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  • Étude : les interventions en ligne efficaces pour les consommations problématiques d’alcool (Plos)

    Une méta-analyse reposant sur les données de près de 15 000 adultes démontre que les prises en charge des consommations problématiques d’alcool sur internet peuvent être efficaces. Ces dernières permettent de réduire la quantité d’alcool ingérée et de s’en tenir à des niveaux de consommation à faible risque, notent les auteurs de ces travaux* publiés le 18 décembre 2018 dans Plos Medicine, qui soulignent que de tels programmes pourraient avoir un impact majeur dans la mesure où ils ont la capacité de toucher un grand nombre de personnes.

    Alcool : des interventions brèves via internet

    La consommation d’alcool augmente au niveau mondial. La mortalité, la morbidité et les dommages sociaux liés à cette habitude sont donc, eux aussi, en progression. Des moyens de lutter contre cette consommation problématique – à ne pas confondre avec la dépendance – sont connus. Les preuves de l’efficacité d’interventions brèves n’ont cessé de s’accumuler.

    Ces outils, plus élaborés que le simple conseil, peuvent se limiter à une seule session (6 maximum). Ces séances consistent à ouvrir le dialogue sur le sujet, à faire le point sur la consommation et à construire un projet d’accompagnement si le patient est prêt à changer ses habitudes.

    Pourtant, l’impact réel de ces interventions brèves sur la réduction de la prévalence de la consommation problématique d’alcool dans la population générale s’est avéré été décevant. Cet échec est dû au faible nombre de soignants formés à cette prise en charge et ainsi à la faible proportion de patients susceptibles d’en bénéficier.

    Les données de près de 15 000 patients analysées

    Des chercheurs de l’université libre d’Amsterdam (VU University) ont mené une méta-analyse pour mesurer l’efficacité de ces interventions brèves dans les consommations problématiques d’alcool.

    Ils ont analysé les données de 14 198 patients adultes ayant participé à 19 essais contrôlés randomisés et présentant divers profils de problèmes d’alcool. Ils ont également obtenu des données post-traitement pour 8 095 participants.

    Les résultats de cette méta-analyse ont été publiés le 18 décembre 2018 dans la revue Plos Medicine.

    Résultats

    • Les interventions basées sur internet permettent de réduire la consommation d’alcool hebdomadaire de 381 à 329 grammes d’éthanol.
    • Les résultats étaient meilleurs dans le groupe de patients que dans le groupe contrôle : 5 unités d’alcool consommées chaque semaine en moins et une meilleure réponse au traitement ont été observés.
    • Les patients étaient plus susceptibles que les témoins de se conformer à une consommation à faible risque.
    • Les résultats du traitement ne diffèrent pas de manière significative entre les consommateurs réguliers, les gros buveurs et les « binge drinkers » (consommateurs d’alcool de manière importante sur un temps réduit).
    • Les personnes de plus de 55 ans présentaient une probabilité plus élevée d’observer les recommandations de consommation d’alcool à faible risque que les personnes plus jeunes.
    • La consommation hebdomadaire moyenne a diminué d’environ 20 grammes d’éthanol de plus pour les hommes que pour les femmes et pour les participants moins instruits que pour les plus instruits.
    • Les interventions guidées par un soignant ont eu un impact plus fort sur les résultats du traitement que celles entièrement automatisées.

    Toucher le plus grand nombre de personnes par le biais de sessions en ligne

    Cette méta-analyse montre que les interventions en matière d’alcool basées sur internet réduisent efficacement la consommation moyenne hebdomadaire d’alcool et permettent de respecter les limites de consommation à faible risque.

    Les auteurs estiment que « les avantages pour la santé de ce type d’intervention pourraient être substantiels car de tels programmes peuvent atteindre un grand nombre de buveurs à problèmes en raison de leurs procédures d’entrée rapides et de leur évolutivité facile. »

    Avec ou sans intervention humaine ?

    À l’avenir, des recherches devront être menées pour identifier les catégories de personnes pour lesquelles de telles interventions fonctionnent le mieux, analyser le fonctionnement des interventions et déterminer les contextes dans lesquels la prestation est la plus favorable.

