Articles

  • L’AP-HP arrête le service Antarès pour les flux de MSS et se tourne vers SantNetBox (Inovelan-Agfa)

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) stoppe le service Antarès pour les flux de messagerie sécurisée, relaie Aissa Khelifa, directeur commercial et marketing à Agfa Healthcare France, dans une publication Linkedin postée le 14 décembre 2018.

    Il précise que l’intégralité des flux de l’AP-HP en direction de la messagerie sécurisée de santé (MSS) vont désormais passer par la SantNetBox d’Inovelan, la filiale « interopérabilité, parcours de soins et télémedecine » d’Agfa, qui a racheté en avril l’éditeur français de solutions de partage et d’échanges sécurisés de données de santé.

    Aissa Khelifa rappelle par ailleurs qu’Inovelan est le premier éditeur industriel à avoir reçu la certification « Qualité hôpital numérique » (juillet 2016) dans « l’espace de confiance de la MSS proposée par l’Asip santé et opérée par l’Assurance maladie ».

  • E-healthWorld Monaco 2019 : le congrès scientifique se tiendra les 26 et 27 mars 2019

    Le congrès scientifique e-healthWorld Monaco aura lieu les 26 et 27 mars 2019 à l’hôtel Fairmont Monte Carlo.

    Des débats et ateliers seront organisés au cours de ces deux jours. Les sessions prévues dans la salle plénière seront traduites en simultanée en français ou en anglais.

    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées via le site Ehealthworld.vimeet.events. Pour toute demande d’information supplémentaire, contacter les organisateurs au 01 46 90 00 01 ou par email à info@e-healthworld.com.

    Pass Congrès e-HealthWorld Monaco :
    • 1 jour : 190 euros HT (228 euros TTC) ;
    • 2 jours : 290 euros HT (348 euros TTC) ;
    • tarif partenaires : 217.50 euros HT (261 euros TTC) ;
    • tarif étudiant et paramédical (sur justificatif) : 145 euros HT (174 euros TTC).

    Programme du 26 mars 2019

    08h45 – 9h00 Ouverture du congrés

    Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    09h00 – 10h30 Bonnes et mauvaises pratiques de la téléconsultation médicale

    Intervenants : Pierre SIMON, Francis MAMBRINI, Marie-Laure SAILLARD, Lina WILLIATTE

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 Conseil national e-santé

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 Digital-therapy

    Intervenant : Alexia SIBONY

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Table ronde du LEEM

    Intervenants : Docteur Patrick ERRARD, Anne Baille, Eric BASEILHAC.

    Salle plénière

    11h00 – 12h20 Gynécologie connectée

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 e-santé et Blockchains

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 Keynote

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Téléconsultation en pharmacie d’officine : pourquoi ?

    Intervenants : Irene LOPEZ, Clément CARLIN, Sophie SERGENT-DECHEF, Michel SERI

    Salle plénière

    14h15 – 16h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI

    Salle Spécialité

    14h15 – 16h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Télémédecine en pharmacie : à vos marques, prêts, connectés !

    Intervenants : Tina GERERAL, Gilles BONNEFOND, Maxime CORDIER, Sophie TOUFFIN RIOLI

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Cardiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Pamela MOCERI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 QWANT

    Intervenant : Docteur Olivier AMI.

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Take Care Show

    Intervenant : Docteur Adnan EL BAKRI

    Side Event

    20h00 – 00h00 : Awards de La nuit connectée

    Pitch des start-ups retenues, issues du secteur de la santé connectée

    Programme du 27 mars 2019

    9h00 – 10h30 Démocratiser l’intelligence artificielle

    Intervenants : Anthony MOREL, Jean-Marc BEREDER, Antoine DENIS, Cecile MONTEIL, Jeff SORENSEN.

    Salle plénière

    9h00 – 10h30 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    9h00 – 10h30 Infirmier(e)s connecté(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    9h00 – 10h30 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Side-event 11h00 – 12h20 Démocratiser l’intelligence artificielle…et après ?

