Atrial fibrillation (fibrillation atriale ou fibrillation auriculaire)null
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Interconnexion entre Doctoconsult, Libheros et Cureety pour améliorer le suivi en oncologie
La plateforme de téléconsultation Doctoconsult, le service de prise de rendez-vous en ligne pour soins à domicile Libheros ainsi que Cureety, une start-up qui fournit aux centres de cancérologie des outils et services visant à améliorer le suivi des patients, ont signé un partenariat pour rendre leurs applications numériques interopérables afin d’optimiser le parcours de soins des patients atteints d’un cancer, a annoncé Cureety fin 2018 à l’occasion des Rencontres françaises de la cancérologie.
Concrètement, un lien direct vers Doctoconsult et Libheros va être proposé sur la plateforme de Cureety :
• Doctoconsult proposera aux patients une sélection de médecins en soins de support en oncologie accessibles via téléconsultation ;
• Libheros leur permettra de rechercher et de réserver des services de soins à domicile adaptés à leurs besoins.Les professionnels de santé utilisant Doctoconsult et Libheros auront eux aussi la possibilité de bénéficier de cette interopérabilité : connexion avec les mêmes identifiants à une interface “médecin/infirmière ambulatoire” sur l’application de Cureety, accès à la fiche du patient et possibilité de renseigner des comptes rendus de prise en charge pour les établissements de santé.
- L’offre de Cureety est totalement gratuite, à la fois pour les patients et les établissements de soins.
« Notre solution collecte et compile au fur et à mesure des données de vie réelles anonymisées qui nous permettent de réaliser des études en vie réelles, complémentaires des essais cliniques, permettant d’observer dans quelle mesure les conditions des essais cliniques sont vérifiées dans la vraie vie, et qui sont donc essentielles pour faire progresser l’offre de soins sur le territoire. Ces études sont commandées à la fois par les autorités de santé et par les industriels du médicament, et portent par exemple sur l’efficacité thérapeutique ou sur les interactions médicamenteuses des thérapies innovantes, explique dans un communiqué François-Guirec Champoiseau, P.-D.G de Cureety. Le modèle économique novateur que nous proposons et l’approche par alliance sur l’ensemble du parcours de soins nous ont permis de susciter l’intérêt d’une trentaine d’établissements de soins publics et de trois groupements de cliniques privées. »
- Depuis l’entrée dans le droit commun de la téléconsultation en septembre 2018 et donc le remboursement de l’acte par l’Assurance maladie, le service de Doctoconsult est gratuit pour les patients.
- Le service de prise de rendez-vous en ligne de Libheros est également gratuit.
- Cependant, la solution « Libheros coordinateur » est payante. Elle permet aux établissements de santé d’organiser et de coordonner le retour à domicile des patients en sortie d’hôpital.
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Édito : H&TI vous souhaite une belle année d’innovations et vous présente sa rétrospective 2018
L’équipe de Health&Tech Intelligence vous souhaite une très belle année 2019, étape cruciale pour la transformation de la santé et de l’arrivée à maturité de sa transformation digitale. Pour vous accompagner dans le décryptage des enjeux et des stratégies, H&TI fête ses 2 ans et va proposer à ses abonnés des nouveautés tout au long de l’année. Des contenus enrichis et des analyses, plus de data, des rendez-vous exclusifs, des études et des nouveaux services.
D’ores et déjà, deux nouvelles rubriques – « Intelligence artificielle » et « Blockchain » -, ont été mises en place en fin d’année.
