un contrôle visuel.

    Le processus est stoppé si une erreur est repérée par le système

    Avec Drugcam, le préparateur est assisté par un écran pendant la manipulation, un « œil numérique » qui lui signale les éventuelles erreurs de flacons ou de volumes prélevés. Dans ce cas, une alerte s’affiche et le processus ne peut reprendre qu’un fois l’erreur corrigée. Ensuite, le pharmacien du service peut vérifier et valider à distance l’ensemble des préparations.

    Fonctionnalités

    Drugcam est présenté par Eurekam comme une « intelligence vidéonumérique » permettant de sécuriser les fabrications de chimiothérapies en environnement hotte-isolateur.

    Accompagné « du module Drugcam Assist, de ses directives dynamiques et de son matériel respectueux de l’environnement de travail », le système effectue :

    • une validation automatique et un suivi en temps réel des principes actifs utilisés ;
    • une validation automatique et un suivi en temps réel des doses à injecter ;
    • une validation automatique de l’étiquetage du véhicule d’administration ;
    • une validation automatique des éléments de fabrication identifiables par technologie code-barre ou « datamatrix » (symbologie code-barres bidimensionnelle à haute densité).

    Par ailleurs, par le biais du module web Drugcam Control, le professionnel peut réaliser un archivage vidéo de la production et ainsi retrouver facilement « les phases clés de fabrication non validées ».

    70 000 euros pour deux équipements

    • Investissement de près de 70 000 euros pour deux équipements au centre hospitalier de Dax
    • + 20 000 euros de support informatique ;
    • le Comité départemental de la Ligue contre le cancer a participé au financement du projet à hauteur de 10 000 euros.
  • Merck KGaA fonde avec Palantir (USA) une co-entreprise dédiée à l’analyse des données sur le cancer

    Le groupe allemand de chimie-pharmacie Merck KGaA est en train de créer une co-entreprise baptisée « Syntropy » avec la société américaine de services et d’édition logicielle Palantir Technologies, leader dans le domaine des big data, dans l’optique d’améliorer l’analyse des données sur le cancer par le biais d’une « plateforme technologique collaborative« .
    Les deux partenaires possèderont chacun la moitié du capital de la nouvelle structure. Les détails financiers de la collaboration n’ont pas été révélés.

    L’objectif est de faciliter « la collaboration au sein de la communauté scientifique mondiale afin de stimuler l’innovation de pointe dans la recherche sur le cancer », explique Stefan Oschmann, le P.-D.G. de Merck KGaA, dans un communiqué publié le 19 novembre 2018.
    Plus précisément, Syntropy proposera des outils d’analyse des données sur le cancer issues de différentes sources, une tâche qui sera assurée par la plateforme de visualisation des data de Palantir, pour ensuite partager les informations les plus pertinentes identifiées avec des partenaires externes.

    La partie commerciale sera assurée par Merck KGaA Life Science, la division spécialisée dans les équipements de laboratoires du groupe allemand. Les clients de Syntropy paieront un droit de licence pour utiliser un logiciel, précise Stefan Oschmann (source : Reuters).

    L’entreprise allemande avait déjà conclu un accord avec Palantir en 2017 afin d’utiliser ses systèmes de traitement des données pour accélérer sa R&D sur les médicaments contre le cancer mais aussi pour améliorer l’adhérence des patients aux traitements ainsi que sa chaîne d’approvisionnement

  • Les ARS ont dépensé 22,76 M€ en 2017 pour 344 projets de télémédecine (rapport d’activité du FIR)

    Les Agences régionales de santé (ARS) ont dépensé 22,76 millions d’euros pour 344 projets de télémédecine en 2017, soit 2,5 millions d’euros (11 %) de plus qu’en 2016, année au cours de laquelle elles avaient soutenu 206 projets, indique le rapport d’activité 2017 du fonds d’intervention régional (FIR)*, publié le 18 novembre 2018. Près d’un tiers de ces projets concernent le secteur hôpital-médico-social (26 %) et les établissements de santé « sont également très présents en partenariat avec les acteurs des secteurs « ville » associés au « médico-social » (24 %) ».

    « Cette dynamique de dépenses est conforme aux orientations du plan d’égal accès aux soins qui fait du déploiement de la télémédecine sa priorité n°2« , précise le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, auteur du document.

