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  • Pro Digital Health 2019 : le congrès du numérique en santé, les 4-5/04/2019 à Poitiers (Futuroscope)

    Pro Digital Health 2019, ou Congrès du numérique en santé, se tiendra les 4 et 5 avril 2019 à Poitiers au sein du Futuroscope. Porté par le Cluster Tic santé Nouvelle Aquitaine et le CREAI, cet événement régional est organisé par Comm Santé.
    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées en ligne sur Pro-digital-health.com.

    Programme

    4 avril 2019

    • 9h15 – Conférence Introductive
    • 9h45 – Le numérique pourra t-il répondre au défi de la santé ?
    • 10h30 – Pause : Visite du salon d’exposition et lancement du Hackathon
    • 11h00 – E-santé : quelles étapes pour se lancer ? (session au choix)
      • 1A – Table ronde : Quelles stratégies du déploiement du numérique dans les parcours de santé ?
      • 1B -Télémédecine et ESMS (Etablissements et services médico-sociaux) : Quelles solutions à distance ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Symposium 14h30 – La E-transformation du parcours de santé (Session au choix)
      • 2A – L’accès aux soins
      • 2B – Transformations et médiations digitales : de nouvelles pratiques professionnelles
    • 15h30 – Pause
    • 16h30 – Panorama des bonnes pratiques internationales en télémédecine 18h – Soirée connectée
    • 19h00 – Diner de Gala « Sur un air moléculaire » au Futuroscope

    5 avril 2019

    • 9h – Économie de la santé connectée : Quels modèles, Quelles perspectives ? (session au choix)
      • 3A – Table ronde : Enjeux stratégiques des mutuelles dans le domaine de la e-santé : quels investissements, quels types de projet, quelles stratégies ?
      • 3B – Quel modèle économique pour la e-santé ?
      • 3C – Table ronde : Qualité et sécurité des dispositifs médicaux connectés, quelle évaluation ?
    • 10h30 – Pause et visite de l’exposition
    • 11h – Innovations et Système de santé: quelles stratégies partager ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Remise des prix du Hackathon
    • 14h – Conférence de clôture
    • 15h30 – Fin du congrès
  • Journée GHMF : Lumio Medical (1er prix) et Arkhn (coup de cœur) remportent le challenge start-ups

    La start-up Lumio Medical, à l’origine d’une solution qui utilise l’intelligence artificielle et les données du patient pour éviter les accidents médicamenteux, vient de décrocher ce 13 décembre 2018 le premier prix du challenge start-ups « les pépites de l’innovation organisationnelle et l’utilisation des données en santé », dans le cadre de la journée « innovation » du Groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF). L’événement est organisé en partenariat avec Care Insight sur la thématique « L’innovation au service du patient et de l’hôpital : quel impact sur l’organisation du réseau mutualiste ? ».

    La société Arkhn, une organisation à but non lucratif qui standardise les données de santé, remporte quant à elle le prix « coup de cœur ».

    Les 7 autres finalistes du concours étaient :

    Ambuliz : plateforme de régulation des transports sanitaires ;
    AZmed : algorithme de deep learning qui détecte les fractures dans les radios ;
    Digikare : application mobile pour augmenter la qualité de la rééducation ;
    Healsy : application mobile pour synchroniser les données de santé des personnes diabétiques ;
    • Libheros : système de prise de rendez-vous en ligne pour les soins à domicile ;
    Lumio Medical : système d’;
    Posos : intelligence artificielle capable de générer des réponses fiables sur les médicaments ;
    Whoog : solution de gestion des remplacements urgents dans les établissements de santé basée sur le volontariat du personnel.

    Les finalistes du challenge start-ups du GHMF

  • OTTPI

    Office du transfert de technologie et des partenariats industrielsnull

  • L’AP-HP et Paris Diderot accompagnent 4 projets issus de la promo 2018 du DU de e-santé

    L’AP-HP et l’université Paris Diderot vont accompagner 4 projets e-santé développés par la promotion 2018 du diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » porté par le Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    Les solutions, dont la sélection a été annoncée le 3 décembre 2018 par le CRSC, vont être soutenues dans leur développement depuis l’idée princeps à leur valorisation, en passant par l’essai clinique, par l’équipe hospitalo-universitaire du centre de responsabilité et par le pôle « transfert et innovation » – OTTPI de la Délégation de la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) de l’AP-HP.

    Les 4 projets retenus sont :
    • un capteur connecté de rythme cardiaque fœtal ;
    Centricity : une application modulaire qui permet de centraliser au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques ;
    Tonic Carpet : un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée ;
    • la téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux.

