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La start-up Phacil lance une plateforme de comparaison et de livraison de produits de santé
Phacil, une start-up française fondée en 2018, vient officiellement de lancer son comparateur en ligne et livreur de produits de santé. Concrètement, il s’agit d’une plateforme web sur laquelle les particuliers peuvent rechercher des produits de santé, savoir dans quelle pharmacie de proximité ils se trouvent et à quel prix. L’utilisateur peut ensuite aller les chercher lui-même ou choisir l’option de livraison.
Le service Phacil est actuellement disponible partout en France et la livraison est disponible pour toutes les pharmacies référencées comme livrables, soit « principalement Paris intramuros pour le moment », précise la société dans un communiqué publié le 7 janvier 2019.
Une livraison à domicile possible
L’utilisateur doit saisir le nom du produit, la marque ou un mot clé dans la barre de recherche principale. Ensuite, une liste de résultats s’affiche en fonction de l’adresse choisie, automatiquement sélectionnée si la personne accepte que son appareil soit géolocalisé ou saisie manuellement. Pour chaque produit, le nom de la pharmacie dans laquelle il se trouve et son prix de vente dans cette officine apparaît.
L’utilisateur peut géolocaliser la pharmacie par le biais de Google Maps pour s’y rendre ou préférer une livraison express à l’adresse de son choix.
De grands écarts de prix constatés entre les pharmacies de proximité
Phacil a été fondé par Clément Peneranda, pharmacien, et Alexandre Deniau, financier, alors en formation professionnelle au Wagon (formation développeur web), rejoints ensuite par Agathe Plantier, juriste.
Le projet des trois entrepreneurs est développé et affiné au sein de l’incubateur de l’IESEG, situé à la Défense à Paris.
Après une période de test portant sur un service de livraison express, « ils récoltent de nombreux retours d’utilisateurs et constatent de grands écarts de prix entre les pharmacies de proximité », explique la société dans le communiqué. C’est alors qu’ils décident donc de mettre en place un comparateur de produits de santé rattaché à un service de livraison.
Proposer aux patients davantage de transparence
L’objectif de la société est d’offrir « une visibilité transparente sur la disponibilité et le prix des produits de santé en pharmacie de proximité ».
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Pharmagest mise sur la blockchain santé et entre au capital d’Embleema, start-up experte du secteur
Pharmagest, spécialiste français de l’informatique officinale, et la start-up franco-américaine Embleema, experte de la technologie blockchain appliquée à la santé, s’associent pour développer en France et en Europe des applications de partage des données de santé basées sur la blockchain. Les deux sociétés ont annoncé la signature de leur partenariat stratégique dans un communiqué publié le 7 janvier 2019.
Dans ce cadre, Pharmagest acquiert 15 % du capital d’Embleema et participe au placement privé par ICO lancé par Embleema France depuis octobre 2018.
La blockchain pour partager les données de santé
Une première place de marché mondiale de données de santé pour la recherche médicale
Ce partenariat va permettre à Embleema d’accélérer le développement de « la première place de marché mondiale de données de santé pour la recherche médicale entre les patients, les entreprises de la recherche clinique, académique ou pharmaceutique et les autorités de santé », précise le communiqué.
Sur cette place de marché, les patients pourront recevoir une compensation en jetons numériques (Tokens nommés « Token RWE ») en échange de leurs données. Les jetons seront aussi utilisés par les autres participants du réseau d’Embleema, dont Pharmagest, qui vient d’acquérir 30 millions de Tokens lors de la phase de souscriptions privée de l’ICO lancée par Embleema France.
Accélérer le développement de la technologie Embleema en Europe
Grâce au soutien du groupe français et « avec l’évolution du logiciel métier d’officine (LGPI Global Services) [de ce dernier], le déploiement de son logiciel de suivi d’Observance (LSO) et de son dossier Patient informatisé ( DPI ) hospitalier Axigate », la start-up franco-américaine va pouvoir accélérer le déploiement de sa technologie en Europe afin d’enrichir sa blockchain de données de santé en vie réelle.