    À ces projets s’ajoutent, et ce avant la généralisation de la téléconsultation et de la télé-expertise, les dépenses liées au programme Etapes, qui couvrent les actes de téléconsultation, de télé-expertise et le forfait financement des établissements proposant des téléconsultations. « Les ARS ont financé via le FIR protégé ce programme avec 1 366 133 [euros] de dépenses selon les données nationales », note le secrétariat.

    Par ailleurs, le rapport révèle que le financement 2017 des 54 plateformes territoriales d’appui (PTA) atteint les 11 millions d’euros, contre 5,7 millions d’euros en 2016. Ce montant ne comprend pas le financement des coordination territoriale d’appui (CTA) de PAERPA, ni les PTA du projet « territoire de soins numérique » (TSN), ni celui des dispositifs d’appui à la coordination (réseaux de santé et MAIA). Les régions Bretagne, Nouvelle Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ont versé la majorité des financements, soit 7,6 millions d’euros.

    Télémédecine : enseignements clés du rapport

    La Nouvelle-Aquitaine a financé 104 projets de télémédecine

    • En dehors du programme Etapes, le rapport d’activités du fonds d’intervention régional (FIR) indique que les dépenses opérées par la Nouvelle-Aquitaine représentent près du tiers des projets de télémédecine financés en 2017 à l’échelle nationale (104 projets financés).
    • Arrivent ensuite la Normandie (54 projets) et la région Grand Est (37 projet).

    La Normandie a dépensé près de 3,5 M€ pour des projets de télémédecine

    En ce qui concerne les dépenses, la Normandie arrive en première position avec près de 3,5 millions d’euros alloués à des projets de télémédecine. Suivent les Hauts-de-France (3,2 millions d’euros) et la Bourgogne-France-Comté (2,7 millions d’euros).

    Types d’acteurs impliqués dans les projets financés (% projets)

    « L’augmentation du nombre de partenariats depuis trois ans illustre un renforcement des liens entre l’hôpital, la ville et le médico-social », indiquent les auteurs du rapport d’activités.

    Types de prise en charge financés (% projets)

    En 2017 :

    • 48 % des projets financées concernent des « pathologies », ce qui « correspond sensiblement aux données de 2016 avec, tout de même, des évolutions au sein des groupes de pathologies » ;
    • « un développement important des projets relatifs aux plaies chroniques » a été observé (17 % des projets, contre 3 % en 2016 et 5 % en 2015) ;
    • les projets relatifs à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) concernent en revanche 3 % de l’ensemble des projets, contre 6 % en 2016 et 12 % en 2015 ;
    • les projets concernant le diabète représentent quant à eux 2 % des projets, contre 8 % en 2016.

    Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap : les populations de patients les plus représentées

    Les populations de patients les plus représentées sont les personnes âgées (principalement en dermatologie et soins palliatifs avec 35 % des projets) et les personnes handicapées (un peu moins de 15 % des projets).

    Les dépenses d’équipements augmentent, celles concernant les SI diminuent

    Du côté de la nature des dépenses, le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales note une hausse importante des dépenses d’équipements (43 % en 2017, contre 22 % en 2017) et une baisse des dépenses relatives aux systèmes d’information (13 %, contre 23 % en 2016).

    PTA : enseignements clés du rapport

    Évolution de la mise en place des PTA en France 2016-2017

    Acteurs à l’initiative de la mise en place de la PTA

    Évolution du nombre de réseaux de santé en France

    Évolution des réseaux de santé par thématique

  • L’AP-HP propose des « coffres-forts numériques » pour les patients les plus vulnérables

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) déploie des « coffres-forts numériques » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour que les patients « les plus vulnérables », en situation précaire ou éloigné du numérique (personne âgée et isolée par exemple), aient la possibilité de conserver leurs documents administratifs sous forme numérique, a annoncé l’établissement le 21 novembre 2018. Aucune donnée médicale ne sera enregistrée dans ce dossier dématérialisé.

    Le dispositif permet de stocker, de classer et de partager de manière sécurisée et électronique, via ordinateur ou smartphone, des documents nécessaires à l’obtention de nouveaux droits ou à la réalisation de démarches administratives relatives à la sortie de l’hôpital et à l’orientation vers une structure médico-sociale.

    Dans ce cadre, l’AP-HP a signé un partenariat avec Reconnect, une start-up spécialisée dans l’exploitation du numérique pour la lutte contre l’exclusion sociale, et avec Digipost, le coffre-fort numérique du groupe La Poste.
    L’objectif de cet accord est de mettre en place 35 000 coffres-forts numériques sur trois ans dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP.