    Les inscriptions à la promotion 2019 du DU sont encore possibles pendant quelques jours en envoyant une demande à boris.hansel@aphp.fr et patrick.nataf@aphp.fr.

    Les 4 projets e-santé sélectionnés

    L’ensemble des projets a été examiné par un jury composé de professionnels (médecins et soignants) de l’AP-HP, de l’université Paris Diderot et d’experts en santé connectée, en droit et en ingénierie. 4 d’entre eux ont été retenus.

    Capteur connecté de rythme cardiaque fœtal

    • Porté par le Pr Dominique Luton, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    L’idée est de concevoir avec la société Atys médical un capteur de rythme cardiaque fœtal permettant une déambulation autonome en cours de travail.

    Le capteur transmettra les données relatives aux rythmes cardiaques fœtal et maternel ainsi que les contractions utérines aux professionnels de santé en charge de la surveillance de la patiente enceinte.

    Objectifs :

    • maintenir un haut niveau de sécurité pour la mère et le futur nouveau-né (priorité) ;
    • améliorer le confort des femmes et de leurs proches « au moins en première partie du travail, ce qui répond aux aspirations de la majorité des professionnels [et] des mamans [ainsi qu’]aux exigences institutionnelles (HAS notamment) », note l’AP-HP dans un communiqué publié le 4 décembre 2018 ;
    • participer à la diminution du taux de césarienne en favorisant la déambulation en cours de travail.

    Centricity : application modulaire de suivi et partage de données de santé

    Centricity est une application modulaire qui permet au patient de suivre et de partager ses données de santé avec son médecin afin d’optimiser sa prise en charge.

    L’outil centralise au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques, les porteurs du projet ayant constaté qu’il existait pour chaque maladie chronique de nombreuses applications mobiles et objets connectés disponibles.

    Tonic Carpet : tapis de gymnastique interactif avec programmes en réalité augmentée

    Il s’agit d’un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée. La solution a été développée par la start-up Macadam Tonic.

    Connectée à une application mobile, le tapis permet d’effectuer des exercices à partir d’une centaine de programmes conçus par des professionnels de la santé et du sport. Via l’appli, l’utilisateur peut suivre son activité et sa progression et gagner des « points santé ».

    Des programmes d’activités physiques généraux (renforcement musculaire, yoga, etc.) et des programmes spécifiques de santé, centrés par exemple sur la lutte contre les lombalgies, sont aussi disponibles.

    Téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux

    « 4,5 millions de patients consultent tous les ans aux urgences pour une pathologie aiguë de médecine générale faute de disponibilité de leur médecin traitant », souligne l’AP-HP.

    Partant de ce constat, des étudiants du diplôme universitaire de santé connectée ont mis au point un système de téléconsultation inopinée de médecine générale « proposée à l’épicentre des déserts médicaux ». Ce dernier peut répondre à ce besoin « si l’organisation répond strictement à l’avenant 6 conventionnel ».

    Le projet a déjà été testé dans l’Aube.

    Accompagnement des projets : du conseil à l’évaluation scientifique

    Chaque année, 30 projets « portés par des apprenants issus d’horizons professionnels divers » naissent au sein du diplôme universitaire (DU) de santé connectée, indique le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et co-directeur du Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC).

    L’accompagnement « va du simple conseil à l’évaluation scientifique dans le cadre de notre structure hospitalo-universitaire et de notre unité de recherche Inserm, explique le Pr Nataf. Le CRSC se propose d’aider scientifiquement en lien avec les équipes de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard et la DRCI de l’AP-HP à concevoir un plan d’évaluation des solutions et de mettre en place des études cliniques. Pour les solutions concernées, une mise en application avec les équipes est également organisée ».

    Le CRSC travaille en lien avec Paris Diderot et l’unité Inserm U1148 LVTS

    Le Centre de responsabilité de santé connectée de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard est associé à l’université Paris Diderot et à l’unité Inserm U1148 LVTS autour d’activités de soins, de recherche et d’enseignement dans le domaine de la santé connectée.

    Il est dirigé par le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et par le Dr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste.

    Le diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » réunit les expertises de professionnels issus du secteur de la santé (médecins, chercheurs de l’AP-HP) ainsi que des startups, des juristes, des économistes et des professionnels de l’ingénierie de l’université Paris Diderot (IUT).

