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  • Étude : une modélisation informatique pourrait prédire l’évolution du cancer de la prostate

    Une équipe de chercheurs allemands et danois a utilisé les données de malades du cancer de la prostate pour développer un modèle informatique qui pourrait prévoir l’évolution de cette pathologie. Elle a également découvert l’enzyme qui semble déclencher certaines des premières mutations du cancer de la prostate, révèlent les résultats de son étude* publiés le 11 décembre 2018 dans la revue Cancer Cell.

    Des data pour stratifier le risque du cancer de la prostate

    C’est le cancer le plus fréquent chez l’homme. En France, pas moins de 54 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. L’un des principaux défis consiste à différencier les cas agressifs des autres. Si on dénombre environ 9 000 décès par an, de nombreux cas sont d’évolution lente et ne nécessitent pas forcément de traitement. Être capable de prédire l’évolution de la tumeur s’avère important puisque la prise en charge peut aller de la surveillance active à la prostatectomie totale en passant par la radiothérapie et l’hormonothérapie. Ces traitements peuvent entraîner des effets secondaires handicapants, tels qu’une chute de la libido ou des troubles de l’érection.

    Une équipe internationale de chercheurs a donc décidé de développer un modèle informatique qui permettrait de repérer les toutes premières mutations génétiques du cancer de la prostate. Identifier ces changements somatiques précoces peut en effet aider les médecins à prédire l’évolution de la tumeur et donc à stratifier le risque.

    Ces chercheurs issus de la faculté de la santé et des sciences médicales de l’Université de Copenhague et du Rigshospitalet, du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) et du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) de Heidelberg, ont recueilli des données concernant 300 hommes dont l’intégralité du génome du cancer avait été séquencée afin de caractériser toutes les mutations présentes dans la tumeur.

    Sur la base de cet ensemble de données, ils ont développé un modèle informatique pour prédire l’évolution du cancer de la prostate chez un patient donné. Ils ont inclus des patients ayant eu un diagnostic précoce, soit autour de 55 ans.

    « Le cancer de la prostate se développe sur plusieurs années. Nous sommes donc particulièrement intéressés par le groupe de patients où le cancer est détecté à un jeune âge car cela nous permet d’analyser la tumeur à un stade précoce, explique le Dr Clarissa Gerhauser, l’un des auteurs des travaux. C’est un élément important car nous obtenons ainsi une image plus claire des premières mutations et des altérations de la tumeur afin de déterminer le facteur déclencheur. »

    Prédire la prochaine mutation

    Concrètement, « si nous avons un patient présentant un ensemble particulier de mutations, nous pouvons utiliser le modèle pour prédire la prochaine mutation la plus probable que le patient va subir à un moment donné – et son incidence sur la situation clinique du patient, ont indiqué les auteurs de l’étude, précise-t-elle. À titre d’illustration, nous pouvons prédire avec une certaine probabilité que si vous êtes porteur de la mutation A, vous êtes susceptible d’obtenir la mutation B avant d’obtenir C. Nous pouvons également prédire si la mutation suivante modifiera vraisemblablement l’évolution clinique de la maladie. »

    Pour identifier l’ordre temporel des événements dans cette cohorte, les chercheurs ont développé PRESCIENT (prévision des modifications séquentielles de l’évolution des tumeurs naissantes), un modèle de réseau conditionnel basé sur les probabilités pour prédire la séquence temporelle des événements somatiques dans le cancer de la prostate et ses résultats cliniques associés.

    Ce modèle statistique utilise des marqueurs moléculaires pour prédire la prochaine modification somatique la plus probable et le changement associé dans la survie sans événement. Les résultats de cette étude ont été publiés le 11 décembre 2018 dans la revue Cancer Cell.

    Résultats : vers un nouveau biomarqueur

    • Le modèle informatique a permis d’identifier 4 sous-groupes moléculaires, y compris un sous-groupe particulièrement agressif.
    • Les chercheurs ont découvert un mécanisme de mutation impliquant une enzyme appelée APOBEC pouvant déclencher certaines des toutes premières mutations du cancer de la prostate.
    • L’analyse des data a également conduit à la découverte d’un nouvel oncogène qui serait associé à un cancer de la prostate à division très rapide et très agressif.

    Cet oncogène pourrait être un nouveau biomarqueur potentiel permettant de détecter si un patient est atteint d’un cancer agressif de la prostate.

    Ce test a été validé sur une cohorte de 12 000 autres patients présentant le même type de cancer.

    Quant à l’enzyme APOBEC, elle pourrait être à l’origine de deux mutations. « Vingt ans plus tard, vous aurez peut-être 10 à 20 mutations », indique le Dr Clarissa Gerhauser.

    Élargir la base de données à des milliers de patients

    Jusqu’à présent, le jeu de données ne comprenait qu’environ 300 patients mais les chercheurs espèrent collecter des données sur plusieurs milliers de patients dans les années à venir.

    « Plus le modèle recueillera de données, meilleure sera notre modélisation informatique », note Joachim Weischenfeldt, l’un des auteurs de ces travaux. En attendant, ce modèle est mis en œuvre dans une clinique en Allemagne. D’ici deux à trois ans, il devrait être pleinement intégré dans le processus clinique et plus tard dans des hôpitaux d’autres pays, tels que le Danemark.