    Après la phase pilote mise en place à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui s’achèvera fin décembre 2018, le service sera déployé en priorité au cours de l’année 2019 dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

    Le patient choisit qui peut accéder à son coffre-fort numérique

    Le service est proposé par les assistants sociaux de l’hôpital, qui peuvent ouvrir le coffre-fort numérique avec l’accord du patient et scanner ses documents pour qu’ils soient enregistrés numériquement.

    Le service social hospitalier pourra ouvrir et alimenter ce dossier numérique au fil du temps. Le patient a la possibilité d’ouvrir son accès à d’autres professionnels des secteurs sanitaire, médico-social ou social.

    Aucune donnée médicale stockée

    Les dates de consultations et les coordonnées des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du patient peuvent être recueillies mais aucune donnée médicale n’est stockée dans le système.

    Coût : moins d’un euro par ouverture de coffre

    Le coût de ce service pour l’AP-HP est de « moins d’un euro par ouverture de coffre et par patient », précise Christine Morisset, cheffe de projet « Mission vulnérabilité(s) » de l’AP-HP (source : Ticsanté).

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : site pilote jusqu’à fin décembre 2018

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a été retenu comme site pilote pour expérimenter ces coffres-forts numériques dans une trentaine de services spécifiquement concernés par l’accueil de personnes vulnérables, tels que les services d’urgence, la maternité ainsi que les permanences d’accès aux soins généralistes et bucco-dentaires.

    18 établissements proposeront le service en 2019

    La phase pilote se terminera fin décembre 2018. Après l’évaluation de ses résultats, une généralisation progressive sera lancée. Le service sera déployé au cours de l’année 2019 en priorité dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

  • Boehringer Ingelheim crée le 1er accélérateur de e-santé de Lyon : Lili Smart et Medeo retenus

    Boehringer Ingelheim lance le premier accélérateur de santé digitale de l’agglomération lyonnaise, en collaboration avec le réseau d’incubateurs de France 1Kubator, annonce la compagnie pharmaceutique allemande dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    Trois premières start-ups, dont deux issues du secteur de la e-santé et une spécialisée dans la santé animale, ont été sélectionnées pour participer à un programme d’accélération de 6 à 12 mois « visant à décupler leur potentiels« . Il s’agit de :
    Lili Smart : développe une solution connectée d’assistance pour les aidants et leurs proches en perte d’autonomie (maladie de Parkinson, Alzheimer…), basée sur des technologies d’intelligence artificielle et plus précisément de machine learning :
    Medeo : met au point des solutions technologiques à destination des professionnels de santé (médecins, établissements de soins, entreprises de e-santé), dont une plateforme sécurisée interconnectée unifiant l’environnement de travail des médecins ;
    • Tibot : propose un robot d’assistance autonome pour l’aviculture dans l’optique d’ »automatiser certaines tâches pénibles et répétitives » afin d’ »améliorer les conditions de travail de l’aviculteur et le bien-être des animaux ». 

    Dans le cadre de cette initiative, « Boehringer Ingelheim envisage d’accompagner à terme 6 start-up chaque année, tant en santé humaine qu’en santé animale », ajoute le groupe.

    L’accélérateur sera basé au sein de l’immeuble Boreal, situé dans le Biodistrict de Lyon-Gerland, siège français des activités de santé animale de l’entreprise allemande.

    « Un véritable programme d’open innovation digitale »

    « Au-delà de cet accélérateur nouvellement créé à Lyon, c’est un véritable programme d’open innovation digitale que nous lançons au sein de Boehringer Ingelheim France, dans la lignée de la stratégie du groupe et de sa filiale BI X, un lab d’innovation digitale dédié à la e-santé, aussi bien humaine qu’animale »,explique Jean Scheftsik de Szolnok, président de Boehringer Ingelheim France (communiqué).

    Un accord commercial voire un investissement direct possible à l’issue du programme

    « À l’issue de ce programme d’accélération, les start-up hébergées chez Boehringer Ingelheim dont les projets sont les plus concluants, au regard de nos enjeux et de notre stratégie, pourraient bénéficier d’un accord commercial ou même d’un investissement direct grâce au fonds de capital-risque de notre groupe », précise-t-il.

  • « Mes données, ma santé » : quand les patients imaginent des services basés sur leurs données

    « Si demain, les acteurs de la santé partageaient avec les individus leurs données personnelles de santé, pour que ces derniers en fassent ce qui a du sens pour eux ? » Telle est la perspective sur laquelle repose l’expérimentation « Mes données, ma santé » menée entre juin 2017 et février 2018 par Cap Digital, en collaboration avec la Fondation internet nouvelle génération (la Fing), sur un panel de trente individus, qui se sont vus restituer leurs données personnelles par la mutuelle Mgen (Groupe Vyv).