« Nous nous réjouissons de ce partenariat stratégique avec le Groupe Pharmagest, qui va nous permettre d’intégrer notre technologie blockchain aux différentes solutions déjà développées par (…) Pharmagest, un groupe qui a toujours été à la pointe de l’innovation ces 25 dernières années en Europe, explique Robert Chu, fondateur et P.-D.G. d’Embleema. L’entrée de Pharmagest dans notre capital va nous donner les ressources financières nécessaires pour déployer rapidement ces technologies à tous les patients qui passent en officine ou qui sont suivi dans un établissement équipé par Pharmagest. Avec ce déploiement de la blockchain sur une échelle significative pour le bénéfice des patients, notre partenariat vise à positionner le système de santé français en tête de la santé numérique dans le monde, et permettre à chaque citoyen de pouvoir accéder à ses données directement depuis son smartphone, et en contrôler leur usage. »
Pharmagest croit « au très fort potentiel » de la technologie blockchain
L’entrée au capital d’Embleema s’inscrit par ailleurs dans la stratégie de développement de solutions innovantes centrées sur le patient portée par Pharmagest.
Le groupe est déjà actif dans le domaine de la e-santé par le biais de ses agréments HDS et des participations récentes dans des sociétés telles que Axigate, Diatelic, Noviatek et Sailendra. L’entreprise a choisi de se rapprocher de la start-up franco-américaine pour investir le secteur des données de santé par l’intermédiaire de la blockchain.
« Nous croyons au très fort potentiel de la technologie blockchain appliquée au secteur de la santé, commente Thierry Chapusot, président du conseil d’administration du groupe Pharmagest (communiqué). Elle va devenir une technologie fondamentale pour sécuriser les données de santé en toute transparence pour le patient. Le système développé par Embleema est précurseur au niveau de la décentralisation et du partage des données au profit du suivi de l’efficacité et de la sécurité des médicaments. »
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Rétro 2018 : les études les plus probantes sur l’impact positif des technologies en santé
En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé.
• IA et aide à la détection
– les risques cardiovasculaires détectés dans la rétine grâce à de l’intelligence artificielle (IA) ;
– l’IA fait moins d’erreurs de diagnostic que les dermatologues ;
– l’intelligence artificielle pourrait dépister la rétinopathie diabétique.• Analyse des données et prédiction
– le big data lève le voile sur les facteurs de propagation de la grippe ;
– les données issues des dossiers électroniques affinent la prédiction du risque suicidaire.• Objets connectés et télémédecine
– gagner 8 mois de survie grâce à une appli dédiée au cancer du poumon ;
– une appli mobile se révèle aussi efficace qu’un ECG standard pour détecter un infarctus ;
– les rappels téléphoniques automatisés améliorent le taux de vaccination ;
– un inhalateur connecté diminue les symptômes de l’asthme ;
– la télémédecine augmente l’espérance de vie des insuffisants cardiaques.• Les nouvelles technologies au service de la chirurgie
– le pancréas artificiel progresse grâce à des algorithmes plus performants ;
– un cœur en 3D identifie précisément les tissus cardiaques responsables d’arythmies.IA et aide à la détection
Les risques cardiovasculaires détectés dans la rétine grâce à l’intelligence artificielle (Nature)
Des chercheurs de Verily Life Sciences, la filiale santé de Google, ont réussi à prédire le risque cardiovasculaire en analysant la rétine de milliers de patients, grâce à un système d’intelligence artificielle. Cette étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Biomedical Engineering, le 19 février 2018, montre que les technologies de deep learning sont parvenues à extraire d’autres informations dans le fond d’œil, telle que l’âge et le sexe du patient.
Lire la suite de l’article ici.
Autres études démontrant l’efficacité de l’IA en termes d’aide à la détection :
- un algorithme détecte avec précision la rétinopathie chez les prématurés (Jama Ophtalmology) ;
- le machine learning aide à classifier les tumeurs cérébrales (Nature) ;
- le machine learning détecte avec précision l’une des complications du cancer du sein ;
- IA et smartphone peuvent prévoir la survenue d’une maladie cardiaque.