    Intervenants : Cecile MONTEIL, Docteur Olivier AMI, David GRUSON, Leo MAGALI.

    Salle plénière 11h00 – 12h20 e-santé en Afrique

    Intervenants : Jerome FROISSART, Christophe FICHET, Eudes MENAGER, Adam THOMPSON, Véronique THOUVENOT.

    Salle Spécialité

    11h00 – 12h20 Infirmier(e)s connecte(e)s

    Intervenants : Docteur Charlers NAHMANOVICI, Giovanni SILVERII

    Salle Atelier

    11h00 – 12h20 DPC en e-santé

    Intervenants : Docteur Wassim BADIOU, M. SOLER

    Salle Atelier

    12h20 – 12h45 L’adresse du président Docteur Patrick ERRARD, Président d’e-Healthworld.

    Salle plénière

    14h00 – 14h30 Pitch des Start-ups gagnantes de la nuit connectée

    Intervenants : Fréderic PRATE, Danielle ROMERO.

    Salle plénière

    14h30- 16h00 Simulation – Réalités virtuelle et augmentée

    Intervenants : Anthony MOREL, Gael KUHN, Nicholas AYACHE.

    Salle plénière

    14h30 – 16h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    14h30 – 16h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

    16h30 – 18h00 Robotique

    Intervenant : Docteur Wassim BADIOU

    Salle plénière

    16h30 – 18h00 Dermatologie et esthétique connectées

    Intervenants : Tu-Anh DUONG, Frédéric BRACCINI.

    Salle Spécialité

    16h30 – 18h00 Radiologie connectée

    Intervenants : Docteur Charles NAHMANOVICI, Docteur Antoine IANESSI

    Salle Atelier

  • Trophées FHP 2018 : la clinique Provence Bourbonne et son serious game parmi les 9 lauréats

    9 hôpitaux et cliniques privés décrochent les trophées de l’hospitalisation privée 2018, remis à Paris par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) le 12 décembre 2018, à la veille des Rencontres de la FHP.

    Catégorie « organisations innovantes du parcours de santé » (nouvelle catégorie) :
    – lauréat : clinique Provence Bourbonne (Aubagne – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Un serious game impliquant les patients dans leur rééducation en SSR neurologique »
    ;
    – nominé : polyclinique du Grand Sud (Nîmes).

    Catégorie « clinique socialement responsable » :
    – lauréat : clinique de Miremont (Badens) ;
    – nominé : polyclinique de Limoges (Limoges).

    Catégorie « relations patients » :
    – lauréat : clinique de l’Union (Saint Jean -Ramsay Générale de Santé) ;
    – nominé : imagerie médicale de l’hôpital privé d’Antony (Antony – Ramsay Générale de Santé).

    Catégorie « excellence médicale » :
    – lauréat : hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon – Ramsay Générale de Santé) ;
    – nominé : clinique Axium (Aix-en-Provence – Almaviva Santé).

    Coup de cœur du jury : polyclinique du Cotentin (Equeurdreville) pour le projet « Campagne de recrutement de médecins : « Nous sommes Med’in Cherbourg, et toi ? ».

    Catégorie « organisations innovantes du parcours de santé »

    • Lauréat : Clinique Provence Bourbonne (Aubagne – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Un Serious Game impliquant les patients dans leur rééducation en SSR neurologique ».

    Le serious game, baptisé « S’TIM », permet d’aider les patients à récupérer leurs fonctions cognitives et exécutives, comme se repérer dans le temps et l’espace, planifier une tâche ou s’adapter à un contexte.

    • Nominé : Polyclinique du Grand Sud (Nîmes) pour le projet « Gestion coordonnée des parcours de santé, une plateforme ville-hôpital d’accompagnement, de suivi et de surveillance à domicile ».