  • Congrès SFTéléméd : la DGOS lance un concours vidéo pour valoriser les projets de télémédecine

    Le ministère des Solidarités et de la Santé, par le biais de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), organise un concours vidéo, baptisé « Parlez-nous télémédecine », dans l’optique de valoriser les initiatives de télémédecine du pays. Une sélection des éléments reçus sera mise en ligne sur le site du ministère puis les 3 meilleures vidéos seront sélectionnées par un jury national. Un prix sera remis aux porteurs des productions gagnantes à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tiendra du 21 au 23 mai 2019.

    Le lancement du challenge a été annoncé par la DGOS à l’occasion du Congrès de la Société française de télémédecine (SFTéléméd), organisé les 6 et 7 décembre 2018 à Paris en partenariat avec la société Care Insight.

    Le concours est gratuit et ouvert à toutes les équipes qui ont participé à la mise en place d’un projet de télémédecine. Tous les métiers, fonctions, spécialités et structures d’exercice (publiques ou privées, en ville ou à l’hôpital) sont concernés, indique le ministère sur son site web.

    Les vidéos doivent être transmises avant le 31 mars 2019 à l’adresse parleznoustelemedecine@sante.gouv.fr via une plateforme de téléchargement (Wetransfer, Dropbox…) et accompagnées d’un email indiquant le nom, le prénom, les fonctions et l’adresse de la personne contact ainsi que d’un descriptif du projet pour valider la mise en ligne.

    Les organisateurs du concours se chargeront de la finalisation de la vidéo « en intégrant des panneaux de début et de fin » et monteront les différentes séquences et plans tournés, précise le ministère. Ils reviendront ensuite vers les candidats pour leur montrer le produit final avant la mise en ligne du film.

    Modalités

    Définir l’angle éditorial de la vidéo

    Par exemple :

    • améliorer l’accessibilité de l’offre de soins : permettre à tout patient et surtout à ceux vivant en zone sous-dense d’accéder à des soins de santé sûrs et de qualité ;
    • promouvoir la coopération entre professionnels de santé ;
    • valoriser la fiabilité de la prise en charge : soigner autrement avec les mêmes exigences de qualité et de sécurité ;
    • contribuer à la mise en place d’une médecine de parcours ;
    • améliorer l’exercice en équipe.

    Exemples de questions pour rythmer le tournage :

    • Pourquoi vous êtes-vous lancé(s) dans la télémédecine ? Quel a été l’élément déclencheur pour vous ? ;
    • Avez-vous rencontré des difficultés dans la mise en place d’une organisation en télémédecine ? Si oui, comment les avez-vous surmontées ?
      • Réfléchir à toutes les difficultés rencontrées : techniques, organisationnelles, de la part des patients, etc. ;
    • Quelle organisation a été mise en place ? ;
    • Quels sont les bénéfices dans la pratique du(es) professionnel(s) ? ;
    • Quel(s) message(s) la solution donne à ceux qui hésitent encore à se lancer ? ;
    • Quel(s) conseil(s) donner à ceux qui veulent tenter l’aventure de la télémédecine ? ;
    • Est-il difficile d’intégrer la télémédecine dans sa pratique quotidienne ? « Avez-vous craint une « déshumanisation » de la pratique ? ».

    Les candidats disposent de 3 minutes pour répondre à 3 questions au choix : elles permettront de rythmer la prise de vue.

    « Pour être plus à l’aise, un(e) collègue peut se placer derrière votre smartphone au moment de la prise de vue et vous poser directement ces questions (à faire disparaître lors du montage) », conseille le ministère des Solidarités et de la Santé.

    Présenter son équipe

    Ne pas hésiter à mettre à l’honneur l’équipe et les avantages pour le patient.

    • Identifier les lieux où tourner la vidéo.
      • De préférence, choisir une pièce calme, lumineuse et sans bruit ambiant, afin de garantir un enregistrement sonore de qualité suffisante.
      • Éviter les tournages extérieurs car la prise de son sera fortement impactée par l’environnement.
    • Choisir un smartphone possédant une caméra (la qualité de la vidéo dépendra de la qualité du smartphone) : il servira de caméra pour la durée de tout le tournage.
      • Paramétrer le smartphone de façon à obtenir la meilleure résolution d’image possible (idéalement : 1920×1080 ou 1080×720).

    Conseils du ministère des Solidarités et de la Santé :

    • penser à toujours tenir le smartphone ou la caméra en position paysage donc à l’horizontale ;
    • se tenir à moins de 2 mètres de l’appareil afin de garantir une bonne prise de son ;
    • ne pas changer de place la caméra pendant toute la durée du tournage.
      • Bien prendre ses marques face caméra pour éviter de bouger pendant la prise de vue.
      • Éventuellement, coller du ruban adhésif par terre afin de retrouver très facilement ses marques.
    • composer le témoignage, question par question.
      • Répondre à une question. Faire une pause. Bien se replacer dans ses marques puis répondre à la 2ème question, etc.
    • en cas d’erreur, reprendre sa réponse à la question concernée depuis le début (il est plus facile de fonctionner par bloc que par « petits bouts »).