L’IA fait moins d’erreurs de diagnostic que les dermatologues (Annals of Oncology)
Un système d’intelligence artificielle est parvenu à repérer davantage de mélanomes que des dermatologues expérimentés. Ces algorithmes, mis au point par une équipe de chercheurs allemands, américains et français, en ont détecté 95 % contre 89 % pour les médecins. Ces résultats ont été publiés le 28 mai 2018 dans les Annals of Oncology.
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IA et rétinopathie diabétique
- Plusieurs travaux ont mis en avant le fait que l’intelligence artificielle pourrait aider les professionnels de santé à dépister la rétinopathie. Une étude publiée dans le Jama montre ainsi, parmi d’autres, que des systèmes d’IA pourraient combler les manques de professionnels formés à cet acte technique : ses auteurs démontrent qu’un système basé sur du deep learning a permis de dépister des cas de rétinopathie diabétique avec des taux de spécificité et de sensibilité de l’ordre de 90 % (l’article complet ici).
Autre étude portant sur l’impact positif de l’IA sur la détection de la rétinopathie : Un algorithme détecte avec précision la rétinopathie chez les prématurés (Jama Ophtalmology).
- Cependant, différents chercheurs émettent des réserves quant à l’efficacité de l’intelligence artificielle dans le dépistage de la rétinopathie. Parmi les études publiées sur le sujet, deux ont retenu l’attention de H&TI :
- Les résultats du 1er outil de dépistage de la rétinopathie par IA questionnés par des experts ;
- L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique (Jama).
Analyse des données et prédiction
Le big data lève le voile sur les facteurs de propagation de la grippe (eLife)
Les données anonymisées de 150 millions d’Américains pendant neuf ans portant sur leurs déplacements, les consultations médicales, les interactions sociales et les taux de vaccination ont permis d’identifier les facteurs de propagation de la grippe aux États-Unis. Grâce aux résultats de l’étude publiée le 27 février 2018 dans le journal eLife, les chercheurs de l’université de Chicago sont parvenus à mettre au point une photographie de l’épidémie de grippe en haute résolution.
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Autre étude portant sur l’analyse des données et la prédiction des épidémies : Twitter permet de suivre l’épidémie de grippe à l’échelle régionale (BEH).
Les données issues des dossiers électroniques affinent la prédiction du risque suicidaire (American Journal of Psychiatry)
Combiner l’analyse des données issues des dossiers électroniques et les résultats des questionnaires standardisés de dépression améliore la prédiction du risque suicidaire. Pour établir leur score, des chercheurs américains ont compilé les données de 20 millions de consultations médicales chez 3 millions de personnes. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 24 mai 2018 dans l’American Journal of Psychiatry.
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Objets connectés et télémédecine
Gagner 8 mois de survie grâce à une application dédiée au cancer du poumon (ASCO)
Un oncologue français s’est distingué au congrès mondial sur le cancer, l’ASCO, qui s’est tenu à Chicago (États-Unis) du 1er au 5 juin 2018. Le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard du Mans, a présenté les résultats d’une étude portant sur une application mobile dédiée au suivi des malades atteints de cancer du poumon. L’algorithme a permis de mieux repérer les récidives et donc d’améliorer la survie de 8 mois.
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Une appli mobile se révèle aussi efficace qu’un ECG standard pour détecter un infarctus (congrès de l’American Heart Association)
Une étude internationale présentée au congrès de l’American Heart Association, qui se tenait à Chicago du 10 au 12 novembre 2018, révèle que l’application mobile d’AliveCor fait pratiquement jeu égal avec un ECG standard. Ces résultats préliminaires montrent une bonne sensibilité et une bonne spécificité de l’appli dans le dépistage des infarctus du myocarde (IDM) avec élévation du segment ST (STEMI).
