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  • L’appli MCI Connect et l’e-réfrigérateur LifeinaBox, prix Galien 2018 dans la catégorie « e-santé »

    MCI Connect, une application d’accompagnement pour les patients atteints de la maladie de Crohn portée par l’association Afa Crohn RCH France, et LifeinaBox, le mini réfrigérateur connecté pour le transport des médicaments fragiles développé par Lifeina, sont les lauréats « e-santé » du prix Galien 2018, dont la cérémonie s’est tenue le 12 décembre 2018.

    6 autres projets ont été couronnés :

    • volet « dispositif médical » : UrgoStart, un pansement pour faciliter le traitement des plaies chroniques – Urgo Medical ;
    • volet « accompagnement du patient » : 20Ans1Projet, une association qui accompagne les jeunes adultes gravement malades vers leur futur, scolaire ou professionnel, pour leur permettre de se projeter dans leur vie d’adulte après la maladie ;
    • volet « médicament » :
    – catégorie « médicaments utilisés en thérapeutique ambulatoire » : Hemlibra (émicizumab), un traitement pour l’hémophilie A – Roche France et Chugai Pharma France
    – catégorie « médicaments destinés aux maladies rares » : Spinraza (nusinersen), un traitement de l’amyotrophie spinale 5q – Biogen
    • volet « travaux de recherche » :
    – Prima, un implant pour restituer une vision bionique chez des patients atteints de DMLA sèche  – Pixium Vision ;
    – recherche sur le remplacement des voies aériennes par une matrice aortique supportée temporairement par une endoprothèse – Pr Emmanuel Martinod.

    Deux solutions de e-santé décrochent le prix Galien

    Catégorie « applications & sites web » : MICI Connect (FA Crohn RCH France)

    Développé par l’association AFA Crohn RCH France, MICI Connect est une plateforme d’accompagnement en ligne pour les patients atteints de la maladie de Crohn visant à améliorer leur parcours de soins et leur qualité de vie.

    Le dispositif propose :

    • un accompagnement personnalisé pour chaque patient avec des suggestions de contenus adaptés à sa situation et à son parcours ;
    • un accès à un carnet de santé en ligne ;
    • des scores d’activité de la maladie, de fatigue et de qualité de vie pour assurer un meilleur suivi entre deux consultations ;
    • un espace « bien-être » avec des séances de relaxation ou d’auto-hypnose ;
    • un espace « patient-chercheur » pour participer à des enquêtes et améliorer les connaissances sur les maladies et le « vivre avec » ;
    • un espace « prévention » pour sensibiliser à l’activité physique, à l’arrêt du tabac, le tabagisme aggravant la maladie de Crohn, à une bonne alimentation et à la prévention des cancers.

    Les utilisateurs peuvent également échanger entre malades ou proches grâce à une messagerie privée.

    Catégorie « objets connectés » : LifeinaBox (Lifeina)

    Conçu par la société Lifeina, LifeinaBox est un mini réfrigérateur connecté conçu pour le transport et la gestion du stockage des médicaments fragiles, comme l’insuline, un problème de conservation pouvant entraîner une perte d’efficacité du médicament et donc représenter un danger potentiel pour la santé du patient.

    Le dispositif, qui présente une autonomie pouvant aller jusqu’à 24 heures, est connecté à une application qui suit la température des médicaments en temps réel ainsi que la durée de vie des batteries et qui envoie des rappels de prises de médicaments à l’utilisateur.

    L’objectif est de faciliter la vie des patients et d’améliorer l’observance de leurs traitements médicamenteux lors de leur déplacement, notamment à l’étranger.

  • Étude : le machine learning pourrait prédire qui va vieillir en bonne santé (Genome Biology)

    Des chercheurs américains du Salk Institute for biological studies (La Jolla, Californie) ont développé une méthode d’apprentissage automatique qui prédit l’âge avec une erreur de 4 ans, surpassant les méthodes utilisées précédemment. Ils ont analysé des cellules de la peau et ont recherché des signatures moléculaires pouvant prédire l’âge. Les résultats de leurs travaux* ont été publiés le 20 décembre 2018 dans la revue Genome Biology.

    Distinguer âges biologique et chronologique

    L’âge biologique et l’âge chronologique ne sont pas toujours identiques. Bien que l’alimentation, l’activité physique et d’autres facteurs jouent un rôle dans le vieillissement, de nombreux autres contributeurs expliquent pourquoi et comment certaines personnes vieillissent mieux que d’autres mais ils restent mal identifiés. Or, c’est un défi majeur qui consiste à identifier les biomarqueurs moléculaires et cellulaires du vieillissement car ils pourraient prédire la durée de vie et être utiles pour évaluer les changements de mode de vie et les stratégies thérapeutiques dans la poursuite du vieillissement en bonne santé.