Pour renforcer nos exigences de neutralité et d’exactitude de nos contenus et apporter un regard médical sur l’actualité de l’innovation en santé, le Dr Béatrice Falise Mirat, directrice scientifique de Care Insight, apportera une expertise complémentaire et pilotera la ligne éditoriale de H&TI.Dès cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, focus sur les articles les plus lus en 2018, un top 10 qui révèle un intérêt marqué pour :
• les annonces d’ordre institutionnel, et la mise en place du plan « Ma Santé 2022 » notamment ;
• la santé populationnelle, une approche expérimentée par la Fédération hospitalière de France (FHF) ;
• la sécurisation des données (RGPD) ;
• la télémédecine, entrée dans le droit commun en septembre 2018.Top 10 des articles les plus consultés en 2018 sur H&TI :
• La e-santé, un des 5 grands chantiers du plan de transformation du système de santé (Édouard Philippe) ;
• L’Asip Santé publie deux fiches établies avec la CNIL présentant les enjeux du RGPD en santé ;
• L’AP-HP crée le Digital Medical Hub, sa plateforme d’analyse des objets connectés en santé ;
• Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge ;
• La Mgen s’associe avec Maincare pour généraliser son programme e-santé, Vivoptim ;
• Data : les plateformes de télémédecine régionales ;
• PHW18 : La santé populationnelle et la politique territoriale de santé, priorités de la FHF ;
• Données de santé : Enovacom va devenir filiale d’Orange Business Services ;
• L’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative – rapport de France stratégie ;
• Création de 4 groupes d’étude dédiés au numérique et à l’écosystème de la e-santé à l’Assemblée.Top 10 des articles les plus lus en 2018
1. La e-santé, un des 5 grands chantiers du plan de transformation du système de santé (Édouard Philippe)
Édouard Philippe, le Premier ministre, et Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, ont conjointement annoncé le 13 février 2018 le lancement de leur plan de transformation du système de santé, à l’occasion de leur déplacement à l’hôpital Simone Veil à Eaubonne, dans le Val-d’Oise.
Le discours prononcé a fait état des points d’amélioration et de cinq grands chantiers du plan de transformation dont les thématiques seront examinées dans le cadre de la grande concertation s’étalant de mai à juin 2018, et qui aboutira, avant l’été 2018, à une feuille de route détaillée pour les réformes. « Nous nous donnons 3 mois pour réunir tous les acteurs autour d’une concertation pour l’avenir du système de santé », a déclaré le Premier ministre.
La suite de l’article ici.
2. L’Asip Santé publie deux fiches établies avec la CNIL présentant les enjeux du RGPD en santé
En collaboration avec les services de la Cnil, l’Asip Santé a publié le 23 janvier 2018 deux fiches explicatives détaillant les enjeux du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui entrera en vigueur le 25 mai 2018.
La première fiche est une « présentation générale » du RGPD, alors que la seconde propose d’évaluer ses « impacts en établissements de santé ». Cette dernière rappelle aux établissements de santé les obligations qu’ils seront tenus de respecter à compter du 25 mai, à savoir :
- tenir une documentation interne ;
- désigner un délégué à la protection des données ;
- assurer le respect des droits des personnes ;
- produire une analyse de l’impact du traitement de données ;
- veiller à l’encadrement contractuel des prestations extérieures de fournisseurs de services ;
- garantir la sécurité et la confidentialité des données ;
- signaler auprès de la Cnil des incidents de données.
La suite de l’article ici.
3. L’AP-HP crée le Digital Medical Hub, sa plateforme d’analyse des objets connectés en santé
L’Assistance publique – hôpitaux de Paris, a annoncé dans un communiqué de presse du 10 janvier 2018 le lancement de la première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé, le Digital Medical Hub (DMH), en partenariat avec la Fondation de l’AP-HP pour la recherche, et avec le soutien du laboratoire MSD France et de la Fondation du souffle.
Le DMH réunit un consortium de scientifiques des secteurs privé, institutionnel et public, qui vont évaluer l’usage et la pertinence, puis valider scientifiquement, les objets connectés et leurs applications mobiles de santé afin d’améliorer la qualité des soins.
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4. Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge
Un sondage rendu public le 6 février 2018 réalisé par le Deloitte Center for Health Solutions pour le compte de NEJM Catalyst, révèle que les financeurs et pourvoyeurs de soins américains concentrent désormais l’essentiel de leurs efforts sur le « population health management ».