    Il faudra notamment déterminer quelles populations de patients pourraient bénéficier le plus de l’orientation vers des formes non guidées et lesquelles seraient plus susceptibles d’être guidées par des médecins généralistes ou d’autres professionnels.

     

  • Les pays d’Afrique de l’Est lancent un appel à financement pour établir un plan de e-santé commun

    Les 6 pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont lancé le 5 décembre 2018 un appel à financement aux partenaires au développement afin de mettre en œuvre un plan stratégique de e-santé 2019-2028, commun aux différentes de l’organisation. Le but est de moderniser l’offre de santé de la région en misant sur le déploiement des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour améliorer l’accès aux soins ainsi que la qualité des services.

    Les pays à l’origine de cet appel sont le Kenya, le Burundi, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda. L’annonce a été émise par Libérat Mfumukeko, secrétaire général de la EAC, à l’occasion de l’entrée officielle en activité de la Commission de recherche en santé d’Afrique de l’Est (EAHCR), basée à Bujumbura au Burundi.

    L’organisme mettra à la disposition de la communauté de l’EAC des conseils portant sur la santé et la recherche en santé. Il sera en charge d’élaborer le plan de e-santé en question, a indiqué Libérat Mfumukeko, repris par Ecofin, une agence d’information économique africaine.

    Cette initiative est le quatrième projet commun relatif aux TIC des pays de la EAC. En 2015, ils ont conjointement mis en place une aire télécoms unique afin de réduire le coût des communications en itinérance. L’harmonisation des politiques TIC et télécoms a également été évoquée en novembre 2018 dans l’optique d’attirer plus d’investissements directs étrangers dans la région.

  • EAC

    East African Communitynull

  • Le Défenseur des droits épingle des plateformes de RDV pour pratiques indirectement discriminatoires

    Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, met en demeure les plateformes de rendez-vous médicaux en ligne dans une décision cadre (2018-269) publiée le 18 décembre 2018. Il leur donne six mois pour retirer les mentions jugées discriminatoires envers les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) et de l’aide médicale de l’État (AME), constatant que certains professionnels de santé imposaient « des conditions spécifiques » ou opposaient « un refus direct » à ces patients sur leur fiche de présentation apparaissant sur les sites. Il les somme de reformuler ces informations « de manière neutre en évitant tout référence au statut du patient eu égard à la sécurité sociale ».

    L’institution, indépendante de l’État, suggère par ailleurs au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au secrétariat d’État chargé du numérique de « fixer un cadre légal en vue d’un bon fonctionnement de la prise de rendez-vous en ligne dans le respect du principe de la non-discrimination« .

    Le Défenseur des droits a relevé sur deux sites de prises de rendez-vous en ligne les mentions « Bénéficiaires CMU : pas de rendez-vous » et « les AME ne sont pas acceptées », révélatrices selon lui d’un « encadrement légal insuffisant ». Il avait ouvert le 10 janvier 2017 une enquête sur les pratiques de certains médecins n’acceptant pas les bénéficiaires de ces aides, après avoir été saisi par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), le Collectif inter-associatif sur la santé (Ciss, devenu France assos santé) et Médecins du monde.

    Doctolib, visé par cette enquête, assure avoir résolu les problèmes de discriminations épinglés. Le Défenseur des droits a déclaré avoir pris acte des modifications apportées sur le site (décision 2018-270).

    Le Défenseur des droits prend acte des modifications apportées sur Doctolib

    Dans une deuxième décision, publiée le 18 décembre 2018 également, le Défenseur des droits prend acte « des modifications apportées au fonctionnement d’une plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne par son exploitant dans l’objectif d’éviter les discriminations à l’égard des bénéficiaires de la CMU-C, de l’ACS et de l’AME et afin de respecter le principe de non-discrimination ».

    La plateforme en question est Doctolib.

    Stanislas Niox-Chateau, co-fondateur et président de la société concernée, a condamné les discriminations de patients dans un communiqué publié la veille, le 17 décembre. « Nous condamnons fermement les pratiques de refus de soins et réaffirmons notre engagement pour garantir un traitement équitable de chaque patient », a-t-il déclaré.