    Des chercheurs en biologie appartenant au Salk Institute for biological studies, situé à La Jolla en Californie, ont développé une méthode de calcul pour prédire l’âge biologique de l’expression des gènes dans des cellules de la peau appelés « fibroblastes », en utilisant un ensemble de classificateurs d’apprentissage automatique.

    Ils ont généré un vaste ensemble de données sur le séquençage de l’ARN de lignées cellulaires de fibroblastes issues de 133 individus en bonne santé âgés de 1 à 94 ans. Ils ont choisi ce type de cellule pour deux raisons : premièrement, les cellules sont faciles à obtenir avec une simple biopsie cutanée non invasive ; deuxièmement, des études antérieures ont indiqué que les fibroblastes sont susceptibles de contenir des signatures de vieillissement.

    Des algorithmes pour prédire le vieillissement

    « Cette expérience a été conçue pour déterminer s’il existe des signatures moléculaires du vieillissement sur toute la durée de la vie, a expliqué Saket Navlakha, professeur adjoint au laboratoire de biologie intégrative du Salk Institute et auteur principal des travaux. Nous voulions développer des algorithmes permettant de prédire un vieillissement en bonne santé et un vieillissement en mauvaise santé, et essayer de trouver les différences. »

    Pour valider l’algorithme, l’équipe a utilisé des fibroblastes de 10 patients atteints de progéria, une maladie génétique caractérisée par un vieillissement accéléré.

    Un système d’apprentissage automatique (machine learning) a permis aux chercheurs d’adopter une nouvelle approche qu’ils ont qualifiée « d’évier de cuisine ».

    « Plutôt que de nous lancer dans cette recherche avec une idée de ce que nous voulions trouver, nous avons décidé d’examiner l’évolution de l’expression de tous les gènes codant pour les protéines et de laisser les algorithmes résoudre le problème, a déclaré Jason Fleischer, premier auteur de l’étude. Nous avons utilisé ce que l’on appelle une méthode d’ensemble d’apprentissage automatique d’ensemble. »

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 décembre 2018 dans Genome Biology.

    Résultats : une marge d’erreur de 4 ans

    • Les algorithmes ont permis de prédire l’âge de 133 autres individus avec une erreur médiane de 4 ans, un résultat bien plus précis que les algorithmes précédents utilisés pour prédire l’âge à partir de biomarqueurs.
    • Sur la base de l’analyse des signatures moléculaires des patients atteints de la progéria, âgés de 2 à 8 ans, le modèle a prédit qu’ils auraient environ 10 ans de plus que leur âge calendaire.

    Les auteurs de ces travaux estiment que le niveau de performance de prévision utilisant peu d’échantillons est encourageant mais que les performances de leur méthode augmenteront avec des échantillons supplémentaires.

    D’autres travaux sont donc nécessaires pour tester ce système de machine learning. Cependant, l’ensemble des données était beaucoup plus vaste que toutes les recherches de ce type jamais réalisées auparavant car il incluait un nombre considérable de personnes représentant plusieurs décennies. Les chercheurs ont d’ailleurs rendu les données publiques pour que d’autres chercheurs puissent les utiliser.

    En outre, la méthode d’ensemble a prédit que les patients atteints de progéria étaient significativement plus âgés que les témoins du même âge, ce qui suggère que les prédictions effectuées peuvent refléter l’âge biologique plutôt que l’âge chronologique.

    Le machine learning au service de la prévention

    Les chercheurs soulignent aussi que le fait que quelque chose soit prédictif du vieillissement ne signifie pas pour autant qu’il s’agit de la cause du vieillissement. Malgré tout, si les résultats sont validés, les médecins pourraient utiliser ce type d’analyse pour déterminer quand commencer le dépistage des affections liées à l’âge de leurs patients et les conseiller sur les choix de vie appropriés.

    Davantage de recherche doit être réalisée avant que des traitements préventifs puissent être développés. L’une des prochaines étapes consistera à rechercher ces signatures dans d’autres types de cellules.

  • Visuchir : une appli de la Cnam et l’ATIH pour évaluer le développement de la chirurgie ambulatoire

    La Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) lance Visuchir, une application dédiée aux acteurs de la santé pour les aider à mesurer le potentiel de développement de la chirurgie ambulatoire, ont annoncé les deux organisations le 12 décembre 2018 lors d’une conférence de presse.