  • LVTS

    Laboratory for Vascular Translational Sciencenull

  • Étude Iqvia : la télémédecine, potentiel vecteur d’économies pour l’Assurance maladie

    Des marges d’économies significatives existent pour l’Assurance maladie dans le cadre de l’utilisation de la télémédecine, révèle une enquête sur l’impact économique de la télémédecine sur les dépenses de santé en France publiée le 12 décembre 2018. Menée par la société Iqvia pour l’association Lajapf (Laboratoires japonais présents en France) avec le soutien du Leem, elle porte plus précisément sur l’impact de cet acte sur trois parcours de soins : l’hypertension artérielle, le diabète et le cancer de la prostate.

    Les résultats démontrent que la télémédecine permettrait de réduire de 6 à 21 %, selon la maladie, le coût de la prise en charge des patients atteints d’une maladie chronique.

    « Au total, 356 millions d’euros d’économies pourraient être réalisés en une année », précise le communiqué :
    322 millions d’euros par an grâce à la télésurveillance dans la prise en charge de l’hypertension artérielle ;
    26,3 millions d’euros par an grâce à la téléconsultation dans la prise en charge du cancer de la prostate ;
    8 millions d’euros par an grâce à la télé-expertise dans la prise en charge de la rétinopathie diabétique.

    Enseignements principaux de l’étude

    Pression artérielle :

    Le recours à la télésurveillance pour les 1 633 442 patients éligibles permettrait de diminuer :

    • de 63 % les consultations de médecins généralistes et d’infirmières ;
    • de 25 % les coûts de médicaments.

    Cancer de la prostate :

    La mise en place d’une téléconsultation avec un urologue permettait « une quasi suppression des frais de transport et des arrêts de travail liés aux consultations de suivi », notent les auteurs de l’étude.

    Diabète de type 2 :

    Le recours à la télé-expertise avec un ophtalmologue pour les patients avec suspicion de rétinopathie entraînerait une « économie significative », avec une réduction :

    • de 73 % des consultations ophtalmologues ;
    • de 24 % des examens ;
    • de 71 % des coûts liés au transport.
  • AAP « Territoires d’innovation » : les projets sur la transformation du système de santé concernés

    Le secrétariat général pour l’investissement et la Banque des territoires lancent l’appel à projets « Territoires d’innovation » du programme d’investissements d’avenir (PIA), dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI). Il sera ouvert jusqu’au 26 avril 2019, à 17 heures, heure de Paris.

    « Outil de la transformation de notre pays par l’investissement, il permet de mettre en lumière, [de] valoriser et [d’]accompagner les gisements d’innovations existant dans nos territoires, précise le communiqué. Il s’agira de proposer de nouveaux modèles répondant aux objectifs de transformation soutenus par le [GPI] annoncé par le Premier ministre, dans une logique de démonstrateurs à grande échelle et d’expérimentations de solutions et services innovants. »
    Les projets doivent donc concerner la transformation du système de santé ou la transition numérique, l’énergie durable, la mobilité propre, la transformation du secteur agricole ou encore l’adaptation des compétences aux évolutions du marché du travail.

    L’objectif est de sélectionner et d’accompagner jusqu’à 20 projets de territoires.

    Opéré par la Caisse des dépôts et consignations, via la Banque des territoires pour le compte de l’État, cet appel est doté d’une enveloppe de 450 millions d’euros, dont 150 millions d’euros de subventions et jusqu’à 300 millions d’euros de fonds propres.

    Pour consulter le cahier des charges et télécharger le dossier de candidature relatif à cet appel, il faut se rendre sur le site web de la Caisse des dépôts et consignations.

  • Sanofi Genzyme présente 3 solutions e-santé dans un livre blanc axé sur les maladies rares

    14 solutions de e-santé permettant de réduire le temps de diagnostic dans le domaine des maladies rares sont présentées au sein d’un livre blanc publié début décembre 2018 par le collectif Unir (Innover ensemble pour réduire l’errance diagnostique dans les maladies rares), dans le cadre du 39bis, le laboratoire e-santé de Sanofi.

    Parmi ces 14 solutions, les 3 suivantes sont développées par l’équipe innovation ouverte de Sanofi et Sanofi Genzyme :

    DataRare : étude visant à générer des données statistiques sur l’errance diagnostique. « Elle analysera quantitativement ces données pour rationaliser la notion d’errance et définir des parcours par profil de pathologies, explique Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence à Sanofi France, qui a participé à la rédaction du document (source : Labsanté, Sanofi). L’objectif sera de partager ces enseignements à travers une publication. »

    Red Flag : système d’alerte automatique d’identification des situations atypiques alimenté par DataRare pour sensibiliser les professionnels de santé à la « culture du doute » ;

    SemioTIC : solution destinée à devenir une plateforme d’aide pour guider les médecins généralistes « dans l’orientation des malades vers le bon centre de référence ou centre expert à partir des signes cliniques des patients en situation atypique ».