    L’objectif de cette initiative est d’amélioration l’articulation de la prévention et des prises en charges sanitaires, médico-sociales et sociales avec l’ensemble des intervenants impliqués.

    La plateforme permet notamment de gérer en ligne les rendez-vous, de partager les éléments importants du dossier patient et d’effectuer des évaluations.

    Catégorie « clinique socialement responsable »

    • Lauréat : Clinique de Miremont (Badens) pour le projet « La Clinique de Miremont : du chaos à une belle renaissance, ou comment retrouver de la performance par le bien-être au travail ».

    Par ce projet, l’établissement cherche à faire de la qualité de vie au travail « une valeur fondamentale » et une « priorité », précise le communiqué.

    • Nominé : Polyclinique de Limoges (Limoges) pour le projet « »Vis ma vie » dans le cadre de la semaine QVT (qualité de vie au travail)».

    Il s’agit d’un partage d’expériences ayant pour but de découvrir un nouveau métier mais aussi de donner aux salariés volontaires l’occasion de mieux connaître la réalité du travail de leurs collègues pour une meilleure cohésion du personnel.

    Catégorie « relations patients »

    • Lauréat : Clinique de l’Union (Saint-Jean – Ramsay Générale de Santé) pour le projet « La sensorialité au cœur de la relation parent-enfant en néonatologie »

    L’idée est de permettre à la mère et à son enfant de cohabiter en harmonie grâce à des chambres équipées de deux espaces distincts et d’un matériel protégeant le développement neurosensoriel des nouveau-nés des agressions sonores, lumineuses et tactiles.

    L’architecture est adaptée aux contraintes liées à une prise en charge médicale ou à un handicap neurosensoriel des patients.

    • Nominé : Imagerie médicale de l’Hôpital privé d’Antony (Antony –Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Patient R ».

    Le but est de mettre en place une organisation adaptée aux besoins des patients en garantissant l’obtention des résultats de biologie et de radiologie en moins d’une heure pour les médecins de ville chaque fois que nécessaire.

    Catégorie « excellence médicale »

    • Lauréat : Hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon -Ramsay Générale de Santé) pour le projet « Chirurgie pancréatique avec assistance robotique : étude pilote de faisabilité ».

    La solution de chirurgie pancréatique testée par l’hôpital lyonnais vise à diminuer le taux de mortalité/morbidité et à améliorer l’efficience chirurgicale en passant par le développement de techniques mini-invasives (chirurgies coelioscopiques et robotique).

    • Nominé: Clinique Axium (Aix en Provence – Almaviva Santé) pour l’article publié dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet, intitulé Targeted therapy with a localised abluminal groove, low-dose sirolimus-eluting, biodegradable polymer coronary stent (Target All Comers): a multicentre, open-label, randomised non-inferiority trial.

    Coup de cœur du Jury

    Lauréat : Polyclinique du Cotentin (Equeurdreville) pour le projet «Campagne de recrutement de médecins: « Nous sommes Med’in Cherbourg, et toi ? ».

    La campagne a été lancée sur les réseaux sociaux par les praticiens de la polyclinique du Cotentin et du centre hospitalier public du Cotentin (CHPC) à destination de leurs confrères, actuels et futurs.

    Le but est de montrer la satisfaction des médecins vis-à-vis de leurs outils de travail et de leurs conditions d’exercice à Cherbourg.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique territoriale et bénéficie du soutien des commerçants de la ville.

  • Le député J-M Mis suggère d’investir 500 M€ sur 3 ans dans la blockchain (rapport parlementaire)

    Lancer des expérimentations dans l’administration et orienter des crédits accordés par l’Agence nationale de la recherche et Bpifrance vers le secteur de la blockchain, telles sont les principales préconisations mises en avant par la mission d’information parlementaire commune sur les usages de la blockchain et autres technologies de certification de registres dans un rapport présenté le 12 décembre 2018 devant les commissions des Affaires économiques, des Finances et des Lois sur l’écosystème de cette technologie, en train de transformer différents secteurs, dont celui de la santé. L’objectif est de faire de la France l’un des leaders dans le domaine.