    Accessible en libre accès sur ordinateur, smartphone ou tablette via le site Scansante.fr de l’ATIH, le dispositif rassemble les données du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) des quelque 1 000 établissements de soins et sites hospitaliers pratiquant la chirurgie ambulatoire, avec un seuil minimum de 100 actes par an. Au total, 36 millions d’interventions chirurgicales ont été compilées dans les centres concernés entre 2014 et 2017.

    Visuchir va permettre aux établissements d’analyser de manière exhaustive leur activité chirurgicale et de se comparer entre eux au niveau national et régional mais aussi avec des établissements ayant un statut juridique équivalent (CHU, centres hospitaliers, centres de lutte contre le cancer, établissement de santé privés d’intérêt collectif, cliniques privées) ou une activité chirurgicale comparable (case-mix*), le but étant de les aider à tendre vers l’objectif de 70 % de chirurgie ambulatoire annoncé en 2017 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

    L’idée est de proposer « une boîte à outils » par le biais d’une datavisualisation ainsi qu’un « outil de dialogue« , à destination à la fois des établissements et des Agences régionales de santé, a précisé Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam.

    Visuchir a été développé par la Cnam et la direction régionale du service médicale de la région Bourgogne-Franche-Comté, la visualisation des donnés par l’éditeur de solutions analytiques SAS.

    Visuchir contient :

    • environ 1 000 établissements chirurgicaux ;
    • 4 années de données ;
    • 24 millions de séjours chirurgicaux ;
    • 36 millions d’actes CCAM.

    L’application permet d’analyser l’activité d’un site à un niveau de granularité allant du taux brut de chirurgie ambulatoire au détail par interventions chirurgicales selon la classification commune des actes médicaux (CCAM).

    L’établissement peut ainsi se comparer à d’autres établissement de façon géographique, avec une carte faisant apparaître le volume et le taux de chirurgie ambulatoire des établissements et des sites voisins, mais aussi de façon tendancielle via une base de données 2014-2017.

    Deux indicateurs : performance et potentiel

    Le dispositif fait notamment apparaître :

    • l’indicateur de performance de chirurgie ambulatoire développé par la Cnam et l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap), qui prend en compte :
      • le volume d’activité (50 %) ;
      • le case-mix (30 %) ;
      • l’innovation en chirurgie ambulatoire (20 %).
    • un indicateur de potentiel ambulatoire pour comparer les pratiques d’un établissement avec celles des 20 % d’établissements les plus avancés en chirurgie ambulatoire.

    Ce deuxième indicateur comporte une partie statistique globale et le potentiel ambulatoire par actes selon des « dires d’experts » sur le potentiel de chaque établissement : distinction entre 18 gestes marqueurs, les 55 gestes des procédures de mise sous accord préalables (MSAP), et les actes relevant de la chirurgie orthopédique, colo-proctologique ou générale et digestive.

    Il permet également de cibler les marges de progressions par le biais d’une typologie des patients éligibles à la chirurgie ambulatoire.

    « En croisant la performance et le potentiel, [nous avons] pu établir une matrice pour identifier les établissements ayant du potentiel et peu de performance, pour pouvoir les accompagner avec les ARS et l’assurance maladie », a commenté Annelore Coury (source : Ticsante.com).

    Un développement envisagé vers d’autres domaines que la chirurgie

    La Caisse de l’assurance maladie cherche aussi à transposer l’application Visuchir à d’autres domaines que la chirurgie, comme la pertinence des soins, afin d’accompagner la stratégie de transformation du système de santé annoncée par le gouvernement par le biais du plan « Ma santé 2022 ».

    Une formation spécifique

    • Des formations ont été mises au point au sein de l’École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S) afin de garantir une bonne maîtrise de l’outil Visuchir. Elles devront notamment accueillir des représentants des Agences régionales de santé (ARS).
    • Des discussions sont également en cours avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP) pour aider les élèves-directeurs à appréhender l’application.
    • Un programme d’e-learning est par ailleurs accessible sur le site Scansante.fr.

    La Cnam a indiqué qu’elle allait poursuivre les procédures de MSAP à destination des établissements les plus en recul pour développer en leur sein la chirurgie ambulatoire.

  • MSAP

    Mise sous accord préalable

  • MSSanté : l’Asip Santé propose un kit d’accompagnement en ligne pour les établissements de soins

    L’Asip Santé met à la disposition des établissements de santé un dispositif d’accompagnement en ligne pour guider les professionnels « dans chaque étape de leur projet MSSanté », annonce l’opérateur public dans un communiqué publié le 10 décembre 2018. Le kit se compose de dix modules, allant de l’installation de la solution technique à l’utilisation de la messagerie électronique sécurisée dans les services. Ils sont disponibles en libre consultation et téléchargement sur la plateforme de formation de l’Asip.