Le concept de population health management (PHM) consiste à suivre la trajectoire d’une population présentant un même profil de santé et à adapter les stratégies de soins et de suivi en fonction de ses besoins. Si ce concept a été développé aux États-Unis, le Canada francophone, au début des années 2000, a adopté une notion similaire – celle de « responsabilité populationnelle en santé – dont la France et la Grande-Bretagne s’inspirent actuellement.
La Fédération hospitalière de France a fait de la santé populationnelle une priorité politique pour la période 2017-2022. Elle élabore actuellement un guide sur le sujet à l’usage des acteurs du système de santé, à paraître en mai 2018.
La suite de l’article ici.
5. La Mgen s’associe avec Maincare pour généraliser son programme e-santé, Vivoptim
La mutuelle Mgen opte pour la plateforme e-santé de Maincare, Idéo, pour soutenir la généralisation de son programme e-santé, Vivoptim, selon un communiqué de la mutuelle du 25 janvier 2018.
Après une phase pilote concluante de deux ans et un déploiement au sein de 50 villes des régions Occitanie et Bourgogne-Franche-Comté, la Mgen a décidé de généraliser ce programme qui vise un objectif double :
- intégrer les nouvelles technologies pour des soins complémentaires à l’offre actuelle ;
- contribuer à la gestion du risque santé.
Le déploiement sur le territoire national démarre en janvier 2018 pour durer tout le premier semestre.
La suite de l’article ici.
6. Data : les plateformes de télémédecine régionales
Une semaine après l’officialisation des actes de téléconsultation en France, le 15 septembre 2018, Health & Tech Intelligence a répertorié toutes les plateformes de télémédecine des différentes agences régionales de santé (ARS), des dispositifs portés par les groupements de coopération sanitaires concernés (GCS).
Du côté des éditeurs-fournisseurs, Maincare domine largement le marché mais d’autres sociétés telles que Acetiam (MNH Group) et Inovelan (Agfa Healthcare) sont aussi présentes.Par ailleurs, il existe quelques spécificités dans les régions suivantes :
- Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) : appel à projets en cours pour accompagner et soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en PACA ;
- Corse : l’URPS-ML travaille actuellement sur un cahier des charges pour une plateforme de télémédecine (nom : Alta Strada / éditeur : Sesin) qui rentrera en expérimentation dans les semaines à venir ;
- Martinique, Guadeloupe et Guyane : les trois régions se partagent une plateforme d’imagerie interrégionale (Imag).
Accès à l’indicateur ici.
7. PHW18 : La santé populationnelle et la politique territoriale de santé, priorités de la FHF
Lors de la conférence inaugurale de la Paris Healthcare Week le mardi 29 mai 2018, Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), a présenté les orientations stratégiques de la fédération, à savoir un renforcement de la politique territoriale de santé, l’accompagnement de l’évolution des modes de financement en santé, le renforcement de la qualité des soins, la mise en œuvre de démarches de santé populationnelle, la simplification des normes en vigueur dans les secteurs médical et médico-social, l’accompagnement des groupements hospitaliers de territoires (GHT) et des publics vulnérables et âgés.
La suite de l’article ici.
8. Données de santé : Enovacom va devenir filiale d’Orange Business Services
La branche entreprises de l’opérateur Orange, Orange Business Services (OBS) a annoncé le 2 février 2018 avoir signé un accord en vue de l’acquisition de l’entreprise marseillaise Enovacom, éditeur de logiciels dédié à la e-santé, première acquisition dans ce secteur pour l’opérateur. L’information a été communiquée par l’Agence France Presse.
L’acquisition, dont le montant n’a pas été précisé, doit être finalisée dans les prochaines semaines.
À l’issue des négociations et sous réserve des conditions suspensives usuelles, Enovacom deviendra filiale d’Orange Business Services et s’intégrera opérationnellement avec Orange Healthcare, sous la direction d’Elie Lobel.
La suite de l’article ici.
9. L’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative – rapport de France stratégie
Le premier trimestre 2018 a été marqué par la publication du rapport du député LREM Cédric Villani et la présentation de la stratégie gouvernementale dans le domaine de l’intelligence artificielle. Placée auprès du Premier ministre, France stratégie s’est également saisie du sujet, en examinant les conséquences de la diffusion de l’intelligence artificielle (IA) sur certaines professions médicales (cardiologues, radiologues, médecins généralistes et biologistes), ses principaux vecteurs de diffusion et les freins éventuels à son utilisation.