    Si le rapport ne met pas en avant de chiffres précis, le député LREM Jean-Michel Mis, rapporteur du texte avec la députée LR Laure de La Raudière, a déclaré qu’il faudrait investir 500 millions d’euros de financements publics dans le domaine de la blockchain sur les trois prochaines années.

    Les principales propositions présentées suggèrent de :
    • favoriser les initiatives françaises et européennes en matière de recherche, de normalisation, et de droit (propositions 1, 3, 7, 13-19) ;
    • développer la mise en œuvre des blockchains pour l’amélioration des services publics et la participation citoyenne (propositions 6, 8, 11, 12, 20) en s’appuyant sur les exemples estoniens, américains ou anglais détaillés dans le rapport ;
    • de définir et de légiférer sur les tiers de confiance (propositions 4, 5, 9, 10)

    Autres propositions clés du rapport

    • Favoriser des expérimentations dans les services publics, qui pourraient être les chefs de file dans la diffusion de la technologie dans les différents secteurs de l’économie.

      • L’administration pourrait ainsi être améliorée grâce au « potentiel de certification, de reconnaissance de l’identité numérique et d’archivage des blockchains, par exemple pour favoriser la participation citoyenne (organisation de consultations locales dématérialisées et sécurisées), pour délivrer plus rapidement des titres administratifs (carte grise, carte Vitale, K Bis, numéro Sirene, etc.) ou pour archiver en confiance des diplômes universitaires ».
    • Orienter des crédits accordés par l’Agence nationale de la recherche et Bpifrance vers le secteur de la blockchain, qui doit être jugé stratégique.

      • Parmi eux, le rapport cite les programmes d’investissements d’avenir (PIA) de Bpifrance et le grand plan d’investissements qui permettent à la Banque publique d’investissement ou à la Caisse des dépôts et consignations d’investir durablement dans des start-ups stratégiques. Ses auteurs préconisent « des financements publics de soutien à la recherche et au développement, sur le modèle de l’intelligence économique ».
    • Envisager la création d’une monnaie numérique émise par la Banque centrale européenne ou la Banque de France afin de réduire les coûts d’émission de la monnaie et de proposer de nouveaux services.

      Un projet de la Banque de France lancé début 2018 permet de gérer les identifiants créanciers Sepa sur une blockchain privée, ouverte à un nombre limité d’utilisateurs autorisés.

    • Que les ministère mènent des réflexions transversales sur le sujet de la blockchain et établissent les premières mesures visant à stimuler le secteur dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2020.

      • La loi Pacte et le PLF 2019 clarifient, en partie, le cadre fiscal et le cadre juridique des crypto-actifs (actif numérique utilisant un réseau informatique ainsi qu’une blockchain).
  • EPST

    Établissement public à caractère scientifique et technologiquenull

  • Rapport « CHU de demain » : responsabilité territoriale étendue et nouveau modèle de financement

    Des statuts renouvelés, une gouvernance renforcée avec l’université, un nouveau modèle de financement, une responsabilité territoriale étendue et la création d’une mission « de prévention et de promotion de la santé », telles sont les propositions clés présentées dans le rapport « Le CHU de demain », remis par les présidents des 6 conférences hospitalo-universitaires ce 14 décembre 2018 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Les signataires du document se sont réunis les 12 et 13 décembre au Futuroscope de Poitiers à l’occasion des 16èmes Assises nationales hospitalo-universitaires et de la célébration du 60ème anniversaire des CHU.