    Doctolib « travaille avec le Défenseur des droits pour éviter toute discrimination »

    Stanislas Niox-Chateau a confirmé que certains praticiens adhérents à Doctolib avaient effectivement adressé sur leur fiche de présentation une mention spécifique à destination des patients bénéficiaires de la CMU et de l’AME. La plateforme a demandé aux praticiens concernés de supprimer « toute mention discriminatoire », « ce qu’ils ont accepté », a assuré le dirigeant de l’entreprise.

    La société « travaille avec le Défenseur des droits pour éviter toute discrimination. Les praticiens sont libres d’afficher le contenu qu’ils souhaitent pour présenter leurs activités. Cependant, nous avons proactivement travaillé avec le Défenseur des droits au cours des dernières semaines afin de résoudre ce problème », a-t-il souligné.

  • VBHC : une étude confime l’adoption du modèle par les payeurs aux USA (ORC international)

    Le passage aux soins axés sur la valeur (value based care – VBC) est bien amorcé et les épisodes de soins (episode of care – EOC) font partie intégrante de la transition des payeurs du volume à la valeur. Il s’agit de la conclusion fondamentale d’une enquête bi-annuelle 2018 menée par ORC international et parrainée par l’entreprise Change Healthcare. Les deux organisations ont établi un partenariat depuis 2014 pour suivre les progrès des payeurs mettant en œuvre les modèles VBC et les structures de paiement. Dans cette troisième et dernière étude nationale réalisée auprès de 120 financeurs, 45 % de tous les répondants déclarent avoir un programme d’EOC établi et 47 % affirment qu’ils augmentent, pilotent ou envisagent de lancer ce modèle.

    La synthèse de ces travaux, présentée par le Dr Andrei Gonzales de Change Healthcare, identifie 5 enjeux majeurs à surmonter dans une telle démarche :
    • 1 – identifier les épisodes de soins ;
    • 2 – engager les offreurs de soins dans un contrat d’épisode de soins ;
    • 3 – obtenir un accord sur la définition des épisodes de soins et les critères d’inclusion ;
    • 4 – obtenir un accord sur les mesures et les rapports de performance ;
    • 5 – obtenir un accord sur les budgets et les modalités de partage de risque ou bénéfice.

    Créer la confiance entre offreurs de soins et financeurs pour contractualiser une démarche de VBC autour des épisodes de soins

    De plus en plus d’organismes payeurs aux États-Unis adoptent une démarche de value based care fondée sur l’évaluation des épisodes de soins. Parmi ceux qui ont un programme d’épisodes de soins (episode of care – EOC) en place, plus de 70 % ont élargi leur programme au-delà des épisodes officiels pour lancer des initiatives traitant de plusieurs types d’épisodes et envisagent d’augmenter leurs effectifs dédiés.

    Déplacement de l’aiguille vers la valeur

    L’enquête d’ORC International montre un impact positif perçu sur les économies et la qualité des soins : les économies moyennes varient de 5 à 5,4 % dans les six domaines cliniques observés, 18-26 % des payeurs ayant fait des économies dans chaque domaine. De même, les EOC améliorent la qualité des soins : plus de 70 % des répondants déclarent que cette approche est de modérément à extrêmement efficace dans chaque domaine.

    L’enjeu pour les payeurs est de comprendre « comment identifier, concevoir et faire évoluer efficacement ces initiatives pour maximiser leur valeur ? ». En effet, un grand nombre de payeurs soulignent que le processus pour lancer de nouveaux épisodes est lent, 68 % des répondants au sondage estimant ce délai à six mois ou plus.

    L’étude identifie cinq obstacles majeurs qui ralentissent les initiatives des payeurs :

    • identifier des opportunités d’EOC :
      Le défi de normaliser les données des réclamations des patients et de les convertir en épisodes précis de soins est un défi pour de nombreuses équipes d’analyse de données qui peuvent ne pas avoir la compréhension complète des aspects cliniques des épisodes de soins. Cela nécessite notamment de savoir quelles sont les frontières des épisodes, les services requis et le degré de pertinence de chaque service mais aussi quels services sont inutiles et/ou évitables.