Les applications de l’IA dans le domaine de la santé sont nombreuses (aides au diagnostic, recommandations de prise en charge). Selon les experts de France Stratégie, l’IA est amenée à faire évoluer les métiers du secteur médical (notamment en radiologie, cardiologie et la médecine générale) et contribuera à améliorer le suivi et la prise en charge des patients en ville, à domicile et à l’hôpital. En revanche, plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant sa généralisation, dans un secteur médical et médico-social marqué par « des résistances aux transformations » significatives, d’après le rapport de France Stratégie paru le 28 mars 2018 que H&TI s’est procuré.
La suite de l’article ici.
10. Création de 4 groupes d’étude dédiés au numérique et à l’écosystème de la e-santé à l’Assemblée
À l’issue de la réunion du bureau de l’Assemblée nationale qui s’est tenue le 20 décembre 2017, la création de quatre groupes d’étude dédiés au numérique a été validée.
L’objectif est de faire en sorte que les parlementaires cernent de la meilleure façon possible les enjeux de la révolution numérique dans différents domaines.
Ce sont au total sept groupes d’études dédiés aux technologies numériques qui ont été créés, dont quatre vont s’atteler aux thématiques qui touchent de plus ou moins près l’écosystème de la e-santé :
- santé et numérique ;
- internet et société numérique ;
- économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’IA ;
- cybersécurité et souveraineté numérique ;
- start-ups et PME.
La suite de l’article ici.
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Paerpa : la prolongation d’un an de l’expérimentation confirmée par arrêté
La prolongation d’un an de l’expérimentation de parcours de santé pour les personnes âgées en risque de perte d’autonomie (Paerpa) est confirmée par un arrêté daté du 20 décembre 2018 et publié le 23 décembre au Journal officiel. La poursuite du test jusqu’au 31 décembre 2019 avait été annoncé par les pilotes du projet fin septembre dans le cadre des expérimentations prévues par l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018.
L’objectif est d’affiner l’évaluation et d’envisager l’inscription de ces parcours dans le droit commun.
Le nouveau cahier des charges précise entre autres la prolongation des outils inscrits dans les textes initiaux, soit des dispositifs de mutualisation des infirmiers de nuit et de solvabilisation des places d’hébergement temporaire. Ces outils sont mis à la disposition de tous les territoires pilotes afin de permettre une mise en œuvre uniformisée.
Paerpa : les 19 territoires pilotes maintenus et le rôle des ARS réaffirmé
- Les 19 territoires pilotes sont maintenus.
- Le projet Paerpa a été conçu pour les personnes de plus de 75 ans mais la cible pourra être adaptée par les territoires pilotes.
- Les objectifs et la gouvernance, nationale et territoriale, sont inchangés : le rôle des ARS est réaffirmé.
- Elles doivent veiller à la mise en œuvre du modèle défini dans le cahier des charges et à son adaptation au territoire.
- Elles conservent un chef de projet, soit un « interlocuteur des acteurs locaux et nationaux pour la mise en œuvre de Paerpa ».
- Le financement est toujours assuré dans le cadre du fonds d’intervention régional (Fir). D’autres dispositifs de politiques publiques concernant le parcours de soins, ou des prestations départementales, pourront également être demandés.
L’Anap a mis au point une plateforme permettant de recueillir des indicateurs d’usage des différents dispositifs
- La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a toujours la mission de poursuivre l’évaluation de l’expérimentation.
- Le protocole est complété « afin d’y intégrer des indicateurs permettant de mesurer la satisfaction des professionnels de santé et des usagers ainsi que les corrélations entre les résultats positifs mesurés et les outils déployés sur certains territoires », comme l’hébergement temporaire, la présence d’infirmiers la nuit ou encore les plans personnalisés de santé.