    Le document révèle 23 propositions pour construire le nouveau modèle des CHU autour des cinq grands axes thématiques transversaux suivants :

    • une nouvelle synergie entre le CHU et l’université ;
    • une responsabilité territoriale conjointe du CHU et de l’université ;
    • une rénovation de l’exercice et des carrières en CHU ;
    • une politique territoriale de formation en santé copilotée par le CHU et l’université :
      – « le CHU doit expérimenter de nouvelles pratiques à l’aide d’outils nouveaux (numérique) mis à disposition dans une transformation de l’offre de formation tout au long de la vie » ;
    – « Le CHU en lien avec l’université doit être un lieu d’expérimentation, d’application et d’évaluation des nouveaux outils numériques de la formation (plateforme, simulation, intelligence artificielle) pour transformer la formation en santé » ;
    • un nouveau pilotage stratégique de la recherche en santé.

    Focus : vers un nouveau modèle de financement

    « Un modèle de financement nouveau s’impose pour mettre fin à la dispersion des crédits de recherche, favoriser l’innovation des CHU et leur permettre d’exercer leurs responsabilités dans la subdivision », est-il expliqué en préambule du rapport.

    Propositions

    Au titre des soins :

    • maintien de la tarification à l’activité (T2A) pour les activités de jour mais avec un financement spécifique des 10 % d’activité de recours et d’expertise afin notamment de déplafonner l’enveloppe des actes d’activité hors nomenclature ;
    • financer intégralement les charges générées par la formation initiale et continue ainsi que la permanence des soins des juniors sur une enveloppe dédiée indépendante de la T2A.

    Concernant le financement de la recherche et de l’innovation :

    • elle devra reposer sur la sanctuarisation d’une enveloppe dédiée financée par l’Assurance maladie mais non soumise à la règlementation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam).
    • Par ailleurs, l’investissement courant dans les CHU devra être porté à 4 %, « les investissements de grande ampleur devant bénéficier de procédures de financement qui privilégient les subventions au capital amortissable », précise le communiqué.
    • Enfin, la nouvelle mission territoriale de prévention et de promotion de la santé, au sein du GHT et en association avec les autres GHT de la subdivision, devra faire l’objet « d’un financement distinct de même que les surcoûts liés à la recherche, à l’enseignement et aux actes de recours ».

    Axe I : réinventer la synergie entre CHU et université

    Proposition 1 : renouveler l’association entre CHU et université et le cadre juridique et opérationnel de cette synergie

    • 1.1 Pour renforcer la cohérence des gouvernances,s’appuyer sur une représentation croisée dans la gouvernance des CHU et des universités.
    • 1.2 Pour décliner au sein des CHU les décisions conjointes entre le directeur général et le président de l’université, mettre en place des processus opérationnels conjoints entre le directeur général, le président de la Commission médicale d’établissement (CME) et les doyens de santé,dans les domaines d’actions partagés, tout en respectant le principe d’une direction générale unique du CHU.
    • 1.3 Renforcer la stratégie nationale pour les CHU et instaurer une Conférence nationale annuelle des CHU, présidée par les ministres en charge de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MSS et MESRI), associant les six Conférences et les établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST).

    Axe II : CHU et université, co-animateurs de la santé dans les territoires

    Proposition 2 : instaurer la responsabilité territoriale du nouveau modèle de gouvernance CHU et université

    • 2.1 La mise en œuvre opérationnelle sur le territoire des stratégies en matière de prévention, de soins, de formation, de recherche et d’innovation est assurée par le directeur, le président de la Commission médicale d’établissement (PCME) et les doyens de santé, dans le cadre d’une gradation et d’une coopération avec les autres acteurs du territoire.
    • 2.2 Structurer des réseaux de CHU.

    Axe III : réaffirmer la place des acteurs de santé et le sens de leur métier

    Proposition 3 : rénover l’exercice et les carrières en CHU en réaffirmant leurs spécificités

    • 3.1 Repenser les métiers à l’hôpital.
    • 3.2 Améliorer la qualité du management par la formation,le processus de recrutement et l’évaluation.