    • engager les prestataires à envisager de participer à un contrat d’EOC :
      Les offreurs de soins craignent d’entrer dans un contrat d’EOC, d’être « enfermés » dans un régime de traitement qui compromet les soins, de consacrer plus de temps à la coordination des soins, voire de perdre de l’argent. Pour créer de la confiance, faire une analyse a posteriori des données patients pour évaluer les cas éligibles ou non et leur impact est une possibilité. Cela permet ensuite d’établir une comparaison avec les points de repère des autres professionnels, y compris le coût moyen, le taux de complication et le coût des complications. Un premier levier est de s’assurer que les offreurs comprennent que le temps investi dans la coordination des soins aide à améliorer les soins aux patients et qu’ils vont partager les économies de coûts résultant de l’amélioration de l’efficacité.
    • obtenir un accord sur les définitions d’épisodes et les critères d’inclusion :
      Éviter l’approche de personnalisation des standards. Les modèles d’épisodes établis, tels que BPCI Advanced et Prometheus, sont souvent plus facilement acceptés par les offreurs puisqu’ils ont été validés de façon indépendante et sont largement utilisés. Les définitions standardisées isolent également le payeur hors du centre du conflit, facilitant une voie plus rapide au lancement.
    • obtention d’un accord sur les mesures et rapports de performance  :
      Déterminer quelles données sont utilisées et comment la performance est mesurée sont des points de départs majeurs entre le financeur et l’offreur de soins pour contractualiser un taux d’amélioration et la feuille de route. Par exemple, un orthopédiste coordonnant des soins pour un patient qui a une prothèse de genou doit pouvoir savoir comment sa pratique se compare à des repères contextualisés dans l’utilisation de soins infirmiers qualifiés et la santé à domicile. 
    • obtenir un accord sur les budgets contractuels et le partage des gains/risques :
      Le processus de contrat d’EOC est axé sur l’amélioration des résultats couvrant tout un épisode de soins qui englobe de multiples services au fil du temps. C’est un état d’esprit différent qui se prête à la collaboration : payeur et fournisseur ont travaillé ensemble pour déterminer le plan de soins de référence et partageront les économies de coûts. En règle générale, les budgets sont réalistes et réalisables, et le résultat final est que les fournisseurs investissent plus efficacement dans la coordination des soins.

  • Paris Healthcare Week : la e-santé et l’IT à l’honneur, les 21 et 23/05/2019, Parc des expositions

    La Paris Healthcare Week se tiendra du 21 au 23 mai 2019 au Parc des expositions de Paris. Cette année, 5 agoras (petites conférences) sont proposées, dont une portant spécifiquement sur la e-santé et une autre sur l’IT dans le domaine des soins.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur la plateforme d’enregistrement visiteur, qui sera ouverte courant février 2019. Le badge remis sera valable les 3 jours de la manifestation.
    Pour être alerté de l’ouverture des inscriptions visiteurs, il faut remplir le formulaire en ligne accessible sur Parishealthcareweek.com.

    Pour les exposants, il est possible de réserver une agora en remplissant l’appel à communication et en retournant le formulaire à emmanuelle.darsonval@pgpromotion.fr.

    Thématiques des agoras 2019

    Les agoras sont des petites conférences en lien avec l’actualité du secteur, en accès libre et gratuit.

    Pour l’édition 2019, 5 agoras sont proposées :

    L’Agora HIT-IT :

    • Dématérialisation des transactions commerciales entre acteurs du secteur santé : normes EDI et cadre légal (Edicom)
    • Aide à la décision clinique, IA et Big Data à l’hôpital : impacts et limites vus par les médecins – Présentation du livre blanc (Elsevier Masson)
    • Familizz : première application en France dédiée aux EHPAD, résidents et familles. Avec Familizz, renforcez le lien entre vos résidents et leurs proches tout en valorisant le travail de vos équipes ! (Familizz)
    • Big Data, IA et Santé Mentale : retour d’expérience et perspectives (GIP Symaris)
    • Comment piloter un projet de reconnaissance vocale au sein d’un GHT – Témoignage d’un DSI de GHT (Nuance Communications)
    • Retour d’expérience sur un projet de reconnaissance vocale dans une perspective GHT. Un DSI et un médecin livrent leurs points de vue sur Dragon Medical Direct (Nuance Communications)
    • GHT – Regroupement des services IT et des fonctions de support – Retour d’expérience (Octopus)