- Dans ce cadre, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissement de santé et médico-sociaux (Anap) a élaboré une plateforme web permettant de recueillir des indicateurs d’usage des différents dispositifs par le biais des acteurs, de façon mensuelle ou trimestrielle.
- L’Anap continue également « les travaux de capitalisations et retours d’expériences avec les ARS et acteurs impliqués », indique le cahier des charges. Les Agences régionales de santé sont chargées d’informer et d’accompagner la production de données de santé locale et de valider les informations du territoire. Elles doivent également gérer le retour d’informations, mettre en place des actions et assurer la mutualisation avec les autres territoires pilotes.
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Les modalités des actes de télé-expertise et de certaines consultations complexes publiées au JO
L’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) a publié le 19 décembre 2018 au Journal officiel une décision relative à la valorisation des actes de télé-expertise et de certaines consultations « très complexes ». Datée du 6 novembre 2018, elle permet de poursuivre la traduction de l’avenant n°6 de la convention médicale signé en juin, qui portait essentiellement sur la télémédecine, et étend le périmètre des consultations complexes pour le suivi de pathologies lourdes.
Les nouvelles lettres-clés créées en matière de télémédecine sont les suivantes :
• consultation à distance réalisée entre un patient et un médecin généraliste ou spécialiste en médecine générale dit « télé-consultant » (code TCG) ;
• consultation à distance réalisée entre un patient et un médecin non généraliste ou non spécialiste en médecine générale dit « télé-consultant » (code TC) ;
• acte de télé-expertise de niveau 1 d’un médecin sollicité par un autre médecin (code TE1) ;
• acte de télé-expertise de niveau 2 d’un médecin sollicité par un autre médecin (code TE2) ;
• réalisation d’un bilan visuel à distance dans le cadre d’un protocole de délégation entre l’ophtalmologue et l’orthoptiste (code RNO).Les modifications de la nomenclature des actes de télémédecine (périmètre, modalités de réalisation, tarification) s’appliqueront à compter du 10 février 2019.
Les modalités d’exercice de la télé-expertise
La décision définit l’acte de « télé-expertise d’un médecin sollicité par un autre médecin » comme une « expertise sollicitée par un médecin dit « médecin requérant » et donnée par un médecin dit « médecin requis », en dehors de la présence du patient concerné ». Il est précise que la télé-expertise « est réalisée avec un équipement adapté dans des conditions garantissant le respect du secret médical et la sécurité des informations transmises, en émission et en réception ».
Dans un premier temps, la télé-expertise n’est ouverte qu’aux patients bénéficiant d’une exonération du ticket modérateur (ALD, maladie rare) ou habitant dans une zone sous-dense ainsi qu’aux personnes résidant en Ehpad et aux détenus.
La décision de l’Uncam affine la définition des actes de niveau 1 et de niveau 2 fixée dans l’avenant n°6 de la convention médicale, qui a fixé leur rémunération respective à 12 euros et à 20 euros.
La télé-expertise des patients admis en Ehpad amenés à changer de médecin traitant passe en niveau 2
Elle supprime également la nomenclature issue de l’avenant n°2 de la convention, qui portait sur la télé-expertise et la téléconsultation en Ehpad, pour lui substituer les dispositions présentées dans l’avenant n°6.
Désormais, l’acte spécifique de télé-expertise pour les patients admis en Ehpad amenés à changer de médecin traitant correspond à une télé-expertise de niveau 2 et autorise la facturation simultanée de l’acte TE2 par l’ancien et le nouveau médecin traitant.
Le périmètre de la « consultation très complexe » réalisée au domicile du patient étendue
La convention médicale de 2016 prévoit des « consultations très complexes » (article 28.4), dont le tarif est fixée à 60 €. La décision du 6 novembre 2018 étend le périmètre de la consultation très complexe réalisée au domicile du patient.
Est ainsi concernée la première consultation du médecin menée au domicile d’un patient « n’ayant pas ou devant changer de médecin traitant et souhaitant déclarer celui-ci comme médecin traitant », à condition qu’il soit atteint d’une affection de longue durée (ALD) ou âgé de plus de 80 ans.