    L’outil a été déployé à la suite du retour d’expérience mené par l’équipe d’accompagnement auprès de 1 500 établissements de santé.

    L’Asip Santé pilote depuis 2015 le déploiement du système MSSanté auprès des centres de soins. Actuellement, 2 000 établissements ont entrepris la démarche d’une intégration, 1 000 sont raccordés à l’espace et plus d’un million de messages sont échangés chaque mois en moyenne.

    Les 10 modules de formation proposés :
    • cadre juridique de la santé numérique ;
    • cadre d’interopérabilité : des systèmes d’information communicants pour favoriser la coopération des professionnels ;
    • politique générale de sécurité : un cadre commun pour garantir la sécurité des systèmes d’information de santé ;
    • sécurité opérationnelle des systèmes d’information de santé ;
    • service Signalement-santé.gouv.fr : portail de signalement des événements indésirables graves ;
    • service Simphonie : simplification et dématérialisation du parcours patient ;
    • outil d’évaluation multidimensionnelle (CNSA, Maia) : évaluation des personnes âgées : comprendre le fonctionnement de l’instrument InterRAI Home Care, système d’évaluation de soins à domicile ;
    • l’écosystème : les acteurs de l’écosystème de la e-santé ;
    • messageries sécurisées de santé (MSSanté) : les systèmes de messageries sécurisées interopérables de santé ; 
    • données de santé et hébergement : le cycle de vie de la donnée de santé.

  • Les prothèses ludiques d’e-Nable France décrochent le prix « Nouvelles technologies » de Klésia

    L’association e-Nable France est le premier lauréat de la catégorie « Nouvelles technologies 2018 » des prix 2018 « Klésia accompagnement et handicap », remis début décembre 2018. Grâce aux technologies de l’impression 3, le projet du vainqueur, nommé « Donner la main à un enfant« , favorise l’autonomie des enfants amputés des doigts ou de la main, ou nés sans membres. L’équipe d’e-Nable conçoit et fabrique des appareils d’assistance et les met à disposition des jeunes personnes handicapées concernées. Ces prothèses ludiques et coloriées sont renouvelées au fur et à mesure de la croissance des enfants.

    Le prix « Nouvelles Technologies » récompense un projet qui, par un outil ou équipement technique, technologique ou numérique, améliore concrètement la qualité de vie des personnes handicapées et de leurs proches. Il s’agit de la nouveauté de la 11ème édition des « Prix Klésia accompagnement handicap ». Chaque année, le groupe de protection social Klésia couronne des associations ou fondations qui agissent pour les personnes en perte d’autonomie, handicapées ou dépendantes.

    Les trois autres catégories étaient :
    • « Emploi » : pour des actions en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap ;
    • « Avance en âge » : pour des actions de prévention ou d’accompagnement du vieillissement des personnes en situation de handicap ;
    • « Aide aux aidants » : pour récompenser une action de soutien destinée aux proches aidants des personnes en situation de handicap.

  • Éclairer la survie des personnes atteintes de cancer pour améliorer leur assurabilité (rapport)

    Améliorer les connaissances sur l’impact des différents cancers en matière de santé publique, tel est l’objectif du rapport publié le 18 décembre 2018 par l’Institut national du cancer, le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon et Santé publique France.

    Le but de ce document, portant sur la survie des personnes atteintes d’un cancer en fonction du temps écoulé depuis le diagnostic, est plus particulièrement de nourrir l’évolution de la grille de référence de la convention Aeras et de faciliter l’accès aux assurances des personnes ayant eu un cancer.

    Il s’agit du premier rapport basé sur la survie nette et conditionnelle. La survie nette correspond à la survie observée si la seule cause de décès est le cancer. La survie conditionnelle fournit des informations complémentaires sur l’évolution du pronostic. La probabilité de survie est actualisée afin d’établir un pronostic dynamique. Elle permet d’étudier la survie à long terme avec plus d’efficacité.

    L’étude se base sur les données issues des registres des cancers métropolitains pour la période 1989-2013, sur les 15 tumeurs les plus fréquentes chez la femme et les 17 chez l’homme.

    Il en ressort par exemple que pour une série de cancers (ORL, mélanome, col utérin, ovaire, sein, système nerveux central), le risque de décès augmente durant la 1ère et la 2ème année suivant le diagnostic avant de diminuer.
    Pour d’autres cancers, le risque de décès à la cinquième année suivant le diagnostic reste supérieur à 10 %,  comme pour la moitié des cancers étudiés chez les hommes (cavité orale, foie, hypopharynx, œsophage, oropharynx, pancréas, poumon, système nerveux central).