    À la fin du tournage, un fil de 3 séquences (une par question) doit être obtenu.

    Annonce de la DGOS

    Yann-Mael Le Douarin, conseiller médical télémédecine à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), a présenté le concours lors du Congrès de la SFTéléméd :

    Retrouvez l’ensemble des vidéos du Congrès de la Société française de télémédecine sur la chaîne YouTube Numérique & Santé by Care Insight.

  • Congrès SFTéléméd : Maela et Morphée + remportent le prix de l’innovation SFTélémed-Medicen-Snitem

    La start-up Maela, qui propose une solution permettant de numériser les parcours de soins, a remporté le prix de l’innovation SFTéléméd-Medicen-Snitem et Morphée +, à l’origine d’un dispositif connecté capable de détecter les chutes, a obtenu le coup de cœur du jury lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 6 décembre 2018 à l’occasion du Congrès de la Société française de télémédecine (SFTéléméd), organisé en partenariat avec la société Care Insight.

    Ce prix vise à promouvoir l’innovation dans les domaines de la santé numérique et de la télémédecine.

    Les lauréats deviennent pour l’année 2019 membres de la SFTéléméd et de Medicen ainsi que du Snitem si la solution embarque un dispositif médical. Ils sont également invités à présenter leur solution lors de l’édition 2019 du congrès de la SFTéléméd.

    Les 8 autres finalistes étaient : Bioserenity, E-ophtalmo, Idomed, JCS, Keymaging, Lab2U, Satelia et Teledok.

    Maela : une solution de suivi connectée des parcours de soins

    Maela, basé à Lyon, développe une solution pour numériser les parcours de soins simples ou complexes des patients en les accompagnant dans leur préparation et en les sécurisant dans leur retour à domicile pour améliorer leur prise en charge globale.

    La solution Maela est composée de deux plateformes web (avec un accès patient et un accès professionnels de santé) et de deux applications mobiles.

    Chiffres clés

    • Création : 2015.
    • Nombre d’employés : 4 personnes.
    • Nombre de patients suivis : plus de 2 500.
    • Établissements utilisant la solution : 6 en France et en Suisse.
    • Modèle économique : solution vendue aux établissements de santé.

    Maela a déjà été primé :

    • 2ème prix Skincare challenge ;
    • prix du public AFC 2016.

    Morphée + : dispositif médical connecté de détection de chutes

    Morphée +, basé à Dijon, propose une solution disruptive (dispositif médical connecté) qui permet de détecter les chutes ainsi que de suivre le rythme cardiaque et respiratoire sans capteur ni caméra.

    Le système a été conçu pour alerter en quelques minutes les aidants ou les soignants en cas de chute de l’utilisateur et de détection de paramètres de santé inquiétants. Il s’adresse essentiellement aux personnes âgées vivant seules à domicile.

    La solution repose sur la technologie du Radar, qui entre dans le secteur biomédical pour la mise au point de systèmes de « monitoring » permettant de suivre de manière non invasive les fonctions vitales du patient, telles que la respiration ou le rythme cardiaque.

    Chiffres clés

    • Création : avril 2018.
    • Nombre d’employés : 3 personnes.
    • Modèle économique : solution vendue « 1 café par jour » aux Ehpad et unités de soins palliatifs.

    Morphée + a déjà été primé :

    • lauréat EIT health ;
    • lauréat OCS Dijon ;
    • lauréat du prix FASN Bourgogne-Franche-Comté ;
    • lauréat de la bourse French Tech de Bpifrance.

    La start-up a par ailleurs déjà été finaliste Silver Night et nominée aux Awards Ageing FIT.

    Composition du jury de la 3ème édition du concours

    • Thierry Moulin, actuel président de la Société française de télémédecine (SFTéléméd) ;
    • Nathalie Salles, présidente élue de la SFTéléméd (2019) ;
    • Laurence Guedon-Moreau, co-coordonnateurs du domaine ​« Sociétés savantes – spécialités médicales » de la SFTélémed ;
    • Armelle Graciet, directrice des affaires industrielles du Snitem ;
    • Alexandre Da Costa, Chef de projet « recherche et développement » à Medicen Paris Region.

    Entretien avec Bruno Duperrier, P.-D.G. de Morphée +

    Bruno Duperrier présente la start-up Morphée + :

    Retrouvez l’ensemble des vidéos du Congrès de la Société française de télémédecine sur la chaîne YouTube Numérique & Santé by Care Insight.

  • Universités d’été de la performance en santé 2019 (Anap) : appel à communications jusqu’au 27/01/2019

    L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) lance un appel à communications dans le cadre de ses 9èmes Universités d’été de la performance en santé, qui se tiendront les 5 et 6 septembre 2019 à Marseille. Les candidatures devront s’inscrire dans la thématique de cette nouvelle édition, soit « Comment mener une transformation réussie ? ».