    De manière plus générale, le livre blanc présente la démarche du collectif Unir et l’ensemble des résultats émanant de la réflexion collective initiée avec les parties prenantes à travers la France ainsi que l’équipe innovation ouverte de Sanofi et Sanofi Genzyme.
    Unir a notamment permis d’établir un parcours-type de diagnostic pour un patient atteint d’une maladie rare mais aussi d’en cartographier et de caractériser les points de difficulté rémanents.

    Les 14 solutions e-santé identifiées par le collectif Unir

    Une démarche reposant sur des méthodes de design thinking et d’open innovation

    Ce livre blanc présente les résultats d’une démarche participative d’une durée d’un an basée sur les méthodes de design thinking et d’open innovation.

    Le design thinking et l’open innovation consiste « à associer dans la réflexion le maximum de parties prenantes et reposent sur des méthodologies et des processus de co-création dans lesquels l’utilisateur final est mis au cœur de l’attention », explique Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence à Sanofi France, qui a pour ce faire collaboré avec Orange Healthcare.

    23 acteurs réunis, 37 personnes interrogées, 3 ateliers animés

    Ici, 23 acteurs de santé se sont réunis pour établir les parcours patients puis identifier les freins et imaginer 14 solutions innovantes en e-santé. « Reste à les transformer en réalité », précise la responsable.

    Dans ce cadre, le collectif à échangé pendant une à deux heures avec 37 personnes puis animé 3 ateliers d’une demi-journée :

    • le premier atelier portait sur le point de vue des patients ;
    • le deuxième sur le point de vue des professionnels de santé ;
    • le troisième était dédié aux solutions à mettre en place.

    « Cette méthodologie nous a permis de confronter les points de vue et d’obtenir une vision assez riche des difficultés et des pistes de solutions possibles, commente Rémy Choquet, directeur innovation et prospective à Orange Healthcare, qui a participé à la rédaction du livre blanc et au pilotage du projet (source : Labsanté, Sanofi). Nous avons aussi pu qualifier leur impact potentiel pour le plus grand nombre de patients. »

  • Healphi s’associe à l’accélérateur Obratori pour étoffer son offre de télémédecine infirmier-médecin

    Healphi, une société marseillaise spécialisée dans le déploiement de solutions de télémédecine infirmiers-médecins au sein des déserts médicaux, s’est associé début décembre 2018 à Obratori, un accélérateur créé cette année à Marseille par le groupe L’Occitane, afin de lever des fonds et d’étoffer son offre de services. Le montant de la levée sera révélé après la finalisation du contrat.

    « [Nous cherchons] à lever des fonds depuis un an. En septembre, [nous avons] rencontré Amaury Godron, le directeur d’Obratori, qui nous a proposé de nous accompagner », explique Jean-Sébastien Gras, qui a fondé Healphi avec Tarik Mouamenia (source : Gomet’).

    Pour sa première année d’exercice, la jeune société affichera un chiffre d’affaires de 150 000 euros, que ses dirigeants espère faire passer au-delà des 500 000 euros en 2019. Grâce à son installation dans les locaux d’Obratori à la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille ainsi qu’au tour de table en cours, elle va agrandir son équipe en recrutant trois chargés d’affaires.
    La start-up compte par ailleurs sur l’évolution de la loi et une potentielle généralisation de la télémédecine à l’acte infirmier pour davantage développer sa solution auprès des professionnels, qui travaillent pour l’instant grâce à une dérogation délivrée par les agences régionales de santé.

    Elle envisage notamment de développer une mallette de télémédecine afin de faciliter le transport des équipements médicaux connectés et de fonder Healphi Formation, une filiale qui permettrait aux professionnels de santé de suivre des programmes pour être formés à la pratique de la télémédecine.

    Healphi : un système de téléconsultation entre infirmiers et médecins

    La solution de télémédecine conçue par Healphi est basée sur la collaboration entre infirmiers et médecins.

    Les patients se font ausculter par des infirmiers qui transmettent en direct les données relevées à un médecin par le biais d’un système de vidéoconférence. Le praticien peut ensuite délivrer une ordonnance par voie postale ou par un email sécurisé au patient ou directement à la pharmacie.

    Les déserts médicaux ciblés

    Les deux fondateurs de la start-up marseillaise cherchent à déployer leur offre dans les zones touchées par une pénurie de médecins.

    L’installation d’un cabinet coûte environ 24 000 euros, une somme qui peut être prise en charge par la Mairie, le Département ou la Région.