  • Note aux abonnés : bonnes fêtes de fin d’année, reprise de la publication le 7 janvier 2019

    Chers abonnés,

    L’équipe de Health & Tech Intelligence vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël et de fin d’année. Nous aurons le plaisir de vous retrouver dans notre rythme quotidien de publication à compter du 7 janvier 2019, et vous réservons pour 2019 encore plus de contenus et de nouveaux sujets. La plateforme reste accessible pendant les fêtes pour que vous puissiez consulter la base de données.

    Bonnes fêtes à tous,

    L’équipe H&TI

  • Le Français Dataiku lève 87,5 millions d’euros pour continuer son expansion à l’international

    Daitaku, une société française spécialisée dans l’analyse des big data pour les entreprises, y compris celles du secteur de la santé, a levé 101 millions de dollars US (environ 87,5 M€) en série C, annonce l’entreprise dans un communiqué publié le 19 décembre 2018.

    Son objectif est de devenir un acteur mondial du big data, en doublant ses effectifs pour atteindre les 400 employés d’ici fin 2019 au sein de son siège à New York mais aussi de ses bureaux situés à Paris et à Londres ainsi qu’au sein de ses nouvelles entités basées à Sydney et à Singapour.
    Daitaku s’emploiera également à accélérer l’ajout de nouvelles fonctionnalités à sa plateforme et à élargir son réseau de partenaires technologiques.

    Le tour de financement a été mené par l’Américain Iconiq Capital et soutenu par le Français Alven Capital (iAdvize, Drivy, Happn…), la société de capital risque britannique Dawn Capital ainsi que les fonds américains Battery Ventures et FirstMark Capital (Airbnb, Dashlane, Pinterest…). Il fait suite aux 28 millions de dollars (environ 23,5 M€) levés en série B en septembre 2017 et à la levée de fonds en série A de 14 millions de dollars (environ 12,3 M€) réalisée en octobre 2016, après laquelle l’entreprise est passée sous pavillon américain.

    Dataiku fournit une plateforme, baptisée « DDS » (Data Science Studio), via laquelle les entreprises peuvent construire leur propre système d’intelligence artificielle afin d’optimiser leur budget marketing, de mettre en place des services de maintenance ainsi que d’anticiper les tendances du marché ou d’améliorer la détection des fraudes, entre autres.

    Dataiku, qui a été nommée par Forbes parmi les « meilleures sociétés de big data et P.-D.G. pour lesquels travailler en 2018 », précise qu’elle s’efforcera de développer sa vision de l’éducation aux données pour tous en déployant ses programmes universitaires et à but non lucratif, ainsi que ses conférences EGG.

    La société compte actuellement plus de 200 clients dans le monde entier, issus des secteurs des soins, du commerce de détail, du commerce électronique, des finances, des transports, public, manufacturier, des produits pharmaceutiques, etc., dont General Electric, Sephora, Unilever, Kuka, Fox et BNP Paribas.

  • Téléconsultation officine : selon MG France, une collaboration active avec le médecin est essentielle

    Selon MG France, « le potentiel conflit d’intérêts du pharmacien d’officine qui initie la téléconsultation, en mettant de facto une pression sur le prescripteur, est un point très gênant [de l’avenant n°15 à la convention pharmaceutique]« , signé le 6 décembre 2018 par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et les deux syndicats de pharmaciens.

    Dans un communiqué publié le 10 décembre 2018, le syndicat de médecins généralistes émet quelques réserves à l’égard de cet avenant, qui précise les modalités de participation et de rémunération des pharmaciens réalisant des téléconsultations médicales depuis leur officine.

    • Il se dit toutefois satisfait que le texte précise que le recueil d’informations auprès du pharmacien soit réalisé dans le respect du parcours de soins coordonné. Le médecin traitant est « le seul à connaître l’histoire du patient », « le plus qualifié pour apprécier les renseignements transmis et le plus apte à décider de la conduite à tenir », argumente l’organisation, soulignant l’importance, selon elle, d’une « collaboration active entre pharmacien et médecin généraliste ».

    • MG France estime cependant qu’il reste à identifier de quelle manière l’organisation de l’équipe de soins « définira localement les conditions pratiques de cette collaboration, qui nécessitera l’établissement d’un agenda et de moyens de communication partagés« .

    De manière générale, le syndicat « met garde patients et pouvoirs publics [contre les] risques pour la santé publique et la bonne organisation des soins que ferait courir le détournement de ces moyens techniques au profit d’une offre de téléconsultation commerciale « hors-sol », répondant à des considérations économiques au détriment de la santé des patients ».