Une partie de ces consultations très complexes a été définie dans une décision précédente (code VL, 3 fois par an et par patient). Jusqu’ici réservées aux patients atteints de maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, etc.), elles sont désormais ouvertes aux patients pour la réalisation de soins palliatifs.
Création d’une consultation de suivi et de coordination de la prise en charge d’un enfant autiste
Est aussi créée la « consultation de suivi et de coordination de la prise en charge d’un enfant autiste par un généraliste, un pédiatre ou un psychiatre » (code CSE), dont le tarif est fixé à 46 €.
Cette consultation consiste à effectuer un « examen somatique, sensoriel (vue, audition…) avec une évaluation clinique du comportement et de la relation de l’enfant, en regard du trouble du spectre de l’autisme et des pathologies associées, une réévaluation et une coordination de la prise en charge avec l’équipe de soins et les institutions médico-sociales assurant le suivi de l’enfant pour son trouble du spectre de l’autisme et les pathologies associées », mais aussi à conseiller et à informer les parents sur l’évolution de leur enfant, et à compléter le carnet de santé.
La décision crée également la majoration PPN (16 €) « pour une consultation complexe de prise en charge d’un patient atteint de maladie neurodégénérative ou d’épilepsie instable, en cas d’épisode aigu ou de complication, par un neurologue ou un pédiatre avec une compétence spécifique en neurologie ».
Sont aussi définies les modalités de réalisation et de prise en charge de :
- la consultation de repérage des signes de trouble du spectre de l’autisme (code CTE) : 60 € ;
- la majoration pour la consultation initiale, très complexe, d’information et d’organisation du suivi d’un patient traité par biothérapie (anti-TNF alpha) pour une pathologie inflammatoire par un rhumatologue, un dermatologue, un médecin interniste ou un gastro-entérologue (code MPB) : 30 € ;
- la majoration pour la consultation initiale très complexe d’un patient présentant une anisocorie ou une diplopie avec composante paralytique ou un ptosis d’origine neurogène, par un neurologue ou par un ophtalmologue (code MIA) : 30 €.
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Nouvel accord-cadre Resah sur la fourniture de services numériques pour les parcours de santé
Le Resah lance un appel d’offres dans le cadre d’un accord-cadre ayant pour objet « la fourniture de services numériques pour les parcours de santé et leur coordination dans la sphère sanitaire et médico-sociale (coordination interprofessionnelle et appui à la coordination) et des prestation associées« . Le détail technique des prestations attendues est indiqué dans le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) en lien ci-contre.
Cet accord-cadre est conclu pour une durée de 4 ans à compter de sa date de notification au titulaire, la date de l’accusé de réception faisant foi.
• Lot 1 : acquisition, maintenance et intégration des logiciels nécessaires à la mise en œuvre des services : 70 millions d’euros HT (valeur estimée maximale sur la durée totale de l’accord-cadre) ;
• Lot 2 : assistance à la maîtrise d’ouvrage nécessaire à la mise en œuvre des solutions : 14,1 millions d’euros HT ;
• Lot 3 : appui à la mise en œuvre et au déploiement – consolidation des usages : 15,6 millions d’euros HT.• Date limite de remise des candidatures : 28 janvier 2019 à 12h00 (heure de Paris).
• Date limite de remise des offres (date prévisionnelle) : 11 mars 2019 à 12h00 (heure de Paris).Modalités de mise à disposition de l’accord-cadre et des marchés subséquents
Dans le cadre de la présente consultation, le Resah agit en tant que centrale d’achat conformément à l’article 26 I 2° de l’Ordonnance.
À ce titre, l’accord-cadre est signé, notifié et exécuté en partie par le Resah.
Il peut être mis à disposition des structures auxquelles les ARS ont délégué tout ou partie de la maîtrise d’ouvrage régionale mises en place pour élaborer et mettre en œuvre la stratégie régionale de e-santé, pour conduire les projets de cette stratégie, et notamment ceux relevant du socle commun de services numériques en santé, et enfin pour veiller à l’urbanisation, l’interopérabilité et la sécurité des systèmes de santé de santé à l’échelle régionale.