    Axe IV : CHU et université : copilotes de la transformation des études de santé

    Proposition 4 : instaurer une responsabilité partagée de la nouvelle gouvernance CHU/université en matière de politique territoriale de formation en santé

    • 4.1 La mise en œuvre de cette responsabilité partagée s’exerce en incitant les sites à formaliser les modalités de discussion.
    • 4.2 Le CHU doit identifier et faciliter l’émergence de nouveaux métiers et de nouveaux exercices qui généreront de nouvelles formations professionnalisantes.
    • 4.3 Le CHU doit expérimenter de nouvelles pratiques à l’aide d’outils nouveaux (numérique) mis à disposition dans une transformation de l’offre de formation tout au long de la vie.
    • 4.4 Le CHU en lien avec l’université doit être un lieu d’expérimentation, d’application et d’évaluation des nouveaux outils numériques de la formation (plateforme, simulation, intelligence artificielle) pour transformer la formation en santé.
    • 4.5 Le CHU en lien avec l’université doit être un acteur majeur de la formation à la recherche médicale.
    • 4.6 Le CHU et l’université doivent être les vitrines de la médecine française pour promouvoir la formation médicale à l’international par une offre diplômante et favoriser la mobilité des étudiants en santé.

    Axe V : CHU et université : moteurs et accélérateurs de la recherche médicale mondiale et de l’innovation

    Proposition 5 : le CHU et l’université créent les conditions d’un pilotage stratégique de la recherche en santé

    • 5.1 Faire du Comité de recherches en matière biomédicale et de santé publique (CRBSP) une instance stratégique CHU/université qui définit,à l’échelle de chaque CHU, des thématiques « différenciantes »à rayonnement national et international, en cohérence avec les EPST et en lien avec les acteurs économiques locaux.
    • 5.2 Mettre en place une évaluation externe de la recherche des CHU par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), synchronisée avec celle de l’université et selon un référentiel couvrant la production et l’organisation de la recherche, ainsi que le rôle stratégique du CRBSP au niveau du périmètre universitaire.
    • 5.3 Imposer une information mutuelle complète des moyens mis à disposition entre les partenaires dès lors qu’on est dans une politique partagée entre CHU, université et EPST, permettant d’aligner l’allocation des ressources à la stratégie portée conjointement.
    • 5.4 Permettre l’entrée des CHU au capital des SATT afin de renforcer la cohérence de la politique de valorisation du CHU avec celle de l’université.
    • 5.5 Mettre en cohérence les politiques de recherche biomédicale des sites dans le cadre d’un forum des CRBSP de l’interrégion, associant les acteurs du secteur privé, les collectivités territoriales (dont les régions) et les pôles de compétitivité.
    • 5.6 Mettre en place une instance nationale en charge d’une gouvernance de la recherche biomédicale, partagée entre l’ensemble des acteurs (définition des priorités stratégiques, coordination de la programmation, consolidation des moyens engagés…).
    • 5.7 Renforcer les programmes existants pour la recherche translationnelle, notamment le programme de recherche translationnelle en santé (PRTS), le programme RHU et les contrats hospitaliers de recherche translationnelle. programmation,consolidation des moyens engagés…).
  • Diabète : Novo Nordisk va exploiter la plateforme de découverte de médicaments d’E-therapeutics

    La société de développement de médicaments E-therapeutics, basée à Oxford (Angleterre), a conclu un partenariat de recherche d’une période initiale de 12 mois avec Novo Nordisk. Dans ce cadre, le groupe pharmaceutique danois va pouvoir utiliser la plateforme Network-Driven Drug Discovery (NDD – découverte de médicaments pilotée par réseau) de l’entreprise anglaise afin d’identifier de nouveaux traitements biologiques du diabète de type 2, indique cette dernière dans un communiqué publié le 10 décembre 2018.

    Les détails financiers de l’accord n’ont pas été rendus publics.

    La plateforme NDD repose sur un outil informatique capable d’interroger les informations biologiques disponibles dans les bases de données publiques et privées via l’utilisation de l’intelligence artificielle en général et plus précisément d’un système d’apprentissage automatique (machine learning) et d’outils d’analyse de données.