    L’appel s’adresse à tout professionnel intervenant dans les établissements sanitaires ou médico-sociaux, ou en ville, salarié ou libéral, médecins ou soignants, acteurs de la promotion, de l’éducation à la santé, de la santé communautaire, aidant de personne malade, représentant d’usager ou usager, institutionnel, étudiant ou collectivité locale, souhaitant faire part de son expérience de transformation réussie.

    Le formulaire de candidature doit être complété avant le 27 janvier 2019 via ce lien.

    Les candidats retenus auront l’opportunité d’exposer la réussite de leur projet de transformation à l’occasion des Universités d’été de l’Anap 2019.

    Conditions

    Avoir surmonté certaines difficultés pour mener à terme un projet de transformation dans un environnement professionnel qui impliquait :

    • un changement d’organisation (exemples : virage ambulatoire, coopérations, territorialité…).
    • une évolution des pratiques (exemples : de la spécialisation à la coordination, évolutions du management…) ;
    • l’arrivée des nouvelles technologies (exemples : de l’art au robot, l’intelligence artificielle, l’exploitation des data…) ;
    • la prise en compte des impacts éthiques des nouvelles  technologies (exemples : le patient objet d’attention dans le soin, le patient informé, le transhumanisme…).

    Le projet présenté doit :

    • être en cohérence avec la thématique de la manifestation ;
    • présenter un caractère transposable ;
    • faire preuve de son intérêt/efficacité ;
    • avoir été porté collectivement ;
    • avoir une dimension pluri-professionnelle ; 
    • avoir été porté par les professionnels et pouvoir bénéficier également aux usagers.

    Comment répondre ?

    La communication doit être présentée sur une page, structurée en 5 chapitres :

    •  » Contexte et objectifs » ;
    • « Points de vigilance » ;
    • « Difficultés rencontrées et façon dont elles ont été surmontées » ;
    • « Éléments-clés de réussite / leviers » ;
    • « Résultats et éléments d’évaluation ».

     Le formulaire en ligne doit donner :

    • un titre à la communication : 120 caractères maximum espaces compris ;
    • un résumé global de l’expérience présenté en 4 à 5 lignes : environ 400 caractères maximum espaces compris ;
    • le(s) nom(s) de(s) l’intervenant(s) pressenti(s) : 2 intervenants maximum.

    La communication doit être remise via le formulaire en ligne au plus tard le 27 janvier 2019.

    Modalités de sélection

    La sélection aura lieu en février 2019, « avec le concours des membres du comité en charge de l’élaboration du programme de l’Université d’été », précise l »Agence nationale d’appui à la performance (Anap).

    Les propositions retenues feront :

    • soit l’objet d’un atelier d’une durée d’1h30, « qui permettra de présenter le retour d’expérience puis de partager avec la salle les facteurs-clés de réussites comme les difficultés rencontrées », 
    • soit l’objet d’un poster, qui sera présenté au sein de l’espace d’exposition de la manifestation. 

    « Toute proposition ne respectant pas les recommandations aux auteurs présentées ci-dessus, et arrivant hors délais, ne pourra être étudiée par le comité de sélection », souligne l’Anap.

  • Résultats 2018 sur la qualité et sécurité des soins (HAS) : la sortie de l’hôpital à améliorer

    En 2018, un tiers des patients quittant l’hôpital après un séjour dans un service de médecine, chirurgie ou obstétrique (MCO) « n’a reçu aucune information sur les signes ou complications devant l’amener à recontacter le médecin », indiquent les résultats 2018 sur la qualité et sécurité des soins dans les établissements de santé publiés par la Haute autorité de santé le 10 décembre 2018, complétés cette année par un indicateur mesurant les complications après une chirurgie orthopédique et divers indicateurs visant à évaluer la chirurgie ambulatoire. Ces derniers révèlent notamment que 30 % des patients traités en ambulatoire (moins d’une journée de séjour) en 2018 ont déclaré qu’aucun numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence ne leur avait été transmis.
    De manière générale, l’organisation de la sortie obtient un score moyen de 63,4/100 en MCO (stabilité) et de 68/100 en ambulatoire.

    En ce qui concerne la qualité générale de leur hospitalisation, les 327 000 patients ayant participé à l’enquête ont donné une note moyenne de 73,3/100 aux établissements en hospitalisation classique, un score quasiment identique à celui de l’an dernier, et de 76,4/100 en ambulatoire, mesuré pour la première fois.

    Dans le détail, 90 % des patients estiment que leurs douleurs ont été correctement traitées. Par ailleurs, la prise en charge médicale ou paramédicale obtient une note moyenne satisfaite de plus de 80/100. En revanche, la qualité des repas plafonne à 58/100.

    Enseignement n°1 de l’enquête : l’organisation de la sortie est à améliorer

    La sortie de l’hôpital comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins »

    La sortie de l’hôpital est un « moment délicat » pour le patient, souligne la Haute autorité de santé. Elle comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins » et peut entraîner « anxiété, aggravation de l’état de santé », voir une nouvelle hospitalisation si elle est mal organisée.