Ces structures s’inscrivent nécessairement dans le cadre d’action prévu par les deux instructions suivantes :
- instruction n°SG/DSSIS/2016/147 du 11 mai 2016 relative au cadre commun des projets de e-santé ;
- instruction n°SG/DSSIS/2017/8 du 10 janvier 2017 relative à l’organisation à déployer pourla mise en œuvre de la stratégie de e-santé en région.
La liste de ces structures, potentiellement bénéficiaires du présent accord-cadre et de ses marchés subséquents est la suivante :
- GCS – SIS Martinique ;
- Grades e-santé Occitanie ;
- Grades e-santé Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
- GCS Sisra Simpa ;
- Grades de Corse ;
- Grades e-santé des Pays de la Loire ;
- Grades Guyasis ;
- Grades Normand’Esanté ;
- Grades GIP Pulsy – Grand est ;
- Grades e-Santé Bretagne ;
- Grades GCS Centre-Val de Loire e-santé ;
- Grades GIP Esea (Nouvelle Aquitaine) ;
- GIP e-santé Bourgogne-Franche-Comté ;
- Grades GCS Sesan ;
- Grades GIP Santé numérique Hauts-de-France ;
- Grades GCS Archipel 97-1 (Guadeloupe) ;
- Grades GCS Tesis (Océan indien).
Ces organismes ne peuvent bénéficier de l’accord-cadre et des marchés subséquents qu’à compter de la date de conclusion de la convention de service d’achat centralisé avec le Resah.
Le Resah est compétent dans la phase d’exécution de l’accord-cadre pour :
- réaliser les actes juridiques portant modification de l’accord-cadre (avenant et certificat administratif) ;
- procéder à la reconduction de l’accord-cadre ;
- prononcer la résiliation de l’accord-cadre.
Sauf mention contraire portée à la connaissance du Titulaire au moment de la remise en concurrence des marchés subséquents passés sur le fondement du présent accord-cadre, le Resah est compétent pour passer les marchés subséquents pour le compte du (des) bénéficiaire(s) identifié(s) dans lesdits marchés subséquents et ce dans les conditions définies à l’article 15 du cahier des clauses administratives générales (CCAP) en lien ci-contre.
L’exercice des compétences relatives à l’exécution des marchés subséquents relèvent, en revanche, des bénéficiaires, notamment pour :
- passer et exécuter les bons de commandes ;
- réaliser les actes juridiques portant modification du marché subséquent (avenant et certificat administratif) ;
- procéder à la reconduction du marché subséquent ;
- prononcer la résiliation du marché subséquent.
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H&T SUMMIT 2018 : « Il faut changer la façon dont les étudiants appréhendent l’IA » (D. Cole, IBM)
Health&Tech Intelligence et le Cercle Numérique et santé ont organisé leur 2eme conférence internationale le 18 décembre 2018 à l’Institut Imagine (Paris). H&TI vous propose une synthèses des principales tables rondes et des entretiens avec les intervenants.
« Nous devons changer la façon dont nous éduquons les étudiants en médecine et la manière dont ils appréhendent [l’intelligence artificielle (IA)]. Plus tôt nous nous y habituerons et comprendrons sa véritable capacité, mieux nous pourrons fournir des soins (informations, décisions, contacts personnels) de qualité », analyse David Cole, responsable « développement commercial et innovation » EMEA à IBM Watson Health, qui est intervenu lors du workshop « Augmented reality, AI & expert systems« .
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Le spécialiste est revenu sur l’importance d’une « collaboration » entre l’Homme (radiologue) et la machine (IA) afin d’améliorer le processus de traitement des images médicales, soulignant le fait que le système d’IA Watson d’IBM reposait sur une collaboration mondiale afin d’alimenter l’outil de multiples images et donc de le faire progresser.« Nous devons exploiter le pouvoir de l'[intelligence artificielle] de la même manière que nous avons utilisé le feu, qui a conduit à notre évolution », commente de son côté Luc Soler, directeur scientifique de l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (Ircad), et P.-D.G. du service en ligne de modélisation 3D Visible Patient. L’expert a présenté à l’audience le concept de chirurgie augmentée, en train d’être expérimenté en France et à l’étranger.