    L’Agora HIT-E-santé :

    • Connecter le patient à sa santé grâce à ses données (DrData)

    L’Agora Manager :

    • L’évaluation de la charge en soins, un outil au service de l’efficience des établissements (ECES Santé)
    • Fundraising dans l’univers de la santé – Règles d’or d’une stratégie de collecte de fonds (Fidelis)

    L’Agora Patient-Résident :

    • Travailler autrement auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (Fondation Médéric Alzheimer)

    L’Agora Construction-Ingénierie :

    • Sécurité bâtiment / personne
    • Développement durable
    • Construction / Ingénierie

    Villages Thématiques

    1. Le village animation-bien-être

    Parmi les inscrits en 2019 : Agoralude, Aqualoc, Music Care, Phoque Paro, Tovertafel, Ullo et Verdurable.

    2. Le village des architectes

    Parmi les inscrits en 2019 : A.26 Architectures, A+ Architecture, Agence Michel Beauvais, AIA Life Designers, Archipelago Architects, Architecture-Studio, Art & Build, Assar Architects, Atelier d’Architecture Alain Janiaud, CRR Architecture, Groupe 6, In-Fine Architectes, Kardham Cardete Huet Architecture, Patriarche, Sud Architectes et TLR Architecture.

    3. Le village Catel & son showroom

    En partenariat avec Catel.

    4. Le village conseil-formation

    Parmi les inscrits en 2018 : Aneo, Cesegh, Dumuis Conseil, Fidelis, Fondation Méderic Alzheimer, Organis System et Tecnorest.

    5. Le village construction-ingénierie

    Parmi les inscrits en 2019 : Beming, Berim, Besix, Bouygues Bâtiment, Deerns France, Edeis, Egis, Engie Axima, Engie Cofely, Engie Ineo, Ingérop, Léon Grosse, Oteis, Rabot Dutilleul, Spie Batignolles, TPF Ingénierie et WSP France.

    6. Le village des Entreprises du médicament

    Les laboratoires partenaires investiront le stand du Leem pour présenter leurs projets à travers leurs propres « lives ».

    7. Le village sécurité-sûreté

    Le village rassemble les entreprises proposant des solutions dédiées à la sécurité et la sûreté des établissements.

    8. Le village start-up

    Parmi les inscrits en 2019 : Altruist, Emotivi, Energiciel, Galéon, Healthy Mind, Pandalab, Posos, SMS in situ et Synapse.

  • 3 millions de DMP ouverts depuis novembre 2018 : l’Ile-de-France, Paca et l’Occitanie en tête

    Le chiffre des 3 millions de dossiers médicaux partagés (DMP) a été atteint le 13 décembre 2018, plus d’un moins après le lancement officiel de la nouvelle version du service, le 6 novembre 2018. Plus précisément, 240 090 DMP ont été ouverts en France entre le 6 et le 12 décembre.

    La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) précise dans un communiqué que les créations de dossiers ont été favorisées par la diversification des canaux d’ouverture : en ligne sur www.dmp.fr par le patient lui-même avec les identifiants adressés par l’Assurance maladie ; dans les accueils des Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) qui reçoivent 30 millions de visites chaque année ; dans les pharmacies, qui peuvent depuis juillet 2018 s’équiper pour créer des DMP.

    « De plus en plus de patients ouvrent leur dossiers médicaux partagés directement sur internet ou avec l’aide de leur pharmacien« , souligne la Cnam. Plus de 50 % des pharmacies (13 000) peuvent désormais ouvrir des DMP, soit une hausse de plus de 50 % depuis le 6 novembre. À ce jour, plus de 800 000 DMP ont été créés en pharmacie.