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Les rappels téléphoniques automatisés améliorent le taux de vaccination (Cochrane)
Rappeler aux personnes qu’elles doivent se faire vacciner a prouvé son efficacité. Une revue Cochrane résumant les résultats de 75 études, publiée le 18 janvier 2018, a permis d’établir le fait que des rappels par téléphone, SMS ou même par cartes postales augmente le taux d’immunisation. Les auteurs de ces travaux estiment que nous disposons aujourd’hui des outils technologiques pour intégrer des rappels automatisés dans les soins primaires.
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Un inhalateur connecté diminue les symptômes de l’asthme (Health Affairs)
L’une des plus grandes études sur l’asthme, nommée AIR Louisville, qui consistait à équiper des malades d’inhalateurs connectés, vient de révéler ses résultats. Publiés le 2 avril 2018 dans la revue Health Affairs, ils mettent en évidence une réduction de l’utilisation des inhalateurs et une amélioration des symptômes de l’asthme.
Les données recueillies ont aussi permis à la commune de Louisville (Kentucky, États-Unis) de prendre des mesures d’aménagement urbain favorables à la santé publique.
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La télémédecine augmente l’espérance de vie des insuffisants cardiaques (The Lancet)
Moins d’hospitalisations en urgence, un taux de mortalité plus faible, etc. Les patients souffrant d’insuffisance cardiaque équipés d’appareils de mesure ont vu leur santé s’améliorer, révèle une étude visant à évaluer les effets de la télémédecine sur l’insuffisance cardiaque menée dans toute l’Allemagne et publiée le 25 août 2018 dans The Lancet.
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Les nouvelles technologies au service de la chirurgie
Le pancréas artificiel progresse grâce à des algorithmes plus performants (Congrès SFD)
Une étude française et une étude américaine présentées au congrès de la Société francophone du diabète (SFD), qui s’est tenu à Nantes du 20 au 23 mars 2018, ont mis en évidence les avancées du pancréas artificiel. Dans des situations compliquées, telles que les repas et l’activité physique, le dispositif a montré sa capacité à limiter les risques d’hypoglycémies grâce notamment à des algorithmes qui se sont affinés.
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Un cœur en 3D identifie précisément les tissus cardiaques responsables d’arythmies (Nature)
Des chercheurs américains de l’université Johns Hopkins ont réussi à reproduire en 3D les simulations virtuelles d’un cœur. Cette prouesse permet de repérer les tissus cardiaques qui provoquent des arythmies et qui, par conséquent, doivent être détruits. Cette preuve de concept a été publiée le 3 septembre 2018 dans la revue Nature Biomedical Engineering.
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I-Lab 2019 : 20 millions d’euros pour soutenir les start-ups deep tech les plus prometteuses
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé le 17 décembre 2018 la 21e édition d’i-Lab, un concours national visant à identifier des projets de création d’entreprises centrées sur le développement d’une technologie innovante. Financé par le ministère et abondé par le Fonds pour l’innovation et l’industrie, il permet de soutenir la création des start-ups deep tech repérées les plus prometteuses par le biais d’un accompagnement et le versement d’une aide allant jusqu’à 20 millions d’euros.
Les dossiers de candidature, dont le modèle peut être téléchargé ci-contre, doivent être déposés en ligne sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance avant le 26 février 2019 à midi.
Qui peut se porter candidat ?
Tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2016, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), peuvent concourir, à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
La société doit être installée sur le territoire français.
Si l’entreprise est déjà créée, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants
Dans le cas où l’entreprise est déjà créée, le candidat doit détenir une part du capital de la société et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier. « Les candidats qui détiennent du capital dans une autre entreprise doivent justifier de leur capacité à s’investir pleinement dans le projet présenté », commente le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans un communiqué.
Quel type de projet présenter ?
Le projet mis en avant dans le dossier de candidature doit concerner la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant « par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), procédé ou service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques, ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage », indique Bpifrance dans un communiqué.
Le projet doit porter sur le développement d’un nouveau produit ou service impliquant une activité importante de recherche et de développement
Plus précisément, il doit s’agir d’un projet de développement d’un nouveau produit ou service avant sa mise sur le marché et impliquant une activité importante de recherche et de développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement ») pour l’entreprise en création. « Un projet de service innovant n’est éligible au concours que lorsque le service est associé ou s’appuie sur une technologie innovante », explique Bpifrance.