    « Cette possibilité, déjà explorée ailleurs dans le monde (États-Unis, Royaume-Uni, Islande), est réclamée en France par de nombreuses associations de patients », commente Cap Digital dans un communiqué présentant les enseignements de cette initiative et publié le 12 novembre 2018.

    Le panel a été accompagné pour imaginer des services basés sur ces données recueillies à leur propos « qui avaient du sens pour eux ». 4 services utiles aux individus, à leurs aidants, aux professionnels, à la collectivité, etc., ont été identifiés à travers 4 scénarios d’usage :
    • « Comment faire pour prévoir et préparer mon parcours de santé sur le long terme ? » ;
    • « Comment prévoir et suivre mon budget de santé pour moi et mes proches ? » ;
    • « J’ai une maladie chronique, comment faire pour adapter mon mode de vie à ma pathologie ? » ;
    • « En cas d’accident grave, comment faire pour être aidé et pris en charge ? »

    Le Groupe Vyv va continuer l’expérimentation en demandant à trois start-ups de réaliser un prototype d’un service issu d’un cas d’usage identifié lors de cette expérimentation.

    4 scénarios d’usage « pour comprendre les bénéfices du self data en santé »

    La charte du self data établi par Fondation internet nouvelle génération (la Fing) définit le self data comme « la production, l’exploitation et le partage de données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leurs propres fins ».

    1. « Comment faire pour prévoir et préparer mon parcours de santé sur le long terme ? »

    Fonctionnalités clés du service :

    • autocomplétion du calendrier des rendez-vous médicaux en fonction du profil de l’individu et de son historique ;
    • gestion de la prise de rendez-vous : prise de rendez-vous en ligne, agent conversationnel pour s’informer ;
    • recommandations personnalisées : vaccins, sport… ;
    • notifications « push » : rappels de rendez-vous, conseils personnalisés ;
    • visualisation et suivi des dépenses de santé, et compte rendu de rendez-vous.

    2. « Comment prévoir et suivre mon budget de santé pour moi et mes proches ? »

    Fonctionnalités clés du service :

    • Trouver les offres les plus adaptées à mon profil et à mon budget : matériel médical, alimentation, établissement de santé, mutuelle, aide ménagère… ;
    • Suivi et coaching : suivre ses dépenses de santé, ses remboursements, le versement de ses aides, recevoir des alertes, prévoir des dépenses (exemples : vaccins, voyages…) ;
    • prévoir et analyser sur le long terme : voir les économies que je peux réaliser si je suis les conseils de prévention, planifier le coût d’une intervention de A à Z ;
    • coordination budgétaire : par exemple entre frères et sœurs pour le suivi d’un parent, avec un tiers de confiance…

    3. « J’ai une maladie chronique, comment faire pour adapter mon mode de vie à ma pathologie ? »

    Fonctionnalités clés du service :

    • Au quotidien : génération des listes de courses personnalisées, suivi des crises, prises de rendez-vous médicaux ;
    • En déplacement : recommandations personnalisées en temps réel d’itinéraires minimisant les risques, d’hôtel et de restaurants adaptés autour de soi.

    4. « En cas d’accident grave, comment faire pour être aidé et pris en charge ? »

    Fonctionnalités clés du service :

    • Gestion de ses données médicales par le patient et les professionnels de santé agréés par le patient ;
    • accès à une offre personnalisée d’aidants ;
    • gestion de la relation patient-aidants : mise en relation, planification de rendez-vous, accès partagé à l’agenda et aux données du patient, partage d’informations entre aidants.

    Un projet remontant à 2012

    La Fing lance en 2012 le projet « MesInfos » pour explorer ce qu’il se produirait si les organisations restituaient leurs données à leurs clients et usagers pour que ces derniers puissent en reprendre le contrôler et les exploiter dans leur intérêt.