    Dans le détail, actuellement :
    • 39 % des DMP sont créés par les pharmaciens :  ;
    • 39 % par les patients sur Dmp.fr ;
    • 18 % par les CPAM ;
    • 4 % par les professionnels de santé libéraux et les établissements de santé (taux moyens constatés sur deux semaines du jeudi 29 novembre au mercredi 12 décembre 2018).

    En ce qui concerne la répartition géographique des ouvertures de dossiers médicaux partagés entre le 6 novembre et le 11 décembre 2018 :
    • l’Ile-de-France arrive en tête avec 169 105 DMP ouverts ;
    • la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en deuxième position (103 435) ;
    • et l’Occitanie en troisième (94 402).

    En se basant sur les données en cumul depuis l’origine du service, l’Ile-de-France reste n°1 avec un total de 396 167 DMP ouverts, suivie par les Hauts-de-France (386 518) et la région Grand-Est (381 601).

  • Rapport : la Cour des comptes propose de structurer les CHU en une dizaine de réseaux

    Dans un rapport sur le rôle des centres hospitaliers universitaires (CHU) dans l’offre de soins, la Cour des comptes recommande notamment la constitution « de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministères Santé et Enseignement supérieur et recherche) ».

    Pour établir ce document, publié le 12 décembre 2018, la juridiction a analysé à la demande du Sénat le rôle des centres hospitaliers universitaires de 2011 à 2017 en matière d’offre de soins, au niveau aussi bien de la satisfaction des besoins de santé que de la bonne utilisation de leurs moyens.

    La Cour estime ainsi que l’activité de soins des centres hospitaliers universitaires est « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années ». Elle pointe entre autres du doigt une régulation insuffisante des charges et une augmentation des dépenses externes. Au total, elle émet 8 recommandations pour améliorer le système.

    Principaux constats du rapport :

    • les 30 centres hospitaliers universitaires (CHU) représentent près de 38 % des séjours de l’hospitalisation publique ;
    • leur mission de soins est exercée de manière hétérogène, en termes de volume, d’activité ou de types d’actes, et ne distingue pas toujours les CHU des autres établissements :
      • certains centres hospitaliers universitaires se concentrent sur des activités de proximité regroupant les soins les plus courants (ophtalmologie, urologie, obstétrique…), des activités qui ne les distinguent pas des établissements privés ;
      • une dizaine de CHU assurent principalement des soins complexes (activité d’expertise et de recours), censés être au cœur de l’activité des centres hospitaliers universitaires ;
    • leur situation financière, « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années », se caractérise par une régulation insuffisante de leurs charges et des dépenses externes en augmentation :
      • pour l’année 2017, le déficit des CHU devrait s’élever à près de 405 millions d’euros, dont 199 millions imputables à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), soit le niveau le plus élevé depuis la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) en 2004.
    • des marges de progrès existent en matière de gestion de la qualité et de la sécurité des actes (délai d’envoi des courriers de fin d’hospitalisation, tenue du dossier du patient) : d’où, notamment, la proposition de structurer les CHU en une dizaine de réseaux sur tout le territoire pour améliorer la recherche, l’offre de soins, et approfondir les relations avec les autres établissements de soins de leur ressort.
      Au total, la Cour formule huit recommandations.