Principaux critères de sélection :
- caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie ;
- viabilité économique du projet ;
- potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;
- motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;
- qualité et complémentarité de l’équipe ;
- maîtrise de la propriété intellectuelle et droit des tiers (notamment liberté d’exploitation).
Les impacts du projet en matière de développement durable et de retombées sociétales sont également pris en compte.
Dépenses financées :
Les dépenses éligibles, d’un montant maximal d’1 millions d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement (valeur amortissable de l’équipement sur la durée du soutien financier) liées de manière directe au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :
- conception et définition des projets ;
- propriété intellectuelle ;
- études de marché ;
- études de faisabilité ;
- recherche de partenaires ;
- expérimentation ;
- développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
- réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
- prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.
Le financement maximum par projet est de 600 000 euros.
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Le nouveau groupe Vidi veut apporter des réponses territoriales aux besoins en imagerie (Dr Verzaux)
Vidi (« j’ai vu » en latin) est le nouveau nom de la Compagnie générale d’imagerie médicale (CGIM), qui a annoncé son changement d’identité en octobre 2018 lors d’une assemblée générale. « Voir, comprendre, soigner » sont les valeurs portées par Vidi, fondé pendant les JFR par plusieurs cabinets de radiologues privés qui s’organisent pour apporter des réponses territoriales aux besoins en imagerie et défendre leur avenir en proposant une nouvelle organisation de la profession.
À l’origine, le groupe s’est constitué autour d’une réponse à un besoin pragmatique via un groupement d’achat (assurance, puis matériel). Il compte actuellement 30 centres d’imagerie, 550 radiologues et couvre 9 régions.
Dans le cadre d’un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, le Dr Laurent Verzaux, radiologue au Havre et directeur général de Vidi, est revenu en détail sur les ambitions de cette marque nouvellement créée.
Les membres de Vidi s’engagent sur une charte de qualité, précise le Dr Laurent Verzaux et partagent les objectifs suivants :
1. garantir la meilleure qualité de soins aux patients :
- en se donnant les moyens de bénéficier des meilleurs outils d’imagerie médicale ;
- en pérennisant la qualité de l’exercice par l’indépendance des centres ;
- en assurant une réponse au patient personnalisée : remise en mains propres, explications.
2. devenir des opérateurs régionaux (voire nationaux dans certains cas), en apportant à toute question une réponse adaptée :
- à travers la mise en place des réseaux d’expertise territoriaux, régionaux ;
- en devenant un accompagnant du patient dans son parcours de prise en charge ;
- et en devenant de fait des interlocuteurs privilégiés des Agences régionales de santé (ARS) dans la mise en œuvre de la politique définie par le Conseil professionnel de radiologie et la Fédération nationale des médecins radiologues.
« Apporter une réponse territoriale, c’est mettre en place un maillage pertinent et de qualité, une optimisation des savoir-faire », explique le Dr Laurent Verzaux. Un regroupement sous la marque Vidi a pour objectif d’apporter « une réponse de qualité à toutes les attentes en imagerie » (importance de la télémédecine) : partage de protocoles, partage de compétences, télémédecine.
Vidi souhaite assurer la transmission aux jeunes radiologues des outils de leur métier, la maîtrise des lieux de pratique et aider la génération montante à rester maître de ses outils de production et de ses lieux de travail. « L’enjeu de la transition générationnelle se joue maintenant », commente le radiologue.
Une vision territoriale est rendue possible par la maitrise des solutions numériques
La profession radiologique est probablement une des premières spécialités médicales fortement impactée par le numérique. La téléradiologie se développe et devient à la fois une opportunité et une menace. L’intelligence artificielle commence quant à elle à être performante dans l’aide au diagnostic.
Dans ce contexte, Vidi souhaite mettre la qualité en priorité dans cette indication en réalisant non pas des télédiagnostics mais de la téléradiologie, ce qui signifie rencontrer les équipes, co-écrire les protocoles et être en interaction constante avec le manipulateur (indication de l’examen, protocole …).