    En ambulatoire, les auteurs de l’étude constatent que :

    • près de 40 % des patients n’ont pas obtenu en amont une prescription d’antalgiques leur permettant d’en disposer à leur domicile à leur retour ;
    • la moitié des patients n’a pas été recontactée après la sortie ;
    • 30 % des patients n’ont pas reçu de numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence.

    La plupart des lettres de liaison ne comportent pas la synthèse du traitement médicamenteux

    Par ailleurs, 70 % des lettres de liaison, remise logiquement le jour de la sortie de l’hôpital au patient et à son médecin traitant, ne comporte par la synthèse du traitement médicamenteux. « Documenter l’intégralité du traitement médicamenteux est pourtant fondamental pour garantir une coordination efficace entre les professionnels et sécuriser le suivi du patient », commente la HAS.

    En ambulatoire, 28 % des patients ne sont pas repartis avec une lettre de liaison en 2018, selon l’enquête.

    Autres enseignements clés de l’enquête

    Des patients divisés sur la décision médicale partagée :

    • 49,5 % des patients hospitalisés dans un service de MCO pendant plus de deux jours (MCO +48h) indiquent ne pas souhaiter participer aux décisions concernant leurs soins ou leur traitement. Parmi ceux qui souhaitent participer à la décision, seuls 39,8 % ont pu « toujours » le faire.

    Des patients qui ont besoin d’être rassurés :

    • plus d’un tiers des patients pris en charge en MCO +48h et plus de la moitié de ceux hospitalisés pour une chirurgie ambulatoire ont ressenti de l’anxiété au cours de leur hospitalisation ;
    • 9 patients sur 10 se sentent soutenus par les professionnels au cours de cette prise en charge, or, en hospitalisation de plus de 48h en MCO, près d’un patient sur quatre estime le soutien des professionnels « moyen » à « mauvais ».

    Des patients plutôt satisfaits de la prise en charge de la douleur

    • En hospitalisation de plus de 48h en MC, 85,4 % des patients ont ressenti des douleurs au cours de leur hospitalisation, dont un tiers jugées « intenses » à « extrêmement intenses ».
    • 53 % des patients ont ressenti de la douleur à l’issue de leur intervention en chirurgie ambulatoire.
    • Quel que soit le mode d’hospitalisation, 9 patients sur 10 ayant ressenti des douleurs considèrent que celles-ci ont été prises en charge de façon « bonne » à « excellente ».
  • L’Europe dévoile son plan IA : 20 Mds € d’investissement dans la recherche et l’innovation d’ici 2020

    Dans le cadre de sa stratégie portant sur le déploiement de l’intelligence artificielle (IA) dévoilée en avril 2018, la Commission européenne (CE) a présenté le 7 décembre 2018 un plan coordonné avec les États membres pour favoriser le développement et l’utilisation de l’IA en Europe, notamment dans le secteur de la santé.

    Le plan suggère de mettre en place des actions communes « pour une coopération plus étroite et plus efficace entre les États membres, la Norvège, la Suisse et la Commission » à travers les 4 axes suivants :
    accroître les investissements à travers des partenariats, notamment par la mise en place de centres de premier plan pour l’IA :  au moins 20 milliards d’euros d’investissements publics et privés dans la recherche et l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle sont prévus à partir de maintenant et jusqu’à fin 2020 et plus de 20 milliards d’euros par an au cours de la décennie suivante ;
    mettre à disposition davantage de données en créant des espaces de data européens pour faciliter le partage transfrontalier de données : la CE soutiendra la création d’une base de données de santé commune afin d’améliorer les diagnostics de cancer et les traitements ;
    encourager les talents et l’apprentissage tout au long de la carrière : déploiement de bourses d’études spécialisées pour soutenir les diplômes d’études supérieures en IA ;
    inspirer la confiance : un groupe d’experts européens (universités, entreprises et société civile) présentera en mars 2019 à la Commission des lignes directrices en matière d’éthique pour le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle, en Europe mais aussi ailleurs dans le monde.

    « Une coordination renforcée est essentielle pour que l’Europe devienne la première région du monde en matière de développement et de déploiement d’IA de pointe, éthique et sécurisée », commente la CE dans un communiqué.

    Accroître les investissements à travers des partenariats

    La Commission européenne (CE) estime que les niveaux d’investissement en intelligence artificielle (IA) sont « faibles et fragmentés » en Europe, comparé à d’autres régions du monde comme les États-Unis et la Chine.

    40 Mds d’investissements publics et privés d’ici 2030

    Comme l’annonçait la stratégie sur l’IA présentée en avril 2018, le plan de la CE prévoit une coordination renforcée des investissements, ce qui se traduira par :

    • des synergies plus importantes ;
    • au moins 20 milliards d’euros d’investissements publics et privés dans la recherche et l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle à partir de maintenant et jusqu’à fin 2020 ;
    • plus de 20 milliards d’investissements publics et privés par an au cours de la décennie suivante.

    En complément des investissements nationaux, la Commission investira 1,5 milliard d’euros d’ici 2020, précise-t-elle, soit 70 % de plus qu’entre 2014 et 2017.