    Les 8 recommandations de la Cour des comptes

    • 1. adopter rapidement une définition nationale des activités de recours, d’expertise et de proximité,qui doivent devenir des indicateurs de pilotage de l’offre de soins en région (DGOS, ATIH, ARS) ;
    • 2. réorganiser l’activité de transplantation d’organe par la mise en œuvre d’une politique de seuil minimal d’activité par site géographique (DGOS, ABM, HAS) ;
    • 3. approfondir le dialogue de gestion entre les CHU et les ARS dans un objectif de meilleure maîtrise de l’évolution des charges (SGMAS, ARS) ;
    • 4. objectiver le coût des contraintes de service public pesant sur les CHU financés en dehors de la T2A, notamment les activités d’intérêt général, et réformer le financement de la prise en charge des maladies rares en tenant compte d’une analyse des coûts engendrés par ces pathologies (DGOS) ;
    • 5. rendre plus robuste l’indicateur de satisfaction des usagers (augmentation du seuil de calcul, amélioration de la qualité de l’échantillonnage, mise en place des contrôles qualité…) afin de pouvoir l’étendre rapidement aux disciplines encore non couvertes (SSR, psychiatrie) et d’en faire un véritable instrument de pilotage des établissements (HAS) ;
    • 6. créer un observatoire de l’accès aux soins qui rendrait publics chaque année les délais d’accès aux soins dans les établissements de santé afin de les objectiver et de réduire les inégalités d’accès(DGOS) ;
    • 7. mettre en place une organisation coordonnée de l’évaluation des CHU par la HAS et le HCERES (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation) ;
    • 8. organiser la constitution de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation).
  • Rapport « CHU de demain » : la CSMF critique la vision hospitalo-centrée du système de santé exposée

    En réaction à la remise du rapport « Le CHU de demain » à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal le 14 décembre 2018, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle les ministres concernés et le gouvernement à adopter « une vraie politique de santé en rupture avec [les] vieux schémas tournés vers le passé« . Dans un communiqué publié le 17 décembre 2018 et signé par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, elle indique regretter que les auteurs du texte souhaitent donner au CHU une responsabilité territoriale car cela reviendrait, selon elle, « à confirmer, voire accroître le caractère « hospitalo-centré » [du] système de santé, à l’heure où au contraire les récents discours des responsables politiques veulent enfin [le] faire reposer sur la médecine de ville ».

    Elle estime que l’organisation de la santé dans les territoires doit en premier lieu reposer sur les soins de proximité, sur la médecine de ville, générale et spécialisée, en articulation avec les établissements de soins privés ou publics. « Il est temps de sortir de cette vision de notre système de santé dont l’organisation est exclusivement basée sur les structures hospitalières, souligne la CSMF. Celles-ci oublient trop souvent la réalité du patient et des territoires au plus près des lieux de vie. »

    La confédération réaffirme ainsi sa volonté de mettre un terme au statut hospitalo-universitaire, souhaitant que les médecins libéraux puissent accéder à des activités d’enseignement mais également de recherche, raison pour laquelle elle revendique « un statut unique, évolutif et partagé entre le soin, l’enseignement et la recherche, dans les différents lieux où ces trois missions s’exercent ».

    Il faut, selon elle, revoir les ordonnances Debré de 1958 et faire de la faculté de médecine une école professionnelle ouverte vers toutes les modalités d’exercice.

  • Telemedicine Technologies s’allie à Telegrafik, spécialiste du traitement de données de capteurs

    L’éditeur de logiciels collaboratifs en e-santé Telemedicine Technologies, basé à Boulogne-Billancourt (Île-de-France), annonce son partenariat avec Telegrafik, une société toulousaine spécialisée dans le traitement de données de capteurs, lauréate du concours d’innovation numérique Bpifrance 2017.

    Cette collaboration, annoncée le 10 décembre 2018 par communiqué, s’inscrit dans le cadre de l’écosystème de la TECH-Alliance, soit « un ensemble de fournisseurs sélectionnés pour la qualité et la pertinence innovatrice de leurs produits et prestations« , précise Telemedicine Technologies, qui a créé ce réseau dans l’optique de « pouvoir proposer autour de ses solutions des offres sur-mesure, modulaires, capables de répondre à tout type de projets« .

    L’entreprise francilienne accueille ainsi au sein de son écosystème la société toulousaine, à l’origine d’Otono-me, un système d’alerte et de suivi à destination des personnes fragilisées vivant seule. La plateforme logicielle d’actimétrie d’analyse prédictive de données de capteurs développée par Telegrafik fait donc désormais partie des offres modulaires rattachées à la solution CleanWEB* de Telemedicine Technologies.

    Les deux partenaires avaient déjà travaillé ensemble dans le cadre du projet 3Pegase pour la prévention de la perte d’autonomie et le suivi des personnes âgées fragiles à domicile.