    Les premiers cabinets Healphi ont ouvert près de Montargis

    La solution de Healphi a notamment été lancée dans le 4e circonscription du Loiret. Les trois premiers cabinets Healphi ont ouvert près de Montargis en juin 2018 et quatre autres devraient être inaugurés début 2019.

    En novembre 2018, la jeune société a décroché le prix de l’innovation au salon des maires. Depuis l’obtention de cette récompense, qui lui a permis de gagner en notoriété, elle est en contact avec plusieurs régions touchées par les déserts médicaux, telles que la l’Auvergne, la Bourgogne, le Grand Est et la Normandie.

    D’ici la fin 2019, Healphi envisage d’ouvrir au moins une vingtaine de cabinets.

    Vers le déploiement d’une mallette de télémédecine

    Healphi propose pour l’instant uniquement des téléconsultations avec des médecins généralistes. La start-up envisage d’intégrer prochainement à son offre des spécialistes, notamment des dermatologues et des cardiologues.

    Des équipements médicaux de taille réduite pour faciliter leur transport

    Elle cherche également à fournir une mallette de télémédecine, qu’elle vendrait aux professionnels de santé. L’idée est d’y inclure des équipements de taille réduite actuellement utilisés dans ses cabinets pour faciliter leur transport. Elle se base sur des technologies élaborées par des marques importantes du secteur, comme l’Américain Littmann, et réalise l’assemblage par elle-même, en essayant de réduire au maximum le coût pour rendre la mallette accessible à tous.

    Les deux associés envisagent également de créer une nouvelle filiale, Healphi Formation, pour former médecins et infirmiers à la pratique de la téléconsultation.

  • Les Hôpitaux universitaires de Genève utilisent un réseau pro de médecins basé sur la blockchain

    « La blockchain ne va pas nous aider dans notre recherche scientifique mais elle facilite largement les levées de fonds pour nos projets », explique Marco Alessandrini (source : Le Temps), chercheur à l’Université de Genève, qui s’est exprimé à l’occasion d’une conférence organisée fin novembre 2018 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

    Cet événement à été l’occasion de présenter les projets « blockchain » menés par les HUG, dont un réseau professionnels de médecins ultra sécurisé, et les diverses applications potentielles de la technologie dans le domaine de la santé, notamment la possibilité de rémunérer les compagnies pharmaceutiques selon l’efficacité de leurs médicaments.

    Exemples d’utilisation de la blockchain au sein des HUG

    Un réseau professionnel de médecins confidentiel et sécurisé

    L’équipe de Rodolphe Meyer, directeur des systèmes d’information adjoint aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a créé un réseau professionnel pour les médecins de l’établissement qui exploite la confidentialité et la sécurité de la blockchain.

    L’outil prend la forme d’une base de données réunissant le CV, les diplômes, les spécialités et l’historique des interventions effectuées pour chaque praticien.

    Un « passeport radio »

    Le « passeport radio », autre projet en cours, comporte l’historique des examens radiologiques d’un patient et la dose de radiations reçues tout au long de son parcours médical.

    Blockchain et pharma : une rémunération selon l’efficacité des médicaments ?

    La blockchain, qui permet d’échanger de l’argent ou des actifs sans intermédiaire et de manière très sécurisée, peut également être perçue comme « la solution parfaite pour que les grandes pharmas soient rémunérées en fonction de l’efficacité de leurs médicaments sur les patients, selon le nombre de jours d’hospitalisation ou la quantité de traitements supplémentaires nécessaires », estime Ahmed Abdulla, P.D.G. de Digipharm, une start-up qui développe des plateformes basées sur la blockchain pour proposer des tarifications plus équitables dans le domaine des soins.

    La technologie est en effet à même de retracer en temps réel l’évolution de l’état de santé d’un patient et de déclencher des paiements de manière automatique via des contrats intelligents*.

    Limite : la blockchain n’est pas adaptée à tous les modèles

    La blockchain « est souvent vue comme le Saint Graal qui permettra de tout résoudre et de tout guérir. C’est évidemment faux, commente Karsten Stampa, directeur de l’exploitation et directeur financier de Healthbank, une coopérative suisse qui développe une base de données dédiée aux données médicales. La blockchain doit être utilisée seulement lorsqu’elle est adaptée au modèle d’affaires d’une entreprise ».

    Healthbank a ainsi choisi de ne pas stocker ses données sur la blockchain car cela supposerait qu’elles ne pourraient pas être effacées facilement, ce qui empêcherait l’entreprise d’être conforme au RGPD.