    La société danoise aura la possibilité de concéder une licence sur les droits de propriété intellectuelle pertinents générés dans le cadre du contrat. Les travaux d’e-therapeutics en ligne seront quant à eux remboursés.

    Le projet vise à déterminer si la nouvelle technologie pourrait « prendre en charge certaines des premières initiatives de découverte de cibles » actuellement mises en place par le géant pharmaceutique danois dans son nouveau centre de recherche à Oxford, a déclaré Jan Nygaard Jenses, responsable de la bio-informatique à Novo Nordisk (communiqué).

    Novo Nordisk a annoncé en 2017 sa volonté d’investir 115 millions de livres (128 M€) sur 10 ans dans un nouveau centre de recherche par le biais d’une collaboration avec l’université d’Oxford afin de faire avancer la recherche sur le diabète de type 2. Le Novo Nordisk Research Centre Oxford (NNRCO) a ainsi été inauguré en septembre 2018, l’idée étant de réunir en son sein jusqu’à 100 scientifiques répartis dans 4 départements : bio-informatique, génomique avancée, ingénierie des cellules souches et imagerie haut début.

    « Cette collaboration met en évidence l’utilisation de notre plateforme NDD pour comprendre et potentiellement créer de nouveaux traitements pour des maladies complexes présentant un intérêt majeur pour la société, la médecine et l’industrie », commente le Dr Ray Barlow, P.-D.G. d’e-therapeutics (communiqué).

  • NDD

    Network-Driven Drug Discoverynull

  • « Implant files » : 7 associations réclament une véritable AMM pour les DM les plus à risque

    Quelques semaines après la publication de l’enquête « Implant files » (article en lien ci-contre), Aides, France Assos Santé, la Ligue nationale contre le cancer, Médecins du monde, Prescrire, les Universités alliées pour les médicaments essentiels et UFC-Que Choisir dénoncent conjointement « les failles des autorités sanitaires dans le contrôle du commerce des dispositifs médicaux (DM) les plus à risques« .

    Dans un communiqué commun publié le 13 décembre 2018, les 7 associations demandent :
    • que la France porte au niveau européen la mise en place d’une véritable autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les DM les plus à risque ;
    • que le gouvernement convoque de nouvelles assises du médicament et du dispositif médical, estimant qu’ »une grande partie des acteurs reste sous l’influence du (…) lobby des industriels » malgré la tenue de premières assises en 2011 à la suite de l’affaire du Mediator.

    De manière générale, les signataires du communiqué réclament aux autorités sanitaires françaises :
    • une « plus grande transparence concernant les critères et les résultats de la certification CE » ;
    • un renforcement de la matériovigilance ;
    • un accès public aux incidents et accidents constatés avec les dispositifs médicaux.

    « Nous demandons (…) avec la plus grande fermeté que les autorités sanitaires françaises mettent tout en œuvre pour davantage protéger les patients et leur permettre de faire des choix éclairés dans le domaine des dispositifs médicaux », déclarent les associations.

    « Implant Files » : le contrôle des DM pointée du doigt

    Le 25 novembre 2018, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde, Radio France et Premières Lignes (« Cash investigation ») font partie côté français, a publié une enquête collective baptisée « Implant Files », révélant que certains dispositifs médicaux (DM) intégraient le marché européen sans avoir été soumis à une analyse précise de leur efficacité et de leur sécurité (article en lien ci-contre).