Ces nouvelles organisations amenant à la création de nouveaux métiers, Vidi apportera à ses associés une offre de formation, un label. Les manipulateurs pourront par exemple bénéficier d’une formation pour assumer de nouvelles responsabilités (téléradiologie, remise de résultats…).
Le réseau et le label Vidi assureront également demain aux membres des facilités de mobilité, « répondant ainsi aux nouvelles demandes sociétales », note le Dr Laurent Verzaux.
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La télémédecine incluse dans les orientations prioritaires du développement professionnel continu
La télémédecine fait désormais partie des orientations prioritaires du développement professionnel continu (DPC), sous l’intitulé « innover pour faciliter l’accès aux soins ». L’arrêté modifiant l’arrêté du 8 décembre 2015 est daté du 20 décembre 2018 et a été publié le 26 décembre au Journal officiel. Il indique par ailleurs que les orientations prioritaires du DPC définies pour la période 2016-2018 sont prolongées pour 2019.
« Portée par des orientations fortes au niveau national, les avancées technologiques et la conscience des gains de qualité, d’efficience et d’accès aux soins que l’on peut attendre de la pratique médicale à distance, la télémédecine connaît un déploiement accéléré, en particulier par l’introduction d’un financement conventionnel« , est-il noté.
Cette évolution implique de faire évoluer les compétences des professionnels de santé, souligne le ministère, précisant que ces derniers doivent « s’adapter à de nouvelles formes de relation avec le patient [et] avec les autres professionnels » mais aussi « maîtriser les spécificités des actes de télémédecine« .Les organismes de développement professionnel continu pourront proposer des actions sur cette thématique à partir de 2019.
De plus, l’intitulé « prise en charge des troubles du spectre de l’autisme (TSA) » est élargi et remplacé par la « prise en charge du neurodéveloppement dont les troubles du spectre de l’autisme ».
Une nouvelle orientation, portant sur la qualité de vie au travail des soignants, avait déjà été ajoutée en avril 2018. -
CES 2019 : Withings lance BPM Core, un tensiomètre connecté trois-en-un pour un suivi à domicile
Withings, vendu à Nokia en 2016 et finalement racheté en 2018 par son co-fonddateur Eric Carreel, présente à l’occasion du CES 2019 (6-11 janvier, Las Vegas) le BPM Core, un tensiomètre connecté réunissant trois dispositifs en un, soit une version améliorée du BPM, qui a connu deux versions (2011 et 2014).
• coût : 249,95 euros ;
• mise sur le marché prévue : 2ième trimestre 2019 ;
• en cours d’autorisation par la FDA et démarches en cours pour obtenir le marquage CE en tant que dispositif médical.
L’entreprise française, basée à Issy-les-Moulineaux, a décroché un CES 2019 Innovation Award pour ce produit, qui regroupe :
• un tensiomètre doté de deux électrodes et d’un microphone pour mesurer la tension artérielle et réaliser un électrocardiogramme (ECG) afin de détecter les fibrillations auriculaires (aussi appelées « atriales ») ;
• un tube en acier inoxydable avec une électrode pour mesurer la pression artérielle ;
• un stéthoscope numérique placé sous une membrane en silicone pour surveiller le rythme cardiaque et écouter le cœur afin notamment de détecter les valvulopathies.L’appareil peut recueillir les données issues des trois mesures en 90 secondes environ lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton placé sur le brassard, explique Withings.
Ce tensiomètre connecté est équipé d’une batterie, qui peut être chargée par un câble micro USB. Selon son fabricant, il peut réaliser des centaines de mesures sur une seule charge.
Afin de rassembler toutes les informations récoltées sur un même espace, il peut être connecté à une application mobile dédiée, Health Mate, mais cette dernière n’est pas indispensable pour effectuer les mesures. Via l’application, l’utilisateur peut accéder quand il le souhaite aux données recueillies par le BPM Core, enregistrements audio du cœur inclus, et les partager avec son médecin s’il le souhaite.