    Cap Digital rejoint l’initiative en 2016 afin d’étudier le concept dans le domaine de la santé. Le groupe de travail concerné (acteurs publics, privés et associatifs, provenant du secteur de la santé ou du numérique) a analysé les enjeux, les possibilités, les risques et les conditions de réussite du partage des données de santé aux individus (self data) en France :

    • « Pour quels objectifs ?
    • Comment les atteindre de manière réaliste et rapide ?
    • Quels services, usages et bénéfices en attendre ?
    • Quels risques anticiper et comment les prévenir ?
    • Comment combiner démocratie médicale, qualité des soins, prévention, innovation et protection des données et de la vie privée ? »

    Une étude de terrain a ensuite été réalisée aux États-Unis et a donné lieu à l’établissement :

    • d’une charte « Mes données, ma santé », posant « les grands principes du self data en santé » et signée par les membres du groupe de travail ;
    • d’un scénario d’expérimentation de restitution de données personnelles de santé à des individus sur une année afin de définir les bénéfices, les risques et les usages possibles d’un tel processus.

    Une initiative adaptée en France à partir de 2017

    Après ces travaux, un groupe d’acteurs multi-disciplinaires provenant des domaines de la santé et de l’innovation, coordonné par Cap Digital avec l’appui de la Fing et de Elia Consulting, s’est lancé dans « la première expérimentation française du partage des données de santé avec les individus ».

    En 2017, la Mgen a restitué à trente de ses clients leurs données personnelles. Le panel a été accompagnés pour imaginer des services basés sur ces données « qui avaient du sens pour eux ».

  • Étude : des chercheurs français développent une prothèse qui décode les mouvements du membre fantôme

    Contrôler sa prothèse grâce aux mouvements du membre fantôme, telle est l’approche développée par des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’université d’Aix-Marseille. En collaboration avec des médecins, ils ont créé des algorithmes capables de reconnaître cette activité musculaire et mis au point un prototype de prothèse de bras. Publiés le 29 novembre 2018 dans la revue Frontiers in Bioengineering and Biotechnology, les résultats* des tests menés sur deux personnes amputées se sont révélés très prometteurs.

    Éviter l’abandon de la prothèse chez les amputés

    Les prothèses ont fait beaucoup de progrès ces dernières années mais bon nombre de personnes amputées finissent par les rejeter malgré tout. C’est particulièrement le cas des personnes amputées du haut du bras, qui représentent en France 33 % des amputations des membres supérieurs. En effet, le contrôle de la prothèse est difficile à apprendre, non intuitif et donc cognitivement exigeant.

    Or, environ 75 % des personnes amputées peuvent déplacer leur membre fantôme de leur plein gré. L’exécution de ces mouvements « fantômes », tels que le pincement des doigts, la main en train de serrer le poing, le poignet en rotation ou en flexion, est toujours associée à des contractions musculaires spécifiques du moignon. Chez les personnes amputées du haut du bras, ces contractions concernent des groupes musculaires qui ne sont pas reliés aux articulations utilisées avant l’amputation, comme si une « réinnervation » musculaire s’était produite spontanément, sans intervention chirurgicale.

    Repérer les signaux électriques dans les muscles pour les transmettre à la prothèse et la contrôler est une piste de recherche. Elle a déjà été étudiée mais surtout chez les personnes amputées sous le coude. Pour celles qui ont subi une amputation transhumérale, les signaux électriques sont plus difficiles à décoder.

    Des algorithmes pour repérer l’activité musculaire

    Des chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’université d’Aix-Marseille ont mis en place une étude visant à évaluer « l’interaction » entre « l’activité fantôme » et la prothèse des personnes amputées du haut du bras.

    Ils ont créé des algorithmes capables de reconnaître l’activité musculaire générée par la mobilisation du membre fantôme et de reproduire le mouvement détecté par la prothèse. Ce contrôle intuitif devait se faire sans entraînement ni intervention chirurgicale.

    Concrètement, deux personnes ont participé à ces tests : ils ont été invités à mobiliser volontairement leur membre fantôme (8 mouvements) pour obtenir une prothèse de bras imitant le mouvement fantôme.

    La prothèse était composée d’un coude actif, d’un rotateur de poignet et d’une main avec plusieurs doigts, fixée à un support fixe placé près du membre résiduel. Les résultats de leur étude ont été publiés le 29 novembre 2018 dans la revue Frontiers in Bioengineering and Biotechnology.  

    Des résultats encourageants

    • Le taux de contrôle des 8 mouvements a été de 86,4 % ;
    • le taux moyen de contrôle chez les amputés est de 90 % mais chez des personnes amputées en-dessous du coude ;
    • les principales confusions ont concerné les actions d’ouverture et de fermeture de la main ;
    • les temps d’exécution des mouvements étaient légèrement plus long que dans le groupe de patients non amputés ;
    • les deux participants ont signalé une bonne sensation et un bon contrôle de leur main fantôme.