    En ce qui concerne le budget à long terme de l’Union européenne (2021-2027), l’UE a proposé d’investir au moins 7 milliards d’euros dans les programmes Horizon Europe et Digital Europe dans le domaine de l’IA.

    Les actions communes pour atteindre ces objectifs d’investissement incluent : 

    • des stratégies nationales d’IA : d’ici à la mi-2019, tous les États membres devraient avoir leurs propres stratégies décrivant les niveaux d’investissement et les mesures de mise en œuvre, qui alimenteront les discussions au niveau de l’Union européenne (UE) ;
    • un nouveau partenariat public-privé européen pour l’IA : un nouveau partenariat de recherche et d’innovation sur l’intelligence artificielle sera mis en place afin de favoriser la collaboration entre les universités et l’industrie en Europe et de définir un programme de recherche stratégique commun sur l’IA ; 
    • Un nouveau fonds de renforcement de l’intelligence artificielle : la Commission européenne soutiendra les start-ups et les innovateurs en matière d’IA et de blockchain à leurs débuts ainsi que les entreprises en phase de développement ;  
    • le développement et la connexion de centres de premier plan pour l’intelligence artificielle : des centres d’excellence européens pour l’IA seront développés et connectés, des installations de test de référence mondiale seront établies dans des domaines tels que la mobilité connectée, et l’adoption de l’IA dans l’ensemble de l’économie sera encouragée par le biais des pôles d’innovation numérique (66 millions d’euros pour les hubs robotiques sont annoncés). Une initiative pilote du Conseil européen de l’innovation sera également lancée pour soutenir les technologies de l’IA de la prochaine génération.

    Mettre à disposition davantage de données en créant des espaces de données européens, y compris en santé

    En collaboration avec les pays européens, la Commission européenne créera des espaces de données européens communs pour faciliter le partage transfrontalier de données, en garantissant leur conformité avec le RGPD.

    « Le secteur de la santé peut tout particulièrement bénéficier de l’IA »

    • « Le secteur de la santé peut tout particulièrement bénéficier de l’IA », souligne la CE, précisant qu’elle soutiendra, en coordination avec les États membres, la création d’une base de données de santé commune comprenant des scanners anonymisés, fournis par les patients, afin d’améliorer les diagnostics de cancer et les traitements à l’aide de l’intelligence artificielle.
    • D’ici à la mi-2019, la Commission lancera un centre de soutien pour le partage de données, qui prodiguera des conseils pratiques à tous les participants européens sur l’économie de données.

    Encourager les talents et l’apprentissage tout au long de la carrière

    Les pays de l’Union européenne sont confrontés à une pénurie de professionnels dans le domaine des TIC et à un manque de programmes d’enseignement supérieur spécialisés en intelligence artificielle, pointe du doigt la Commission.

    • Elle a donc décidé de soutenir, conjointement avec les pays européens, les diplômes d’études supérieurs en IA, notamment par l’intermédiaire de bourses d’études spécialisées.
    • La Commission précise qu’elle continuera également à soutenir les compétences numériques et l’apprentissage tout au long de la carrière « pour l’ensemble de la société, et en particulier pour les travailleurs les plus concernés par l’IA, comme indiqué dans sa stratégie en la matière ».
    • Elle estime aussi important que l’intelligence artificielle soit présente dans les programmes d’enseignement d’autres disciplines, comme le droit.
    • L’utilisation complète du système de carte bleue aidera à retenir et à attirer des professionnels du domaine de l’IA hautement qualifiés en Europe, ajoute-t-elle enfin.

    Inspirer la confiance

    Le plan coordonné dévoilé par la CE cherche à développer une technologie de l’intelligence artificielle qui respecte les droits fondamentaux et les règles éthiques pour mieux faire face aux questions éthiques que soulève l’IA, portant notamment sur le fait que cette dernière pourrait entraîner une prise de décision biaisée, et ainsi gagner la confiance des entrepreneurs, « nécessaire pour que les sociétés acceptent et utilisent l’IA ».

    • Un groupe d’experts européens, représentant les universités, les entreprises et la société civile, travaille sur des lignes directrices en matière d’éthique pour le développement et l’utilisation de l’IA, indique la Commission :
      • une première version de leur rapport sera publiée d’ici la fin 2018 ;
      • la version finale sera présentée à la CE en mars 2019 après une vaste consultation menée dans le cadre de l’Alliance européenne pour l’IA (European AI Alliance).
    • L’objectif est de transposer l’approche éthique de l’Europe sur la scène mondiale. La Commission ouvre actuellement sa coopération à tous les pays non membres de l’UE souhaitant partager les mêmes valeurs qu’elle.
  • Medylink acquiert la start-up Medway, spécialiste des solutions de téléconsultation

    La société toulousaine Medylink, créée en 2011, vient d’acquérir Medway, une start-up développant des logiciels mobiles de téléconsultation qui était jusqu’ici hébergée à la Station F, à Paris, et accompagnée par l’École polytechnique ainsi que par l’incubateur HEC. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé dans le communiqué publié par Medylink à ce propos le 10 décembre 2018.