    Les signataires réclament un meilleur contrôle des DM les plus à risque

    Aides, France Assos Santé, la Ligue nationale contre le cancer, Médecins du Monde, Prescrire, les Universités alliées pour les médicaments essentiels et UFC-Que Choisir critiquent d’une même voix le système de contrôle des DM en Europe et notamment :

    • le fait que la Commission européenne ait choisi de rattacher les dispositifs médicaux à sa direction générale [des] entreprises, « alors que les médicaments relèvent de la direction générale [de la] santé » ;
    • le fait qu’en France la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) s’oppose à la publication de la liste des dispositifs médicaux qui ont reçu le marquage CE et de ceux qui ne l’ont pas reçu, « au nom du secret des affaires« .
      • Les associations rappellent à ce propos que, dans le cadre de l’enquête collective parue en novembre, le LNE/G-MED, l’organisme français chargé du contrôle des DM, avait dans un premier temps refusé de fournir au journal Le Monde les listes des dispositifs médicaux auxquels il a délivré et refusé le marquage CE.

    Des acteurs de santé ont demandé en 2012 une AMM pour les DM les plus à risque

    « De nombreux acteurs, dont des signataires de ce présent texte, ont demandé en 2012 que les dispositifs médicaux les plus à risque (dont les implants) soient soumis à une [autorisation de mise sur le marché (AMM)], note le communiqué. La députée européenne rapporteure du projet de règlement, personnellement favorable à une telle autorisation préalable, a déclaré que le lobbying industriel avait employé des méthodes « répugnantes » pour faire échouer ce projet. Ce lobbying a été efficace puisque, en effet, le règlement européen qui entrera en vigueur en 2020 ne comporte pas une telle AMM. »

    L’efficacité annoncée du nouveau règlement mise en doute

    Les signataires mettent en doute l’efficacité du nouveau règlement cité par des responsables français de la santé après la révélation des résultats de l’enquête « Implant files« , indiquant que ce règlement n’imposait pas d’autorisation de mise sur la marché et continuait « de donner un rôle clé aux « organismes notifiés », malgré leurs défaillances, dans le contrôle des dispositifs médicaux, par la délivrance ou le refus du marquage CE ».

    Une « conséquence de plusieurs décennies de laxisme, et de « contrôle passif » du marché »

    Les 7 associations estiment que la situation décrite par les « Implant files » est la « conséquence de plusieurs décennies de laxisme, et de « contrôle passif » du marché, selon l’expression de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) ».

  • Le Maroc et l’Inde cherchent à coopérer pour développer la télémédecine

    Le Maroc et l’Inde sont en train d’établir un partenariat afin de développer conjointement la télémédecine dans leur pays respectif. Le ministre de la Santé marocain Anass Doukkali a examiné le 12 décembre 2018 à New Dehli avec son homologue indien, Shri Jagat Prakash Nadda, les moyens de mettre en place une collaboration entre les deux pays dans le secteur.

    Les deux ministres ont également identifié des domaines de coopération d’intérêt commun, notamment l’éradication de la tuberculose et la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

    Ce partenariat devraient être concrétisé par l’organisation de rencontres entre des équipes techniques des deux pays spécialisées dans les thématiques retenues.

    Anass Doukkali a par ailleurs indiqué à l’agence de presse marocaine MAP que le Maroc déployait actuellement un projet pilote visant à améliorer l’accès aux soins dans les zones touchées par une pénurie de médecins. Dans ce cadre, a-t-il précisé, le gouvernement envisage de développer progressivement des sites de télémédecine dans 160 municipalités isolées, qui représenteront 6,25 % de la population à l’horizon 2025.

    De son côté, Shri Jagat Prakash Nadda a déclaré en octobre 2018 que le gouvernement indien avait pour objectif d’instaurer une base de données numérique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020 « afin de réduire le fardeau de la collecte, de l’enregistrement et du stockage de données sur support papier ».
    En outre, l’initiative numérique de l’Inde sur la santé a été adoptée en mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en tant que première résolution sur la e-santé. Le pays prévoit d’ailleurs d’accueillir prochainement un Sommet mondial sur la santé numérique avec le soutien de l’OMS, espérant que l’événement contribuera aux efforts déployés par l’organisation mondiale pour élaborer une stratégie internationale sur la e-santé.