    Envisager le membre fantôme différemment

    Ces résultats préliminaires montrent que « les participants amputés ont pu, après une très courte appropriation de toutes les tâches requises, gérer l’interaction assez complexe entre leur membre fantôme, les actions associées de la prothèse et, par ce biais, leur interaction physique avec les objets et l’environnement », notent les auteurs de l’étude.

    Ils estiment que la performance est « encourageante ». Habituellement, la maîtrise d’une prothèse requiert de longues sessions de formations. L’apprentissage devrait réduire la fatigue cognitive et donc améliorer les résultats d’une telle approche.

    Les chercheurs vont poursuivre leur expérimentation en passant à des tests sur des prothèses portées.

    En outre, ces travaux soulignent la nécessité de reconsidérer le phénomène du membre fantôme, généralement tabou, souvent attribué au deuil du membre perdu et considéré principalement sous l’angle de la douleur.

  • Cybersécurité : les données de santé, premières cibles du « dark web » (salon Trustech 2018)

    Les données de santé sont les premières cibles du « dark beb » selon le constat des experts Scott Dueweke, de l’Association américaine sur les technologies d’identification et de paiement IDPay, et du Dr Laurent Treluyer, directeur des systèmes d’information de l’AP-HP, qui se sont exprimés à l’occasion du salon Trustech, un événement dédié aux technologies de la confiance numérique qui s’est déroulé le 28 et 29 novembre à Cannes et au cours duquel Health & Tech Intelligence est intervenu sur une table ronde dédiée à la sécurité des données de santé.

    Depuis 2010, les ransomwares et autres cyberattaques dans le secteur de la santé ont augmenté de 125 %. Les attaques contre l’assureur américain Humana en juillet 2018 soulignent le besoin urgent de protection des données de santé et de sécurité.

    Les spécialistes des technologies de l’information de santé s’accordent sur :

    • la difficulté de prémunir les hôpitaux des cyberattaques ;
    • le fait que les mesures aujourd’hui prises sont insuffisantes, malgré les bonnes pratiques menées par les établissements, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

    Selon Laurent Treluyer, la vulnérabilité du système d’information de santé de l’AP-HP est due aux plus de 60 000 points d’accès humains et aux brèches de sécurité introduites par les multiples solutions et appareils. L’augmentation du risque de cyberattaques s’explique par :

    • la croissance du nombre d’utilisateurs de solutions numériques ;
    • le nombre important des applications métiers parfois mal protégées ;
    • le développement de l’IoT avec les appareils médicaux et les équipements pour les bâtiments.

    De son côté, Scott Dueweke met en avant deux enjeux à adresser pour sécuriser le développement de la santé numérique :

    • l’identification et l’authentification des personnes pour lesquelles il existe aujourd’hui des solutions basée sur la reconnaissance faciale et d’empreintes digitales, qui permettent d’identifier de façon rapide et sûre les patients et les professionnels. Des sociétés positionnées sur l’immigration, la banque et la contre-façon mobilisent leur savoir-faire pour répondre aux enjeux d’identito-vigilance ;
    • la cybersécurité et la protection des données de santé considérant que les données de santé sont aujourd’hui les premières cibles du « dark web ». 

    Enfin, Daniel Bowden, vice-président et responsable de la sécurité des systèmes d’information de Sentara Healthcare, mise sur les bonnes pratiques suivantes pour sécuriser son système d’information de santé :

    • Évaluer les menaces aussi bien internes que externes. Les menaces internes non malveillantes sont un risque important, notamment lors de la perte ou le vol d’un périphériques ou lorsque les utilisateurs disposent de niveaux d’accès inappropriés aux données ;
    • mettre en œuvre des méthodes pour gérer le contrôle d’accès et lutter contre les abus de droits ;
    • surveiller l’accès aux données électroniques du patient en mettant en place des outils d’enregistrement et identifier des modifications non autorisées des données sensibles du patient ;
    • employer des méthodes d’identification et d’authentification renforcées pour garantir que l’accès aux données corresponde au rôle de l’utilisateur dans l’entreprise, présent et futur. Les ressources humaines ont un rôle important à jouer pour informer l’équipe informatique des modifications des situations.
  • RELIEF

    Recovering Live Wellbeing Through Pain Self-Management Techniques Involving ICTnull

  • HAPPI

    Healthy Ageing Public Procurement of Innovationsnull