    Fondé en 2017, Medway propose aux médecins libéraux des outils de téléconsultations déjà utilisés par des généralistes pour consulter à distance leurs patients résidant en Ehpad. Ce service sera proposé via la plateforme Medylink à partir de février 2019.

    Avec cette fusion, Medylink, qui a annoncé en septembre avoir levé 2,75 millions d’euros, renforce son équipe en l’étoffant de 25 collaborateurs et complète son offre. L’entreprise devrait par ailleurs doubler son chiffre d’affaires dès 2019 et sa plateforme comptabiliser 5 000 médecins d’ici 3 ans, contre 750 médecins généralistes et spécialistes à l’heure actuelle, indique le communiqué.

    « L’apport de Medway va nous permettre de créer un écosystème numérique autour du médecin généraliste. Ce rapprochement est un réel engagement à améliorer le parcours de soins, tant pour les professionnels que pour leur écosystème : patients, confrères, professionnels de santé » commente Éric Le Bihan, président de Medylink depuis novembre.

    Fonctionnalités de la plateforme de Medylink :

    • dépistage avec la mise à disposition de matériel médical de dépistage ;

    • télé-expertise entre médecins généralistes et confrères spécialistes ;

    • délégation d’actes ;

    • téléconsultation entre le médecin traitant et ses patients, à domicile ou en Ehpad à partir de février 2019.

  • US : les vétérans poursuivent leur stratégie de digitalisation avec Philips, Walmart et T-Mobile

    Le ministère américain des Anciens combattants (United States Department of Veterans Affairs ou « VA » / les vétérans) étend son réseau de télémédecine avec une série de partenariats visant à améliorer l’accès à des services de santé connectée pour des vétérans ruraux ou expatriés.

    Ces accords signés avec Philips, Walmart et T-Mobile font partie du programme de santé connectée “Anywhere to Anywhere VA Health Care” – pouvant être traduit par  « où que vous soyez, vers n’importe quel services de soins des Vétérans » – lancé en 2017.

    Le ministère des Anciens combattants (VA) veut élargir sa gamme de services de santé connectée

    Lancé en 2017, le programme « Anywhere to anywhere VA healthcare » propose aux médecins de 900 hôpitaux et centres de santé de suivre à distance leurs patients par des services connectés. Cet exercice a été mis en place en dérogeant aux règles de chaque État en adoptant une règle fédérale afin d’autoriser les médecins des vétérans à faire usage de télémédecine, contournant ainsi les lois en vigueur en matière d’agrément.

    L’initiative a bénéficié du soutien de nombreuses organisations, dont l’American Telemedicine Association, l’American Academy of Family Physicians, l’American Medical Informatics Association, la Federal Trade Commission, le College of Healthcare Information Management Executives, Teladoc, Oracle, l’American Psychological Association, la Brain Injury Association of America, la National Association of Social Workers, le Center for Military Medicine Research de l’université de Pittsburgh et Health IT Now.

    En janvier 2018, l’agence a octroyé un contrat de 260 millions de dollars US (environ 228,7 M€) à 1Vision LLC, une filiale de HMS Technologies, pour la fourniture de solutions de télésanté à domicile aux anciens combattants afin de déployer sa plateforme de suivi virtuel et de surveillance à distance CareConsole. Cette dernière permet aux vétérans bénéficiaires de partager des données avec leur médecin par Bluetooth depuis leur maison.

    Avec environ 900 000 actes de télémédecine comptabilisés en 2017, le VA est un des plus grands réseaux de soins connectés dans le pays

    Les partenariats annoncés le 7 décembre 2018 visent à élargir les services aux vétérans les plus éloignés ou expatriés, soit un tiers de la population globale bénéficiaire.

    Dans le cadre de son accord avec Philips, le ministère américain des Anciens combattants (VA) utilisera la technologie de télémédecine du groupe néerlandais pour mettre en place des services de télésanté dans 10 centres à travers le pays. Walmart va également déployer des stations de télésanté de Philips sur certains de ses sites, tandis que T-Mobile a accepté d’héberger gratuitement l’application Video Connect mHealth de VA sur des objets de santé connectés.

    Ces partenariats stratégiques visent à améliorer l’accès aux soins par une implantation dans les points de vente Walmart – 90% des américains vivent à moins de 15 kilomètres d’un Walmart. Le VA mène un travail avec d’autres sociétés, y compris les grandes compagnies de téléphonie, pour créer davantage de partenariats en télésanté. Les nouveaux programmes ont notamment pour objectif d’offrir des services de santé mentale et de psychiatrie.

  • Bpifrance et France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié à la santé

    Bpifrance, qui déploiera son plan « deeptech » en janvier 2019, et l’association des entrepreneurs en sciences de la vie France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié au secteur des innovations en santé.

    L’objectif de cet observatoire annuel, qui mesurera les progrès réalisés au niveau national, est de continuer et d’amplifier l’enquête sur le transfert de technologies de la santé en France, conduite par un groupe de travail créé par France biotech et dont les résultats ont été publiés le 6 décembre 2018.