L’IA pour mieux structurer les données de santé (D. Cole, IBM Watson Health)
Une grande partie des données issues du cloud computing, des outils d’analyses et autres nouvelles technologies n’est pas structurée, souligne David Cole, responsable « développement commercial et innovation » EMEA à IBM Watson Health.
Les systèmes traditionnels ne pouvant pas comprendre de telles données non structurées (images, audio, tweets…), les experts du secteur ont formé à cet effet un système d’intelligence artificielle (IA) qui apprend par le biais d’interactions, explique-t-il.
Une IA plus intelligente que l’Homme ?
En 2011, l’IA IBM’s “Watson” Computing System a remporté le jeu télévisé américain « Jeopardy » (quiz) face aux champions humains du programme.
Par la suite, le groupe a décidé d’appliquer ce système au secteur des soins en le testant dans un centre d’oncologie situé à New York.
Le dossier médical des patients et les données de recherche de l’établissement ont ainsi été combinés pour que la machine puisse aider les médecins à prendre de meilleures décisions médicales.
Le défi d’une transposition du système Watson en Europe
Transposer la solution au sein de l’Union européenne a été un défi pour l’entreprise, relève David Cole. Il pointe du doigt deux interrogations majeures :
- Où trouver les données?
- Qui « entraîne » le système?
« La transparence est nécessaire », commente-t-il.
Alors que plus d’un milliard d’images de radiologies sont produites chaque année dans le monde, il existe une pénurie mondiale de radiologues, souligne David Cole. « La question est alors de savoir comment accélérer le processus d’analyse de ces images », note-t-il, ajoutant qu’IBM avait l’avantage de faire partie d’une collaboration mondiale pour alimenter d’images son système d’intelligence artificielle et lui permettre ainsi de s’affiner (machine learning).
L’importance d’une meilleure formation en IA des futurs médecins
Le spécialiste estime que pour optimiser au mieux l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé, il est essentiel de mieux former les futurs praticiens. « Nous devons changer la façon dont nous éduquons les étudiants en médecine et la manière dont ils appréhendent cette technologie, estime-t-il. Plus tôt nous nous y habituerons et comprendrons sa véritable capacité, mieux nous pourrons fournir des soins (informations, décisions, contacts personnels) de qualité. »
La chirurgie augmentée : une coopération entre l’IA et le médecin (L. Soler, Ircad)
Luc Soler, directeur scientifique de l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (Ircad), et P.-D.G. du service en ligne de modélisation 3D Visible Patient, s’est quant à lui attardé sur le concept de chirurgie augmentée (chirurgie du foie).
Le patient « transparent », un idéal
« Au final, l’idéal pour les chirurgiens serait d’avoir un patient transparent… car ne pas voir ce qu’il se passe à l’intérieur est source d’erreurs, fait-il remarquer. Une solution serait que les chirurgiens portent un « casque » de réalité augmentée. »
Dans le cadre d’une telle utilisation, les informations fournies au système proviennent de tomodensitomètres ou d’IRM.
L’importance d’une double vérification des résultats par l’humain
L’intelligence artificielle n’étant pas parfaite, elle ne peut pas fonctionner seule, indique-t-il. « Il y a donc deux techniciens responsables de la double vérification des résultats. »
Ce système peut être utilisé pour :
- la simulation préopératoire (« C’est pour cela qu’elle est surtout utilisée aujourd’hui ») :
- modélisation spécifique au patient (fournit une carte de l’organe) ;
- applicable à toute partie du corps humain ;
- certaines assurances maladie sont disposées à rembourser l’utilisation de ce système.
- la chirurgie via le port d’un casque type Hololens (Microsoft) :
- fusion de l’image de modélisation avec l’image réelle.
L’étape suivante sera l’automatisation du système et son « guidage ».