    Missions :
    • élargir le périmètre de l’enquête aux différents types de partenariats public-privé et aux différents acteurs impliqués en santé (suivi en miroir des offices du transfert de technologies (OTT)/entreprises) ;
    • établir un état régulier des bonnes pratiques et des marges d’amélioration des partenariats public-privé ;
    • émettre des recommandations pour les entreprises, les OTT et les tutelles ;
    • étudier des cas concrets, remonter aux membres du groupe de travail des exemples de situations complexes afin d’aider à les fluidifier ;
    • enrichir régulièrement la boîte à outils, notamment par des comparables ainsi que des modèles de plan de développement et plan d’affaires.

    Principaux résultats de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé

    Dans le cadre de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé réalisée par France biotech, tous les acteurs et offices du transfert de technologies (OTT) ont été réunis pour identifier et quantifier les principaux problèmes rencontrées par les entrepreneurs du secteur.

    Les 3 difficultés majeures suivantes ressortent de l’étude :

    • 73 % des plaintes concernent les délais de négociation d’un accord de licence, en moyenne de dix-huit mois ;
    • 38 % la copropriété avec des structures académiques ;
    • 29 % les conditions financières.

    « Ces problèmes de délai ne sont que la conséquence d’une relation qui relève plus du rapport de force que d’un véritable partenariat public-privé, commente Franck Mouthon, administrateur et responsable du groupe de travail sur les partenariats public-privé de France biotech (source : Les Échos). Il faut instaurer dès le début une relation équilibrée entre l’OTT et l’entreprise, car la grande majorité des actifs développés par les sociétés de biotechnologies sont issus de la recherche publique. »

    Réduire le délai de négociation à 10 mois au lieux de 18

    Pour réduire ce délai de négociation à dix mois, l’association propose des outils de bonne pratique, tels que des contrats comparables déjà signés ou des modèles de lettre d’intention.

    Pour l’instant, elle s’est concentrée sur l’accord de licence exclusive envisage d’intégrer tous les partenariats public-privé.

    Observatoire : vers un élargissement à d’autres secteurs

    Bpifrance prévoit d’élargir l’observatoire à d’autres secteurs innovants que celui de la santé.

    Dans le cadre du déploiement de son plan « deeptech », qui s’inscrit dans le prolongement de la création par le gouvernement du Fonds pour l’innovation, la banque publique d’investissement cherche à doubler la création annuelle de start-ups dans le secteur de la deeptech et à les aider à se développer. Elle s’engage ainsi « aux cotés des acteurs de la valorisation de la recherche, du transfert de technologies et des entrepreneurs », explique-t-elle dans un communiqué publié le 6 décembre 2018.

  • NanoCardio : un projet France-Wallonie-Flandre pour prévenir les troubles cardiovasculaires

    Depuis quelques mois, les universités de Reims Champagne-Ardenne, de Gand, en Flandre, et de Mons, en Wallonie, travaillent ensemble sur NanoCardio, un projet qui vise à prévenir les troubles cardiovasculaires par le biais d’un dispositif capable de détecter les plaques d’athérome à risque via une méthode d’imagerie non invasive (IRM), indiquent-elles dans un communiqué publié le 7 décembre 2018.

    Le budget total de ce projet s’élève à ce jour à plus de 1,6 milliards euros, dont 801 339 euros sont financés par les Fonds européen de développement régional (Feder). Les trois universités participent également au financement (montant non divulgué).

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’Interreg FWVL, un programme de coopération transfrontalière rassemblant la France, la Wallonie et la Flandre. « En rapprochant les savoir-faire de partenaires de [cette] zone transfrontalière (…), Nanocardio ambitionne d’élaborer des sondes nanométriques multifonctionnelles et biocompatibles dédiées à la visualisation et [à] l’analyse des plaques athéroscléreuses », expliquent les responsables du projet, précisant que l’objectif est de « prédire le plus précocement possible l’évolution de ces plaques pour permettre une prise en charge adaptée des patients ».
    Comme il s’agit d’un enjeu sanitaire de portée mondiale, les résultats du projet Nanocardio pourront être transposés à échelle internationale, ajoutent-ils.

    Nanocardio prend vie en laboratoire mais se décline aussi sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Linkedin, Twitter et ResearchGate). Récemment, le site web www.nanocardio.eu a été mis en ligne, à la fois en français, en néerlandais et en anglais.

    Une technique non invasive

    31 % de la mortalité mondiale annuelle est imputable aux maladies cardiovasculaires

    NanoCardio vise de manière générale à mieux traiter les maladies cardiovasculaire, responsables d’environ 17,7 millions de décès chaque année dans le monde selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 31 % de la mortalité totale au niveau international. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC (chiffres 2015).

    L’imagerie IRM et l’imagerie optique plutôt que l’angiographie

    Le projet a pour but, plus précisément, de détecter et d’analyser les plaque d’athérome in vivo par imagerie optique et imagerie IRM, qui présente l’avantage d’être non invasive, de n’utiliser aucune radiation ionisante et de posséder une « excellente résolution ». « La méthode utilisée actuellement est l’angiographie. Elle requiert la pose invasive de cathéters et l’utilisation de molécules iodées, ce qui n’est pas sans risque pour les patients », est-il indiqué sur le site Nanocardio.eu.